Activités agropastorales au Congo
Activités agropastorales au Congo
O.G. 1; O.S.1.1
Introduction
Les activités agropastorales sont des activités qui englobent l’agriculture, l’élevage, la
pisciculture et la [Link] activités occupent une place importante dans l’économie du Congo.
I. L’agriculture
L’Agriculture est une activité économique qui consiste à semer(ou planter) et à récolter des
cultures utiles à l'homme et aux animaux, notamment sur le plan alimentaire. Il existe deux
types d’agriculture : l’agriculture traditionnelle et l’agriculture moderne.
1. L’agriculture traditionnelle
Elle est surtout pratiquée dans les zones rurales et autour des villes. C’est une agriculture
d’autoconsommation, de subsistance ou vivrière. Elle set caractérisées par :
- l’emploi des outils archaïques ou rudimentaires (machette, hache, houe…) ;
- pratique des méthodes ou techniques archaïques (anciennes) comme l’écobuage, la
jachère et celle de l’agriculture itinérante sur brulis ;
- l’utilisation des petites étendues de terrain ;
- des rendements faibles.
Les cultures cultivées sont :
- le manioc cultivé partout dans le pays car considéré comme l’aliment de base des
Congolais ;
- la banane cultivée dans les zones forestières du pays (Mayombe, Chaillu, Sangha et
Likouala) ;
- le riz cultivé à Mossendjo, Kindamba, Zanaga ;
- la pomme de terre cultivée dans les Plateaux ;
- le maïs, l’igname, la patate, les légumes, les fruits cultivé presque partout au Congo.
2. L’agriculture moderne
Elle était introduite au Congo pendant l’époque coloniale à travers les compagnies
concessionnaires. C’est une agriculture mécanisée, gérée par l’Etat à travers quelques
entreprises comme : Agri Congo, Saris-Congo, Sangha Palm.
L’agriculture moderne est caractérisée par :l’emploi des machines(ytracteurs,moto-
pompes,scies-moteurs,récolteurs,hélicoptèere,moissonneuse-batteuse) ;l’utilisation grandes
étendues ;l’utilisation des engrais chimiques pour fertiliser le sol et les insecticides pour détruire
les insectes [Link],la production est destinée à la commercialisation.
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Les cultures cultivées sont :
- la canne à sucre cultivée à Nkayi dans la Bouenza ;
- le palmier à huile dans la Sangha, la cuvette et la Lékoumou ;
- le cacao cultivé dans la Sangha, la cuvette-Ouest et la Likouala ;
Le tabac cultivé dans le Pool et les Plateaux.
II. L’élevage
L’élevage est une activité économique qui consiste à domestiquer du bétail ou de la volaille. Il
existe au Congo deux types d’élevage : l’élevage traditionnel et l’élevage moderne.
1. L’élevage traditionnel
Cette forme d’élevage est pratiquée partout dans les pays. Les bêtes vivent en semi-liberté, en
plein air ; elles cherchent elles-mêmes nourriture et eaux. Les rendements sont faibles, la
production est partagée entre l’autoconsommation et la commercialisation.
On élève :
- la volaille (poules, canards) un peu partout en ville comme à la campagne ;
- les porcins (porcs dans la Bouenza) ;
- les ovins (moutons) dans le Pool et le Niari ;
- les caprins (bouc, chèvres, cabris) dans les Plateaux et le Pool.) ;
- les bovins (bœufs) dans la vallée du Niari et le Pool.
2. L’élevage moderne
Il n’est pas développé au Congo. Cet élevage était pratiqué dans les ranches privés et étatiques.
Les bovins étaient élevés dans les ranches de Louboulou, de Djiri, de Mpassa, de Dihesse et de
[Link]é cela, la production de viande porcine, bovine et ovine ne suffisait pas pour
satisfaire les besoins des populations au niveau national.
Le Congo a importé en 1987 environ 30 000 tonnes de viandes bovines, 186,2 tonnes de viandes
porcines et 45,2 tonnes de viandes ovines. Depuis 1990, cette situation s’est détérioré
daavnatage.A partir de 1991, à cause de l’instabilité sociopolitique qui régnait dans le pays,
l’agriculture et l’élevage n’existent que de nom. Toutes les structures agropastorales surtout du
sud du pays sont tombées en ruine. Cependant, dans les secteurs privés, les troupeaux se
développent dans les districts de Kimongo(Niari), Boko-Songho, Mouyondzi(Bouenza),
Kindamba, Mindouli(Pool), à Edou ferme(Cuvette), ferme appartenant au président de la
république.
III. La pêche
La pêche est une activité économique qui consiste qui consiste à capturer du poisson par
plusieurs procédés. On distingue deux types de pêche : la pêche traditionnelle ou artisanale et
la pêche moderne ou industrielle.
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1. La pêche traditionnelle
Elle se pratique partout de façon artisanale mais surtout dans le fleuve Congo et ses affluents.
Elle est également pratiquée dans le Kouilou-Niari, ses affluents et aussi dans les lacs (Nanga,
Dinga, Cayo…).
Les pêcheurs utilisent la ligne (hameçon et surtout le filet, la nasse ou le harpon pour la
population de la Likouala et de la Cuvette. La pêche artisanale est aussi pratiquée dans l’océan
atlantique. Les produits halieutiques sont partagés entre l’autoconsommation et la vente. On
pêche le silure, la carpe, le tilapia, le hareng,…
2. La pêche moderne
Elle est pratiquée dans l’océan Atlantique à Pointe-Noire par les sociétés privées comme : Soco-
peche, Copemar,…On utilise des bateaux spécialisé et on capture les dorades, les crabes rouges,
les sardines, les crevettes, les harengs,…
III. La pisciculture
C’est l’art d’élever les poissons. Dans son ensemble, elle est encore peu développée au Congo.
Les stations piscicoles de la Djoumouna et de la Djiri détruites pendant la guerre civile sont en
train d’être réhabilitées. Il existe quelques étangs privés qui se développe partout dans le pays.
C’est le cas des étangs à Edou, à Divénié, à Mossendjo et Kibangou(Niari).On élevé la carpe et
le tilapia.
IV. Le rôle de la femme dans les activités agropastorales
La femme joue un rôle centrale dans : la préparation des champs (sarclage, labours), dans la
production agricole (semer et récolter), dans la commercialisation (vente).
Conclusion
Les activités agropastorales sont encore sous-développées au Congo dans l’ensemble.
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Géographie Troisième
O.G .1; O.S.1.2 Page de l’apprenant 2
Introduction
La foret qui couvre 65% de la superficie congolaise a été jusqu’en 1972 la première ressource
du pays. Mais avec la découverte du pétrole, le bois s’est retrouvé au second rang. Cependant
il demeure une richesse renouvelable et difficilement épuisable si l’on prend garde.
I. L’exploitation forestière
1. Les espaces exploités
La forêt congolaise se répartit en trois espaces :
- La forêt du Mayombe
Elle est vaste de 1,2 million d’hectares et couvre le département du Kouilou. C’est la première
zone à être exploitée. Son exploitation fut rendue possible par la construction du chemin de fer
Congo Océan(CFCO) et sa proximité avec le port maritime de Pointe-Noire. Cette forêt est
presque épuisée.
- La forêt du massif du Chaillu
Avec 3,5 millions d’hectares. Elle couvre les départements de la Lékoumou, du Niari et de la
Bouenza. C’est la deuxième zone exploitée, elle est même surexploitée.
- La forêt du nord Congo
Avec 15 millions d’hectares dont une bonne partie est inondée. Cette forêt couvre les
départements de la Sangha, la Likouala et de la Cuvette.
Notons par ailleurs qu’en dehors de ces trois zones de forêt naturelle, on note d’autres
formations végétales artificielles constituées des plantations d’eucalyptus, de pin, de sapin à
travers le pays, notamment à Pointe-Noire, Brazzaville, Pool,…
2. Les essences
Les principales essences exploitées sont : sapelli, limba, acajou, okoumé, Iroko, Moabi,
Kambala, Longhi, Sipo,…
3. Les transformations locales
Le Congo ne transforme qu’une partie de sa production de bois. Le reste est exporté. Le bois
est transformé surplace en planche et en contreplaqué dans les usines de déroulage et dans les
scieries.
Les différentes sociétés forestières du Congo sont :
- CETRAB : complexe d’exploitation et de transformation du bois de Bétou (Likouala) ;
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- IFO : industrie forestière de Ouesso à Ngombé(Sangha) ;
- CIB : la congolaise industrielle du bois(Sangha) et à Bétou(Likouala) ;
- SNCB : société nouvelle congolaise de bois à Dolisie(Niari) ;
- TAMAN Industries : Pointe-Noire ;
- SOFIA : société forestière et industrielle d’Abala(Plateaux) ;
- ITBL : Industrie de transformation du bois de la Likouala ;
- SOCO-Libyenne : société congolaise arabo-libyenne ;
- I.T.B.A : Industrie de transformation du bois d’Afrique ;
- U.A.I.C : Unité d’afforestation industrielle du Congo.
4. La commercialisation du bois
Les acheteurs du bois congolais sont multiples : les pays de la CEMAC et de la CEAC, de la
CEDEAO ; les pays de l’union Européenne (Allemagne, Belgique, France, Norvège,…).Cette
commercialisation est assurée par le biais du ministère de l’économie forestière. Elle connait
des plusieurs problèmes :
-les difficultés des transports des lourdes grumes ;
-les mauvaises conditions de stockage ;
-la concurrence sur le marché international imposée par les producteurs surtout asiatiques ;
-les prix d’achat imposé par les acheteurs.
5. Les revenus générés par l’économie forestière
Le Congo reçoit plusieurs milliards de FCFA chaque année pour son bois exporté et plusieurs
milliards de FCFA auprès des opérateurs artisanaux : 48 milliards de FCFA en 1995,58
milliards de FCFA en 1996,22 milliards de FCFA en 2001,148 milliards de FCFA en 2008.
II. L’impact de l’exploitation forestière sur l’environnement
La surexploitation des forêts congolaises entraine des conséquences néfastes sur
l’environnement. Il s’agit de la dégradation des écosystèmes qui s’explique par :
- la destruction de la faune et de la flore ;
- les changements climatiques ou réchauffement climatique ;
- la désertification ou l’avancée du désert ;
- la dégradation des sols
III. Les mesures de conservation
Les mesures de conservation des forêts congolaises sont : la législation et politique de
reboisement.
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1. La législation forestière
C’est un code forestier ou un ensemble de lois adoptés par l’Etat qui permet de préserver la
forêt contre tout abus d’exploitation (limitation du périmètre d’exploitation, choix des essences
à exploiter, versement en cas d’infraction).
2. La politique de reboisement
Afin de d’éviter la disparition des forêts congolaises, l’Etat congolais a mis en place le service
national de reboisement en sigle "S.N.R"et a institué une journée nationale de l’arbre, le 6
novembre de chaque année. Elle consiste à planter des forets artificielles comprenant les
essences comme : les eucalyptus, les sapins,…On trouve ces forêts à Pointe-Noire, à Igné, à
Kintele, à Loudima.
Conclusion
Le bois congolais constitue la deuxième richesse du pays derrière le pétrole. Son exploitation
devrait obéir aux lois en vigueur afin de garantir sa pérennité.
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Géographie Troisième
O.G.1 ; O.S.1.3
Page de l’apprenant 3
Introduction
L’industrie congolaise est peu développée. Elle ne représente qu’à peine 8% du PIB (produit
intérieur brut).Le Congo possède plusieurs bases d’industrie qui font fonctionner ses différents
d’industries.
I. Les bases de l’industrie
Les bases de l’industrie congolaise : les ressources forestières, les ressources agricoles, les
ressources minières, les ressources énergétiques.
1. Les ressources forestières
Le Congo avec ses trois(03) zones de forêt (forets du Mayombe, du Chaillu et du nord Congo)
soit 205 200 km2 et les forêts artificielles constituent une potentialité.
2. Les ressources agricoles
Les ressources agricoles ne sont autres que les produits agricoles comme : le café, le cacao, la
canne à sucre, le palmier à huile, le tabac,…qui permettent l’installation des industries de
transformation.
3. Les ressources minières
Le sous-sol congolais est riche en ressources minières mais il existe des obstacles de transport
et de rentabilité. C’est pourquoi beaucoup de ressources minières demeurent à ce jour
inexploitées.
Le Congo possède :
- les polymétaux (cuivre, plomb, zinc) à Mpassa mines, Mindouli, Boko-Songho, M’foati,
dans le Chaillu, le Niari et dans le Mayombe ;
- le fer à Zanaga, Mayoko, Kelle, dans la Sangha occidentale au pied du mont Nabemba (fer à
très haute teneur soit 70%) ;
- l’or en quantité médiocre, il échappe au contrôle de l’Etat. On l’exploite de façon artisanale
par les orpailleurs traditionnels à Kakamoéka et Dimonika dans le Mayombe ; au Chaillu, à
Kelle et Mbomo (Cuvette-Ouest) ;
- la potasse, ce gisement existe à Tchitondi, à Makola près de Pointe-Noire. La mine fut
inondée en 1977 ;
- les phosphates et les bitumes, on a reconnu les traces dans la plaine côtière ;
- l’uranium, dans le Mayombe, la Sangha, la Bouenza vers Boko-Songho ;
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- le manganèse à Kimongo dans le Niari vers la frontière gabonaise et au Kouilou ;
- le calcaire, autour de Loutété dans la Bouenza
- le diamant dans la Likouala et la Cuvette-Ouest.
4. Les sources énergétiques
La République du Congo dispose plusieurs sources d’énergie telles que :
- le pétrole, de nombreux gisements sont exploités dans l’océan atlantique près de Pointe-
Noire. Depuis 1973(période du boom pétrolier), le pétrole occupe une place importante dans
l’économie congolaise. C’est la première ressource économique du pays .Les recettes
pétrolières représentent 70 à 85% des estimations. Le Congo est devenu le quatrième producteur
africain au sud du Sahara après le Nigéria, l’Angola et le Gabon.
L’exploitation pétrolière a commencé au Congo en 1960 avec le premier gisement de la Pointe
indienne découvert en 1954(à Loango) mais déjà épuisé et près d’une dizaine de sociétés
françaises, italiennes, israéliennes, nord-américaines, sud-africaines : Total & P Congo, ENI
Congo, Esso-Congo, Napta Energy,…
Beaucoup de gisements ont été découverts : Émeraude, Loango-marine, Likouala-marine,
Tchibouela, Kitina, Nkossa,…
- Le gaz naturel, il est là où l’on exploite le pétrole. Pour renforcer les capacités en électricité
au niveau national, deux centrales thermiques ont été construites : l’usine d’électricité en gaz à
PNR (500 mégawatts) et celle qui fonctionne à partir du diesel (32 mégawatts) à Brazzaville.
- Les barrages hydroélectriques
Ils sont trois(03) à savoir:
•le barrage du Djoué (15 mégawatts) construit sur le Djoué à Brazzaville ;
•le barrage de Moukoukoulou (74 mégawatts) construit sur la rivière Bouenza dans le
département de la Bouenza ;
•le barrage d’Imboulou (120 mégawatts) sur la Léfini au Pool nord.
Des projets existent sur la création d’un complexe hydroélectrique de Sounda sur la rivière
Kouilou et un autre sur la Louesse dans le Niari, sans oublier les centrales thermiques à gaz de
PNR (300 mégawatts) et celui de Mpila à Brazzaville (32 mégawatts).
II. Les types d’industries
Ce sont des industries extractives et de transformation.
1. Les industries extractives
Ce sont les industries qui assurent l’extraction de matières premières du sous-sol. C’est le cas
des industries d’exploitation du pétrole à Pointe-Noire, d’exploitation du fer à Zanaga et à
Mayoko, Mpassa-mines à Boko-Songho qui exploite de l’or à Boko-Songho. Elles sont
considérées comme les industries de base car elles fournissent aux autres industries des produits
qui leur sont nécessaires pour le fonctionnement.
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2. Les industries de transformation
Ce sont des industries qui s’occupent de la transformation de matières premières souvent
d’origine végétale en produits finis ou semi-finis. Elles sont pour la plupart localisées dans les
grandes villes du pays. On peut citer :
- Minoterie(MINOCO) : installée à PNR, elle produit la farine de blé
- Saris Congo : c’est un complexe agroindustriel qui comporte deux sucreries à Nkayi (43 000
tonnes en 2000) ;
- SIAT (Société Industrielle et Agricole du Tabac) : transforme le tabac en cigarette à
Brazzaville ;
- l’industrie de bois : l’exploitation forestière a donné naissance à une trentaine de scieries à
PNR, Dolisie, Ouesso dont les principales sociétés sont les suivantes : CIB, FORALAC, Bois
Sangha,…
- l’industrie de boissons (sucrée, bière)
Il y a deux brasseries du groupe BRASCO à PNR et à Brazzaville qui fabriquent des boissons,
Kronenbourg(PNR), Primus, BAB(Brazzaville), BRALICO(PNR), une usine de fabrication de
vin et de liqueur(SOVINCO),…
- l’industrie d’eau minérale
L’eau minérale est fabriquée par les sociétés comme : PLASCO, Globaline(PNR),
RAGEC(Brazzaville), Okiessi(Oyo),…
- l’industrie du bâtiment
Il y a des briqueteries dans quelques grandes villes, deux cimenteries à Loutété et à Dolisie avec
une grande capacité de production.
- La petite métallurgie qui fabrique les meules, les futs et les ustensiles de cuisine en
aluminium (Alu Congo).
- L’industrie chimique, une raffinerie de pétrole(CORAF) est installée à [Link] range aussi
dans cette catégorie les industries de fabrication de peinture, de savonnerie, des objets en
plastique, des cartouches (MACC : Manufacture d’Armes et de Cartouches congolaises) à PNR.
II. L’impact de l’activité industrielle sur l’environnement
L’activité industrielle au Congo a un impact sur l’environnement :
- la pollution de l’air à partir des fumées toxiques,
- la pollution des eaux marines et continentales,
- la pollution des sols,
- la dégradation de la végétation et de la biodiversité,
- la dégradation de la couche d’ozone.
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- l’attrait des populations, car certains déchets rejetés par les usines attirent les
populations.
Conclusion
Malgré l’abondance des ressources énergétiques et des matières premières, l’industrie
congolaise reste à l’état embryonnaire.
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Géographie Troisième Page de l’apprenant 4
O.G.1 ; O.S.1.4
Définition
On appelle activité de service toute activité directement utile à l’ensemble de la population,
sans production d’aucun objet. Les activités de service sont : le commerce, le transport, la
communication et la télécommunication.
I. Le commerce
Il existe deux types de commerce : le commerce intérieur et le commerce extérieur.
1. Le commerce intérieur
Il est caractérisé par la distribution et la vente des produits nationaux et importés à l’intérieur
d’un pays. Il est pratiqué en gros ou demi-gros et en détail dans les marchés, les boutiques, les
magasins et parfois de manière ambulante. Au Congo, ce commerce est dominé par des sujets
étrangers (ouest africains, Chinois, Européens,…).
Certaines sociétés de commerce sont spécialisées dans l’alimentation (Guénin, COFRIGO, les
parfumeries).
2. Le commerce extérieur
C’est le commerce qui s’effectue entre le Congo et les pays étrangers. Il est régi par le centre
congolais du commerce extérieur(CCCE) qui organise la politique commerciale du Congo en
import-export.
2.1. Les importations
Importer c’est acheter des produits à l’étranger. Le Congo importe une gamme variée de
produits : industriels, alimentaires, chimiques, textiles,…Les principaux fournisseurs du Congo
sont : la France, l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique, la Thaïlande, la Chine, la RDC, la Corée du
sud, les USA, le Japon, la Côte-d’Ivoire, le Maroc, le Sénégal, l’Angola, le Vietnam,…
En 1998, les importations ont été chiffrées à 82,9 millions de dollars répartis comme suit : la
France (31,23%, les Pays-Bas (24,6%), l’Italie (11,44%), les USA (6%).
2.2. Les exportations
Exporter c’est vendre un produit à l’[Link] exportations congolaises portent
essentiellement sur le pétrole et le bois. Le Congo exporte aussi du sucre, des pierres précieuses
(diamant).En 1998, le Congo a exporté des produits d’un cout de 1744,1 millions de dollars.
2.3. La balance commerciale
La balance commerciale est la différence entre les importations et les exportations. Elle peut
être déficitaire ou excédentaire. La balance commerciale déficitaire lorsque les importations
sont supérieures aux exportations. Elle est dite excédentaire lorsque les importations sont
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inférieures aux [Link] balance commerciale du Congo est excédentaire du fait de la
prédominance des produits pondéreux qu’il exporte.
II. Les transports sur les différents réseaux
Le Congo joue un rôle important dans les transports en tant que pays de transit en Afrique
centrale. Le système de transport au Congo est composé des réseaux ferroviaire, fluvial et
maritime, routier et aérien.
1. Le réseau routier
Le Congo compte plus de 15 000 km de routes :
1.1. Routes nationales
- RN1 (BZV-PNR 588 km)
- RN2 (BZV-Ouesso 839 km)
- RN3 (Dolisie-Frontière gabonaise 286 km)
- RN4 (PNR-Frontière cabindaise 75 km)
- RN5 (PNR-Frontière gabonaise)
- RN6 (Lékéti-Frontière gabonaise).
1.2. Routes secondaires
Il s’agit de :
- Dolisie-Kimongo
- Madingou-Boko-Songho
- Loudima-Sibiti-Zanaga-Bambama
- Ngo-Djambala-Lékana (165 km)
- Brazzaville-Kinkala-Matoumbou
- Bouansa-Mouyondzi-Moukoukoulou (80 km)
- Brazzaville-Mayama-Kindamba (134 km).
2. Le réseau ferré
Le Congo dispose d’un réseau ferroviaire de 775 km articulés autour de deux voies ferrées : le
CFCO et la COMILOG.
1.1. Le CFCO
C’est le chemin de fer Congo océan, long de 510km et construit du 6 février 1921 au 18 janvier
[Link] relie le port maritime de PNR au port fluvial de Brazzaville et joue un rôle non
négligeable dans le transport des personnes et des marchandises.
L’essentiel du trafic est constitué du bois, des hydrocarbures, des produits manufacturés. A
cause des difficultés d’évacuation, on a réhabilité la voie sur 88 km.
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2.2. La COMILOG
La compagnie minière de l’Ogoué, longue de 285 km a été construite de 1959 à 1962 pour
l’évacuation du manganèse du Gabon (arrêté en 1990).Elle va de Mont-Belo à Mbinda.
2.3. Le réseau navigable
Le Congo compte plus de 3800 km de voies navigables. Elles sont représentées par :
- le fleuve Congo (long de 4700 km mais ne coulant que sur 700 km au Congo) et ses affluents
qui sont : Oubangui, Motaba, Sangha, Likouala-Mossaka, Alima, Léfini, Nkéni, Djoué. Des
ports fluviaux sont installés le long de ses cours d’eau. Il s’agit des ports de Brazzaville, de
Ouesso, d’Impfondo, de Makoua, de Boundji, de Dongou, d’Owando, d’Oyo. Ces voies
navigables permettent au Congo d’établir des relations commerciales avec d’autres pays de la
sous-région
- le port maritime de Pointe-Noire fut construit de1934 à 1939.C’est la principale porte de
sortie du Congo vers l’extérieur (autres continents).Grace à ce port maritime, le Congo effectue
d’échanges commerciaux avec d’autres pays du monde.
2.4. Le réseau aérien
Le transport aérien est fait dans les aéroports et aérodromes du pays.
- Les aérodromes sont : Mossendjo, Makoua, Kinkala, Boundji, Zanaga…
- Les aéroports de type B sont : Dolisie, Owando, Sibiti, Djambala, Impfondo, Ouesso,…
Le trafic aérien à l’intérieur du pays est assuré par les compagnies comme Mistral aviation,
ECAIR, TAC, Air Congo,…
- les aéroports internationaux sont : Maya-Maya, Agostino-Neto et Ollombo. Le trafic aérien
est assuré par Air France, ECAIR, Ethiopian, Royal Air Maroc,…
Ces voies aériennes assurent le transport de personnes et de marchandises de l’intérieur et de
l’extérieur. Les voies de communication jouent un rôle très important dans le développement
de l’économie congolaise car elles permettent la circulation des hommes et de flux de
marchandises, les échanges commerciaux entre l’intérieur et l’extérieur, le désenclavement de
l’arrière-pays.
IV. Les communications et les télécommunications
1. Les communications
Au Congo, les moyens de communication sont : la Radio-Congo, les radios locales, la TV-
Congo, DRTV, ESTV, MNTV, la presse écrite (journaux écrits : Dépêches de Brazza).
2. Les télécommunications
C’est l’ensemble des moyens de communication directe à distance. Ces moyens de
communication sont : télégramme, télégraphie, télex, téléphone (fixe et mobile), internet, etc.
Les sociétés de télécommunication exerçant au Congo sont les suivantes : MTN Congo, Congo-
Télécom, Airtel-Congo, Azur-Congo.
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Conclusion
En définitive, les activités de services au Congo jouent un role capital dans le développement
économique du pays.
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Géographie Troisième
O.G .1; O.S.1.5 Page de l’apprenant 5
Introduction
On appelle activité informelle, l’ensemble des activités différentes non structurées faisant appel
à l’intelligence et surtout au travail manuel pour la réalisation d’un produit ou d’un service.
Les activités informelles sont regroupées en deux(02) catégories : les activités traditionnelles
et semi-modernes.
1. Les activités traditionnelles
Elles se font avec la main et à l’aide des outils [Link] sont entre autres la récolte et la
fabrication des boissons (ntsamba, loungouila, ntombé ou vin de palmier de vasière, bouganda,
kele wele,…).A cela s’ajoute la fabrication traditionnelle du pain au four à bois ; la poterie, la
vannerie, la sculpture sur bois. La fonderie (fabrication des marmites en "cocotes"), la forge
pour les objets traditionnelles (machette, hache, houe,…) et la bijouterie.
2. Les activités semi-modernes
Elles associent la main, les outils rudimentaires et modernes ou évolués. Au Congo, ces activités
sont caractérisées par des ateliers de couture, de menuiserie ; la maçonnerie, la savonnerie, la
ferronnerie, la soudure, la mécanique, la vulcanisation. Elles sont aussi représentées par le petit
commerce, l’exploitation du moulin à foufou, à courge, à saka-saka, à maïs, à arachide ; la
photocopie, la coordonnerie, la mécanique, la réparation d’appareils électroniques et
électroménagers.
3. L’importance des activités informelles
Au Congo, les activités sont très importantes car elles permettent :
- l’utilisation d’une main d’œuvre abondante,
- le support vital de nombreuses familles
- la souplesse d’adaptation dans le tissu économique.
Conclusion
Les activités informelles au Congo sont très importantes car elles offrent des solutions au
chômage des Congolais.
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Géographie Troisième
Page de l’apprenant 6
O.G .2; O.S.2.1
Introduction
Le développement au Congo est confronté à plusieurs problèmes qui sont d’ordre politique,
économique, social et urbain.
I. Les problèmes politiques
Le Congo a opté ou choisi depuis 1991 pour régime démocratique. Mais, l’apprentissage de
cette démocratie a entrainé le pays dans les guerres civiles à répétition qui ne favorisent pas
l’arrivée massive des investisseurs étrangers.
II. Les problèmes économiques
Les problèmes économiques du Congo sont :
- l’insuffisance des capitaux et des technologies
- l’insuffisance des voies de communication et des moyens de transport
- l’absence des plans économiques adaptés et intégrés.
III. Les problèmes sociaux
Parmi ces problèmes nous retenons :
- la famine, la pauvreté et la sous-alimentation
- la réapparition des maladies endémiques comme le paludisme et le sida
- l’analphabétisme
- la mortalité infantile élevée
- le sous-emploi et le chômage chronique
- l’insuffisance d’une main-d’œuvre qualifiée.
IV. Les problèmes urbains
Les problèmes urbains sont :
- l’augmentation rapide de la population
- l’occupation anarchique des terrains provoquant ainsi des érosions, des éboulements
- la prolifération des petits métiers (fabrication de boissons, poterie, maçonnerie, petit
commerce
- les problèmes de logement, de santé, d’éducation, d’eau potable, d’électricité.
Pour remédier aux problèmes de développement au Congo, l’Etat doit :
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- désenclaver l’arrière-pays en créant des entreprises et des voies de communication dans
chaque département
- développer et moderniser l’agriculture et l’élevage
- encourager l’initiative privée
- sanctionner sévèrement les auteurs des détournements de fonds publics et de mauvaise
gestion.
Conclusion
Le développement du Congo est freiné par plusieurs facteurs. De gros efforts doivent être faits
dans plusieurs secteurs afin d’impulser le pays.
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Géographie Troisième
O.G .3; O.S.3.1 Page de l’apprenant 7
Introduction
L’Afrique centrale couvre une superficie de près de 6 500 000 km2 soit à peu le 1/5e de la
superficie du continent. Elle mesure 4500 km du nord au sud et 2500km d’Est en Ouest.
I. Situation et limites de l’Afrique centrale
Située presque entièrement dans la zone équatoriale (chaude et humide), l’Afrique centrale est
limitée :
- au Nord par le désert du Sahara
- au Sud par l’Afrique australe
- à l’Est par la région des Grands lacs
- à l’Ouest par l’océan atlantique et l’Afrique occidentale.
II. Les onze Etats de l’Afrique centrale
L’Afrique centrale est constituée de onze(11) pays indépendants colonisés par les Français, les
Portugais, les Espagnols et les Belges. Ces Etats sont :
Etat Superficie en km2 Capitale Métropole
Angola 1 246 700 Luanda France
Burundi 28 000 Bujumbura France
Cameroun 475 442 Yaoundé France
Congo 342 000 Brazzaville France
Gabon 267 667 Libreville France
Guinée Equatoriale 28 051 Malabo Espagne
RCA 623 000 Bangui France
Sao-Tomé et Principe 1001 Sao-Tomé Portugal
Rwanda 26 338 Kigali Belgique
Tchad 1 284 000 N’Djamena France
RDC 2 345 000 Kinshasa Belgique
N.B :
- un pays insulaire est un pays formé d’iles .Exemple Sao-Tomé et Principe
- un pays lusophone est un pays colonisé par le Portugal et ayant pour langue officielle le
portugais;
- un pays hispanophone est un pays colonisé par l’Espagne et dont l’espagnol est la langue
officielle ;
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- un pays francophone est un pays colonisé par la France et ayant le français comme langue
officielle
- un pays anglophone est un pays colonisé par l’Angleterre et qui a pour l’anglais comme
langue officielle.
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Géographie Troisième
O.G.3 ; O.S.3.2 Page de l’apprenant 8
Introduction
On entend par milieu physique, l’ensemble des éléments visibles comme le relief, climat, la
végétation, l’hydrographie.
[Link] relief
Le relief de l’Afrique centrale est accidenté. Il est constitué des plaines, des plateaux et des
montagnes.
1. Les plaines
Deux grandes plaines ou cuvettes dominent l’Afrique centrale à savoir : la cuvette du lac Tchad
au nord et la cuvette congolaise au centre. A cela s’ajoute les étroites plaines côtières du Congo.
2. Les plateaux
L’Afrique centrale compte plusieurs plateaux à savoir : le plateau de Luanda (1200 m) en
Angola, le plateau de Katanga (ex Shaba 1500 m) en RDC, le plateau de l’Adamaoua au
Cameroun, le plateau de l’Ennedi au Tchad, le plateau oubanguien entre le Congo et la RCA.
3. Les montagnes
L’Afrique centrale est constituée en grande partie des massifs montagneux :
- le massif du Tibesti au nord du Tchad culminant au mont Em-Koussi (3415 m)
- le massif de l’Adamaoua dans le centre-ouest du Cameroun (4095 m) d’altitude
- le massif de Bongos à l’Est de la RCA qui culmine au mont Ngoui (1400 m)
- les monts de l’Ennedi (1400 m) et de Ouadaï (3071 m) au nord-Est du Tchad,
proche du Darfour.
Dans la région des grands lacs à l’Est de la RDC, il existe des massifs montagneux volcaniques
comme :
- le mont Ruwenzori (5120 m)
- le mont Virunga (4500 m)
- le mont Nyiragongo.
II. Le climat et végétation de l’Afrique centrale
L’Afrique centrale subit des influences de plusieurs climats à savoir le climat équatorial, le
climat tropical, le climat sahélien et le climat désertique.
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1. Le climat équatorial
Il règne dans les pays situés au centre tels que le Congo, la RDC, le Gabon, la Guinée
Equatoriale, le Cameroun et le Sao-Tomé et Principe. Il se caractérise par un temps chaud, des
températures variant entre 25 et 26°[Link] pluies sont abondantes et régulières (1500 à 2000
mm d’eau par an).A cause de la forte pluviométrie de ce limba, la végétation est composée de
la forêt dense aux arbres géants atteignant 25 à 40 m à l’exemple de l’Iroko, le Wengue, le
limba, l’Okoumé, l’Acajou, l’Afromosia, le sapelli, le Bilinga,…
2. Le climat tropical humide
On le rencontre dans une partie du Cameroun, au sud de l’Angola, au sud de la République du
Congo et à l’Est de la RDC. Il est marqué par un temps de moins en moins humide par rapport
au climat équatorial. Les températures sont supérieures à 20°C.L’année se divise en deux
saisons principales : la saison de pluies et la saison sèche. La moyenne des pluies varie entre
1500 et 1800 mm d’eau par an. Ainsi, la végétation est dominée par la foret claire et la savane
herbeuse et arbustive.
3. Le climat tropical sec
L’essentiel du Cameroun, de la RCA, le sud de la RDC et une bonne partie de l’Angola
connaissent des climats tropicaux secs avec moins de 1100 mm d’eau par an groupés en une
seule saison de pluies. Les températures dépassent 25°C sèche (8 à 9 mois).La végétation est
composée des forets claires et des savanes.
4. Le climat sahélien ou subdésertique
C’est le climat de transition entre le climat tropical sec et le climat désertique. Il est rencontré
au nord du Cameroun, de la RCA et au sud du Tchad. Il est caractérisé par une irrégularité
persistante de pluies (250 à 700 mm d’eau par an) et une forte sécheresse .Les températures
sont très élevées (40°C).La végétation est composée de la brousse à épine, des steppes,
d’acacias,…
5. Le climat désertique
Il domine l’extrême nord du Tchad et l’extrême sud de l’Angola avec de fortes températures
(40 à 50°C) et une irrégularité persistante de pluies (moins de de 100 mm d’eau par an).La
végétation est très pauvre, constituée des arbres fruitiers autour des oasis, des palmiers dattiers
et la steppe.
N.B : Une oasis est un terrain rendu fertile par la présence d’un point d’eau dans le désert.
III. Les fleuves, rivières et lacs
L’Afrique centrale compte trois(03) bassins fluviaux qui sont : le bassin du lac Tchad, le bassin
du Congo et les bassins côtiers.
1. Le bassin du lac Tchad
Ce bassin est composé du lac Tchad, de Logone et du Chari comme cours d’eau. Il est alimenté
par des fleuves nés dans les hauteurs humides du sud Kédougou qui vient du Nigéria, le Logone
du nord de l’Adamaoua et surtout le Chari qui rassemble les rivières du versant nord de la
dorsale du Congo-Tchad.
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2. Le bassin du Congo
C’est une vaste cuvette qui s’étend sur le Congo et la RDC. Le principal fleuve de ce bassin est
le fleuve Congo, long de 4700 km, ayant une superficie de 4 000 000 k2 et un débit de 40 000
m3/s.C’est le deuxième fleuve du monde de par sa puissance après l’Amazone. Les principaux
affluents du fleuve Congo sont : l’Oubangui la Sangha, la Likouala-Mossaka, l’Alima, la Léfini,
la Loufoulakari, la Nkéni.
3. Les bassins côtiers
Les principaux fleuves côtiers de l’Afrique centrale sont : le Cunene et le Cuanza en Angola,
l’Ogoué qui traverse le Gabon d’Est en Ouest, la Sanaga au Cameroun et le Kouilou-Niari en
République du Congo.
4. Les lacs
Les lacs de l’Afrique centrale sont : lac Tchad (25 000 km2 et 1,5 m de profondeur), le lac
Tanganyika, le lac Mobutu (ex lac Albert), le lac Mayi-Ndombé, le lac Bangweole.
N.B : Hormis le lac Tchad et le lac Mayi-Ndombé qui se trouvent respectivement au Tchad et
à l’Ouest de la RDC, tous les autres lacs sont situés à l’Est de la RDC dans la région des grands
lacs.
IV. L’importance de l’hydrographie
L’hydrographie de l’Afrique centrale est d’une très grande importance :
- les rivières et les fleuves offrent de nombreuses possibilités d’installation des
barrages hydroélectriques
- les rivières et les fleuves représentent d’énormes possibilités d’aménagement
agricole avec l’irrigation
- les rivières et les fleuves servent de véritables voies de communication entre les
régions.
N.B : Un bassin hydrographique est un territoire arrosé par un fleuve et ses affluents.
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Géographie Troisième
Page de l’apprenant 9
O.G.3 ; O.S.3.3
LE PAYSAGE HUMAIN DE L’AFRIQUE CENTRALE
Introduction
Le paysage humain est l’ensemble de personnes qui peuplent une région. La population de
l’Afrique centrale compose d’un mélange de peuples(les pygmées, les Bushmen, les peuls, les
Arabes, les Bantu, les Soudanais, les Bamiléké,…) parlant une diversité de langues et pratiquant
plusieurs religions.
I. La répartition de la population
La population de l’Afrique centrale est inégalement répartie sur l’ensemble du territoire. Il se
dégage de grands foyers de peuplement et les régions faiblement peuplées ou de faible
peuplement.
[Link] grands foyers de peuplement
Les régions les plus peuplées d’Afrique centrale sont : le littoral de l’océan atlantique, les
grandes agglomérations urbaines, les vallées fertiles,…
[Link] régions de faible peuplement
Les zones de faible peuplement de l’Afrique centrale sont : les hauts massifs, les déserts, la
forêt équatoriale, la cuvette congolaise …
II. Les facteurs d’évolution de la population
L’évolution de la population de l’Afrique centrale s’explique par : la natalité, la mortalité,
l’accroissement naturel et les migrations.
1. La natalité
Le taux de natalité est le nombre de naissances recensées en une année pour mille habitants. Il
s’exprime en pour mille et sa formule est :
TN : Naissances X 1000 / Population totale=%o
Le TN de l’Afrique est très élevé et s’explique par la prostitution juvénile, les viols, les mariages
précoces et l’analphabétisme.
2. La mortalité
Le taux de mortalité est le nombre de décès recensés en une année pour mille habitants. Il
s’exprime en pour mille et se calcule de la manière suivante :
TN : Décès X 1000 / Population totale=%o
Le TM de l’Afrique centrale est moyen grâce à l’amélioration des conditions de vie et de santé.
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3. L’accroissement naturel
Le taux d’accroissement naturel est la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité.
Il s’exprime en pour mille et sa formule est la suivante:
TAN : TN – TM = %o
Le TAN de l’Afrique centrale est estimé à 30%o parce que l’Afrique centrale est une sous-
région sous-développée.
III. Les migrations
Les migrations sont les déplacements des populations d’un lieu vers un autre avec changement
de résidences. On distingue deux types de migrations à savoir :
- les migrations nationales ou internes qui concernent une région vers une autre dans
un même Etat ;
- les migrations internationales ou externes, ce sont des déplacements d’un pays vers
un autre, d’un continent vers un autre.
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Géographie Troisième
O.G .3; O.S.3.4 Page de l’apprenant 10
Introduction
Les différents éléments qui font l’économie de l’Afrique centrale sont : l’agriculture, l’élevage,
l’industrie, les échanges, les voies de communication et les télécommunications.
I. L’agriculture
L’agriculture est une activité qui regroupe la culture des plantes et l’élevage des animaux utiles
à l’homme. L’agriculture de l’Afrique centrale se présente sous deux formes : l’agriculture
traditionnelle et l’agriculture moderne.
1. L’agriculture traditionnelle
C’est une agriculture se pratique à l’aide des outils rudimentaires (houe, hache, coupe-
coupe,…) et des techniques archaïques (écobuage, culture sur brulis, jachère et l’association de
cultures) et moins performants. C’est aussi une agriculture d’autoconsommation qui repose
essentiellement sur les cultures vivrières comme : le manioc, la banane Plantin, l’igname, le
taro, la patate. Elle se pratique en forêt et en savane.
L’économie vivrière de l’Afrique centrale permet de distinguer trois types de pays aux
productions variées :
- les pays du bassin du Congo et de ses abords vivent des produits de défrichement
forestier, et le manioc reste la culture de base (aliment de base) avec les autres tubercules
comme l’igname et le taro ;
- le Tchad et l’Angola sont des pays céréaliers : le mil, le blé, le sorgho, le maïs ;
- le Cameroun est le pays de la banane Plantin, de l’igname, du taro, et des céréales
(maïs, mil et sorgho).
2. L’agriculture moderne
C’est une agriculture qui utilise des machines agricoles, des engrais chimiques, des semences
améliorées et de vastes étendues. En Afrique centrale, l’agriculture moderne a été introduite
pendant la colonisation pour satisfaire la métropole en produits tropicaux ou coloniaux.
L’agriculture moderne fournit des cultures commerciales ou industrielles dont les principales
sont :
- le café produit en République du Congo, en Angola, au Burundi, au Rwanda, au
Gabon et au Cameroun ;
- le cacao produit en Guinée-Equatoriale, au Cameroun, au Gabon, en Angola, en
République du Congo et en RDC ;
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- le palmier à huile produit en Angola, au Congo, au Gabon, au Cameroun, en
Guinée Equatoriale ;
- le coton cultivé au Tchad, au Cameroun, en RDC, en RCA, et en Angola ;
- l’arachide produite au Tchad, au Cameroun et en RCA ;
- la canne à sucre cultivée en Angola, au Cameroun et au Congo.
II. L’élevage
L’élevage est une activité qui vise la production et l’entretien des animaux domestiques,
principalement du bétail et de la volaille de basse-cour.
L’élevage d’Afrique centrale se présente sous deux formes à savoir : l’élevage traditionnel et
l’élevage moderne. On y élève de la volaille (poules, coqs, canards,…) et du petit bétail (ovins,
caprins,…).
1. L’élevage traditionnel
C’est un élevage d’autoconsommation qui se pratique dans les villages. Ce type d’élevage se
rencontre partout en Afrique centrale.
2. L’élevage moderne
C’est un élevage à grande échelle pratiqué souvent dans des étables. Il est encore insignifiant
au Congo et au Gabon. Par contre, assez développé au Tchad, en RCA, en RDC, au Cameroun
et en Angola. Les espèces animalières élevées sont :
- les bovins : élevés au Tchad, au Cameroun, en Angola et en RDC ;
- les porcins : élevés au Cameroun et en RDC.
Ce type d’élevage est souvent pratiqué par des sociétés agro-pastorales (privées, mixtes, fermes
d’Etat) et des coopératives pastorales.
III. L’industrie
C’est l’ensemble des activités économiques qui permettent la transformation des matières en
produits finis.
1. Les bases de l’industrie
Les bases de l’industrie sont : les matières premières et les sources d’énergie.
1.1. Les matières premières
Ce sont :
- les matières premières agricoles : le café, le cacao, l’arachide, la canne à sucre, le
coton, l’hévéa (arbre à caoutchouc), le palmier à huile, le tabac,…
- les matières premières minérales : le cuivre, le fer, la bauxite, l’uranium, l’or, le cobalt,
l’argent, le diamant, l’étain, le coltron (qui sert à fabriquer le téléphone portables) ;
- les matières premières animales : poissons et viandes ;
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- les matières premières forestières : les grumes.
2. Les sources d’énergie
On appelle source d’énergie, l’ensemble des matières qui produisent de l’énergie. Ces sources
d’énergie sont :
- Le courant électrique fourni par les barrages hydroélectriques suivants : Edéa sur le
fleuve Sanaga au Cameroun, le barrage d’Inga (225 000 MW) sur le fleuve Congo en RDC, le
barrage de Moukoukoulou (75 MW) sur la rivière Bouenza, le barrage de Djoué (15 MW) sur
la rivière Djoué et le barrage d’Imboulou (120 MW) sur la Léfini au Congo, le Cambamé en
Angola, l’Akagera au Rwanda, le Ruzizi au Burundi.
- Le pétrole exploité en Angola, en Guinée Equatoriale, au Gabon, au Congo et au
Tchad avec de bonnes perspectives sur le gisement pétrolier de Dibéidi.
- D’autres sources d’énergie sont la houille et le gaz naturel.
III. Les types d’industries et les productions industrielles
On rencontre quatre(04) types d’industries en Afrique centrale à savoir : les industries
extractives, les industries de transformation, les industries lourdes et les industries de montage.
- Les industries extractives
Ce sont les sociétés extraient les matières premières du sous-sol (cuivre, manganèse, uranium,
zinc, fer,…).Les industries extractives sont bien représentées en RDC, au Gabon, en Angola,
au Congo, en RCA et au Cameroun.
- Les industries de transformation ou industries légères
Ce sont des sociétés qui traitent des produits fournis par l’agriculture, la foret, et les mines. Les
industries de transformation regroupent l’industrie chimique, l’industrie alimentaire et
l’industrie textile.
- L’industrie lourde
C’est une société qui traite les minerais. Celle de l’Afrique centrale est représentée par l’usine
d’Edéa au Cameroun qui traite l’alumine, les fonderies d’Angola et de la RDC.
- L’industrie de montage
Elle est constituée des usines qui assurent la composition ou le montage de certains appareils
ou engins. A l’heure actuelle, les pays les plus industrialisés d’Afrique centrale sont le
Cameroun, l’Angola, le Congo qui bénéficient d’un marché local appréciable.
IV. Les problèmes de l’industrie de l’Afrique
L’industrie d’Afrique centrale est confrontée à plusieurs problèmes au nombre desquels nous
citons :
- le manque de capitaux
- le manque des techniciens qualifiés
- les difficultés de transport et de communication
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- la concurrence des autres industries sur le marché international
- la mauvaise gérance
- la dépendance étrangère
- les troubles socio-politiques.
V. Les échanges
En Afrique centrale, les échanges se font avec les pays limitrophes surtout dans le cadre du
marché commun comme la CEEAC et la [Link] pays d’Afrique centrale effectuent des
échanges commerciaux avec l’Europe et le reste du monde. Les partenaires sociaux de l’Afrique
centrale sont : les pays de l’Union Européenne, la Russie, la Chine, le Japon, la Norvège, les
USA, le Canada, et les pays du COMECOM (Europe de l’Est)
L’Afrique centrale importe les produits suivants : machines, véhicules, appareils
électroménagers, les produits alimentaires et pharmaceutiques. Elle exporte les manières
premières brutes, comme le pétrole, le bois, le coton, le cacao, le café, l’arachide.
La balance commerciale de l’Afrique centrale est déficitaire parce que ses importations
dépassent ses exportations.
VI. Les voies de communication
Les voies de communication de l’Afrique centrale sont : les voies routière, ferroviaire,
navigable, aérienne et les télécommunications.
1. La voie routière
Longue d’environ 26 000 km, la voie routière de l’Afrique centrale est très mal entretenue, et
elle est constituée en partie des pistes.
2. La voie ferroviaire
Elle est inexistante dans certains pays comme le Tchad, la RCA, la Guinée-Equatoriale, et le
Sao-Tomé et Principe. Celle qui existe ne totalise que 9 000 km de long.
Les principaux axes ferrés de l’Afrique centrale sont :
- Brazzaville-Pointe-Noire(Congo)
- Kinshasa-Matadi(RDC)
- Lubumbashi-Benguela(RDC)
- Douala-Yaoundé-N’Gaoundéré(Cameroun)
- Libreville-Franceville(Gabon).
3. Les voies navigables
Elles jouent un rôle capital au plan régional que sur le plan international. Le bassin du Congo
constitue la meilleure voie navigable. Par exemple :
- l’axe Oubangui-Congo (1 300 km)
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- l’axe Congo-Kassaï et leurs affluents (13 000 km)
- l’axe Ogooué (250 km)
- l’axe Chari-Logone.
Les ports maritimes de l’Afrique centrale sont :Benguela,Lobito,Luanda,Mossamedes,Porto-
Amboim en Angola ;Pointe-Noire au Congo ;Port-Gentil, Libreville au Gabon ;Douala,Kribbi
au Cameroun ;Malabo en Guinée-Equatoriale ;Moanda, Banana en RDC .
Les ports fluviaux d’Afrique centrale sont : Brazzaville, Kinshasa, Bangui, Matadi,
Mbandaka,…
4. Les voies aériennes
Les voies aériennes connaissent un progrès considérable en Afrique centrale. Elles complètent
les voies terrestres qui sont insuffisantes.
Les aéroports de première classe sont : Maya-Maya, Pointe-Noire et Ollombo au Congo ; Léon
M’Ba au Gabon ; Luanda en Angola ; Djili en RDC ; Douala au Cameroun.
Les sociétés aériennes sont : Air Gabon, TAC, ECAIR, Air Angola,…
VIII. Les télécommunications
Les télécommunications sont la communication à distance réalisée à l’aide d’un appareil sans
fil. L’Afrique centrale a développé les moyens modernes de télécommunication qui permettent
aux différents Etats de communiquer. Il s’agit notamment du téléphone, du fax, de l’internet ou
du réseau informatique satellite.
Les principales sociétés de téléphonie mobile opérant en Afrique centrale sont : Airtel, MTN,
Congo-Télécom, Tigo,…
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Géographie Troisième
O.G .3; O.S.3.5 Page de l’apprenant 11
Introduction
Un ensemble d’intégration sous-régionale (ou marché commun) est un vaste territoire où les
marchandises circulent sans payer de taxes ou droits de douane. Les grands ensembles
d’intégration d’Afrique centrale sont : la CEEAC et la CEMAC.
I. La CEEAC
La CEEAC est la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale, créée le 18 octobre
1983 à Libreville au Gabon où se trouve son siège.
La CEEAC est une vaste région riche avec plus de 140 millions d’habitants favorable aux
investissements et à une croissance durable. Elle regroupe dix(10) Etats membres à savoir : le
Congo, le Gabon, l’Angola, le Cameroun, le Tchad, la RDC, la RCA, la Guinée Equatoriale, le
Burundi et le Sao-Tomé et Principe.
N.B : le Rwanda est l’unique Etat d’Afrique centrale non membre de la CEEAC. Il s’en était
retiré.
1. Les objectifs ou les buts de la CEEAC
La CEEAC poursuit plusieurs buts à savoir :
- l’élimination entre les Etats membres des droits de douane et toute autre taxe
- l’abolition entre Etats membres des restrictions quantitatives et autres entraves au
commerce
- la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux entre les Etats
- l’harmonisation des politiques nationales en vue de la promotion des activités
communautaires
- la création d’un fond de coopération et de développement
- le développement rapide des Etats sans littoral (enclavés) particulièrement insulaire ou
semi-enclavés.
2. Les institutions de la CEEAC
Les institutions de la CEEAC sont :
- la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernements
- le Conseil des ministres
- la Cour de justice
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- le Secrétariat Général
- la Commission consultative
N.B : le Président de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements est d’office président
en exercice de la CEEAC.
L’actuel président en exercice de la CEEAC est le président Tchadien Idriss DEBY ITNO, réélu
pour un second mandat en janvier 2012 à N’Djamena au Tchad.
Le Secrétaire Général de la CEEAC est le Tchadien Nassour Guelen Douskia, élu pour un
mandat de cinq(05) ans en janvier 2012 à N’Djamena.
II. La CEMAC
1. Historique et création
La CEMAC est la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale. Elle est créée le
16 mars 1998 à N’Djamena au Tchad. La CEMAC est née des cendres de l’U.D.E.A (Union
Douanière des Etats d’Afrique Centrale), créée en décembre [Link] siège de la CEMAC est
fixé à Bangui en [Link] CEMAC regroupe six (06) Etats membres à savoir : le Congo, le
Gabon, le Tchad, la RCA, le Cameroun et la Guinée Equatoriale.
2. Les objectifs de la CEMAC
La CEMAC a pour objectifs :
- la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux
- l’harmonisation des politiques sectorielles nationales
- la création d’un véritable marché commun africain
- la stabilité de la monnaie commune.
3. Les institutions de la CEMAC
La CEMAC est constituée de cinq(05) institutions à savoir :
- l’UEAC (Union Economique d’Afrique Centrale)
- l’UMAC (Union Monétaire d’Afrique Centrale)
- le PC (Parlement Communautaire)
- la CJC (Cour de Justice Communautaire)
- la CCC (Cour de Comptes Communautaires).
4. Les organes de la CEMAC
Les organes de la CEMAC sont : la conférence des chefs d’Etats, le conseil des ministres, le
comité ministériel, la commission de la CEMAC et la banque des Etats d’Afrique
centrale(BEAC), la commission bancaire d’Afrique centrale(COBAC).
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4.1. La conférence des chefs d’Etats
Elle détermine la politique de la communauté et oriente l’action du conseil des ministres de
l’UEAC et du comité ministériel de l’UMAC.
4.2. Le conseil des ministres
Il assure la direction de l’Union Economique. Il est composé des ministres en charge des
finances, de l’intégration et des affaires économiques.
4.3. Le comité ministériel
Il examine les grandes orientations des politiques économiques respectives des Etats membres
de la communauté et assure la cohérence avec la politique monétaire commune.
4.4. La commission de la CEMAC
C’est la plaque tournante entre les institutions et leurs applications. Elle est composée des
commissaires à raison d’un commissaire par Etat-membre. Elle comprend un président et un
vice-président élus pour un mandat de quatre(04) ans renouvelable une fois. L’actuel président
de la commission de la CEMAC est le Congolais Pierre MOUSSA.
4.5. La Banque des Etats d’Afrique centrale(B.E.A.C)
Elle est composée de trois directeurs généraux. La BEAC à son siège à Yaoundé au Cameroun,
et émet la monnaie communautaire. Elle travaille en commun accord avec la COBAC
(commission bancaire de de l’Afrique centrale) et la B.D.E.A.C (Banque de Développement
des Etats d’Afrique centrale).
N.B : Le président en exercice de la CEMAC est le président de la conférence des chefs d’Etats,
le gabonais Ali Ben BONGO ONDIMBA.
Conclusion
En définitive, l’intégration sous-régionale demeure un impératif et la seule voie pour amener
l’Afrique centrale à la mondialisation.
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