Raisonner par récurrence en mathématiques
Raisonner par récurrence en mathématiques
Lycée Al-Kawthar
Code: EIB-F128 Ed: 01 Fiche supplémentaire (01/2017)
Pour montrer qu'une propriété P(n), dépendant d'un entier naturel n, est vraie à partir de l'entier n0 :
1) On vérifie qu'elle est vraie pour le rang initial n0 .
INITIALISATION
C'est-à-dire P(n0) est vraie.
Exercices d’entrainement
n(n 1)
1) Démontrer que pour tout entier n ≥ 1, on a : 1 + 2 + 3 + … + n = .
2
n(n 1)(2n 1)
2) Démontrer que pour tout entier n ≥ 1, on a : 12 + 22 + 32 + … + n2 = .
6
n 2 (n 1) 2
3) a) Démontrer que pour tout entier n ≥ 1, on a : 13 + 23 + 33 + … + n3 = .
4
b) En déduire une relation entre la somme des cubes et la somme des entiers de 1 à n.
n(n 1)(n 2)
4) Démontrer que pour tout entier n ≥ 1, 1 × 2 + 2 × 3 + … + n(n + 1) = .
3
Exercices d’entrainement
u 0 2
I- Soit (un) la suite définie par : pour tout n .
n 1
u 2u n 3
1) Calculer u1 , u2 et u3 .
2) Démontrer par récurrence que un = 3 – 2n.
u1 2
II- Soit (un) la suite définie par : pour tout n .
u n 1 2u n 1
Démontrer, par récurrence, que un = 2n – 1 + 1.
III- La suite (un) est définie par u0 = 3 et pour tout entier naturel n, un+1 = − un + 4.
1) Déterminer u1, u2, u3, u4, u5 et conjecturer l'expression de un en fonction de n.
2) Démontrer cette conjecture par récurrence.
IV- La suite (un) est définie par u0 = 2 et pour tout entier naturel n, un+1= 2un − 3.
1) Détermine u1, u2, u3, u4, u5.
2) Étudier les premiers termes de la suite (vn) définie pour tout entier naturel n par vn = un − 3.
3) Conjecturer l'expression de vn en fonction de n.
4) Démontrer cette conjecture par récurrence.
5) Exprimer alors un en fonction de n.
V- La suite (un) est définie par u0 = 2 et pour tout entier naturel n, un+1 = 5un − 8. Démontrer par récurrence
que la suite (un) est constante.
VI- Pour tout entier naturel n non nul, on pose : Sn = 1+ 3 + 5 + … + (2n − 1).
1) Calculer S1, S2, S3 et S4.
2) Conjecturer l'expression de Sn en fonction de n.
3) Démontrer cette conjecture par récurrence.
4) Observer la somme Sn et donner une autre démonstration de la conjecture. (On peut utiliser le fait
n(n 1)
que 1 + 2 + 3 + … + n = ).
2
VII- La suite (un) est définie par u0 ]0 ; 1[ et pour tout entier naturel n, un + 1 = un(2 – un). Démontrer par
récurrence que pour tout entier naturel n, 0 < un < 1. (on pourra utiliser la fonction f définie sur ]0 ; 1[ par
f(x) = x(2 – x)).
3) Sens de variation
Soit une suite numérique (un) définie sur une partie I de .
(un) est dite croissante (strictement croissante) si, pour tout entier naturel n de I, un + 1 ≥ un
(un + 1 > un).
(un) est dite décroissante (strictement décroissante) si, pour tout entier naturel n de I ,
un + 1 ≤ un (un + 1 > un).
Une suite croissante (ou décroissante) est dite monotone.
Remarques •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
1- Sens de variations d'une suite explicite : Voici trois méthodes pour étudier le sens de variation
d'une suite numérique définie explicitement .
a) On détermine le signe de un + 1 – un .
Si un + 1 – un ≥ 0 , alors (un) est croissante.
Si un + 1 – un ≤ 0, alors (un) est décroissante
u n 1
b) Si les termes de la suite (un) sont strictement positifs, on compare à 1.
un
u n 1
Si ≥ 1 , alors (un) est croissante.
un
u n 1
Si ≤ 1, alors (un ) est décroissante.
un
c) Si le terme général de la suite (un) s'écrit un = f(n) , où f est une fonction numérique, le sens
de variation de (un) est celui de f. On étudie alors le signe de f ' dérivée de f.
2- Sens de variations d'une suite récurrente : Pour étudier le sens de variation d'une suite
récurrente, il est avantageux d'utiliser le raisonnement par récurrence. Par exemple on détermine
le signe de u1 – u0, on conclue le sens de variation de (un) et en le démontre par récurrence.
Exercices d’entrainement
2n 3
III- Soit (un) la suite définie par un = , pour tout n .
n2
Démontrer que (un) est strictement croissante.
u1 1
IV- Soit (un) la suite définie par : pour tout n .
u n 1 1 u n
1) Démontrer que les termes de cette suite sont strictement positifs.
2) Démontrer que (un) est strictement croissante.
3) Démontrer, par récurrence, que un < 2 pour tout n .
Exercices d’entrainement
u 0 2
V- Soit (un) la suite définie par : u n pour tout n .
u
1 un
n 1
1) Démontrer, par récurrence, que un < 2 pour tout n .
1
2) Supposons que vn = 1 + , pour tout n .
un
a) Démontrer que la suite (vn) est arithmétique et déterminer sa raison et son premier terme.
b) Exprimer vn puis un en fonction de n.
u 0 2
VI- Soit (un) la suite définie par : 1 pour tout n .
u n 1 u n 3
4
1) Démontrer que la suite (un) est ni arithmétique ni géométrique.
2) Soit (vn) la suite définie par vn = 2un + 8, pour tout n .
a) Démontrer que la suite (vn) est géométrique et déterminer sa raison et son premier terme.
b) Exprimer vn puis un en fonction de n.
c) Calculer la somme sn = v0 + v1 + …. + vn en fonction de n. En déduire la somme
tn = u0 + u1 + …. + un en fonction de n.
Suites numériques
I- LIMITE D'UNE SUITE
Définition 1 (limite finie) : Dire qu'une suite (un) a pour limite un nombre réel L signifie que tout
intervalle ouvert contenant L contient tous les termes de la suite à partir un certain indice (ou rang). On
écrit lim u n = L.
n
contient tous les termes de la suite (un) à partir d'un certain indice.
► Les suites de référence définies pour tout entier naturel n par : un = n ; vn = n2 ; wn = n3 et tn = n ont
pour limite + ∞.
► Conclusion : Soit (un) une suite telle que lim u n = L . Si la limite L est finie, on dit alors que (un)
n
converge vers L. On dit aussi que (un) est convergente (vers L). Une suite (un ) est non convergente
si lim u n = + ∞ ou – ∞ soit que cette limite n'existe pas.
n
alors lim u n = L.
n
Exemple 1:
2n 1
a) La suite (un) définie, pour tout n , par un = est convergente vers L = 2 , car :
n 1
2x 1
lim = 2.
x x 1
b) La suite (un) définie, pour tout n , par un = 2n a pour limite L = + ∞, car lim 2x = + ∞ car
x
2 > 1. Donc (un) est une suite non convergente.
c) La suite (un) définie, pour tout n , par un = (– 1)n est non convergente car sa limite
n’existe pas.
2- Suite majorée – suite minorée
Une suite (un) , n , est dite majorée s'il existe un réel k tel que: pour tout n , un ≤ k.
k s'appelle majorant de la suite.
Une suite (un) , n , est dite minorée s'il existe un réel m tel que : pour tout n , un ≥ m.
m s'appelle minorant de la suite.
Une suite est dite bornée lorsqu'elle est, à la fois, majorée et minorée.
Exemple 2 :
1
o La suite (un) définie, pour tout n , par un = est majorée par 1, en effet :
n 1
1 n
un – 1 = –1= < 0 donc un < 1 pour tout n .
n 1 n 1
1
Cette suite est aussi minorée par 0 car , pour tout n , on a : un = > 0.
n 1
La suite (un) est donc bornée, 0 < un < 1.
o La suite récurrente , définie par u0 = 1 et un + 1 = 2 u n est telle que, pour tout n , on a :
0 < un < 2.
En effet : Par récurrence on a :
u0 = 1, donc 0 < u0 < 2 est vraie.
Supposons que 0 < un < 2.
Démontrons que 0 < un + 1 < 2.
En effet : on a 0 < un < 2 , donc 2 < 2 + un < 4 alors 0 < 2 < 2 u n < 2 donc
0 < un + 1 < 2 et ce qu’il fallait démontrer.
Autre méthode : La fonction g définie sur ]0 ; 2[ par g(un) = un + 1 qui est x 2 x est
strictement croissante et comme 0 < un < 2 alors g(0) < g(un) < g(2) donc
0 < 2 < un + 1 < 2 et c.q.f.d.
Conclusion : La suite (un) est bornée car, pour tout n , on a 0 < un < 2.
Remarque ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Une suite (un) est dite périodique à partir d’un entier n0 de s’il existe un entier naturel non
nul p tel que un + p = un , pour tout n > n0.
La plus petite valeur prise par p s’appele la période de (un) .
2
Exemple 3 : La suite (un) définie par un = sin n est périodique de période 6, en
3 3
2 2 n 2
effet : un + 6 = sin (n 6) = sin 2 = sin n = un .
3 3 3 3 3 3
Remarque : Ce théorème est très efficace pour étudier une suite récurrente. Cependant, elle ne
permet pas de déterminer sa limite dans le cas de la convergence. La propriété suivante complète
une telle étude.
Propriété : Soit une suite récurrente convergente définie par u0 et un + 1 = g(un).
Si la fonction x g(x) est continue, alors la limite l de cette suite est une racine de l'équation :
l = g(l). (On voit bien que lim u n 1 lim u n = l ).
n n
u l c c
lim n
n v
(k ≠ 0) lim
n v
(k ≠ 0)
n k n k
Remarque : Dans le cas où l ou k , est + ∞ ou – ∞ , opérations sur les limites des fonctions à
variable réelle restent également valables dans le cas des suites.
6- Suites et inégalités
On sait que les limites à l'infini des fonctions d'une variable réelle respectent les inégalités ; il en
est de même pour celles des suites, Ainsi:
Si (un) et (vn) sont deux suites ayant des limites et telles que, pour tout n, un ≤ vn, alors :
lim u n ≤ lim v n .
n n
Si (un), (vn) et (wn) sont trois suites ayant des limites et telles que, pour tout n, un ≤ vn ≤ wn,
alors : lim u n ≤ lim v n ≤ lim w n .
n n n
Si (un), (vn) et (wn) sont trois suites ayant des limites et telles que, pour tout n, un ≤ vn ≤ wn,
alors : lim u n ≤ lim v n ≤ lim w n , et si lim u n = lim w n = l, alors lim v n = l.
n n n n n n
En particulier :
Si un ≤ vn et si lim u n = + ∞, alors lim v n = + ∞.
n n
Exercices types :
1) Soit la suite (un) telle que un = 2n + n 2 1 pour tout n .
a) Démontrer que un > 2n.
b) En déduire la limite de (un).
n
1 1 1 1
2) Soit la suite (un) telle que un =
k 1
n
k
22
n 1
2
n 2
... 2
n n
pour tout n * .
1 n 1 1 1
a) Démontrer que un 2 (utiliser le fait que 2 2 2 pour
n 1 n 1 n n n k n 1
1 ≤ k ≤ n).
b) En déduire la limite de (un).
o Une suite arithmétique (un) de raison r et de premier terme u0 est non convergente.
o Soit (un) une suite géométrique de raison non nul q et de premier terme u0 ; on a : un = u0 . qn.
Si q > 1, alors lim q n = + ∞ et par suite lim u n = + ∞ ou – ∞ suivant le signe de u0. La suite (un)
n n
Si |q| < 1 c-à-d – 1 < q < 1, alors lim q n = 0 et parsuite lim u n = 0. La suite (un) est donc
n n
convergente.
1 qn
Sn = u 0 est la somme de n premiers termes de la suite (un). Si la suite géométrique (un) est
1 q
u
illimitée, c-à-d le nombre des termes est infini, alors lim Sn S 0 .
n 1 q
Exercices types
2
3) Déterminer la limite de la suite arithmétique (un) de raison r = et de premier terme u0 = 3.
5
4) Déterminer les limites des suites(un), (vn) et (wn) définies par :
n
2
Un = – 2n ; vn = et wn = (–3)n.
3
5) Ecris le nombre A = 1,43 43 43 …. Sous la forme d’une fraction irréductible.
6) Calculer la limite de la somme suivante lorsque le nombre des termes augmente indéfiniment :
1 1 1
E = 1 ..... .
2 4 8
Suites numériques (Problèmes)
I- On considère la suite numérique (un) définie par : u0 = 1, et pour tout n , un+1 = un 1 .
1) Démontrer par récurrence sur n, que 0 < un < 2.
2) Démontrer par récurrence sur n, que la suite (un) est croissante.
3) Déduire que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite.
II- On considère la suite numérique (un) définie par : u0 = 1, et pour tout n , un+1 = un + 2n +1.
1) Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, un ≥ n2.
2) Que peut-on déduire à propos de la convergence de la suite (un) ? justifier.
III- On considère la suite numérique (un) définie par : u0 = 0, et pour tout n , un+1 = u n 2 + 1.
1) Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n ≥ 4, un ≥ 2n.
2) Que peut-on déduire à propos de la convergence de la suite (un) ? justifier.
IV- Déterminer dans chaque cas, si elle existe, la limite de la suite (un) :
n 1 n
n
2 5 1 5 1
n n
3) un = (pour n ≥ 1) . 4) un = 2 (pour n ≥ 1) .
n n
n2 1
V- On considère la suite numérique (un) définie pour tout entier naturel n ≥ 3, par un = .
n2
1) Démontrer que pour tout entier naturel n ≥ 3, un ≥ n n .
2) Préciser alors le comportement à l’infini de la suite (un).
VI- On considère la suite numérique (un) définie pour tout entier naturel n ≥ 4, par :
1 1 1
un = 1 ... .
2 3 n
1 1
1) Justifier que pour tout entier naturel k, 0 < k ≤ n, , puis que pour tout entier naturel n ≥ 4,
k n
un ≥ n .
2) Déduire la limite de la suite (un).
1
VII- On considère la suite numérique (un) définie par : u0 = , et pour tout n , un+1 = u n 2 – un + 1.
2
1
1) Etudier les variations de la fonction g définie sur , 1 par g(x) = x2 – x + 1.
2
1
2) Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n , ≤ un < 1.
2
3) Démontrer par récurrence sur n, que la suite (un) est croissante.
4) Déduire que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite
VIII- On considère la suite numérique (un) définie pour tout entier naturel n ≥ 1, par :
1 1 1 1
un = ... .
n 1 n 2 n 3 n n
n n
1) Justifier que pour tout entier naturel non nul n, un .
n n n 1
2) Déduire que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite.
1 1
IX- 1) Démontrer par récurrence sur n, que: pour tout n n 1 .,
n! 2
1 1 1 1
2) On considère la suite (un) définie par : un = 1 + ... .
1! 2! 3! n!
a) Déduire de la première question que cette suite est majorée par 3.
b) Montrer qu'elle est convergente.
3 2u n
X- On considère la suite numérique (un) définie par : u0 = 1, et pour tout n , un+1 = .
2 un
1) Calculer les 4 premiers termes de cette suite.
2) Démontrer que un > 0 pour tout n .
3) Démontrer que la suite (un) est majorée par 3 .
4) Etudier le sens de variation de la suite (un).
un 3
5) On considère la suite (vn) définie par : pour tout n , vn =
.
un 3
a) Montrer que la suite (vn) est une suite géométrique dont on demande de déterminer la raison et
le premier terme.
b) Calculer lim vn et en déduire lim un .
n n
2u n 1
XI- On considère la suite numérique (un) définie, sur , par : u0 = 1 , un + 1 = .
2u n 3
1
1) a) Démontrer que pour tout entier naturel n , ≤ un ≤ 1.
2
b) Démontrer la suite (un) est décroissante.
c) Déterminer lim un.
n
1 1 1
2) a) Démontrer que, pour tout n , 0 ≤ un + 1 – ≤ un .
2 4 2
1
b) Démontrer que la suite définie par un – est majorée par une suite géométrique dont on
2
déterminera la raison et le premier terme.
c) Retrouver, à partir de la question précédente, lim un .
n
XII- On définit, pour tout entier naturel n > 0, la suite (un) de nombres réels strictement positifs par
n2
un = n .
2
u
1) Pour tout entier naturel n > 0, on pose vn = n 1 .
un
1
a) Montrer que lim vn = .
n 2
1
b) Montrer que, pour tout entier naturel n > 0, vn > .
2
3
c) Trouver le plus petit entier N tel que, si n ≥ N, vn < .
4
3
d) En déduire que si n ≥ N alors un + 1 < un.
4
On pose, pour tout entier naturel n ≥ 5 , Sn = u5 + u6 + ... + un.
2) On se propose de montrer que la suite (Sn) (n ≥ 5) est convergente.
n 5
3
a) Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n ≥ 5, un ≤ u 5 .
4
3 3 2
3
n 1
un 8
XVI- On considère la suite numérique (un) définie, sur , par : u0 = 1 , un + 1 = .
2u n 1
1) Calculer u1, u2 et u3.
1 x 8
2) Soit la fonction h définie sur ; + par h(x) = et (H) sa courbe représentative.
2 2x 1
a) Tracer (H) et la droite (d) d'équation y = x dans un repère orthonormé (O ; i ; j ) (unité
graphique 1 cm).
b) Construire à l'aide de (H) et de (d) les points de l'axe (O ; i ) d'abscisses respectives u0 , u1 , u2
et u3.
c) Que peut-on revoir quant à la convergence de la suite (un)?
u 2
3) (vn) est la suite définie pour tout n par : vn = n .
un 2
a) Montrer que la suite (vn) est une suite géométrique dont on demande de déterminer la raison et
le premier terme.
b) Exprimer vn puis un en fonction de n et calculer lim vn puis lim un.
n n
XVII- Soit (un) la suite définie par u0 = 2 et, pour tout entier naturel n, par un+1 = 2un + 2n2 – n.
On considère également la suite (vn) définie, pour tout entier naturel n, par vn = un + 2n2 + 3n + 5.
Voici un extrait de feuille de tableur :
A B C
1 n un vn
2 0 2 7
3 1 4 14
4 2 9 28
5 3 24 56
6 4 63
7
8
Utiliser le tableau pour déterminer, en justifiant, une expression de vn et de un en fonction de n
uniquement.
XVIII- On considère les suites (un) et (vn) définies pour tout entier naturel n par :
u 0 0 v0 2
3u n 1 et 3v n 1
u n 1 4 v n 1 4
un 1
II- La suite (u n ) est définie par u 0 =1 et pour tout entier naturel n, u n+1 = .
2
1) Donner les cinq premiers termes de la suite (u n).
2) α est un nombre réel. La suite (v n ) est définie pour tout entier naturel n, par v n = un – α.
a) Démontrer que la suite (v n ) est géométrique si et seulement si α = – 1 .
b) Exprimer alors vn, puis un, en fonction de n.
c) Étudier le sens de variation et la convergence éventuelle de la suite (un).
d) Déterminer le plus petit entier naturel n tel que u n appartient à l'intervalle
]– 1– 10–4 ; – 1+10– 4[.
1
III- La suite (u n ) est définie par u0 =1 et pour tout entier naturel n, u n+1 = u n + n – 2.
3
1) Calculer u1 , u2 et u3.
2) a) Démontrer que pour tout entier n ≥ 4, un ≥ 0.
b) En déduire que pour tout entier n ≥ 5, un ≥ n – 3.
c) En déduire la limite de la suite (un).
21
3) On définit, pour tout entier naturel n, la suite (vn) par : vn = –2un + 3n –
.
2
a) Montrer que la suite (vn) est une suite géométrique dont on demande de déterminer la raison et
le premier terme.
n
25 1 3 21
b) Déduire que, pour tout entier naturel n, un = n .
4 3 2 4
n
c) Soit la somme Sn définie pour tout entier naturel n par : Sn = u
k 0
k . Déterminer l’expression
de Sn en fonction de n.
1
IV- La suite (un ) est définie par u0 =1 et, pour tout entier naturel n, un + 1 = un (20 – un).
10
x
1) Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0 ; 20] par : f(x) = (20 – x).
10
a) Étudier les variations de la fonction f sur [0 ; 20].
b) En déduire que pour tout x de [0 ; 10], f(x) [0 ; 10].
2) Prouver par récurrence que: pour tout n de , 0 ≤ un ≤ un + 1 ≤ 10.
3) Prouver que la suite (u n ) est convergente et déterminer sa limite L.
V- La suite (un ) est définie par u0 =1 et pour tout entier naturel n, u n+1 = 3u n .
13) Vérifier que la suite (un) est croissante.
14) Démontrer que pour tout entier naturel n , 1 ≤ un ≤ 3.
15) On définit, pour tout entier naturel n, la suite (vn) par : vn = 3 – un.
3 un
a) Vérifier que, pour tout entier naturel n, vn + 1 = 3 .
un 3
3
b) Démontrer que pour tout entier naturel n, vn + 1 ≤ vn .
1 3
n
3
c) Prouver par récurrence que: pour tout entier naturel n, vn ≤ 2 .
1 3
d) En déduire lim vn puis lim un.
n n
Bon travail
H. Ahmad
Solution du fiche 10 / 2016
I) 1) a) et b)
Complexes - Suites
II- Le plan complexe est muni d'un repère orthonormé direct (O ; u ; v ), d'unité graphique 5 cm.
1 i
On pose z0 = 2 et pour tout nombre entier naturel n, zn+1 = zn .
2
On note An le point d'affixe zn.
1) Calculer z1, z2, z3, z4 et vérifier que z4 est un nombre réel. Placer les points A0, A1, A2, A3 et A4 sur
une figure.
2) Pour tout nombre entier naturel n, on pose un = |zn|. Justifier que la suite (un) est une suite
n
1
géométrique, puis établir que, pour tout nombre entier naturel n : un = 2 .
2
3) a) Déterminer la limite de la suite (un).
b) Expliquer pourquoi, à partir d'un certain rang n0, tous les points An sont situés à l'intérieur du
disque de centre O et de rayon 0,01.
z z
4) a) Établir que pour tout nombre entier naturel n, n 1 n = i. En déduire, la nature du triangle
z n 1
OAnAn+1.
b) Pour tout nombre entier naturel n, on note In la longueur de la ligne brisée A0A1 A2...An–1An. On
a ainsi : In = A0A1 + A1A2 + … + An–1An. Exprimer In en fonction de n. Quelle est la limite de la
suite (In).
1
z 0 2
III- Pour tout entier naturel n, on définit la suite des nombres complexes suivants : .
z n 1 2 i 2 z n
À chaque nombre complexe zn , on associe le point image Mn.
1) Calculer les cinq premiers termes de la suite.
2) Dans un repère du plan complexe, placer les points images des cinq premiers termes de la suite.
3) Exprimer zn à l'aide de n.
4) Le point Mn étant placé, donner une méthode de construction du point Mn+1.
5) Pour quelles valeurs de n le point Mn est-il l'image d’un nombre réel positif ?
k 7
6) On note u OM k . Quelle est l'affixe de u ?
k 0
IV- On considère la suite (zn) à termes complexes définie par z0 = 1 + i et, pour tout entier naturel n, par
z zn
z n 1 n .
3
Pour tout entier naturel n, on pose : zn = an + ibn, où an est la partie réelle de zn et bn est la partie
imaginaire de zn.
Le but de cet exercice est d’étudier la convergence des suites (an) et (bn).
Partie A
1) Donner a0 et b0.
1 2 1
2) Calculer z1, puis en déduire que a1 = et b1 = .
3 3
–4
3) Déterminer les valeurs de a2 et b2 arrondies à 10 près.
Partie B
1) Pour tout entier naturel n, exprimer zn+1 en fonction de an et bn. En déduire l’expression de an+1 en
fonction de an et bn, et l’expression de bn+1 en fonction de an et bn.
2) Quelle est la nature de la suite (bn)? En déduire l’expression de bn en fonction de n, et déterminer
la limite de (bn).
3) a) On rappelle que pour tous nombres complexes z et z′ : z z ' z z ' (inégalité triangulaire).
2 zn
Montrer que pour tout entier naturel n, z n 1 .
3
b) Pour tout entier naturel n, on pose un = z n .
n
2
Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, un ≤ 2 .
3
En déduire que la suite (un) converge vers une limite que l’on déterminera.
c) Montrer que, pour tout entier naturel n, |an| ≤ un. En déduire que la suite (an) converge vers une
limite que l’on déterminera.
Bon travail
Lycée Al-Imam Al-Hassan
Département des Mathématiques
Classe : 3 ème
année secondaire – S.G. Date:
f (x) 1 dx
On pose Un = où n .
0
1) Calculer Un en fonction de n.
2) Calculer U1. Donner une valeur approchée de U1 à 10– 2
près.
3) Soit An l'aire du domaine limité par la courbe (C), l'asymptote (Δ) et les droites d'équations x = 1
et x = n (n ≥ 1).
a) Calculer la limite de Un lorsque n tend vers + ∞.
b) En déduire la limite de An lorsque n tend vers + ∞.
(2ème session 2001)
1 (1 n )x
e
II- (Un) est la suite numérique définie par : Un = dx où n est un entier naturel.
0
1 e x
1) Démontrer que Un ≥ 0.
2) Calculer U0.
3) Calculer U1 + U0 et en déduire la valeur de U1 .
4) On pose Vn = Un + Un+1 , pour n ≥ 1.
a) Démontrer que 0 ≤ Un ≤ Vn.
1 e n
b) Démontrer que Vn = .
n
c) En déduire la limite de (Un) lorsque n tend vers + ∞.
(1ère session 2002)
a- Démontrer que z vérifie une équation différentielle (E') du second ordre. Résoudre (E') et en
déduire la solution générale de (E).
b- Que représente f(x) pour l'équation différentielle (E)?
x
5) On définit sur [0 ; + ∞[ la fonction g par : g(x) = f (t)dt .
0
a- Exprimer g'(x) en fonction de f(x) et dresser le tableau de variations de g, (on admet que
lim g(x) = + ∞.
x
b- Démontrer que la courbe représentative (G) da la fonction g admet un point d'inflexion I dont
on précisera l'abscisse. Calculer la pente de la tangente à (G) en I .
c- Vérifier que g(ln6) > 0 et tracer la courbe (G), (on admet que l'axe des abscisses est une
direction asymptotique de (G)).
(1ère session 2002 – S.G.)
2e nx
IV- Soit fn la fonction définie sur par fn(x) = – 1, où n est un entier naturel, et (Cn) sa courbe
1 ex
représentative dans un repère orthonormé (O ; i ; j ), Unité 2 cm.
e n 1
n
1) Démontrer que U n 1 U n 2 .
n
2) Calculer lim (Un 1 Un ) et en déduire que la suite (Un) ne peut pas être convergente.
n
π
1) Calculer J1. Si J0 = , déduire la valeur de I1.
4
2) Démontrer que la suite (Jn) où n est croissante et réduire (Jn) . Déduire que (Jn) est
convergente.
3) Démontrer que la suite (In) est convergente (n ).
1
4) Démontrer que, pour tout n
, Jn ≤ x n dx . Déduire lim J n et lim I n .
n n
0
e nx
1
VII- On considère la suite numérique (Jn) définie par Jn = 0 e x 1 dx où n est un entier positif.
1
ex
1) a) Calculer I = 0 e x 1 dx puis J0 + I.
b) En déduire la valeur de J0 .
1
2) a) Démontrer que pour tout n ≥ 1 , 0 ≤ Jn ≤ .
n
b) En déduire la limite de la suite (Jn).
3) a) Démontrer la suite (Jn) est décroissante.
1 1
b) En déduire, sans calcul supplémentaire, que ( Jn + Jn+1) ≤ Jn ≤ ( Jn – 1 + Jn).
2 2
4) Calculer la valeur de Jn + Jn+1 en fonction de n.
5) En déduire la limite de la suite de terme général n Jn.
1
xn
VIII- On considère la suite numérique (In) définie par In =
0 1 x2
dx où n est un entier positif.
1
1
IX- 1) On pose, pour tout entier naturel n non nul, In =
n! 0
(1 x) n e x dx .
c) Montrer, en utilisant une intégration par parties, que, pour tout entier naturel n non nul, on a :
1
In+1 = – In.
(n 1)!
2) On considère la suite réelle (an), définie sur par a1 = 0 et pour tout entier naturel n non nul,
( 1) n 1
an+1 = an + .
(n 1)!
1
a) Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n non nul, an = + (– 1)nIn.
e
b) En déduire lim an.
n
e
X- On considère la suite (In), définie pour tout n ln x
n
, par In = dx .
1
1) a) Démontrer que pour tout x dans l'intervalle ]1 ; e[ et pour tout entier naturel n, on
a: (ln x)n – (ln x)n + 1 ≥ 0.
b) En déduire le sens de variation de la suite (In).
2) a) Calculer I1 .
b) Démontrer que, pour tout n , on a: In + 1 = e – (n + 1)In.
c) En déduire I2 , I3 et I4.
3) a) Démontrer que, pour tout n , on a: In ≥ 0.
Bon travail
Ecoles Al-Mabarrat En son nom
Lycée Al-Kawthar
Code: EIB-F128 Ed: 01 Fiche de renforcement 10 / 2018
Probabilités -Suites
Année scolaire : 2017 – 2018 Date : 23 / 04/ 2018
Nom : Classe : 3ème année secondaire – S.G.
Exercice I
Juliette débute un jeu dans lequel elle a autant de chances de gagner ou de perdre la première partie.
On admet que, si elle gagne une partie, la probabilité qu'elle gagne la partie suivante est 0,6 et si elle perd
une partie, la probabilité pour qu'elle perde la suivante est 0,7.
On note, pour n entier naturel ou nul :
Gn l'événement « Juliette gagne la nième partie », Pn l'événement « Juliette perd la nième partie ».
Exercice II
Afin de créer une loterie, on met dans une urne n billets différents (n supérieur ou égal à 3), dont deux et
deux seulement sont gagnants.
1) Dans cette question, on choisit au hasard et simultanément deux billets dans l'urne.
a) On suppose ici n = 10, X désigne la variable aléatoire qui donne le nombre de billets gagnants
parmi les deux choisis. Déterminer la loi de probabilité de X.
b) On revient au cas général avec n supérieur ou égal à 3. Calculer la probabilité, notée pn , d'avoir
exactement un billet gagnant parmi les deux choisis.
2) Dans cette question, on choisit au hasard deux billets dans cette urne en remettant le premier billet
tiré avant de tirer le second.
a) On suppose ici n = 10. Y désigne la variable aléatoire qui donne le nombre de billets gagnants
parmi les deux choisis. Déterminer la loi de probabilité de Y.
b) On revient au cas général avec n supérieur ou égal à 3. Calculer la probabilité qn , d'avoir
exactement un billet gagnant parmi les deux choisis.
4 n 2
3) a) Montrer que pour tout n supérieur ou égal à 3, on a : p n q n .
n 2 n 1
b) Pour obtenir exactement un billet gagnant en choisissant deux billets de cette loterie, est-il
préférable de les tirer simultanément ou de les tirer l'un après l'autre en remettant le premier
billet tiré ?
Exercice III
On dispose de deux urnes U1 et U2 contenant des boules indiscernables au toucher.
U1 contient n boules blanches et 3 boules noires (n est un entier supérieur ou égal à 1).
U2 contient 2 boules blanches et 1 boule noire.
On tire au hasard une boule de U1 et on la met dans U2, puis on tire au hasard une boule de U2 et on la met
dans U1 ; l'ensemble de ces opérations constitue une épreuve.
1) On considère l'événement A : « après l'épreuve, les urnes se retrouvent chacune dans leur
configuration de départ ».
3n2
a) Montrer que la probabilité p(A) de l'événement A peut s'écrire : p A .
4 n 3
b) Déterminer la limite de p(A) lorsque n tend vers + ∞.
2) On considère l'événement B : « après l'épreuve, l'urne U2 contient une seule boule blanche ».
6
Vérifier que la probabilité p(B) de l'événement B peut s'écrire p B .
4 n 3
3) Un joueur mise 20 euros et effectue une épreuve.
A l'issue de cette épreuve, on compte les boules blanches contenues dans U2 :
Si U2 contient 1 seule boule blanche, le joueur reçoit 2n euros ;
Si U2 contient 2 boules blanches, le joueur reçoit n euros ;
Si U2 contient 3 boules blanches, le joueur ne reçoit rien.
a) Expliquer pourquoi le joueur n'a aucun intérêt à jouer tant que n ne dépasse pas 10.
Dans la suite, on considère n > 10 et on introduit la variable aléatoire X qui prend pour valeur
les gains algébriques du joueur (par exemple, si après l'épreuve, l'urne U2 contient une seule
boule blanche, X = 2n − 20)
b) Déterminer la loi de probabilité de X.
c) Calculer l'espérance mathématique de X.
d) On dit que le jeu est favorable au joueur si et seulement si l'espérance mathématique est
strictement positive. Montrer qu'il en est ainsi dès que l'urne U1 contient au moins 25 boules
blanches.
Exercice IV
On désigne par n un entier naturel supérieur ou égal à 2. On imagine n sacs de jetons S1, S2, ⋯, Sn.
Au départ le sac S1 contient 2 jetons noirs et 1 jeton blanc, et chacun des autres sacs contient 1 jeton noir et
1 jeton blanc. On se propose d'étudier l'évolution des tirages successifs d'un jeton de ces sacs, effectués de
la façon suivante :
Première étape : on tire au hasard un jeton de S1.
Deuxième étape : on place ce jeton dans S2, et on tire, au hasard un jeton de S2.
Troisième étape : après avoir placé dans S3, le jeton sorti de S2, on tire, au hasard, un jeton de S3 ⋯ et
ainsi de suite.
S1 S2 S3
Pour tout entier k tel que 1 ≤ k ≤ n, on note Ek l’événement: “ le jeton tire de Sk est blanc et E k
l’événement contraire.
1) a) Déterminer la probabilité de E1, notée p(E1), et les probabilités conditionnelles : p (E2 / E1) et
p E 2 / E1 . En déduire la probabilité de E2, notée p(E2).
b) Pour tout entier naturel k tel que 1 ≤ k ≤ n, la probabilité de Ek est notée pk.
1 1
Justifier la relation de récurrence suivante : pk 1 pk .
3 3
1 1 1
2) On note (uk) la suite définie par u1 et, pour tout entier k ≥ 1 , u k 1 u k .
3 3 3
1
a) On considère la suite (vk) définie, pour tout élément k de * par , v k u k . Démontrer que (vk)
2
est une suite géométrique.
1
b) En déduire l’expression de uk en fonction de k. Montrer que lim u k .
k 2
3) Dans cette question, on suppose que n = 10. Pour quelles valeurs de k a-t-on : 0,4999 ≤ pk ≤ 0,5.
Exercice V
1) Soit a un nombre réel. On considère la suite (un) de nombres réels définie pour tout entier naturel
4 3
n ≥ 1 par la relation de récurrence u n 1 u n et par la condition initiale u1 = a.
10 10
a) Soit (vn) la suite de nombres réels définie pour tout entier naturel n ≥ 1 par vn = 13un − 4. Montrer
que (vn) est une suite géométrique et déterminer sa raison k. Exprimer vn en fonction de n et a.
n 1
4 4 3
b) Prouver que pour tout entier naturel n ≥ 1, u n a .
13 13 10
c) Déterminer la limite de la suite (un).
2) Un professeur oublie fréquemment les clés de sa salle de classe. Pour tout entier naturel n ≥ 1, on note
En l'événement : "le professeur oublie ses clés le jour n" et E n l'événement contraire de En.
Soit pn la probabilité de En et qn celle de E n .
On note a la probabilité p1 qu'il oublie ses clés le premier jour.
On suppose en outre que les deux conditions suivantes sont réalisées :
1
si le jour n il oublie ses clés, la probabilité qu'il les oublie encore le jour suivant n + 1 est .
10
4
si le jour n il n'oublie pas ses clés, la probabilité qu'il les oublie le jour suivant n + 1 est .
10
1 4
a) Montrer que, pour tout n ≥ 1, pn 1 p n q n . Pour cela, on pourra d'abord donner les
10 10
probabilités conditionnelles p E n 1 / E n et p E n 1 / E n . En déduire l'expression de pn+1 en
fonction de pn.
b) A l'aide des résultats de la question 1, donner l'expression de pn en fonction de a et n.
La limite p de pn dépend-elle de la condition initiale a ?
Exercice VI
Les questions 1) et 2) sont indépendantes.
1) Soit deux urnes A et B. L'urne A contient 6 boules blanches et 4 boules noires, l'urne B contient 8
boules blanches et 2 boules noires. D'une des deux urnes, choisie au hasard (il y a équiprobabilité
pour ce choix), on extrait une boule que l'on remet dans cette même urne : si la boule était blanche on
recommence le tirage dans la même urne ; si la boule était noire on recommence le tirage dans l'autre
urne. Cette règle est appliquée à chaque tirage et l'on suppose qu'à l'intérieur de chaque urne les
tirages sont équiprobables. Soit Pn la probabilité pour que le nième tirage se fasse dans l'urne A. (n ∈
*
)
a) Déterminer P1.
b) Déterminer P2 : on se rappellera que le second tirage s'est fait dans A soit parce que le premier
tirage a été une boule blanche dans A, soit parce que le premier tirage a été d'une boule noire
dans B.
c) Démontrer qu'il existe une relation de récurrence vérifiée par la suite (Pn), de la forme :
pour tout n ≥ 2, Pn = a Pn − 1 + b , où a et b sont des réels que l'on déterminera.
2) Soit la suite réelle (un), dont le terme général est défini pour n entier strictement positif par :
1 2 1
u1 et u n u n 1 , pour tout n ≥ 2.
2 5 5
a) Déterminer un réel α tel que la suite (vn), dont le terme général est défini pour n entier strictement
positif par vn = un − α, soit une suite géométrique.
b) Donner l'expression de un en fonction de n.
c) Justifier que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite.
1
3) a) Montrer que pour tout entier n ≥ 1 on a Pn > .
3
1 1 1
b) Déterminer tous les entiers n pour lesquels on a : Pn .
3 3 10000
Bon travail
H. Ahmad
Ecoles Al-Mabarrat En son nom
Lycée Al-Kawthar
Code: EIB-F128 Ed: 01 Fiche de renforcement (04 / 2018)
Transformations - Suites
I- Le plan complexe est muni d’un repère orthonormal direct O ; u ; v . On prendra pour unité
graphique 2 cm. Soit A et B les points d’affixes respectives z A i et z B 1 2i .
1. Justifier qu’il existe une unique similitude directe S telle que : S(O) = A et S(A) = B.
2. Montrer que l’écriture complexe de S est : z ' 1 i z i . Préciser les éléments caractéristiques de
S (on notera Ω le centre de S).
3. On considère la suite de points (An) telle que : A0 est l’origine du repère et, pour tout entier naturel
n, An+1 = S(An). On note zn, l’affixe de An. (On a donc A0 = O, A1 = A et A2 = B).
a. Démontrer que, pour tout entier naturel n, z n 1 1 i .
n
II- Le plan muni d’un repère orthonormal direct O ; u ; v . On prendra pour unité graphique 4 cm. Soit
Ω le point d’affixe 2.
2
On appelle r la rotation de centre Ω et d’angle , et h l’homothétie de centre Ω et de rapport .
4 2
1. On pose h r .
a. Quelle est la nature de la transformation ? Préciser ses éléments caractéristiques.
1 i
b. Montrer que l’écriture complexe de est : : z z 1 i .
2
c. Soit M un point quelconque du plan, d’affixe z. On désigne par M′ son image par et on note
z′ l’affixe de M′ . Montrer que z z i 2 z .
2. a. Démontrer que : si A est un point donné d’affixe a, alors l’image du point P d’affixe p par la
rotation de centre A et d’angle est le point Q d’affixe q telle que q a i p a .
2
b. Déduire des questions précédentes la nature du triangle, pour M distinct de Ω.
3. Soit A0 le point d’affixe 2 + i. On considère la suite A n de points du plan définis par : pour tout
entier naturel n, A n 1 A n .
a. Montrer que, pour tout entier naturel n, l’affixe an de An est donnée par :
2 i n 42
n
a n e 2.
2
b. Déterminer l’affixe de A3 .
4. Déterminer le plus petit entier n0 tel que l’on ait : pour n > n0, le point An est dans le disque de
centre Ω et de rayon 0,01.
Bon travail
H. Ahmad
Lycée Al-Imam Al-Hassan
Département de Mathématiques
Classe : 3 ème
année secondaire – S.G Date:
x
I- 1°) Soit f la fonction définie sur ]– 1 ; + ∞[ par f(x) = – ln(1 + x).
1 x
a) Calculer f '(x) et dresser le tableau de variations de f.
b) En déduire que f(x) ≤ 0 pour tout x ]– 1 ; + ∞[.
ln(1 x)
si x 0
2°) Soit g la fonction définie sur ]– 1 ; + ∞[ par g(x) = x .
1 si x = 0
a) Montrer que g est continue en 0.
1
b) Montrer que g est dérivable en 0 et que g'(0) = .
2
c) Etudier les variations de g et tracer sa courbe représentative (C) dans un repère orthonormal (O
; i ; j ). En déduire que, pour tout x > 0, on a g(x) < 1.
3°) a étant un réel strictement positif, on considère la suite (un) définie par u0 = a et un + 1 = ln(1 + un)
pour tout entier n.
a) Montrer que tous les termes de la suite (un) sont strictement positifs.
u
b) En utilisant le rapport n 1 , montrer que la suite (un) est décroissante.
un
c) Montrer que la suite (un) est convergente et calculer sa limite.
II- Partie A :
1
Soit f la fonction définie, sur l'intervalle ]0 ; + ∞[, par f(x) = x – 2 + ln x. On désigne par (C) la
2
courbe représentative de f un repère orthonormé (O ; i ; j ).
f(x)
1) Calculer lim f(x) , lim f(x) et lim . Interpréter graphiquement les résultats.
x 0 x + x + x
Partie B:
On se propose, dans cette partie, de calculer une valeur approchée de α à 10 – 2 près.
1
1) Soit φ la fonction définie sur [1 ; 2] par φ(x) = 2 – ln x.
2
a) Etudier les variations de φ sur [1 ; 2] , et démontrer que l'image de l'intervalle [1 ; 2] par la
fonction φ est un intervalle contenu dans [1 ; 2].
b) Montrer que α est l'unique solution de l'équation φ(x) = x.
1
c) Montrer que, pour tout réel x de [1 ; 2], on a : | φ'(x) | ≤ .
2
1
d) En déduire que pour tout x de [1 ; 2] , on a | φ(x) – α | ≤ | x – α |.
2
2) On considère la suite (un) définie par u0 = 1 et un + 1 = φ(un) , pour tout entier n.
a) Démontrer que, pour tout entier naturel n, on a: 1 ≤ un ≤ 2.
1
b) Démontrer que, pour tout entier naturel n, on a : | un +1 – α | ≤ | un – α |, puis que
2
n
1
| un – α | ≤ .
2
c) En déduire que la suite (un) converge vers α.
d) Déterminer un entier naturel n0 tel que u n 0 soit une valeur approchée de α à 10 – 2 près.
Donner un encadrement de u n 0 d'amplitude 10 – 2 .
Partie A
f(x)
1) Calculer lim f (x) , lim f (x) et lim .
1 x x + x
x
e
2) Calculer f '(x) et dresser le tableau de variations de f.
3) a- Démontrer que la courbe (C) admet un point d’inflexion W d’abscisse e. b-
Ecrire une équation de la tangente (d) à (C) au point W.
4) Etudier suivant les valeurs de x, la position relative de (C) et de la droite (D) d’équation y = x .
5) Tracer (d), (D) et (C).
Partie B
Soit l’intervalle I = [1 ; e].
IV- Partie A
Soit la fonction u définie sur ]0 ; + ∞ [ par u(x) = x2 + ln x.
1) Calculer les limites de u en 0 et + ∞.
2) Calculer u'(x) et dresser le tableau de variations de u.
1
3) Montrer qu’il existe un réel α ; 1 et un seul tel que u(α) = 0 et vérifier que
2
0,65 < α < 0,66. En déduire le signe de u(x) suivant la valeur de x sur ]0 ; + ∞ [ .
Partie B
Soit la fonction f définie sur ]0 ; + ∞[ par f(x) = x2 + (lnx)2, et l'on désigne par (C) la
courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O ; i ; j ).
f(x)
1) Calculer lim f(x) , lim f(x) et lim . Interpréter graphiquement les résultats.
x 0 x + x + x
2
2) Calculer f '(x) et vérifier que f '(x) = u(x), et dresser le tableau de variations de f.
x
3) Vérifier que f(α) = α2 + α4, et déduire un encadrement de f(α).
4) Tracer la courbe (C).
Partie C
1) Montrer que le réel α défini dans la partie A est solution de l’équation h(x) = x, où h est la
1
fonction définie sur ]0 ; + ∞[ par h(x) = x – ( x2 + ln x).
4
1
2) a. Calculer h'(x) et étudier son signe sur l’intervalle ; 1 .
2
1 1
b. Démontrer que h ; 1 ; 1 .
2 2
1
c. Calculer h''(x) et étudier son signe sur l’intervalle ; 1 .
2
1
d. En déduire que, pour tout x appartenant à l’intervalle ; 1 , on a 0 ≤ h'(x) ≤ 0,3.
2
3) On définit la suite (un) par u0 = 1 et, pour tout entier naturel n, un +1 = h(un).
1
a. Montrer que, pour tout entier naturel n, ≤ un ≤ 1.
2
b. En utilisant l’inégalité des accroissements finis, montrer que l’on a pour tout entier naturel n, |
1
un +1 – α| ≤ 0, 3 |un – α|, puis que |un – α | ≤ (0,3)n.
2
c. En déduire que la suite (un) converge vers α.
d. Déterminer un entier n0 tel que u n 0 soit une valeur approchée de α à 10 – 5 près et indiquer la
valeur de u n 0 donnée par le logiciel " Excel" (avec 5 décimales).
V- Partie A
Soit l'équation différentielle (E) : y'' – 2y' + y = 2x – 3 .
1) On pose z = y – 2x – 1. Ecrire une équation différentielle (E') satisfaite par z et résoudre (E') .
2) Déduire la solution générale de (E).
1
3) Déterminer la solution particulière f de (E) telle que f(0) = 1 et f '(0) = 2 – .
e
Partie B
Soit f la fonction définie sur par f(x) = 2x + 1 – xex – 1.
On note(C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O ; i ; j ) (unité graphique 2 cm).
f (x)
1) a- Calculer la limite de f en + ∞ et la limite de en + ∞.
x
b- Calculer la limite de f en – ∞ et démontrer que la droite (d) d'équation y = 2x + 1 est une
asymptote à (C) .
c- Déterminer, suivant les valeurs de x, les positions relatives de (C) et (d).
2) a) Calculer f ' (x) et f ''(x) .
b) Dresser le tableau de variations de f '.
c) Calculer f ' (1) et en déduire le signe de f ' (x) pour tout réel x.
3) Dresser le tableau de variations de f.
4) Vérifier que (C) admet un point d'inflexion L dont on déterminera l'abscisse.
5) Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une solution α telle que 1,9 ≤ α ≤ 2 et une solution β
telle que – 0,5 ≤ β ≤ – 0,4.
6) Tracer (d) et (C).
7) Calculer, en cm2, l'aire A du domaine limité par la courbe (C), la droite (d) et les droites
d'équations x = 1 et x = α .
1
8) Vérifier que A = (4α – 4) 2 cm2.
α
Partie C
1
On considère la fonction g définie sur l'intervalle I = [1,9 ; 2] par: g(x) = 1 + ln 2 .
x
1) Démontrer que, sur I , l'équation f(x) = 0 équivaut à l'équation g(x) = x.
2) Étudier le sens de variation de la fonction g sur I et démontrer que, pour tout x appartenant à I , g(x)
appartient à I .
1
3) Démontrer que, pour tout x de l'intervalle I , |g'(x)| ≤ .
9
4) Soit (Un) la suite de nombres réels définie par : U0 = 2 et, pour tout n de , Un+1 = g(Un).
a) Démontrer que pour tout n de , Un I.
1
b) Démontrer que, pour tout n de , |Un+1 – α| ≤ |Un – α|.
9
n
1 1
c) En déduire, en raisonnant par récurrence, que : pour tout n de , |Un – α| ≤ .
9 10
d) En déduire que la suite (Un) converge et préciser sa limite.
Bon travail
H. Ahmad