Systèmes quantiques non-Hermitiens en physique
Systèmes quantiques non-Hermitiens en physique
Département de Physique
N d’ordre :
Série :
Mémoire de …n d’étude
présentée pour obtenir le diplôme de
Master
Filière : Physique Spécialité : Physique théorique
Présenté par
Thème
Systèmes quantiques non-Hermitiens
Soutenue le : 27/10/2019
Devant le Jury :
Président : N. Bouayed MCA. Univ. Blida 1
Rapporteur : B. Khantoul MCB. CU. Tipaza
Examinateurs : S.A. Yahaioui. MCB. Univ. Blida 1
S. Saidani MAA. Univ. Blida 1
Remerciements
Nous tenons à exprimer mes plus vifs remerciements à M. B Khantoul, Maitre de conférences B
au centre universitaire de Tipaza, qui fut pour nous un encadreur attentif et disponible malgré
ses nombreuses charges. Ses conseils et encouragements resteront un moteur pour notre travail.
Nous tenons aussi à remercier vivement les membres du jury Messieurs : N. Bouayed, Maitre
de conférences A, à l’université de Blida 1, S.A. Yahiaoui, Maitre de conférences B, à l’uni-
versité de Blida 1, et Melle S. Saidani, Maitre assistant A, à l’université de Blida 1, d’avoir
accepté de juger ce travail
Moussa et Ibrahim
Table des matières
Introduction générale 6
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
[Link] Commutation de T et rb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
[Link] commutation de T et pb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1
2 Mécanique quantiqe PT -symétrique 21
2.1 introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.3.1 Construction de C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.1 introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Conclusion générale 54
2
Introduction générale
La théorie quantique permet de décrire le comportement de la matière aux très petites échelles.
Cette théorie n’a pour l’heure jamais été mise en défaut et l’un des axiomes principaux de la
mécanique quantique impose aux observables physiques d’être hermitiques. Cela principalement
dans le but de leur assurer des valeurs propres réelles.
La découverte de la PT -symétrie en 1998 par Bender et ses collaborateurs [1] , ouvre la porte
largement sur une large classe d’Hamiltoniens qui se révèle avoir des valeurs propres réelles
en étant non hermitiens. Ils ont montré qu’un Hamiltonien invariant par ré‡exion de l’espace
et par renversement du temps possède un spectre réel si la PT -symétrie n’est pas brisée.
Cette mécanique quantique non hermitienne est considérée par beaucoup de physiciens comme
l’extension de la mécanique quantique ordinaire. On parle alors de la mécanique quantique PT
-symétrique.
La tentative de construire une théorie quantique valable à partir de tels Hamiltoniens se heurte
à la non positivité du produit scalaire PT -symétrique. Cependant, il a été démontré que pour
un système dont la symétrie PT est non brisée, il su¢t de lui correspondre une symétrie
du Hamiltonien décrite par l’opérateur C, analogue à la conjugaison de charge dans la théorie
quantique des champs. Celui-ci permet de construire, via le produit CPT , un nouveau produit
scalaire dé…ni positif pour lequel les normes des états sont positives et l’évolution temporelle
est unitaire
Le concept de la pseudo-Herméticité a été introduit dans les années 1940 par Dirac et Pauli
6
[5, 6, 7, 8, 9] , et discuté plus tard par Lee, Wick et Sudarshan [10, 11, 12, 13] , qui essayaient
de résoudre les problèmes qui se posent dans la quanti…cation de l’électrodynamique et dans
d’autres théories quantiques des champs où les états de norme négative apparaissent comme
une conséquence de la quanti…cation canonique des champs. Une autre notion liée à la pseudo-
hermiticité est la quasi-hermiticité, qui a été fortement discutée en 1992 par Scholtz et ses
collaborateurs [14]. Ils ont montré comment construire une transformation similaire des opéra-
teurs Hermitiens vers les opérateurs quasi-Hermitiens correspondants, sans oublier Dieudonné
qui a démontré que le spèctre des Hamiltoniens Quasi-hermitien n’est pas obligatoirement réel
[15].
7
Chapitre 1
1.1 Introduction
La symétrie est une transformation laissant invariable des objet (sens géométrique ou lois ),
qui jouent un rôle important, non seulement dans la résolution de nombreuse problèmes en
physique, mais aussi elle est la base des théories des intéractions fondamentales.
Il existe deux grandes classe de symétrie les transformations continues (rotation d’une sphère
par exemple ) et les transformation discrètes (symétrie du cube).
On utilise les références suivantes [16, 17, 18, 19, 20] pour présenter les bases de la mécanique
quantique nécessaires à la compréhension de ce travail.
8
1.2 Outils mathématique
Un espace vectoriel normé (H; k; k) sur C (ou R ) est dit de Hilbert si sa norme provient d’un
produit scalaire et s’il est complet. Nous nous plaçons dans tout ce qui suit, dans le cas d’un
espace vectoriel complexe, tous les résultats étant immédiatement adaptables au cas réel. Pour
z = x + iy 2 C ;(x; y 2 R), nous notons z son conjugué.
Nous rappelons que le produit scalaire h; i est dé…ni positif, c’est-à-dire qu’il possède les pro-
priétés suivantes pour tous f; g; h 2 H et tout a 2 C
hf; f i = 0 =) f = 0: (1.5)
Opérateurs adjoints
^ est un opérateur linéaire, l’opérateur adjoint de O
Si O ^ est un opérateur linéaire, noté O
^ y,
véri…ant la relation suivante
D E D E
^
O j = ^y
jO 8 j i ; h j 2H, (1.6)
y
^y
O ^
= O; (1.7)
on a
y
^1O
O ^2 ^ +O
=O ^ 1y ; (1.8)
2
9
y
^1 + O
O ^2 ^ 1y + O
=O ^ 2y ; (1.9)
n y
^y
O ^n
= O pour n 2 N, (1.10)
Notation de Dirac :
^ , on note que
Pour un opérateur linéaire O
D E D E D E
^j
jO = ^y
O j = ^
jO : (1.11)
D E D E
^
O j = ^
jO 8 j i ; h j 2H. (1.12)
Base orthonormée
Une suite de vecteurs jVi i 2 H , i = 1; 2; ::: forme une base orthonormée de l’espace H si
hVi j Vj i = ij ; ij = 1 si i = j , ij = 0 si i 6= j (1.13)
X
j i= i jVi i ; (1.14)
i
Si la suite de vecteur est in…nie, on dit que l’espace vectoriel H est de dimension in…nie, sinon,
on dit que H est de dimension …nie.
Propriétés et remarques
- Les composantes i 2 C du vecteur j i dans la base jVi i sont obtenues par le produit scalaire
i = hVi j i
10
En e¤et :
X X
hVi j i = j hVi j Vj i = j ij= i ; (1.15)
j j
on a alors
X
h j i= j i j2 : (1.16)
i
Relation de fermeture
X
j i= (hVi j i) jVi i ; (1.17)
i
d’où !
X
jVi i hVi j = I: (1.19)
i
Cette expression qui donnant l’opérateur identité à partir des vecteurs d’une base orthonormée,
s’appelle la relation de fermeture.
0
=U ; (1.20)
Si la valeur moyenne d’un operateur A est invariante par rapport à cette transformation
h 0
jAj '0 i = U y AU ' = h jAj 'i ; (1.21)
11
et l’opérateur U est linéaire et unitaire
1
Uy = U et U ( ) = U ( ); (1.23)
1
Uy = U et U ( )= U ( ): (1.24)
Si la dynamique du système décrite par l’Hamiltonien H, est invariante sous l’action de cette
transformation alors H commute avec U
[H; U] = 0; (1.25)
et comme U y = U 1
alors
H = UHU y : (1.26)
c’est connu qu’il n’est pas possible de déterminer exactement la trajectoire des particules. On
peut cependant accéder à la probabilité de trouver le système en un point donné de l’espace. Cet
aspect probabiliste de la théorie quantique conduit à une formulation mathématique totalement
di¤érente de celle de la mécanique déterministe de Newton.
Si un système quantique est dé…ni, à l’instant t0 …xé; par la fonction complexe (t0 ) 2 H
(appelée fonction d’onde) ;alors l’état du système, à l’instant t, est complètement contenue dans
le vecteur normalisable (t) 2 H .
12
valeurs mesurables, c’est-à-dire la mésure d’une grandeur physique A ne peut donner comme
^
résultat qu’une des valeurs propres de l’opérateur A:
L’opérateur Hamiltonien H d’un système est celui associé à l’énergie totale de ce système.
L’évolution dans le temps de l’amplitude (q; t) de probabilité est régie par l’équation de
Schrödinger
@
i (q; t) = H (q; t) : (1.27)
@t
Postulat 5 (Probabilité d’obtention d’une valeur propre non dégénérées lors d’une
mesure) :
Soit A une grandeur physique d’un système quantique, et A^ l’opérateur correspondant dont le
spectre ne comporte que des valeurs propres non dégénérées n associées aux fonctions propres
normées n (q). Lorsqu’on mesure A l’état quelconque (q; t) de norme unité, la probabilité
P( n) d’obtenir comme résultat de mesure la valeur n est donnée par :
13
ceci implique que l’impulsion se transforme de la manière suivante
p ! p0 = p;
P (r; t) = ( r; t) : (1.29)
Si on applique l’opérateur de parité deux fois successive cela va inverser deux fois l’espace et
par conséquent on revient à la situation intiale
donc
P 2 = 1 =) P = P 1
; (1.31)
l’étap suivant se fait par la dé…nition d’ un produit scalaire en mécanique quantique (espace
d’Hilbert) Z +1
h' ( r) j ( r)i = d3 r' ( r) ( r) ;
1
14
alors
h' (r)j P + P j (r)i = h' (r) j (r)i ;
d’où
P y P = 1; (1.32)
Après une deuxième ré‡exion de l’espace, la fonction d’onde reste inchangée comme (1:31)
2
(r) = (r) ;
( r) = + (r) ; (1.36)
( r) = (r) : (1.37)
15
1.3.3 Commutation de l’opérateur parité avec les observables cou-
rantes
Les opérateurs position et impulsion se transforment sous l’action de l’opérateur parité comme
suit
P xP= x; P p P = p: (1.38)
[P; p] 6= 0: (1.40)
Alors, P ne commute pas avec les opérateurs de position et d’impulsion mais ils se anticom-
mutent
fP; xg = 0;
fP; pg = 0:
p2
H= + V (x) ; (1.41)
2m
avec p = @
i} @x ; alors
}2 @ 2
H= + V (x) ;
2m @x2
on calcule la quantité suivantePH (x)
}2 @2
PH (x) = P + V (x) (x) ; (1.42)
2m @x2
pour faire ce calcul, il su¢t de savoir que le carré de l’opérateur de position x2 est invariant
sous la transformation P
P x2 P = x2 ;
16
d’où
@2
P; x2 = P; = 0; (1.43)
@x2
aussi on prend le cas ou V (x) est une fonction paire de x
V ( x) = V (x) ; (1.44)
d’où P et H commutent
[P; H] = 0: (1.45)
Un système (ou des interactions) qui conserve la parité est décrit par un hamiltonien qui
commute avec P.
On note que la parité est une quantité conservé dans les interaction électromagnétique et forte
par ailleurs les interaction faible ne respectent pas cette symétrie.
Chaque mobile a une position donnée x et une impulsion donnée p, si nous inversions la direction
du temps, la position de la particule reste la mème mais son impulsion s’inverse.
En d’autre terme
t ! t0 = t;
r ! r0 = r; (1.46)
p ! p0 = p:
17
En mécanique quantique, on n’est pas sûr que l’opérateur renversement du temps a¤ecte le
temps au moins jusqu’à présent.
T x^ T = x^: (1.48)
[Link] Commutation de T et rb
T x T = x;
cela implique
[T ; x] = 0; (1.49)
[Link] commutation de T et pb
T p^ T = p^;
cela implique
[T ; p^] 6= 0; (1.50)
18
1.4.2 Propriétés de l’opérateur de renversement du temps
1
T =Ty=T ; (1.51)
L’opérateur T n’est pas une observable parce qu’il est anti-lineaire et son e¤et à une fonction
complexe est
T (r; t) = (r; t) : (1.53)
Considérons une opération C qui transforme une particule en son anti-particule, donc on a
C x^ C = x^;
C p^ C = p^; (1.54)
et
Cj i= ;
h j C+ = ; (1.55)
avec j i est l’état quantique d’une particule et est l’état quantique de l’anti-particule.
19
1.5.1 Propriété de l’opérateur conjugaison de charge C
h j C +C j i = j = 1 = h j i; (1.56)
ceci implique que C est unitaire, d’autre sorte, en agissant deux fois l’opérateur C sur la paricule
C2 j i = C = j i; (1.57)
C = C = C y; (1.58)
et si une particule est identique à sa propre antiparticule, c’est à dire, tous les nombres quan-
tiques qui se transforment sous l’action de C sont nuls, alors le vecteur d’état de H est un état
propre de C avec les valeurs propres 1 [21].
20
Chapitre 2
2.1 introduction
En mécanique quantique l’état d’un système, ses niveaux d’énergies et son évolution dans le
temps, sont déterminé par un opérateur Hamiltonien H. On dé…nit l’équation stationaire de
Schrödinger
H n (r; t) = En n (r; t) ; (2.1)
avec En sont les valeurs propres de l’opérateur H, où cette dernière doit être réelle . n (r; t)
sont les fonctions d’onde qui nous donnent la densité de probabilité de présence d’une particule
au temps t; et considéré comme une solution du système étudié.
iEn t
n (r; t) = e ~
n (r; 0) : (2.2)
iEn t
L’opérateur d’évolution U (t) = e ~ doit être unitaire, se que conserve la probalilité de
présence. Pour assurer ces propriétés l’Hamiltonien H doit etre hermitien [20].
En 1998 Bender et Boettcher par un calcul numérique ont révélé l’existence d’une classe d’Ha-
miltoniens non-hermitiens dont les valeurs propres sont réelles, c’est le début d’extension vers
21
une mécanique quantique non hermitienne [1]
H = p2 + x2 (ix) : (2.3)
Il est claire que cet Hamiltonien n’est pas hermitien pour les valeurs impaires de ; malgré
ça, il possède un spectre d’énergie réel pour 0 et complexe pour 0: Ce résultat
impressionnant attira les chercheurs pour trouver le secret de réalité du spectre d’énergie de
cette classe d’hamiltonien. Ils ont trouvé que la cause est l’invariance des ces Hamiltoniens par
une transformation appelée PT - symétrie, plus tard ils ont découvert que cette condition n’est
pas su¢sante mais il faut aussi que les fonctions propres de ces Hamiltoniens soient aussi PT
-symétrique (soient des fonctions propres de l’opérateur PT ) [1, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30].
L’ordre des opérations n’est pas important du fait que les deux opérateurs, P et T , commutent.
En combinant les propriétés précédentes, on peut écrire :
PT x^ PT = x^; (2.4)
et
PT p^PT = p^: (2.5)
En particulier, PT est un opérateur antilinéaire, puisque c’est le produit d’un opérateur linéaire
et d’un opérateur antilinéaire
PT i PT = i: (2.6)
(PT )y = T y P y = T P = PT , (2.7)
22
d’autre part PT est un opérateur unitaire :
donc
(PT )2 = 1: (2.9)
On résume
1
PT = PT = PT + : (2.10)
Notons en…n que l’action de PT sur les fonctions d’onde (r) s’écrit :
PT (r) = ( r) : (2.11)
On dit qu’un hamiltonien est PT - symétrique, s’il reste invariant par la transformation PT
c-à-d
H = (PT ) H (PT ); (2.12)
d’où
[H; PT ] = 0; (2.13)
La réalité des valeurs propres d’un Hamiltonien PT -symétrique est une conséquence de la non
brisure de la symétrie PT , qui signi…e que les fonctions propres de H sont simultanément
fonctions propres de PT .
Ainsi, pour construire une théorie quantique valable à partir des Hamiltoniens PT -symétriques,
on exige de plus que la symétrie ne soit pas brisée. Il faut noter cependant que cette condi-
tion n’est pas su¢sante, car il n’existe aucun moyen pour a¢rmer qu’une telle symétrie d’un
Hamiltonien PT -symétrique est brisée ou pas. Il faut tout d’abord déterminer les fonctions
propres pour en tirer une conclusion. Avec cette condition supplémentaire, on peut démontrer
la réalité des valeurs propres d’un Hamiltonien PT -symétrique
23
En e¤et, soit f n (x) ; n = 0; 1; 2::g ; l’ensemble des fonctions propres communes à H et PT
et
PT n (x) = n n (x) ; (2.15)
oû les valeurs propres En sont généralement complexes, par contre, la valeur propre n de
l’opérateur PT est toujours réelle parce qu’il est hermitien. En plus, l’Eq. (2:9) implique que
2
n = 1: (2.16)
d’où
En = En : (2.18)
Cela nous donne la con…rmation que En est réel pour tout Hamiltonien qui comute avec PT .
La question qui se pose maintenant est de savoir si les Hamiltoniens possédant une PT -symétrie
non brisée peuvent décrire la dynamique des systèmes physiques réels. En d’autres termes, il
faut véri…er que la norme d’un vecteur propre de H dans l’espace de Hilbert doit être positive,
24
et que l’évolution au cours du temps des états propres demeure unitaire. La première permet
d’interpréter la norme d’un état comme une probabilité, qui doit être dé…ni positive, alors que
la deuxième condition garantie justement l’indépendance de cette probabilité par rapport au
temps. Bien entendu, ces deux caractéristiques des Hamiltoniens hermitiens sont à la base de la
théorie quantique ordinaire et notamment de l’interprétation probabiliste. Elles devraient donc
être satisfaites dans toute théorie d’extension de la mécanique quantique.
Pour cela, Bender et Boettcher ont dé…nit un produit scalaire PT associés aux Hamiltonien
PT -symétrique, sous la relation suivante : [25, 27].
Z
(f; g)PT = dx [PT f (x)] g (x) ; (2.19)
c
PT f (x) = f ( x) ; (2.20)
Ce choix du produit scalaire PT nous permet de véri…er que la norme d’une fonction d’onde
est une quantité indépendante du temps. Mais avec ce choix on est confronté à un problème de
taille, qui est la possibilité de la non positivité de la norme des états propres d’Hamiltonien PT
-symétrique. Considérons n (x) et m (x) ; les fonctions propres de H; qui sont orthogonaux
Z
( n (x) ; m (x))PT = dx [PT n (x)] m (x) ;
Z
= dx n ( x) m (x) ;
= ( 1)n mn : (2.21)
Alors, pour n = m;les fonctions propres des Hamiltonien PT -symétrique véri…ent la relation
suivante
( n (x) ; n (x))PT = ( 1)n : (2.22)
Dans cette construction, le contour se trouve dans les lignes de Stockes, alors dans ce contexte
25
on dé…nit une relation de fermeture simple et inhabituelle qui est
1
X
( 1)n [PT n (x)] n (x) = (x x) = 1; (2.23)
n
D’après la relation (2:22) ; nous voyons que pour les valeurs impaires de n; la norme est negative,
qui n’est pas conforme à la nature de la probabilité. En plus, les fonctions propres dans la
relation (2:23) ne forment pas un espace d’Hilbert usuel complet [26].
Pour lever ce problème, Bender et Boettcher ont exploité une nouvelle symétrie cachée pour
les Hamiltoniens PT -symétrique, représentée par un opérateur linéaire noté C qui commute
avec H et PT
[C; H] = 0 et [C; PT ] = 0; (2.24)
et par conséquent
[H; CPT ] = 0: (2.25)
2.3.1 Construction de C
Bender a cherché de construire un opérateur C qui commute avec H et PT , de façon que les
fonctions d’onde communes à H et CPT n’admettent pas les anomalies précédentes [29].
X
hxj C jyi = C (x; y) = n (x) n (y) ; (2.26)
n
cet opérateur est dé…ni en fonction des états propres PT -symétriques de l’hamiltonien, c-à-d C
est une fonction de H. En e¤et
[C; H] = 0: (2.27)
l’opérateur C est la racine carré de l’opérateur unité (x y) ; donc les valeurs propres de cet
26
opérateur sont 1
C 2 = 1; (2.29)
c’est-à-dire
C n = ( 1)n n: (2.30)
L’opérateur C n’a pas une dé…nition unique comme P et T , sa dé…nition dépend de la dy-
namique du système étudie, par conséquent l’opérateur C représente l’observable qui décrit la
mesure de la signature de la norme PT . Cependant, l’appellation "opérateur de conjugaison
de charge" est introduite seulement par analogie avec la théorie des champs, car les propriétés
de cet opérateur sont presque identiques à ceux de l’opérateur de la conjugaison de la charge
dans la théorie quantique des champs sauf que l’opérateur C n’a rien à voir avec la charge des
particules.
Après la construction de l’opérateur C on a tout ce qu’il nous manque pour dé…nir le nouveau
produit scalaire à partir du produit des trois opérateurs C,P et T [27, 31]
Z
hf; gi = dx [CPT f (x)] g (x) ; (2.31)
c
d’où
Z
h n (x) ; m (x)iCPT = dx [CPT n (x)] m (x) ;
= nm ; (2.32)
X
[CPT n (x)] n (y) = (x y); (2.33)
n
27
l’opérateur C qui n’est pas unique.
Dans cet exemple, on va suivre la procédure de Bender dans l’article [31] pour un système à
deux niveau, qui est représenté par l’Hamiltonien PT -symétrique suivant
0 1
i
re s
H=@ A; (2.34)
i
s re
où les paramètres r; s et sont réels. Notez que cet Hamiltonien n’est pas hermitien
H 6= H y ; (2.35)
H j i = j i () (H I) j i = 0; (2.37)
pour résoudre cette équation, on calcul le déterminant de la matrice (H I) qui doit être nul
0 1
i
re s
det (H I) = det @ A = 0;
i
s re
2
=) s2 + r 2 2r cos = 0;
28
en résolvant cette équation on obtient dans les deux racines suivantes
p
" = r cos s2 r2 sin 2; (2.38)
0 10 1 0 1
i
re s a 0
@ A@ A=@ A;
i
s re b 0
sachons que
ei = cos + i sin ; (2.44)
29
On simpli…e et on utilise l’équation (2:40)
8
< s ( i sin + cos ) a + sb = 0;
(2.45)
: sa s (+i sin + cos ) b = 0;
d’où 8
< e i
a + b = 0;
(2.46)
: a ei b = 0:
a = bei : (2.47)
D’aure part, on a 0 1
b
PT j +i =@ A (2.49)
a
pour que les valeurs propres soient réelles la symétrie PT ne doit pas être brisée c’est-à-dire
PT j + i = j + i ; (2.50)
0 1 0 1
b a
@ A = @ A; (2.51)
a b
donc
b = a et a = b; (2.52)
30
On remplace (2:47) dans (2:53) ; on obtient
1
b= p : (2.54)
e2i + 1
sin2 + 1 = cos2 ;
alors
e2i + 1 = ei :ei + 1
= (cos + i sin ) (cos + i sin ) + 1
= cos2 + 2i cos sin sin2 +1
= 2 cos2 + 2i cos sin
= 2 cos (cos + i sin )
= 2 cos ei ; (2.55)
i
1 e 2
b= p =p ; (2.56)
2 cos ei 2 cos
Pour calculer le deuxième ket propre on fait les mêmes étapes de calculs sauf le PT -produit
scalaire est négatif
h j iP T = 1: (2.59)
31
La relation entre a et b dans le cas où la valeur propre est ; est la suivante
b= aei ; (2.60)
on utilise les Eqs.(2:60) et (2:59) ;on obtient j i qui correspond à la valeur propre
0 1
i
i e 2
j i= p @ A; (2.61)
i
2 cos e2
h j iPT = 1; (2.62)
et
h j iPT = 0: (2.63)
Pour éliminer les norme négatives des états propres, on dé…nit l’opérateur C qui est donné par
la formule (2:26) 0 1
1 i sin 1
C= @ A : (2.64)
cos 1 i sin
Cet opérateur commute avec l’Hamiltonien H, est ses valeurs propres sont exactement les
valeurs propres de PT pour des kets propres correspondant
Cj i= j i; (2.65)
PT j i= j i: (2.66)
A’ l’aide des Eq. (2:31) et (2:64) on dé…nit le nouveau produit scalaire CPT qui a une signature
positive
h j iCPT = +1; (2.67)
et par conséquent
h j iCPT = 0: (2.68)
32
Chapitre 3
3.1 introduction
En 2002, Ali Mustafazadeh a publié trois articles [2, 3, 4], dans lesquels, il a proposé une théorie
alternative à la mécanique quantique conventionnelle, pour les Hamiltoniens non-hermitiens
dont le spectre est réel. Cette théorie s’appelle la pseudo-hermiticité, et elle est plus générale
que la PT -symétrie, où il a montré que tout Hamiltonien de spectre réel est pseudo-hermitien
Dans ce qui suit, nous allons introduire les dé…nitions et les propriétés principales des Hamil-
toniens pseudo-Hermitiens en utilisant les références suivante [2, 3, 4, 32].
Dé…nition 1
A = A# = 1
Ay ; (3.1)
33
Dé…nition 2
A =y (3.2)
Dé…nition 3
Remarque
Notons que l’opérateur satisfaisant l’équation (3:1) n’est pas unique. L’ensemble de ces opé-
rateurs est notée D (A), c’est-à-dire
1
2 D (A) () Ay = A ; (3.3)
h m ni = mn; (3.4)
Mustaphazadeh a introduire un nouveau produit scalaire appelé pseudo produit scalaire, dé…nit
positif et noté par hh; ii [33; 34]
34
On note que ce produit scalaire est véri…é si H est pseudo-hermétien, on verra ça avec l’équation
de Schrödinger
@
ih j'n i = H j'n i ; (3.6)
@t
en utilise les Eq. (3:5) et (3:6) on trouve
@
ih hh'm ; 'n ii = h'm j H H + j'n i ; (3.7)
@t
donc le nouveau produit scalaire est indépendant du temps ssi H est quasi-hermitien.
Hj ni = En j ni ; (3.8)
?
(Em En ) h mj j ni = 0: (3.9)
(En? En ) 6= 0 =) h nj j ni = 0; (3.10)
?
Em 6= En =) h mj j ni = 0: (3.11)
En particulier, les états propres associés aux valeurs propres réelles sont orthogonaux. Main-
35
tenant, supposant que l’hamiltonien H admet un ensemble bi-orthonormé de vecteurs propres
fj n i ; j n ig, c’est-à-dire
Hj ni = En j ni et H y j ni = En j ni ; (3.12)
avec
h mj ni = mn ; (3.13)
et
X
j ni h nj = 1: (3.14)
n
Alors, on a
h mj H j ni = En mn et h nj H
y
j mi = Em mn ; (3.15)
de tel sorte que, si les valeurs propres sont réelles, En = En nous avons une condition nécessaire
mais pas su¢sant pour que le spectre de H soit réel
h mj H j ni =h nj H
y
j mi ; (3.16)
j mi = j mi ; (3.17)
c’est-à-dire
H = Hy ; (3.19)
36
3.3.3 Réalité du spectre des Hamiltoniens pseudo-hermitiens
Théorème
et
X
jni hnj = 1: (3.21)
n
X
h = jEn i hnj ; (3.22)
n
X
= j n i hnj ; (3.23)
n
X
1
= jni h'n j ; (3.24)
n
à partir des Eqs. (3:22), (3:23) et (3:24), il est facile de montrer que
1
H = h: (3.25)
Supposons maintenant que le spectre H soit réel, alors h est hermitien. En prenant l’adjoint
des deux cotés on a
1 1 y
H = h = hy = Hy y
; (3.26)
37
alors
1 1 y
H= Hy y
y 1
= Hy y
1
= Hy ; (3.27)
où
= y
: (3.28)
1
h j ni = En j ni ; (3.29)
h j ni = En j ni = En j'n i ; (3.30)
alors les Hamiltoniens H et h sont iso-spectraux, et les états propres j ni de H et les états
propres j'n i de h sont liés par la relation
j'n i = j ni ; (3.31)
et
h'n j h j'n i = h nj H j ni =h nj Hj ni ; (3.32)
où
+
j ni = j ni = j'n i ; (3.33)
ce que veut dire que l’Hamiltonien H est hermitien dans le nouvau espace de Hilbert muni d’un
produit scalaire de ses vecteurs propres j n i.
D’autre part, l’Eq. (3:32) implique que l’Hamiltonien H est pseudo-hermitien et son spectre
38
est réel, mais elle n’est pas su¢sante pour avoir un produit scalaire positif. Donc, il est plus
judicieux de choisir l’opérateur métrique positif.
Le nouveau opérateur métrique relie l’espace de Hilbert usuel H des vecteurs propres j'n i de
h, à un autre espace de Hilbert H des vecteurs propres j ni de H. En plus, transforme l’Ha-
miltonien non hermitien H en un Hamiltonien hermitien h via la relation (3:25), et transforme
aussi les opérateurs position et impulsion de la manière suivante
1 1
X = x et P = p ; (3.34)
1 1 1
H (x; p) = h (x; p) = h( x ; p ) = h (X; P ): (3.36)
39
la pseudo-herméticité. Dans le tableau suivant nous exposons les di¤érents cas possibles ??
1 1
Hy = y
H y
Hy = H Hy = H
hermiticité de X X X
inversibilité de X X
positivité de X X
produit scalaire positif positif positif ou négatif
spectre de H réel réel ou complexe réel
terminologie de H quasi-pseudo hermitien quasi-hermitien pseudo-hermitien.
Si l’opérateur métrique est linéaire et positif mais non inversible, l’Hamiltonien véri…ant la
condition H y = H est appelée Hamiltonien quasi-hermitien. Tandis que, si l’opérateur mé-
trique est linéaire, inversible et hermitien, alors la condition H y = H peut s’écrire sous la
forme H y = H 1
et dans ce cas l’Hamiltonien est pseudo-hermitien. Concernant la construc-
tion d’un opérateur métrique, la pseudo-hermiticité peut conduire à une métrique indé…nie et
un produit scalaire positif ou négatif, qui est en contradiction avec la mécanique quantique,
tandis que la quasi-herméticité garantit l’existence d’une métrique dé…nie positive avec un pro-
duit scalaire positif. En ce qui concerne les propriétés spectrales de H, la pseudo-hermiticité
assure la réalité du spectre, cependant dans le cas de la quasi-hérmiticité le spectre peut être
réel ou complexe [32].
Il convient de souligner la caractérisation des hamiltoniens non hermitiens avec un spectre réel
donné par le théorème précédent s’applique aux Hamiltoniens qui admettent un système biotho-
normal complet des vecteurs propres. Une généralisation de ce résultat au cas des hamiltoniens
arbitraires n’est pas connue.
Dans cette partie, on va suivre les travaux de Mostaphazadeh [35, 36], où il a montré que la
réalité du spectre des Hamiltoniens PT symétriques vient de leur pseudo hermiticité, c’est à
40
dire, tout Hamiltonien PT symétrique, où la symétrie PT n’est pas brisée, est un hamiltonien
pseudo-hermitien.
X
= j ni h nj ; (3.37)
n
et par conséquent
X
1
= j ni h nj ; (3.38)
n
X
P= ( 1)n j ni h nj ; (3.39)
n
alors
X
1
P= ( 1)n j ni h nj : (3.40)
n
X
hxj 1
P jyi = ( 1)n n (x) n (y) : (3.41)
n
Puisque nous avons considéré que la symétrie PT n’est pas brisée, alors Alors, on a
X
1
hxj P jyi = n (x) n (y) (3.43)
n
cette relation coïncide avec l’équation (2:26) qui dé…ni l’opérateur C, donc
1
P=C (3.44)
41
3.5 ApplicationS des Hamiltoniens non-hermitiens
On reprend l’exemple précédent qu’on fait pour les Hamiltonient PT symétrique dont l’Ha-
miltonien 0 1
rei s
H=@ A; (3.45)
i
s re
avec
r
sin = sin : (3.47)
s
En utilusant l’Eq. (3:48) ; et puisque l’opérateur C est unitaire et hermitien, alors l’opérateur
métrique est donné par
0 10 1
1 0 1 i sin 1
= PC = @ A@ A (3.48)
cos 1 0 1 i sin
d’où 0 1
1 1 i sin
= @ A: (3.49)
cos i sin 1
1
En calculant l’opérateur = 2 ; on obtient la forme suivante
r 0 1
1 sin i cos
= @ 2 2 A; (3.50)
cos i cos sin
2 2
42
les valeurs propres et les états propres de h sont données par
et
1 1
jE+ i = p ;
2 1
1 1
jE i = p ; (3.53)
2 1
1
j i= jE i ; (3.54)
donc
1 ei 2
j +i = p ; (3.55)
2 cos e i2
et
i2
i e
j i= p : (3.56)
2 cos ei 2
h j j i = 0; (3.57)
par contre les états propres de h sont aussi orthogonaux et véri…ent le produit scalaire usuel,
alors
hE j E i = 1; (3.59)
et
hE j E i = 0; (3.60)
43
3.5.2 Hamiltonien pseudo-hermitien équivalent à l’Hamiltonien de
l’oscillateur harmonique
p2
H= if (x) p + (x) ; (3.61)
2m
Il est claire que l’Hamiltonien H n’est pas hermitien, où son adjoint est donné par
p2
Hy = + ipf (x) + (x) ;
2m
p2
= + if (x) p + f 0 (x) + (x) ; (3.62)
2m
(x)
=e ; (3.63)
pour trouver la fonction (x), en utilisant les Eqs. (3:61) ; (??), (3:63) et la relation de pseudo-
hermiticité en substituant dans la relation de pseudo-hermiticité
1
Hy = H ; (3.64)
pour déterminer l’é¤et de l’opérateur métrique sur les opérateurs position et impulsion, on
utilise la propriété suivante
1 1
eA Be A
= B + [A; B] + [A; [A; B]] + [A; [A; [A; B]]] + ::: (3.65)
2! 3!
alors
1 1
x = x et p = p + i 0 (x) ; (3.66)
44
alors l’Eq (3:64) devient
1 2
Hy = (p + i 0 ) i (p + i 0 ) + ;
2m
0 02 00
1 2
= p +i f p + +f 0
+ (x) ; (3.67)
2m m 2m 2m
donc
1
x = x; (3.72)
1
p = p + imf; (3.73)
45
et
1
h= H
(p + imf )2
= if (p + imf ) +
2m
p2 m
= + f2 + f0 + : (3.74)
2m 2
On note que les fonctions prores j'i et j i de h et H respectivement sont reliées par la relation
suivante Z
j'i = exp m dxf (x) j i : (3.75)
et ! est la fréquence est une fonction alors l’Hamiltonien est donné par
p2 !
H= i!xp + ; (3.76)
2m 2
p2 !
H = y
+ i!xp ; (3.77)
2m 2
= exp m!x2 ;
donc
h m! i
= exp x2 ;
2
et
1
x = x; (3.78)
1
p =p im!x; (3.79)
dans ce cas, l’expression de l’Hamiltonien hermitien équivalent h coïncide avec celle de l’oscil-
46
lateur harmonique
p2 1
h= + m! 2 x2 ; (3.80)
2m 2
et sa soluion de l’équation de de Schrödinger est la suivante
1
r r
m! 4 1 m! m! 2
'n (x) = n
Hn x e 2~
x
; (3.81)
~ 2 n! ~
p m!
où Hn ~
x est le polynome d’Hermite avec ~ = 1:
On note que le spèctre d’energie est commun entre les hamiltonien h et H, et il est donné par
1
En = n+ ~!: (3.83)
2
En consédirant que l’Hamiltonien H s’exprime dans ce cas sous la forme suivante [30]
p2 1
H= + m! 2 x2 + i x; (3.84)
2m 2
Il est claire que H n’est pas hermitien et que H y est donné par
p2 1
y
H = + m! 2 x2 i x; (3.85)
2m 2
47
et puisque l’opérateur métrique n’est pas unique, on peut le prendre comme suit
= e p; (3.87)
alors
1 1
x =x i et p = p; (3.88)
p2 1
H 1
= + m! 2 (x i )2 + i (x i )
2m 2
p2 1 1
= + m! 2 x2 + i m! 2 x + m! 2 2
; (3.89)
2m 2 2
2
= ; (3.91)
m! 2
alors
2
= e m!2 p ; (3.92)
et dans ce cas, la forme la plus simple de l’opérateur est donnée comme suit
= e m!2 p : (3.93)
L’opérateur commute avec l’opérateur impulsion, par contre l’action de sur l’opérateur
position x donne
1
x =x i ; (3.94)
m! 2
48
alors l’Hamiltonien hermitien correspondant
1
h= H
2
p2 1
= + m! 2 x i +i x i
2m 2 m! 2 m! 2
p2 1 2
= + m! 2 x2 +
2m 2 2m! 2
2
= hosc + (3.95)
2m! 2
avec 'n (x) est la soulution de l’équation de Schrödinger de l’oscillateur harmonique et elle est
donnée par la relation (3:81) :
2
1
En = n+ ! : (3.97)
2 2m! 2
e p
n (x) = n (x + i ) ; (3.99)
alors
1
n (x) = n (x) = n x i ; (3.100)
m! 2
49
3.5.4 Oscillateur Harmonique à deux dimensions dans le potentiel
i [A (x1 + x2 ) + B (p1 + p2 )]
Dans ce cas, on étudie l’Hamiltonien non hermitien, qui représente l’oscillateur harmonique à
deux dimensions dans un potentiel complexe
1 2 1 2
H= p1 + p22 + x + x22 + i [A (x1 + x2 ) + B (p1 + p2 )] ; (3.101)
2 2 1
[xj ; pk ] = i ij ; (3.102)
et
[xj ; xk ] = [pj ; pk ] = 0; (3.103)
où j; k = 1; 2:
1 2 1 2
Hy = p1 + p22 + x1 + x22 i [A (x1 + x2 ) + B (p1 + p2 )] ; (3.104)
2 2
1 2 1 2
PT HPT = p1 + p22 + x + x22 + i [A (x1 + x2 ) B (p1 + p2 )] ; (3.105)
2 2 1
alors
PT HPT 6= H: (3.106)
1
Hy = H ; (3.107)
50
alors son inverse est
1
= exp [ (x1 + x2 ) (p1 + p2 )] ; (3.109)
d’où
1
xj = xj i ; (3.110)
et
1
pj = pj + i ; (3.111)
1 1 1 1
H 1
= (p1 + i )2 + (p2 + i )2 + (x1 i )2 + (x2 i )2
2 2 2 2
+ i [A (x1 + x2 2i ) + B (p1 + p2 + 2i )] ;
1 2 1 2
= p1 + p22 + x + x22 + i ( + B) (p1 + p2 )
2 2 1
2 2
+ i (A + ) (x1 + x2 ) + 2A 2B : (3.112)
L’Hamiltonien H soit pseudo-hermitien si et seulement si L’éq. (3:112) est égal à L’éq. (3:104) ;
c’est à dire
1 2 1 2
Hy = p1 + p22 + x + x22 i [A (x1 + x2 ) + B (p1 + p2 )]
2 2 1
1 2 1 2
= p1 + p22 + x + x22 + i ( + B) (p1 + p2 )
2 2 1
2 2
+ i (A ) (x1 + x2 ) + 2A 2B ;
51
On peut choisir l’opérateur comme suit
alors, l’action de ce dernier sur les opérateur position et impulsion est donné par
1
xj = xj iA; (3.116)
et
1
pj = pj iB; (3.117)
en substituant dans la relation qui relie l’Hamiltonien non-hermitien H pas son hamiltonien
hermitien correspondent, on trouve
h= H 1 (3.118)
1 2 1 2
= p1 + p22 + x + x22 + A2 + B 2 ;
2 2 1
1 2 1 2
p1 + x21 + p + x22 ' (x1 ; x2 ) = ' (x1 ; x2 ) ; (3.119)
2 2 2
alors
1 2
p + x21 (x1 ) = E1 (x1 ) (3.121)
2 1
1 2
p + x22 (x2 ) = E2 (x2 ) : (3.122)
2 2
Ces dernières équations sont celles d’un oscillateur harmonique à une dimension, (x1 ) et (x2 )
52
ont la même la forme dans la relation (3:81) ; et
1 1
= E1 + E1 où E1 = n + et E2 = m + ; (3.123)
2 2
En;m = + A2 + B 2
= n + m + 1 + A2 + B 2 : (3.124)
L’Hamiltonien non-hermitien H a le même spèctre d’énergie En;m , tendis que sons vecteurs
propres sont donnés par
1
n;m (x1 ; x2 ) = ' (x1 ; x2 )
= exp [A (p1 + p2 ) B (x1 + x2 )] (x1 ) (x2 )
= (x1 + iA) (x2 + iA) : (3.125)
53
Chapitre 4
Conclusion générale
Dans le dernier chapitre, nous avons présenté la théorie quantique pseudo-hermitienne. Cette
théorie est introduite par Ali Mostafazadeh en 2002, où il a montré que chaque Hamiltonien
qui satisfait la relation H y = H 1
est pseudo-hermitien, où est l’opérateur métrique, qu’il
devait être dé…ni positif et Hermitien.
Nous avons aussi vu que la pseudo-herméticité est une condition nécessaire et su¢sante pour
garantir la réalité des spectres des Hamiltoniens, c’est-à-dire que chaque hamiltonien de spectre
réel est pseudo-hermitien, et l’inverse est tout aussi vrai. Alors, la théorie quantique pseudo-
hermitienne est plus générale que la PT-symétrie, et en particulier, les Hamiltoniens PT -
symétriques appartiennent à la classe des Hamiltoniens pseudo-hermitiens.
On peut résumer les résultats des deux derniers chapitres par le diagramme suivant
54
F igure 5:1 : Diagramme de l0interaction entre la classe des
Hamiltoniens pseudo hermitians et P T symetries [30]
55
Bibliographie
[11] K. L. Nagy, State Vector Spaces with Inde…nite Metric Quantum Field Theory, Noordho¤,
Groningen, Netherlands, (1966).
[15] J. Dieudonné, Quasi-Hermitian operators, Proc. Int. Symp. on Linear Spaces (Jerusalem,
1960), Pergamon, Oxford, 115 (1961).
[16] C. Cohen-Tannoudji, B. Diu, F. Laloe, Mécanique quantique, T2, Hermann, Paris, (1977).
56
[19] L. Marleau, Introduction à la physique des particules, Université Laval. Québec. Canada.
[22] C. M. Bender, D. C. Brody, and H. F. Jones, Phys. Rev. Lett. 89, 270401 (2002). Erratum
Phys. Rev. Lett. 92, 119902 (2004).
[25] C. M. Bender, S. Boettcher, and V. M. Savage, J. Math. Phys. (N.Y) 41, 6381 (2000).
[27] C. M. Bender, S. Boettcher, P. N. Meisinger and Q. Wang, Phys. Lett. A. 302, 286 (2002).
[28] C. M. Bender, D. C. Brody and H. F. Jones, Am. J. Phys. 71, 1905 (2003).
[30] B. Khantoul, Mémoire de magister, Université des Frères Mentouri, Constantine (2010).
57
Résumé:
Ce mémoire est consacré à l’étude des systèmes quantiques non-Hermitiens ayant
des spectres réels.
Nous avons commencé ce mémoire par une présentation générale des outils
mathématiques, postulats de la mécanique quantique et les symétries disctrètes.
Nous avons introduit ensuite la théorie quantique PT -Symétrique, dévelop-
pée par C. M. Bender and S. Boettcher en1998, où ils ont montré que les spectres
des Hamiltoniens invariants sous l’action d’opérateur PT , où la symétrie PT
n’est pas brisée, sont réel, et le CPT -produit scalaire est dé…ni positif, avec P,
T et C sont respectivement les opérateurs de parité , de renversement du temps
et conjugaison de charge.
En 2002, A. Mostafazadeh a introduit la théorie quantique pseudo-Hermitienne,
où il a montré que les valeurs propres de chaque Hamiltonien satisfaisant la
relation H y ❂ H 1 sont réelles et le pseudo-produit scalaire est dé…ni positif.
est l’opérateur métrique, il est un Hermitien et inversible.
A. Mostafazadeh a montré aussi que chaque Hamiltonian PT -symétrique,
où la symétrie PT n’est pas brisée, est pseudu-hermitien.
Dans la dernière partie de ce travail, nous avons donné quelques applications
sur les Hamiltoniens PT -symetriques et les Hamiltoniens pseudo-hermitiens.
Mots- clés :
Hamiltoniens non -hermitiens, PT -symétrie, CPT -produit scalaire, pseudo-
hemiticité, opérateur métrique.
Summary:
This thesis is devoted to the study of non-Hermitian quantum systems having
real spectra.
We started this thesis with a general presentation of mathematical tools,
postulates of quantum mechanics and discrete symmetries.
Then, we introduced the PT -Symmetric quantum theory, developed by C.M.
Bender and S. Boettcher in 1998, where they showed that the spectra of Hamil-
tonians invariant under the action of the operator PT , where the PT -symmetry
is not broken, are real, and the CPT -inner product is positive de…nite, where
P, T and C are the parity, time reversal and charge conjugation operators,
respectively.
In 2002, A. Mostafazadeh introduced the pseudo-Hermitian quantum theory,
where he showed that the eigenvalues of each Hamiltonian satisfying the
relation H ② H are real and the pseudo-inner product is de…nite positive.
We note that the metric operator is Hermitian and invertible.
A. Mostafazadeh also showed that each Hamiltonian PT -symmetric, where
the PT symmetry is not broken, is pseudu-Hermitian.
In the last part of this work, we have given some applications on PT -
symmetric Hamiltonians and pseudo-Hermitian Hamiltonians.
❑✁✂✄ords :
Hamiltonians non-Hermitians, PT-symmetry, CPT-scalar product, pseudo-
hemiticity, metric operator.
ملخص :
هذه األطروحة مخصصة لدراسة األنظمة الكمومية غير هيرميسيان أطياف حقيقية.
بدأنا هذه األطروحة بعرض عام لألدوات الرياضية ،مسلمات ميكانيكا الكم والتماثالت المنفصلة.
بعد ذلك ،قدمنا نظرية الكم المتماثل ،PTالتي طورها C.M.باندر و.Sبيتشر في عام ،8991حيث أظهروا أن أطياف
هاميل -طونيا ثاب ًتا تحت تأثير عامل ،PTحيث يكون -PTسيميتري لم يتم كسره ،إنه حقيقي ،ومنتج -CPTإينار إيجابي
ديونيت ،حيث Pو Tو Cهي عوامل التكافؤ وانعكاس الوقت واقتران الشحن ،على التوالي.
في عام ، 2002قدم أ.مصطفى زاده نظرية الكم الزائفة هيرميسان ،حيث أظهر أن القيم الذاتية لكل هاميلتوني ترضي
العالقة Hy = Hحقيقية والمنتج الداخلي الزائف هو ديونيت إيجابي.
نالحظ أن العامل المتري هو هيرميسان وقابل للعكس.
أ .مصطفى زاده أظهر أي ً
ضا أن كل هاملتونيان PT-متماثل ،حيث لم يتم كسر تناظر ،PTفهو شبه هرميتى.
في الجزء األخير من هذا العمل ،قدمنا بعض التطبيقات على PT -هاميلتونيون متماثلون وهاملتونيون زائفون.
الكلمات الدالة :
غير هاميلتونيين غير هرميتيين ،تناظر ،PTمنتج عددي ،CPTزائف-انسداد ،عامل متري.