Corrigé Devoir Mathématiques 2025/2026
Corrigé Devoir Mathématiques 2025/2026
Année 2025/2026
Corrigé du devoir surveillé n°1 - 4h
Partie I
1.(a) La fonction g est de classe C 1 sur R∗ comme quotient de fonctions de classe C 1 dont le
t
dénominateur ne s'annule pas. Par ailleurs, on a g(t) ∼ −−→ 1 et on en déduit la continuité
t→0 t t→0
de g sur R. Par dérivation, il vient
t cos t − sin t
∀t ∈ R∗ g ′ (t) =
t2
Avec les développements usuels, on trouve
t(1 + o(t)) − t + o(t2 )
′
g (t) = = o(1) −−→ 0
t→0 t2 t→0
g ∈ C 1 (R, R)
1
1.(b).i Les fonctions t 7→ et t 7→ 1 − cos t sont de classe C 1 sur ] 0 ; +∞ [. On a
t
1 − cos t 1 − 1 + o(t) 1 − cos t O(1)
= −−→ 0 et = −−−−→ 0
t t→0 t t→0 t t→ ∞
+ t t→+∞
1 − cos t ∞
ò+ Z +∞ Z +∞
1 − cos t
ï
sin t
Le crochet étant ni, les intégrales dt et − dt sont de
t 0 0 t 0 t2
1 − cos t
même nature. Soit f : t > 0 7→ . On a f ∈ Cpm (] 0 ; +∞ [ , R) puis
t2
1 − 1 + t2 /2 + o(t2 )
Å ã
1 1
f (t) = 2
−−→ et f (t) =+ O 2
t→0 t t→0 2 t→ ∞ t
La fonction f est prolongeable par continuité en 0 donc intégrableZ sur ] 0 ; 1 ] et intégrable sur
+∞
1 − cos t
[ 1 ; +∞ [ par comparaison et critère de Riemann. Ainsi, l'intégrale dt converge et
0 t2
par conséquent
Z +∞
sin t
L'intégrale dt converge.
0 t
Z +∞
sin(jt)
1.(b).ii Soit j entier non nul. Avec le changement de variables u = jt, les intégrales dt
0 t
Z +∞
sin u
et du sont de même nature donc convergentes et par conséquent égales :
0 u
Z +∞
∗ sin(jt) π
∀j ∈ N dt =
0 t 2
t2 t4 t2 t4 1 t4
Å ã Å ã
sin t
1.(c) On a ln = ln 1 − + + o(t ) = − + −
4
+ o(t4 )
t 3! 5! 3! 5! 2 (3!)2
t2 t4
D'où ln g(t) = − − + o(t4 )
6 180
1
…
n
1.(d) Soit n entier non nul. Avec le changement de variables u = t, il vient
3
Z ln
√n
… Z ln√n
n
− nt6
2 3 3 u2
e dt = e − 2 du
0 n 0
Z ln
√n Z +∞ …
3 2 2 π
Or, on a e − u2
du −−−−→ e − u2
du =
0 n→+∞ 0 2
Z ln
√n
…
n 2 3π
On en déduit e − nt6
dt ∼
0 n→+∞ 2n
sinn t
2.(a) Soit n ⩾ 2. La fonction t 7→ est continue par morceaux sur ] 0 ; +∞ [. On a
tn
sinn t tn sinn t
Å ã
1
n
∼ n −−→ 1 et n
= O n
t t→0 t t→0 t t→+∞ t
On en déduit l'intégrabilité de la fonction sur ] 0 ; 1 ] puisqu'elle prolongeable par continuité en
0 et sur [ 1 ; +∞ [ par comparaison et critère de Riemann. Ainsi
+∞
sinn t
Z
Pour n ⩾ 2, l'intégrale dt converge.
0 tn
2.(b) D'après l'intégration par parties eectuée à la question 1.(b).i, on a l'égalité
+∞
1 − cos t ∞
ò+ Z +∞
1 − cos t
Z ï
sin t
dt = + dt
0 t t 0 0 t2
| {z }
=0
+∞ Z +∞ 2
1 − cos t
Z
sin (t/2)
Par trigonométrie, on a 2
dt = 2 dt
0 t 0 t2
Z +∞ 2 Z +∞ 2
t sin (t/2) sin u
Avec le changement de variables u = , les intégrales 2 2
dt et du sont
2 0 t 0 u2
de même nature donc convergentes et par conséquent égales. On conclut
+∞ +∞
sin2 u
Z Z
sin t π
du = dt =
0 u2 0 t 2
3.(a) Soit n entier non nul et k ∈ [[ 0 ; n − 1 ]]. On a
ãn
e it − e −it n
Å
1 P n
∀t ∈ R hn (t) = = (−1)n−ℓ e i(2ℓ−n)t
2i (2i)n ℓ=0 ℓ
La fonction hn est de classe C ∞ sur R d'après les théorèmes généraux. Par dérivation, on trouve
1 P n
(k) n
∀t ∈ R hn (t) = (−1)n−ℓ (2ℓ − n)k (i)k e i(2ℓ−n)t
(2i)n ℓ=0 ℓ
Par inégalité triangulaire, il vient
1 Pn
(k) n
|2ℓ − n|k
∀t ∈ R hn (t) ⩽ n ℓ
2 ℓ=0
Ce qui prouve
Pour k ∈ [[ 0 ; n − 1 ]], il existe K > 0 tel que, pour t réel, on a h(k)
n (t) ⩽ K.
2
Remarque : Le sujet indique pour t > 0 dans la dénition de hn puis considère la fonction sur
R tout entier, ce qui ne pose pas de problème de toute façon.
(k)
hn (t) n!
D'où n−k
−−→
t t→0 (n − k)!
(k)
hn (t)
3.(c) Soit n ⩾ 2 et k ∈ [[ 0 ; n − 2 ]]. La fonction t 7→ n−k est continue par morceaux sur
t
] 0 ; +∞ [, prolongeable par continuité en 0 et, d'après la majoration établie à la question 3.(a)
(k) Å ã
hn (t) 1
= O n−k
tn−k t→+∞ t
La fonction est donc intégrable sur ] 0 ; 1 ] (faussement impropre) et sur [ 1 ; +∞ [ par comparaison
et critère de Riemann. Ainsi
Z +∞ (k)
hn (t)
Pour n ⩾ 2 et k ∈ [[ 0 ; n − 2 ]], l'intégrale dt converge absolument.
0 tn−k
1
3.(d) Soit n ⩾ 2. Les fonctions t 7→ h(n−2)
n (t) et t 7→ sont de classe C 1 sur ] 0 ; +∞ [. D'après le
t
n! 2
résultat de la question 3.(b).ii, on a hn(n−2) (t) ∼ t et d'après le résultat de la question 3.(a),
t→0 2
on a h(n−2)
n (t) = O(1). Ainsi
t→ ∞
+
(n−2) (n−2) Å ã
hn (t) n! hn (t) 1
∼ t −−→ 0 et = O −−−−→ 0
t t→0 2 t→0 t t→+∞ t t→+∞
D'après le théorème d'intégration par parties, les intégrales
Z +∞ (n−1) Z +∞ (n−2)
hn (t) hn (t)
dt et − dt
0 t 0 t2
3
(n−2)
hn (t)
sont de même nature. La fonction t 7→ est continue par morceaux sur ] 0 ; +∞ [ puis
t2
(n−2) (n−2) Å ã
hn (t) n! hn (t) 1
−−→ et = O 2
t2 t→0 2 t2 t→+∞ t
On en déduit son intégrabilité sur ] 0 ; 1 ] car prolongeable par continuité en 0 et sur [ 1 ; +∞ [ par
comparaison et critère de Riemann. Ainsi
Z +∞ (n−1)
hn (t)
L'intégrale dt converge.
0 t
L'intégration par parties mise en ÷uvre donne l'égalité
Z +∞ (n−1)
ñ (n−2)
ô+∞ Z +∞ (n−2)
hn (t) hn (t) hn (t)
dt = + dt
0 t t 0 0 t2
| {z }
=0
Avec des intégrations par parties successives, on peut conjecturer que la propriété
+∞ +∞ (k)
sinn t (n − 1 − k)!
Z Z
hn (t)
P(k) : n
dt = dt
0 t (n − 1)! 0 tn−k
est vraie pour tout k ∈ [[ 0 ; n − 1 ]]. On a clairement P(0) vraie. Supposons P(k) vraie pour
k ∈ [[ 0 ; n − 2 ]]. Ceci suppose l'intégrale à droite dans l'égalité convergente. Les fonctions t 7→
1
− n−k−1
et h(k)
n sont de classe C . On a
1
(n − k − 1)t
(k)
hn (t) n! tn−k
− ∼ −−→ 0
(n − k − 1)tn−k−1 t→0 (n − k)!(n − k − 1) tn−k−1 t→0
(k) Å ã
hn (t) 1
et − = O n−k−1 −−−−→ 0
(n − k − 1)tn−k−1 t→+∞ t t→+∞
+∞
(k)
ñ ô
hn (t)
Ainsi, le crochet − est ni, nul et on a
(n − k − 1)tn−k−1 0
(k) Z +∞ (k+1)
(n − 1 − k)! +∞ hn (t) (n − 1 − k)!
Z
1 hn (t)
n−k
dt = dt
(n − 1)! 0 t (n − 1)! n − k − 1 0 tn−k−1
(k+1)
(n − 1 − (k + 1))! +∞ hn (t)
Z
= dt
(n − 1)! 0 tn−(k+1)
ce qui clôt la récurrence. Avec k = n − 1, on conclut
Z +∞ Å ãn Z +∞ (n−1)
sin t 1 hn (t)
dt = dt
0 t (n − 1)! 0 t
4.(a) Soit n entier non nul. Pour t réel, on a
ã2n
e it − e −it 2n 2n
Å
1 P 2n 1 2n
(−1)k e −ikt e i(2n−k)t =
(−1)k e i(2n−2k)t
P
h2n (t) = = k k
2i (2i)2n k=0 4n (−1)n k=0
En observant (−1)n = (−1)−n , on conclut
1 P 2n
2n
∀t ∈ R h2n (t) = k
(−1)n+k e i(2n−2k)t
4n k=0
4
4.(b) Soit n entier non nul. Par dérivation, on a pour t réel
1 P 2n
(2n−1) 2n
h2n (t) = n k
(−1)n+k (2n − 2k)2n−1 (i)2n−1 e i(2n−2k)t
4 k=0
1P 2n
2n
= k
(−1)n+k (n − k)2n−1 (−1)n (−i)e i(2n−2k)t
2 k=0
Comme la fonction h(2n−1)
2n est réelle, il vient en prenant la partie réelle dans le membre de gauche
1P 2n
2n
h2n (t) = k
(−1)k (n − k)2n−1 sin(2(n − k)t)
2 k=0
On observe que le terme en k = n est nul et on sépare cette somme en deux : pour k ∈ [[ 0 ; n−1 ]]
et pour k ∈ [[ n + 1 ; 2n ]]. Dans la première somme, on fait le changement d'indice ℓ = n − k et
dans la deuxième ℓ = k − n. On obtient
n n
(2n−1) 2n
2n
(−1)n−ℓ ℓ2n−1 sin(2ℓt) + (−1)n+ℓ (−ℓ)2n−1 sin(−2ℓt)
P P
2h2n (t) = n−ℓ ℓ+n
ℓ=1 ℓ=1
On observe ∀ℓ ∈ [[ 1 ; n ]] 2n 2n 2n
n−ℓ
= 2n−(n−ℓ)
= n+ℓ
(−1)n−ℓ = (−1)n+ℓ
et avec l'imparité du sin, on conclut
n
(2n−1) 2n
2n−1
(−1)n+ℓ
P
∀t ∈ R h2n (t) = ℓ+n
ℓ sin(2ℓt)
ℓ=1
4.(c) Par linéarité de l'intégrale, toutes les intégrales concernées étant convergentes d'après le
résutlat de la question 1.(b).ii, on a pour n entier non nul
Z +∞ Å ã2n Z +∞ (2n−1)
sin t 1 h2n (t)
dt = dt
0 t (2n − 1)! Z0 t
+∞ n
1 2n
2n−1 sin(2ℓt)
(−1)n+ℓ ℓ+n
P
= ℓ dt
(2n − 1)! 0 ℓ=1 t
Z +∞ Å
sin t 2n n 2n−1 +∞ sin(2ℓt)
ã Z
1 P n+ℓ 2n
= (−1) ℓ+n
ℓ dt
0 t (2n − 1)! ℓ=1 0 t
Z +∞ Å ã2n n
sin t π 1
Et on conclut 2n
2n−1
(−1)n+ℓ
P
dt = ℓ+n
ℓ
0 t 2 (2n − 1)! ℓ=1
π |sin t|n 1
5.(a) Pour n ⩾ 2, on a ∀t ⩾ 0⩽ n
⩽ n
2 t t
Z +∞
dt
Comme converge, il vient par comparaison et inégalité triangulaire
1 tn
|sin t|n
Z +∞ n Z +∞ Z +∞ Z +∞
sin t dt dt 1
dt ⩽ dt ⩽ ⩽ =
π
2
tn π
2
tn π
2
tn 1 tn n−1
+∞
sinn t
Z Å ã
1
On conclut dt = o √
π
2
tn n
i πi sin t
5.(b).i On pose ∀t ∈ 0 ; φ(t) =
2 t
5
La fonction est dérivable comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s'an-
nule pas. On trouve
i πi t cos t − sin t
∀t ∈ 0 ; φ′ (t) =
2 t2
i πi
On pose ∀t ∈ 0 ; ψ(t) = t cos t − sin t
2
On a ψ dérivable et par dérivation
i πi
∀t ∈ 0 ; ψ ′ (t) = −t sin t ⩽ 0
2
Comme ψ(0) = 0, on en déduit ψ négative et on conclut
La fonction φ décroît.
ln n
5.(b).ii Soit n entier non nul. On note εn = √ . On a εn −−−→ 0 par croissances comparées. On
n n→∞
π
choisit n assez grand pour avoir εn ⩽ . Par décroissance de φ, il vient
2
Z π Z π π
2 2
n n
φ (t) dt ⩽ φ (εn ) dt = − εn φn (εn )
εn εn 2
nε2n (ln n)2
Puis n
ln φ (εn ) = n ln g(εn ) = − + o(nεn ) = −
2
+ o((ln n)2 )
6 6
√ π ln n (ln n)2
ï ò
d'où n − εn φ (εn ) = O(1) exp
n
− + o((ln n) ) −−−→ 0
2
| 2 {z } 2 6 n→∞
=O(1)
| {z }
−n→∞
−−→−∞
Z π Å ãn Å ã
2 sin t 1
Ainsi dt = o √
εn t n→+∞ n
5.(c).i La fonction h : u 7→ e −u est dérivable sur R avec |h′ (u)| = e −u ⩽ 1 pour u ⩾ 0. Ainsi,
d'après l'inégalité des accroissements nis
∀u ⩾ 0 |h(u) − h(0)| ⩽ 1 |u − 0|
Autrement dit ∀u ⩾ 0 |e −u − 1| ⩽ u
Remarque : La question est étrangement mal posée. N'importe quel a > 0 fait l'aaire et on
peut faire mieux que l'inégalité exigée en se passant du facteur 2.
t2
Å ã
i πi sin t
5.(c).ii On pose ∀t ∈ 0 ; h(t) = ln +
2 t 6
On a obtenu précédemment
t4
Å ã
1
h(t) = − + o(t ) = t −
4 4
+ o(1)
180 180
| {z }
−t→0
−→− 180
1
<0
t4
On en déduit que h est négative au voisinage de 0. Par ailleurs, on a − ⩾ −t3 au voisinage
180
de zéro puisque t4 = o(t3 ). Par conséquent, pour un choix de voisinage de zéro susamment
t→0
petit, les deux conditions mentionnées sont réalisées autrement dit
6
t2
ã Å
sin t
On dispose de b > 0 tel que pour t ∈ ] 0 ; b ], on a −t ⩽ ln + ⩽ 0. 3
t 6
5.(c).iii On a εn −−−→ 0 par croissances comparées. On choisit n assez grand pour avoir εn ∈
n→∞
] 0 ; b ] et donc −t3 ⩽ h(t) ⩽ 0 pour t ∈ ] 0 ; εn ]. On obtient
Z εn ïÅ ãn ò Z εn
sin t 2
− nt6 nt2
e−
−e dt = 6 e nh(t) − 1 dt
0 t 0
Z εn 2
Z εn
− nt6
Ä 3
ä
1 − e −nt
nh(t)
⩽ e| {z } 1 − e dt ⩽ dt
0 ⩽1 0
Partie II
1.(a) Soit n entier non nul. La seule conguration possible pour une seule montée dans une
liste de Sn est (1, 2, . . . , n) et la seul conguration possible pour n montées est (n, n − 1, . . . , 1).
En eet, pour une unique montée, si la liste n'est pas strictement croissante alors il y a au
moins deux montées ce qui est exclu. De même, pour n montées, si la liste n'est pas strictement
décroissante, il y au plus n − 1 montées ce qui est exclu. On conclut
∀n ∈ N∗ En (1) = 1 et En (n) = 1
1.(b) Soit n entier non nul et k ∈ [[ 1 ; n ]]. Dans la liste (k, k − 1, . . . , 1, k + 1, k + 2, . . . , n), on a
(k),(k − 1), . . . (2) et (1, k + 1, . . . , n) montées d'où
La liste (k, k − 1, . . . , 1, k + 1, k + 2, . . . , n) admet k montées.
2. Soit a une liste et si la somme du nombre de montées et de descentes de (a1 , . . . , ai ) pour
i ∈ [[ 1 ; n ]]. Pour i ∈ [[ 1 ; n − 1 ]], on a, comptant respectivement les montées et descentes
7
si ai < ai+1
®
si + 0 + 1
si+1 =
si ai > ai+1
si + 1 + 0
On a donc si+1 = si + 1 et s1 = 2 car sur une liste à un élément, il y a une même montée et
descente. On conclut
∀n ∈ N∗ sn = s1 + n − 1 = n + 1
3.(a) L'application Ψ est bien à valeurs dans Sn et on a clairement Ψ2 = id ce qui prouve qu'elle
est bijective et est son propre inverse.
L'application Ψ est une bijection de Sn dans Sn .
3.(b) Soit n entier non nul et k ∈ [[ 1 ; n ]]. Une montée ap < ap+1 < . . . < aq est transformée,
via l'application Ψ, en descente n + 1 − ap > . . . > n + 1 − aq et de même pour les montées qui
seraient des singletons. Ainsi, une liste a avec k montées devient une liste avec k descentes et les
n + 1 − k descentes deviennent n + 1 − k montées. Par conséquent
{a ∈ Sn ; M(a) = k} = {a ∈ Sn ; M(Ψ(a)) = n + 1 − k} = {b ∈ Sn ; M(b) = n + 1 − k}
en posant b = Ψ(a) comme changement de variable bijectif dans le parcours du dernier ensemble.
Considérant les cardinaux, on conclut
∀n ∈ N∗ ∀k ∈ [[ 1 ; n ]] En (k) = En (n + 1 − k)
4.(a) Soit n ⩾ 2. Choisir un couple (A, B) de parties non vides disjointes de [[ 1 ; n ]], c'est choisir
k ∈ [[ 1 ; n − 1 ]] éléments qui vont constituer A et les éléments restants constituent B. Ainsi, le
nombre de choix possibles est
n−1
n
= 2n − 2
P
k
k=1
4.(b) Une liste a = (a1 , . . . , an ) admet deux montées exactement si elle vérie
a1 < . . . < ak ak > ak+1 ak+1 < . . . < an
Ceci équivaut à choisir A et B, parties non vides disjointes de [[ 1 ; n ]] avec A = {a1 , . . . , ak } et
B = {ak+1 , . . . , an } telles que ak > ak+1 . Si cette dernière condition n'est pas remplie, alors on a
a1 < . . . < ak < ak+1 < . . . < an ce qui impose ai = i pour tout i ∈ [[ 1 ; n ]]. Ces conguration,
pour k ∈ [[ 1 ; n − 1 ]], sont donc à exclure et on conclut
∀n ⩾ 2 En (2) = 2n − 2 − (n − 1) = 2n − (n + 1)
5.(a) Soit n entier non nul. Pour b = (a1 , . . . , an ) ∈ Sn , on a
φ−1
n ({b}) = {(n + 1, a1 , . . . , an ), (a1 , n + 1, a2 , . . . , an ), . . . , (a1 , . . . , an , n + 1)}
8
{a ∈ Sn+1 ; M(a) = k + 1} =
{a ∈ Sn+1 ; M(a) = k + 1, M(φn (a)) = k} ⊔ {a ∈ Sn+1 ; M(a) = k + 1, M(φn (a) = k + 1}
Dans une liste a ∈ Sn+1 telle que b = φn (a) admet k + 1 montées, on peut placer l'élément n + 1
en n de chacune des montées de b et seulement là pour préserver le nombre de montées. On a
donc (k + 1) choix pour chacune de ces listes. Dans une liste a ∈ Sn+1 telle que b = φn (a) =
admet k montées, pour augmenter de une montée, il faut placer n + 1 hors des positions qui
laissent invariants le nombre de montées. Il y a k positions de n de montées à éviter d'où n − k
positions possibles et il faut aussi compter l'insertion de n + 1 en première position ce qui fait
donc n − k + 1 choix possibles pour chacune de ces listes. Ainsi, passant au cardinal, on conclut
En+1 (k + 1) = (k + 1)En (k + 1) + (n + 1 − k)En (k)
On vérie sans diculté que la formule est valide pour k = 0 et k > n.
6. On procède par récurrence sur n. L'initialisation pour n = 1 est vraie. On suppose l'égalité
vraie au rang n entier non nul xé. Soit k ∈ [[ 1 ; n + 1 ]]. On a
En+1 (k + 1) = (k + 1)En (k + 1) + (n + 1 − k)En (k)
k+1 k
n+1 n+1
n
(−1)k+1−j j n + (n + 1 − k) (−1)k−j
P P
= (k + 1) k+1−j k−j
j
j=1 j=1
k+1 î ó
n+1 n+1
(−1)k+1−j (k + 1) jn
P
= k+1−j
− (n + 1 − k) k−j
j=1
On trouve pour j ∈ [[ 1 ; k + 1 ]]
n+1
− (n + 1 − k) n+1
(k + 1) k+1−j k−j
(n − 1)!
= [(k + 1)(n + 1 − k + j) − (n + 1 − k)(k + 1 − j)]
(k + 1 − j)!(n + 1 − k + j)!
(n + 2)!
= j
(k + 1 − j)!(n + 2 − (k + 1 − j)!
k+1
et ainsi n+2
n+1
(−1)k+1−j
P
En+1 (k + 1) = k+1−j
j
j=1