COURS SUR LES INSTITUIONS
ÉCONOMIQUES INTERNATIONALES
PRÉSENTÉ PAR : PR. EL MIDAOUI FATIMA ZAHRAE
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INFORMATIONS GÉNÉRALES
• Intitulé du cours : Institutions économiques
internationales
• Niveau : Licence 3 / Master 1
• Prérequis : Introduction à l‟économie internationale,
économie politique, théories macroéconomiques
de base
• Objectif général : Comprendre le rôle, le
fonctionnement et les interactions des principales
institutions économiques internationales dans la
gouvernance économique mondiale.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
• 2. Objectifs pédagogiques
À la fin du cours, l‟étudiant devra être capable de :
• Identifier les principales institutions économiques
internationales et leur rôle dans la régulation de
l‟économie mondiale ;
• Analyser leurs politiques, mécanismes de gouvernance
et instruments d‟intervention ;
• Comprendre les enjeux contemporains de la
coopération et de la régulation économique mondiale ;
• Porter un regard critique sur leur efficacité et leur
légitimité.
PLAN DU COURS
PARTIE I : Introduction et cadre général
1) Mondialisation et gouvernance économique mondiale
- Contexte mondial
- Evolution historique de la création des institutions économiques internationales
2) Fondements de prolifération des institutions économiques internationales
- Les raisons de prolifération des institutions économiques internationales
- Les types d'organisations
PARTIE II : Les grandes institutions économiques internationales
1) Le Fond Monétaire International ( FMI )
2) La Banque Mondiale ( BM )
3) L„Organisation Mondiale du Commerce ( OMC )
4) Les Banques Régionales de Développement
PARTIE III : Institutions et gouvernance économique régionale
1) Intégration régionale VS Institutions régionales
2) UE et ses institutions économiques
PARTIE I : INTRODUCTION ET CADRE GÉNÉRAL
• Il est manifeste que l‟émergence et l‟évolution des institutions
internationales sont étroitement liées à l‟évolution du droit
international.
• Sur le plan historique, l‟apparition et le développement des
institutions internationales sont intrinsèquement liés à une série
d‟étapes significatives qui ont façonné leur création et leur
évolution au fil du temps.
• Sur le plan juridique, la création d‟une institution internationale
est formalisée par un traité. En effet, lorsque les Etats acceptent
de créer une institution internationale, ils traduisent cet accord
dans un instrument juridique qui constitue l‟acte constitutif.
• Cependant, comment peut-on définir une institution
économique internationale ?
définition d'institution : c´est un ensemble de mécanismes et de
structures notamment juridiques qui régissent la conduite d'un collectif
donné. L'organisation internationale est composée de 2 ou plusieurs
états sur une base régionale, inter-régionale ou même universelle.
Définition d'international : cela signifie « entre les nations » càd entre
personnes ayant une communauté, une langue, une histoire et une
culture. Cependant, matériellement parlant, « international » a été
conçut comme un synonyme « inter-étatiques» car l'on considérait que
les relations économiques internationales étaient avant tout gérées par
les états . Mais cette vision est dépassée grâce aux nouveaux acteurs
(sociétés transnationales).
Définition d'économie : regroupe tout ce qui concerne la production, la
distribution et la consommation des richesses : elle permet de regrouper
plusieurs réalités que sont la finance, le commerce et le
développement.
Il n‟existe pas de définition simple des organisations internationales,
ni de théorie définitive pour en rendre compte. Cependant, on
peut les définir comme « une association d’Etats établie par
accord entre ses membres et dotée d’un appareil permanent
d’organes assurant leur coopération dans la poursuite des intérêts
communs qui les ont déterminés à s’associer »
1) MONDIALISATION ET GOUVERNANCE
ÉCONOMIQUE MONDIALE
Contexte mondial :
• Les institutions économiques internationales s'épanouissent dans la
mondialisation. En effet, cette dernière s'applique à un univers
international et oblige les états à dépasser leurs horizons national
et à prendre conscience de leurs responsabilités dans
l'organisation de leurs rapports sur le plan mondial.
• Dans sa forme actuelle, la mondialisation exige un transfert au
plan international de problèmes qui jusque là semble pouvoir être
réglés de manière bilatérale.
• Ainsi, la constitution d'un ordre économique international débute
véritablement à la fin de la 2ème guerre mondiale. L idée qui a
prévalue est de permettre le développement des échanges et la
hausse de l'interdépendance entre les états en considérant que
celles-ci seraient moins enclins à faire la guerre.
• Par conséquent un nouvel ordre économique apparait :
le GATT (General Agreement
on Tariffs and Trade) : a été mis
en place pour lutter contre les
excès du protectionnisme et
les Accords de Bretton Woods : favoriser la libéralisation des
ont conduit à la création du échanges internationaux
Fonds monétaire international
(FMI) en vue de garantir le
fonctionnement du système
monétaire international et de la
Fin de la guerre mondiale : en Banque internationale de
vue de promouvoir le libre reconstruction et de
accès aux marchés et aux développement (BIRD) destinée
matières premières et à financer les projets
d‟organiser le système d‟investissement dans les pays
monétaire et financier faiblement développés ou en
mondial, les gouvernants des reconstruction
économies de marché ont
proposé et mis en place des
organisations internationales
EVOLUTION HISTORIQUE DE LA CRÉATION DES
INSTITUTIONS ÉCONOMIQUES INTERNATIONALES
La rétrospective sur l‟histoire de la création des
organisations internationales permettra une analyse
approfondie de leur développement et de leur
évolution, retracée à travers plusieurs étapes :
• Selon certains historiens, la quête de la paix remonte
à l‟Antiquité. Il convient de rappeler que, dès cette
époque, les sociétés humaines établies sur des
territoires distincts ont structuré les relations et
interactions qu‟elles entretenaient. La diplomatie
s‟est progressivement imposée comme une activité
courante, et les échanges entre les peuples se sont
intensifiés et diversifiés.
LA PREMIÈRE • l´un des premiers traités internationaux est le traité de
la Perle, conclu vers 1278 ou 1280 avant notre ère
ÉTAPE : entre Ramsès II, souverain de l‟Egypte connu sous le
nom de “Ramsès le Grand”, et Hattusili III, roi des
LES Hittites. Ce traité, qui instituait une alliance défensive,
PRÉCURSEURS est souvent cité comme le plus ancien document
diplomatique connu.
• Cependant, c‟est avec l‟essor des cités grecques à
partir du Ve siècle avant notre ère que les règles
internationales ont réellement commencé à se
multiplier et à se diversifier, intégrant des pratiques
comme l‟arbitrage, la diplomatie, la protection
consulaire et la conclusion de traités.
• La suite des bases fondamentales de la société et du
droit international contemporain se sont posées en
Europe, à la suite de la guerre de Trente Ans.
Cependant, leurs appels en faveur d‟une
organisation structurée de la société internationale
sont longtemps restés confinés au domaine doctrinal.
• Le XIXe siècle a été marqué par la montée des
nationalismes et les avancées technologiques. Il se
caractérise également par la volonté des Etats
européens de trouver des moyens d‟établir durablement
la paix sur le continent. Cette ambition a conduit à la
formation d‟une société internationale initialement
limitée à l‟Europe occidentale, mais qui s‟est
progressivement élargie à d‟autres régions du monde.
• Les premières initiatives ont pris la forme de commissions
fluviales internationales, telles que la Commission
LA DEUXIÈME centrale pour la navigation sur le Rhin (1815) et la
Commission européenne du Danube (1856).
ÉTAPE :
DE 1815 À 1914 • Parallèlement, des organisations internationales à
caractère technique ont vu le jour en lien avec les
progrès technologiques de l‟époque comme :
• 1865 : Création de l‟Union télégraphique internationale
(UTI), devenue en 1932 l‟Union internationale des
télécommunications (UIT).
• 1873 : Création de l‟Organisation météorologique
internationale (OMI), devenue en 1950 l‟Organisation
météorologique mondiale (OMM).
• 1874 : Création de l‟Union générale des postes,
rebaptisée en 1878 Union postale universelle (UPU).
• 1883 : Création de l‟Union pour la protection de la
propriété industrielle (UPPI).
• 1884 : Fondation de l‟Union pour la protection de la
propriété littéraire et artistique (UPLA), intégrée en 1976 à
l‟Organisation mondiale de la propriété intellectuelle
(OMPI)
• Cette période se distingue par l‟institutionnalisation
progressive de la société internationale. En effet, le
traumatisme de la Première Guerre mondiale a ouvert la
voie à une véritable révolution, avec la constitution d‟un
pouvoir international supérieur aux Etats. C‟est dans ce
contexte qu‟a été créée, pour la première fois, une
organisation à vocation universelle. S‟appuyant sur l‟idée
de « police des nations » proposée en 1910 par l‟avocat
français Léon Bourgeois, puis développée en 1918 par le
président américain Woodrow Wilson, le Pacte de la
Société des Nations (SDN) fut intégré au traité de
LA TROISIÈME Versailles, signé en juin 1919 par 32 Etats.
ÉTAPE : LA • Cependant, le refus du Sénat des Etats-Unis de ratifier le
PÉRIODE DE traité de Versailles, et donc le Pacte de la SDN qui y était
inclus, porta un coup sévère à la notion de «
L’ENTRE-DEUX- communauté internationale » en cours
d‟institutionnalisation. L‟absence des Etats-Unis
GUERRES affaiblissait non seulement la crédibilité des décisions
prises par la SDN et l‟efficacité dissuasive de son
mécanisme de sanctions, mais elle compromettait
également sa vocation universelle
• Malgré ses faiblesses et son incapacité à gérer les crises
politiques, économiques et monétaires qui allaient
conduire à un second conflit mondial, la SDN a marqué
un tournant décisif dans l‟histoire des organisations
internationales. Elle représente la première tentative de
l‟histoire visant à instaurer une organisation politique
regroupant les Etats
• Bien que la Société des Nations n‟ait pas réussi à
prévenir la Seconde Guerre mondiale, elle a jeté les
bases conceptuelles de la création des Nations Unies.
La Charte de l‟ONU fut adoptée lors de la
Conférence de San Francisco le 26 juin 1945 et est
entrée en vigueur le 24 octobre 1945. celle-ci poursuit
des objectifs inscrits dans le préambule de sa Charte,
LA QUATRIÈME notamment le maintien de la paix et l‟élaboration et
ÉTAPE : DEPUIS l‟adoption de grandes conventions internationales
couvrant des domaines variés.
LA FIN DE LA
DEUXIÈME
• Dans le sillage de l‟ONU, de nombreuses
GUERRE organisations internationales ont vu le jour, au point
MONDIALE que certains analystes parlent d‟une véritable
prolifération des organisations internationales.
Aujourd‟hui, rares sont les secteurs d‟activité qui ne
sont pas couverts par le champ d‟action d‟une ou,
souvent, de plusieurs organisations internationales.
Ces dernières multiplient les partenariats, parfois
coopératifs, parfois compétitifs, et participent à une
forme de globalisation des enjeux, notamment en
matière d´économie, de sécurité, d‟environnement
et de droits humains
LES RAISONS DE LA PROLIFÉRATION DES
ORGANISATIONS INTERNATIONALES
Depuis la fin de la dernière guerre mondiale, on a assisté,
progressivement, à une prolifération des organisations internationales
pour plusieurs raisons :
Deux systèmes économiques profondément antagonistes et la
menace nucléaire ont interrogé les consciences des hommes
politiques et des citoyens. L‟Organisation des Nations Unies (ONU) a été
au centre de ces divergences, mais elle a été le lieu de négociations
permanentes en vue de contrôler les tensions politiques et militaires
entre les grandes puissances, dans un contexte de décolonisation.
Ce qui a conduit à la création d‟institutions internationales spécifiques,
comme l‟Agence internationale pour l‟énergie atomique (AIEA) ou
l‟Organisation de coopération et de développement économique
(OCDE).
Le progrès technologique a développé les moyens de communication,
il a augmenté la capacité et la vitesse de l‟information, il a réduit les
coûts d‟investissement, en faisant notamment appel à la coopération
internationale. Dans ce contexte, le concept d‟universalisme s‟est
développé, notamment grâce à l‟influence des organismes onusiens,
malgré les cloisonnements politico-économiques produits par les
rapports souvent conflictuels Est-Ouest et Nord-Sud.
Dans un contexte d‟ouverture des frontières, le niveau national était
inadapté pour résoudre les déséquilibres économiques internationaux.
La permanence du sous-développement, les crises monétaires et
financières ou l‟endettement des Etats ont favorisé un dialogue
international permanent.
L‟essor des firmes multinationales a transformé la perception nationale
de l‟économie. Les Etats, encore inspirés par l‟enseignement keynésien,
ont été conduits à engager des négociations économiques
internationales, lesquelles ont été à l‟origine de l‟émergence d‟une
régulation plus libérale des économies nationales. La création de
nouvelles organisations économiques internationales a permis
d‟accélérer le mouvement et de réduire progressivement le domaine
d‟expression de la souveraineté économique nationale des Etats
La complexification de l'économie mondiale : devenue plus diversifiée
et technique (finance, énergie, numérique, climat, développement
durable). Ainsi, chaque domaine requiert des institutions spécialisées
pour coordonner les politiques économiques ( ex : OMC pour le
commerce, FAO pour l agriculture, ONUDI pour l industrie…etc)
Les besoins de gouvernance mondiale : Aucune nation ne peut, seule,
réguler les problèmes économiques globaux (crises financières, dette,
fiscalité internationale…).Les institutions internationales servent donc à
établir des règles communes et à éviter les conflits économiques.
Les crises économiques et financières : Les grandes crises (1929, 1973,
2008, etc.) ont mis en évidence la nécessité de structures de
prévention et d‟intervention à l‟échelle mondiale. Exemples : création
du FMI et de la Banque mondiale après la Seconde Guerre mondiale ;
renforcement du G20 après la crise de 2008.
La décolonisation et l‟émergence du Sud : L‟arrivée de nombreux pays
en développement sur la scène internationale après 1945 a entraîné la
création de nouvelles institutions pour répondre à leurs besoins
spécifiques (Banque africaine de développement, Banque asiatique
de développement, etc.).
Les nouveaux défis globaux : Les enjeux actuels (changement
climatique, inégalités, transition énergétique, développement durable)
nécessitent de nouvelles formes de coopération économique
internationale (ex. : Banque asiatique d‟investissement dans les
infrastructures, Fonds vert pour le climat).
Conclusion :
L‟ONU, organisation internationale de caractère universel, a été un
instrument permanent de dialogue, surtout pendant la période de la
Guerre froide. Si elle n‟a pas toujours été efficace, notamment sur les
questions du maintien de la paix, de la protection des droits de l‟homme
et la promotion politique des peuples dépendants, elle n‟en a pas moins
été un facteur important dans la prolifération des institutions économiques
internationales.
DES ORGANISATIONS DE PLUSIEURS
TYPES
Il existe plusieurs types d‟organisations économiques,
qu‟on peut distinguer selon leur objet, leur pouvoir, leurs
fonctions et leur territoire d‟action :
• L’objet des organisations économiques internationales :
Les organisations internationales peuvent être techniques
(Organisation mondiale de la météorologie),
commerciales (Organisation mondiale du commerce),
militaires (Organisation du Traité de l‟Atlantique-Nord),
politiques (ONU), monétaires (FMI), sociales (Organisation
internationale du travail), humanitaires (Organisation
mondiale de la santé), culturelles (UNESCO) ou sécuritaires
(Agence internationale de l‟énergie atomique).
DES ORGANISATIONS DE PLUSIEURS
TYPES
• Le pouvoir des organisations économiques
internationales :
Les organisations internationales ont des pouvoirs
différents : elles donnent des informations (FAO), elles
coordonnent des politiques économiques de «clubs»
d‟Etats (OCDE), elles représentent parfois les Etats dans
certaines instances internationales (Union européenne),
elles financent des projets (Banque mondiale), elles aident
des pays à sortir d‟une crise financière (FMI) ou elles
règlent des différends commerciaux entre Etats membres
(OMC).
DES ORGANISATIONS DE PLUSIEURS
TYPES
• Le territoire d’action des organisations économiques
internationales
En terme d‟extension géographique, on distingue les
organisations internationales à vocation universelle de
celles à vocation régionale. Dans la plupart des cas, une
organisation régionale est créée pour promouvoir
l'intégration politique, la coopération et l'économie entre
les États membres au sein de frontières géopolitiques
spécifiques. À l'inverse, une organisation internationale
possède des caractéristiques propres à une communauté
d'appartenance mondiale et jouit d'une portée et d'une
présence plus larges .
•
DES ORGANISATIONS DE PLUSIEURS
TYPES
• Les fonctions des organisations économiques internationales
le fondement des actions et des politiques des organisations
économiques internationales d‟aujourd‟hui repose principalement
sur la pensée libérale qui s‟est organisée autour du fameux
Consensus de Washington.
Le Consensus de Washington est fondé sur dix principes libéraux : la
libéralisation des marchés financiers; la libéralisation du commerce;
l‟augmentation des échanges internationaux; la privatisation des
entreprises publiques; le développement de la «dérégulation» par la
concurrence dans tous les secteurs de l‟économie; la garantie du
droit de propriété, secteur informel compris; le retour nécessaire à
l‟orthodoxie financière publique; le contrôle des dépenses de l‟Etat;
la réforme du système des impôts, notamment via la diminution des
taux d‟imposition pour les revenus élevés; l‟incitation à
l‟investissement étranger en lui accordant, notamment, les mêmes
droits que ceux qui s‟appliquent à l‟investissement national.
• Le Consensus de Washington a été l‟inspirateur de la
politique du FMI en matière d‟ajustement structurel. Le FMI a
recommandé la libéralisation du commerce et des marchés
financiers, la privatisation des entreprises et l‟équilibre
budgétaire.
• Aujourd‟hui, le Consensus de Washington est contesté. Le
Fonds monétaire international et la Banque mondiale eux-
mêmes cherchent désormais à gérer le système international
en tenant compte des réalités économiques de chaque
pays concerné. Cependant, les règles restent en place,
même si elles sont interprétées avec plus de «finesse».
PARTIE II : LES GRANDES INSTITUTIONS
ÉCONOMIQUES INTERNATIONALES
• LE FOND MONETAIRE INTERNATIONAL (FMI) :
1. Identité de l’institution
• Nom complet : Fonds Monétaire International
• Nature : Organisation internationale spécialisée
dans la coopération monétaire
• Année de création : 1944
• Contexte : Mis en place après la Seconde Guerre
mondiale pour éviter les crises financières et
monétaires qui avaient marqué l‟entre-deux-
guerres (dévaluations, instabilité, protectionnisme).
• 2. Siège et membres 3. Objectifs fondamentaux
• Assurer la stabilité du système
• Siège : Washington D.C., monétaire international
– éviter les fluctuations excessives
États-Unis des taux de change
• Nombre de membres : 190 – faciliter les paiements entre pays
pays (presque tous les États • Favoriser la coopération
économique mondiale
du monde) – dialogue entre États
• Principaux contributeurs : – surveillance de la conjoncture
économique mondiale
États-Unis, Japon, Chine, • Soutenir les pays en difficulté
Allemagne, France, financière
Royaume-uni – prêts pour remédier aux crises de
balance des paiements
– mesures d‟accompagnement
• Promouvoir une croissance
durable et la réduction de la
pauvreté
– programmes spécifiques pour les
pays à faible revenu
4. Missions principales
A. Surveillance (monitoring)
• Analyse de l‟économie mondiale
• Évaluations régulières des économies des États membres
B. Assistance financière
• Prêts pour faire face aux crises financières, monétaires
ou budgétaires
• Stabilisation des monnaies nationales
• Gestion des crises de la dette
C. Assistance technique et formation
• Aide à la mise en place de politiques économiques,
fiscales et monétaires
• Renforcement des capacités des banques centrales,
ministères des finances, etc.
5. Les ressources du FMI
A. Les quotes-parts
• Lorsqu‟un pays adhère au FMI, il s‟engage à le financer à concurrence d‟un montant appelé
« quote-part » calculé en fonction de divers critères économiques ou financiers du pays qui
ont évolué au cours du temps. La formule actuellement en vigueur combine les indicateurs
de produit intérieur brut (PIB), le degré d‟ouverture de l‟économie mesuré par les paiements
courants et les flux de capitaux et le montant des réserves officielles de change.
B. Le stock d'or
• Le FMI dispose d‟un stock d‟or de 2 814 tonnes, ce qui en fait le troisième détenteur mondial
après les Etats-Unis et l‟Allemagne. Ce stock provient essentiellement de la dotation initiale
des pays membres, puisqu‟il avait été établi, lors de sa création en 1944, que ceux-ci
devaient régler un quart de leur souscription en or.
C. Les emprunts auprès des pays membres
• Lorsque les quotas ne suffisent pas, le FMI peut emprunter des ressources supplémentaires.
• ✔ A. Les NAB (Nouveaux Accords d’Emprunt)
• ✔ B. Les GAB (Accords généraux d’emprunt)
D. Ressources en monnaie internationale : les DTS
Les Droits de Tirage Spéciaux (DTS) sont une monnaie internationale créée par le FMI.
✔ À quoi servent-ils ?
• Renforcer les réserves internationales des pays membres
• Fournir de la liquidité mondiale en période de crise
• Peut être échangé contre des devises fortes (USD, EUR, JPY…)
6. Comment fonctionne le FMI ?
A. Le système des quotas
Chaque pays membre dispose d‟un
quota qui détermine :
- Son apport financier au FMI
- Son poids dans les votes
- Le montant maximum qu‟il peut
emprunter
Les États-Unis possèdent le plus grand
quota, et donc la plus forte influence.
B. Organes de décision
Conseil des gouverneurs (ministres des
finances ou gouverneurs de banques
centrales)
Conseil d’administration (24 membres)
Directeur ou Directrice générale (depuis
2019 : Kristalina Georgieva)
7. Rôle actuel du FMI 8. Critiques et controverses
• Surveillance accrue des dettes
publiques • Conditionnalité stricte : réformes parfois
difficiles pour les populations
• Aide au financement de la transition
• Influence dominante des pays riches,
énergétique surtout les États-Unis
• Mise en garde contre les risques • Politiques souvent jugées trop libérales
géopolitiques et financiers (privatisations, réduction des dépenses
• Soutien aux pays vulnérables face publiques)
aux chocs économiques • Effets sociaux négatifs signalés dans
certains pays après l‟application des
programmes
LA BANQUE MONDIALE (BM ) :
• La Banque mondiale est une organisation
internationale créée en 1944, lors de la conférence
de Bretton Woods. Son objectif principal est de
lutter contre la pauvreté et favoriser le
développement économique dans le monde. Elle
fournit des financements, des conseils et une
assistance technique aux pays en développement.
Composition du Groupe de la Banque mondiale :
Elle regroupe cinq institutions administrées par leurs États membres :
Banque internationale pour la reconstruction et le développement
(BIRD): créée après la Seconde Guerre mondiale pour aider à la
reconstruction
Association internationale de développement (ADI) : offre des prêts et
dons aux pays pauvres
Société financière internationale (SFI) : dédiée aux entreprises du secteur
privé
Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) : visant à
encourager les investissements directs à l'étranger
Centre international pour le règlement des différends (CIRDI) : relatifs aux
investissements (organe de règlement des différends).
Missions principales Fonctionnement
✔ Réduire la pauvreté
• Financer des projets améliorant 🔹 Financement
les conditions de vie (eau, santé, • La Banque mondiale
éducation, infrastructures). accorde :
✔ Favoriser un développement • des prêts (à faibles taux ou
économique durable
sans intérêts),
• Aider à créer des environnements
favorables à l‟investissement et à • des dons,
la croissance. • des garanties pour
✔ Promouvoir la bonne encourager les
gouvernance investissements privés.
• Soutenir des réformes
institutionnelles et politiques pour
renforcer la transparence et la 🔹 Conditions
stabilité. • Les pays bénéficiaires doivent
✔ Répondre aux crises mondiales parfois engager des réformes
• Intervenir en cas de catastrophes économiques, institutionnelles
naturelles, crises alimentaires, ou sociales.
pandémies, etc.
Les ressources de la Banque mondiale
Institution Types de ressources principales
Emprunts sur marchés, capital des
BIRD États, intérêts des prêts, revenus
d'investissement
Contributions des donateurs,
IDA transferts de la BIRD/IFC,
remboursement anciens prêts
Investissements privés, émissions
IFC obligataires, revenus
d‟investissement
Primes de garantie, capital des
MIGA
États
CIRDI Frais de procédure
Domaines d’intervention Critiques et défis
prioritaires
La Banque mondiale fait face
• Développement des à plusieurs critiques :
infrastructures
• Santé et éducation • Influence excessive des pays
riches, notamment des États-
• Agriculture et sécurité Unis.
alimentaire • Conditions parfois jugées
• Environnement et climat contraignantes pour les pays
pauvres.
• Numérisation et innovation • Projets ayant parfois eu des
• Inclusion sociale et impacts sociaux ou
environnementaux
financière controversés.
• Besoin d‟adaptation aux
nouveaux défis :
changement climatique,
dette, inégalités
L'ORGANISATION MONDIALE DU COMMERCE (OMC):
Qu'est-ce que l'OMC?
L‟Organisation mondiale du commerce (OMC) est une organisation
internationale créée en 1995 pour encadrer et faciliter le commerce entre les
pays. Elle remplace l‟ancien GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le
commerce), en vigueur depuis 1947.
FICHE SIGNALETIQUE
Siège: Genève, Suisse
Créée le: 1er janvier 1995
Nombre de membres: 166 Membres représentant 98% du commerce mondial
Budget: 205 millions de francs suisses pour 2024
Effectif du Secrétariat: 623 personnes
Direction: Ngozi Okonjo-Iweala (Directeur général)
DU GATT A L'OMC
• Les années GATT :
De 1948 à 1994, le GATT a constitué les règles régissant une
grande partie du commerce mondial, au cours de périodes
pendant lesquelles le commerce international a enregistré
quelques-uns de ses taux de croissance les plus élevés. Il
semblait solidement établi mais tout au long de ces 47
années, il était un accord et une organisation provisoires.
• Naissance de l'OMC
La création de l'OMC le 1er janvier 1995 a marqué la plus
grande réforme du commerce international depuis la fin de
la Seconde Guerre mondiale. Alors que le GATT régissait
principalement le commerce des marchandises, l'OMC et ses
accords visent également le commerce des services et la
propriété intellectuelle. La naissance de l'OMC a également
ouvert la voie à de nouvelles procédures de règlement des
différends.
FONCTIONS DE L'OMC :
• Administration des accords commerciaux de l'OMC
• Cadre pour les négociations commerciales
• Règlement des différends commerciaux
• Suivi des politiques commerciales nationales
• Assistance technique et formation pour les pays en développement
• Coopération avec d'autres organisations internationales
STRUCTURE DE L'OMC
• L'organe de décision suprême de l'OMC est la Conférence ministérielle, qui se
réunit généralement tous les deux ans.
• Au deuxième niveau, il y a le Conseil général (composé normalement des
ambassadeurs et des Chefs de délégation en poste à Genève, et parfois de
fonctionnaires envoyés par les capitales des pays Membres), qui se réunit
plusieurs fois par an au siège de l'Organisation à Genève. Il se réunit
également en tant qu'Organe d'examen des politiques commerciales et
Organe de règlement des différends.
• Au niveau suivant, on a le Conseil du commerce des marchandises, le
Conseil du commerce des services et le Conseil des aspects des droits de
propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC), qui rendent
compte au Conseil général.
• Remarque : Tous les Membres de l'OMC peuvent participer à tous les conseils
et comités, à l'exception de l'Organe d'appel, des groupes spéciaux chargés
du règlement des différends et des comités établis en vertu des accords
plurilatéraux.
LES PRINCIPES QUI INSPIRENT LE SYSTÈME COMMERCIAL
Le système commercial devrait être :
• Exempt de discrimination aucun pays ne devrait établir de discrimination ni
entre ses partenaires commerciaux (en leur accordant, de manière égale, le
statut de la “nation la plus favorisée”) ni entre ses propres produits, services et
ressortissants, d‟une part, et les produits, services et ressortissants étrangers,
d‟autre part (en leur accordant le “traitement national”);
• Plus libre les obstacles sont supprimés par voie de négociation;
• Prévisible les sociétés, investisseurs et gouvernements étrangers devraient avoir
l‟assurance que les obstacles au commerce (y compris les droits de douane et
les obstacles non tarifaires) ne seraient pas appliqués de façon arbitraire; les taux
de droits et les engagements en matière d‟ouverture des marchés sont
“consolidés” à l‟OMC;
• Plus concurrentiel il s‟agit de décourager des pratiques “déloyales” comme
l‟octroi de subventions à l‟exportation et la vente de produits à des prix de
dumping, c‟est-à-dire inférieurs aux coûts, en vue d‟obtenir des parts de
marchés;
• Plus favorable aux pays les moins avancés ces pays bénéficient d‟un délai
d‟adaptation plus long, d‟une plus grande flexibilité, et de privilèges particuliers.
RESSOURCES DE L'OMC
Ressources financières :
L‟OMC est principalement financée par :
• Les contributions des États membres, calculées en fonction de leur part dans
le commerce mondial.
• Les contributions volontaires (pour certains programmes comme l‟assistance
technique).
• Les revenus divers : publications, locations de salles, etc.
Utilisations du budget :
• Les dépenses couvertes par le budget comprennent :
• Le personnel (salaires, assurances santé, pensions, etc.).
• Les services généraux (locaux, télécommunications, publications,
documentation).
• Les activités temporaires : consultants, traducteurs, interprètes, experts,
stagiaires. O
• Le financement des partenariats, des réserves (fonds pour rénovation,
fonctionnement des conférences ministérielles, etc.).
• Programmes de coopération technique & assistance aux pays en
développement, via le budget régulier et des contributions volontaires.
LIMITES DE L'OMC
• Difficulté à prendre des décisions (consensus difficile)
L‟OMC fonctionne sur le consensus entre 164 pays, aux intérêts très
divergents.
• Faible prise en compte des pays en développement
les règles favorisent surtout les économies avancées et les grandes
multinationales.
• Incapacité à réguler les enjeux modernes du commerce
L‟OMC peine à encadrer : l‟économie numérique, les géants du
numérique (Amazon, Google…), l‟intelligence artificielle, les chaînes
de valeur mondiales, les questions environnementales et
climatiques.
• Conflits entre libre-échange et objectifs non commerciaux
L‟OMC a du mal à intégrer d‟autres priorités : protection de
l‟environnement, droits du travail, santé publique, normes sociales
minimales.
• Montée du protectionnisme et perte d’influence
Depuis quelques années : hausse des barrières douanières, “guerres
commerciales” (USA–Chine).
LES BANQUES DE DÉVELOPPEMENT RÉGIONALES
• Qu'est-ce qu'une banque de développement
régional ?
Les banques régionales de développement (BRD)
sont des institutions financières multilatérales qui
fournissent une assistance financière et technique au
développement des pays à revenu faible et
intermédiaire au sein de leurs régions .
OBJECTIFS PRINCIPAUX DES BDR
Les BDR poursuivent plusieurs objectifs :
✔Financer le développement économique
• Investissements dans les infrastructures (routes, énergie, eau,
télécoms).
• Soutien aux entreprises locales et aux PME.
✔Réduire la pauvreté et les inégalités
• Promotion de l‟accès à l‟éducation, la santé, l‟eau potable.
• Programmes ciblés pour les populations vulnérables.
✔Renforcer l’intégration régionale
• Projets transfrontaliers (réseaux électriques, corridors
commerciaux).
• Soutien à la coopération entre pays membres.
✔Promouvoir la transition écologique
• Financement d'énergies renouvelables.
• Programmes d‟adaptation au changement climatique.
FONCTIONNEMENT DES BDR
Les BDR sont financées par :
• les États membres,
• des organisations internationales,
• des marchés financiers (émission d‟obligations),
• et parfois le secteur privé.
Elles offrent :
• des prêts à long terme, souvent à faible taux,
• des subventions,
• des garanties,
• de l‟assistance technique.
PRINCIPALES BANQUES DE DÉVELOPPEMENT
RÉGIONALES DANS LE MONDE
Afrique
• Banque Africaine de Développement (BAD)
Soutient croissance, intégration régionale, gouvernance, énergie, infrastructures.
Europe
• Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD)
Promoteur des économies de marché dans les pays d‟Europe et d‟Asie centrale.
• Banque Européenne d’Investissement (BEI)
Bras financier de l‟Union européenne, très active dans les projets verts.
Asie
• Banque Asiatique de Développement (BAD / ADB)
Financement des infrastructures, de l‟éducation, de la santé en Asie-Pacifique.
• Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures (AIIB)
Spécialisée dans les infrastructures durables.
Amérique latine et Caraïbes
• Banque Interaméricaine de Développement (BID / IDB)
Soutien au développement économique, social et institutionnel.
• Corporation andine de développement (CAF)
Financière des infrastructures et de l‟intégration régionale.
Monde arabe
• Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA)
Financement de projets en Afrique subsaharienne.
LIMITES DES BDR
Les limites des BDR portent sur :
👉 ressources financières limitées,
👉 lenteurs administratives,
👉 faible prise de risque,
👉 influences politiques,
👉 impacts environnementaux/sociaux parfois
controversés,
👉 risque d‟endettement,
👉 manque d‟adaptation locale.
AUTRES ORGANISATIONS
INTERNATIONALES
Le G7 (Groupe des 7)
➤ Qu’est-ce que c’est ?
• Un groupe de pays industrialisés qui se réunissent pour coordonner leurs politiques économiques,
financières, sécuritaires et environnementales.
➤ Membres
• États-Unis
• Canada
• Japon
• Allemagne
• France
• Royaume-Uni
• Italie
(+ Union européenne comme invité permanent)
➤ Rôle
• Coordonner les politiques économiques des grandes démocraties.
• Traiter des questions mondiales : sécurité, changement climatique, commerce, développement.
• Influencer les grandes orientations économiques internationales (sans pouvoir juridique
contraignant).
➤ Spécificité
• Le G7 est un club informel, non institutionnel, sans secrétariat permanent.
Le G8 (Groupe des 8) — aujourd’hui inactif
➤ Qu’est-ce que c’était ?
C‟était le G7 + la Russie.
➤ Évolution
La Russie a été suspendue en 2014 après l‟annexion de la Crimée.
Depuis, le format est retourné au G7.
➤ Membres (avant 2014)
G7 + Russie.
➤ Rôle
Même fonction que le G7, mais incluant une grande puissance
émergente.
Le G20 (Groupe des 20) ➤ Rôle
Coordonner la politique économique
➤ Qu’est-ce que c’est ? mondiale.
Un groupe réunissant les principales Gérer les crises (ex : rôle important
économies avancées et émergentes. après la crise financière de 2008).
C‟est aujourd‟hui le forum économique Débattre des sujets mondiaux :
le plus influent du monde. commerce international
développement durable
➤ Membres (19 pays + UE) énergie et climat
États-Unis, Canada fiscalité internationale
Mexique, Brésil, Argentine régulation financière
Allemagne, France, Italie,
Royaume-Uni ➤ Spécificités
Russie Représente 85 % du PIB mondial, 75 %
Chine, Inde, Japon, Corée du Sud, du commerce mondial, et 2/3 de la
Indonésie population mondiale.
Arabie saoudite, Turquie Plus légitime que le G7 car inclut les
Afrique du Sud pays émergents.
Australie
Union européenne
PARTIE III : INSTITUTIONS ET GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE
RÉGIONALE
1) Intégration régionale VS institutions internationales
➤ Qu’est-ce que c’est une intégration régionale ?
L‟intégration régionale est un processus par lequel plusieurs États
d‟une même région coopèrent et coordonnent leurs politiques afin
de renforcer leurs liens économiques, politiques, sociaux ou
sécuritaires. Elle vise à faciliter les échanges, la mobilité et la stabilité
régionale.
Formes principales :
• Zone de libre-échange
• Union douanière
• Marché commun
• Union économique et monétaire
• Intégration politique (plus avancée)
Rôle des institutions internationales
Les institutions internationales sont des organisations créées par des États pour
gérer des questions communes à l‟échelle régionale ou mondiale.
Elles jouent plusieurs rôles clés dans l‟intégration régionale :
Cadre juridique et institutionnel : elles établissent des règles communes (traités,
normes, mécanismes de règlement des différends).
Coordination des politiques publiques : commerce, monnaie, environnement,
sécurité.
Soutien technique et financier : aide au développement, financement de
projets régionaux.
Médiation et stabilité : prévention des conflits et promotion de la coopération.
Exemples d’institutions d’intégration régionale
Union européenne (UE) : exemple le plus avancé d‟intégration (marché
unique, monnaie commune pour certains États).
Union africaine (UA) : promotion de l‟intégration politique et économique en
Afrique.
CEDEAO (Afrique de l‟Ouest) : libre circulation des personnes et des biens.
ASEAN (Asie du Sud-Est) : coopération économique et politique.
MERCOSUR (Amérique du Sud) : intégration commerciale.
Relations avec les institutions internationales mondiales :
Les institutions régionales collaborent avec des organisations mondiales telles que :
ONU : paix, sécurité, développement.
OMC : régulation du commerce international.
FMI et Banque mondiale : stabilité financière et développement.
Ces institutions soutiennent l‟intégration régionale comme un complément à la
mondialisation, et non comme une alternative.
Avantages et limites :
Avantages : Limites :
• Accroissement des échanges • Perte partielle de souveraineté
commerciaux • Inégalités entre États membres
• Renforcement du pouvoir de • Difficultés d‟harmonisation des politiques
négociation des États
• Stabilité politique et sécurité
régionale
2) UE et institutions internationales
L’intégration régionale en Europe :
l‟Union Européenne est composée de 27 Etats membres, seuls 17 ont
adopté la monnaie commune, l‟euro, alors que d‟autres territoires hors UE
l‟utilisent de manière officielle (c‟est le cas de Monaco, du Vatican et de
Saint Marin).
Les raisons de la non participation à la zone euro de certains Etats
membres de l‟Union Européenne sont diverses. Certains voudraient y
accéder mais s‟y voit refuser l‟accès car ils ne satisfont pas les critères
minimums d‟adhésion définis, alors que d‟autres choisissent délibérément
de rester en dehors, à l‟image du Royaume-Uni.
L‟Union européenne (UE) s‟appuie sur plusieurs institutions économiques
qui coordonnent les politiques monétaires, budgétaires et le
fonctionnement du marché intérieur. En voici les principales :
1. La Commission européenne 👉 Siège : Bruxelles
Rôle clé : exécutif économique de l’UE
• Propose les politiques économiques et les textes législatifs.
• Surveille les finances publiques des États (pacte de stabilité et de
croissance).
• Gère le budget de l‟UE et les fonds européens (PAC, fonds structurels,
plan de relance).
• Représente l‟UE dans certaines négociations économiques
internationales.
2. Le Conseil de l’Union européenne (Conseil des ministres)
Rôle : décideur politique
• Réunit les ministres des États membres (économie, finances, etc.).
• Adopte les lois économiques et le budget avec le Parlement
européen.
• Coordonne les politiques économiques nationales.
3. Le Conseil européen
Rôle : orientation stratégique
• Réunit les chefs d‟État ou de gouvernement.
• Définit les grandes orientations économiques (croissance, emploi,
dette).
• N‟adopte pas de lois, mais fixe le cap.
4. Le Parlement européen
Rôle : pouvoir législatif et budgétaire
• Vote les lois économiques avec le Conseil de l‟UE.
• Contrôle la Commission européenne.
• Vote le budget de l‟UE.
5. La Banque centrale européenne (BCE) 👉 Siège : Francfort
Rôle : politique monétaire (zone euro)
• Gère l‟euro.
• Fixe les taux d‟intérêt.
• Assure la stabilité des prix (lutte contre l‟inflation).
• Supervise les grandes banques de la zone euro.
6. La Banque européenne d’investissement (BEI)
Rôle : financement
• Accorde des prêts pour des projets de développement (infrastructures,
transition écologique, innovation).
• Soutient les PME et les régions moins développées.
7. L’Eurogroupe
Rôle : coordination informelle
• Réunit les ministres des Finances des pays de la zone euro.
• Coordonne les politiques économiques et budgétaires.
• Joue un rôle important en période de crise (ex. crise de la dette).
Synthèse :
Institution Fonction principale
Propose et applique la politique
Commission européenne
économique
Conseil de l’UE Décide avec le Parlement
Conseil européen Fixe les orientations
Parlement européen Vote les lois et le budget
BCE Politique monétaire (zone euro)
BEI Finance les investissements
Eurogroupe Coordination zone euro