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Corrigé Devoir Mathématiques 2025/2026

Le document présente un corrigé de devoir surveillé en mathématiques pour l'année 2025/2026, abordant des concepts de continuité, d'intégrabilité et de convergence des fonctions. Il détaille les étapes de calculs et les théorèmes appliqués pour démontrer les propriétés des fonctions étudiées. Les résultats incluent des intégrales convergentes et des développements limités, avec des applications de l'intégration par parties.

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Corrigé Devoir Mathématiques 2025/2026

Le document présente un corrigé de devoir surveillé en mathématiques pour l'année 2025/2026, abordant des concepts de continuité, d'intégrabilité et de convergence des fonctions. Il détaille les étapes de calculs et les théorèmes appliqués pour démontrer les propriétés des fonctions étudiées. Les résultats incluent des intégrales convergentes et des développements limités, avec des applications de l'intégration par parties.

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ISM MP, Mathématiques

Année 2025/2026
Corrigé du devoir surveillé n°1 - 4h

Partie I
1.(a) La fonction g est de classe C 1 sur R∗ comme quotient de fonctions de classe C 1 dont le
t
dénominateur ne s'annule pas. Par ailleurs, on a g(t) ∼ −−→ 1 et on en déduit la continuité
t→0 t t→0
de g sur R. Par dérivation, il vient
t cos t − sin t
∀t ∈ R∗ g ′ (t) =
t2
Avec les développements usuels, on trouve
t(1 + o(t)) − t + o(t2 )

g (t) = = o(1) −−→ 0
t→0 t2 t→0

D'après le théorème de prolongement de classe C , on conclut 1

g ∈ C 1 (R, R)
1
1.(b).i Les fonctions t 7→ et t 7→ 1 − cos t sont de classe C 1 sur ] 0 ; +∞ [. On a
t
1 − cos t 1 − 1 + o(t) 1 − cos t O(1)
= −−→ 0 et = −−−−→ 0
t t→0 t t→0 t t→ ∞
+ t t→+∞
1 − cos t ∞
ò+ Z +∞ Z +∞
1 − cos t
ï
sin t
Le crochet étant ni, les intégrales dt et − dt sont de
t 0 0 t 0 t2
1 − cos t
même nature. Soit f : t > 0 7→ . On a f ∈ Cpm (] 0 ; +∞ [ , R) puis
t2
1 − 1 + t2 /2 + o(t2 )
Å ã
1 1
f (t) = 2
−−→ et f (t) =+ O 2
t→0 t t→0 2 t→ ∞ t
La fonction f est prolongeable par continuité en 0 donc intégrableZ sur ] 0 ; 1 ] et intégrable sur
+∞
1 − cos t
[ 1 ; +∞ [ par comparaison et critère de Riemann. Ainsi, l'intégrale dt converge et
0 t2
par conséquent
Z +∞
sin t
L'intégrale dt converge.
0 t
Z +∞
sin(jt)
1.(b).ii Soit j entier non nul. Avec le changement de variables u = jt, les intégrales dt
0 t
Z +∞
sin u
et du sont de même nature donc convergentes et par conséquent égales :
0 u
Z +∞
∗ sin(jt) π
∀j ∈ N dt =
0 t 2

t2 t4 t2 t4 1 t4
Å ã Å ã
sin t
1.(c) On a ln = ln 1 − + + o(t ) = − + −
4
+ o(t4 )
t 3! 5! 3! 5! 2 (3!)2

t2 t4
D'où ln g(t) = − − + o(t4 )
6 180

1

n
1.(d) Soit n entier non nul. Avec le changement de variables u = t, il vient
3
Z ln
√n
… Z ln√n
n
− nt6
2 3 3 u2
e dt = e − 2 du
0 n 0
Z ln
√n Z +∞ …
3 2 2 π
Or, on a e − u2
du −−−−→ e − u2
du =
0 n→+∞ 0 2
Z ln
√n

n 2 3π
On en déduit e − nt6
dt ∼
0 n→+∞ 2n
sinn t
2.(a) Soit n ⩾ 2. La fonction t 7→ est continue par morceaux sur ] 0 ; +∞ [. On a
tn
sinn t tn sinn t
Å ã
1
n
∼ n −−→ 1 et n
= O n
t t→0 t t→0 t t→+∞ t
On en déduit l'intégrabilité de la fonction sur ] 0 ; 1 ] puisqu'elle prolongeable par continuité en
0 et sur [ 1 ; +∞ [ par comparaison et critère de Riemann. Ainsi
+∞
sinn t
Z
Pour n ⩾ 2, l'intégrale dt converge.
0 tn
2.(b) D'après l'intégration par parties eectuée à la question 1.(b).i, on a l'égalité
+∞
1 − cos t ∞
ò+ Z +∞
1 − cos t
Z ï
sin t
dt = + dt
0 t t 0 0 t2
| {z }
=0

+∞ Z +∞ 2
1 − cos t
Z
sin (t/2)
Par trigonométrie, on a 2
dt = 2 dt
0 t 0 t2
Z +∞ 2 Z +∞ 2
t sin (t/2) sin u
Avec le changement de variables u = , les intégrales 2 2
dt et du sont
2 0 t 0 u2
de même nature donc convergentes et par conséquent égales. On conclut
+∞ +∞
sin2 u
Z Z
sin t π
du = dt =
0 u2 0 t 2
3.(a) Soit n entier non nul et k ∈ [[ 0 ; n − 1 ]]. On a
ãn
e it − e −it n
Å
1 P n

∀t ∈ R hn (t) = = (−1)n−ℓ e i(2ℓ−n)t
2i (2i)n ℓ=0 ℓ
La fonction hn est de classe C ∞ sur R d'après les théorèmes généraux. Par dérivation, on trouve
1 P n
(k) n

∀t ∈ R hn (t) = (−1)n−ℓ (2ℓ − n)k (i)k e i(2ℓ−n)t
(2i)n ℓ=0 ℓ
Par inégalité triangulaire, il vient
1 Pn
(k) n
|2ℓ − n|k

∀t ∈ R hn (t) ⩽ n ℓ
2 ℓ=0
Ce qui prouve
Pour k ∈ [[ 0 ; n − 1 ]], il existe K > 0 tel que, pour t réel, on a h(k)
n (t) ⩽ K.

2
Remarque : Le sujet indique pour t > 0 dans la dénition de hn puis considère la fonction sur
R tout entier, ce qui ne pose pas de problème de toute façon.

Variante : On aurait aussi justier que h(k)


n est 2π -périodique comme dérivée d'une telle fonc-
tion, continue donc bornée sur une période et par conséquent bornée sur R tout entier par
périodicité.

3.(b).i Soit n entier non nul. On a


hn (t) = (t + o(t))n = (t(1 + o(1))n = tn (1 + o(1))n avec (1 + o(1))n −−→ 1
t→0 t→0

D'où hn (t) = tn + o(tn )


3.(b).ii Soit n entier non nul. La fonction hn est de classe C ∞ sur R et d'après le théorème de
Taylor-Young
n h(k) (0)
tk + o(tn )
P n
hn (t) =
t→0 k=0 k!
d'où par unicité du développement limité
hn (0) = 0 et hn (0) = n!
(k) (n)
∀k ∈ [[ 0 ; n − 1 ]]
Ainsi, pour k ∈ [[ 0 ; n − 1 ]], on a
P h(k+j)
n−k (0) j n!
t + o(tn−k ) = tn−k + o(tn−k )
(k) n
hn (t) =
t→0 j=0 j! t→0 (n − k)!

(k)
hn (t) n!
D'où n−k
−−→
t t→0 (n − k)!

(k)
hn (t)
3.(c) Soit n ⩾ 2 et k ∈ [[ 0 ; n − 2 ]]. La fonction t 7→ n−k est continue par morceaux sur
t
] 0 ; +∞ [, prolongeable par continuité en 0 et, d'après la majoration établie à la question 3.(a)
(k) Å ã
hn (t) 1
= O n−k
tn−k t→+∞ t
La fonction est donc intégrable sur ] 0 ; 1 ] (faussement impropre) et sur [ 1 ; +∞ [ par comparaison
et critère de Riemann. Ainsi
Z +∞ (k)
hn (t)
Pour n ⩾ 2 et k ∈ [[ 0 ; n − 2 ]], l'intégrale dt converge absolument.
0 tn−k
1
3.(d) Soit n ⩾ 2. Les fonctions t 7→ h(n−2)
n (t) et t 7→ sont de classe C 1 sur ] 0 ; +∞ [. D'après le
t
n! 2
résultat de la question 3.(b).ii, on a hn(n−2) (t) ∼ t et d'après le résultat de la question 3.(a),
t→0 2
on a h(n−2)
n (t) = O(1). Ainsi
t→ ∞
+

(n−2) (n−2) Å ã
hn (t) n! hn (t) 1
∼ t −−→ 0 et = O −−−−→ 0
t t→0 2 t→0 t t→+∞ t t→+∞
D'après le théorème d'intégration par parties, les intégrales
Z +∞ (n−1) Z +∞ (n−2)
hn (t) hn (t)
dt et − dt
0 t 0 t2

3
(n−2)
hn (t)
sont de même nature. La fonction t 7→ est continue par morceaux sur ] 0 ; +∞ [ puis
t2
(n−2) (n−2) Å ã
hn (t) n! hn (t) 1
−−→ et = O 2
t2 t→0 2 t2 t→+∞ t
On en déduit son intégrabilité sur ] 0 ; 1 ] car prolongeable par continuité en 0 et sur [ 1 ; +∞ [ par
comparaison et critère de Riemann. Ainsi
Z +∞ (n−1)
hn (t)
L'intégrale dt converge.
0 t
L'intégration par parties mise en ÷uvre donne l'égalité
Z +∞ (n−1)
ñ (n−2)
ô+∞ Z +∞ (n−2)
hn (t) hn (t) hn (t)
dt = + dt
0 t t 0 0 t2
| {z }
=0

Avec des intégrations par parties successives, on peut conjecturer que la propriété
+∞ +∞ (k)
sinn t (n − 1 − k)!
Z Z
hn (t)
P(k) : n
dt = dt
0 t (n − 1)! 0 tn−k
est vraie pour tout k ∈ [[ 0 ; n − 1 ]]. On a clairement P(0) vraie. Supposons P(k) vraie pour
k ∈ [[ 0 ; n − 2 ]]. Ceci suppose l'intégrale à droite dans l'égalité convergente. Les fonctions t 7→
1
− n−k−1
et h(k)
n sont de classe C . On a
1
(n − k − 1)t
(k)
hn (t) n! tn−k
− ∼ −−→ 0
(n − k − 1)tn−k−1 t→0 (n − k)!(n − k − 1) tn−k−1 t→0
(k) Å ã
hn (t) 1
et − = O n−k−1 −−−−→ 0
(n − k − 1)tn−k−1 t→+∞ t t→+∞
+∞
(k)
ñ ô
hn (t)
Ainsi, le crochet − est ni, nul et on a
(n − k − 1)tn−k−1 0
(k) Z +∞ (k+1)
(n − 1 − k)! +∞ hn (t) (n − 1 − k)!
Z
1 hn (t)
n−k
dt = dt
(n − 1)! 0 t (n − 1)! n − k − 1 0 tn−k−1
(k+1)
(n − 1 − (k + 1))! +∞ hn (t)
Z
= dt
(n − 1)! 0 tn−(k+1)
ce qui clôt la récurrence. Avec k = n − 1, on conclut
Z +∞ Å ãn Z +∞ (n−1)
sin t 1 hn (t)
dt = dt
0 t (n − 1)! 0 t
4.(a) Soit n entier non nul. Pour t réel, on a
ã2n
e it − e −it 2n 2n
Å
1 P 2n 1 2n
(−1)k e −ikt e i(2n−k)t =
 
(−1)k e i(2n−2k)t
P
h2n (t) = = k k
2i (2i)2n k=0 4n (−1)n k=0
En observant (−1)n = (−1)−n , on conclut
1 P 2n
2n

∀t ∈ R h2n (t) = k
(−1)n+k e i(2n−2k)t
4n k=0

4
4.(b) Soit n entier non nul. Par dérivation, on a pour t réel
1 P 2n
(2n−1) 2n

h2n (t) = n k
(−1)n+k (2n − 2k)2n−1 (i)2n−1 e i(2n−2k)t
4 k=0
1P 2n
2n

= k
(−1)n+k (n − k)2n−1 (−1)n (−i)e i(2n−2k)t
2 k=0
Comme la fonction h(2n−1)
2n est réelle, il vient en prenant la partie réelle dans le membre de gauche
1P 2n
2n

h2n (t) = k
(−1)k (n − k)2n−1 sin(2(n − k)t)
2 k=0
On observe que le terme en k = n est nul et on sépare cette somme en deux : pour k ∈ [[ 0 ; n−1 ]]
et pour k ∈ [[ n + 1 ; 2n ]]. Dans la première somme, on fait le changement d'indice ℓ = n − k et
dans la deuxième ℓ = k − n. On obtient
n n
(2n−1) 2n
 2n

(−1)n−ℓ ℓ2n−1 sin(2ℓt) + (−1)n+ℓ (−ℓ)2n−1 sin(−2ℓt)
P P
2h2n (t) = n−ℓ ℓ+n
ℓ=1 ℓ=1

On observe ∀ℓ ∈ [[ 1 ; n ]] 2n 2n 2n
  
n−ℓ
= 2n−(n−ℓ)
= n+ℓ
(−1)n−ℓ = (−1)n+ℓ
et avec l'imparité du sin, on conclut
n
(2n−1) 2n
 2n−1
(−1)n+ℓ
P
∀t ∈ R h2n (t) = ℓ+n
ℓ sin(2ℓt)
ℓ=1

4.(c) Par linéarité de l'intégrale, toutes les intégrales concernées étant convergentes d'après le
résutlat de la question 1.(b).ii, on a pour n entier non nul
Z +∞ Å ã2n Z +∞ (2n−1)
sin t 1 h2n (t)
dt = dt
0 t (2n − 1)! Z0 t
+∞ n
1 2n
 2n−1 sin(2ℓt)
(−1)n+ℓ ℓ+n
P
= ℓ dt
(2n − 1)! 0 ℓ=1 t
Z +∞ Å
sin t 2n n  2n−1 +∞ sin(2ℓt)
ã Z
1 P n+ℓ 2n
= (−1) ℓ+n
ℓ dt
0 t (2n − 1)! ℓ=1 0 t
Z +∞ Å ã2n n
sin t π 1
Et on conclut 2n
 2n−1
(−1)n+ℓ
P
dt = ℓ+n

0 t 2 (2n − 1)! ℓ=1

π |sin t|n 1
5.(a) Pour n ⩾ 2, on a ∀t ⩾ 0⩽ n
⩽ n
2 t t
Z +∞
dt
Comme converge, il vient par comparaison et inégalité triangulaire
1 tn
|sin t|n
Z +∞ n Z +∞ Z +∞ Z +∞
sin t dt dt 1
dt ⩽ dt ⩽ ⩽ =
π
2
tn π
2
tn π
2
tn 1 tn n−1

+∞
sinn t
Z Å ã
1
On conclut dt = o √
π
2
tn n

i πi sin t
5.(b).i On pose ∀t ∈ 0 ; φ(t) =
2 t

5
La fonction est dérivable comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s'an-
nule pas. On trouve
i πi t cos t − sin t
∀t ∈ 0 ; φ′ (t) =
2 t2
i πi
On pose ∀t ∈ 0 ; ψ(t) = t cos t − sin t
2
On a ψ dérivable et par dérivation
i πi
∀t ∈ 0 ; ψ ′ (t) = −t sin t ⩽ 0
2
Comme ψ(0) = 0, on en déduit ψ négative et on conclut
La fonction φ décroît.
ln n
5.(b).ii Soit n entier non nul. On note εn = √ . On a εn −−−→ 0 par croissances comparées. On
n n→∞
π
choisit n assez grand pour avoir εn ⩽ . Par décroissance de φ, il vient
2
Z π Z π π
2 2

n n
φ (t) dt ⩽ φ (εn ) dt = − εn φn (εn )
εn εn 2
nε2n (ln n)2
Puis n
ln φ (εn ) = n ln g(εn ) = − + o(nεn ) = −
2
+ o((ln n)2 )
6 6
√ π ln n (ln n)2
  ï ò
d'où n − εn φ (εn ) = O(1) exp
n
− + o((ln n) ) −−−→ 0
2

| 2 {z } 2 6 n→∞

=O(1)
| {z }
−n→∞
−−→−∞

Z π Å ãn Å ã
2 sin t 1
Ainsi dt = o √
εn t n→+∞ n
5.(c).i La fonction h : u 7→ e −u est dérivable sur R avec |h′ (u)| = e −u ⩽ 1 pour u ⩾ 0. Ainsi,
d'après l'inégalité des accroissements nis
∀u ⩾ 0 |h(u) − h(0)| ⩽ 1 |u − 0|

Autrement dit ∀u ⩾ 0 |e −u − 1| ⩽ u
Remarque : La question est étrangement mal posée. N'importe quel a > 0 fait l'aaire et on
peut faire mieux que l'inégalité exigée en se passant du facteur 2.

t2
Å ã
i πi sin t
5.(c).ii On pose ∀t ∈ 0 ; h(t) = ln +
2 t 6
On a obtenu précédemment
t4
Å ã
1
h(t) = − + o(t ) = t −
4 4
+ o(1)
180 180
| {z }
−t→0
−→− 180
1
<0

t4
On en déduit que h est négative au voisinage de 0. Par ailleurs, on a − ⩾ −t3 au voisinage
180
de zéro puisque t4 = o(t3 ). Par conséquent, pour un choix de voisinage de zéro susamment
t→0
petit, les deux conditions mentionnées sont réalisées autrement dit

6
t2
ã Å
sin t
On dispose de b > 0 tel que pour t ∈ ] 0 ; b ], on a −t ⩽ ln + ⩽ 0. 3
t 6
5.(c).iii On a εn −−−→ 0 par croissances comparées. On choisit n assez grand pour avoir εn ∈
n→∞
] 0 ; b ] et donc −t3 ⩽ h(t) ⩽ 0 pour t ∈ ] 0 ; εn ]. On obtient
Z εn ïÅ ãn ò Z εn
sin t 2
− nt6 nt2
e−
 
−e dt = 6 e nh(t) − 1 dt
0 t 0
Z εn 2
Z εn
− nt6
Ä 3
ä
1 − e −nt
nh(t)

⩽ e| {z } 1 − e dt ⩽ dt
0 ⩽1 0

Avec la majoration de la question 5.(c).i (avec le facteur 2), il vient


εn ãn εn εn
2(ln n)4
Z Å Z Z
sin t − nt6
2
dt − e dt ⩽ 2nt3 dt ⩽ 2n(εn )3 εn ⩽
0 t 0 0 n
Remarque : Là encore, il est aisé de faire mieux que ce qu'exige le sujet :
εn ãn εn
nε4n (ln n)4
Z ïÅ ò Z
sin t − nt6
2
−e dt ⩽ nt3 dt = =
0 t 0 4 4n
5.(c).iv Soit n entier non nul. Par relation de Chasles, on a
+∞ ãn ãn π +∞
Z Å Z εn Å Z Å ã Z Å ã
sin t sin t 2 sin t sin t
dt = dt + dt + dt
0 t 0 t εn t π
2
t
2(ln n)4
Å ã
1
Par croissances comparées, on a = o √ . Ainsi, d'après les résultats intermé-
n n→+∞ n
diaires précédemment établis, on a
+∞
sin t n
Z Å ã Z εn Å ã
2 1
dt = e − nt6
dt + o √
0 t n→+∞ 0 n
Z εn … Å ã
2 3π 1
et e − nt6
dt = +o √
0 2n n
+∞ ãn
Z Å …
sin t 3π
On conclut dt ∼
0 t n→+∞ 2n

Partie II
1.(a) Soit n entier non nul. La seule conguration possible pour une seule montée dans une
liste de Sn est (1, 2, . . . , n) et la seul conguration possible pour n montées est (n, n − 1, . . . , 1).
En eet, pour une unique montée, si la liste n'est pas strictement croissante alors il y a au
moins deux montées ce qui est exclu. De même, pour n montées, si la liste n'est pas strictement
décroissante, il y au plus n − 1 montées ce qui est exclu. On conclut
∀n ∈ N∗ En (1) = 1 et En (n) = 1
1.(b) Soit n entier non nul et k ∈ [[ 1 ; n ]]. Dans la liste (k, k − 1, . . . , 1, k + 1, k + 2, . . . , n), on a
(k),(k − 1), . . . (2) et (1, k + 1, . . . , n) montées d'où
La liste (k, k − 1, . . . , 1, k + 1, k + 2, . . . , n) admet k montées.
2. Soit a une liste et si la somme du nombre de montées et de descentes de (a1 , . . . , ai ) pour
i ∈ [[ 1 ; n ]]. Pour i ∈ [[ 1 ; n − 1 ]], on a, comptant respectivement les montées et descentes

7
si ai < ai+1
®
si + 0 + 1
si+1 =
si ai > ai+1
si + 1 + 0
On a donc si+1 = si + 1 et s1 = 2 car sur une liste à un élément, il y a une même montée et
descente. On conclut
∀n ∈ N∗ sn = s1 + n − 1 = n + 1
3.(a) L'application Ψ est bien à valeurs dans Sn et on a clairement Ψ2 = id ce qui prouve qu'elle
est bijective et est son propre inverse.
L'application Ψ est une bijection de Sn dans Sn .
3.(b) Soit n entier non nul et k ∈ [[ 1 ; n ]]. Une montée ap < ap+1 < . . . < aq est transformée,
via l'application Ψ, en descente n + 1 − ap > . . . > n + 1 − aq et de même pour les montées qui
seraient des singletons. Ainsi, une liste a avec k montées devient une liste avec k descentes et les
n + 1 − k descentes deviennent n + 1 − k montées. Par conséquent
{a ∈ Sn ; M(a) = k} = {a ∈ Sn ; M(Ψ(a)) = n + 1 − k} = {b ∈ Sn ; M(b) = n + 1 − k}
en posant b = Ψ(a) comme changement de variable bijectif dans le parcours du dernier ensemble.
Considérant les cardinaux, on conclut
∀n ∈ N∗ ∀k ∈ [[ 1 ; n ]] En (k) = En (n + 1 − k)
4.(a) Soit n ⩾ 2. Choisir un couple (A, B) de parties non vides disjointes de [[ 1 ; n ]], c'est choisir
k ∈ [[ 1 ; n − 1 ]] éléments qui vont constituer A et les éléments restants constituent B. Ainsi, le
nombre de choix possibles est
n−1
n

= 2n − 2
P
k
k=1

4.(b) Une liste a = (a1 , . . . , an ) admet deux montées exactement si elle vérie
a1 < . . . < ak ak > ak+1 ak+1 < . . . < an
Ceci équivaut à choisir A et B, parties non vides disjointes de [[ 1 ; n ]] avec A = {a1 , . . . , ak } et
B = {ak+1 , . . . , an } telles que ak > ak+1 . Si cette dernière condition n'est pas remplie, alors on a
a1 < . . . < ak < ak+1 < . . . < an ce qui impose ai = i pour tout i ∈ [[ 1 ; n ]]. Ces conguration,
pour k ∈ [[ 1 ; n − 1 ]], sont donc à exclure et on conclut
∀n ⩾ 2 En (2) = 2n − 2 − (n − 1) = 2n − (n + 1)
5.(a) Soit n entier non nul. Pour b = (a1 , . . . , an ) ∈ Sn , on a
φ−1
n ({b}) = {(n + 1, a1 , . . . , an ), (a1 , n + 1, a2 , . . . , an ), . . . , (a1 , . . . , an , n + 1)}

5.(b) Soit b = (a1 , . . . , an ) ∈ Sn avec k montées. Si a = (n + 1, a1 , . . . , an ), alors la liste a admet


une montée en plus, à savoir (n+1) et la liste a admet donc k+1 montées. Si a = (a1 , . . . , an , n+1),
le n + 1 en dernière position fera partie de la dernière montée existante dans n donc il y a k
montées dans a. Pour les autres congurations, on a a = (a1 , . . . , ai , n + 1, ai+1 , . . . , an ) et on
a k + 1 montées si ai < ai+1 puisque l'insertion de n + 1 casse la croissance tandis qu'on aura
toujours k montées si ai > ai+1 puisque n + 1 sera aggloméré à la montée se terminant par ai .
On a donc
∀a ∈ Sn+1 M(a) = M(φn (a)) ou M(a) = M(φn (a)) + 1
5.(c) On partitionne

8
{a ∈ Sn+1 ; M(a) = k + 1} =
{a ∈ Sn+1 ; M(a) = k + 1, M(φn (a)) = k} ⊔ {a ∈ Sn+1 ; M(a) = k + 1, M(φn (a) = k + 1}
Dans une liste a ∈ Sn+1 telle que b = φn (a) admet k + 1 montées, on peut placer l'élément n + 1
en n de chacune des montées de b et seulement là pour préserver le nombre de montées. On a
donc (k + 1) choix pour chacune de ces listes. Dans une liste a ∈ Sn+1 telle que b = φn (a) =
admet k montées, pour augmenter de une montée, il faut placer n + 1 hors des positions qui
laissent invariants le nombre de montées. Il y a k positions de n de montées à éviter d'où n − k
positions possibles et il faut aussi compter l'insertion de n + 1 en première position ce qui fait
donc n − k + 1 choix possibles pour chacune de ces listes. Ainsi, passant au cardinal, on conclut
En+1 (k + 1) = (k + 1)En (k + 1) + (n + 1 − k)En (k)
On vérie sans diculté que la formule est valide pour k = 0 et k > n.

6. On procède par récurrence sur n. L'initialisation pour n = 1 est vraie. On suppose l'égalité
vraie au rang n entier non nul xé. Soit k ∈ [[ 1 ; n + 1 ]]. On a
En+1 (k + 1) = (k + 1)En (k + 1) + (n + 1 − k)En (k)
k+1 k
n+1 n+1
  n
(−1)k+1−j j n + (n + 1 − k) (−1)k−j
P P
= (k + 1) k+1−j k−j
j
j=1 j=1
k+1 î ó
n+1 n+1

(−1)k+1−j (k + 1) jn
P
= k+1−j
− (n + 1 − k) k−j
j=1

On trouve pour j ∈ [[ 1 ; k + 1 ]]
n+1
− (n + 1 − k) n+1
 
(k + 1) k+1−j k−j
(n − 1)!
= [(k + 1)(n + 1 − k + j) − (n + 1 − k)(k + 1 − j)]
(k + 1 − j)!(n + 1 − k + j)!
(n + 2)!
= j
(k + 1 − j)!(n + 2 − (k + 1 − j)!
k+1
et ainsi n+2
 n+1
(−1)k+1−j
P
En+1 (k + 1) = k+1−j
j
j=1

ce qui clôt la récurrence. On a donc établi


k
n+1
∀n ∈ N∗

(−1)k−j jn
P
∀k ∈ [[ 1 ; n ]] En (k) = k−j
j=1

7. D'après le résultat qui précède, on a pour n entier non nul


n
2n

(−1)n−j j 2n−1
P
E2n−1 (n) = n−j
j=1

Sans diculté, on observe (−1)n−j = (−1)n+j et 2n 2n 2n


pour j ∈ [[ 1 ; n ]]
  
n+j
= 2n−(n+j)
= n−j
avec le résultat de la question 4.(c), on conclut
n
Z +∞ Å ãn
P n+j 2n
 2n−1 2 sin t
E2n−1 (n) = (−1) n+j
j = dt
j=1 π 0 t

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