Cours de Biochimie : Les Lipides Saponifiables
Cours de Biochimie : Les Lipides Saponifiables
structurale
UE BIOCHIMIE
ECUE : LIPIDES
Année académique 2024-25
2
LES LIPIDES ou MATIERES GRASSES
Plan général
8
GENERALITES
Définition
• Ancienne classification
Les lipides sont classés en :
- Lipides saponifiables
- Lipides insaponifiables
• Nouvelle classification
• 8 classes de lipides
GENERALITES
2-CLASSIFICATION ANCIENNE
NOUVELLE 1. Lipides Saponifiables
8 CLASSES -Glycérides
1. Acides gras -Cérides
2. Glycérides -Stérides
3. Phosphoglycérides -Glycérophospholipides
4. Sphingolipides -sphingolipides
5. Stérols et stéroïdes 2. Lipides non Saponifiables
6. Glycolipides ou
- alcools gras
Saccharolipides
7. Prénols (dérivés isopréniques - dérivés isopréniques
et terpénoïdes) - stérol, hormones stéroïdes
8. Polycétides - Vitamines liposolubles (ADEK et dérivés)
12
GENERALITES
2-Classification
1. Lipides saponifiables
1.1- Esters
1.2 Amides
-Glycérides
-Cérides -céramides
-Stérides -sphingomyélines
-Glycérophospholipides -glycolipides
13
GENERALITES
2-Classification
2. Lipides Insaponifiables
ne contenant pas d’acides gras (dont l’hydrolyse alcaline
ne donne pas de savons).
- alcools gras
- dérivés isopréniques
- stérol, hormones stéroïdes
- Vitamines liposolubles (A, E, F, K et dérivés)
- etc… 14
GENERALITES
I-2 Classification
[Link] Saponifiables= Dérivés d’AG
-Glycérides
-Cérides LS Simples
-Stérides
-Glycérophospholipides
-sphingolipides LS Complexes
o céramides
o sphingomyélines
o glycolipides
GENERALITES
I-2 Classification
[Link] insaponifiables
- alcools gras
- dérivés isopréniques LS Simples
- stérol, hormones stéroïdes
- Vitamines liposolubles
GENERALITES
I-GENERALITES
I-3- Rôle biologique
1- Définition 1. Rôle énergétique
2. Rôle structural /membranes
2- Classification
3. Rôle d’Isolation et de
3- Rôle biologique protection mécanique
4. Rôle de messagers chimiques
(Vitamines, hormones,
autres messagers chimiques)
17
GENERALITES
I-3 ROLE BIOLOGIQUE
1 Rôle énergétique
Les lipides = substances énergétiques
L’oxydation des acides gras (AG) en CO2 et H2O est très
exergonique.
En tant que nutriment, 1g de lipides fournit 9Kcal ;
Les triglycérides (TG) sont la forme de stockage
intracellulaire (tissu adipeux) des AG. 1TG 3 AG 18
GENERALITES
ROLE BIOLOGIQUE 1TG=3AG ou 1TG=2AG+MG
1 2. Rôle structural
lipides structuraux = constituants des :
- membranes cellulaires : glycérophospholipides, cholestérol et
sphingolipides .
- tissu nerveux (glycolipides, sphingomyélines)
- tissu adipeux (triglycérides)
Permet de conduire les lipides
- Constituants du sang (Lipoprotéines) dans l'organisme
19
GENERALITES
3-ROLE BIOLOGIQUE
3. Rôle d’Isolation et de protection mécanique
• les lipides réalisent l’isolation électrique des cellules en
permettant la constitution d’un potentiel électrique
membranaire.
• les graisses corporelles (TG) ont un rôle d’isolant thermique
et de protection mécanique de l’organisme: tissu graisseux
sous-cutané, autour des organes internes (cœur, surrénales,
sous la peau et dans la capsule des bactéries) 20
GENERALITES
4. Rôle de messagers chimiques 3-ROLE BIOLOGIQUE
Rôle Vitaminique
• support des Vitamines liposolubles A, E, K et F (AG essentiels)
1
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
1-Définition
2-Classification- nomenclature-structure
3-Propriétés physicochimiques
2
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG) 1-Définition
AG = ac carboxylique (R-COOH)
- R=Chaîne hydrocarbonée, linéaire,
- à nombre pair d’atome de carbone,
- de longueur variable (C4 à C32).
caractère hydrophobe
4
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
AGS
AGS : Structure
: Structure
Notation : Cn:x
N= nbre de carbones
X=particularités
Ex C10:0/ C10
5
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
AGS : Structure
Exempl de l’acide palmitique (AGS à 16 carbones)
6
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
AGS : Nomenclature
Plusieurs nomenclatures : Les plus utilisées sont :
Nomenclature systématique (nom IUPAC ou biochimique)
Nomenclature d’usage (nom commun, courant, usuel)
Nomenclature systématique
o nom de l‘alcane ayant la même chaîne carbonée, on enlève le "e" terminal
que l'on remplace par "oïque" et l'on ajoute devant le nom ainsi formé
"acide"
o Pour numéroter la chaîne, le carbone n°1 est celui de la fonction acide
carboxylique, COOH
2
3 7
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG) 2-Classification-Structure-Nomenclature
AGS : Nomenclature
Nomenclature systématique
Exemples
Nombre de Nom de
Nom systématique
carbones l’alcane
C4 Butane Acide butanoïque
C10 Décane Acide décanoïque
C16 Hexadécane Acide hexadécanoïque
8
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
AGS : Nomenclature
Nomenclature usuelle/courante
o Les plus communs des acides gras ont des noms d'usage sous
lesquels ils sont désignés dans la littérature
o Ces noms ne suivent généralement aucune règle mais sont concis,
non ambigus
NB: le nom des AG doit s’énoncer dans la forme saline car présent
dans l’organisme sous forme dissociée (COO- H+)
9
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG) 2-Classification-Structure-Nomenclature
AGS : Nomenclature
T I liste des AGS naturels de C4-16
AGI : Structure
A C
D
B
13
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG) 2-Classification-Structure-Nomenclature
AGI : Nomenclature
La double liaison carbone-carbone -HC=CH- peut adopter deux
configurations différentes dans l'espace CIS /Trans
16
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
AGI : Nomenclature
17
Acides gras monoinsaturés :
- Formation par des désaturases (- 2H)
localisées dans le réticulum endoplasmique
- Nomenclature :
9 désaturase
Acide Stéarique
Ou C18:0
9
9
n n-
9
Acide Oléique
Ou C18:1 (n-9)
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
AGI : Exemple 1 AGMI
Nomenclature/Structure Tableau de quelques AGMI
19
AGMI à nombre impair de carbones
15 12 9 COOH
C18:2(n-6)
Linoléique
CH3
18 15 désaturase
CH3 15 12 9
18 C18:3(n-3)
COOH
a Linolénique
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les ω3 ont une double liaison sur le 3ème carbone en partant du CH3
terminal. L’acide linolénique/ linolénate est un AGI ω3.
Les ω6 ont une double liaison sur le 6ème carbone en partant du CH3
terminal. L’acide linoléique /linoléate est un AGI ω6.
L’homme ne peut pas synthétiser les ω3 et ω6 qui sont dits acides gras
essentiels, encore appelés vitamines F.
L’homme doit trouver les ω3 et ω6 dans son alimentation.
23
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
AGI :
Nomenclature/Structure Exemple 1 AGMI
18 9 8 7 6 5 4 3 2 1
1 2 3 4 5 6 7 8 9
Nom systématique (conf p [nC] X énoïque) Acide cis-5, cis-8, cis 11, cis-
14 eicosatétraénoïque
Symbole Cn : mΔ(P,P’…) ouCn: m ω p ou Cn: m (n-p) 20:4 Δ5,8, 11,14 / 20:4ω6 /
20:4(n-6)
Nom diététique ou série ω6
Nom courant Acide arachidonique
/arachidonate 27
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
Exemple 4
AGI : Nomenclature
28
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
AGI : Nomenclature
AG hydroxylés
Ils comportent un ou plusieurs groupements hydroxyles (-OH)
se substituant aux atomes d’hydrogène.
AG ramifiés
35
Les éicosanoïdes
- Actions pharmacologiques des prostaglandines
Actions ≠ selon tissus, espèces, PGs
Médiateurs de l ’inflammation
Activateurs (n-6) ou inhibiteurs (n-3)
Actions vasculaires :
Vasoconstricteurs
Perméabilité vasculaire et agrégation plaquettaire
Action sur muscles lisses :
-Bronchoconstricteurs / Sécrétion de Mucus
=> Médiateurs de l’Asthme
-des muscles lisses de l'utérus
Pg F et leucotriènes activent la contraction
LES LIPIDES
1
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
1-Définition
2-Classification-structure- nomenclature
3-Propriétés physicochimiques
2
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
Propriétés physico-chimiques Propriétés physiques
1-Solubilité
2-Points de fusion et d’ébullition
3-Propriétés spectrales
4-Masse moléculaire, volume et densité
5-Propriétés de surface
6-Formation de micelles
3
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
Propriétés physico-chimiques Propriétés physiques
Solubilité
Elle dépend de la longueur de la chaine carbonée et du degré
d’insaturation de l’AG
Dans l’eau :
L’acide butyrique à 4C est soluble
La solubilité des AG baisse progressivement de C6 à C8
Les AG sont insolubles à partir de 10C
A nombre égal de carbones, les AGPI sont plus solubles que les
AGMI qui sont plus solubles que les AGS
Dans les solvants organiques (benzène, éther, …) les AG sont solubles
4
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG) Propriétés physiques
Propriétés physico-chimiques
Point de fusion (pf)
Acide Gras notation Pf
Pf = c’est la température à laquelle
l’AG devient liquide Acide caprique C10:0 +31,2°C
Acide laurique C12 :0 +43,9°C
Pf varie selon 2 facteurs :
Acide myristique C14 : 0 +54°C
- le nombre de carbone (Cn)
- le degré d’insaturation (xΔ) Acide stéarique C18 : 0 +70°C
Micelles
12
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
Propriétés physico-chimiques
Propriétés chimiques
13
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
14
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG) Propriétés physico-chimiques
Propriétés chimiques Propriétés dues au carboxyle (-COOH)
Formation des sels ou saponification
H+
17
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG) Propriétés physico-chimiques
Propriétés chimiques Propriétés dues au carboxyle (-COOH)
Formation d’esters ou estérification
Cette estérification des AG permet la
formation des lipides saponifiables simples
Propriétés physico-chimiques
Propriétés chimiques
21
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
Propriétés physico-chimiques Propriétés chimiques
Propriétés dues à la double liaison (-CH=CH-)
Isomérie (cis /trans)
Les AG trans sont plus solides à température ambiante que les AG cis.
Cette propriété est recherchée par l'industrie agroalimentaire, notamment
pour la préparation de margarines.
Réaction d’addition
23
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
Propriétés physico-chimiques Propriétés chimiques
Propriétés dues à la double liaison (-CH=CH-)
Réaction d’hydrogénation
• l’indice d’iode correspond à la masse d'iode fixée par 100 g de corps gras.
• sa détermination permet de caractériser le degré d'insaturation des 25AG
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
Réaction d’oxydation
26
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
A l’air libre, les AGI subissent une auto-oxydation (O2) qui a pour
conséquences :
Le rancissement : mauvaise odeur et mauvais gout des graisses
(utilisation d’antioxydants pour éviter le rancissement : vitamine E)
La siccativité : les huiles riches en AGPI se polymérisent en vernis solide et
imperméable (propriété utilisée pour permettre un séchage plus rapide
des peintures) 29
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les Acides gras (AG)
Propriétés physico-chimiques Propriétés chimiques
Propriétés dues à la double liaison (-CH=CH-)
Oxydations biologiques
La lipoperoxydation :
est une oxydation pathologique portant spécifiquement sur les AGPI
est provoquée par irradiation UV, ions (Fe3+), les formes réactives de
l’oxygène (anion super oxyde (O2·-), radical hydroxyle (HO·))
provoque la destruction des lipides avec comme conséquences la
mort cellulaire, le vieillissement et l’athérosclérose
31
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
32
Biochimie Structurale
des lipides
Cours lipides L1 Année académique 2024-25
Pr CISSE-CAMARA M
UFRSMA
LES LIPIDES ou MATIERES GRASSES
2
GENERALITES
I-2 Classification
[Link] Saponifiables= Dérivés d’AG
-Glycérides
-Cérides LS Simples
-Stérides
-Glycérophospholipides
-sphingolipides LS Complexes
o céramides
o sphingomyélines
o glycolipides
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables simples
Les lipides saponifiables simples sont des esters d'acides gras et
d'alcools. Ils sont composés de C, H et O.
1
2
AG Aas
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables simples
Acides gras
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables simples
Triglycérides (TG)
Applications :
Source énergétique importante
Hypertriglycéridémies (exploration sanguine) → → régime alimentaire
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables simples
Glycérides : Nomenclature
1. La nature des AG qui estérifient le glycérol
Si les 2 ou 3 AG sont identiques, le glycéride est dit « homogène »,
s’ils sont différents, il est dit « hétérogène ou mixte »
TG Glycérol + 3 AG
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables simples Stérides
Stérides = esters d’AG et de stérol. Ils sont formés par
estérification d’un AG sur la fonction alcool en 3 du stérol.
Oléate de cholestérol
L’acide phosphatidique
peut être estérifié par
un alcool/aminoalcool
(X) et constituer les
sous familles de GPL
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables complexes (Hétérolipides)
Glycérophospholipides (GPL) Classification
Intérêt biologique
activé en phosphatidyl_inositol-4,5-biphosphate par 2 ATP → 2
ADP. Par la phospholipase C, il est clivé en diacylglycérol (DAG) et
en inositol-1,4,5-trisphosphate (IP3);
La réponse de cette hydrolyse est l'activation d'enzymes, de messages
hormonaux qui ouvrent les canaux Ca2+ intracellulaires.
-rôle de second messager: Inositol triphosphate (IP3)
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables complexes (Hétérolipides)
Glycérophospholipides (GPL) GPL non azotés : structure
Phosphatidylglycérol
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables complexes (Hétérolipides)
Glycérophospholipides (GPL) GPL non azotés : structure
Phosphatidylglycérol
L’hydrolyse enzymatique des GPL est assurée par des phospholipases (PL)
Il existe 4 phospholipases spécifiques A1, A2, C et D (PLA1, PLA2, PLC et PLD)
L’hydrolyse des GPL alimentaires lors de la digestion est réalisée par les PL
pancréatiques A2 et A1 ou PLB (action couplée A1+A2)
1
3
2
4
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables complexes (Hétérolipides)
Sphingolipides
La sphingosine est la base sphingoïde la
plus présente dans les sphingolipides
Si X = H : Acyl-sphingosines ou céramides
Si X = phosphocholine (phosphorylcholine) : sphingomyélines
Galactosylcéramide (cérébrogalactoside)
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables complexes (Hétérolipides)
Sphingolipides : les glycosphingolipides
Les sulfatides (galactocérébrosides sulfatés)
Un sulfatide est un galacto-
cérébroside sulfaté
–. Ce type de composés est produit
en premier lieu par
les oligodendrocytes,
des cellules de la substance
grise et de la substance
blanche du cerveau et de la moelle
épinière constituant le système
nerveux central.
ETUDE DES LIPIDES SAPONIFIABLES
Les lipides saponifiables complexes (Hétérolipides)
Sphingolipides : les glycosphingolipides
Les gangliosides (oligosylcéramides)
Les gangliosides ou Ils sont abondants dans les
oligosylcéramides = ganglions d’où leur nom
céramide + chaîne Ils sont présents sur la face
oligosidiques (oses externe de la membrane
et dérivés d’oses) plasmique
– récepteurs spécifiques, dc
reconnus par des protéines
(toxines bactériennes, lectines).
Ex: antigènes des groupes
sanguins A, B, O.
LIPIDES ou MATIERES
GRASSES
Plan général
CH2 C CH CH2
Dérivés isopréniques
Dérivés isopréniques
Non cycliques :
Non cycliques :
Géranyl C10
Chaînes phytol
Farnésyl C15
de la Chlorophylle
Géranyl-Géranyl C20
Caoutchouc
Transporteurs
Caroténoïdes
quinoniques d’e-
Ubiquinone
Vitamines A,E, K
Vit D
Cholestérol
Hormones Sels Biliaires
Stéroïdes
ETUDE DES LIPIDES INSAPONIFIABLES
LES ISOPRÉNOÏDES OU LIPIDES ISOPRÉNIQUES
Les dérivés terpéniques
Le squalène (polymérisation de 6
3 cycles isoprènes) est le précurseur des
hexagonaux
A, B, C
dérivés stéroliques.
1 cycle
pentagonal D Les dérivés stéroliques ont tous le
même squelette de base :
le noyau stérane ou noyau
cyclopentanophénanthrène
ETUDE DES LIPIDES INSAPONIFIABLES
LES ISOPRÉNOÏDES OU LIPIDES ISOPRÉNIQUES
Stérols et dérivés du cholestérol
1. Les stérols :
-animal : cholestérol
-Végétal : phytostérol (ergostérol, sitostérol…
2. Les dérivés du cholestérol
1. hormones stéroïdes
2. acides et sels biliaires
3. Calciférol (vitamine D)
ETUDE DES LIPIDES INSAPONIFIABLES
LES ISOPRÉNOÏDES OU LIPIDES ISOPRÉNIQUES
Le cholestérol
Sa structure comprend :
1 noyau stérane
1 chaîne latérale à 8C fixé sur le C17
2 méthyl angulaire en C10 et C13
1 fonction alcool (-OH) en C3
1 double liaison en C5-C6
ETUDE DES LIPIDES INSAPONIFIABLES
LES ISOPRÉNOÏDES OU LIPIDES ISOPRÉNIQUES
Le cholestérol
Il est hydrophobe, donc transporté
dans le sang par les lipoprotéines
Existe dans l’organisme sous 2 formes :
- chol. libre (1/3) et chol. estérifié (2/3)
Propriétés
Chol libre : amphiphile ou amphipathique
- point de fusion : 100-170°C
- chaîne latérale mobile
• Cholestérolémie = taux de
cholestérol sanguin. Selon OMS,
taux idéal chez adulte de référence
≤ 2 g/L
si taux élévé : hypercholestérolémie
ETUDE DES LIPIDES INSAPONIFIABLES
Intérêt biologique et médical du cholestérol
- Origine :
- Exogène /Alimentaire graisses animales
- Endogène (biosynthèse)
En cas d’hypercholestérolémie: Régime ± statine
- Rôle structural :
- Cholestérol libre : constituant des membranes
intérêt dans la dynamique des membranes / rigidité +++
Composant des gaines de myéline
- Précurseur métabolique :
- Sels biliaires
- Vitamine D3
- Hormones stéroïdes (à partir du cholest estérifié.)
Le cholestérol : quelle utilité ?
CH3
ETUDE DES LIPIDES
INSAPONIFIABLES
CH3
HO
Acides biliaires
Hormones stéroides :
Homéostasie
stress
Fluidité membranaire sexuelle
Plasticité neuronale
ETUDE DES LIPIDES INSAPONIFIABLES
LES ISOPRÉNOÏDES OU LIPIDES ISOPRÉNIQUES
Infarctus du myocarde
Si hypercholestérolémie : risque
de maladies cardiovasculaires
Dérivés du Chol. (Hormones stéroïdes)
Cholestérol (C27)
Rupture oxydative de la chaîne entre C20 et
C22 (fonction cétone)
Prégnenolone (C21)
Oxydation de la fonction 3OH et
isomérisation:
Cholest4ène-one 3
Progestérone (C21)
Le squalène (polymérisation de 6
3 cycles isoprènes) est le précurseur des
hexagonaux
A, B, C
dérivés stéroliques.
1 cycle
pentagonal D Les dérivés stéroliques ont tous le
même squelette de base :
le noyau stérane ou noyau
cyclopentanophénanthrène
ETUDE DES LIPIDES INSAPONIFIABLES
LES ISOPRÉNOÏDES OU LIPIDES ISOPRÉNIQUES
Cortisone Aldostérone
27C
24C
ETUDE DES LIPIDES INSAPONIFIABLES
LES ISOPRÉNOÏDES OU LIPIDES ISOPRÉNIQUES
Les dérivés du cholestérol Les acides et sels biliaires
Si faible ensoleillement :
Déficit en vitamine D
ETUDE DES LIPIDES INSAPONIFIABLES
LES ISOPRÉNOÏDES OU LIPIDES ISOPRÉNIQUES
Les dérivés terpéniques Les dérivés du cholestérol La vitamine D
3
PLAN
I. VITAMINE A
II. VITAMINES E
III. VITAMINES K
IV. VITAMINE D
4
I. LA VITAMINE A/
RÉTINOL/AXÉROPHTOL
1. GENERALITES
2. STRUCTURE
3. METABOLISME
4. FONCTIONS BIOLOGIQUES
6
1.1. DÉFINITION
• La vitamine A ou rétinol est une vitamine
liposoluble, indispensable indispensable à la
formation des pigments visuels de la rétine
• Elle est résistante à la chaleur, aux acides et
aux bases , mais facilement oxydée, très
altérable à l’air et rapidement détruite par la
lumière.
7
1. HISTORIQUE
8
2. SOURCES
• L’apport alimentaire en vitamine A est réalisé
sous 2 formes:
• Les esters de rétinol présents dans les
produits d’origine animale (foie d’animaux de
poissons, œuf)
• Les caroténoïdes ou provitamines A présents
dans les végétaux (huile de palme, carotte etc.)
9
3. BESOINS QUOTIDIENS
• L'activité biologique vitamine A est exprimée en
équivalents rétinol (ER) plutôt qu'en unités
internationales (UI)
• 1ER= 1µg rétinol ou 6µg bêta-carotène.
• Apport recommandé par L'OMS:
• Enfant: 300 ER par jour
• Adulte: 750 ER par jour
10
I. GENERALITES
[Link] et PROPRIETES
PHYSICO-CHIMIQUES
III. METABOLISME
IV. FONCTIONS BIOLOGIQUES
11
1. STRUCTURE
1.1. Vitamine A
• Composée d’un cycle ß-ionone et
d’une chaîne latérale
polyinsaturée qui se termine avec
une fonction alcool primaire;
• La chaîne latérale est composée
de quatre unités isoprénoïdes,
avec une série de doubles liaisons
conjuguées qui peuvent exister en cycle ß-ionone
configuration trans ou cis.
(Gropper, Smith & Groff, 2009).
13
1.1. Vitamine A
C=
A=
B=
14
1.2. DÉRIVÉS DU RÉTINOL
15
2. PROPRIETES PHYSICO-
CHIMIQUES
2. PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES
17
2. PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES
18
2. PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES
19
I. GENERALITES
II. STRUCTURE
[Link]
IV. FONCTIONS BIOLOGIQUES
20
1. ABSORPTION
• Dans le tube digestif:
• hydrolyse des esters de rétinol par les
hydrolases du suc pancréatique et de la bordure
en brosse des entérocytes pour libérer le
rétinol.
• Incorporation du rétinol dans les micelles et
• absorption selon un mécanisme actif.
21
1. ABSORPTION
• Dans la cellule intestinale:
• Captation du rétinol par les Cellular-retinol-
binding-protein II (CRBPII)
• Re-estérification du rétinol avec le palmitate par
la lécithine-rétinol-acyl-transférase (LRAT)
• incorporation du rétinol estérifié aux
chylomicrons
• passage dans la circulation générale (circulation
sanguine)
22
2. UTILISATION
23
2. UTILISATION
• Dans le sang, le complexe RBP-rétinol se lie à la transthyrétine (pré-
albumine) pour éviter son élimination par le rein
• Au final, c’est le complexe RBP-transthyrétine-rétinol qui sera reconnu
par les récepteurs d’endocytose au niveau des cellules périphériques
cibles.
• Dans la cellule cible, le rétinol subit 2 oxydations successives qui
aboutissent à la formation de l’acide rétinoïque forme active de la
vitamine A.
24
25
26
I. GENERALITES
II. STRUCTURE
III. METABOLISME
[Link]
BIOLOGIQUES
27
1. FONCTIONS BIOLOGIQUES
• co-catalyseur de tous les phénomènes d’oxydoréduction
• augmente la résistance de l’organisme aux infections
• régularise le fonctionnement de la glande thyroïde
• participe à la formation des tissus cutanés et muqueux en favorisant
la multiplication cellulaire (d’où son rôle important dans la
cicatrisation).
• stimule la production de mélanine
28
1. FONCTIONS BIOLOGIQUES
• permet d’obtenir un teint hâlé tout en favorisant l’hydratation de la
peau.
• intervient lors de la formation et du développement de l’embryon
en agissant sur la différenciation des cellules souches.
• favorise une croissance normale des os et des dents et le bon
fonctionnement des cellules épithéliales.
29
1. FONCTIONS BIOLOGIQUES
• La vitamine A est importante pour la vision par son rôle au sein de
la rhodopsine, pigment protéique photosensible présent dans les
bâtonnets (cellules photoréceptrices de la rétine)
• La rhodopsine est responsable de la sensibilité de l’œil à la lumière.
30
2. CARENCE
• Des affections oculaires : cécité nocturne, sécheresse de la
conjonctive, xérophtalmie (opacification de la cornée), ulcération de
la cornée.
• Des maladies de peau : sécheresse, formation de rides, troubles de la
sécrétion sébacée.
• Des cheveux secs.
• Des caries dentaires par diminution de la minéralisation des dents.
31
2. CARENCE
• arrêt de croissance chez les sujets jeunes
• augmentation des infections respiratoires, digestives et urogénitales.
• diminution de la résistance à la fatigue.
• exacerbation de la nervosité
• anomalies du développement de l’embryon
32
II. LA VITAMINE E
Vitamine liposoluble.
Deux familles de vitamine E : les
tocophérols et les tocotriénols
I. GENERALITES
• II. STRUCTURE
• III. METABOLISME
• IV. FONCTIONS BIOLOGIQUES
34
1. DÉFINITION
• La vitamine E est une vitamine liposoluble
recouvrant un ensemble de 8 molécules organiques,
4 tocophérols et 4 tocotriénols.
• La forme biologiquement la plus active est l'α-
tocophérol, la plus abondante dans l'alimentation
étant le γ-tocophérol.
35
1. Historique
• 1922: découverte vitamine E par H. Evans et
Katharine Bishop et nommé facteur X
36
1. Historique
37
I. GENERALITES
II. STRUCTURE ET
PROPRIETES
• III. METABOLISME
• IV. FONCTIONS BIOLOGIQUES
38
1. STRUCTURE
• TOCOPHEROLS • TOCOTRIENOLS
• alpha-tocophérol • alpha-tocotriénol
• bêta-tocophérol • bêta-tocotriénol
• gamma-tocophérol • gamma-tocotriénol
• delta-tocophérol • delta-tocotriénol
39
1.1. TOCOPHÉROLS
•Noyau chromane
(benzodéhydropyrane) portant sur le
carbone 6 un groupement OH et sur 2
40
1.1. TOCOPHÉROLS
• Le nombre et la position des groupements méthyle sur le noyau
chromane définissent les différentes formes de tocophérols
41
1.1. Tocophérols
42
1.2. TOCOTRIÉNOLS
44
1.2. Tocotriénols
45
2. PROPRIÉTÉS PHYSICO-CHIMIQUES
46
I. GENERALITES
II. STRUCTURE ET PROPRIETES
III. METABOLISME
• IV. FONCTIONS BIOLOGIQUES
47
1. ABSORPTION
• Absorption passive
• Dans intestin, hydrolyse des esters de vitamine E (OH du cycle
chromane= site d’estérification par acides) et libération de la
vitamine E.
• En présence de sels biliaires, la vitamine E est absorbée par les
entérocytes où elle est incluse dans les chylomicrons et suit leur
absorption.
48
2. TRANSPORT
• Dans le sang, vitamine E est transportée par les lipoprotéines, en
particulier les LDL.
• Concentrations plasmatiques normales: 8 à 16 mg/L.
• Tissus riches en vitamine E= graisses, certaines glandes endocrines et
les thrombocytes
49
3. MÉTABOLISME CELLULAIRE
• Au niveau cellulaire, la vitamine E est présente à forte concentration
dans les membranes et les mitochondries.
• Dans les membranes, le noyau chromane est à la surface de la
cellule et la chaîne phytyle incrustée dans la bicouche lipidique.
• Il y a environ une molécule de tocophérol pour 1 000 molécules
d'acides gras.
50
3. MÉTABOLISME CELLULAIRE
• La vitamine E est peu ou pas métabolisée dans l'organisme.
• L'apport recommandé, RDA (recommanded dietary allowance): 10 mg
à 30 mg/jour,
• les besoins augmentant avec l'apport d'acides gras insaturés dans
l'alimentation
51
I. GENERALITES
II. STRUCTURE ET PROPRIETES
III. METABOLISME
IV. FONCTIONS
BIOLOGIQUES
52
1. RÔLE ANTIOXYDANT
• Principal rôle de la vitamine E
• La vitamine E contribue à la neutralisation des radicaux
libres dans l'organisme
• Protection de la membrane de toutes les cellules de
l’organisme
• empêche ou réduit l'oxydation des lipoprotéines de
faible densité (LDL).
• Les mitochondries génératrices de radicaux libres,
contiennent un taux de vitamine E dans leur membrane
lipidique
53
1. RÔLE ANTIOXYDANT
54
1. RÔLE ANTIOXYDANT
55
2. AUTRES RÔLES BIOLOGIQUES
• Antiagrégant plaquettaire,
• Protège les globules rouges et prévient maladies cardio-vasculaires
d’origine athéromateuse.
• Prévention de certains cancers.
• La vitamine E diminue le taux de cholestérol (tocotriénol).
• Protéger de la maladie de Parkinson en empêchant l'oxydation des
acides gras oméga-3 et du fer
56
III. VITAMINE K
(K POUR COAGULATION EN
DANOIS)
I. GENERALITES
• II. STRUCTURE
• III. BESOINS ET SOURCES
• IV. FONCTIONS BIOLOGIQUES
58
1. DÉFINITION
• Vitamine liposoluble, anti-hémorragique
• Appartient à la famille des quinones.
• Découverte par le danois Henrik Dam (prix Nobel 1943).
• Le terme vitamine K est ensemble de substances ayant structure
chimique et propriétés biologiques communes :
• la phylloquinone ou vitamine K1; les ménaquinones ou vitamine K2
et la ménadione ou vitamine K3.
59
2. BESOINS
Doses quotidiennes recommandées
(µg/jour)
Nourrissons 10
Enfant 15 -35
Homme adulte 45
Femme adulte 35
60
3. SOURCES
• la vitamine K1:
• apportée uniquement par les aliments
• Aliments riches en vitamine K1
• Choux; Épinards
• Margarines, les huiles végétales
• Foie = réserve majeure de vitamine K1 et K2
61
3. SOURCES
• la vitamine K2:
• production de vitamine K2 par bactéries
intestinales (sauf chez le nouveau-né, car
intestin stérile).
62
I. GENERALITES
63
1. STRUCTURE
1.1. Noyau naphtoquinone
• Toutes les vitamines K comportent un noyau naphtoquinone (2-
méthyl-1-4-naphtoquinone) substitué en position 3
1
2
4 3
R
64
1. STRUCTURE
1.2. STRUCTURE DE LA PHYLLOQUINONE
• Si position 3 est occupée par
chaîne latérale phytyl à 20
atomes de carbone
comportant une seule
double liaison, il s’agit de la
vitamine K1 ou
phylloquinone ou
phytoménadione ou
phytonadione.
• Retrouvée uniquement dans les plantes.
• Soluble dans les graisses
• Huile de couleur jaune. 65
1. STRUCTURE
2. Ménaquinone
• Si position 3 occupée
par. une chaîne latérale
composée
d’unités isoprène ou
résidus prényl (4à 14
unités) = vitamine K2
ou ménaquinone.
• Synthétisée par micro-
organismes de l'intestin de
l'homme et des animaux. n= 4 à 14
• liposolubles
66
1. STRUCTURE
1. 3. Ménadione
• Si position 3 occupée par
un hydrogène= vitamine
K3 ou ménadione.
• Forme synthétique de la
vitamine K
• Ne possède pas de chaîne
latérale.
• Soluble dans l'eau,
• Se transforme en Vit K2 dans
le corps
• Activité biologique 2 à 3 fois
supérieure aux Vit K1 et K2. 67
2. PROPRIÉTÉS
• Insolubles dans l’eau (sauf ménadione)
• Peu soluble dans l’alcool
• Facilement soluble dans l’éther, le chloroforme,
les graisses et l’huile
• Lentement dégradée par l’oxygène de l’air
• Rapidement dégradée par la lumière et les
alcalins
• Stable à la chaleur
68
I. GENERALITES
II. STRUCTURE
69
1. FONCTIONS BIOLOGIQUES
70
1. FONCTIONS BIOLOGIQUES
• Cofacteur de la carboxylation de l’acide
glutamique en acide gamma-
carboxyglutamique (Gla) intervenant dans la
fixation du calcium
71
2. CARENCE
Cette carence se traduit par des hémorragies dues:
▪ Déficit en vitamine K: rares
▪ Carences spontanées exceptionnelles s'observant
• après antibiothérapie par destruction de la flore
intestinale,
• chez le nouveau-né par absence de flore intestinale
• par déperdition fécale au cours des ictères
retentionnels en l'absence de résorption lipidique,
• au cours des traitements par anticoagulants: effet
compétitif.
72
VITAMINE D
I. GENERALITES
74
[Link]
• La vitamine D ou calciférol= vitamine liposoluble
• isolée puis synthétisée en 1931.
• existe sous 2 formes actives :
• la vitamine D2 ou ergocalciférol isolée à partir de
l'ergot de seigle et dérivée de l'ergostérol,
• la vitamine D3 ou cholécalciférol isolée
initialement à partir d'huile de poisson, dérivée du 7
déhydrocholestérol
75
[Link]
76
2. SOURCES DE LA VITAMINE D
• Sources:
• 80–90% de la biosynthèse cutanée sous l’effet
du rayonnement ultraviolet.
• 10–20% alimentation,
• elle se comporte plus comme une hormone que
comme une vitamine.
77
2. SOURCES DE LA VITAMINE D
2.1. Sources alimentaires
• La vitamine D est présente dans notre alimentation sous
deux formes :
• la vitamine D2 ou ergocalciférol de source végétale,
• la vitamine D3 ou cholécalciférol d’origine animale.
• Ces deux formes sont liposolubles et relativement
stables, notamment à la chaleur.
78
2. SOURCES DE LA VITAMINE D
2.1. Sources alimentaires
79
2. SOURCES DE LA VITAMINE D
2.2. Source endogène
• La principale source de vitamine D3 est la synthèse
endogène au niveau de l’épiderme, après une exposition
aux rayonnements ultraviolets B fournis par
l’ensoleillement.
• La synthèse à partir du 7-déhydrocholestérol, un
intermédiaire de synthèse du cholestérol, présent dans les
membranes des cellules du derme et de l’épiderme
80
3. APPORT N UTRITIONNEL RECOMMANDÉ
81
II. METABOLISME ET
ACTIONS BIOLOGIQUES
82
1. MÉTABOLISME
1. Synthèse de la vitamine D3
83
1. MÉTABOLISME
2. Activation de la vitamine D3
• Son activation est catalysée par des cytochromes P
localisées dans les cellules hépatiques et rénales.
• Étape 1 (hépatique)
• hydroxylation en position 25 avec formation de 25-
hydroxyvitamine D3 (25(OH)D3), forme de réserve de la
vitamine D3, (demi-vie plasmatique = deux à trois
semaines).
• Transport plasmatique de la 25(OH)D3 par la protéine
plasmatique DBP (vitamin D binding protein) jusqu’au rein.
84
1. MÉTABOLISME
2. Activation de la vitamine D3
• Étape 2:
• formation de 1,25-dihydroxyvitamine D3 (1,25(OH)2D3),
active par hydroxylation en position 1 par la CYP27B1
mitochondriale (1/2 vie plasmatique: 4 heures)
• Site majeure de production: rein
• sites mineurs de production extrarénale: placenta,
cerveau, prostate, kératinocytes, ostéoblastes
macrophages qui expriment CYP27B1.
• Cette production mineure ne contribue pas à la
formation de 1,25(OH)2D3 plasmatique
85
1. MÉTABOLISME
2. Activation de la vitamine D3
• Diffusion Vitamine D3 active dans organisme
• organes cibles:
• l’intestin,
• l’os,
• les reins
• les parathyroïdes,
• épiderme,
• le système nerveux central
86
1. MÉTABOLISME
87
1. MÉTABOLISME
88
2. ACTIONS BIOLOGIQUES
METABOLISME PHOSPHOCALCIQUE
89
2. ACTIONS BIOLOGIQUES
• Différenciation cellulaire :
• Vitamine D impliquée dans le développement des
cellules et dans leur différenciation (processus qui
permet à la cellule de se spécialiser dans une fonction
particulière dans l’organisme).
• confère à la vitamine D un rôle clé dans le système
nerveux et le système immunitaire.
• Immunité
• importance de la vitamine D dans la prévention des
infections hivernales.3
90
2. ACTIONS BIOLOGIQUES
91
2. ACTIONS BIOLOGIQUES
• Equilibre métabolique :
• rôle majeur dans la santé, l’équilibre cardiovasculaire et
action protectrice face à des troubles métaboliques
(diabète gestationnelle)
• Fonction musculaire :
• la vitamine D engagée dans processus de préservation et
de régénération des muscles.
• Maladies inflammatoires
• vitamine D représente un espoir dans prise en charge
de maladies inflammatoires, par son effet sur le système
immunitaire. 92
III. LE DÉFICIT EN VITAMINE D
93
1. MARQUEUR
94
2. VALEURS LIMITES RECONNUES
• Valeurs limites actuellement reconnues du taux
de 25(OH)D3
• * Facteur de conversion : 1 ng/ml = 2,496 nmol/l.
95
3. ÉPIDÉMIOLOGIE
• Le déficit en vitamine D est fréquent et sous-
diagnostiqué.
• Au niveau mondial, on estime qu’un milliard de personnes
auraient un tel déficit.
• Dans les pays occidentaux, plus de 40% de la population
de plus de 50 ans présenteraient un déficit.
• En Europe, une étude a montré que 80% des personnes
âgées avaient des taux de 25(OH)D en dessous de 30
ng/ml.
96
4. SYMPTÔMES
97
4. SYMPTÔMES
98
CONCLUSION
99
COURS DE BIOCHIMIE
STRUCTURALE
Module : LIPIDES
4
ETUDE DES LIPOPROTEINES
1 Définition / rôle
biologique
Définition : les lipoprotéines sont les
formes circulantes des lipides organisés
en Complexes moléculaires (lipido-
protéiques) sous formes de micelles
stabilisés par des protéines amphiphiles /
les apo-lipoprotéines.
L’enveloppe périphérique assure la
« solubilité » de la Lipoprotéine dans le
plasma permettant ainsi le transport des
lipides non hydrosolubles (CE, TG).
ETUDE DES LIPOPROTEINES
I- Lipoprotéines
Rôle biologique : Transporteurs des
lipides dans les liquides extracellulaires
(LEC : sang et autres liquides biologiques)
Lipides transportés
HO O
Cholestérol Triglycérides
ETUDE DES LIPOPROTÉINES
Principales fractions lipidiques circulantes
7
ETUDE DES LIPOPROTEINES
Structure Générale
Cœur/Noyau
Couronne
Cholestérol Apolipoprotéines
Estérifié
Phospholipides
Triglycérides
Cholestérol Libre
Hydrophobe Amphiphile
ETUDE DES LIPOPROTEINES
Structure générale d’une lipoprotéine
ETUDE DES LIPOPROTEINES
Structure générale d’une lipoprotéine
ETUDE DES LIPOPROTEINES
3- CLASSIFICATION DES LP
1- Ultracentrifugation de flottation
2- Mobilité électrophorétique
3- Composition en apoprotéines
ETUDE DES LIPOPROTEINES
Classification des lipoprotéines
1 Ultracentrifugation de flottation (UCF)
4 classes selon leur densité
Chylomicrons d < 0,96 (ultra légères)
Very Low Density Lipoprotein
d = 0,96 - 1,006 (LP très légères)
Low Density Lipoprotein
D=1,006 - 1,063 (LP légères)
Electrophorégramme ou
lipidogramme
ETUDE DES LIPOPROTEINES
3 Composition en apoprotéines
Les apoprotéines (apo) sont désignées par des lettres
majuscules suivies de chiffre.
200 100 nm
Chylomicrons
VLDL = 70 30 nm
Very Low Density Lipoproteins
LDL = 25 20 nm
Low Density Lipoproteins
HDL = 11 8 nm
High Density Lipoprotein
3. DIFFERENTS TYPES DE LP
selon le contenu lipido protéinique
1-CHYLOMICRONS
ORIGINE
3. DIFFERENTS TYPES DE LP
selon le contenu lipido protéinique
1-CHYLOMICRONS
Description
- + grosses molécules des LP
- Riches en TG 80-90%
- 5% de protéines
- formés dans l'intestin
Rôle biologique
-Transport des TG d ’origine alimentaire
- Apport d’acides gras aux tissus (tissu
adipeux, foie, muscle)
ETUDE DES LIPOPROTEINES
3. DIFFERENTS TYPES DE LP
selon le contenu lipido protéinique
VLDL (very low density LP)
3. DIFFERENTS TYPES DE LP
selon le contenu lipido protéinique
4- HDL
Description
- comportent :48% de lipides et 52% de protéines
- sont formés par l'intestin et le foie
Rôle biologique
-ramener l'excès de cholestérol des tissus
périphériques vers le foie où il pourra être
éliminé (transport inverse)
ETUDE DES LIPOPROTEINES
4- HDL (high density lipoprotein)
Rôle biologique
Cette fonction permet d'éviter l'accumulation de
cholestérol dans les vaisseaux sanguins et donc
d'éviter les risques d'athérosclérose.
C'est pour cela que les HDL sont qualifiées
de »bon cholestérol » par rapport aux LDL qui
sont appelées »mauvais cholestérol ».
ETUDE DES LIPOPROTEINES
4-APPLICATIONS
1-Physiologique : Devenir des lipides transportés
Entièrement
dégradables Non
Glycérol + AG dégradable
(CO2 + H2O) (acides biliaires)
CT = cholestérol Total
Propriétés
-Les TG sont très apolaires;
= graisses neutres
-ne sont pas
amphipathiques (ne
participe pas à la structure
des membranes)
- Sont hydrolysables par les
lipases.
ETUDE DES LIPOPROTEINES
Triglycérides : Applications
Pathologies :
- Obésité
- Diabète de type 2
- Maladies cardiovasculaires HTA, AVC…
ETUDE DES LIPOPROTEINES
4-APPLICATIONS
3- Anomalies du Métabolisme des Lp
ETUDE DES LIPOPROTEINES
4-APPLICATIONS 3- Maladies cardiovasculaires
L’athérosclérose
réponse inflammatoire chronique de la paroi artérielle suite au
dépôt de graisse (athérome). Le risque d’athérosclérose s’accroit
avec l’ du taux de LDL-C et/ou
du taux du HDL C.
CONCLUSION
• Les lipides sont :
• forme privilégiée de mise en réserve
d'énergie, surtout chez les animaux
• sont stockés dans les tissus adipeux.
• indispensables au bon fonctionnement de
l'organisme car en plus du rôle structural,
rôle fonctionnel métabolique
• mais une alimentation trop riche en
graisses favorise dyslipidémie; obésité et
maladies cardiovasculaires
MERCI
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AnyScanner
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