Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises
Nouakchott-Mauritanie
Recherche dans la matière système financier mauritanien
Filière : Finance et comptabilité L2
Dans : La crise financière 2008
NOM : Aichete Moustapha Mahmoud I19590
NOM : EL HAZA MEYARA EL HACEN I19682
Année Universitaire : 2023-2024 Enseignant : Dr El Moustapha O. Sidi Mohamed
Sommaire
Introduction générale ................................................................................................................
Les origines et le déclenchement de la crise .............................................................................
La propagation de la crise financière à l'économie mondiale ...................................................
Impact de la crise sur l’économie mauritanienne......................................................................
Les réponses des gouvernements ..........................................................................................
Les conséquences de la crise....................................................................................................
Conclusion...............................................................................................................................
Bibliographie............................................................................................................................
Introduction générale :
La crise financière de 2008, également connue sous le nom de « crise de subprimes » ou « Grande
Récession », a été l'une des crises économiques les plus dévastatrices de l'histoire moderne. Elle a
commencé aux États-Unis et s'est rapidement propagée à l'échelle mondiale, affectant les économies
et les populations partout.
Cette crise a débuté avec l'octroi d'un grand nombre de crédits immobiliers à taux variables aux
ménages à faibles revenus, qui représentaient des emprunteurs à faibles garanties. Ces crédits, appelés
"subprimes", étaient garantis par le bien immobilier acheté. Cependant, lorsque la Banque centrale des
États-Unis (la FED) a augmenté ses taux d'intérêt de 1% en 2004 à plus de 5% en 2006, de nombreux
ménages se sont retrouvés dans l'impossibilité de rembourser leurs prêts.
La mise en vente des nombreux logements saisis par les banques a contribué à la chute des prix de
l'immobilier. Les investisseurs financiers détenteurs des titres associés aux crédits subprimes ont
connu d'importantes pertes. La crise immobilière est alors devenue une crise financière, paralysant le
marché interbancaire et menaçant la stabilité du système financier mondial.
La crise financière de 2008 est un sujet d'une grande importance et pertinence pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, elle a eu un impact majeur sur l'économie mondiale, touchant non seulement les États-
Unis, où elle a commencé, mais aussi de nombreux autres pays à travers le monde. Les effets de cette
crise se font encore sentir aujourd'hui, car elle a entraîné une récession mondiale, une augmentation
du chômage, une augmentation de la pauvreté et des inégalités, ainsi qu'une détérioration de la santé
mentale.
De plus, la crise a eu un impact durable sur les politiques monétaires, notamment dans la zone euro, et
a conduit à un mouvement pour une meilleure régulation du système bancaire. Comprendre la crise
financière de 2008 est essentiel pour prévenir des crises similaires à l'avenir. Elle offre des leçons
précieuses sur les dangers de la spéculation financière et la nécessité d'une régulation efficace.
La crise financière de 2008 a également offert plusieurs leçons importantes. Elle a mis en évidence le
risque systémique lié à l'interdépendance des acteurs financiers, des secteurs et des pays, soulignant
ainsi la nécessité d'une coopération internationale accrue et d'une action rapide pour contrer une crise
globale. Elle a démontré l'importance d'une régulation financière efficace, et a souligné le rôle crucial
des banques centrales dans la stabilisation de l'économie en période de crise. La crise a également
révélé l'importance de la transparence dans le système financier et a souligné l'importance de la
gestion des risques dans le secteur financier.
Ces leçons ont conduit à des changements significatifs dans la régulation financière et la politique
économique dans de nombreux pays. Dans le cadre de cette recherche, nous explorerons plus en détail
ces aspects de la crise financière de 2008.
En somme, l'étude de la crise financière de 2008 offre des perspectives précieuses sur le
fonctionnement de l'économie mondiale, les risques associés à la spéculation financière et
l'importance de la régulation financière. C'est un sujet qui reste d'actualité et pertinent pour quiconque
s'intéresse à l'économie et à la finance
Les origines et le déclenchement de la crise :
En février 2007, la crise financière a débuté aux États-Unis, pays considérés comme le chef et le
fondement de l’économie mondiale, même si d’autres économies lui font concurrence, comme la
Chine, le Japon et l’Union européenne. La crise, selon les spécialistes et les économistes, était la crise
des prêts hypothécaires.
Il s'est ensuite étendu aux bourses, aux banques et aux compagnies d'assurance aux États-Unis et en
Europe.
- La crise hypothécaire : s'est produite après que la hausse des taux d'intérêt a entraîné un changement
dans la nature du marché américain, qui s'est traduit par une baisse des prix de l'immobilier et une
augmentation du nombre de personnes incapables de rembourser leurs prêts hypothécaires.
- La titrisation des prêts hypothécaires : Les banques ont commencé à regrouper les prêts
hypothécaires et à les vendre sous forme de titres sur les marchés financiers. Cela a permis aux
banques de transférer le risque à d'autres investisseurs, ce qui a encouragé une plus grande prise de
risque.
- Le rôle des agences de notation : Les agences de notation ont joué un rôle important en attribuant
des notes élevées à ces titres hypothécaires, ce qui a conduit à une sous-estimation du risque par les
investisseurs.
- Après cela, des signes de crise sont apparus avec une augmentation du nombre de défauts de
paiement, ce qui a entraîné une augmentation dans la saisie de biens immobiliers par des prêteurs ou
des banques, de sorte que le nombre de logements proposés à la vente aux États-Unis a augmenté.
- La capacité des banques à financer les entreprises et les particuliers s'est affaiblie, ce qui a entraîné
une diminution des investissements et des dépenses de consommation, et des signes d’une récession
ont commencé.
- Les grandes étapes de la crise financière sont les suivantes :
Février 2007 : Les signes de l'explosion de la crise financière commencent à apparaître aux
États-Unis, ou ce qu'on appelait à l'époque l'éclatement de la bulle qui survient après
l'intensification des remboursements des prêts hypothécaires, accordés à des débiteurs
incapables de rembourser.
Septembre 2008 : La banque Lehman Brothers, l'un des plus grands établissements
financiers des États-Unis, fait faillite. Cette faillite a eu un impact majeur sur les marchés
financiers mondiaux et a conduit à une crise économique mondiale.
-La réaction des gouvernements et des banques centrales : Après la faillite de Lehman Brothers, les
gouvernements et les banques centrales du monde entier ont pris des mesures pour stabiliser le
système financier. Cela comprenait des renflouements de banques, des injections de liquidités et des
baisses de taux d'intérêt.
2009 : La crise financière mondiale se propage à l'économie réelle, entraînant une récession
économique mondiale.
La propagation de la crise financière à l'économie mondiale :
-La titrisation des créances à risque (subprimes) a permis aux banques américaines de vendre ces
produits financiers à d'autres institutions financières dans le monde, notamment en Europe. Ces
produits étaient souvent notés AAA par les agences de notation, ce qui leur donnait une apparence de
sécurité. Lorsque les emprunteurs ont commencé à faire défaut, les détenteurs de ces titres ont subi de
lourdes pertes, ce qui a fragilisé le système bancaire international. Par exemple, la banque Lehman
Brothers, qui avait acheté beaucoup de subprimes, a fait faillite en septembre 2008, provoquant un
choc sur les marchés financiers.
-La mondialisation des échanges a rendu les économies interdépendantes. La récession aux Etats-Unis
a entraîné une baisse de la demande de biens et de services, ce qui a affecté les exportations des pays
partenaires, notamment les pays émergents. La chute des cours des matières premières, liée à la baisse
de la demande mondiale, a également pénalisé les pays producteurs. Par exemple, la Chine, qui
exportait beaucoup vers les Etats-Unis, a vu sa croissance ralentir de 14 % en 2007 à 9 % en 2008.
Les pays du Moyen-Orient, qui dépendaient des revenus du pétrole, ont vu leur richesse diminuer de
25 % en 2009.
En plus des impacts macroéconomiques, la crise financière a eu des répercussions profondes sur les
individus. L'augmentation du chômage a été un des effets les plus visibles et les plus immédiats. Cette
situation a entraîné une baisse des revenus et une insécurité économique pour de nombreux ménages.
Les difficultés à obtenir des financements ont freiné l'investissement et la consommation, ce qui a eu
un impact direct sur le niveau de vie des gens.
-La perte de confiance des marchés a provoqué une crise de liquidité, c'est-à-dire une difficulté à
obtenir des financements à court terme. Les banques se sont méfiées les unes des autres et ont réduit
leurs prêts, ce qui a entraîné un resserrement du crédit. Les entreprises et les ménages ont eu plus de
mal à emprunter, ce qui a freiné l'investissement et la consommation. Par exemple, le volume du
commerce mondial a chuté de 12 % en 2009, le plus fort recul depuis la Seconde Guerre mondiale.
Impact de la crise sur l’économie mauritanienne :
La crise financière de 2008 a eu un impact significatif sur de nombreux pays, y compris la Mauritanie.
Même si la Mauritanie était faiblement intégrée aux circuits financiers internationaux, elle a montré
de forts signes de vulnérabilité.
La crise économique et financière mondiale est venue s'ajouter à une crise politique aiguë dans
laquelle le pays était plongé depuis août 2008. La Mauritanie, qui sortait d'une période de gel de la
coopération avec ses principaux partenaires, avait besoin d'un nouveau souffle pour se préparer à
d'éventuelles crises.
La crise a affecté la Mauritanie de plusieurs façons. D'une part, la baisse des prix des matières
premières, sur lesquelles l'économie mauritanienne dépend fortement, a eu un impact négatif sur
l'économie. D'autre part, le gel de l'aide au développement pendant la période de crise politique a
également affecté le pays.
En outre, la crise financière mondiale a entraîné une baisse drastique des transferts des immigrés, ce
qui a également affecté l'économie mauritanienne.
Pour faire face à ces défis, la Mauritanie a dû mettre en place des réformes pour parer à d'éventuelles
secousses¹. Ces réformes ont inclus des discussions sur la gouvernance financière, économique et
sociale du développement.
Il est important de noter que chaque pays a été touché différemment par la crise financière de 2008, et
les impacts spécifiques peuvent varier en fonction de nombreux facteurs, y compris la structure de
l'économie, les politiques gouvernementales, et d'autres facteurs socio-économiques.
Les réponses des gouvernements :
Voici quelques exemples de la manière dont différents pays et régions ont répondu à la crise
financière de 2008 :
1. États-Unis : Le gouvernement américain a adopté un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars
US le 3 octobre 2008. La Réserve fédérale des États-Unis a abaissé ses taux d'intérêt jusqu'à une
fourchette historique de 0 à 0,25% pour combattre la récession.
2. Union européenne : Les institutions européennes ont réagi rapidement à la crise. Entre octobre
2008 et mai 2009, la Banque centrale européenne (BCE) a graduellement abaissé son taux directeur
de 4,75% à seulement 1%. En juillet 2012, le taux est passé sous la barre des 1% et demeure
aujourd'hui à 0%. De plus, le 10 mai 2010, les institutions européennes ont créé le Fonds européen de
stabilité financière (FESF), doté de 750 milliards d'euros, ainsi que le Mécanisme européen de
stabilité financière (MESF) pour fournir des aides financières aux États membres.
3. Pays africains : Les pays africains ont été affectés par la baisse des cours mondiaux du pétrole,
provoquant de grands trous dans les politiques budgétaires de ces États. Plusieurs pays africains ont
décidé de reporter le recours aux marchés financiers internationaux pour mobiliser des ressources
nécessaires au financement de la croissance et se sont tournés vers les marchés locaux.
4. Pays arabes : Les pays du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCEAG) ont vu leur
dette publique augmenter significativement depuis la crise de 2008. Par exemple, Dubaï a été soutenu
par les créanciers de Dubaï, ainsi que le gouvernement d’Abou Dhabi, intervenant avec une aide
salvatrice de $20 milliards.
Ces mesures ont été prises pour stabiliser les économies, soutenir les secteurs en difficulté et prévenir
une récession économique. Cependant, elles ont également entraîné une augmentation significative
des déficits publics et de la dette publique.
Les conséquences de la crise :
Au cours de l'année qui a suivi la crise financière de 2008, l'activité économique a diminué dans la
moitié des pays du monde. Les analyses disponibles indiquent que la production dans de nombreux
pays est jusqu'à présent restée inférieure aux niveaux qui auraient prévalu si elle avait suivi sa
tendance générale d'avant la crise.
En outre, il semble que la crise ait pu avoir des effets à long terme sur la croissance potentielle en
raison de son impact sur les taux de fécondité et les migrations, ainsi que sur les inégalités dans la
répartition des revenus.
Malgré ces effets, certaines politiques spécifiques ont eu un impact certain sur la manière dont les
différents pays se comportent après la crise. Les pays qui se portent mieux en termes de finances
publiques, dont les banques bénéficient de meilleurs niveaux de réglementation et de surveillance et
appliquent des systèmes de taux de change flexibles, sont généralement moins touchés.
Le coût de la crise :
L'étude a examiné un échantillon de 180 pays – comprenant des économies avancées, des marchés
émergents et des économies en développement à faible revenu pour mesurer le degré de déclin de
l'activité économique au cours de la décennie qui a suivi l'effondrement de Lehman Brothers. Alors
que de nombreuses économies mondiales ont connu des pertes de production par rapport aux
tendances d'avant la crise, les expériences d'après-crise ont varié selon les pays. Les économies
avancées et les pays en développement exportateurs de matières premières à faible revenu ont été plus
touchés que les autres.
Conséquences possibles à long terme :
Les analyses suggèrent que la crise a peut-être laissé des cicatrices au-delà des effets documentés sur
les tendances globales de la croissance. Par exemple, les taux de fécondité ont continué à baisser
fortement dans de nombreuses économies – une évolution qui pèsera à l'avenir sur la taille de la
population active de ces pays. Un autre effet est la baisse des taux de migration nette (migration
entrante moins migration sortante) après la crise dans les économies avancées.
Conclusion :
Les crises, malgré leurs différences dans les détails, partagent des éléments importants, notamment un
laxisme dans les premières réponses, accompagné d'un déni de la part des responsables, soutenu par la
perception dominante selon laquelle la question est différente de ce qui a conduit aux crises
précédentes. C'est ce qu'observent les économistes Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff dans leur
ouvrage, dans lequel ils retracent l'histoire des crises financières dans 66 pays au cours de huit siècles.
Avant chaque crise financière majeure, il existait une croyance dominante qui excluait sa survenue,
faisait taire les avertissements d'une crise imminente et sous-estimait les premiers signes avant-
coureurs d'une crise, selon laquelle les affaires de l'économie étaient sous le contrôle des personnes
concernées. Avant la crise de 2008, l'opinion dominante aux États-Unis était que tout allait bien grâce
aux bienfaits de la mondialisation, à la reprise du secteur technologique, au développement du secteur
financier, à une meilleure mise en œuvre de la politique monétaire et au phénomène de titrisation de la
dette. Malgré le doublement des prix de l'immobilier et la hausse des cours boursiers, financés par
d'énormes dettes étrangères, l'opinion dominante était que les États-Unis et d'autres pays développés
ne connaîtraient pas une crise financière semblable à celle des marchés émergents. Puis c'est arrivé.
Bibliographie:
[Link]
[Link]
economique-mondiale/
[Link]
[Link]
subprimes/crise-financiere/crise-financiere-quelles-protections-pour-les-particuliers/
[Link]
recovery-10-years-after-the-crisis
[Link]
financial-crisis-on-mauritania-lessons-learned-and-possible-reforms