Conflans-Sainte-Honorine : Ville de batellerie
Conflans-Sainte-Honorine : Ville de batellerie
org/wiki/Conflans-Sainte-Honorine
Conflans-Sainte-Honorine
Conflans-Sainte-Honorine est une commune française du département des Conflans-Sainte-
Yvelines, en région Île-de-France. Honorine
Conflans-Sainte-Honorine est la principale capitale française de la batellerie
(c’est-à-dire de la navigation et du transport fluvial de marchandises, autrefois
très répandu et encore pratiqué aujourd’hui, bien que moins qu’à l’époque où les
péniches assuraient l’essentiel du commerce intérieur).
Géographie
Localisation
Conflans-Sainte-Honorine est une ville
située dans le nord des Yvelines, à la limite
du Val-d'Oise et de l'agglomération de
L'hôtel de ville.
Cergy-Pontoise, et à douze kilomètres
environ du centre de Saint-Germain-en-
Laye et une vingtaine de kilomètres au
nord-ouest de Paris.
Blason
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Localisation en Île-de-France.
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Intercommunalité CU Grand Paris Seine
Communes limitrophes et Oise
Maire Laurent Brosse (HOR)
Les communes limitrophes sont Achères, Andrésy, Éragny-sur-Oise, Herblay-sur-
Mandat 2020-2026
Seine, Maurecourt et Neuville-sur-Oise.
Code postal 78700
Code commune 78172
Démographie
Gentilé Conflanais
Population
36 958 hab. (2023 )
municipale
Densité 2 531 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 57″ nord,
2° 05′ 54″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 60 m
Superficie 14,60 km2
Wikimedia | © OpenStreetMap
Type Grand centre urbain
Limites communales entre Conflans-Sainte- Unité urbaine Paris
Honorine et ses communes adjacentes. (banlieue)
(bureau centralisateur)
Sa longueur est d'environ 4,5 km pour une largeur moyenne de 2,450 km du nord Conflans-Sainte-
au sud. La commune fait partie de l'unité urbaine de Paris. Honorine
Géologie et relief
L'essentiel du relief est un plateau calcaire qui domine d'une trentaine de mètres
les deux cours d'eau. La partie basse connait des inondations périodiques, mais
peu désastreuses.
Il est à remarquer que les eaux de la Seine sont plus chaudes que celles de l'Oise et que celle-ci est plus boueuse ; les eaux ne se
mélangent pas au confluent et doivent encore parcourir deux kilomètres après l'île Nancy à Andrésy pour se mêler
complètement.
Le confluent, l'Oise à
gauche, la Seine à
droite.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les
zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage
territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique
dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant
sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données
2
couvrant la période 1971-2000 . En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour
3
la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche . Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une
nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le
4
climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par
5
une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C) . Elle est en outre dans la zone
6, 7
H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves .
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de
14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 654 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en
2
juillet . Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France
8
la plus proche, sur la commune de Boissy-l'Aillerie à 9 km à vol d'oiseau , est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de
9, 10
précipitations est de 635,8 mm . La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le
Note 1
25 juillet 2019 ; la température minimale est de −17,8 °C, atteinte le 17 janvier 1985 .
Statistiques 1991-2020 et records station PONTOISE - AERO (95) - alt : 87 m, lat : 49°05'25"N, lon : 2°01'42"E
Records établis sur la période du 1er novembre 1946 au 2 octobre 2025
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température
minimale 1,6 1,4 3,2 4,8 8,2 11 12,9 12,8 10 7,7 4,4 2,1 6,7
moyenne (°C)
Température
4,3 4,8 7,6 10,2 13,6 16,7 18,9 18,8 15,5 11,9 7,5 4,7 11,2
moyenne (°C)
Température
maximale 7 8,2 12 15,6 19 22,3 24,9 24,9 21 16 10,7 7,4 15,8
moyenne (°C)
Record de
−17,8 −15,4 −11,1 −4,6 −1,6 1 4 3,1 −0,6 −5,2 −10,2 −16 −17,8
froid (°C)
17.01.1985 07.02.12 13.03.13 12.04.1986 06.05.19 05.06.1991 01.07.1960 26.08.18 20.09.1952 28.10.03 24.11.1998 07.12.1969 1985
date du record
Record de
15,5 20 25,6 29,3 32,5 37,1 41,6 39,2 35,5 28,8 21,7 17,4 41,6
chaleur (°C)
05.01.1999 27.02.19 31.03.21 18.04.1949 27.05.05 27.06.11 25.07.19 12.08.03 08.09.23 01.10.11 01.11.14 07.12.00 2019
date du record
Précipitations
54,1 45,9 46,9 43,9 59,8 50,2 51,6 55,4 46,7 58,2 54,8 68,3 635,8
(mm)
Record de
pluie en 24 h 33,4 26,8 40,1 36,4 47,4 32,9 60,3 47,4 49,3 48,8 30,3 33,6 60,3
(mm) 11.01.1993 13.02.02 07.03.1989 24.04.1995 30.05.16 29.06.24 08.07.1975 07.08.1994 15.09.1986 09.10.24 20.11.1965 02.12.00 1975
date du record
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
24,9 24,9
22,3 21
19
15,6 16
12 10,7
7 8,2 7,4
11 12,9 12,8 10
8,2 7,7
3,2 4,8 4,4
1,6 1,4 2,1
54,1 45,9 46,9 43,9 59,8 50,2 51,6 55,4 46,7 58,2 54,8 68,3
Urbanisme
Typologie
Au 1er janvier 2024, Conflans-Sainte-Honorine est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de
11 Note 2
densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022 . Elle appartient à l'unité urbaine de Paris , une agglomération inter-
Note 3, 12, 13
départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue . Par ailleurs la commune fait
Note 4, 13
partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal . Cette aire regroupe
14, 15
1 929 communes .
L'espace urbain construit représente 47 % du total, soit 606 hectares. Il comprend les zones d'habitation, soit 267 ha (32,4 %
de l'espace urbain construit), étendues à partir du noyau ancien entre la Seine et la forêt, les divers équipements, soit 46,12 ha
(5,7 %) et les zones d'activités, 172,34 ha (21,1 %), concentrées majoritairement dans le nord de la commune.
Superficie
Type d'occupation Pourcentage
(en hectares)
Morphologie urbaine
La ville s'est développée au bord de la Seine, sur la rive droite du fleuve à son confluent avec l'Oise. L'urbanisation s'étend
aussi sur la rive gauche.
Habitat et logement
En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 15 734, alors qu'il était de 14 756 en 2015 et de 14 021 en
I1
2010 .
Parmi ces logements, 92 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 7,1 % des logements
I2
vacants. Ces logements étaient pour 52,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 45,9 % des appartements .
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Conflans-Sainte-Honorine en 2020 en comparaison avec celle des
Yvelines et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences
secondaires et logements occasionnels (0,9 %) inférieure à celle du département (2,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
Concernant le statut d'occupation de ces logements, 61,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement
I3
(63 % en 2015), contre 58,6 % pour les Yvelines et 57,5 pour la France entière .
La commune ne respecte pas le taux minimum de logements sociaux de 25 % par rapport aux résidences principales, qui lui
est imposé en application de l'article 55 de la Loi SRU. Ce taux est passé de 19,74 % en 2002, 20,24 % en 2008, 20,44 % en
18, 19
2014 et 21,21 % en 2019 .
Projets d'aménagements
Dans l'organisation du Plan Grand Paris d'aménagement de la Région parisienne [C'est-à-dire ?], un nouveau port fluvial
dénommé Port Seine Métropole Ouest destiné au chargement de graves extraits des proches gravières est prévu pour
2027 [Quand ?] à proximité de Conflans, en limite ouest de la commune. Ce serait en relation avec le projet de liaison Seine-
Escaut.
Voies fluviales
On peut atteindre Conflans par la Seine, l'Oise et leurs affluents. Par exemple, la ville se trouve entre 70 et 73 km du Pont
Marie à Paris, « point zéro » des distances en Basse-Seine jusqu'au Havre. Plus curieusement, la partie navigable sur l'Oise a
son « point zéro » au "Pointil", lieu du Confluent. Autrefois, Conflans voyait passer des bateaux de passagers menant de Paris
à Londres. De petits cargos fluviaux-maritimes "traversent" encore la commune qui s'étend sur les deux rives de la Seine.
Voies routières
La commune est traversée par la route nationale 184 qui relie, entre autres, Cergy-Pontoise au nord à Saint-Germain-en-Laye
au sud ; par la RD 48 qui joint Herblay-sur-Seine à l'est et Andrésy à l'ouest ; et elle est bordée au nord par la RD 54 qui relie
la RD 48 à l'est à Neuville-sur-Oise puis à Jouy-le-Moutier à l'ouest.
Voies ferroviaires
Conflans possède deux gares : la gare de Conflans-Sainte-Honorine, desservie par la ligne J
du Transilien (ligne de Paris-Saint-Lazare à Mantes-Station par Conflans-Sainte-Honorine,
et Paris Saint-Lazare - Gisors-Serqueux bientôt [Quand ?]) et les gares de Conflans-Fin-d'Oise,
desservies elles aussi par la ligne J du Transilien pour la gare haute, ainsi que par le RER A
(Boissy-Saint-Léger ↔ Cergy) et le Transilien L (Paris-Saint-Lazare ↔ Cergy) surtout en
heures de pointe matin et soir, mais aussi un train par heure en pleine journée depuis peu)
pour la gare basse. Cette dernière gare est en correspondance par une passerelle et des Gare de Conflans-Fin-d'Oise.
escaliers avec la gare haute.
La commune est ainsi bien desservie par le réseau de transport en commun francilien : un
train toutes les 15 min pour la ligne J de Paris Saint-Lazare depuis la gare de Conflans-
Sainte-Honorine et toutes les 10 min en semaine sur la ligne RER A (20 min samedis et
dimanches). Il est prévu que le « Tram Express Ouest » devenu T13 traverse Conflans vers
Cergy (ce futur tramway est prévu depuis Saint-Cyr par l'ancienne ligne de Grande Ceinture
puis en site propre dans Saint-Germain et depuis Poissy. Passage à Conflans en 2e phase des
travaux vers...2030 ?) [réf. nécessaire].
Pont de Fin d'Oise.
▪ Les lignes 4, 5, 5S, 11, 14, 17A, 17B et 55 du réseau de bus Cergy Pontoise
Confluence ;
▪ Les lignes 19, 20, 40, 59, 72 et 74 du réseau de bus Poissy - Les Mureaux ;
▪ Les lignes N152 et N155 du réseau de bus Noctilien ;
▪ La ligne Express 16 du réseau de bus Ile de France Ouest;
▪ La ligne Extrême Soirée du réseau de bus du Mantois. Panneaux de l'avenue Verte.
Vélo
Conflans est sur l'avenue Verte, future véloroute, reliant Paris à Londres.
Toponymie
20
Le nom de la localité est attesté sous les formes Confluentii Sancta Honorinae, Confluentium en 1225, Conflans en 1256 .
21
Le terme Conflans vient du latin, confluens, confluentis (littéralement : réunion de deux cours d'eau) : le confluent . Le
village a reçu le nom de Sainte Honorine après 1200. Honorine, sainte honorée en particulier à Conflans, est une gallo-
romaine martyrisée près de l'actuelle ville du Havre, en 303, à proximité de Lillebonne plus exactement. Ses reliques furent
ensuite transportées à Conflans.
Histoire
Préhistoire
Le site est habité dès l'époque néolithique, on y a découvert en 1872 une allée couverte qui a été transportée au musée
d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, et en 1882, une autre sépulture de l'âge du fer près de la première gare de
Conflans dans le quartier Fin-d'Oise.
Moyen Âge
Site d'un camp fortifié connu dès le VIIIe siècle, c'est la limite extrême à l'ouest du domaine royal propre. Charles II le Chauve
donne ce village et la seigneurie aux évêques de Paris, à condition que des paysans veillent sans cesse pour annoncer la venue
des Vikings qui remonteraient la Seine. Cela permet aussi aux évêques de Paris de s'imposer face à ceux de Rouen et de
Chartres. En 876, craignant pour leur vie et le destin de leur prieuré, les moines de Graville ( faubourg du havre actuel) où se
trouvent les reliques de Sainte-Honorine emportent ces dernières par la proche voie romaine jusque Conflans. Elles sont
déposées dans une petite église de bois, tout contre le "château" du même matériau. Assez probablement, ce petit édifice fut le
premier lieu de culte chrétien du village. L'évêque confie alors ce fief aux comtes de Beaumont en 990. La butte de Conflans
portait le nom de Montjoie, peut-être de Jovis (Jupiter Jovien, dieu romain). Ce fut le nom du fief jusqu'au XIIIe siècle.
Un prieuré est fondé en 1080, desservi par des moines envoyés de Normandie par Anselme,
abbé du Bec-Hellouin, futur archevêque de Cantorbéry, plus connu sous le nom de saint
Anselme de Cantorbery, docteur de l'Église. Ce prieuré se construit peu à peu sur une hauteur
à l'est du castrum.
Mais, entre 1080 et 1082, une guerre féodale éclate entre Mathieu Ier de Beaumont, seigneur
du lieu, et celui qui deviendra son beau-frère quelques années plus tard, Bouchard de
Montmorency, futur Bouchard IV. Le château de bois brûle. Retirées de justesse de la petite
église en feu près du château, les reliques sont transférées en 1086 dans la toute nouvelle
église du Prieuré. Le prieur devient également seigneur d'une partie de la paroisse de
Conflans et de beaucoup d'autres terres qui, progressivement, viendront grossir les
possessions du prieuré. Tour Montjoie.
Bouchard obtient donc des droits sur les revenus du fief de Conflans et en devient aussi co-
seigneur laïc. Une "tour-donjon", toujours présente, s'élève alors pour les Beaumont, siège de la baronnie jusqu'à la
Révolution et un second château est construit un siècle et demi plus tard, un peu plus à l'est, pour les Montmorency. Il sera
appelé « Château-Neuf ». De nos jours, il n'en reste qu'une cave et un puits.
Le château roman est appelé Tour Montjoie ou encore Tour de Ganne ou encore La Baronnie.
En 1271, Mathieu IV de Montmorency reste le seul seigneur laïc, le dernier Beaumont n'ayant pas d'héritier mâle.
La guerre de Cent Ans affecte beaucoup le prieuré et ses moines, l'armée de Charles VII campant à proximité. Le nombre de
ses occupants diminue de moitié.
Époque moderne
En 1521, un écrit signale encore quelques moines. Le prieuré ayant de très nombreuses possessions, malgré l'absence de
moines, un prieur gère les biens en tant que seigneur jusqu'à la Révolution de 1789.
Les moines ayant quitté le prieuré au début du XVIe siècle, l'église romane se dégrade très sérieusement faute d'entretien. Le
bas-côté sud est abattu en premier, suivi de celui du nord quelques années plus tard. Finalement, l'édifice est détruit en 1750
et remplacé par une nouvelle église, bien plus petite, située très légèrement au nord et édifiée avec les pierres encore
récupérables de l'église primitive. Les reliques y sont installées en 1752 à la suite de la consécration de ce nouveau lieu de
culte, de même que le tombeau de Mathieu IV qui était déjà dans l'église romane. À la suite de diverses ventes consécutives à
la Révolution, cette « église neuve » tombera à son tour en ruines, son entretien n'ayant pu être assuré faute de financement.
Dans un descriptif des biens vendus en 1816 entre les frères Lhéritier de Chézelle, il est spécifié « un terrain sis à
l'emplacement de l'ancienne chapelle Sainte-Honorine » ce qui prouve bien qu'elle n'est plus !
Les Montmorency restent seigneurs en gros jusqu'en 1632 avec des éclipses car le fief est vendu à d'autres hauts personnages
comme Guy de la Trémoille mais racheté plus tard par le connétable Anne de Montmorency.
Après la décollation du duc Henri II, impliqué dans le complot de Gaston d'Orléans (frère de Louis XIII) contre Richelieu et
exécuté à Toulouse, le fief passe au prince de Condé, époux de la sœur d'Henri de Montmorency, Charlotte.
Par la suite, il est possession des La Grange puis du marquis de Castellane qui le vend en 1776 au comte Florimond de Mercy-
Argenteau, ambassadeur d'Autriche, seigneur de Neuville et Conflans. Ce dernier installe sa maîtresse, la belle Rosalie
Levasseur, cantatrice de l'Opéra de Paris, dans un grand domaine au hameau de Chennevières, de 1775 à 1792.
Au XVIIIe siècle, la limite avec Éragny était formée par le « chemin de Neuville à Paris », également appelé « chemin de
l'Ambassadeur » ou encore « chemin des Chasse-Marée », devenu désormais la « rue de l'Ambassadeur » qui marque toujours
22
la limite entre les deux communes et entre les départements du Val-d'Oise et des Yvelines .
Époque contemporaine
Sous le Second Empire, un banc de calcaire de grande qualité dit localement « le banc royal » dans les carrières de Conflans
(dont les pierres sont facilement transportables à Paris par la Seine) est exploité pour la construction du quartier de la
Madeleine à Paris. Une de ces carrières a ensuite été transformée en champignonnières pour la production de champignons de
Paris mais est maintenant fermée depuis peu.
L'essor de la batellerie commence en 1855 avec l'installation de la tête aval de la chaîne de touage qui permet la remonte des
péniches sur la Seine vers Paris, approvisionnant ainsi la capitale en plein développement urbain. Puis les remorqueurs
s'imposent. Plusieurs compagnies ont leur port d'attache à Conflans et Andrésy sa voisine : les Bleus, les Guêpes, les Tritons.
1939-1945
Une ligne de défense autour de Paris est créée depuis les bords de Marne à La Ferté-sous-Jouarre jusque Conflans-Sainte-
Honorine. Formée d'environ 260 "blocs", fossés antichar, zones inondables, elle s'établit aux extrémités d'un rayon d'environ
25 à 40 km autour de la partie nord de notre capitale. 7 types de fortifications existent, allant du simple "point fort" à des
structures plus complexes voire des sortes de cuvelages prévus pour de petits canons de marine. Cette demi-ceinture de
défense est désignée comme « Ligne Chauvineau », du nom de ce général de division spécialiste du Génie qui est à son origine
dès 1932 et rappelé en activité depuis son lieu de retraite pour le début des hostilités en 1939. La ville voit ainsi la construction
de 5 "points forts" en bordure ou à proximité de l'Oise. Apparemment, tous ceux prévus dans les plans n'ont pas été
construits : aucune trace de deux d'entre eux durant les recherches poussées. Ils étaient prévus au Confluent ("Bloc 38") et
près de la gare Haute "Fin-d'Oise" ("Bloc 34").
Disposant de quatre ponts (deux routiers et deux ferroviaires), Conflans connait l'exode d'une partie de ses habitants ainsi que
d'autres venus des régions plus au nord jusqu'au 10 juin 1940 date à laquelle les ponts tombent dans la Seine et dans l'Oise,
minés par le Génie français. Puis les Alliés la bombardent à leur tour 15 fois entre le 25 mai et le 19 août 1944, provoquant
51 morts. La ville est titulaire de la Croix de guerre remise par le général Zeller en 1956.
Le 8 mars 1941, 4 militants communistes conflanais (Désiré Clément, Jean-Marie Le Maguer, Francis Le Maguer et Henri
Spysschaert) sont arrêtés et internés à Aincourt pour faits de propagande, distributions de tracts anti-nazi, détention de tracts
ou de matériels. Le 9 mars 1941, c'est au tour de Eugène Le Corre (ancien conseiller municipal conflanais, communiste déchu
de son mandat à la suite du Pacte germano-soviétique, par un décret de 1939), puis Louis Desvignes le 10 mars et Georges
24
Fournier le 8 juillet 1941 .
Le 13 aout 1942, la brigade spéciale de Paris arrête un résistant nommé Savignac, sur qui ils trouvent un papier indiquant
l'adresse de Claude Lornage, résistant communiste. Ils seront internés à la prison de la santé, jugés le 28 aout 1942 par un
25, 24
tribunal allemand et fusillés le 29 septembre 1942 .
René Albert, résistant communiste et membre du groupe FTPF de Conflans, dirigé par Jacques Lorioux, est affecté à l’usine La
Lorraine à Argenteuil, puis devient ajusteur aux Etablissement Christian « Les Stylos » à Conflans-Sainte-Honorine. Il sera
arrêté à cause d’un informateur (L.F. soudeur aux LTT habitant au 76 rue de Chennevières, à Conflans) arrêté le 26 novembre
1942 en même temps que Paul Mandras, responsable FTPF du secteur P7 (Houilles, Bezons, Sartrouville, Conflans),
l’informateur dénonce beaucoup de résistants du réseau dont : René Albert, Germain Bournazel, Albert Judalé, Alfred
24
Bernard, Léon Égée, Marcellin Vitoux, Louis Lagarrigue, Moïse Talbot et Jacques Lorioux .
Ce groupe fut impliqué dans un grand nombre d’actions de sabotage : un attentat à la bombe à la SNCAN à Sartrouville, un
sabotage à la CAMS à Sartrouville pour détruire un prototype d’hydravion, à l’attaque à Rueil-Malmaison de deux agents de la
SNCF visant à récupérer 500 000 francs pour financer le groupe FTPF le 30 octobre 1942, dans un attentat par jet de grenade
qui fit un blessé grave et qui coûta la vie à deux officiers de la marine allemande au restaurant Truchot à Sartrouville le 31
octobre 1942, un incendie à Art et Bois à Houilles, un sabotage à la SNCF au dépôt de Levallois, un sabotage de voie ferrée à
Clichy-sous-Bois en octobre 1942, une récupération d’armes en forêt de Rambouillet, l’incendie d’une meule à Éragny…
Les Conflanais Louis Desvignes, Désiré Clément, Albert Judalé, Moise Talbot, Marcelin Vitoux, René Albert, Alfred Bernard
Jacques Lorioux, Christiane Charua et un certain L…F… figurent dans la liste des déportés du "convoi des 31 000" du 24
janvier 1943 partant de Compiègne. Tous travaillaient aux LTT excepté Jacques Lorioux qui travaillait à l’usine à gaz
d’Andrésy et René Albert. René Albert, est déporté à Sachsenhausen où il porte le matricule 59 221, il serait décédé le 6
novembre 1943 comme il est déclaré sur l’acte de décès de l’administration SS, son compagnon de captivité M. Murrer indique
24
qu’il serait mort en juin 1943 ce qui contredit l’acte de décès . Henri Spysschaert, est interné à Aincourt du 10 mars 1941 au
26 avril 1942, puis à Voves jusqu’au 9 mai 1944 et déporté à Neuengamme où il porte le matricule 31 905, puis est affecté au
24
Kommando annexe de Bremen Farge, puis au camp de Sandbostel où il meurt le 10 mai 1945 . Louis Desvignes est déporté à
Sachsenhausen où il porte le matricule 59 212, puis à Natzweiller-Struthof où il porte le matricule 19 886 et affecté au
24
Kommando annexe du camp (Leonberg), il y meurt de dysenterie et mauvais traitement selon Serge Hays, déporté avec lui .
Désiré Clément est déporté à Sachsenhausen où il porte le matricule 59 654 et est décédé le 2 juin 1943 à la suite des mauvais
24
traitements . Alfred Bernard est déporté à Sachsenhausen où il porte le matricule 59 250 et meurt le 19 avril 1945 au camp
24 24
de Gusen . Louis Desvignes et Désiré Clément n’ont jamais obtenu le statut de déporté résistant . Christiane Charua, dont
le réseau a été démantelé le 18 juin 1942, fut arrêtée le 7 juillet 1942 au métro Monge par la police française et emprisonnée au
Dépôt sur l'Ile de la Cité puis au fort de Romainville, elle est ensuite transférée au camp de Royallieu avant d’être déportée par
le "convoi des 31 000". Elle arrive au camp de Birkenau, puis est transférée au Kommando de Raisko quatre mois plus tard. Le
7 janvier 1944 elle est transférée au camp de Ravensbrück, est affectée à Beendorf dans une usine installée dans une mine de
24, 26
sel. Elle est évacuée avec des milliers de déportés vers Neuengamme le 10 avril 1945, puis libérée et soignée en Suède .
Albert Judalé est interné à Fresnes puis à Compiègne avant d’être déporté à Sachsenhausen où il porte le matricule 59 219 ;
ensuite il est affecté au Kommando Heinkel. Il est libéré le 22 mai 1945. Il est ensuite rapatrié par le centre de Roanne et
24
meurt le 3 octobre 1953 à Éragny-sur-Oise des suites d’une maladie contractée en déportation . Moïse Talbot est interné à
Fresnes puis à Compiègne avant d’être déporté à Sachsenhausen où il porte le matricule 59 181, ensuite il est affecté au
24
Kommando Heinkel. Il est libéré par l’Armée Rouge le 4 mai 1945 Il rentre le 12 juillet 1945 et retourne vivre à Conflans .
Marcelin Vitoux est interné à Fresnes puis à Compiègne avant d’être déporté à Sachsenhausen où il porte le matricule 59 151,
24
puis à Lübeck le 4 mai 1945, il est libéré par les Alliés le 8 juin 1945 . Jacques Lorioux est interné à Fresnes du 20 novembre
1942 au 22 janvier 1943, puis déporté à Sachenhausen où il porte le matricule 59 266, ensuite il est affecté au Kommando
24
Heinkel. Il est libéré par l’Armée Rouge le 28 avril 1945 . Eugène Le Corre sera interné à Aincourt le 9 mars 1941, Vichy le
livre ensuite aux nazis le 27 juin 1941, il sera transféré au fort de Romainville le même jour, puis au camp de Royallieu à
Compiègne du 1er juillet 1941 au 9 décembre 1941, puis de nouveau transféré au fort de Romainville, il est ensuite mis au
secret à la prison du Cherche-Midi jusqu'au 15 décembre 1941, est transféré au Mont Valérien, à Suresnes, où il est
24, 27
probablement fusillé (son corps n'ayant jamais été retrouvé) avec 87 de ses camarades, dont Gabriel Péri .
Le 15 décembre 1941, ce sont 100 otages qui seront fusillés dont 87 communistes. 87 le sont au Mont Valérien, 13 à Caen, 9 à
24, 27
la lisière de Chateaubriant et 4 à Fontevraud . Jean-Marie Le Maguer est emmené au Parquet de Versailles et interné à la
prison de Versailles de mars à mai 1941, puis à la prison de la santé de mai à juin 1941, puis à la prison de Fresnes de juin à
juillet 1941, au camp d'Aincourt jusqu'en novembre 1942, puis à Voves jusqu'en novembre 1943 et au camp de Pithiviers où il
24
sera libéré par les Alliés le 11 aout 1944 . Francis Le Maguer est interné à la prison de saint-Pierre du 8 mars 1941 au 16 avril
1941, puis à Aincourt jusqu'au 5 mai 1942, ensuite il est transféré au camp de Voves jusqu'au 11 novembre 1943, puis au camp
24
de Pithiviers jusqu'au 23 février 1944, puis à Fortimont. Il est libéré le 21 décembre 1944 et retourne vivre à Conflans .
28, 24
Georges Fournier est interné au camp d'Aincourt du 8 juillet 1941 à sa libération le 4 juillet 1942 .
Il y a lieu de mentionner, parmi les résistants Conflanais peu connus celui qui fut commissaire de police durant l'Occupation,
M. Caillou-ou Cayou ?- qui, assez bien placé, put fournir un certain nombre de renseignements aux alliés voire aussi faire
avertir des habitants recherchés quand il avait connaissance de ces recherches. Deux autres personnalités importantes de la
Résistance seront aussi bientôt citées.
Autre fait conté par Jean Duvallet, alors séminariste rattaché à Conflans puis aumônier du bateau-chapelle dans les années
1980 : des cheminots en poste au triage d'Achères où stationnaient des trains de matériels militaires allemands voire de
troupes, avaient caché du sucre en poudre dans un caveau provisoire du cimetière rue du Repos. Cet "ingrédient" fut ensuite
transporté au triage puis, par petites doses, mêlé à l'huile des boîtes d'essieux des wagons. Au roulement, ce mélange "spécial"
provoqua un échauffement des têtes d'essieux puis la rupture de quelques-uns, entraînant déraillements et détérioration des
wagons et, bien sûr, de leur contenu.
Depuis 1945
Un professeur d'histoire-géographie, Samuel Paty, est victime d'un attentat islamiste le 16 octobre 2020, au motif d'avoir,
quelques jours plus tôt, montré des caricatures du prophète Mahomet lors de l'un de ses cours dans un collège de la ville.
Politique et administration
Rattachements administratifs
29
Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964 , la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de
la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement
de Saint-Germain-en-Laye, après un transfert administratif effectif au 1er janvier 1968.
Elle faisait partie de 1801 à 1964 du canton de Poissy, année où elle devient le chef-lieu du canton de Conflans-Sainte-
23
Honorine du département de Seine-et-Oise, puis des Yvelines Lors de la mise en place de ce département . Dans le cadre du
redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus
qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune est le bureau centralisateur depuis 2014 d'un nouveau canton de Conflans-
Sainte-Honorine, porté de une à quatre communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la septième circonscription des Yvelines.
Intercommunalité
La ville était l'une des trois communes qui constituaient la communauté d'agglomération Poissy-Achères-Conflans, créée en
2014 sous le statut de communauté de communes et transformée en 2015 en communauté d'agglomération.
La loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (loi MAPAM) impose la création de
territoires d'au moins 200 000 habitants en grande couronne afin d'avoir une taille suffisante pour structurer son territoire et
dialoguer avec la métropole du Grand Paris, dont la création était prévue par la même loi.
Par ailleurs, la ville est incluse dans le périmètre de l'opération d'intérêt national Seine-Aval, qui s'étend sur une partie
importante de la vallée de la Seine dans le nord des Yvelines. Son aménagement est mené par l'Établissement public
d'aménagement du Mantois Seine Aval (EPAMSA).
Quelques jours après la Libération survenue fin août 1944, sans aucun combat dans la ville (les occupants avaient évacué le
secteur), le nouveau maire Auguste Romagné était membre du Parti communiste français.
Onze maires se sont succédé depuis la Libération de la France. Maurice Chaval exerce un mandat de 1965 à 1971. Il succède à
M. Berrurier. Ce dernier est réélu en 1971. De 1977 à 2014, la commune a été dirigée par une coalition de gauche (PS, PCF et
divers) avec en particulier Michel Rocard et Jean-Paul Huchon. La ville a été alors fortement modernisée.
La municipalité bascule à droite lors des élections municipales de 2014 : lors du deuxième tour des élections municipales de
31 32, 33
2014 , les listes de candidats ont obtenu les résultats suivants :
- UMP-UDI menée par Laurent Brosse, recueille 5 967 voix, soit 40,47 % des suffrages exprimés et remporte ainsi 28 sièges au
conseil municipal et 12 sièges au conseil communautaire ;
- PS-PRG menée par Fanny Ervera — soutenue par le sénateur-maire sortant Philippe Esnol, qui ne se représentait pas —
recueille 4 872 voix, soit 33,05 % des suffrages exprimés et remporte ainsi 6 sièges au conseil municipal et trois sièges au
conseil communautaire ;
- ELV-PG menée par Gaël Callonnec, recueille 2 453 voix, soit 16,64 % des suffrages exprimés et remporte ainsi 3 sièges au
conseil municipal et 1 siège au conseil communautaire ;
- FN-RBM menée par Didier Guerche, recueille 1 449 voix, soit 9,82 % des suffrages exprimés et remporte ainsi 2 sièges au
conseil municipal et aucun siège au conseil communautaire.
Lors de ce scrutin, 38,33 % des électeurs se sont abstenus.
34
Lors du premier tour des élections municipales de 2020 , la liste menée par le maire sortant Laurent Brosse (DVD - LR -
35
LREM - SL) remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 4 458 voix (51,91 %, 31 conseillers municipaux élus
36
dont 9 communautaires), devançant largement les listes menées par :
- Gaël Callonnec (EÉLV - LFI - PG - PS - G·s - PCF, 2 903 voix, 33,80 %, 7 conseillers municipaux élus dont 2
communautaires) ;
- Hippolyte Djizanne Djakeun (DVD, 436 voix, 5,07 %, 1 conseiller municipal élu) ;
- Victor Pailhac (Révolution écologique pour le vivant, 363 voix, 4,22 %, pas d'élus) ;
- Jean-Loup Burtin (DVG, 306 voix, 3,56 %, pas d'élus) ;
- Ali Kaya (LO, 121 voix, 1,40 %, pas d'élus).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 63,01 % des électeurs se sont abstenus.
Le candidat de gauche Gaël Callonnec a contesté ces résultats, estimant que leur sincérité était entachée par cette importance
37
de l'abstention. Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté ce recours en décembre 2020
Administration municipale
Compte tenu de la population de la ville, le conseil municipal de la ville de Conflans-Sainte-Honorine est composé de 39
38
conseillers municipaux .
Jumelages
53
Conflans-Sainte-Honorine est jumelée avec les villes de :
Enseignement
La ville de Conflans-Sainte-Honorine relève de l’académie de Versailles. Elle possède une inspection départementale siège
d'une circonscription, dix écoles maternelles (dont une privée), huit écoles primaires (dont une privée), trois collèges, deux
lycées (un professionnel, un d'enseignement général).
La commune regroupe d'autres établissements scolaires spécialisés : comme les classes pour l’enfance handicapée, l'ex-
Internat de la batellerie (fondé en 1921) devenu en 1967 « École nationale du premier degré » puis, avec la décentralisation
54
« Établissement régional du premier degré » - même s'il accueille aussi des collégiens-, l'Institut d’éducation motrice . Il
existe aussi un « Home d'accueil » pour des lycéens ou apprentis.
Santé
La ville dépend du centre hospitalier intercommunal Poissy/Saint-Germain-en-Laye. Elle abrite d'autre part un centre
municipal de santé, qui regroupe différents médecins généralistes et spécialisés, et des centres spécialisés (un centre
communal de protection maternelle et infantile (PMI), un centre de planification et d’éducation familiale, un centre d’accueil
et de soins, un centre médico-psychologique, un centre psychothérapeutique des Chasses-Marées). La commune met
57
également, à la disposition des habitants, un espace informations retraités .
Équipements sportifs
58
La ville met à la disposition de ses habitants différents équipements sportifs :
▪ des gymnases omnisports (le complexe sportif Claude-Fichot, le complexe sportif Pierre-Ruquet, le gymnase des
Basses-Roches, le gymnase Foch, le complexe sportif Joffre, le gymnase Pierre-Bérégovoy) ;
▪ des stades (le stade municipal Léon-Biancotto, le stade municipal Claude-Fichot, le stade Pierre-Ruquet) ;
▪ des équipements spécifiques (des terrains de tennis, des salles spécifiques de tennis de table, d'escrime, de boxe, de
danse, de combat, de gymnastique, etc.) ;
▪ le centre aquatique avec de multiples bassins, une pataugeoire, un toboggan de 35 mètres de long, une fosse de
plongée éclairée d'une profondeur de 20 mètres et un centre de remise en forme ;
▪ des plateaux d'évolution (les microsites, plateau Joffre, plateau Foch, plateau des Hautes-Rayes) ;
▪ autres (le pas de tir à l'arc, le terrain de pétanque du parc du Prieuré, la salle de billard).
Équipements culturels
▪ Médiathèque Blaise-Cendrars et ses 100 000 ouvrages
▪ Musée de la batellerie et des voies navigables
▪ Conservatoire George-Gershwin de musique
▪ Théâtre Simone-Signoret
▪ 15 salles de cinéma dans la "zone des Boutries"
▪ La Maison de la jeunesse et de la culture (MJC)
La ville regroupe un commissariat (dont les agents sont présents également sur Achères, Maurecourt, Andrésy et Chanteloup-
les-Vignes) et la brigade fluviale de la gendarmerie qui exerce sa surveillance sur la Seine et l'Oise englobant une large partie
de ces deux cours d'eau.
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis
1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par
sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont
59, Note 6
un recensement réel tous les cinq ans .
Note 7
En 2023, la commune comptait 36 958 habitants , en évolution de +3,1 % par rapport à 2017 (Yvelines : +3,26 %, France
hors Mayotte : +2,36 %).
2021 2023 - - - - - - -
35 926 36 958 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
23 60
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006 .)
En 2018, la commune comptait 17 370 hommes pour 18 286 femmes, soit un taux de 51,28 % de femmes, légèrement inférieur
au taux départemental (51,32 %).
Niveau d'études
I 6
En 2014, le niveau d'éducation à Conflans-Sainte-Honorine est légèrement inférieur à la moyenne du département des
I7
Yvelines la part dans la population totale des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 ou supérieur est, dans la commune, de
35,5 %, contre 41,8 % en moyenne yvelinoise, tandis que 25,7 % de la population n'est titulaire d'aucun diplôme (contre
23,6 % au niveau départemental).
Nationalités
En 1999, la population compte 6,7 % de Français par acquisition et 14 % de personnes de nationalités étrangères (recensement
I8 I9
1999 , proportions supérieures à la moyenne yvelinoise (respectivement 4,9 % et 8,9 %) .
La proportion de ressortissants de l'Union européenne est proche de la moyenne yvelinoise, soit 3,8 % (dont Portugais 1,7 %)
contre 4,0 %, tandis que la proportion des Maghrébins est de 2,2 % (dont Marocains 1,9 %), soit au départemental, 2,6 %
(dont Marocains 1,6 %).
Déroulement :
Le vendredi soir, une délégation conflanaise d'anciens combattants (bateliers et « terriens ») se rend au ravivage de la flamme
à l'Arc de Triomphe de Paris. Une gerbe y est déposée puis la flamme ravivée sert à allumer un flambeau. Le porteur de la
flamme est accompagné de la Madelon des bateliers, élue parmi de jeunes batelières et entourée des demoiselles d'honneur, et
emporte ce flambeau jusque sur le « Bateau-Flamme » qui attend, autrefois amarré au Port d'Austerlitz près de la Maison de
la batellerie. Le lendemain, samedi, ce bateau démarrait vers 8 h 30 et, accompagné d'une « escadre d'honneur » d'autres
bateaux, descendait la Seine. Il fallait environ 7 heures pour parcourir les 73 km du fleuve en passant les écluses de Suresnes
et de Bougival. De nos jours, à la suite des récents règlements de sécurité, seul un bateau aménagé pour recevoir du public
peut être « bateau-flamme ». De plus, le convoi d'accompagnement du flambeau se forme aux écluses de Bougival.
Vers 16 heures, ce bateau vient s'amarrer contre le bateau-chapelle ou tout à côté de lui. Les officiels de la commune, les
invités d'honneur (ministre parfois, le préfet ou le sous-préfet, les maires de villes jumelles), des autorités militaires, une
fanfare civile ou militaire, des détachements militaires (marins/armée de Terre) sont présents ainsi que les gendarmes
fluviaux et, une délégation de nos pompiers(ceux du bateau-pompe et les plongeurs en particulier).
Pendant tout le samedi, des animations et des expositions de matériels de batellerie, des maquettes, ont lieu sur les quais
depuis la place Fouillère en bord de Seine, jusqu'au Pointil au confluent.
Après les discours, a lieu une remise de médailles. Puis toutes ces personnes précédées de la fanfare suivie immédiatement par
la Madelon et porteur de la flamme, se rendent au Confluent pour honorer le monument aux morts de la batellerie. Une
vasque remplie de carburant s'y trouve depuis la veille. Le flambeau apporté de Paris sert alors à enflammer la vasque puis un
dépôt de gerbe précède la sonnerie aux morts et la Marseillaise vibre alors. Le soir se tient un bal public avec souvent des
Le dimanche matin, toujours au Pointil, la messe des bateaux était célébrée à bord d'un automoteur amarré face au monument
aux morts par l'aumônier de la batellerie souvent entouré d'autres aumôniers et parfois d'un évêque. De nos jours, c'est le
"bateau-flamme" qui porte le très provisoire autel. À proximité du Pointil et amarrés bords à bords sont regroupés les bateaux
décorés. Le plus beau reçoit un prix. La messe terminée, les autorités montent à bord du bateau-pompe le Lieutenant Gillet
ainsi que sur la vedette de la gendarmerie fluviale. Chaque passager revêt, en principe, le gilet de sauvetage obligatoire. Arrivé
à quelques encablures, une couronne de fleurs est jetée sur les eaux des deux rivières qui se côtoient ici : elle honore ainsi
celles et ceux qui ont perdu la vie dans l'eau. Puis les deux bateaux remontent la Seine pour effectuer la bénédiction des
bateaux amarrés le long du quai. Suit alors un vin d'honneur puis le banquet de la batellerie.
D'autres établissements à vocation batelière sont parties prenantes de ces animations : l'Établissement régional du premier
degré, le musée de la Batellerie et encore bien d'autres.
Sources : archives municipales, musée de la Batellerie, Association des Amis du Musée de la Batellerie, Association "Conflans
à travers les âges".
Sports et loisirs
Cyclisme
Véritable ville de cyclisme, Conflans a vu naître les coureurs cyclistes professionnels Nicolas Roche, irlandais et fils de Stephen
Roche, et Gilles Talmant, français qui a porté les couleurs de La Roue d'or conflanaise. Tous les ans, la Ville et le club local
organisent le Grand prix de la Municipalité le Lundi de Pentecôte.
63
Le 6 mars 2016, le prologue de l'édition 2016 de la course cycliste Paris-Nice s'est déroulé dans les rues de Conflans-Sainte-
64
Honorine , empruntant notamment la Sente des Laveuses, principale difficulté du parcours avec ses 16 % de moyenne. Ce
jour-là, c'est l'Australien Michael Matthews qui s'imposa.
Volley-ball
Conflans-Andrésy-Jouy Volley-ball est depuis le début des années 2000 la meilleure équipe du département des Yvelines.
Après avoir évolué en Nationale 1 (puis sous le nouveau nom Élite), l'équipe est descendue en Nationale 2 à l'issue de la saison
65
2015/2016. En 2016/2017, elle réussit l'exploit de se hisser en finale de la Coupe de France amateurs où l'équipe conflanaise
66
sera finalement battue par Mende . Cette finale lui permet malgré tout de participer à la Coupe de France professionnelle la
saison suivante avec la réception de Tourcoing (Ligue A) au 1er tour.
Handball
Le club de la ville, le HBC Conflans, a été deux fois vice-champion de France féminin en tant que PLM Conflans. Si la section
masculine a ensuite été la plus performante, passant 6 années en Division 2, l'équipe féminine connaît aujourd'hui une
période plus faste et est promue en championnat de Nationale 1 en 2020.
Football
Mamadou Sakho a évolué sur les terrains conflanais à l'époque où la commune accueillait le centre de pré-formation du Paris-
Saint-Germain.
Vie associative
▪ 230 associations 67.
▪ Maison de quartier de fin d'oise
▪ Maison des Jeunes et de la Culture (MJC), appelée "MJC Les Terrasses" 68
Cultes
▪ Culte catholique : paroisse et église Saint-Maclou de Conflans. Autre église au quartier de Chennevières (un temps
paroisse à part entière), dédiée à saint Jean-Marie Vianney ; chapelle Notre-Dame-de-Lourdes dans le quartier Fin-
d'Oise. Le curé est aussi curé de Maurecourt et d'Andrésy pour le secteur paroissial du Confluent. Depuis septembre
2010, il est aidé d'un vicaire et de deux diacres. Nommé curé-doyen pour le doyenné de Poissy en septembre 2011
jusqu'en septembre 2016. En 2018, trois prêtres sont au presbytère et se partagent les tâches.
▪ Le bateau-chapelle « Je Sers » : le bateau-chapelle des bateliers, amarré au quai de la République, est un ancien
chaland tracté destiné au transport de charbon, construit en 1919 à Amfreville (Eure). Primitivement « Langemark », il
fut rebaptisé « Je Sers » par l'abbé fondateur Joseph Bellanger, inauguré le 11 novembre 1936 et béni par l'évêque de
Versailles Benjamin-Octave Roland-Gosselin.
▪ Culte catholique traditionnel : chapelle Sainte-Honorine, située rue Sainte-Honorine, ses offices sont menés par la
Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X selon la Rite tridentin (messe latine grégorienne). Acquise en 1978, elle s'est
récemment dotée d'un calvaire 69.
▪ Culte protestant : église protestante évangélique.
▪ Un temple du culte antoiniste se trouve au 50 avenue de Bellevue 70; de style néo-roman, le bâtiment a été dédicacé en
1984.
▪ Il existe également un temple des Témoins de Jéhovah dit « Salle du Royaume » dans la zone des Boutries.
▪ Un projet de mosquée est en cours d'étude.
Bateau-chapelle « Je sers ».
Médias
71
Chaque mois, la ville publie un magazine d'informations : Vac magazine qui a repris son nom d'origine Vivre à Conflans en
2011.
En 2015, le magazine a été remodelé avec une nouvelle maquette et de nouvelles rubriques. Il est désormais accompagné de
l'Agenda du VAC, un cahier détachable présentant toutes les activités du mois à venir.
72
La Ville, qui a refait son site internet en 2015 , est également présente sur les réseaux sociaux.
Économie
40 000
30 000
20 000
10 000
Conflans-Sainte-Honorine: 27 320 € · Autres communes du département · Yvelines: 28 130 € · France métropolitaine: 23 080 €
Emploi
En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 23 207 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,3 % d'actifs dont
Insee 1
68,1 % ayant un emploi et 6,2 % de chômeurs .
On comptait 10208 Conflanais travaillant dans les zones d'emploi, contre 9 635 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi
Note 8
résidant dans la zone d'emploi étant de 15 901, l'indicateur de concentration d'emploi est de 64,2 %, ce qui signifie que la
Insee 2
zone d'emploi n'offre que deux emplois pour trois habitants actifs .
Entreprises et commerces
Au 31 décembre 2010, Conflans-Sainte-Honorine comptait 2 146 établissements : 5 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 122
dans l'industrie, 215 dans la construction, 1 446 dans le commerce-transports-services divers et 358 étaient relatifs au secteur
Insee 3
administratif .
Insee 4 Insee 5
En 2011, 277 entreprises ont été créées à Conflans-Sainte-Honorine , dont 177 par des auto-entrepreneurs .
Batellerie
Conflans-Sainte-Honorine est considérée comme la principale capitale française de la batellerie.
Tous les ans au mois de juin est célébrée une fête intitulée « Pardon national de la batellerie » (Voir
plus haut : manifestations).
Un important musée très bien fourni en maquettes et autres objets bateliers est consacré à cette
activité (fermé de fin 2012 à juin 2015 pour rénovation complète ; ouvert à partir de janvier 2015
pour les visites de groupes).
La commune dispose d'un port fluvial sur l'Oise (localement dénommé « Port Militaire » depuis
1917), ainsi que deux embarcadères/débarcadères pour passagers, notamment de croisières, à
proximité de la place Fouillère, sur la Seine. Au printemps 2013, une halte pour une dizaine de
Monument aux morts de
bateaux de plaisance est implantée juste à l'amont. Le tout est dépendant du port autonome de
la batellerie.
Paris. Il est à noter que des "unités fluviales de fret" sont de plus en plus volumineuses. Certains
automoteurs atteignent presque les 4 000 tonnes (jusque 110 mètres de longueur sur 11,40 mètres
de largeur !). Les bateaux de "gabarit Freycinet" (350 à 370 tonnes) sont toujours présents mais en diminution.
Créé sous la mandature de M. Michel Rocard, le « Port Saint-Nicolas » accueille des bateliers retraités restés sur leurs
bateaux ; les bateaux sont rangés bien en ordre par séries de 6 maximum. Chaque série est séparée de la suivante par un
espace d'environ une trentaine de mètres. Des aménagements « de confort » ont été installés : large passerelle d'accès, boîtes à
courrier, ramassage de déchets, téléphone fixe, eau potable.
Le film de Marcello Pagliero Les Amants de bras-mort a été intégralement tourné en 1950 à Conflans-Sainte-Honorine.
Lieux et monuments
La commune contient trois monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques et 154 lieux et monuments
76
répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel trois objets classés à l'inventaire des monuments historiques et
77
91 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel :
▪ La tour Montjoie, classée depuis le 3 octobre 1997 78. Édifié au XIe siècle, l'édifice est en ruine depuis la fin du XVe siècle.
Mais contre le mur intérieur ouest, un bâtiment avec toiture en appentis fut construit et demeura à peu près jusqu'en
1920. Il abrita d'abord la "Maison de justice" des seigneurs de Conflans" puis, après la Révolution, servit d'habitation.
Des ouvertures furent pratiquées dans la muraille et furent rebouchées à l'occasion de la restauration de cette façade.
Seuls restent les quatre murs d'une quinzaine de mètres de hauteur, les faces ouest et sud (vers la Seine) sont
restaurées. À remarquer : plusieurs séries de fenêtres géminées fort rares au XIe siècle sur des tours romanes.
▪ L'ancien prieuré du XIe siècle dont le Grand Cellier est inscrit depuis le 29 juin 1950 79.
▪ L'église Saint-Maclou classée depuis le 18 octobre 1993 80 : Ses parties les plus anciennes remontent au deuxième et
troisième quart du XIIe siècle. Ce sont la nef basilicale, la base du clocher central et certains éléments de la première
travée du chœur. Ces parties sont de style roman tardif, comme le montrent les chapiteaux sculptés autour de la base
du clocher notamment, ainsi que la voûte d'ogives archaïque de cette même travée. Cependant, les piles cantonnées
de multiples colonnettes, la modénature évoluée, le recours aux voûtes d'ogives pour les parties orientales, et l'emploi
systématique de l'arc brisé, annoncent déjà l'architecture gothique. Lors de la restauration de l'église à partir du milieu
des années 1990, les voûtes néo-gothiques de la nef et des bas-côtés ont été supprimées, et les plafonds lambrissés
en forme de voûte en berceau remis au jour, de sorte que l'église Saint-Maclou donne maintenant une bonne illustration
de ce furent les églises de la période dite de transition. De cette période, de la seconde moitié du XIIe siècle, datait aussi
le clocher avec sa flèche de pierre cantonnée de quatre lanternons ; il a dû être reconstruit à l'identique après avoir été
endommagé par la foudre, en 1927. Après la création supposée de la paroisse de Conflans-Sainte-Honorine, au début
du XIIIe siècle, l'église a été agrandie par l'adjonction de deux croisillons et de deux chapelles latérales au nord et au sud
du clocher et du chœur. Elle a encore été prolongée vers l'est, et en partie reconstruite, après la guerre de Cent Ans, au
début du XVIe siècle notamment, dans le style gothique flamboyant. De part et d'autre d'une abside à cinq pans, on a
ajouté des petites chapelles carrées, celle du sud étant dédiée à la Vierge Marie, et celle du nord, d'abord à Saint-
Nicolas, patron des bateliers, puis, au début du XIXe siècle, à Sainte-Honorine. Ce vocable vient du prieuré qui se situait,
jusqu'à la Révolution française, à l'est de l'église, sur le terrain du Musée de la batellerie, et qui possédait l'une des
premières églises chrétiennes de l'agglomération. Longtemps négligée, l'église Saint-Maclou a bénéficié de plusieurs
campagnes de restauration depuis son classement 81, 82.
▪ Square de Ramsgate
▪ Parc du cèdre (inauguré en septembre 2017)
▪ Square Maurice-Chaval (inauguré en octobre 2017)
Blason De gueules au pairle d'argent, au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or.
* Ces armes emploient le terme « cousu » dans le seul but de contrevenir à la règle de contrariété des couleurs : elles sont fautives (azur
Détails sur gueules).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Identité visuelle
Pour approfondir
Sur les autres projets Wikimedia :
Conflans-Sainte-Honorine ([Link]
[Link]/wiki/Category:Conflans-
Sainte-Honorine?uselang=fr), sur
Wikimedia Commons
Conflans-Sainte-Honorine,
sur le Wiktionnaire
Bibliographie
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▪ Collectif MJC-Conflans À Travers Les Âges, Conflans-Sainte-Honorine au fil de l'eau et du temps, 1988
▪ Maurice Martin, Conflans et la tour Montjoie, Éd. MJC-Conflans À Travers Les Âges, 1991, (ISBN 2950545106)
▪ Bernard Lesueur, Conflans-Sainte-Honorine, histoire fluviale de la capitale de la batellerie, Éd. de L'Harmattan, 1994
▪ Patrice Dupuy, Sainte Honorine, pèlerinage et prieuré de Conflans, Éd. du Valhermeil, 2000, (ISBN 291332813X)
▪ Collectif MJC-Conflans À Travers Les Âges, Conflans-Sainte-Honorine, cartes, plans, photos aériennes. Témoins de
son histoire, 2003, (ISBN 2950545114)
▪ Roselyne Bussière et Stéphane Asseline, Conflans-Sainte-Honorine, terre de confluences, Inventaire général du
patrimoine culturel, images du patrimoine 233, (ISBN 2905913452)
▪ Collectif MJC-Conflans À Travers Les Âges, Conflans-Sainte-Honorine, cent vingt ans de photos et cartes postales (vers
1865 à 1985), éditions Alan Sutton, coll. Mémoire en images, décembre 2006, (ISBN 2849105155)
▪ Collectif MJC-Conflans à travers les âges, "Du fief de Théméricourt au château des Terrasses", novembre 2011, MJC de
Conflans, éditeur (ISBN 978-2-9505451-2-1).
▪ Valérie Arnold-Gautier, Flâneries autour du passé de Conflans-Sainte-Honorine, Collection Culture et Patrimoine à
Conflans, juin 2015.
Articles connexes
▪ Liste des communes des Yvelines
Liens externes
▪ Site de la mairie ([Link]
▪ « Dossier complet : Commune de Conflans-Sainte-Honorine (78172) ([Link]
COM-78172) », Recensement général de la population de 2020, INSEE, 14/11//2023 (consulté le 31 décembre 2023).
Notes et références
Notes
1. Les records sont établis sur la période du 1er novembre 1946 au 2 octobre 2025.
2. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas
de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit
avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
3. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir
que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité
urbaine de Paris comprend une ville-centre et 406 communes de banlieue.
4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des
comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
5. Eugène Berrurier a démissionné une première fois en 1963 pour protester contre la décision du gouvernement d'implanter
cent vingt familles musulmanes sur le territoire de la commune (« Le maire de Conflans-Sainte-Honorine proteste contre
l'installation en groupe de cent vingt familles musulmanes », Le Monde, 22 février 1963 (lire en ligne ([Link]
[Link]/archives/article/1963/02/22/le-maire-de-conflans-sainte-honorine-proteste-contre-l-installation-en-groupe-de-cent-vingt-
familles-musulmanes_2230100_1819218.html), consulté le 17 mars 2020) « Dans cette lettre, le maire explique que c'est
une "solution bâclée" du problème nord-africain que l'on tente de lui imposer, alors que depuis longtemps Conflans-Sainte-
Honorine s'est occupée de l'hébergement et de la prise en charge des musulmans ».
6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique,
pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de
recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc.
pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour
l'ensemble des communes.
7. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en
vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
8. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant
dans la zone, selon la définition de l'Insee.
Références
Insee
Autres références
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le préfet des Yvelines », La Gazette du Val-d'Oise, 5 décembre 2021 (lire en ligne ([Link]
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formations romaines, indique (page 54) que le terme latin confluentes s'est substitué en Gaule au gaulois condate qui
désignait aussi un « confluent » d'où les toponymes Conflans, Confolens, Couffoulens. Étymologie confirmée par Ernest
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plus de parti politique. » Sa liste devrait compter des membres des deux formations politiques ainsi que des non
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36. Antoine Marguet avec MT, « Municipales 2020 - À Conflans-Sainte-Honorine fief historique des socialistes, le maire LR
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à Courbevoie (Haut-de-Seine) [sic], mort le 2 juillet 2016 ; inspecteur général des Finances ; militant socialiste et
syndicaliste ; Secrétaire national des Étudiants socialistes SFIO (1953) ; membre du Comité politique national
(1961-1967), puis secrétaire national du PSU (1967-1973) ; membre de la direction nationale (1975-1981 ; 1985-1988),
puis Premier secrétaire du Parti socialiste (1993-1994) ; député des Yvelines (1969-1973, 1978-1981) ; maire de Conflans-
Sainte-Honorine (1977-1994) ; ministre du Plan et de l’aménagement du territoire (1981-1983) ; ministre, de l’agriculture
(1983-1985) ; Premier ministre (12 mai 1988-14 mai 1991) ; sénateur (1995-1997) ; député européen (1994-2009). (https://
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aurentBrosse/status/1836678956185010314) », @LaurentBrosse, sur [Link], 19 septembre 2024.
52. Sébastien Birden, « Yvelines : les premiers maires officiellement élus... masque sur le visage : Plusieurs conseils
municipaux ont eu lieu ce samedi, installant dans leurs fonctions des maires désignés dès le premier tour le 15 mars
dernier », Le Parisien, édition des Yvelines, 23 mai 2020 (lire en ligne ([Link]
[Link]), consulté le 24 mai 2020) « Dans
l'après-midi, Laurent Brosse (DVD) à Conflans-Sainte-Honorine et Grégory Garestier (DVD) à Maurepas ont eux aussi
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54. Les écoles ([Link]
55. Sarah-Lou Cohen, Jules Pecnard et AFP, « Professeur décapité: le point sur l'enquête au lendemain de l'attentat à
Conflans-Sainte-Honorine ([Link]
de-l-attentat-a-conflans-sainte-honorine_AV-[Link]) », BFM TV, 17 octobre 2020.