Modélisation du Robot Hexapode
Modélisation du Robot Hexapode
La Modélisation du robot
hexapode
II.1 Introduction
Ce 2ème chapitre sera consacré à la modélisation de notre robot hexapode ,de
ce fait nous allons en premier lieu commencer par introduire les notions de base
à savoir les définitions des modèles géométriques directs(MGD)et inverses (MGI),
ainsi que les modèles cinématiques directs(MCD)et inverses(MCI).puis nous allons
traiter la modélisation d’une seule patte qui va être considérée comme un robot
série à 3 degrés de liberté , pour ensuite détailler la méthode que nous avons choisie
pour modéliser le robot à six pattes,une fois tous les calculs faits.
ce qui nous permettra par la suite(dans le prochain chapitre) de générer les diffé-
rentes trajectoires voulues et ainsi pouvoir simuler le comportement de notre robot
une fois la position,la vitesse et l’accélération obtenues.
69
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
[59].
Figure II.2 – Paramètres géométriques dans le cas d’une structure ouverte simple
[57]
70
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
X = f (q)
71
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
.
on place des repères relatifs aux 6 extrémités de la base numérotés de 1 à 6 comme
montré dans la figure II.10.
les 6 repères sont placés confondus avec les différents arbres de la première articu-
lation pour chaque patte du robot.
Les repères Rn(0) (On(0) , Xn(0) , Yn(0) , Zn(0) ) avec n = [1, ..6] représentant le numéro
de la patte de l’hexapode comme le montre la figure II.4 .
(0) des repères est faite pour un soucis de simplification et le choix du position-
nement est fait de telle sorte à avoir les différents repères Rn(0) confondu avec les
repères Rn(1) simplification pour la méthode DH qu’on détaillera par la suite.
Le passage entre le repère de base Rb et les différents repères Rn (0) se fait par les
matrices de transformation homogènes suivantes :
⎡ ⎤ ⎡ ⎤ ⎡ ⎤
0 1 0 d1 0 1 0 0 0 1 0 −d1
⎢ ⎥ ⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢−1 0 −d2 ⎥
⎥ ,B T3(0) = ⎢−1 0 −d2 ⎥
⎥ ,B T5(0) = ⎢−1 0 −d2 ⎥
B 0 ⎢ 0 ⎢ 0
T1(0) =⎢
⎢ ⎥ ⎢ ⎥ ⎢
⎥
⎣ 0 0 1 0 ⎦ ⎣ 0 0 1 0 ⎦ ⎣ 0 0 1 0 ⎥ ⎦
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
⎡ ⎤ ⎡ ⎤ ⎡ ⎤
0 −1 0 d1 0 −1 0 0 0 −1 0 −d1
⎢ ⎥ ⎢ ⎥ ⎢ ⎥
B
⎢1 0 0 d2 ⎥ B ⎢1 0 0 d2 ⎥ B ⎢1 0 0 d2 ⎥
T2(0) ⎢
=⎢ ⎥ ⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎥ , T4(0) = ⎢ ⎥ , T6(0) = ⎢ ⎥
⎣0 0 1 0 ⎦ ⎣0 0 1 0 ⎦ ⎣0 0 1 0 ⎦
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
72
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
Figure II.4 – Vue complète de l’hexapode avec tous les repères placés dessus
Figure II.5 – vue d’avant de l’hexapode avec les repères placés sur la pate gauche
et celle de droite
Parametre valeur en cm
L1 7.2
L2 7.5
L3 11.7
r1 1.2
Nous allons dans ce qui suit modéliser les pattes de l’hexapode,cependant nous
tenons à préciser qu’il existe 2 configurations possibles ,une pour les pattes de
73
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
droite(numérotées 1,3,5 comme montré dans la figure II.4 ) et une autre pour les
pattes de gauche.
Figure II.6 – schéma de l’emplacement des repères sur la patte gauche de l’hexa-
pode
Figure II.7 – schéma de l’emplacement des repères sur la patte droite de l’hexa-
pode
j σj αj dj θj rj
1 0 0 0 q1 0
π
2 0 2
.λ L1 q2 r1
3 0 0 L2 q3 0
74
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
⎡ ⎤ ⎡ ⎤
c2 −s2 0 L1 c2 −s2 0 L1
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
1
⎢
⎢ c 2 s2
π c 2 c2 −s 2 .λ −r1 s 2 .λ⎥ ⎢ 0
π π π ⎥ ⎢ 0 −1.λ −r1 .λ⎥
⎥
T2 = ⎢ =⎢
⎣s π2 .λs2 s π2 c2 .λ c π2 r1 c π2 ⎥⎦ ⎣s2 .λ c2 .λ 0 0 ⎥ ⎦
0 0 0 1 0 0 0 1
⎡ ⎤ ⎡ ⎤
c3 −s3 0 L2 c3 −s3 0 L2
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢c0 s3 c0 c3 −s0 0 ⎥ ⎢ 0 0⎥
2
T3 = ⎢ ⎥ = ⎢s3 c3 ⎥
⎢ ⎥ ⎢
⎣s0 s3 s0 c3 c0 0 ⎦ ⎣0 0 1 0⎥ ⎦
0 0 0 1 0 0 0 1
⎡ ⎤
c 2 c 3 − s2 s 3 −c2 s3 − s2 c3 0 L2 c 2 + L 1
⎢ ⎥
1
⎢
⎢ 0 0 −1.λ −r1 .λ ⎥ ⎥
T3 = ⎢
⎣(s2 c3 + c2 s3 ).λ (−s2 s3 + c2 c3 ).λ 0 s2 L2 .λ ⎥ ⎦
0 0 0 1
⎡ ⎤
0 1.λ 0 L3
⎢ ⎥
⎢0 0 1.λ 0 ⎥
3 ⎢
TE = ⎢ ⎥ (II.2)
⎣1 0 0 0⎥⎦
0 0 0 1
avec :
3
TE : la matrice de transformation homogène liant l’articulation 3 à l’extrémité de
la patte(nommée effecteur), elle est calculée après avoir effectué une Rot(x, − π2 ).Rot(z, − π2 )
pour les pattes de gauche, alors qu’elle est obtenue en effectuant une Rot(x, π2 ).Rot(z, π2 )
pour les pattes droites.
75
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
Le modèle géométrique direct d’une patte allant de son repère de base (son
centre de gravité) à son extrémité(l’effecteur) est donné en pré-multipliant la ma-
trice 0 TE par la matrice B T0
B
TE =B T0 .0 TE
avec :
B
TE : la matrice de transformation homogène liant la base à l’articulation dite 0.
⎡ ⎤
c1 c23 −c1 s23 s1 .λ c1 (L2 c2 + L1 ) + s1 r1 .λ
⎢ ⎥
0
⎢
⎢ s1 c23 −s1 s23 −c1 .λ s1 (L2 c2 + L1 ) − c1 r1 .λ⎥
⎥
T3 = ⎢ ⎥ (II.3)
⎣s23 .λ c23 .λ 0 L2 s2 .λ ⎦
0 0 0 1
⎡ ⎤
s1 .λ c1 c23 .λ −c1 s23 .λ Px
⎢ ⎥
0
⎢
⎢−c1 .λ s1 c23 .λ −s1 s23 .λ Py ⎥
⎥
TE = ⎢ (II.4)
⎣ 0 s23 c23 Pz ⎥
⎦
0 0 0 1
T
X= Px Py Pz s1 .λ −c1 .λ 0 c1 c23 .λ s1 c23 .λ s23 −c1 s23 .λ s1 s23 .λ c23
(II.5)
La matrice de transformation homogène d’une patte allant de son repère de
base à son effecteur est égale à(dans ce qui suit on traite le cas de la patte numéro
2)
⎡ ⎤
−c1 .λ s1 c23 .λ −s1 s23 .λ Py + d1
⎢ ⎥
B
⎢−s 1 .λ −c1 c23 .λ c1 s23 .λ −Px + d2 ⎥
TE = ⎢
⎢
⎥
⎥ (II.6)
⎣ 0 s23 c23 Pz ⎦
0 0 0 1
76
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
Table II.3 – Les postions des articulations dites 0 par rapport au centre de gravité
.
— la méthode de Pieper [62] qui permet de résoudre le problème pour les robots
à six degrés de liberté possédant trois articulations rotoides d’axes concou-
rants ou trois articulations prismatiques
77
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
0
Tn =0 T1 (q1 )1 T2 (q2 )...n−1 Tn (qn )
Soit U0 la situation désirée telle que :
⎡ ⎤
sx nx ax Px
⎢ ⎥
⎢sy ny ay Py ⎥
U0 = ⎢
⎢
⎥
⎥ (II.7)
⎣sz nz az Pz ⎦
0 0 0 1
Pour trouver les solutions de l’équation , Paul a proposé une méthode qui
consiste à pré multiplier successivement les deux membres de l’équation par les
matrices j Tj − 1 pour j variant de 1 à n − 1 , opérations qui permettent d’isoler et
d’identifier l’une après l’autre les variables articulaires que l’on recherche.
Pour un robot à six degrés de liberté par exemple, on procède comme suit :
— multiplication à gauche de l’expression par 1 T0 :
1
T0 .U0 =1 T2 .2 T3 .3 T4 .4 T5 .5 T6
U0 =0 T1 .1 T2 .2 T3 .3 T4 .4 T5 .5 T6
1
T0 .U0 =1 T2 .2 T3 .3 T4 .4 T5 .5 T6
78
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
2
T1 .1 T0 .U0 =2 T3 .3 T4 .4 T5 .5 T6
3
T2 .2 T1 .1 T0 .U0 =3 T4 .4 T5 .5 T6
4
T3 .3 T2 .2 T1 .1 T0 .U0 =4 T5 .5 T6
5
T4 .4 T3 .3 T2 .2 T1 .1 T0 .U0 =5 T6
L’utilisation de la méthode sur un grand nombre de robots industriels a permis
de constater que les types d’équations rencontrés sont peu nombreux et que leur
résolution même si elle nécessite parfois quelques développements reste cependant
relativement simple
⎡ ⎤ ⎡ ⎤ ⎡ ⎤
sx nx ax Px 0 0 1 0 c1 c23 −c1 s23 s1 .λ Pa
⎢ ⎥ ⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢sy ny ay Py ⎥ ⎢1.λ
⎢ ⎥.⎢ ⎥ = ⎢s1 c23 −s1 s23 −c1 .λ Pb ⎥ (II.9)
0 0 −L3.λ⎥ ⎢ ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥ ⎢
⎣sz nz az Pz ⎦ ⎣ 0 1.λ 0 0 ⎦ ⎣s23 .λ c23 .λ 0 Pc ⎥
⎦
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
avec :
Pa = c1 (L2 c2 + L1 ) + s1 r1 .λ
Pb = s1 (L2 c2 + L1 ) − c1 r1 .λ
Pc = L2 s2 .λ
après identification on obtient :
79
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
−L3 .λ.nz + Pz = L2 s2 .λ
on prend :
−L3 .λ.nx + Px = Px
−L3 .λ.ny + Py = Py
−L3 .λ.nz + Pz = Pz
et donc connaissant Px , Py , Pz on peut en tirer q1 , q2 , q3
on commence d’abord par le cas de q2 : en additionnant p2 2
x , +Py et une fois tous
le calculs faits nous obtenons :
Pz
sin(q2) =
L2
sin(q2)
donc q2 = atan2( cos(q2) ) sachant que cos(q2) admet 2 solutions alors il en existe
également 2 pour q2 puis en remplaçant sin(q2) et cos(q2) par leurs equations
respectives on arrive à :
Pz
q2 =
± Px2 + Py2 − r12 − L1 L2
Ensuite nous allons résoudre le système d’équations qui comprend Px etPy et
qui s’apparente à un système d’équations de type 3 pour obtenir une solution pour
q1 :
X1 sin(θi ) + Y1 cos(θi ) = Z1
X2 sin(θi ) + Y2 cos(θi ) = Z2
En comparant les paramètres de notre système avec celui de l’équation type 3 on
arrive à : Z1 = Px , Z2 = Py , X1 = r1 .λ , Y1 = L2 C2 + L1 , X2 = L2 C2 + L1 ,
Y2 = −r1 .λ
Et la solution est la suivante pour X1 Y2 − X2 Y1 = 0 :
Z 1 Y 2 − Z 2 Y1
sin(θi ) = sin(q1 ) =
X1 Y2 − X2 Y1
Z2 X1 − Z1 X2
cos(θi ) = cos(q1 ) =
Y2 X1 − Y1 X2
sin(q1 )
q1 = atan2( )
cos(q1 )
80
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
= ±1
θi = atan2(sin(θi ), cos(θi ))
81
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
L2 az = X; −L2 nz = Y ; −Pz = Z
Et donc :
sin(q3 )
q3 = atan2( )
cos(q3 )
A Cas de singularité
sin(θi )
Sachant que atan2(θi ) = ( cos(θ i)
) alors de ce fait cos(θi ) et sin(θi ) doivent être
0 donc si cos(θi ) = 0 et sin(θi ) = 0 alors nous aurons des cas de singularité.
=
B Cas de singularité de q2
82
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
C Cas de singularité de q1
Ẋ = J(q).q̇ (II.14)
83
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
dX = J(q).dq
θx = q2 + q3 ; θy = 0; θz = q1
84
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
∂Px
∂q1
= −L2 S1 C2 − L1 S1 + r1 C1 .λ − S1 C23 L3
∂Px
∂q2
= −L2 C1 S2 − C1 S23
∂Px
∂q3
= −S23 C1 L3
∂Py
∂q1
= L2 C1 C2 + L1 C1 + r1 S1 .λ + C1 C23 L3
∂Py
∂q2
= −L2 S1 S2 − S1 S23 L3
∂Py
∂q3
= −S1 S23 L3
∂Pz
∂q1
=0
∂Pz
∂q2
= (L2 C2 + C23 L3 ).λ
∂Pz
∂q3
= C23 L3 .λ
⎡ ⎤ ⎡ ⎤
P˙ −L2 S1 C2 − L1 S1 + r1 C1 .λ − S1 C23 L3 −L2 C1 S2 − C1 S23 −S23 C1 L3
⎢ x⎥ ⎢ ⎥
⎢P˙ ⎥ ⎢ L C C + L C + r S .λ + C C L −L2 S1 S2 − S1 S23 L3 −S1 S23 L3 ⎥ ⎡ ⎤
⎢ y⎥ ⎢ 2 1 2 1 1 1 1 1 23 3 ⎥
⎢ ˙ ⎥ ⎢ ⎥ q˙1
⎢ Pz ⎥ ⎢ 0 (L2 C2 + C23 L3 ).λ C23 L3 .λ ⎥ ⎢ ⎥
⎢ ⎥=⎢ ⎥ . ⎢q˙2 ⎥
⎢ ˙ ⎥ ⎢ ⎥ ⎣ ⎦
⎢ θx ⎥ ⎢ 0 1 1 ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥ q˙3
⎢ θ˙y ⎥ ⎢ 0 0 0 ⎥
⎣ ⎦ ⎣ ⎦
θ˙z 1 0 0
(II.17)
85
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
— les méthodes numériques sont plus générales, la plus répandue étant fondée
sur la notion de pseudo-inverse : les algorithmes traitent de façon unifiée les
cas réguliers, singuliers et redondants. Elles nécessitent un temps de calcul
relativement important.
dans le cas général le modèle cinématique inverse s’écrit sous forme de :
q̇ = Jq−1 Ẋ (II.18)
cependant cette equation n’est vraie que si la matrice jacobienne est carrée et
inversible,et donc pour le cas des matrices carrées non inversibles ou rectangu-
laires(comme l’est la notre) ,alors une autre méthode doit être considérée et c’est
celle de l’inverse généralisée plus connue sous le nom de la pseudo-inverse de Moore-
Penrose,et donc le modèle cinématique inverse s’écrit comme suit :
q̇ = Jq+ Ẋ (II.19)
Jq+ .Jq = I
La pseudo-inverse s’écrit :
Jq+ = (JqT .Jq )−1 JqT (II.20)
Ẍ = J q̈ + J˙q̇ (II.21)
Où :
˙ q̇) = d J(q)
J(q, (II.22)
dt
Comme avec le modèle cinématique du premier ordre , on utilise la matrice
jacobienne de base du repère terminale Rn et le modèle du deuxième ordre s’écrit :
V˙n
= Jn q̈ + J˙n q̇
ω˙n
⎡ ⎤ ⎡ ⎤
P¨ −A − L1 C1 q˙1 − q˙1 r1 S1 .λ − B −C − D −E
⎢ x⎥ ⎢ ⎥
⎢P¨ ⎥ ⎡ ⎤ ⎢ F − L S q˙ + r C q˙ .λ + G −H − I −I ⎥ ⎡ ⎤
⎢ y⎥ ⎢ 1 1 1 1 1 1 ⎥
⎢¨⎥ q¨1 ⎢ ⎥ q˙1
⎢ Pz ⎥ ⎢ ⎥ ⎢
⎢ ⎥ = J. ⎢q¨2 ⎥ + ⎢ 0 J −K ⎥ ⎢ ⎥
⎥ . ⎢q˙2 ⎥
⎢¨⎥ ⎣ ⎦ ⎢ ⎥ ⎣ ⎦
⎢ θx ⎥ ⎢ 0 0 0 ⎥
⎢ ⎥ q¨ ⎢ ⎥ q˙3
⎢ θ¨y ⎥ 3 ⎢ 0 0 0 ⎥
⎣ ⎦ ⎣ ⎦
θ¨z 0 0 0
86
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
Avec :
A = [C1 C2 q˙1 − S1 S2 q˙2 ]
87
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
Puis nous avons étudié le problème inverse (MGI), déduit les différentes contraintes
liées à chacune des 3 articulations, pour arriver ensuite à l’étude de la cinématique
directe et inverse.
C’est ainsi que s’est clôturée la 1ere partie du chapitre 2 qui a permis de poser les
bases et de s’interroger quant à la suffisance(ou la capacité) de l’étude précédente
(MGD- MGI-MCD-MCI)-ou des modèles étudiés précédemment à faire bouger le
robot.
Nous concluons que non, ce qui nous permet de faire la transition et d’aborder la
partie suivante à savoir : la décomposition de la marche.
88
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
Figure II.8 – Schéma d’une patte posée sur le sol(stance phase) avec le bout de
la patte étant la base
Figure II.9 – Vue complète du tripod formé par les 3 pattes au sol
→
− →
− − −→
Va = Vb + →
ω ∧ AB (II.23)
De ce fait le mouvement du repère relatif (lié à la base) d’une quelconque vitesse
couplée à une certaine rotation permet de calculer au préalable les vitesses voulues
dans chacun des 3 points.
Cela revient à simplifier le problème initial en décomposant notre robot parallèle en
3 robots séries ayant chacun comme base le bout de patte (anciennement appelé
effecteur dans la 1ere partie du chapitre).les articulations restent telles quelles.
Ainsi le modèle géométrique direct de chacun des 3 robots sera le passage de la
base jusqu’à son effecteur(le centre de gravité du robot).
89
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
j σj αj dj θj rj
1 0 0 0 −q3 0
2 0 0 −L2 −q2 0
π
3 0 − 2 .λ −L1 −q1 −r1
⎡ ⎤
0 0 1 L3
⎢ ⎥
B
⎢1.λ 0 0 0⎥
⎢
T0 = ⎢ ⎥
⎣ 0 1.λ 0 0 ⎥
⎦
0 0 0 1
⎡ ⎤
c 3 s3 0 0
⎢ ⎥
0
⎢−s3 c3 0 0⎥
T1 = ⎢
⎢
⎥
⎣ 0 0 1 0⎥
⎦
0 0 0 1
⎡ ⎤
c 2 s2 0 −L2
⎢ ⎥
1
⎢−s2 c2 0 0 ⎥
T2 = ⎢
⎢
⎥
⎣ 0 0 1 −r1 ⎥
⎦
0 0 0 1
⎡ ⎤
c1 s1 0 −L1
⎢ ⎥
2
⎢ 0 0 1.λ 0 ⎥
⎢
T3 = ⎢ ⎥
⎣s1 .λ −c1 .λ 0 0 ⎥⎦
0 0 0 1
90
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
⎡ ⎤ ⎡ ⎤ ⎡ ⎤
0 −1 0 −d1 0 −1 0 0 0 −1 0 d1
⎢ ⎥ ⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢1 0 0 d2 ⎥ 3 ⎢1 0 0 d2 ⎥ 3 ⎢1 0 0 d2 ⎥
3
TE(1) ⎢
=⎢ ⎥ ⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎥ , TE(3) = ⎢ ⎥ , TE(5) = ⎢ ⎥
⎣0 0 1 0 ⎦ ⎣0 0 1 0 ⎦ ⎣0 0 1 0 ⎦
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
⎡ ⎤ ⎡ ⎤ ⎡ ⎤
0 1 0 −d1 0 1 0 0 0 1 0 d1
⎢ ⎥ ⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢−1 0 −d2 ⎥ 3 ⎢−1 0 −d2 ⎥ 3 ⎢−1 0 −d2 ⎥
0 ⎥ ⎢ 0 ⎥ ⎢ 0
3
TE(2) =⎢
⎢ ⎥ , TE(4) = ⎢ ⎥ , TE(6) = ⎢
⎥
⎣ 0 0 1 0 ⎦ ⎣ 0 0 1 0 ⎦ ⎣ 0 0 1 0 ⎥ ⎦
0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
91
CHAPITRE II. LA MODÉLISATION DU ROBOT HEXAPODE
II.8 Conclusion
Dans ce 2eme chapitre nous avions tout d’abord présenté de façon détaillée ,pré-
cise et minutieuse la base de notre robot,sur laquelle nous avions placé les repères
relatifs correspondant chacun à une patte,puis défini les modèles géométriques et
cinématiques directs et inverses(MGD,MGI,MCD,MCI),ensuite nous avions pré-
senté la patte du robot que nous voulions modéliser en premier [Link] passant
par la convention D-H modifiée nous avions pu calculer les différentes matrices
de passages puis présenté la matrice de transformation homogène liant la base du
robot à son effecteur afin de calculer le modèle géométrique direct,pour ensuite
calculer le modèle géométrique inverse en prenant le temps de calculer les posi-
tions singuliè[Link] la suite nous avions dû faire une identification pour extraire
les angles θx , θy , θz qui nous ont permis d’obtenir un modèle cinématique direct
plus complet ,ce dernier étant obtenu en calculant la matrice [Link]ès
cela nous avions défini la pseudo-inverse qui nous permettrait d’obtenir le modèle
cinématique inverse,puis la cinématique du deuxième ordre qui nous serait d’une
grande utilité par la suite(Chapitre 3).
Enfin nous avons présenté de façon méthodique la modélisation de notre robot en
entier(décomposition de la marche ,modélisation en stance phase et swing phase).
le chapitre prochain sera dédié à la génération de trajectoire et portera aussi sur
la simulation de notre robot hexapode.
92