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Systèmes quantiques non-Hermitiens en physique

Ce mémoire de master présente une étude sur les systèmes quantiques non-Hermitiens, en particulier la mécanique quantique PT-symétrique et la pseudo-hermiticité. Il explore les symétries discrètes en mécanique quantique, les propriétés des Hamiltoniens PT-symétriques, ainsi que les concepts de quasi-hermiticité et pseudo-hermiticité. Les résultats montrent que ces théories élargissent la compréhension des systèmes quantiques tout en respectant les axiomes fondamentaux de la mécanique quantique.

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Systèmes quantiques non-Hermitiens en physique

Ce mémoire de master présente une étude sur les systèmes quantiques non-Hermitiens, en particulier la mécanique quantique PT-symétrique et la pseudo-hermiticité. Il explore les symétries discrètes en mécanique quantique, les propriétés des Hamiltoniens PT-symétriques, ainsi que les concepts de quasi-hermiticité et pseudo-hermiticité. Les résultats montrent que ces théories élargissent la compréhension des systèmes quantiques tout en respectant les axiomes fondamentaux de la mécanique quantique.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Superieur et de la Recherche Scienti…que

Université Saad Dahleb - Blida 1

Faculté des Sciences

Département de Physique

N d’ordre :

Série :

Mémoire de …n d’étude
présentée pour obtenir le diplôme de

Master
Filière : Physique Spécialité : Physique théorique

Présenté par

KHALDI Ibrahim et BERKANE Moussa

Thème
Systèmes quantiques non-Hermitiens

Soutenue le : 27/10/2019

Devant le Jury :
Président : N. Bouayed MCA. Univ. Blida 1
Rapporteur : B. Khantoul MCB. CU. Tipaza
Examinateurs : S.A. Yahaioui. MCB. Univ. Blida 1
S. Saidani MAA. Univ. Blida 1
Remerciements

Nous tenons à exprimer mes plus vifs remerciements à M. B Khantoul, Maitre de conférences B
au centre universitaire de Tipaza, qui fut pour nous un encadreur attentif et disponible malgré
ses nombreuses charges. Ses conseils et encouragements resteront un moteur pour notre travail.

Nous tenons aussi à remercier vivement les membres du jury Messieurs : N. Bouayed, Maitre
de conférences A, à l’université de Blida 1, S.A. Yahiaoui, Maitre de conférences B, à l’uni-
versité de Blida 1, et Melle S. Saidani, Maitre assistant A, à l’université de Blida 1, d’avoir
accepté de juger ce travail

Moussa et Ibrahim
Table des matières
Introduction générale 6

1 Symétries discrètes en mécanique quantique 8

1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

1.2 Outils mathématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1.2.1 L’espace de Hilbert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1.2.2 Postulats de la mécanique quantique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

1.3 Opérateur de parité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

1.3.1 Propriété de l’opérateur parité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

1.3.2 Vecteurs propres de l’opérateur parité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

1.3.3 Commutation de l’opérateur parité avec les observables courantes . . . . 16

[Link] Commutation de P avec r et p . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

[Link] Commutation de P avec H . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

1.4 Opérateur de renversement du temps T . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

1.4.1 Commutation de l’opérateur de renversement du temps T avec les obser-


vables courantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

[Link] Commutation de T et rb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

[Link] commutation de T et pb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

1.4.2 Propriétés de l’opérateur de renversement du temps . . . . . . . . . . . . 19

1.5 Opérateur conjugaison de charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

1.5.1 Propriété de l’opérateur conjugaison de charge C . . . . . . . . . . . . . . 20

1
2 Mécanique quantiqe PT -symétrique 21

2.1 introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

2.2 Propriétés des Hamiltoniens PT -symétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

2.2.1 Propriété de l’opérateur PT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

2.2.2 Réalité des valeurs propres d’un Hamiltonien PT -symétrique . . . . . . . 23

2.3 Produit scalaire PT -symétrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

2.3.1 Construction de C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

2.3.2 Produit scalaire CPT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

2.4 Exemple illustratif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

3 Systèmes quantiques pseudo-hermitiens 33

3.1 introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33

3.2 Dé…nitions et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33

3.3 Quasi-herméticité et pseudo-herméticité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

3.3.1 Le pseudo produit-scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

3.3.2 Hamiltonien quasi-hermitien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

3.3.3 Réalité du spectre des Hamiltoniens pseudo-hermitiens . . . . . . . . . . 37

3.4 Relation entre la PT -symétrie et la pseudo hermiticité . . . . . . . . . . . . . . 40

3.5 ApplicationS des Hamiltoniens non-hermitiens . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

3.5.1 Etude du système à deux niveaux en cas pseudo-Hermiticité . . . . . . . 42

3.5.2 Hamiltonien pseudo-hermitien équivalent à l’Hamiltonien de l’oscillateur


harmonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44

3.5.3 Hamiltonien d’un Oscillateur harmonique dans un potentiel linéaire com-


plexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47

3.5.4 Oscillateur Harmonique à deux dimensions dans le potentiel i [A (x1 + x2 ) + B (p1 + p2 )]

Conclusion générale 54

2
Introduction générale

La théorie quantique permet de décrire le comportement de la matière aux très petites échelles.
Cette théorie n’a pour l’heure jamais été mise en défaut et l’un des axiomes principaux de la
mécanique quantique impose aux observables physiques d’être hermitiques. Cela principalement
dans le but de leur assurer des valeurs propres réelles.

La découverte de la PT -symétrie en 1998 par Bender et ses collaborateurs [1] , ouvre la porte
largement sur une large classe d’Hamiltoniens qui se révèle avoir des valeurs propres réelles
en étant non hermitiens. Ils ont montré qu’un Hamiltonien invariant par ré‡exion de l’espace
et par renversement du temps possède un spectre réel si la PT -symétrie n’est pas brisée.
Cette mécanique quantique non hermitienne est considérée par beaucoup de physiciens comme
l’extension de la mécanique quantique ordinaire. On parle alors de la mécanique quantique PT
-symétrique.

La tentative de construire une théorie quantique valable à partir de tels Hamiltoniens se heurte
à la non positivité du produit scalaire PT -symétrique. Cependant, il a été démontré que pour
un système dont la symétrie PT est non brisée, il su¢t de lui correspondre une symétrie
du Hamiltonien décrite par l’opérateur C, analogue à la conjugaison de charge dans la théorie
quantique des champs. Celui-ci permet de construire, via le produit CPT , un nouveau produit
scalaire dé…ni positif pour lequel les normes des états sont positives et l’évolution temporelle
est unitaire

En 2002, on a assisté à l’extension de la PT -symétrie vers un nouveau concept, encore plus


abstrait, appelé la pseudo-hermiticité, réalisé dans les travaux de Mostafazadeh [2, 3, 4] . Ce
dernier a démontré que la pseudo-hermiticité est plus large que la PT -symétrie et contient les
fondements élémentaires de la mécanique quantique "usuelle".

Le concept de la pseudo-Herméticité a été introduit dans les années 1940 par Dirac et Pauli

6
[5, 6, 7, 8, 9] , et discuté plus tard par Lee, Wick et Sudarshan [10, 11, 12, 13] , qui essayaient
de résoudre les problèmes qui se posent dans la quanti…cation de l’électrodynamique et dans
d’autres théories quantiques des champs où les états de norme négative apparaissent comme
une conséquence de la quanti…cation canonique des champs. Une autre notion liée à la pseudo-
hermiticité est la quasi-hermiticité, qui a été fortement discutée en 1992 par Scholtz et ses
collaborateurs [14]. Ils ont montré comment construire une transformation similaire des opéra-
teurs Hermitiens vers les opérateurs quasi-Hermitiens correspondants, sans oublier Dieudonné
qui a démontré que le spèctre des Hamiltoniens Quasi-hermitien n’est pas obligatoirement réel
[15].

Dans le premier chapitre de ce travail, on va présenter premièrement les symétries discrètes


en mécanique quantique, plus précisément, on va étudier trois symétries très importantes en
physique des particules, soient les symétries de parité P , de renversement du temps T et de
conjugaison de charge C , ainsi leurs combinaisons qui sont d’un intérêt fondamental, la symétrie
PT .

On va d’abord introduire les notions mathématiques nécessaires au traitement des symétries


étudiées.

Le deuxième chapitre est consacré à la présention de la nouvelle théorie quantique PT –


symétrique, est de remplacer l’herméticité par la symétrie de ré‡exion d’espace-temps (symétrie
PT ) sans violer aucun des axiomes physiques de la mécanique quantique.

Dans le troisième chapitre, on aborde les dé…nitions et les propriétés de la pseudo-hermiticité


et la quasi-hermiticité avec leur comparaison accompagnees par un exemple qui traite un Ha-
miltonien non hermitien. On discutera aussi la meilleure condition mathématique qui assure la
réalité des valeurs propres et l’unitarité d’évolution du système étudié.

7
Chapitre 1

Symétries discrètes en mécanique


quantique

1.1 Introduction

La symétrie est une transformation laissant invariable des objet (sens géométrique ou lois ),
qui jouent un rôle important, non seulement dans la résolution de nombreuse problèmes en
physique, mais aussi elle est la base des théories des intéractions fondamentales.

Il existe deux grandes classe de symétrie les transformations continues (rotation d’une sphère
par exemple ) et les transformation discrètes (symétrie du cube).

Dans ce travail, on va traiter la deuxième classe de symétrie en mécanique quantique pour


laquelle il ne peut y avoir que des valeurs discrètes, plus précisement, on va étudier trois
symétries très importantes : la parité, le renversement du temps et de conjugaison de charge.

On utilise les références suivantes [16, 17, 18, 19, 20] pour présenter les bases de la mécanique
quantique nécessaires à la compréhension de ce travail.

8
1.2 Outils mathématique

1.2.1 L’espace de Hilbert

Un espace vectoriel normé (H; k; k) sur C (ou R ) est dit de Hilbert si sa norme provient d’un
produit scalaire et s’il est complet. Nous nous plaçons dans tout ce qui suit, dans le cas d’un
espace vectoriel complexe, tous les résultats étant immédiatement adaptables au cas réel. Pour
z = x + iy 2 C ;(x; y 2 R), nous notons z son conjugué.

Nous rappelons que le produit scalaire h; i est dé…ni positif, c’est-à-dire qu’il possède les pro-
priétés suivantes pour tous f; g; h 2 H et tout a 2 C

hf; gi = hg; f i ; (1.1)

hf + g; hi = hf; hi + hg; hi ; (1.2)

haf; gi = hg; af i = a hg; f i ; (1.3)

hf; f i 0; 8f 2H, (1.4)

hf; f i = 0 =) f = 0: (1.5)

Opérateurs adjoints
^ est un opérateur linéaire, l’opérateur adjoint de O
Si O ^ est un opérateur linéaire, noté O
^ y,
véri…ant la relation suivante
D E D E
^
O j = ^y
jO 8 j i ; h j 2H, (1.6)

La relation ci-dessus dé…nit bien l’opérateur adjoint de façon unique

y
^y
O ^
= O; (1.7)

on a
y
^1O
O ^2 ^ +O
=O ^ 1y ; (1.8)
2

9
y
^1 + O
O ^2 ^ 1y + O
=O ^ 2y ; (1.9)
n y
^y
O ^n
= O pour n 2 N, (1.10)

Notation de Dirac :
^ , on note que
Pour un opérateur linéaire O
D E D E D E
^j
jO = ^y
O j = ^
jO : (1.11)

Les opérateurs hermitiens (ou auto adjoints)


^ est auto-adjoint ou hermétique si O
L’opérateur linéaire O ^=O
^ y c’est à dire si

D E D E
^
O j = ^
jO 8 j i ; h j 2H. (1.12)

Base orthonormée

Une suite de vecteurs jVi i 2 H , i = 1; 2; ::: forme une base orthonormée de l’espace H si

hVi j Vj i = ij ; ij = 1 si i = j , ij = 0 si i 6= j (1.13)

où tout vecteur j i 2 H se décompose sous la forme :

X
j i= i jVi i ; (1.14)
i

avec i 2 C est une composante de cette base.

Si la suite de vecteur est in…nie, on dit que l’espace vectoriel H est de dimension in…nie, sinon,
on dit que H est de dimension …nie.

Propriétés et remarques

- L’espace des fonctions d’onde est de dimension in…nie H = L 2 (R):

- Les composantes i 2 C du vecteur j i dans la base jVi i sont obtenues par le produit scalaire
i = hVi j i

10
En e¤et :
X X
hVi j i = j hVi j Vj i = j ij= i ; (1.15)
j j

on a alors
X
h j i= j i j2 : (1.16)
i

Relation de fermeture

D’après les équations (1:14) et (1:15) on a :

X
j i= (hVi j i) jVi i ; (1.17)
i

que l’on écrit de la façon suivante :


!
X
j i= jVi i hVi j j i ; (1.18)
i

d’où !
X
jVi i hVi j = I: (1.19)
i

Cette expression qui donnant l’opérateur identité à partir des vecteurs d’une base orthonormée,
s’appelle la relation de fermeture.

Soit U un opérateur de l’espace de Hilbert correspondant à une transformation de symétrie,


et 0
sont les fonctions d’onde décrivant le système avant et après la transformation tel que

0
=U ; (1.20)

avec U + est l’opérateur adjoin de U.

Si la valeur moyenne d’un operateur A est invariante par rapport à cette transformation

h 0
jAj '0 i = U y AU ' = h jAj 'i ; (1.21)

alors A commute avec U


[A; U] = 0; (1.22)

11
et l’opérateur U est linéaire et unitaire

1
Uy = U et U ( ) = U ( ); (1.23)

ou antiunitaire (anti-linéaire et unitaire )

1
Uy = U et U ( )= U ( ): (1.24)

Si la dynamique du système décrite par l’Hamiltonien H, est invariante sous l’action de cette
transformation alors H commute avec U

[H; U] = 0; (1.25)

et comme U y = U 1
alors
H = UHU y : (1.26)

1.2.2 Postulats de la mécanique quantique

c’est connu qu’il n’est pas possible de déterminer exactement la trajectoire des particules. On
peut cependant accéder à la probabilité de trouver le système en un point donné de l’espace. Cet
aspect probabiliste de la théorie quantique conduit à une formulation mathématique totalement
di¤érente de celle de la mécanique déterministe de Newton.

Postulat 1 (Dé…nition de l’état quantique) :

Si un système quantique est dé…ni, à l’instant t0 …xé; par la fonction complexe (t0 ) 2 H
(appelée fonction d’onde) ;alors l’état du système, à l’instant t, est complètement contenue dans
le vecteur normalisable (t) 2 H .

Postulat 2 (Opérateur représentant une grandeur physique) :

Á toute grandeur physique mesurable A, on fait correspondre un opérateur hermitien A^ qui


agit sur les fonctions propres (q; t) : On dit que cet opérateur est une observable physique.

Postulat 3 (la mésure) :


^ correspondant à une grandeur physique A, sont les seuls
Les valeurs propres de l’opérateur A,

12
valeurs mesurables, c’est-à-dire la mésure d’une grandeur physique A ne peut donner comme
^
résultat qu’une des valeurs propres de l’opérateur A:

Postulat 4 (Équation de Schrödinger) :

L’opérateur Hamiltonien H d’un système est celui associé à l’énergie totale de ce système.

L’évolution dans le temps de l’amplitude (q; t) de probabilité est régie par l’équation de
Schrödinger
@
i (q; t) = H (q; t) : (1.27)
@t

Postulat 5 (Probabilité d’obtention d’une valeur propre non dégénérées lors d’une
mesure) :

Soit A une grandeur physique d’un système quantique, et A^ l’opérateur correspondant dont le
spectre ne comporte que des valeurs propres non dégénérées n associées aux fonctions propres
normées n (q). Lorsqu’on mesure A l’état quelconque (q; t) de norme unité, la probabilité
P( n) d’obtenir comme résultat de mesure la valeur n est donnée par :

P( n) = jh n (q) j (q; t)ij2 : (1.28)

1.3 Opérateur de parité

La parité ou symétrie P physiquement est équivalente à une symétrie de renversement spaciale


par rapport à l’origine.

Mathématiquement la symétrie P correspond à remplacer toutes les coordonnées spaciales par


leurs opposées
x ! x0 = x;

et puisque l’opérateur de quantité de mouvement dans l’espace de con…guration a une forme


comme suit
~^
pb = rx ;
i

13
ceci implique que l’impulsion se transforme de la manière suivante

p ! p0 = p;

et les fonctions d’onde se transforment comme suit

P (r; t) = ( r; t) : (1.29)

1.3.1 Propriété de l’opérateur parité

Si on applique l’opérateur de parité deux fois successive cela va inverser deux fois l’espace et
par conséquent on revient à la situation intiale

PP jri = P j ri = jri ; (1.30)

donc
P 2 = 1 =) P = P 1
; (1.31)

donc, l’opérateur de parité est égale à son inverse.

Pour la deuxième propriété on calcule la quantité suivante

h' (r)j P y P j (r)i = h' ( r) j ( r)i ;

l’étap suivant se fait par la dé…nition d’ un produit scalaire en mécanique quantique (espace
d’Hilbert) Z +1
h' ( r) j ( r)i = d3 r' ( r) ( r) ;
1

on fait le changement de variable r0 = r


Z +1 Z +1
3
d r' ( r) ( r) = d3 r0 ' (r0 ) (r0 ) ;
1 1

r0 est une variable muette


Z +1 Z +1
3 0
d r ' (r ) 0 0
(r ) = d3 r' (r) (r) = h' (r) j (r)i ;
1 1

14
alors
h' (r)j P + P j (r)i = h' (r) j (r)i ;

d’où
P y P = 1; (1.32)

on déduit de (1:31) et (1:32) que


1
Py = P = P : (1.33)

par conséquent l’opérateur de parité est un opérateur hermitien et unitaire.

1.3.2 Vecteurs propres de l’opérateur parité

On commence par l’équation aux valeurs propres (équation carractéristique)

P (r) = (r) ; (1.34)

d’où est une valeur propre de P.

Après une deuxième ré‡exion de l’espace, la fonction d’onde reste inchangée comme (1:31)

2
(r) = (r) ;

d’où les valeurs propres sont


2
= 1 =) = 1: (1.35)

Si = +1 la fonction propre de P est paire

( r) = + (r) ; (1.36)

et pour = 1 la fonction propre de P est impaire

( r) = (r) : (1.37)

15
1.3.3 Commutation de l’opérateur parité avec les observables cou-
rantes

[Link] Commutation de P avec r et p

Les opérateurs position et impulsion se transforment sous l’action de l’opérateur parité comme
suit
P xP= x; P p P = p: (1.38)

donc par dé…nition on a


[P; x] 6= 0; (1.39)

[P; p] 6= 0: (1.40)

Alors, P ne commute pas avec les opérateurs de position et d’impulsion mais ils se anticom-
mutent
fP; xg = 0;

fP; pg = 0:

[Link] Commutation de P avec H

On dé…nit l’Hamiltonien d’un systeme quelconque à une dimention

p2
H= + V (x) ; (1.41)
2m

avec p = @
i} @x ; alors
}2 @ 2
H= + V (x) ;
2m @x2
on calcule la quantité suivantePH (x)

}2 @2
PH (x) = P + V (x) (x) ; (1.42)
2m @x2

pour faire ce calcul, il su¢t de savoir que le carré de l’opérateur de position x2 est invariant
sous la transformation P
P x2 P = x2 ;

16
d’où
@2
P; x2 = P; = 0; (1.43)
@x2
aussi on prend le cas ou V (x) est une fonction paire de x

V ( x) = V (x) ; (1.44)

après un calcul simple, où en utilisant (1:29), (1:43) et (1:44) ; on obtient

PH (x) = HP (x) =) PH = HP,

d’où P et H commutent
[P; H] = 0: (1.45)

Un système (ou des interactions) qui conserve la parité est décrit par un hamiltonien qui
commute avec P.

On note que la parité est une quantité conservé dans les interaction électromagnétique et forte
par ailleurs les interaction faible ne respectent pas cette symétrie.

1.4 Opérateur de renversement du temps T

En mécanique classique le renversement du temps T est l’analogue temporel de la ré‡exion de


l’espace. Cette transformation ne doit pas être perçue comme une inversion de l’axe du temps
impliquant simplement un retour en arrière ou plus comme inversion du mouvement qui suit la
même trajectoire dans la direction opposée.

Chaque mobile a une position donnée x et une impulsion donnée p, si nous inversions la direction
du temps, la position de la particule reste la mème mais son impulsion s’inverse.

En d’autre terme

t ! t0 = t;
r ! r0 = r; (1.46)
p ! p0 = p:

17
En mécanique quantique, on n’est pas sûr que l’opérateur renversement du temps a¤ecte le
temps au moins jusqu’à présent.

L’operateur anti-linéaire T a l’e¤et de changer les signes de l’operateur impulsion et le nombre


imaginaire pure
1
T iT ! i et T p T = p; (1.47)

tandis que l’opérateur position reste inchangé sous l’e¤et de l’opérateur T .

T x^ T = x^: (1.48)

1.4.1 Commutation de l’opérateur de renversement du temps T avec


les observables courantes

[Link] Commutation de T et rb

On a par dé…nition que l’opérateur r est invariant par T , donc

T x T = x;

cela implique
[T ; x] = 0; (1.49)

l’opérateur renversement du temps commute avec x.

[Link] commutation de T et pb

Puisque l’opérateur T inverse l’impulsion p

T p^ T = p^;

cela implique
[T ; p^] 6= 0; (1.50)

l’opérateur renversement du temps se commute avec p.

18
1.4.2 Propriétés de l’opérateur de renversement du temps

Les propriétés de l’opérateur renversement du temps comme l’hermiticité et unitarité sont


pareils à celles de l’opérateur de parité.

Avec les mêmes étapes de calcul on obtient

1
T =Ty=T ; (1.51)

L’anti-unitarité de l’opérateur T preserve la relation de commutation [r; p] = i~

T [r; p] T = [r; p] = i~ = [r; p] : (1.52)

L’opérateur T n’est pas une observable parce qu’il est anti-lineaire et son e¤et à une fonction
complexe est
T (r; t) = (r; t) : (1.53)

1.5 Opérateur conjugaison de charge

La conjugaison de charge ou l’opérateur C qui change une particule en son antiparticule de


masse, spin, impulsion p et position x identique, mais en échange le signe de toute les autres
charges (charge électrique, nombre barionique, nombre lebtonique ...).

Considérons une opération C qui transforme une particule en son anti-particule, donc on a

C x^ C = x^;
C p^ C = p^; (1.54)

et

Cj i= ;
h j C+ = ; (1.55)

avec j i est l’état quantique d’une particule et est l’état quantique de l’anti-particule.

19
1.5.1 Propriété de l’opérateur conjugaison de charge C

Les deux états quantique h j et j i doivent être normalisable de sorte que

h j C +C j i = j = 1 = h j i; (1.56)

ceci implique que C est unitaire, d’autre sorte, en agissant deux fois l’opérateur C sur la paricule

C2 j i = C = j i; (1.57)

on voit que C 2 = 1 donc C = C 1


:

En réunissant tout cela nous voyons que

C = C = C y; (1.58)

Si l’Hamiltonien du système H reste invariant sous l’action de l’opérateur de conjugaison de


charge C, alors
[H; C] = 0; (1.59)

et si une particule est identique à sa propre antiparticule, c’est à dire, tous les nombres quan-
tiques qui se transforment sous l’action de C sont nuls, alors le vecteur d’état de H est un état
propre de C avec les valeurs propres 1 [21].

En mécanique quantique conventionnelle, l’opérateur C n’existe pas en tant qu’entité distincte,


par contre il existe en mécanique quantique PT -symétrique, où on utilise la notation C car il a
presque les mêmes propriétés que l’opérateur de conjugaison de charge. L’opérateur C représente
l’observable qui décrit la mesure de la signature de la norme PT .

20
Chapitre 2

Mécanique quantiqe PT -symétrique

2.1 introduction

En mécanique quantique l’état d’un système, ses niveaux d’énergies et son évolution dans le
temps, sont déterminé par un opérateur Hamiltonien H. On dé…nit l’équation stationaire de
Schrödinger
H n (r; t) = En n (r; t) ; (2.1)

avec En sont les valeurs propres de l’opérateur H, où cette dernière doit être réelle . n (r; t)
sont les fonctions d’onde qui nous donnent la densité de probabilité de présence d’une particule
au temps t; et considéré comme une solution du système étudié.

iEn t
n (r; t) = e ~
n (r; 0) : (2.2)

iEn t
L’opérateur d’évolution U (t) = e ~ doit être unitaire, se que conserve la probalilité de
présence. Pour assurer ces propriétés l’Hamiltonien H doit etre hermitien [20].

2.2 Propriétés des Hamiltoniens PT -symétriques

En 1998 Bender et Boettcher par un calcul numérique ont révélé l’existence d’une classe d’Ha-
miltoniens non-hermitiens dont les valeurs propres sont réelles, c’est le début d’extension vers

21
une mécanique quantique non hermitienne [1]

H = p2 + x2 (ix) : (2.3)

Il est claire que cet Hamiltonien n’est pas hermitien pour les valeurs impaires de ; malgré
ça, il possède un spectre d’énergie réel pour 0 et complexe pour 0: Ce résultat
impressionnant attira les chercheurs pour trouver le secret de réalité du spectre d’énergie de
cette classe d’hamiltonien. Ils ont trouvé que la cause est l’invariance des ces Hamiltoniens par
une transformation appelée PT - symétrie, plus tard ils ont découvert que cette condition n’est
pas su¢sante mais il faut aussi que les fonctions propres de ces Hamiltoniens soient aussi PT
-symétrique (soient des fonctions propres de l’opérateur PT ) [1, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30].

Alors, l’idée principale de ce théorème est de remplacer la condition de l’herméticité par la


symétrie PT qui assure la réalité des valeurs propres.

2.2.1 Propriété de l’opérateur PT

La transformation PT est la composition des deux transformations de parité et de renversement


du temps, c’est-à-dire, action simultanée.

L’ordre des opérations n’est pas important du fait que les deux opérateurs, P et T , commutent.
En combinant les propriétés précédentes, on peut écrire :

PT x^ PT = x^; (2.4)

et
PT p^PT = p^: (2.5)

En particulier, PT est un opérateur antilinéaire, puisque c’est le produit d’un opérateur linéaire
et d’un opérateur antilinéaire
PT i PT = i: (2.6)

L’opérateur PT est hermitien puisque P et T commutent entre eux :

(PT )y = T y P y = T P = PT , (2.7)

22
d’autre part PT est un opérateur unitaire :

(PT )(PT )y = PT T y P y =1; (2.8)

donc
(PT )2 = 1: (2.9)

On résume
1
PT = PT = PT + : (2.10)

Notons en…n que l’action de PT sur les fonctions d’onde (r) s’écrit :

PT (r) = ( r) : (2.11)

On dit qu’un hamiltonien est PT - symétrique, s’il reste invariant par la transformation PT
c-à-d
H = (PT ) H (PT ); (2.12)

d’où
[H; PT ] = 0; (2.13)

2.2.2 Réalité des valeurs propres d’un Hamiltonien PT -symétrique

La réalité des valeurs propres d’un Hamiltonien PT -symétrique est une conséquence de la non
brisure de la symétrie PT , qui signi…e que les fonctions propres de H sont simultanément
fonctions propres de PT .

Ainsi, pour construire une théorie quantique valable à partir des Hamiltoniens PT -symétriques,
on exige de plus que la symétrie ne soit pas brisée. Il faut noter cependant que cette condi-
tion n’est pas su¢sante, car il n’existe aucun moyen pour a¢rmer qu’une telle symétrie d’un
Hamiltonien PT -symétrique est brisée ou pas. Il faut tout d’abord déterminer les fonctions
propres pour en tirer une conclusion. Avec cette condition supplémentaire, on peut démontrer
la réalité des valeurs propres d’un Hamiltonien PT -symétrique

23
En e¤et, soit f n (x) ; n = 0; 1; 2::g ; l’ensemble des fonctions propres communes à H et PT

H n (x) = En n (x) ; (2.14)

et
PT n (x) = n n (x) ; (2.15)

oû les valeurs propres En sont généralement complexes, par contre, la valeur propre n de
l’opérateur PT est toujours réelle parce qu’il est hermitien. En plus, l’Eq. (2:9) implique que

2
n = 1: (2.16)

L’opérateur PT a la valeur propore n = 1 si les fonctions n (x) sont paires, et n = 1 si


les fonctions n sont impaires.

En utilisant les relation (2:12) ; (2:14) et (2:16) on calcule

H n (x) = PT HPT n (x) ;


= En n PT n (x) ;
2
= En j nj n (x) ;
= En n (x) ;
= En n (x) ; (2.17)

d’où
En = En : (2.18)

Cela nous donne la con…rmation que En est réel pour tout Hamiltonien qui comute avec PT .

2.3 Produit scalaire PT -symétrique

La question qui se pose maintenant est de savoir si les Hamiltoniens possédant une PT -symétrie
non brisée peuvent décrire la dynamique des systèmes physiques réels. En d’autres termes, il
faut véri…er que la norme d’un vecteur propre de H dans l’espace de Hilbert doit être positive,

24
et que l’évolution au cours du temps des états propres demeure unitaire. La première permet
d’interpréter la norme d’un état comme une probabilité, qui doit être dé…ni positive, alors que
la deuxième condition garantie justement l’indépendance de cette probabilité par rapport au
temps. Bien entendu, ces deux caractéristiques des Hamiltoniens hermitiens sont à la base de la
théorie quantique ordinaire et notamment de l’interprétation probabiliste. Elles devraient donc
être satisfaites dans toute théorie d’extension de la mécanique quantique.

Pour cela, Bender et Boettcher ont dé…nit un produit scalaire PT associés aux Hamiltonien
PT -symétrique, sous la relation suivante : [25, 27].
Z
(f; g)PT = dx [PT f (x)] g (x) ; (2.19)
c

où c est un contour dans le plans complexe, et

PT f (x) = f ( x) ; (2.20)

Ce choix du produit scalaire PT nous permet de véri…er que la norme d’une fonction d’onde
est une quantité indépendante du temps. Mais avec ce choix on est confronté à un problème de
taille, qui est la possibilité de la non positivité de la norme des états propres d’Hamiltonien PT
-symétrique. Considérons n (x) et m (x) ; les fonctions propres de H; qui sont orthogonaux
Z
( n (x) ; m (x))PT = dx [PT n (x)] m (x) ;
Z
= dx n ( x) m (x) ;

= ( 1)n mn : (2.21)

Alors, pour n = m;les fonctions propres des Hamiltonien PT -symétrique véri…ent la relation
suivante
( n (x) ; n (x))PT = ( 1)n : (2.22)

Dans cette construction, le contour se trouve dans les lignes de Stockes, alors dans ce contexte

25
on dé…nit une relation de fermeture simple et inhabituelle qui est

1
X
( 1)n [PT n (x)] n (x) = (x x) = 1; (2.23)
n

D’après la relation (2:22) ; nous voyons que pour les valeurs impaires de n; la norme est negative,
qui n’est pas conforme à la nature de la probabilité. En plus, les fonctions propres dans la
relation (2:23) ne forment pas un espace d’Hilbert usuel complet [26].

Pour lever ce problème, Bender et Boettcher ont exploité une nouvelle symétrie cachée pour
les Hamiltoniens PT -symétrique, représentée par un opérateur linéaire noté C qui commute
avec H et PT
[C; H] = 0 et [C; PT ] = 0; (2.24)

et par conséquent
[H; CPT ] = 0: (2.25)

2.3.1 Construction de C

Bender a cherché de construire un opérateur C qui commute avec H et PT , de façon que les
fonctions d’onde communes à H et CPT n’admettent pas les anomalies précédentes [29].

On dé…nit l’opérateur C dans l’espace de con…guration par

X
hxj C jyi = C (x; y) = n (x) n (y) ; (2.26)
n

cet opérateur est dé…ni en fonction des états propres PT -symétriques de l’hamiltonien, c-à-d C
est une fonction de H. En e¤et
[C; H] = 0: (2.27)

Dans l’espace de con…guration la relation suivante est véri…ée


Z
dyC (x; y) C (y; z) = (x z); (2.28)
c

l’opérateur C est la racine carré de l’opérateur unité (x y) ; donc les valeurs propres de cet

26
opérateur sont 1
C 2 = 1; (2.29)

c’est-à-dire
C n = ( 1)n n: (2.30)

L’opérateur C n’a pas une dé…nition unique comme P et T , sa dé…nition dépend de la dy-
namique du système étudie, par conséquent l’opérateur C représente l’observable qui décrit la
mesure de la signature de la norme PT . Cependant, l’appellation "opérateur de conjugaison
de charge" est introduite seulement par analogie avec la théorie des champs, car les propriétés
de cet opérateur sont presque identiques à ceux de l’opérateur de la conjugaison de la charge
dans la théorie quantique des champs sauf que l’opérateur C n’a rien à voir avec la charge des
particules.

2.3.2 Produit scalaire CPT

Après la construction de l’opérateur C on a tout ce qu’il nous manque pour dé…nir le nouveau
produit scalaire à partir du produit des trois opérateurs C,P et T [27, 31]
Z
hf; gi = dx [CPT f (x)] g (x) ; (2.31)
c

d’où
Z
h n (x) ; m (x)iCPT = dx [CPT n (x)] m (x) ;

= nm ; (2.32)

et la relation de ferméture s’écrit maintenant comme suit

X
[CPT n (x)] n (y) = (x y); (2.33)
n

Le produit scalaire CPT et les axiomes de la mécanique quantique ne se contredisent pas, et la


dé…nition de ce produit scalaire dépend du système étudié. Cette propriété est une résultat de

27
l’opérateur C qui n’est pas unique.

On termine par cette …gure qui résume ce chapitre.

2.4 Exemple illustratif

Dans cet exemple, on va suivre la procédure de Bender dans l’article [31] pour un système à
deux niveau, qui est représenté par l’Hamiltonien PT -symétrique suivant
0 1
i
re s
H=@ A; (2.34)
i
s re

où les paramètres r; s et sont réels. Notez que cet Hamiltonien n’est pas hermitien

H 6= H y ; (2.35)

nous choisissons l’opérateur de parité comme


0 1
0 1
P=@ A; (2.36)
1 0

H est PT -symétrique parce que il satisfait la relation (2:12) :

On utilise l’équation caractéristique pour tirer les valeurs propres

H j i = j i () (H I) j i = 0; (2.37)

pour résoudre cette équation, on calcul le déterminant de la matrice (H I) qui doit être nul
0 1
i
re s
det (H I) = det @ A = 0;
i
s re
2
=) s2 + r 2 2r cos = 0;

28
en résolvant cette équation on obtient dans les deux racines suivantes

p
" = r cos s2 r2 sin 2; (2.38)

qui sont réelles si


s2 r2 sin 2
; (2.39)

qui représente la condition de la non brisure de symétrie PT .

Pour faciliter le calcul on supose


r
sin = sin ; (2.40)
s
donc
" = r cos s cos : (2.41)

Puisque H est une matrice 2x2 donc j i a la forme suivante


0 1
a
j i=@ A: (2.42)
b

Calculons en premier lieu l’état propre j +i qui correspond à la valeur propre +

0 10 1 0 1
i
re s a 0
@ A@ A=@ A;
i
s re b 0

cela nous donne un système à deux équations


8
< rei a + sb = 0;
(2.43)
: sa + re i
b = 0;

sachons que
ei = cos + i sin ; (2.44)

en remplaçant (2:41) et (2:44) dans (2:43), on obtiens


8
< (r cos + ir sin r cos s cos ) a + sb = 0;
: sa + (r cos ir sin r cos s cos ) b = 0:

29
On simpli…e et on utilise l’équation (2:40)
8
< s ( i sin + cos ) a + sb = 0;
(2.45)
: sa s (+i sin + cos ) b = 0;

d’où 8
< e i
a + b = 0;
(2.46)
: a ei b = 0:

Alors, on peut écrire a en fonction de b

a = bei : (2.47)

L’état propre j +i de H véri…e le PT -produit scalaire (2:21)


0 1
a
h + j + iP T = b a @ A = b a + a b = 1: (2.48)
b

D’aure part, on a 0 1
b
PT j +i =@ A (2.49)
a

pour que les valeurs propres soient réelles la symétrie PT ne doit pas être brisée c’est-à-dire

PT j + i = j + i ; (2.50)
0 1 0 1
b a
@ A = @ A; (2.51)
a b

donc
b = a et a = b; (2.52)

de (2:48) et (2:52) on obtient


a2 + b2 = 1: (2.53)

30
On remplace (2:47) dans (2:53) ; on obtient

1
b= p : (2.54)
e2i + 1

On calcule la quantité e2i + 1 sachons que

sin2 + 1 = cos2 ;

alors

e2i + 1 = ei :ei + 1
= (cos + i sin ) (cos + i sin ) + 1
= cos2 + 2i cos sin sin2 +1
= 2 cos2 + 2i cos sin
= 2 cos (cos + i sin )
= 2 cos ei ; (2.55)

substituions ce résultat dans (2:54), on obtiens

i
1 e 2
b= p =p ; (2.56)
2 cos ei 2 cos

à partir de (2:47) on trouve


i i
e 2 e+ 2
a=e p i
=p ; (2.57)
2 cos 2 cos
on a a et b; il su¢t de remplacer pour trouver le premier ket propre j +i de H qui correspond
à la valeur propre + 0 1
i
1 e 2
j +i =p @ i
A: (2.58)
2 cos e 2

Pour calculer le deuxième ket propre on fait les mêmes étapes de calculs sauf le PT -produit
scalaire est négatif
h j iP T = 1: (2.59)

31
La relation entre a et b dans le cas où la valeur propre est ; est la suivante

b= aei ; (2.60)

on utilise les Eqs.(2:60) et (2:59) ;on obtient j i qui correspond à la valeur propre
0 1
i
i e 2
j i= p @ A; (2.61)
i
2 cos e2

en utilisant la dé…nition du produit scalaire PT -symétrique (2:19) ; on trouve

h j iPT = 1; (2.62)

et
h j iPT = 0: (2.63)

Pour éliminer les norme négatives des états propres, on dé…nit l’opérateur C qui est donné par
la formule (2:26) 0 1
1 i sin 1
C= @ A : (2.64)
cos 1 i sin

Cet opérateur commute avec l’Hamiltonien H, est ses valeurs propres sont exactement les
valeurs propres de PT pour des kets propres correspondant

Cj i= j i; (2.65)

PT j i= j i: (2.66)

A’ l’aide des Eq. (2:31) et (2:64) on dé…nit le nouveau produit scalaire CPT qui a une signature
positive
h j iCPT = +1; (2.67)

et par conséquent
h j iCPT = 0: (2.68)

32
Chapitre 3

Systèmes quantiques pseudo-hermitiens

3.1 introduction

En 2002, Ali Mustafazadeh a publié trois articles [2, 3, 4], dans lesquels, il a proposé une théorie
alternative à la mécanique quantique conventionnelle, pour les Hamiltoniens non-hermitiens
dont le spectre est réel. Cette théorie s’appelle la pseudo-hermiticité, et elle est plus générale
que la PT -symétrie, où il a montré que tout Hamiltonien de spectre réel est pseudo-hermitien

3.2 Dé…nitions et propriétés

Dans ce qui suit, nous allons introduire les dé…nitions et les propriétés principales des Hamil-
toniens pseudo-Hermitiens en utilisant les références suivante [2, 3, 4, 32].

Considérant un espace de Hilbert H muni d’un produit scalaire h:; :i

Dé…nition 1

Un opérateur linéaire A : H 7 ! H est dit pseudo-Hermitien (ou pseudo Hermitien) si et


seulement si, il existe un opérateur linéaire, inversible et hermitien tel que

A = A# = 1
Ay ; (3.1)

où A# dénote l’opérateur pseudo-hermitien adjoint de A:

33
Dé…nition 2

Un opérateur linéaire A : H 7 ! H est dit quasi-Hermitien si et seulement si, il existe un


opérateur linéaire, hermitian et positif tel que.

A =y (3.2)

Dé…nition 3

Soit un opérateur linéaire : H 7 ! H on dit que est un opérateur positif et on note


0; si pour tout ' 2 H;on a h'; 'i 0:

Remarque

Notons que l’opérateur satisfaisant l’équation (3:1) n’est pas unique. L’ensemble de ces opé-
rateurs est notée D (A), c’est-à-dire

1
2 D (A) () Ay = A ; (3.3)

3.3 Quasi-herméticité et pseudo-herméticité.

3.3.1 Le pseudo produit-scalaire

Les valeurs propres de l’hamiltonien hermétien h véri…e produit scalaire usuel

h m ni = mn; (3.4)

mais les valeurs propres de l’hamiltonien pseudo-hermitien


H ne véri…e pas ce produit scalaire.

Mustaphazadeh a introduire un nouveau produit scalaire appelé pseudo produit scalaire, dé…nit
positif et noté par hh; ii [33; 34]

hh'm ; 'n ii = h'm j j 'm i = mn : (3.5)

34
On note que ce produit scalaire est véri…é si H est pseudo-hermétien, on verra ça avec l’équation
de Schrödinger
@
ih j'n i = H j'n i ; (3.6)
@t
en utilise les Eq. (3:5) et (3:6) on trouve

@
ih hh'm ; 'n ii = h'm j H H + j'n i ; (3.7)
@t

donc le nouveau produit scalaire est indépendant du temps ssi H est quasi-hermitien.

3.3.2 Hamiltonien quasi-hermitien

Supposant maintenant que l’Hamiltionien H est pseudo-hermétien et indépendant du temps,


alors l’équation de Schrödinger (3:6) est équivalente à l’équation aux valeurs propres suivante

Hj ni = En j ni ; (3.8)

alors l’équation (3:8) donne

?
(Em En ) h mj j ni = 0: (3.9)

Cette relation implique :

- Si les valeurs Propres En sont complexes, alors pour n = m

(En? En ) 6= 0 =) h nj j ni = 0; (3.10)

c’est-à-dire les normes d’états j ni s’annulent.

- Tous les états propres m et sont n-orthogonaux sauf pour Em = En

?
Em 6= En =) h mj j ni = 0: (3.11)

En particulier, les états propres associés aux valeurs propres réelles sont orthogonaux. Main-

35
tenant, supposant que l’hamiltonien H admet un ensemble bi-orthonormé de vecteurs propres
fj n i ; j n ig, c’est-à-dire

Hj ni = En j ni et H y j ni = En j ni ; (3.12)

avec
h mj ni = mn ; (3.13)

et
X
j ni h nj = 1: (3.14)
n

Alors, on a
h mj H j ni = En mn et h nj H
y
j mi = Em mn ; (3.15)

de tel sorte que, si les valeurs propres sont réelles, En = En nous avons une condition nécessaire
mais pas su¢sant pour que le spectre de H soit réel

h mj H j ni =h nj H
y
j mi ; (3.16)

en utilise la relation entre les états propres de H et H y respectivement

j mi = j mi ; (3.17)

ce qui nous conduit à


h nj Hj ni =h nj H
y
j mi ; (3.18)

c’est-à-dire
H = Hy ; (3.19)

alors, tout opérateur


H qui véri…e l’Eq. (3:19) est appelé opérateur quasi-hermitien. De plus, Dieudonné a montre que
le spectre H n’est pas nécessairement réel, et que H y n’est pas nécessairement quasi-hermitien
[11]. En e¤et, la relation de quasi-herméticité (3:19) n’assure pas la realité du spectre de H
c’est à dire, c’est une condition nécessaire mais non su¢sante [29].

36
3.3.3 Réalité du spectre des Hamiltoniens pseudo-hermitiens

Théorème

L’Hamiltonien H a un spectre réel si et seulement si, il existe un opérateur linéaire, hermitien


+
et inversible : H ! H tel que H est pseudo-hermitien et = .

Pour démontrer ce théorème, on considère la base orthonormée fjnig de l’espace de Hilbert H,


c’est à dire
hmj ni = mn ; ; (3.20)

et
X
jni hnj = 1: (3.21)
n

On dé…nit l’Hamiltonien hermitien h : H ! H comme suit

X
h = jEn i hnj ; (3.22)
n

et considère un opérateur : H ! H dé…ni par

X
= j n i hnj ; (3.23)
n

il est claire que l’opérateur et inversible, où 1


est donné par

X
1
= jni h'n j ; (3.24)
n

à partir des Eqs. (3:22), (3:23) et (3:24), il est facile de montrer que

1
H = h: (3.25)

Supposons maintenant que le spectre H soit réel, alors h est hermitien. En prenant l’adjoint
des deux cotés on a
1 1 y
H = h = hy = Hy y
; (3.26)

37
alors

1 1 y
H= Hy y

y 1
= Hy y

1
= Hy ; (3.27)


= y
: (3.28)

Ce qui implique que H est -pseudo-hermitien. Si on suppose maintenant que l’hermitien H


est -pseudo-hermitien, par conséquent les deux Eqs. (3:26) et (3:27) sont satisfaites.

En substituant la relation (3:25) dans l’équation aux valeurs propres de H, on trouve

1
h j ni = En j ni ; (3.29)

multiplions les deux membres de cette équation à gauche par ; on obtient

h j ni = En j ni = En j'n i ; (3.30)

alors les Hamiltoniens H et h sont iso-spectraux, et les états propres j ni de H et les états
propres j'n i de h sont liés par la relation

j'n i = j ni ; (3.31)

et
h'n j h j'n i = h nj H j ni =h nj Hj ni ; (3.32)


+
j ni = j ni = j'n i ; (3.33)

ce que veut dire que l’Hamiltonien H est hermitien dans le nouvau espace de Hilbert muni d’un
produit scalaire de ses vecteurs propres j n i.

D’autre part, l’Eq. (3:32) implique que l’Hamiltonien H est pseudo-hermitien et son spectre

38
est réel, mais elle n’est pas su¢sante pour avoir un produit scalaire positif. Donc, il est plus
judicieux de choisir l’opérateur métrique positif.

Le nouveau opérateur métrique relie l’espace de Hilbert usuel H des vecteurs propres j'n i de
h, à un autre espace de Hilbert H des vecteurs propres j ni de H. En plus, transforme l’Ha-
miltonien non hermitien H en un Hamiltonien hermitien h via la relation (3:25), et transforme
aussi les opérateurs position et impulsion de la manière suivante

1 1
X = x et P = p ; (3.34)

de sort que la relation de commutation canonique reste invariante

[x; p] = [X; P ] = i~; (3.35)

et l’Hamiltonien non hermitien H (x; p) peut s’écrire comme un Hamiltonien hermitien en


fonction des nouvelles coordonnées canonique X et P

1 1 1
H (x; p) = h (x; p) = h( x ; p ) = h (X; P ): (3.36)

Alors, l’opérateur métrique est une transformation de l’espace de Hilbert usuel H à un


nouveau espace de Hilbert noté par H ; où les opérateurs H; X et P ne sont pas hermi-
tiens dans l’espace de Hilbert usuel H, mais ils sont dans le nouveau espace de Hilbert H ,
ce qui implique que H; X et P sont des observables dans H . Par contre, les opérateurs
h; x et p sont hermitiens dans l’espace de Hilbert usuel H et ils ne le sont pas dans H .

Les propriétés de l’opérateur métrique dé…nissent la di¤érence entre la quasi-herméticité et

39
la pseudo-herméticité. Dans le tableau suivant nous exposons les di¤érents cas possibles ??

1 1
Hy = y
H y
Hy = H Hy = H
hermiticité de X X X
inversibilité de X X
positivité de X X
produit scalaire positif positif positif ou négatif
spectre de H réel réel ou complexe réel
terminologie de H quasi-pseudo hermitien quasi-hermitien pseudo-hermitien.

Si l’opérateur métrique est linéaire et positif mais non inversible, l’Hamiltonien véri…ant la
condition H y = H est appelée Hamiltonien quasi-hermitien. Tandis que, si l’opérateur mé-
trique est linéaire, inversible et hermitien, alors la condition H y = H peut s’écrire sous la
forme H y = H 1
et dans ce cas l’Hamiltonien est pseudo-hermitien. Concernant la construc-
tion d’un opérateur métrique, la pseudo-hermiticité peut conduire à une métrique indé…nie et
un produit scalaire positif ou négatif, qui est en contradiction avec la mécanique quantique,
tandis que la quasi-herméticité garantit l’existence d’une métrique dé…nie positive avec un pro-
duit scalaire positif. En ce qui concerne les propriétés spectrales de H, la pseudo-hermiticité
assure la réalité du spectre, cependant dans le cas de la quasi-hérmiticité le spectre peut être
réel ou complexe [32].

Il convient de souligner la caractérisation des hamiltoniens non hermitiens avec un spectre réel
donné par le théorème précédent s’applique aux Hamiltoniens qui admettent un système biotho-
normal complet des vecteurs propres. Une généralisation de ce résultat au cas des hamiltoniens
arbitraires n’est pas connue.

3.4 Relation entre la PT -symétrie et la pseudo hermiti-


cité

Dans cette partie, on va suivre les travaux de Mostaphazadeh [35, 36], où il a montré que la
réalité du spectre des Hamiltoniens PT symétriques vient de leur pseudo hermiticité, c’est à

40
dire, tout Hamiltonien PT symétrique, où la symétrie PT n’est pas brisée, est un hamiltonien
pseudo-hermitien.

Pour trouver la relation entre la pseudo-hermiticité et la PT symétrique, nous écrivons l’opé-


rateur métrique sous la forme suivante

X
= j ni h nj ; (3.37)
n

et par conséquent
X
1
= j ni h nj ; (3.38)
n

d’autre part l’opérateur de parité est donné comme suit

X
P= ( 1)n j ni h nj ; (3.39)
n

alors
X
1
P= ( 1)n j ni h nj : (3.40)
n

Dans la représentation des positions, l’opérateur 1


P s’écrit comme suit

X
hxj 1
P jyi = ( 1)n n (x) n (y) : (3.41)
n

Puisque nous avons considéré que la symétrie PT n’est pas brisée, alors Alors, on a

( 1)n n (x) = n (x) ; (3.42)

et la relation (3:41) devient

X
1
hxj P jyi = n (x) n (y) (3.43)
n

cette relation coïncide avec l’équation (2:26) qui dé…ni l’opérateur C, donc

1
P=C (3.44)

41
3.5 ApplicationS des Hamiltoniens non-hermitiens

3.5.1 Etude du système à deux niveaux en cas pseudo-Hermiticité

On reprend l’exemple précédent qu’on fait pour les Hamiltonient PT symétrique dont l’Ha-
miltonien 0 1
rei s
H=@ A; (3.45)
i
s re

et les valeurs propres sont don-


nées par
= r cos s cos ; (3.46)

avec
r
sin = sin : (3.47)
s

En utilusant l’Eq. (3:48) ; et puisque l’opérateur C est unitaire et hermitien, alors l’opérateur
métrique est donné par
0 10 1
1 0 1 i sin 1
= PC = @ A@ A (3.48)
cos 1 0 1 i sin

d’où 0 1
1 1 i sin
= @ A: (3.49)
cos i sin 1

1
En calculant l’opérateur = 2 ; on obtient la forme suivante

r 0 1
1 sin i cos
= @ 2 2 A; (3.50)
cos i cos sin
2 2

à partir de cette relation, on peut trouver l’Hamiltonien hermitien h correspondant à l’Hamil-


tonien pseudo-hermitien H; comme suit
0 1
r cos s cos
h= H 1
=@ A; (3.51)
s cos r cos

42
les valeurs propres et les états propres de h sont données par

E = r cos s cos (3.52)

et

1 1
jE+ i = p ;
2 1
1 1
jE i = p ; (3.53)
2 1

on note que E = " ;c’est à dire que h et H sont iso-spectraux.

Les états propres de H sont deduits à partie de ceux de h par la relation

1
j i= jE i ; (3.54)

donc
1 ei 2
j +i = p ; (3.55)
2 cos e i2
et
i2
i e
j i= p : (3.56)
2 cos ei 2

Les états prores de H sont orthogonaux

h j j i = 0; (3.57)

et ils véri…ent le pseudo scalaire


h j j i=1 (3.58)

par contre les états propres de h sont aussi orthogonaux et véri…ent le produit scalaire usuel,
alors
hE j E i = 1; (3.59)

et
hE j E i = 0; (3.60)

43
3.5.2 Hamiltonien pseudo-hermitien équivalent à l’Hamiltonien de
l’oscillateur harmonique

On considère l’Hamiltonien suivant [30]

p2
H= if (x) p + (x) ; (3.61)
2m

où f (x) et (x) sont des fonctions réelles de x:

Il est claire que l’Hamiltonien H n’est pas hermitien, où son adjoint est donné par

p2
Hy = + ipf (x) + (x) ;
2m
p2
= + if (x) p + f 0 (x) + (x) ; (3.62)
2m

puisque l’opérateur métrique n’est pas unique, on le prend comme suit

(x)
=e ; (3.63)

pour trouver la fonction (x), en utilisant les Eqs. (3:61) ; (??), (3:63) et la relation de pseudo-
hermiticité en substituant dans la relation de pseudo-hermiticité

1
Hy = H ; (3.64)

pour déterminer l’é¤et de l’opérateur métrique sur les opérateurs position et impulsion, on
utilise la propriété suivante

1 1
eA Be A
= B + [A; B] + [A; [A; B]] + [A; [A; [A; B]]] + ::: (3.65)
2! 3!

alors
1 1
x = x et p = p + i 0 (x) ; (3.66)

44
alors l’Eq (3:64) devient

1 2
Hy = (p + i 0 ) i (p + i 0 ) + ;
2m
0 02 00
1 2
= p +i f p + +f 0
+ (x) ; (3.67)
2m m 2m 2m

en comparant les Eq. (3:62) et (3:67) ; on trouve


8
< 0
f =f
m
(3.68)
: 02
+
00
+f 0
= f 0;
2m 2m

la solution de ce système d’équations est


Z
0
= 2mf ) = 2m f (x) dx; (3.69)

alors l’opérateur métrique dans ce cas est donné par


Z
= exp 2m dxf (x) : (3.70)

Pour trouver l’Hamiltonien hermitien h qui correspond l’Hamiltonien H, en utilisant la relation


= +
; et puisque est réel, alors
Z
= exp m dxf (x) ; (3.71)

donc

1
x = x; (3.72)
1
p = p + imf; (3.73)

45
et

1
h= H
(p + imf )2
= if (p + imf ) +
2m
p2 m
= + f2 + f0 + : (3.74)
2m 2

On note que les fonctions prores j'i et j i de h et H respectivement sont reliées par la relation
suivante Z
j'i = exp m dxf (x) j i : (3.75)

Maintenant, prenons un exemple pour un Hamiltonien non hermitien où f (x) = !x , = !


2

et ! est la fréquence est une fonction alors l’Hamiltonien est donné par

p2 !
H= i!xp + ; (3.76)
2m 2

alors l’Hamiltonien adjoint est donné par

p2 !
H = y
+ i!xp ; (3.77)
2m 2

et l’opérateur métrique est le suivant

= exp m!x2 ;

donc
h m! i
= exp x2 ;
2
et

1
x = x; (3.78)
1
p =p im!x; (3.79)

dans ce cas, l’expression de l’Hamiltonien hermitien équivalent h coïncide avec celle de l’oscil-

46
lateur harmonique
p2 1
h= + m! 2 x2 ; (3.80)
2m 2
et sa soluion de l’équation de de Schrödinger est la suivante

1
r r
m! 4 1 m! m! 2
'n (x) = n
Hn x e 2~
x
; (3.81)
~ 2 n! ~
p m!
où Hn ~
x est le polynome d’Hermite avec ~ = 1:

La solution de l’équation de Schrödinger de l’Hamiltonien non hermitien H est donné à partir


de la formule (3:81) par
m! 2
1
n (x) = 'n (x) = e 2
x
'n (x) : (3.82)

On note que le spèctre d’energie est commun entre les hamiltonien h et H, et il est donné par

1
En = n+ ~!: (3.83)
2

3.5.3 Hamiltonien d’un Oscillateur harmonique dans un potentiel


linéaire complexe

En consédirant que l’Hamiltonien H s’exprime dans ce cas sous la forme suivante [30]

p2 1
H= + m! 2 x2 + i x; (3.84)
2m 2

où est un paramètre réel.

Il est claire que H n’est pas hermitien et que H y est donné par

p2 1
y
H = + m! 2 x2 i x; (3.85)
2m 2

l’Hamiltonien H soit pseudo-hermitien si et seulement s’il satisfait la relation de pseudo-


hermiticité suivante
1
Hy = H ; (3.86)

47
et puisque l’opérateur métrique n’est pas unique, on peut le prendre comme suit

= e p; (3.87)

alors
1 1
x =x i et p = p; (3.88)

qui signi…e que

p2 1
H 1
= + m! 2 (x i )2 + i (x i )
2m 2
p2 1 1
= + m! 2 x2 + i m! 2 x + m! 2 2
; (3.89)
2m 2 2

en comparant les relations (3:85) et (3:89) ; on trouve


8
< m! 2 =
(3.90)
: 1
m! 2 2
= 0;
2

la solution le ce système d’équations est

2
= ; (3.91)
m! 2

alors
2
= e m!2 p ; (3.92)

et dans ce cas, la forme la plus simple de l’opérateur est donnée comme suit

= e m!2 p : (3.93)

L’opérateur commute avec l’opérateur impulsion, par contre l’action de sur l’opérateur
position x donne
1
x =x i ; (3.94)
m! 2

48
alors l’Hamiltonien hermitien correspondant

1
h= H
2
p2 1
= + m! 2 x i +i x i
2m 2 m! 2 m! 2
p2 1 2
= + m! 2 x2 +
2m 2 2m! 2
2
= hosc + (3.95)
2m! 2

où hosc est l’Hamiltonien de l’oscillateur harmonique. La solution de l’équation de Schrödinger


pour l’Hamiltonien (3:95) est donnée par

n (x; t) = ei 2m!2 t 'n (x) ; (3.96)

avec 'n (x) est la soulution de l’équation de Schrödinger de l’oscillateur harmonique et elle est
donnée par la relation (3:81) :

Les valeurs propres de l’Hamiltonien (3:95) sont

2
1
En = n+ ! : (3.97)
2 2m! 2

Finalement, la solution de l’équation de Schrödinger pour l’Hamiltonien non hermitien (3:84)


est donnée par
1 p
n (x) = n (x) = e m! 2
n (x) ; (3.98)

en utilisant la propriété suivante

e p
n (x) = n (x + i ) ; (3.99)

alors
1
n (x) = n (x) = n x i ; (3.100)
m! 2

49
3.5.4 Oscillateur Harmonique à deux dimensions dans le potentiel
i [A (x1 + x2 ) + B (p1 + p2 )]

Dans ce cas, on étudie l’Hamiltonien non hermitien, qui représente l’oscillateur harmonique à
deux dimensions dans un potentiel complexe

1 2 1 2
H= p1 + p22 + x + x22 + i [A (x1 + x2 ) + B (p1 + p2 )] ; (3.101)
2 2 1

où A et B sont constants réels, xi et pi sont les opérateurs position et impulsion respectivement,


qui satisfont aux relations de commutation standard de Heisenberg

[xj ; pk ] = i ij ; (3.102)

et
[xj ; xk ] = [pj ; pk ] = 0; (3.103)

où j; k = 1; 2:

Il est claire que l’Hamiltonien H n’est pas hermitien, et que

1 2 1 2
Hy = p1 + p22 + x1 + x22 i [A (x1 + x2 ) + B (p1 + p2 )] ; (3.104)
2 2

il est claire aussi que l’Hamiltonien H n’est pas PT -symétrique car

1 2 1 2
PT HPT = p1 + p22 + x + x22 + i [A (x1 + x2 ) B (p1 + p2 )] ; (3.105)
2 2 1

alors
PT HPT 6= H: (3.106)

Maintenant, on cherche un opérateur métrique qui fait l’Hamiltonien h pseudo-hermitien

1
Hy = H ; (3.107)

nous choisissons l’opérateur métrique sous la forme

= exp [ (p1 + p2 ) + (x1 + x2 )] ; (3.108)

50
alors son inverse est
1
= exp [ (x1 + x2 ) (p1 + p2 )] ; (3.109)

d’où
1
xj = xj i ; (3.110)

et
1
pj = pj + i ; (3.111)

en substituant dans la relation (3:107) ; on trouve

1 1 1 1
H 1
= (p1 + i )2 + (p2 + i )2 + (x1 i )2 + (x2 i )2
2 2 2 2
+ i [A (x1 + x2 2i ) + B (p1 + p2 + 2i )] ;
1 2 1 2
= p1 + p22 + x + x22 + i ( + B) (p1 + p2 )
2 2 1
2 2
+ i (A + ) (x1 + x2 ) + 2A 2B : (3.112)

L’Hamiltonien H soit pseudo-hermitien si et seulement si L’éq. (3:112) est égal à L’éq. (3:104) ;
c’est à dire

1 2 1 2
Hy = p1 + p22 + x + x22 i [A (x1 + x2 ) + B (p1 + p2 )]
2 2 1
1 2 1 2
= p1 + p22 + x + x22 + i ( + B) (p1 + p2 )
2 2 1
2 2
+ i (A ) (x1 + x2 ) + 2A 2B ;

qui a conduit au système d’équations suivant


8
>
> +B = B
<
A = A (3.113)
>
>
: 2 2
+ 2A 2B = 0;

donc = 2B et = 2A, et l’opérateur métrique devient

= exp [2A (p1 + p2 ) 2B (x1 + x2 )] : (3.114)

51
On peut choisir l’opérateur comme suit

= exp [A (p1 + p2 ) B (x1 + x2 )] ; (3.115)

alors, l’action de ce dernier sur les opérateur position et impulsion est donné par

1
xj = xj iA; (3.116)

et
1
pj = pj iB; (3.117)

en substituant dans la relation qui relie l’Hamiltonien non-hermitien H pas son hamiltonien
hermitien correspondent, on trouve

h= H 1 (3.118)
1 2 1 2
= p1 + p22 + x + x22 + A2 + B 2 ;
2 2 1

qui représente l’Hamiltonien de l’oscillateur harmonique à deux dimensions où m = ! = ~ = 1:

L’équation de Schrödinger pour cet Hamiltonien est la suivante

1 2 1 2
p1 + x21 + p + x22 ' (x1 ; x2 ) = ' (x1 ; x2 ) ; (3.119)
2 2 2

où = En;m A2 B 2 : Cette dernière équation est elle-même séparable en x1 et x2 , c’est-à-dire

' (x1 ; x2 ) = (x1 ) (x2 ) ; (3.120)

alors

1 2
p + x21 (x1 ) = E1 (x1 ) (3.121)
2 1
1 2
p + x22 (x2 ) = E2 (x2 ) : (3.122)
2 2

Ces dernières équations sont celles d’un oscillateur harmonique à une dimension, (x1 ) et (x2 )

52
ont la même la forme dans la relation (3:81) ; et

1 1
= E1 + E1 où E1 = n + et E2 = m + ; (3.123)
2 2

alors l’énergie du système étudie est

En;m = + A2 + B 2
= n + m + 1 + A2 + B 2 : (3.124)

L’Hamiltonien non-hermitien H a le même spèctre d’énergie En;m , tendis que sons vecteurs
propres sont donnés par

1
n;m (x1 ; x2 ) = ' (x1 ; x2 )
= exp [A (p1 + p2 ) B (x1 + x2 )] (x1 ) (x2 )
= (x1 + iA) (x2 + iA) : (3.125)

53
Chapitre 4

Conclusion générale

Ce mémoire est consacré à l’étude des Hamiltoniens non-hermitiens indépendants du temps,


aves des spectres réels. Après avoir introduit les outils mathématiques et les symétries discrètes
en mécanique quantique, nous avons présenté la théorie quantique PT symétrique introduite par
Carl Bender et Stefan boettcher en 1998. Cette dernière a pour objet l’étude des Hamiltoniens
non-hermitiens qui restent invariants sous l’action de l’opérateur PT , où P est l’opérateur
parité et T est l’opérateur de renversement du temps. Si la symétrie PT n’est pas brisée, alors,
les Hamiltoniens PT -symétriques ont des valeurs propres réels, et ils sont invariants aussi sous
la transformation représenter par l’opérateur de conjugaison de charge C. Dans ce cas, le CPT -
produit scalaire est dé…ni positif. À la …n de ce chapitre, nous donnons un exemple sur les
Hamiltoniens PT -symétriques 2x2.

Dans le dernier chapitre, nous avons présenté la théorie quantique pseudo-hermitienne. Cette
théorie est introduite par Ali Mostafazadeh en 2002, où il a montré que chaque Hamiltonien
qui satisfait la relation H y = H 1
est pseudo-hermitien, où est l’opérateur métrique, qu’il
devait être dé…ni positif et Hermitien.

Nous avons aussi vu que la pseudo-herméticité est une condition nécessaire et su¢sante pour
garantir la réalité des spectres des Hamiltoniens, c’est-à-dire que chaque hamiltonien de spectre
réel est pseudo-hermitien, et l’inverse est tout aussi vrai. Alors, la théorie quantique pseudo-
hermitienne est plus générale que la PT-symétrie, et en particulier, les Hamiltoniens PT -
symétriques appartiennent à la classe des Hamiltoniens pseudo-hermitiens.

On peut résumer les résultats des deux derniers chapitres par le diagramme suivant

54
F igure 5:1 : Diagramme de l0interaction entre la classe des
Hamiltoniens pseudo hermitians et P T symetries [30]

À la …n de ce chapitre nous avons donné quatre exemples des hamiltoniens pseudo-hermitiens,


où nous avons trouvé la solution de l’équation de Schrödinger pour chacun et nous avons montré
la réalité de son spectre.

55
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Université de Jijel. (2018).

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(2005).[35] A. Mostafazadeh, Nucl. Phys. B 640, 419 (2002).

[36] A. Mostafazadeh, [Link]. Phys. 44, 974 (2003).

57
Résumé:
Ce mémoire est consacré à l’étude des systèmes quantiques non-Hermitiens ayant
des spectres réels.
Nous avons commencé ce mémoire par une présentation générale des outils
mathématiques, postulats de la mécanique quantique et les symétries disctrètes.
Nous avons introduit ensuite la théorie quantique PT -Symétrique, dévelop-
pée par C. M. Bender and S. Boettcher en1998, où ils ont montré que les spectres
des Hamiltoniens invariants sous l’action d’opérateur PT , où la symétrie PT
n’est pas brisée, sont réel, et le CPT -produit scalaire est dé…ni positif, avec P,
T et C sont respectivement les opérateurs de parité , de renversement du temps
et conjugaison de charge.
En 2002, A. Mostafazadeh a introduit la théorie quantique pseudo-Hermitienne,
où il a montré que les valeurs propres de chaque Hamiltonien satisfaisant la
relation H y ❂ H 1 sont réelles et le pseudo-produit scalaire est dé…ni positif.
est l’opérateur métrique, il est un Hermitien et inversible.
A. Mostafazadeh a montré aussi que chaque Hamiltonian PT -symétrique,
où la symétrie PT n’est pas brisée, est pseudu-hermitien.
Dans la dernière partie de ce travail, nous avons donné quelques applications
sur les Hamiltoniens PT -symetriques et les Hamiltoniens pseudo-hermitiens.

Mots- clés :
Hamiltoniens non -hermitiens, PT -symétrie, CPT -produit scalaire, pseudo-
hemiticité, opérateur métrique.
Summary:
This thesis is devoted to the study of non-Hermitian quantum systems having
real spectra.
We started this thesis with a general presentation of mathematical tools,
postulates of quantum mechanics and discrete symmetries.
Then, we introduced the PT -Symmetric quantum theory, developed by C.M.
Bender and S. Boettcher in 1998, where they showed that the spectra of Hamil-
tonians invariant under the action of the operator PT , where the PT -symmetry
is not broken, are real, and the CPT -inner product is positive de…nite, where
P, T and C are the parity, time reversal and charge conjugation operators,
respectively.
In 2002, A. Mostafazadeh introduced the pseudo-Hermitian quantum theory,
where he showed that the eigenvalues of each Hamiltonian satisfying the
relation H ② H are real and the pseudo-inner product is de…nite positive.
We note that the metric operator is Hermitian and invertible.
A. Mostafazadeh also showed that each Hamiltonian PT -symmetric, where
the PT symmetry is not broken, is pseudu-Hermitian.
In the last part of this work, we have given some applications on PT -
symmetric Hamiltonians and pseudo-Hermitian Hamiltonians.

❑✁✂✄ords :
Hamiltonians non-Hermitians, PT-symmetry, CPT-scalar product, pseudo-
hemiticity, metric operator.
‫ملخص ‪:‬‬
‫هذه األطروحة مخصصة لدراسة األنظمة الكمومية غير هيرميسيان أطياف حقيقية‪.‬‬
‫بدأنا هذه األطروحة بعرض عام لألدوات الرياضية‪ ،‬مسلمات ميكانيكا الكم والتماثالت المنفصلة‪.‬‬
‫بعد ذلك‪ ،‬قدمنا نظرية الكم المتماثل ‪ ،PT‬التي طورها ‪C.M.‬باندر و‪.S‬بيتشر في عام ‪ ،8991‬حيث أظهروا أن أطياف‬
‫هاميل‪ -‬طونيا ثاب ًتا تحت تأثير عامل ‪ ،PT‬حيث يكون ‪-PT‬سيميتري لم يتم كسره‪ ،‬إنه حقيقي‪ ،‬ومنتج ‪-CPT‬إينار إيجابي‬
‫ديونيت ‪ ،‬حيث ‪ P‬و ‪T‬و ‪ C‬هي عوامل التكافؤ وانعكاس الوقت واقتران الشحن‪ ،‬على التوالي‪.‬‬
‫في عام ‪ ، 2002‬قدم أ‪.‬مصطفى زاده نظرية الكم الزائفة هيرميسان‪ ،‬حيث أظهر أن القيم الذاتية لكل هاميلتوني ترضي‬
‫العالقة ‪ Hy = H‬حقيقية والمنتج الداخلي الزائف هو ديونيت إيجابي‪.‬‬
‫نالحظ أن العامل المتري هو هيرميسان وقابل للعكس‪.‬‬
‫أ‪ .‬مصطفى زاده أظهر أي ً‬
‫ضا أن كل هاملتونيان ‪ PT-‬متماثل‪ ،‬حيث لم يتم كسر تناظر ‪ ،PT‬فهو شبه هرميتى‪.‬‬
‫في الجزء األخير من هذا العمل‪ ،‬قدمنا بعض التطبيقات على ‪ PT -‬هاميلتونيون متماثلون وهاملتونيون زائفون‪.‬‬
‫الكلمات الدالة ‪:‬‬
‫غير هاميلتونيين غير هرميتيين‪ ،‬تناظر ‪ ،PT‬منتج عددي ‪ ،CPT‬زائف‪-‬انسداد‪ ،‬عامل متري‪.‬‬

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