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ÉCOLE DOCTORALE PLURIDISCIPLINAIRE
(EDP)
CENTRE DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES
(CRS)
TITRE
Enjeux des Réformes éducatives face aux dérives des Droits Humains en Haïti.
Par : Donald LAROCHE
Jury : _______________________________
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Pour l’obtention du grade de Docteur « _____________________________ »
Présentée et soutenue publiquement le
jj/mm/yyyy
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Introduction générale
Cette thèse que nous avons l’opportunité de rédiger et de présenter, est le reflet d’un
regard critique sur l’évolution de la société haïtienne. Elle couvre les quatre dernières
décennies de l’histoire nationale à cette époque contemporaine controversée. Elle vise donc
des réflexions profondes sur quelques – un des problèmes fondamentaux de cette société au
cours de la période post-86 particulièrement. Résident de la ville de Jacmel, dans le Sud’Est
d’Haïti, on est détenteur d’un diplôme de l’École Normale d’Instituteur (ENI), d’un certificat
de fin d’études de l’École Normale Supérieure (ENS) en Sciences sociales. Une étude en
Sciences Juridiques a été entamée en 1996 à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques
à Port-au-Prince, a abouti à l’obtention d’un diplôme de licencié en Droit. Nous avons suivi
en cinquième cohorte, le programme de Master2 en Éducation à l’Université Quisqueya et de
Paris-Est Créteil. C’est le 12 septembre 2024, que nous avons soutenu notre mémoire à
l’Institut Universitaire des Sciences (IUS), dans le domaine du Droit Pénal et des Sciences
Criminelles, pour obtenir un diplôme de Master2. De l’année 2000 à nos jours, nous
continuions à dispenser des cours de Sciences Sociales dans certains établissements scolaires
à Jacmel et promu inspecteur du secondaire depuis 2007 à nos jours.
En effet, la thèse que nous présentons associe les deux domaines de notre formation et
expérience de travail. Ainsi, ces domaines (Droit et Éducation) ne peuvent-ils pas se
combiner pour formuler un sujet de grande préoccupation nationale, à l’heure où Haïti est
souvent considérée comme un État en cours d’effondrement. Alors que, les mouvements à
caractère sociopolitique des années 1986 avaient provoqué le renversement du régime des
Duvalier pour l’édification d’une nouvelle société basant sur l’État de Droit. C’est dans le
contexte de ces mouvements revendicatifs des couches urbaines, principalement, qu’on
parvenait à l’élaboration et à l’adoption de la Constitution de 1987. Cette Constitution prônait
une société démocratique, décentralisée, reconnaissant les droits de la personne humaine. On
constate dans cette même période de la rédaction de la Charte de 1987, d’un ensemble de
réformes éducatives qui ont été initiées. Dans le cadre de cette recherche, nous voulons
identifier les modifications apportées dans le système éducatif haïtien par les différentes
réformes éducatives au cours du XX e siècle et XXIe siècle. On cherche aussi à connaitre les
objectifs de ces réformes. Est-ce dans le but d’améliorer la qualité de l’éducation en Haïti ?
Ces réformes peuvent être effectuées peut-être, pour mettre à jour les méthodes
d’enseignement et / ou pour adapter les matières à la réalité.
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Les recherches exploratoires ont démontré que l’inclusion de l’internet et d’outils
numériques dans l’éducation sont des innovations présentes dans la plupart des réformes de
l’éducation qui sont promues aujourd’hui. Il serait intéressant à connaitre les changements
réels apportés par les réformes éducatives en Haïti. On suppose que les réformes éducatives
initiées en Haïti avaient pour but de promouvoir une éducation qui puisse contribuer à la
formation de l’Homme haïtien. Ce dernier doit pouvoir contribuer à la construction d’une
société capable de garantir la promotion et le respect des Droits humains en Haïti. C’est là un
enjeu majeur des réformes éducatives, pourtant, la société haïtienne demeure encore une
société qui s’oriente fortement vers les dérives, la corruption généralisée, la déchirure du
corps social et de la délinquance. Mais, qu’est ce qui explique cette inadéquation entre le but
qui doit-être poursuivi par les réformes éducatives haïtiennes et les dérives sociétales ?
L’observation de la société haïtienne pourrait permettre d’identifier des comportements, des
actions non conformes aux normes sociales haïtiennes établies.
D’après les enquêtes exploratoires, on constate que l’Etat de Droit en Haïti est
constamment fauché à chaque fois qu’il tente de s’établir. Ne peut-on pas expliquer cette
inadéquation par des défis pour appliquer des réformes éducatives afin de faciliter une
meilleure éducation de l’homme haïtien pour vivre dans une société moderne ? Ne peut-on
pas affirmer qu’il s’agit dans ce cas, de l’échec du système éducatif et des réformes
entreprises dans ce système principalement ? Un élément de réponse peut-être déjà retrouvé
dans la lettre de Monsieur Yves ROBLIN, actuel directeur général du Ministère de
l’Éducation National et de la Formation Professionnelle, adressée à la coordination de la
coalition des plateformes et des syndicats pour une Éducation Haïtienne de
qualité(COPLASEHQ) : « La situation actuelle du système éducatif exige des concertations
ouvertes et franches pour trouver des solutions durables aux défis posés par la violence et
l’insécurité. La réunion prévue constituera une opportunité essentielle pour avancer dans
cette direction ».(1) Cette citation peut-être interprétée comme un constat révélateur
d’indicateurs de la récurrence des défit inhérents au système éducatif haïtien.
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(1)Quatrième paragraphe de la lettre du 3 janvier 2025 No L – 4 :102 adressée à la Coordination de la Coalition des
Plateformes et des Syndicats pour une Éducation Haïtienne de Qualité(COPLASEHQ), par Yves ROBLIN, directeur général
du MENFP, c.c au ministère.
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En effet, Haïti reste et demeure jusqu’à aujourd’hui l’un des pays de la région de la
Caraïbe avec une très large prédominance du secteur non-public en terme de bâtis scolaires
sur le secteur public (soit 18% des écoles publiques contre 82% des écoles non-publiques).
Les enquêtes exploratoires démontrent qu’un nombre important d’écoles non-publiques
fonctionnent en dehors des cadres réglementaires du MENFP des points de vue administratif,
pédagogique et environnemental. Ce qui empêche à ces écoles d’offrir des services éducatifs
de qualité à la population. A ce niveau, le contrôle et la gouvernance du système, en passant
par l’accréditation des Écoles non-publiques deviennent irréversibles pour l’amélioration de
la qualité du processus de l’enseignement et des apprentissages. Donc, La politique
d’accréditation du MENFP reste un point d’ombre qui mérite d’être étudiée.
Après le séisme du 12 Janvier 2010, le MENFP a réalisé un diagnostic. Selon ce
diagnostic, les caractéristiques du système scolaire n’ont pas changé en dépit de la mise en
œuvre du Plan National d’Éducation et de Formation (PNEF). En conséquence, le système
éducatif haïtien est caractérisé par l’insuffisance de l’offre scolaire, une qualité de
l’Éducation globalement médiocre. Il se traduit dans la réalité par des taux de réussite
scolaire très faible, des taux de déperdition scolaire (redoublement et abandon) très élevés. Ce
système se caractérise aussi par l’efficacité de plus en plus faible de la formation dispensée,
tant au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire. Pour pallier à certains
problèmes, le MENFP a élaboré le Plan Décennal d’Éducation et de Formation (PDEF / 2020
– 2030). Ce plan avait pour objectif de fixer les attributions, à travers ses structures
compétentes de réguler les écoles du secteur non-public et d’opérer le contrôle de qualité au
sein des écoles tant publiques que privées. Mais, on se demande si le MENFP arrive jusqu’en
2026, à concilier l’approche quantitative visant à permettre à tous les jeunes d’avoir accès à
l’éducation et l’approche qualitative qui aurait permis à ces jeunes d’avoir accès à un
enseignement de qualité. Contrairement au système éducatif haïtien, l’un des principes
fondamentaux du système éducatif de la Finlande est l’équité en matière éducative. On doute
fort que les réformes éducatives haïtiennes ont pour but de préconiser une éducation où tout
un chacun doit avoir accès à une éducation et une formation de qualité sur un même pied
d’égalité.
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Les problèmes du système éducatif ne se situent pas uniquement au niveau de la
gouvernance, c’est-à-dire la prédominance du secteur non-public sur le secteur public. De
l’enseignement traditionnel à l’application de certaines réformes (le secondaire rénové par
exemple), l’enseignement est continuellement marqué par des contenus d’enseignement
obsolètes. En Sciences Expérimentales, on retrouve des programmes dépassés, qui excluent
toute possibilité d’expérimentation et qui ne correspondent pas aux exigences actuelles. C’est
évidemment le même constat pour les matières telles que les Sciences Sociales, les
Mathématiques, la Littérature. C’est l’état sclérose de l’enseignement, des contenus
véhiculant un formalisme excessif et qui, dans la plupart des pays, ont déjà fait l’objet de
réajustements importants. Bref, des programmes désuets, peu adaptés aux besoins réels de la
société. À ce constat, on pourrait se demander quels sont les enjeux des réformes éducatives
dans le système éducatif en Haïti ? Ou encore est-ce que les réformes dans l’éducation
contribuent à la mise en place d’un système éducatif adapté aux besoins de la construction
d’une société démocratique qui vise la promotion des Droits humains ? Il serait aussi
important de considérer la problématique de la bonne gestion, de la bonne administration et
du pilotage stratégique du système scolaire. Le système est confronté de plus en plus à
l’absence répétée d’inspection et de supervision scolaire à l’échelle nationale. Cela est peut-
être dû à la faiblesse de la gouvernance de ce secteur; liée aux faibles moyens mis à la
disposition des Bureaux de District Scolaire (BDS) et d’Inspection de Zone (BIZ), voire la
faible qualification de certains secteurs tels que les inspecteurs et les chefs d’établissement.
Le corollaire de tout cela, c’est la non-performance des écoles caractérisées par
l’échec scolaire enregistré dans toutes les Écoles que ce soit des écoles publiques et non-
publique du pays. Le parc scolaire en Haïti affiche plus de 85% d’écoles privées sur un total
19505 dont la majorité offre un enseignement au rabais c’est-à-dire un enseignement de
faible qualité (Enquêtes scolaires du MENFP 2015 – 2016). L’une des reproches adressés au
système éducatif en Haïti c’est qu’il existe une inadéquation entre la formation reçue par les
extrants et les besoins réels du secteur moderne de production et de service dans la société.
On constate que le problème de la reconnaissance de l’environnement sociétal par les élèves
est notoire chez nous. Ainsi, n’existe-t-il pas un déficit par rapport à la formation à la vie
civique et à la formation pour l’établissement de l’État de droit en Haïti.
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Tel qu’il vient d’être décrit, le système éducatif haïtien présente l’image d’une école
haïtienne qui n’arrive pas à soulever les problèmes fondamentaux que connait la société
haïtienne au cours de la période post-86. Dès lors, se pose la nécessité de réformer, de
rénover le système. C’est ainsi que les reformes éducatives apparaissent comme une tentative
pour solutionner les problèmes structurels du système éducatif et du coup, pour aborder en
amont le problème de la construction d’une société moderne en Haïti. Néanmoins, la vision
qui sous-entend les reformes éducatives en Haïti reste opaque et met en veille l’authenticité
des réformateurs. Au prime à bord, la professionnalisation des enseignants doit être le
premier vecteur de toute réforme éducative. Or, « de 1982 à nos jours, 85% des enseignants
haïtiens sont toujours peu formés malgré les dispositifs de formation qui remettent en cause
selon les liens logiques de professionnalité »(2) (Dalencourt, 2018).
La formation professionnelle des enseignants peut être considérée comme l’épine
dorsale d’un système éducatif parce que l’enseignement, agent de l’école, à un rôle essentiel à
jouer dans la formation des apprenants et dans tout les processus d’apprentissage. Il promeut
la culture afin de saisir la trajectoire spatio-temporelle, comme vecteur et observateur éclairé
de la vie sociale, l’Enseignant est un passeur culturel, un médiateur des objets de la culture et
participe à la formation de l’intelligence, de la volonté et de la sensibilité des élèves. En
agissant le sens critique des apprenants, l’enseignant doit porter les élèves à respecter les
droits humains, les valeurs démocratiques et les normes régissant la société. Toutefois, de la
réforme Bernard (1982) à nos jours, de nombreux gouvernements ont accordé une place plus
ou moins importante à une réforme du système éducatif dans le pays. Quels sont les objectifs
de ces réformes ? Assez souvent, l’objectif d’initier une réforme dans le secteur de
l’éducation ne correspond qu’à une réponse de promesse de campagne (le PSUGO du
gouvernement de Michel Martelly par exemple) au lieu d’une réelle volonté d’agir pour
apporter des innovations adéquates dans ce système.
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(2)Dalencourt Berthelemy,doctorant LIRTES – Université Paris Est et CERED, Colloque présenté les 22 et 23 mars 2018 sur
le Campus de l’Université Quisqueya – Haïti (résumé du Colloque)
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Il serait important dans ce travail de recherche, de démontrer la nécessité pour les
décideurs publics de mettre en œuvre des reformes profondes pour que l’Éducation puisse
répondre au choix (Durkheim, 1922) d’un État de former les générations qui auront à assurer
le commandement du pays. Ce, pour le changement global de toute une nation qui veut
s’assurer une place sur l’échiquier international en matière d’éducation de qualité tant au
niveau du secteur public que non-public (BOURSIQUOT, 2018).(3) . Les principales réformes
qui ont eu lieu dans le système éducatif haïtien au cours du XX e siècle et du XXIe siècle sont :
la reforme de Bernard de 1982, le Plan National d’Éducation et de Formation (PNEF) de
1997, la Stratégie Nationale d’Action pour l’Éducation pour tous de 2007(SNA – EPT), le
Plan Opérationnel (PO) de 2010 – 2015, le Plan Décennal d’Éducation et de Formation
(PDEF) de 2018 -2028 et le secondaire rénové.
Les réformes éducatives ont pour objectifs de promouvoir une éducation qui puisse
contribuer à la formation de la personne et à la construction de la société. Mais quel type de
personne voulons-nous former en Haïti? Quel genre de société voulons-nous construire ?
Voulons-nous former des élèves qui soient disposés à faire le bien à partir d’une société aux
valeurs perverties ? Pour répondre à ces objectifs le Plan National de l’Education et
Formation (PNEF) accorde la priorité à ces différents aspects : amélioration de la qualité de
l’éducation, notamment de l’Enseignement fondamental, accroissement de l’offre scolaire,
revalorisation de la condition enseignante. Cependant, les premiers constats nous portent à
poser les interrogations suivantes : comment le système éducatif en Haïti arrive à produire
une société avec le fort taux de la délinquance ? Pourquoi ce système éducatif n’arrive pas à
créer le bonheur et comment est-il possible de constater le déchirement du tissus social à un
niveau si inquiétant ? On se demande, est-ce que les programmes sont élaborés dans le but
d’orienter l’enseignement haïtien dans le respect da la finalité de l’éducation haïtienne ?
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(3)Hervé Boursiquot, docteur des Sciences de l’éducation de l’université Paris-Est Créteil et spécialiste en sociologie de
politiques éducative, colloque du 22 et 23 mars 2018 à l’université Quisqueya, Haïti.
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D’un autre côté des engagements ont été pris par l’État haïtien sur le plan
international pour l’amélioration de la qualité de l’éducation comme : des résolutions de la
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conférence internationale de JOMTIEM de mars 1990 et du Forum de Dakar d’avril 2000
aussi que le congrès de New-York de l’année 2000 aboutissant aux objectifs du Millénaire
pour le Développement (OMD). On retrouve dans toutes ces réflexions toute la politique
éducative des gouvernements haïtiens ainsi que des instruments internationaux auxquels a
adhéré Haïti comme État membre de l’UNESCO.L’application de ces différentes réformes
présente des enjeux majeurs pour le pays. D’un autre côté, elle a révélé des défis importants à
relever pour assurer une éducation de qualité accessible à tous dans le cadre de
l’établissement de l’État de droit en Haïti. Cependant, vouloir, associer les réformes
éducatives avec la problématique de l’établissement de l’État de droit en Haïti, est une
manière implicite d’affirmer l’échec de ces différentes réformes. La délinquance en Haïti qui
se manifeste par la prolifération des gangs armés au cours de ces dernières années est une
expression de la négation des droits humains et de l’État de droit.
L’échec scolaire est l’un des facteurs qui contribuent à l’émergence de la conduite
délinquante à côté de ceux qui l’accentuent. La plupart des recherches en criminologie font
ressortir une relation très étroite entre l’inadéquation scolaire et délinquance juvénile. Le
rapport de James B. Spott et ses collègues sur les infractions juvéniles décrit bien le rôle de
l’engagement scolaire dans la prévention de la délinquance : « pour les groupes de jeunes à
‘’risque’’ de délinquance, c’est-à-dire ceux cumulant plusieurs facteurs de risque,
l’attachement scolaire constitue un facteur de protection tant contre les biens »(5). C’est dans
cette perspective qu’il faudrait considérer l’École comme une institution de socialisation. Elle
joue une fonction de transmission de connaissance et d’explication des faits de civilisation
qui font partie de l’héritage de l’humanité. Elle façonne les manières de penser, de faire et
d’agir. Elle partage et diffuse les productions(6) scientifiques, intellectuelles et artistiques des
peuples qui sont des richesses immatérielles acculées au fil des siècles.
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(4) Instrument internationaux auxquels a adhéré Haïti dans le domaine de l’éducation en 1990
(5) THERIEN M. (994). La culture et l’école, Québec français 71-74 [en ligne], la culture et l’école (é[Link]), consulté
le 3 décembre 2012.
(6) Adno. N (1973). Criminologie générale. 4e édition, imprimé au Canada, p 120.
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Mais pour traiter valablement ce sujet de thèse, il ne suffit pas de s’attarder sur les
analyses trop simplistes de la réalité haïtienne. C’est ainsi qu’en abordant les enjeux des
réformes en Haïti, en relation avec la problématique des droits humains, une notion
fondamentale apparait : le droit à l’éducation. Ce droit s’arrange dans le champ des droits de
l’homme et doit-être perçu comme le fil conducteur de toutes les réflexions en relation avec
ce sujet ; d’un point de vue objectif, les réflexions seront envisagées autour du droit à
l’éducation comme un droit inaliénable à l’homme haïtien. Donc, l’échec des différentes
réformes éducatives en Haïti est considéré comme une violation flagrante de ce droit. Car, le
20 novembre 1959, l’Assemblée Générale des Nations-Unies adoptait une déclaration des
droits de l’enfant et son développement et à son éducation, à sa protection. D’un autre côté, la
Déclaration de Droits de l’Homme est accompagnée de la loi du 18 Août 1979 par laquelle la
république d’Haïti à ratifié la Convention américaine relative aux droits de l’homme
promulguée dans le journal officiel de la République, le moniteur. En suite, dès son
préambule, la Constitution de 1987stipule : « le peuple haïtien proclame la présente
Constitution pour garantir ses droits inaliénables et imprescriptibles conformément à son acte
d’indépendance, à la Déclaration Universelle des droits de l’homme ». Plus loin, le chapitre
II de la loi mère déclare en son article 19 : « l’État haïtien à l’impérieuse obligation de
garantir le Droit à la vie, à la santé, au respect de la personne Humaine à tous les citoyens
sans distinctions, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de
1948 ». C’est la section F, du chapitre II de la Constitution haïtienne qui est consacrée à
l’éducation et à l’enseignement. L’article 32-1 déclare : « l’éducation est une charge de l’état
et les collectivités territoriales. Ils doivent mettre l’école gratuitement à la portée de tous,
veillé au niveau de formation des enseignants des secteurs publics et privés ». Le Ministère
de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) est l’instance chargée
de prendre toutes les mesures nécessaires et appropriées pour assurer la bonne marche de
l’Éducation en Haïti. Ce travail de recherche se propose d’analyser le rôle du MENFP. N’est-
ce pas la manifestation de la volonté du MENFP de jouer son rôle en initiant des réformes
dans le secteur de l’éducation ? Mais dans le cadre de l’application des réformes, peut-on
admettre que le MENFP arrive à garantir la qualité, l’accès et la pertinence de l’éducation
dans tous le pays ? Est-ce dans l’objectif de former des citoyens responsables et des acteurs
du développement national ? Est-ce dans le but de moderniser le système et de répondre aux
défis du pays.
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Cette considération sur les textes juridiques qui garantissent le droit à l’éducation en
Haïti nous porte à aborder la problématique générale des droits de l’homme. Mais, en
démontrant qu’il existe une corrélation entre le droit à l’éducation et le respect des droits
humains dans une société. Au prime à bord se pose un jeu sémantique en cette matière,
certains auteurs utilisent l’expression « droits de l’homme », d’autres ; « droits de la
personne » et d’autres encore, « les droits humains.
Néanmoins, les Droits de l’homme sont littéralement les Droits que chacun détient en
tant qu’être humain. En ce sens, il est dépositaire d’un certain nombre de droits inhérents à sa
personne, inaliénables et imprescriptibles. Dans ce cadre, dans la quasi-totalité des sociétés
modernes, les gouvernants ainsi que les gouvernés se livrent dans une lutte perpétuelle pour
le respect des Droits Humains. En effet : « Les Droits de l’Homme ne sont pas un corps de
principes gravés une fois pour toutes dans le marbre. Ils ont une histoire qui continue à
s’écrire en fonction d’enjeux complexes et entremêlés : politiques, idéologiques et juridiques.
Ils ont travaillés par une série de tensions, confrontés à des défis nouveaux comme l’avancée
des biotechnologies ou la mondialisation ». (LOCHAK, 2009, Quatrième de couverture).
Au prime à bord, l’expression ‘’Droits Humains’’ contre ‘’Droit de l’Homme’’ a été
empruntée pour finir avec une logique linguistique discriminatoire, car l’expression ‘’Droit
de l’Homme’’ employée même avec une majuscule qui, par ailleurs, ne s’entend pas à l’oral,
n’est pas un détail sémantique sans importance. Cette application n’est pas neutre, elle
s’inscrit dans une histoire française qui a longtemps exclu et individualisé les femmes. Il a
fallu poser ce jeu sémantique comme un problème en dehors même de la réalité des Droits de
la Personne Humaine. Pour être plus en harmonie avec l’évolution des temps, nous avons
préféré l’expression les ‘’Droits Humains’’ parce que à l’occasion de la célébration des 70
ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme le 10 Décembre 2018, le Haut
Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE) appelle préférer l’expression
« Droits Humains » à celle de « Droits de l’Homme ». Mais les droits de l’homme avaient
déjà atteint une dimension internationale.
Ainsi, dans le monde de l’après-guerre froide, presque tous les États se proclament
d’ardents défenseurs des Droits de l’homme. L’un des exemples les plus frappants fut la
Conférence mondiale sur les droits de l’homme qui s’est tenue à Vienne en 1993 et qui
déboucha sur un imposant document, la Déclaration et le Programme d’action, approuvé par
171 Etats. A mesure que se propagent la libéralisation politique et la démocratisation, un
nombre croissant de gouvernements sont soumis à des pressions destinées à leur faire
respecter leurs engagements en la matière. Aujourd’hui, les violations flagrantes et
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systématiques des droits de l’homme semblent dans une large mesure perçues comme étant
de nature à mettre en doute la légitimité d’un régime sur le plan national et international.
Pourtant, cette situation est sans précédent dans l’histoire. Les droits de l’homme ne
tiennent une place dans les relations internationales que depuis un demi-siècle. Avant la
seconde Guerre mondiale, même les tentatives de génocide tel que les pogromes russes contre
les Juifs et le massacre des Arméniens perpétré par les Turcs ne suscitèrent guère que des
manifestations polies de réprobation. Il est révélateur que les violations moins patentes
n’aient même pas été jugées dignes de donner lieu à des consultations diplomatiques.
En outre, l’Holocauste, par lequel les nazis allemands tentèrent systématiquement
d’éliminer les Juifs d’Europe, plaça la question des droits de l’homme au centre des relations
internationales. Pour choquantes qu’aient été les atrocités commises par le régime nazi, la
communauté internationale ne disposait pas d’un langage juridique et politique pour les
condamner. Le fait de massacrer ses propres citoyens n’était tout simplement pas un crime au
regard du Droit international établi. Aux termes des lois de la guerre, le gouvernement
allemand pouvait être tenu pour responsable du traitement qu’il infligeait aux citoyens des
territoires occupés, mais lorsqu’il massacrait des ressortissants allemands il ne faisait
qu’exercer ses droits souverains.
Les procès pour crimes de guerre qui se tinrent à Nuremberg (1945 – 1946) donnèrent
corps à l’accusation nouvelle de crimes contre l’humanité. Pour la première fois, des
fonctionnaires furent tenus pour légalement responsables en vers la communauté
internationale pour les crimes commis contre des citoyens, et non des États. Néanmoins, ce
fut dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies (ONU) que les droits de l’homme
devaient réellement apparaitre comme un élément essentiel des relations internationales.
Cette partie de la recherche présente la problématique de l’éducation en Haïti et une
conception globale des droits humains. Mais l’analyse de ces problèmes ne peut se réaliser en
dehors d’un cadre théorique bien défini. En ce sens le cadre théorique de ce travail de
recherche, basé sur le thème ‘’Éducation et Droits humains en Haïti’’ trouve son fondement
théorique, dans un premier temps, dans les réflexions de deux sociologues français du monde
contemporain dans le domaine de l’éducation. Il s’agit de Pierre Bourdieu et Raymond
Boudon puisque les deux s’opposent pour se retrouver en complémentarité.
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En effet, la théorie de Bourdieu s’intéresse à l’analyse des relations du pouvoir dans la
société et à la façon dont ces relations façonnent la vie des individus. Elle s’accentue sur
l’importance de la culture, de l’éducation et de la socialisation dans la compréhension de la
société. Bourdieu et Passerons (1970) cherchent à expliquer le fonctionnement de l’école
dans le contexte du capitalisme. Ces acteurs ont montré que l’école a été utilisée comme un
instrument de reproduction de l’ordre social établi. Cette théorie de l’origine sociale des
élèves explique que le mécanisme de sélection, les méthodes d’apprentissage appliquées dans
les écoles ont été mis en place justement pour favoriser les élèves issus des milieux aisées.
Par conséquent, la performance scolaire est un résultat planifié en fonction du choix du mode
de fonctionnement de la société. Une catégorie est destinée à devenir des chefs d’entreprises,
une autre des manœuvriers, artisans, ouvriers agricoles etc. Cette réflexion permet de
comprendre des auteurs comme Fausner (2006), Duval (2005), Sylvie CROISY (2012) et
Roland MATAIEN (cité par Yves ROBLIN 2017). Ils démontrent que les écoles en Haïti
sont divisées en trois catégories : Écoles performantes, Écoles intermédiaires et Écoles
Borlette. L’un des objectifs de ce travail, est de montrer que la relation entre les dérives
sociétales (la délinquance par exemple) avec les différentes catégories des écoles. Par contre,
Raymond Boudon s’appuie lui-même sur la mobilité sociale. Il avoue que les valeurs des
individus sont universelles et non culturellement générées et différenciées. Cette théorie de
Raymond Boudon est basée sur le libre arbitre de Descartes. Pour ce dernier, le libre arbitre
est la capacité de la volonté à choisir et à se déterminer indépendamment de toute contrainte
extérieure. Le libre arbitre chez Descartes est une composante fondamentale de la nature
humaine, qui nous distingue des autres êtres et qui nous rend responsables de nos actions.
Pour Boudon, les faits sociaux sont avant tout une résultante des comportements
individuels. Dans l’intégralité des chances, publiée en 1773, il explique grâce à sa théorie un
résultat typique des enquêtes, à savoir que la demande d’éducation est différenciée en
fonction de l’origine sociale (et à résultat scolaires similaires) et que cette demande et autant
plus différenciée que les résultats scolaires sont plus faibles.
En fin de compte, l’approche de Pierre Bourdieu se distingue de celle de Raymond
Boudon par le rôle qu’elles attribuent à l’école. Selon Pierre Bourdieu, l’école ne joue pas un
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rôle neutre dans la société. Elle est un instrument de reproduction sociale qui contribue à
perpétuer les inégalités entre les classes sociales. En d’autres ternes, l’école, loin d’être un
espace d’égalité des chances, favorisé la transmission et la légitimation des inégalités déjà
présentes dans la société. Par contre, dans l’analyse de Raymond Boudon, le rôle de l’école
est principalement perçu comme un espace de transmission de savoirs et de compétences,
mais aussi comme un lieu où se manifestent et se reproduisent les inégalités sociales.
Boudon, contrairement à Bourdieu, met l’accent sur le choix individuels rationnels face aux
opportunités scolaires, plutôt que sur une reproduction sociale mécaniste. Boudon considère
quant à lui qu’elle ne participe pas en tant que telle à la reproduction des inégalités sociales.
Ces deux approches peuvent trouver, chacune d’elle une certaine justification dans le système
sociale haïtien.
Dans un second temps, le cadre théorique de ce travail de recherche, en relation avec
les Droits humains, se réfère aux réflexions de deux auteurs dans le domaine des Droits
humains. Il s’agit de Claude Leclercq et de Danièle Lochak. Dans la première partie du livre
intitulé ‘’Liberté Publique’’, 2e édition, Claude Leclercq présente les sources nationales et
internationales des droits de la personne. Les travaux de cet auteur revêtent d’une importance
capitale pour notre travail de recherche par ce que les Droits de l’homme s’inscrivent d’abord
dans les textes pour s’inscrire peu à peu aussi dans les pratiques. Pour traiter le thème
‘’Droits humains’’, cela suppose une connaissance dans l’ordre chronologie des différents
textes nationaux, régionaux et internationaux en la matière. En ce sens, Leclercq présente les
deux premiers chapitre de son ouvrage sur la défense, la promotion et universalité des droits
de la personne ; l’histoire de la reconnaissance des droits de l’homme. Dans cette même
lignée, traiter le thème ‘Droits Humains en Haïti’’, revient à présenter les différents textes à
tous les niveaux qui témoignent de la reconnaissance et de la promotion de ces droits.
Daniele Lochak, un spécialiste reconnue de la matière, explique que les droits de
l’homme ne sont pas une catégorie intemporelle. Ils ont émergé, à l’issue d’une lente
mutation de la pensée politique et philosophique, à une époque et en un lieu donnés :
e
l’Europe du XVII et XVIIIe siècle. Cela peut nous aider à comprendre que les Droits
humains ne sont pas avant toute une lutte en Haïti spécifiquement. C’est une histoire qui date
de la Grèce antique à l’âge moderne en partant de la théorie du droit naturel. La doctrine des
droits individuels devait considérablement progresser aux siècles cités précédemment avant
de devenir une source d’inspiration des déclarations solennelle des révolutions américains et
française.
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C’est dans ce contexte que la révolution haïtienne est perçue comme une lutte pour la
promotion de la liberté des Noirs de Saint-Domingue et une lutte pour la reconnaissance des
droits politiques et des droits sociaux économiques des haïtiens au cours de la période des
années 1986. En outre du cadre théorique le choix d’une méthodologie de recherche s’avère
important pour conférer le caractère scientifique à ce travail.
Dans le cadre de la réalisation de ce travail de recherche pour aboutir à la rédaction
d’une thèse, un travail d’exploration a été réalisé dans le but d’avoir une meilleure
compréhension du phénomène étudié. Cette entreprise a été possible par une bonne
documentation. Elle a été alimentée par des entretiens exploratoires auprès des cadres de
l’éducation, des représentants des Droits humains et des fonctionnaires travaillant dans un
système judiciaire pénal (Parquet de Jacmel où nous avons effectué notre stage pour le niveau
master2). Cette phase nous a permis de situer, l’objet dans le contexte qu’il est étudié avant
de continuer sa construction à travers des considérations sur le système éducatif et aborder la
littérature scientifique en la matière, laquelle a justifié le problème de recherche de cette
étude.
Après cette phase, l’hypothèse a connu l’étape d’expérimentale. Ceci a exigé la
disponibilité des matériaux de terrain, des méthodes et outils adéquats permettant de recueillir
objectivement les données. Et puisque la problématique positionne l’objet dans le champ de
l’Éducation et du Droit, autrement dit dans la socialisation et d’une démarche compréhensive,
la méthode qualitative s’impose comme la plus appropriée pour mener l’entretien et comme
technique pour la collecte des matériaux. Supportée par l’utilisation d’une guide d’entretient,
elle a permis de faire apparaitre tous les matériaux nécessaires à la compréhension à
l’explication du phénomène de l’échec des différentes réformes éducatives en Haïti et leurs
impacts sur les dérives en Haïti particulièrement dans les quartiers défavorisés. L’avantage de
la méthode qualitative se trouve dans l’objectif général de cette recherche. Ensuite, la
méthode d’observation s’impose car, notre connaissance du système éducatif haïtien
(travaillant dans ce système depuis 25 ans) nous a donné une compréhension et une
orientation du travail. L’inconvénient, c’est le manque de données disponibles sur l’évolution
de la dérives dans la société et la délinquance dans les quartiers défavorisés ou populaires.
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Pour pallier à ce problème, nous avons utilisé la méthode dialectique. C’est l’une des
méthodes scientifiques qui part d’une constatation simple de la réalité en tenant compte des
différentes contradictions. Ce choix correspond à notre sujet de recherche qui a pour but de
mesurer l’efficacité des reformes éducatives dans la réalité concrète et son impact sur
l’évolution de la construction de la société. Par le fait que cette méthode est empirique et
inductive, elle nous a facilités dans la compréhension des contradictions du terrain dans le but
de produire un travail scientifique.
Pour parvenir à la réalisation de ce travail, il est impératif de fixer des objectifs. En ce
sens, cette étude vise à démontrer tout d'abord, que les différentes réformes éducatives en
Haïti entreprises depuis près de 3 décennies ne contribuent pas de manière significative à un
système éducatif performant. De chacune des réformes initiées, l'enseignement en Haïti de
façon récurrente, garde ses pratiques traditionnelles qui se caractérisent par des contenus
obsolètes, des méthodes archaïques, l'inefficacité interne et externe, bref de l'échec scolaire à
un niveau très criant. Elle vise, ensuite, à expliquer que cette réalité traduit une violation du
droit à l'éducation en Haïti, qui est un droit humain garantit par les textes internationaux,
régionaux et la Constitution de 1987. Enfin, elle vise à établir le rapport qui pourrait exister
entre le taux de la délinquance et un faible niveau de socialisation de l'individu et le non-
respect des Droits humains en Haïtien.
Dans le but d’orienter les réflexions, la question de rechercher est formulée
ainsi : « comment peut-on expliquer les dérives dans la société haïtienne au prisme des
réformes éducatives qui influent sur le respect des Droits humains en Haïti » ?
L’hypothèse retenue dans le cadre de cette recherche est la suivante : « Les reformes
éducatives initiées en Haïti font face à des défis majeurs et les dérives en Haïti s’originent des
problèmes récurrents du système éducatif incapable de concrétiser ses objectifs en facilitant
la promotion des Droits humains ».
Cette thèse est présentée en deux parties. Elle renferme huit chapitres dont quatre
chapitres pour chacune des deux parties. Elle est organisée en sections, dont trois pour chaque
chapitre pour établir l’équilibre dans le développement de la thèse. A partir de l’analyse des
données recueillies des différentes sources documentaires et des enquêtes de terrain, cette
thèse est rédigée dont les réflexions pourraient être approfondies par des productions et des
publications plus spécifiques.