Théorie de la corrélation
Pour un échantillon de N éléments, on mesure deux variables x et y. La disper-
sions suivant X et Y s’écrivent
(X − X̄)2
P
2
var(X) = sX = ,
P N
(Y − Ȳ )2
var(Y ) = s2Y = .
N
La droite de régression des moindres carrés
On peut tracer x en fonction de y ou y en fonction de x sur un diagramme de
dispersion. La droite de régression des moindres carrés s’écrit
Yest = a0 + a1 X, ou Xest = a2 + a3 Y,
avec
Y )( X 2 ) − ( X)( XY )
P P P P
(
a0 = P P
N X 2 − ( X)2
X)( Y 2 ) − ( Y )( XY )
P P P P
(
a2 = P P
N Y 2 − ( Y )2
P P P P
N XY − ( X)( Y ) (X − X̄)(Y − Ȳ )
a1 = P 2 P 2 = P
N X − ( X) (X − X̄)2
P P P P
N XY − ( Y )( Y ) (X − X̄)(Y − Ȳ )
a3 = P 2 P 2 = P
N Y −( Y) (Y − Ȳ )2
1
Ecart type de l’estimation
Une mesure de la dispersion de la droite de régression de Y sur X est
rP
(Y − Yest)2
sY,X = .
N
Une mesure de la dispersion de la droite de régression de X sur Y est
rP
(X − Xest )2
sX,Y = .
N
En général sY,X =
6 sX,Y .
En injectant la droite de régression des moindres carrés dans ces expressions,
nous obtenons P 2 P P
2 Y − a0 Y − a1 XY
sY,X = .
N
Variations expliquée et non expliquée
La variation totale est la somme de la variation expliquée et de la variation non
expliquée par la droite des moindres carrés.
X X X
(Y − Ȳ )2 = (Y − Yest )2 + (Yest − Ȳ )2
Le coefficient de corrélation
Le coefficient de corrélation s’écrit
r sP
variation expliquée (Yest − Ȳ )2
r=± =± P .
variation totale (Y − Ȳ )2
Sans tenir compte du signe et en injectant sY dans l’équation ci-dessus, il est
possble de montrer que
s
s2Y,X √
r = 1− 2 ou sY,X = s2Y 1 − r 2 .
sY
Formule du produit des moments du coefficient de corrélation
linéaire
Si l’on suppose qu’il existe une relation linéaire entre X et Y , le coefficient de
corrélation devient
2
covar(X, Y )
r=p
var(X)var(Y )
covar(X, Y )
= √
sX sY
X
(X − X̄)(Y − Ȳ )
=qX X
( (X − X̄)2 )( (Y − Ȳ )2 )
La nouvelle quantité covar(X, Y ) est appelée la covariance et s’écrit
1 X
covar(x, y) = (X − X̄)(Y − Ȳ )
N
3
A2/ Test d’hypothèse sur la significativité de ρ
Les hypothèses testées :
H0 : ρ = 0 (r = 0) indépendances des variables X et Y, pas de liens
statistiques entre ces variables
H1 : ρ ≠ 0 (r ≠ 0) les variables X et Y sont dépendantes
Les conditions d'applications (cf. Régression)
La statistique du test :
r N −2
tr =
1− r2
tr suit une loi de Student à N-2 ddl donc
si | tr | > tseuil Rejet de H0 (avec tseuil = t1-α/2,N-2)
A3/ Test d’hypothèse sur ρ=ρ0
H0 : ρ = ρ0 .
H1 : ρ ≠ ρ0 .
Zr = 12 Ln(1+r
1−r )
Zr suit une loi normale de moyenne (Zr) et de variance (Zr) avec :
µ ( Z r ) = 12 Ln(11+− ρρ ) et σ ( Z r ) = 1
n −3
L'intervalle de confiance de Zr à 1-α est IC(1 − α ) = Zr ± U1− α / 2 [ 1
n−3 ], la
transformation inverse permettra d'obtenir l'intervalle de confiance de ρ.
A4/ Comparaison de 2 Coefficients de Corrélation
Zr1 = 12 Ln ( )
1+r1
1−r1 et Zr2 = 12 Ln ( )
1+ r2
1−r2 avec
1
( )
µ ( Z r ) = 12 Ln 11+− ρρ 1
1
et σ ( Z r ) = n 1−3
1 1
2
( )
µ ( Z r ) = 12 Ln 11+− ρρ 2
2
et σ ( Z r ) = n 1−3
2 2
Les hypothèses testées :
H0 : ρ1 = ρ2 ( Zr1 = r2 )
H1 : ρ1 ≠ ρ2
La statistique du test :
Z r1 − Z r2
U=
1 + 1
( N1 − 3) ( N 2 − 3)
U suit une loi Normale donc
si | U | > U1-α/2 => Rejet de H0