Emploi des jeunes ruraux en Afrique centrale
Emploi des jeunes ruraux en Afrique centrale
Route d’Apprentissage
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Photographie de couverture: ©Procasur
RAPPORT FINAL
Route d’Apprentissage
Publié par
l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
et
l’ONG Corporation Procasur
Accra, 2020
FAO et Procasur. 2020. Stimuler l’emploi des jeunes ruraux comme alternatives et opportunités réussies dans le contexte de la migration en
Afrique centrale, 3-12 novembre 2019, Cameroun. Rapport final - Route d’Apprentissage. Accra.
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right@[Link].
Table des matières
Sigles et abréviations.................................................................................................................................................................................iv
Résumé exécutif............................................................................................................................................................................................v
1. Introduction................................................................................................................................................................................................1
3. Déroulement de la Route.............................................................................................................................................. 5
6. Communications............................................................................................................................................................ 21
7. Conclusions.................................................................................................................................................................... 22
Annexes......................................................................................................................................................................................................... 23
c) Plans d’Innovation..........................................................................................................................................................................30
iii
Sigles et abréviations
iv
Résumé exécutif
La Route d’Apprentissage «Stimuler l’emploi des Le présent rapport final présente les principales
jeunes ruraux comme alternatives et opportunités caractéristiques de la Route d’Apprentissage, les
réussies dans le contexte de la migration en Afrique activités réalisées, les bonnes pratiques et les
centrale» organisée conjointement par l’Organi- leçons apprises, les recommandations générales,
sation des Nations Unies pour l’Alimentation et les activités de communication et les conclusions
l’Agriculture (FAO) et la Corporation Procasur s’est générales. La sélection appropriée du Cameroun
tenue du 3 au 12 novembre 2019 au Cameroun. À en tant que pays hôte de la Route d’Apprentissage
travers cette initiative, 22 participants, issus de 8 et la pertinence des expériences sélectionnées
pays d’Afrique Centrale, que sont le Cameroun, le comme cas hôtes ont permis d’analyser les liens
Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale, la Répu- entre la migration, l’emploi des jeunes et le déve-
blique Centrafricaine, la République Démocratique loppement rural sous différents angles, contribuant
du Congo, le Sao Tomé et Principe, et le Tchad, ont ainsi à un apprentissage efficace des participants
eu l’opportunité de découvrir et d’analyser avec qui ont développé 7 Plans d’Innovation pour re-
les acteurs locaux des trois expériences réussies produire les bonnes pratiques apprises dans leurs
d’inclusion socio-économique des jeunes ruraux. contextes de performance.
v
1. Introduction
La migration est un phénomène mondial croissant, Pour contribuer à l’analyse et à la formation autour
affectant la vie de centaines de millions de per- de ce phénomène d’une importance cruciale pour
sonnes dans le monde. Les gens émigrent pour de le développement rural, la FAO conjointement avec
nombreuses raisons, souvent pour améliorer leurs la Corporation Procasur, ont organisée la Route
moyens de subsistance et échapper à la pauvreté et d’Apprentissage «Stimuler l’emploi des jeunes ruraux
à l’insécurité alimentaire. En Afrique subsaharienne, comme alternatives et opportunités réussies dans
environ 33 millions d’Africains vivaient en dehors le contexte de la migration en Afrique centrale».
de leur pays de nationalité en 2015, dont 16 millions Cette initiative fait partie du Programme Stratégique
sont des migrants intra-africains. La majorité des 3 de la FAO pour Réduire La Pauvreté Rurale.
migrants africains sont originaires de zones rurales
où ils dépendent en grande partie d’activités liées La Route d’Apprentissage a eu comme but d’accroître
à l’agriculture, mais environ 60% des membres de les capacités des principales parties prenantes à
leur ménage gagnent moins d’un dollar par jour. 1 s’engager et à soutenir des approches novatrices
qui favorisent l’emploi et l’entrepreneuriat des
En particulier, les jeunes ruraux sont les plus sus- jeunes ruraux en tant qu’alternatives à la migration.
ceptibles de migrer. Pour la plupart d’entre eux, la Pendant la Route, les participants ont été guidés
migration n’est pas un choix éclairé et volontaire, à travers trois expériences innovantes qui ont
mais la seule option perçue pour améliorer leurs développé des outils pour impliquer les jeunes
perspectives d’emploi et de vie et pour répondre à dans l’agriculture et l’agrobusiness au Cameroun:
leurs aspirations et à leurs besoins. Tout de même, la
migration peut avoir des effets positifs sur les moyens • Le Programme d’Aide au Retour et à l’Insertion
de subsistance et la sécurité alimentaire en milieu de jeunes de la Diaspora (PARI-JEDI);
rural. Les migrations peuvent contribuer au déve-
loppement agricole et rural et les migrants peuvent • Le Programme d’Appui à la rénovation et au
être une ressource potentielle pour l’agriculture et développement de la formation professionnelle
le développement rural, ainsi que pour la réduction dans les secteurs de l’agriculture, l’élevage et
de la pauvreté dans leurs territoires d’origine. de la pêche – Phase de Consolidation et de
Pérennisation (PCP-AFOP);
Les facteurs déterminants et les impacts des migra-
tions sont intimement liés aux objectifs mondiaux • Le Programme d’Appui aux Actions Rurales de
de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimen- Développement Industriel (ONG PAARDIC).
tation et l’Agriculture (FAO): contribuer à éradiquer
Ce rapport final vise à présenter les principales
la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition,
activités de la Route d’Apprentissage, l’analyse des
éliminer la pauvreté et gérer et utiliser de manière
bonnes pratiques et leçons apprises, les recom-
durable les ressources naturelles. Compte tenu de
mandations générales, les ressources communi-
son mandat en tant qu’institution spécialisée des
cationnelles et les conclusions finales.
Nations Unies, la FAO se concentre sur la migra-
tion rurale, en provenance, à destination et entre Il faut souligner que la thématique de l’insertion
les zones rurales, quelles que soient la durée, la socio-économique des jeunes migrants en tant
direction ou les causes du mouvement2. qu’élément du développement rural est relativement
récente dans la majorité des pays de l’Afrique Centrale
1
FAO, Une Afrique rurale en mouvement Dynamiques et et cette Route est une expérience exceptionnelle
facteurs des migrations au sud du Sahara [Link] visant à diffuser les solutions et les enseignements
[Link]/news/story/fr/item/1054334/icode/
tirés au niveau des programmes publiques et ini-
2
FAO, Cadre de La FAO sur Les Migrations. [Link] tiatives de la société civile au Cameroun.
[Link]/3/ca2717fr/[Link]
1
2. Présentation de la Route d’Apprentissage
Cette Route d’Apprentissage a mis l’accent sur les de connaissances favorisant l’emploi et l’entre-
liens entre la migration des jeunes ruraux et la pro- prenariat des jeunes ruraux dans le contexte de
motion de l’emploi décent et de l’entrepreneuriat. la migration, dans un nouveau contexte et à avec
Plus précisément, la Route d’Apprentissage avait de nouveaux partenaires.
comme objectifs:
2.1 Phases de la Route d’Apprentissage
1. Le renforcement des capacités grâce à une
exposition directe à des programmes et projets La Route d’Apprentissage est une stratégie efficace
réussis qui promeuvent l’emploi et l’entreprenariat pour la formation des agents de développement
des jeunes ruraux, et grâce au partage entre pairs, répondant à des objectifs éducatifs conçus à partir
d’outils et de savoir-faire en faveur de l’inclusion des besoins de connaissance et l’identification
des jeunes ruraux; d’expériences fructueuses, potentiellement utiles
à d’autres. La Route est donc un processus de ren-
2. La conception de plans d’innovation pour la forcement des capacités, qu’a été organisé selon
reproduction et / ou la mise à l’échelle d’outils et différentes phases techniques et méthodologiques.
Capitalisation
Conception et Exécution de Suivi des plans
d’expériences et
identification la Route d’innovation
préparation
©FAO/Yannick
2
a) Phase de conception, d’identification d’ex- dans les différents pays de l’Afrique Centrale.
périences innovantes et des participants: A l’issue de cette recherche, le Cameroun a été
Une analyse thématique sur les liens entre «la retenu comme le pays hôte de cette initiative,
migration, l’emploi des jeunes et le développe- depuis qu’il a présenté une plus grande diver-
ment rural» a été faite pour définir la conception sité d’acteurs institutionnels et d’expériences
technique et méthodologique de la Route. À abouties en lien avec les principaux thèmes
cet égard, une identification préalable d’expé- de la Route. Le tableau ci-dessous donne une
riences porteuses d’apprentissages en rapport présentation sommaire des expériences du
avec la thématique de l’emploi des jeunes dans Cameroun retenue pour la Route.
des contextes de migration a été effectuée
Étude de cas Nº 3: L’ONG PAARDIC est une Organisation Non • Améliorer les impacts po-
Programme d’appui aux Gouvernementale à base communautaire et sitifs, les avantages et les
actions rurales de dé- apolitique. L’ONG PAARDIC a mis en œuvre opportunités de la migra-
veloppement industriel des activités génératrices des revenus (AGR) tion sur les communautés
(ONG PAARDIC). communautaires en vue de l’insertion so- rurales.
cio-économique des migrants retournés dans • Réinsertion des migrants de
la région du Littoral-Cameroun. retour dans le secteur du
développement rural.
En complémentarité, l’identification des participants de la Route a été effectuée par le biais de nomi-
nations initiales par les bureaux pays de la FAO dans la sous-région de l’Afrique Centrale. Le profil des
participants pour cette Route a compris des jeunes entrepreneurs, des fonctionnaires des gouverne-
ments et du personnel de la FAO dans les pays.
3
b) Phase de capitalisation d’expériences: Un >> L’exercice «Café du Monde » pour échanger et
processus de capitalisation d’expériences a réfléchir collectivement sur la création d’emploi
été réalisé sur le terrain avec chaque initiative pour les jeunes ruraux dans des contextes de
sélectionnée comme cas hôte de la Route. Lors migration et l’expérience par pays de chaque
des ateliers de capitalisation, les connaissances participant.
appliquées par les expériences élues ont été
reconnues, rendues visibles et valorisées. En >> Les présentations des cas hôtes et visites de
plus de l’aide apportée à chaque initiative terrain pour introduire les objectifs d’appren-
pour organiser ses connaissances et bonnes tissage, échanger avec les équipes des projets,
pratiques, des outils pédagogiques ont été les jeunes locaux et partenaires des initiatives.
proposés pour faciliter le transfert des innova-
tions et des leçons apprises aux participants >> Des ateliers d’analyse de cas pour une réflexion
de la Route. critique et collective autour des expériences
visitées, pour identifier les bonnes pratiques,
c) Phase d’exécution: La Route d’Apprentissage défis et innovations, en contribuant à la dis-
s’est déroulée au Cameroun du 3 au 12 No- cussion avec les leçons et les enseignements
vembre 2019, et a compté avec l’engagement tirés de leur vécu et expérience.
de 22 participants provenant de huit pays de
l’Afrique Centrale: la Guinée Equatoriale, le Ga- >> Les ateliers de plans d’innovation pour l’iden-
bon, la République Centre-Africaine, le Congo, tification et la formulation d’un projet pilote
la République Démocratique du Congo, Sao afin de répliquer une des bonnes pratiques
Tomé et Principe, le Tchad et le Cameroun. apprises.
Parmi les participants, 7 femmes et 15 hommes,
d) Phase de suivi des plans d’innovation. En tant
avec entre autre des représentants de la FAO,
que produit final de la Route, les participants
des membres des gouvernements, des repré-
par équipe pays ont élaboré 7 Plans d’Inno-
sentants d’organisations de producteurs et des
vation, qui ont reçu des commentaires et des
jeunes entrepreneurs.
suggestions de la part de l’équipe de la Route.
Au niveau méthodologique, la Route a été organi-
sée comme un cycle d’apprentissage autour de la
valorisation d’innovations et d’expériences locales
©FAO/Yannick
mises en place pour promouvoir l’intégration so-
cioéconomique des jeunes ruraux. Les activités
développées pour créer et faciliter un environ-
nement propice à l’apprentissage, l’échange et le
partage, ont été:
4
3. Déroulement de la Route
Jour 2. Lundi 4 novembre Par la suite, le Coordonnateur du Programme PA-
RI-JEDI M. Anselme Epoko Epoko, le Coordonnateur
Cette journée a marqué le début effectif des activités du Programme PCP-AFOP M. Pierre Blaise Ango et le
avec l’ouverture officielle de la Route d’Appren- Coordonnateur de l’ONG PAARDIC M. René Kouya
tissage à Yaoundé en présence du Représentant ont intervenu pour leurs mots introductifs. L’équipe
de la FAO au Cameroun Dr. Athman Mravili, du de Procasur, par la voix de la Coordonnatrice pour
représentant du Ministère des Relations extérieures l’Afrique Centrale, Mme. Séraphine Hawa, a pro-
(MINREX) M. Marc Antoine Batha, du représentant noncé le mot de bienvenue et exposé les grandes
de l’Organisation Internationale pour les Migrations articulations de la Route d’Apprentissage. Ensuite,
(OIM) Dr. Boubacar Seybou et du représentant du Mme. Janetta Carlucci du Bureau Régional pour
Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique l’Afrique de la FAO a insisté sur le contexte de cette
(MINJEC) M. Alphonse Tankeng. initiative comme une expérience de formation en
faveur du développement rural. Afin de clôturer
De leurs interventions, il est ressorti que la migration cette première phase de solennité, Mme. Maria José
n’est pas un phénomène nouveau. La majorité des Araya, Coordinatrice Méthodologique du Bureau
migrants sont issus des zones rurales, motivés par siège de Procasur au Chili, a présenté les objectifs
le chômage et le manque d’attrait d’une agriculture d’apprentissage, les cas hôtes et les dynamiques
peu productive. La FAO a réitéré son engagement pour le partage d’expériences.
à rechercher des solutions durables et à exploiter
le potentiel des migrations pour le développement Par la suite, un panel de discussion, modéré par M.
agricole et rural, créant des conditions nécessaires Yves Tsala, Coordonnateur Technique de la Route
pour que la migration soit un choix, pas une néces- d’Apprentissage, à souligné certaines caractéristiques
sité. Ensuite, le représentant du MINREX a déclaré de la migration au Cameroun et les alternatives
officiellement ouverte la Route d’Apprentissage. pouvant stimuler l’emploi et l’entrepreneuriat des
©FAO/Yannick
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©FAO/Yannick
jeunes et décourager la migration irrégulière. Ce participant sur le sujet de l’emploi et l’entreprena-
panel a compté avec la présence de M. François riat dans des contextes de migration. A cet effet
Niyoyita de l’OIM, M. Jackson Nemande Fondateur 4 groupes d’échanges ont été formés.
de ô Pays Human Migrant, M. Nestor Ngouambe
représentant pays de Young Professionals for En général, il a été constaté que dans tous les
Agricultural Development (YPARD) au Cameroun, contextes nationaux, la migration des jeunes entraîne
et M. Rahman Bidima jeune migrant retourné et un vieillissement de la population dans les zones
entrepreneur agricole. La discussion a monté les rurales et une féminisation de la main-d’œuvre, ce
défis liés à la création d’initiatives pour les jeunes qui à un impact négatif sur la sécurité alimentaire. Il
migrants dans les zones rurales et le secteur agri- a également été noté que l’appui du secteur public
cole. Parmi ceux-ci figurent le manque de soutien à la création d’emplois pour les jeunes est encore
familial, la nécessité de moderniser les processus faible et que les institutions financières n’offrent pas
agricoles, l’amélioration de l’infrastructure des de services spécifiques adaptés aux conditions et
services, des transports et de la connectivité. Les aux réalités de la jeunesse rurale.
intervenants ont également débattu sur l’importance
des processus de mentorat et business coaching Jour 3. Mardi 5 novembre
pour soutenir les étapes de développement des
Cette journée a commencé par la restitution en
entreprenariats des jeunes. En outre, M. Bidima a
plénière des travaux de groupes de travail formés
partagé son expérience comme champion local,
dans le cadre de l’exercice «Café du Monde». Après,
ayant trois tentatives de migration ratées avant de
une brève introduction a été faite par le Coordon-
se convertir avec succès en entrepreneur agricole.
nateur Technique de la Route d’Apprentissage par
La deuxième partie de la journée a été consacrée rapport au étude de cas Nº 1 le PARI-JEDI. Ensuite, M.
à l’exercice «Café du Monde» facilité par Procasur Anselme Epoko Epoko, le Coordonnateur National
et YPARD pour partager les expériences de chaque du PARI-JEDI a pris la parole et a signalé qu’étant un
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instrument d’accompagnement, la stratégie d’inter- Conseillère d’Insertion à disposition de l’OIM qui
vention du PARI-JEDI cible tout jeune camerounais a mentionné les mécanismes d’appui à la mise en
de la diaspora porteur de projets professionnels œuvre des plans d’affaires pour les jeunes.
ou entrepreneuriaux, désirant retourner et s’installer
au Cameroun, ainsi que tout camerounais de la Pour la deuxième partie de la journée, la Route
diaspora désirant contribuer au développement s’est déplacée au quartier Lada dans la périphérie
économique du pays. M. Epoko a ensuite détaillé de Yaoundé pour visiter l’expérience d’un groupe
le processus d’accompagnement du PARI-JEDI qui de trois migrants retournés, bénéficiaires de l’appui
en plus de favoriser la création d’activités généra- financier de l’OIM. Ces jeunes ont mis en place une
trices de revenus (AGR), permet à la diaspora de initiative conjointe pour l’installation d’une ferme
se mobiliser pour le développement de la nation avicole de poulets de chair. Durant la visite, les
au travers de la promotion de l’entrepreneuriat, participants ont pu être édifiés par les témoignages
l’encadrement des jeunes demandeurs d’emploi enrichissants de chacun de ces trois migrants retour-
et autres types de contributions. Par la suite, une nés. Ces récits ont dévoilé les risques et la réalité
présentation pratique du fonctionnement et de auxquels sont confrontés les migrants irréguliers
l’importance de la plateforme online de l’Ob- tout au long de la route migratoire, mais aussi les
servatoire National de la Jeunesse (ONJ) a été opportunités de réussite locale qui existent dans
faite. Les activités de la matinée ont été clôturées le secteur agropastoral: «J’aimerais que mes amis
par l’intervention de la Cheffe de Département puissent comprendre que l’on peut vivre décem-
Migration Irrégulière du PARI-JEDI qui a présenté ment de l’agriculture», déclara un d’eux.
les partenaires stratégiques du programme et la
©FAO/Yannick
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Jour 4. Mercredi 6 novembre
©FAO/Yannick
jeunes pour la mise en place de leurs projets pro-
ductifs et le système de gouvernance développé
pour garantir l’ancrage territorial et l’implication
des acteurs locaux.
Cette journée a débuté avec un atelier d’analyse Ensuite, M. Mbock a exposé le processus de for-
du étude de cas Nº 1 PARI-JEDI, pour lequel les par- mation qui s’organise à l’ETA suivant l’approche du
ticipants ont été répartis en groupes de réflexion Programme PCP-AFOP et a guidé une visite des
qui avaient comme objectif d’identifier les bonnes installations de l’École. Sur ce point, les participants
pratiques, les défis, les leçons apprises et de faire ont été particulièrement intéressés par la diversité
des recommandations à l’expérience. Par la suite, variétale observée dans la parcelle de démonstration
l’idée du Plan d’Innovation (PI) et le processus de de bananier plantain. De retour en salle, les jeunes
mise à échelle des bonnes pratiques apprises au entrepreneurs Mlle. Carole Blanche Djakam, pro-
long de la Route a été expliqué, suivi de la présen- ductrice de jus naturels et Clovis Dazem producteur
tation du canevas du PI. Après cette présentation, d’ananas, ont partagé leurs expériences tout en
les participants de la Route se sont déplacés sur racontant leurs situations avant, pendant et après
Douala. Dans le bus, les participants ont écouté avoir suivi le cours de formation. Particulièrement,
l’expérience entrepreneuriale du jeune camerounais Mlle. Carole Blanche déclara: «Ici à l’école j’ai appris
Sophony Zelap Ze, bénéficiaire du Programme de à écouter et à vivre en communauté. J’ai compris
Promotion de l’Entreprenariat Agropatoral (PEA- que l’agriculture est une science, j’ai acquise des
Jeunes) qui, lui, s’est spécialisé dans l’élevage des nouvelles aptitudes et méthodes à l’exemple du
poulets de chair. système de production avec association».
8
Ensuite, M. Moni Eboue, Maître de stage a également particulièrement apprécié les produits dégustés et
partagé ses acquis, ses difficultés, ses avantages et la journée à été clôturée par le déplacement vers
ses ambitions comme référent du Programme. Les Edéa et l’installation à l’Hostellerie de La Sanaga.
participants ont aussi eu l’opportunité d’apprécier
les résultats de la production de fruits de Ndoube Jour 7. Samedi 9 novembre
Ehade qui a fait une exposition sur le site de l’ETA.
Ensuite, les participants de la Route se sont déplacés Cette journée a commencé par l’analyse du étude
pour la ferme du jeune Mathurin Tchang Hendou, de cas PCP-AFOP. Pour cela, les participants ont
qui a présenté son dispositif d’élevage avec 3500 formé des groupes d’échanges et présenté les
poulets de chair. Suite à cette descente, une grande résultats de leurs analyses en plénière. Après cet
session d’échanges a permis aux participants de atelier, a eu lieu la présentation du troisième étude
poser des questions et donner des recommanda- de cas sur l’expérience de l’ONG PAARDIC. À cet
tions aux jeunes champions entrepreneurs. égard, M. René Kouya le coordonnateur de l’ONG
PAARDIC a expliqué l’approche de travail axé sur
De retour à Douala, les participants ont également la mise en place des solutions endogènes avec
visité l’entreprise de Mlle. Carelle Teuwa, jeune in- les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD).
génieur mécanicienne incubée par le Programme Ensuite, il a partagé leur expérience par rapport
de Promotion de l’Entreprenariat Agropastoral des à la création d’activités génératrices de revenus
Jeunes (PEA-Jeunes), qui produit des jus de fruits pour l’insertion socio-économique des jeunes
de diverses saveurs et est passée en deux ans retournés en partenariat avec l’OIM. À partir des
d’un (1) employé à dix (10). Les participants ont témoignages de deux jeunes migrants formés par
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l’ONG PAARDIC, les participants ont pu identifier Par la suite, les participants ont présenté la première
les défis et facteurs clés à tenir en compte pour version de leurs Plans d’Innovation4 et quelques
appuyer l’insertion socio-économique des jeunes commentaires préliminaires ont été partagés. En
retournés. Vers l’après midi, les participants ont tra- tant que produits finaux de la Route d’Appren-
vaillé par groupe pays sur leurs Plans d’Innovation. tissage, il est important de souligner que 7 Plans
d’Innovation développés par les participants par
Jour 8. Dimanche 10 novembre équipe pays constituent des propositions d’action
concrètes visant à répliquer les bonnes pratiques
Cette journée à démarré avec l’atelier d’analyse du et les innovations apprises au cours de cette ini-
étude de cas de l’ONG PAARDIC. Ensuite, les parti- tiative d’échange.
cipants ont pris la route de retour sur Yaoundé. La
soirée a été clôturée par un dîner de camaraderie. Après une évaluation générale de la Route a été
faite par chaque participant. Les résultats des éva-
Jour 9. Lundi 11 novembre luations ont été positifs, le 86% des participants
ont jugé excellente (20%) et bonne (66%) l’atteinte
Cette journée de clôture a commencé par une
des objectifs de la Route et le 84% d’entre eux ont
brève présentation de Bebel Nguepi de l’équipe
jugé excellente (49%) et bonne (35%) la facilitation
Procasur sur un modèle de création d’emploi en
faite par l’équipe Procasur. Les participants ont
milieu rural pour les jeunes, basé sur des petites
également apprécié la sélection des études de cas
formations ciblées en multiplication de semences
comme prestataires de services de connaissances.
au Cameroun3. Ensuite le Coordonnateur Technique
L’activité a été clôturée avec une photo de groupe.
de la Route, M. Yves Tsala a revu les objectifs d’ap-
prentissage et partagé les conclusions spécifiques
pour chacune des expériences apprises, ainsi que
les conclusions générales de la Route.
4
La version finale des Plans d’Innovation doit être remise à
3
[Link] l’équipe de la Route vers le 15 décembre 2019.
10
4. Analyse des études de cas
Au cours de la Route d’Apprentissage des ateliers est une plateforme numérique qui agit en tant
d’analyse des études de cas ont été menés en qu’intermédiaire entre les jeunes et les structures
groupes pour faire ressortir les bonnes pratiques, les gouvernementales. Cette plateforme d’information
défis, les leçons apprises et les recommandations rapproche les jeunes des opportunités offertes
de chaque expérience. Cette section présente une par le gouvernement en même temps qu’elle ce
brève description de chaque étude de cas ainsi dernier sur les aspirations et les besoins réels de
que les principaux enseignements et discussions la jeunesse. Dans la pratique, l’ONJ est matérialisé
qui ont été tirés par les participants. par un site internet5.
4.1 Étude de cas n° 1: programme d’aide L’inclusion au programme (PARI-JEDI) est adossée
au retour et à l’insertion des jeunes de la à un programme de formation sur le réarmement
civique et moral préalablement effectué par
diaspora (PARI-JEDI)
l’Agence du Service Civique National de Partici-
Le PARI-JEDI est un mécanisme de mobilisation pation au Développement (ASCNPD). À l’issue du
des jeunes camerounais de la diaspora en vue de réarmement moral (qui peut être fait en présentiel
leur retour et leur insertion socio-économique. ou à distance), les jeunes bénéficiaires suivent des
Le PARI-JEDI est sous tutelle du Ministère de la formations entrepreneuriales, managériales et
Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC) et techniques dans les Centres Multifonctionnels de
encourage la jeune diaspora camerounaise qui Promotion des Jeunes (CMPJ). Lesdites formations
porte de véritables projets professionnels ou qui sont faites en alternance au CMPJ et dans les centres
souhaitent s’installer en tant qu’entrepreneurs, y de ressources des Organisations Intermédiaires (OI)
compris dans le secteur agricole. et sont ponctuées des travaux d’intérêt général.
Pendant ces formations, les jeunes assistés des
Le point de départ du processus est l’inscription à
l’Observatoire National de la Jeunesse (ONJ). L’ONJ 5
Disponible à: [Link]
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©FAO/Yannick
Conseillers en Insertion (CI) et des OI, élaborent les stratégiques à mobiliser pour contribuer aux
plans d’affaires qui seront soumis au financement processus de développement, tout en cher-
du Fonds National d’Insertion Jeunes (FONIJ). chant de tirer parti du potentiel des jeunes
porteurs de projets;
Le financement des projets des jeunes bénéficiaires
opère suivant trois mécanismes pour les projets >> Le développement des campagnes de commu-
individuels ou en groupe (société coopérative, nication, de sensibilisation, de prévention sur
GIC, GIE, etc.) et les financements peuvent être les dangers de la migration irrégulière orientées
implémentés comme appui aux projets des jeunes, vers les migrants potentiels et la présentation
tout en respectant l’approche genre. Il s’agit des des opportunités de migration légale;
subventions (ou crédits non remboursables), des
crédits remboursables à taux bonifié et des crédits >> L’utilisation d’une stratégie innovante pour
remboursables à faible taux. enrôler la diaspora parmi la création d’une
plateforme numérique disponible sur internet;
a. Les bonnes pratiques du programme PARI-JEDI
>> Le réarmement moral organisé en direction
>> Le PARI-JEDI représente une expérience inno- des jeunes de la diaspora qui s’enregistrent
vante puisque c’est un programme qui cible sur la plateforme;
les jeunes de la diaspora comme acteurs
©FAO/Yannick
12
>> L’accompagnement de ces jeunes à la >> Nouer des partenariats avec les associations
conception de leur business plan et l’accès de diaspora et d’autres organisations sur les
au financement par le FONIJ; questions de la sensibilisation, la réintégration
et la formation des jeunes;
>> L’accompagnement dans la réinsertion et la
réintégration des migrants de retour de France >> Impliquer le secteur privé dans le financement
à travers la collaboration avec l’OIM et l’Office des activités de formation et la création d’ac-
Français de l’Intégration et l’Insertion (OFII). tivités génératrices de revenues;
b. Les défis du cas PARI-JEDI >> Etablir des liens de collaboration avec la FAO
notamment dans les programmes de réinté-
>> Consolider les connaissances par rapport au gration des migrants dans le secteur agricole.
profil des jeunes de la diaspora camerounaise;
Comme conclusion on peut retenir que le PARI-JEDI
>> Continuer à impliquer les jeunes de la diaspora est un mécanisme gouvernemental innovant qui
et promouvoir des modèles de réussite entre a pour objectif d’amener la diaspora à contribuer
les potentiels entrepreneurs; au développement local en s’appuyant sur un
dispositif original pour enregistrer les migrants et
>> Assurer le suivi et la réintégration des migrants leurs volontés. Bien qu’il s’agisse d’un programme
de retour et empêcher leur ré-émigration qui n’existe que depuis trois ans, il est important
irrégulière; de capitaliser sur ses résultats car il représente la
première expérience au niveau national visant à
>> Assurer les ressources pour la pérennité du
travailler spécifiquement avec les jeunes de la
programme.
diaspora. En tant qu’initiative du secteur public,
c. Les leçons apprises c’est aussi une bonne référence pour sensibiliser
les autorités de chaque pays à l’importance de
>> L’existence d’un mécanisme gouvernemental créer des opportunités liées à la migration et aux
d’incitation à la participation de la diaspora; possibilités d’entreprendre.
>> La stratégie de mise en place d’une plateforme Cette expérience permet aux participants de ré-
d’enregistrement des jeunes en général et fléchir sur la situation de la diaspora dans le cadre
des jeunes de la diaspora en particulier, ce de leurs propres pays et les besoins communs en
qu’offre aussi la possibilité de constituer une termes de générer des informations pour carac-
base de données avec les besoins des cibles; tériser la diaspora, connaître son profil, identifier
ses contributions et ses défis potentiels.
>> L’existence des difficultés pour convaincre
les migrants de retour à investir dans leurs Également, il est intéressant de remarquer sa stra-
régions d’origine lorsqu’elles se situent en de- tégie de création d’une plateforme numérique
hors des capitales politiques et économiques, permettant aux jeunes de la diaspora de connaître
et particulièrement dans le secteur rural. les possibilités d’entrepreneuriat offertes par le
secteur public et d’établir des réseaux de collabo-
d. Les principales recommandations ration. Comme défi, il faut retenir le faible intérêt
manifesté par les jeunes de la diaspora à établir des
>> Le développement d’études pour cartogra- liens avec les initiatives de développement rural
phier la diaspora afin de mener des actions et, en particulier, avec le secteur agricole.
spécifiques pour stimuler leur engagement
comme acteurs du développement;
13
4.2 Étude de cas Nº 2: le programme d’ap- Pendant la formation, le jeune apprenant est ac-
pui à la rénovation et au développement compagné à l’élaboration de son projet productif
d’installation. Ce projet intègre les réalités de
de la formation professionnelle dans les
l’environnement économique, professionnel et
secteurs de l’agriculture, de l’élevage et social du territoire d’accueil du jeune et s’inscrit
de la pêche – phase de consolidation et dans une perspective de viabilité, de progression
de pérennisation (PCP-AFOP) et d’amélioration de la compétitivité économique,
tout en tenant compte des enjeux de la société et
Le Programme PCP-AFOP a pour finalité de contribuer du développement durable.
à l’emploi des jeunes et à la croissance inclusive
et durable des territoires ruraux au Cameroun. De Une fois le projet validé, le porteur de projet,
manière spécifique, le programme vise à pérenni- bénéficie d’un appui financier et de plusieurs
ser le dispositif rénové de formation et d’insertion accompagnements: l’accompagnement tech-
professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, nique, à la gestion, l’accompagnement financier,
de l’élevage et de la pêche. l’intermédiation et à la mise en marché. Tous ces
accompagnements ont une durée de deux ans
Dès sa conception en 2008, le Programme PCP-AFOP et sont assurés par un Conseiller en Insertion (CI).
est centré à mettre en place au niveau national un
processus de rénovation des dispositifs de formation De même, dans le cadre du Programme PCP-AFOP
publique et privée selon une approche territoriale pour effectuer le processus de rénovation du dis-
de formation et d’insertion professionnelle pour positif de la formation professionnelle, un système
les jeunes. de gouvernance a été mis en place pour garantir
l’ancrage territorial, adapter les formations au
La mise en œuvre des activités de formation et contexte local et mobiliser les acteurs du territoire.
d’insertion socioprofessionnelle des jeunes se La mise en place de ce système de gouvernance
réalise au niveau des structures de formation telles est aussi stratégique pour assurer la pérennisation
que les centres (qui s’occupent de la formation des acquis du dispositif rénové de formation et
initiale des jeunes en situation post primaire et de d’insertion, favorisant la participation et engage-
la formation continue des producteurs en activi- ment des acteurs du territoire qui doivent être
té) et les écoles (qui s’occupent de la formation sur le long terme les responsables des fonctions
initiale des jeunes issus du secondaire). Les cibles organisationnelles, fonctionnelles et financières
du Programme sont les jeunes entre 18 et 35 ans du dispositif.
de tout le pays, ayant comme ambition/motivation
le développement d’une activité dans le secteur a. Les bonnes pratiques du programme PCP-AFOP
agropastoral et halieutique.
>> Développement d’un dispositif complet de
La formation dans les centres et écoles rénovés par formation professionnelle et accompagne-
le Programme PCP-AFOP dure 2 ans et le principe ment socioprofessionnelle des jeunes, qui
de la formation repose sur une alternance entre la intègre le renforcement initial des capacités,
pratique (faire) et la théorie (comprendre). Le volet l’accompagnement à l’élaboration d’un projet
théorique se passe au centre (cours théoriques d’insertion socio-économique et un processus
dispensés par des moniteurs) et le volet pratique de suivi et formation continue;
se passe chez un agriculteur référent (pour les
apprenants aux centres) ou chez un maître de >> Modèle de formation par alternance attrac-
stage (pour les apprenants à l’école). Les familles tif pour les jeunes. Le principe de formation
jouent aussi un rôle important de soutien au jeune pendant 2 ans repose sur une alternance entre
pendant sa formation. le milieu socioprofessionnel (les référents et
14
la famille ou maîtres de stage) et le centre/ >> Aménagement des centres et écoles de forma-
école. Ce montage favorise l’apprentissage par tion qui permet d’améliorer les conditions de
la pratique ou «savoir-faire» en complément formation et le cadre de vie dans les structures
avec la théorie; de formation sous rénovation.
>> Mise en place d’un système de gouvernance b. Les défis du cas PCP-AFOP
favorable à l’implication des acteurs locaux
parmi leur participation au comité de gestion/ >> Réduire le temps entre la finalisation de la
administration. Ce système de gouvernance formation et la mise à disposition des fonds
qui permet la participation et le dialogue avec pour le démarrage des projets d’insertion so-
les acteurs territoriaux, devient un support cioprofessionnelle pour assurer la continuité
clé pour assurer l’intégration des jeunes dans entre le processus d’apprentissage et la mise en
leur milieu; œuvre des projets d’entreprenariat des jeunes;
>> Dispositif de formation qui intègre les jeunes >> Développer des mécanismes pour favoriser
peu scolarisés (post primaire) et les plus scolari- une participation accrue des jeunes femmes,
sés (secondaires), stimulant l’auto-emploi et les tout en créant des appuis spécifiques pour
emplois salariés selon métiers agropastoraux; prendre en compte les situations des jeunes
femmes mères;
>> L’implication des référents/maîtres de stage
dans le dispositif de formation et d’accompa- >> Appuyer les jeunes pour assurer leur accès
gnement des apprenants comme modèles de au foncier. L’accès au foncier reste l’une des
réussite. Chez les référents/maître de stage les plus grandes difficultés rencontrées par les
jeunes apprennent les aspects pratiques liés jeunes dans le développement de leurs pro-
au développement du métier à la fois qu’ils jets d’insertion. Pour cela, c’est important de
connaissent et échangent avec des «modèles développer des stratégies spécifiques pour
de réussite expérimentés» qui les inspirent et faciliter leurs accès à la terre, impliquant les
motivent dans leur propre parcours d’entre- acteurs du territoire dans un cadre de dialogue;
preneurs;
>> Renforcer le lien entre les jeunes formés et
les institutions de micro finances. Les liens
entre les jeunes et les institutions financières
sont encore faibles. Un travail de sensibilisation
doit être fait auprès de ces institutions afin
qu’elles puissent développer et offrir des pro-
duits adaptés et pertinents (crédits, épargne,
assurance) pour les besoins et les contextes
des jeunes exploitants/entrepreneurs;
15
>> Adapter les contenus de formation aux évo- >> Une formation adéquate au niveau initial pour
lutions du secteur agropastoral, et favoriser acquérir les compétences nécessaires du mé-
la recherche appliquée pour des innovations tier et s’engager à développer l’activité, et de
et une meilleure productivité. façon complémentaire une formation continue
pour renforcer les capacités pendant la mise
c. Les leçons apprises en place des activités du projet.
16
4.3 Étude de cas Nº 3: le programme d’ap- mière expérience menée par l’OIM dans le pays
pui aux actions rurales de développement pour travailler avec les jeunes migrants retournés,
représentant une initiative pionnière, pilote et
industriel (ONG PAARDIC)
novatrice. Le Projet visait comme objectif global
L’ONG PAARDIC est une Organisation Non Gouver- à faciliter des opportunités d’insertion socioéco-
nementale à base communautaire et apolitique. Au nomique aux migrants retournés au Cameroun à
cours de leur trajectoire, l’ONG PAARDIC a utilisé travers le financement des projets générateurs de
divers outils pour l’accompagnement des com- revenus directs à caractère communautaire. Pour
munautés locales parmi lesquels, des diagnostics parvenir à cet objectif global, les bénéficiaires
participatifs et de planification territoriale, des dia- directs du projet ont été 300 migrants retournés
gnostics institutionnels au niveau communal, ainsi de façon volontaire au Cameroun et identifiés par
que l’élaboration et accompagnement des Plans l’OIM dans leurs parcours migratoires.
Communaux de Développement (PCD) et la mise
Au cours de leur formation, les jeunes bénéficiaires
en œuvre des solutions endogènes.
ont été encouragés à envisager la conception des
Néanmoins, c’est seulement depuis l’année 2017 micros projets pour mettre en place leurs propres
que l’ONG PAARDIC est appelé pour la première plantations et créer des «Groupements d’Intérêts
fois à travailler sur la thématique de la migration, les Communs» (GIC). Dans le cadre des leurs activités,
jeunes et la création d’alternatives entrepreneuriales l’ONG PAARDIC a mené un accompagnement de
dans le cadre du «Projet de mise en œuvre d’AGR proximité avec les jeunes à travers des visites et
communautaires en vue de l’insertion socioéco- entretiens réguliers, l’établissement des processus
nomique des migrants retournés dans la Région de communication et des appels téléphoniques.
du Littoral» mis en œuvre par l’OIM et financé par Cependant, au terme du projet les jeunes bé-
l’Union Européenne (U.E.). Ce projet a été la pre- néficiaires n’ont pas eu la possibilité de recevoir
©FAO/Yannick
17
un appui financier pour réaliser leurs initiatives >> Compréhension aiguë sur la situation des
entrepreneuriales dans le domaine agricole, ce jeunes migrants, l’identification des facteurs
qui a perturbé la concrétisation de leurs initiatives. qui favorisent et empêchent la migration des
jeunes, tout en proposant des recommanda-
A partir de ces expériences, l’ONG PAARDIC a pu tions pour améliorer les stratégies d’insertion
tirer une série d’apprentissages liés à une meilleure socio-économique des jeunes en assurant une
compréhension de la situation de jeunes migrants, réintégration durable.
l’identification des facteurs qui favorisent et em-
pêchent la migration des jeunes, tout en proposant b. Les défis de l’ONG PAARDIC
des recommandations pour améliorer les straté-
gies d’insertion socio-économique des jeunes en >> Assurer une stratégie pour le suivi technique
assurant une réintégration durable. et financier des projets des jeunes afin de
garantir une réintégration durable des jeunes
Par la suite, vers l’année 2018 une recherche sur retournés tout en favorisant des partenariats
la «Cartographie et profil socioéconomique des avec des centres de formation pour le renfor-
communautés de retour au Cameroun» a été me- cement de capacités spécifiques;
née. L’objectif de cette recherche était de mieux
comprendre le contexte des communautés de >> Sensibiliser les communautés d’origine ou
retour – afin de formuler des recommandations hôtes pour changer la perception négative
au niveau communautaire et national. autour des migrants de retour afin de faciliter
leur réintégration sociale, économique et psy-
En 2019, l’ONG PAARDIC a bénéficié d’une nouvelle chosociale au sein des communautés;
collaboration dans le cadre de l’initiative pour la
protection et la réintégration des migrants au Ca- >> Développer le volet de soutien psychosocial à
meroun, mise en place conjointement par l’OIM long terme dans les projets destinés aux jeunes
et le Fonds Fiduciaire d’Urgence pour l’Afrique de retournés afin qu’ils/elles puissent surmonter
l’Union Européenne (FFUE) et financée par l’U.E. Ce les lourds troubles psychologiques accumulés
projet est mis en œuvre dans 14 pays de l’Afrique lors de l’expérience migratoire;
et cible les jeunes migrants qui volontairement ont
pris le retour vers leur pays d’origine. >> Améliorer la synergie entre la société civile,
les organisations non gouvernementales et
À partir de l’analyse de l’expérience de l’ONG PAAR- les acteurs institutionnels pour une meilleure
DIC par les participants à la Route, les informations coordination des actions de réintégration des
et leçons suivantes ont été retenues migrants de retour.
>> Développement d’une approche pour la mise en >> Participation d’une organisation non gou-
place des solutions endogènes avec ancrage vernementale dans l’accompagnement des
territorial parmi l’implication des Collectivités communautés locales aux processus de
Territoriales Décentralisées; développement rural et aide à la réinsertion
et réintégration des migrants;
>> Comme organisation de la société civile, l’ONG
PAARDIC devient une organisation pionnière >> L’ONG PAARDIC a pu identifier une sé-
dans le pays engagé dans la réintégration rie de recommandations pour mettre en
des migrants de retour; place des initiatives et des projets visant la
promotion de l’emploi et de l’entreprenariat
18
des jeunes retournés: prise en compte des En conclusion, l’ONG PAARDIC représente une
aspects psychosociaux, renforcer le système expérience pionnière de la société civile pour
institutionnel d’accueil, développement appuyer la réintégration des migrants de retour.
d’approches participatives pour la réinsertion Entre les recommandations qui ressortent de cette
des migrants, développer des stratégies pour étude de cas pour les participants, figurent la né-
cibler les jeunes femmes, inclure l’éducation cessité d’envisager l’appui au réarmement moral
financière, appuyer la mise en réseau et la des jeunes migrants dans le cadre des processus
sensibilisation des collectivités territoriales de renforcement des capacités et l’importance
décentralisées. de compter avec des structure d’accueils institu-
tionnelles qui puissent agir pour le soulagement
d. Les recommandations des migrants.
>> Assurer la prise en charge psychosociale Cette expérience permet également de réfléchir
et l’appui financier pour les jeunes migrants sur le rôle que la société civile peut jouer pour sen-
retournés formés dans le cadre du premier sibiliser les communautés locales afin de qu’elles
projet avec l’OIM l’année 2017; puissent considérer la création d’emploi pour les
jeunes et l’accès à la terre, comme éléments prio-
>> Renforcer les stratégies pour mieux réussir la ritaires à inclure dans les plans de développement
réinsertion de migrants de retour et dévelop- territorial.
per des stratégies de sensibilisation avec les
communautés d’origine/accueil.
©FAO/Yannick
19
5. Recommendations pour la mise en oeuvre de la
Route d’Apprentissage
La Route d’Apprentissage au Cameroun a représenté dans le cadre de cette Route d’Apprentissage
une initiative novatrice pour aborder les liens entre ce que peut contribuer à la mise en place des
la migration, la jeunesse et le développement rural. futurs processus d’apprentissage, d’échange
De cette expérience, une série de recommanda- et de renforcement des capacités autour des
tions générales découlent pour la réalisation des domaines thématiques plus spécifiques.
futures Routes d’Apprentissage.
• En ce qui concerne le programme de la Route
• Un premier point, est l’importance de renforcer d’Apprentissage, il est suggéré de considérer
les liens entre les cas hôtes et le bureau pays pour des prochaines initiatives l’inclusion de
de la FAO, afin de bénéficier de son expertise moins études de cas (par exemple deux au
tout au long des différentes étapes de la Route. lieu de trois) et de dédier plus de temps aux
A cet égard, il est suggéré que la FAO puisse discutions entre les participants et à l’échange
continuer en liaison avec les cas hôtes étudiées avec les champions locaux sur le terrain.
©FAO/Yannick
20
6. Communications
Dans le cadre de la Route d’Apprentissage, diffé- Route d’Apprentissage a été diffusée dans les
rents produits de communication ont été conçus médias nationaux7.
pour diffuser les activités, innovations et bonnes
pratiques étudiées. 3. Vidéo de la Route d’Apprentissage: Une
vidéo a été réalisée sur le processus de la
1. Campagne de médias sociaux: Le processus Route d’Apprentissage. Cet enregistrement
et le parcours de la Route d’Apprentissage a audiovisuel présente les caractéristiques de
été diffusé par le biais de publications sur la la Route, les études de cas et les principales
page Facebook de Procasur Afrique6. Dans les leçons apprises par les participants.
publications, les principales activités effectuées
quotidiennement ont été présentées et les 4. Compendium des Études de cas. Un compen-
études de cas visitées ont été mentionnés. dium a été développé avec les 3 études de
Toutes les publications ont été accompagnées cas des expériences hôtes visitées au cours
par des photos de contexte. de la Route d’Apprentissage. Dans chaque
étude de cas il est présenté: le contexte de
2. Communiqué de Presse: Un point de presse l’expérience, les objectifs d’apprentissage,
a eu lieu à Yaoundé lors de la journée d’ou- les enjeux, les bonnes pratiques, les leçons
verture officielle de la Route d’Apprentissage. apprises et les résultats.
Grâce à ce point de presse, l’initiative de la
7
Quotidiens “Le Jour, 6 Novembre, 2019” et “Mutations, 06
6
[Link] Novembre, 2019”.
©FAO/Yannick
21
7. Conclusions
La Route d’Apprentissage a permis aux participants Dans le domaine du renforcement des capacités, il
d’analyser sous différents angles les liens entre la est conclu que les processus de formation devraient
migration, l’emploi des jeunes et le développe- être optimisés à partir d’approches innovantes et
ment rural, étant possible d’extraire une série de pratiques qui favorisent le «savoir faire» ainsi que
conclusions. les échanges entre pairs et avec des référents qui
représentent des modèles de réussite. Ces processus
En ce qui concerne les stratégies d’insertion de formation doivent également inclure une période
socio-économique des jeunes, il est important spécifique d’accompagnement et de suivi de proxi-
d’encourager le développement d’initiatives mité des projets socio-économiques des jeunes.
entrepreneuriales sur l’ensemble de la chaîne
de valeur agricole (production, transformation Un soutien financier devrait être apporté aux jeunes
et commercialisation) ainsi que sur les activités afin qu’ils puissent mettre en œuvre leurs idées
connexes telles que dans le secteur des services entrepreneuriales. Également, un soutien couplé
(transport, commerce, etc). À cet égard, l’un des avec une éducation financière peut doter les jeunes
défis est l’identification des secteurs porteurs d’outils nécessaires pour une bonne gestion des
selon le territoire et le développement d’activités produits et services financiers, permettant d’établir
productives et innovantes. des liens avec les institutions de microfinance.
Un aspect critique à tenir en compte est l’accès à Aussi, il est important de considérer en plus des
la terre pour les jeunes car de sérieuses difficultés gouvernements et des partenaires de dévelop-
persistent pour sécuriser le foncier en leur faveur. pement, le rôle des différents acteurs qui peuvent
Pour cela, il est important de considérer le rôle des avoir une influence sur l’inclusion socio-économique
acteurs territoriaux qui peuvent participer à la mise des jeunes, et de les caractériser selon leurs com-
en œuvre des mécanismes de sécurisation foncière pétences et de leurs contributions potentielles. Il
au niveau communal. De même, des stratégies spé- s’agit particulièrement de la diaspora, du secteur
cifiques devraient être envisagées pour favoriser privé, des institutions de microfinance, des coo-
l’accès à la terre pour les jeunes femmes qui sont pératives de producteurs et des organisations de
confrontées à des obstacles socioculturels qui les la société civile (OSC).
empêchent de posséder des terres.
22
Annexes
a) Agenda Route d’Apprentissage
23
09:30 – 10:00 −− Intervention des partenaires:
›› Programme d’Appui à la rénovation et au développement de la formation
professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche/
Phase Consolidation et de Pérennisation -(PCP-AFOP)
›› Programme d’Aide au Retour et è l’Insertion de jeunes de la Diaspora (PARI-JEDI)
›› Programme d’Appui aux Actions Rurales de Développement Industriel (ONG
PAARDIC)
10:00 – 10:15 −− Pause Café
10:15 – 10:45 −− Introduction de la Route d’Apprentissage de la part de PROCASUR: Déroulement,
méthodologie et objectifs d’apprentissage.
Panel de discussion 10:45 – 12:00 −− Panel de discussion sur les alternatives pour stimuler l’emploi et l’entreprenariat des
jeunes dans des contextes de migration.
12:30 – 13:00 −− Séance Q&R
13:00 – 14:00 −− Déjeuner
Date Titre Heure Activité
Exercice «Café du Monde» 14:00 – 16:00 −− Exercice « Café du Monde » facilité par Procasur et YPARD pour partager les
expériences de chaque participant sur le sujet de l’emploi et l’entreprenariat dans
des contextes de migration (partie I)
16:00 – 16:15 −− Pause Café
16:15 – 18:00 −− Suite Exercice « Café du Monde » (partie II)
19:00 – 20:00 −− Dîner
Mardi 5 Novembre, Présentation Cas 07:30 – 08:30 −− Petit-déjeuner
Yaoundé d’étude Nº1: PARI-JEDI
08:30 – 09:00 −− Introduction du Coordinateur Technique au Étude de cas Nº 1: PARI-JEDI (Révision
d’objectives d’apprentissages)
09:00 – 09:30 −− Présentation générale du PARI-JEDI par l’équipe du Programme
09:30 – 10:30 −− Présentation: dispositif et mécanisme d’intervention du PARI-JEDI
10:30 – 10:45 −− Pause Café
10:45 – 11:15 −− Présentation de la plateforme et mécanisme de collaboration avec l’Observatoire
24
National de la Jeunesse (ONJ)
11:15 – 11:40 −− Présentation des partenaires du PARI-JEDI contre la migration irrégulière dans le cadre
de la sensibilisation, la réintégration, le financement et les collaborations avec les
départements ministériels.
11:40 – 13:00 −− Échange de Q&R
13:00 – 14:00 −− Déjeuner
14:00 – 17:00 −− Visite sur le terrain aux jeunes bénéficiaires de l’OIM en partenariat avec le PARI-JEDI
17:00 – 17:30 −− Clôture de l’activité
19:00 – 20:00 −− Dîner
Mercredi 06 Novembre, Présentation Étude de cas 07:30 – 08:30 −− Petit-déjeuner
Yaoundé Nº2: PCP-AFOP
08:30 – 09:00 −− Introduction du Coordinateur Technique au Étude de cas Nº 2: PCP-AFOP (Révision
des objectifs d’apprentissage)
Date Titre Heure Activité
09:00 – 09:30 −− Présentation AFOP par l’équipe du Programme
09:30– 10:00 −− Présentation des axes stratégiques pour le renouvellement du dispositif de formation
et insertion socioprofessionnelle
10:00 – 10:30 −− Présentation du dispositif de formation du PCP-AFOP
10:30 – 10:45 −− Pause Café
10:45 – 11:30 −− Séance Q&R
11:30 – 12:00 −− Présenter la démarche d’accompagnement des jeunes à l’élaboration d’un projet
système
12:00 – 13:00 −− Séance Q&R
13:00 – 14:00 −− Déjeuner
14:00 – 14:40 −− Présentation du processus d’accompagnement des jeunes formés a l’insertion
socioprofessionnelle
14:40 – 15:15 −− Séance de Q&R
25
15:15 – 16:00 −− Présentation du système de gouvernance partagée favorisant l’insertion socio-
professionnelle des jeunes
16:15 – 16:45 −− Séance de Q&R
16:45 – 17:00 −− Pause Café
17:00 – 17:15 −− Distribution des Plans d’Innovation
19:00 – 20:00 −− Dîner
Jeudi 7 Novembre, Atelier Analyse de Étude 07:30 – 08:30 −− Petit-déjeuner
Yaoundé-Douala de cas Nº 1 et Plans
d’Innovation
08:30 – 10 00 −− Atelier Analyse Étude de cas Nº 1: PARI-JEDI
10:00 – 11:00 −− Atelier Plans d’Innovation
Voyage vers Douala 10:00 – 16:00 −− Déplacement vers Douala (box lunch)
Date Titre Heure Activité
Installation des 16:00 – 17:00 −− Installation des participants à Douala
participants à Douala
19:00 – 20:00 −− Dîner
Vendredi 8 Novembre, Visite de terrain Étude de 06:30 – 07:30 −− Petit-déjeuner
Douala-Edéa cas Nº 2: PCP-AFOP
07:30 – 08:30 −− Déplacement vers Dibonbari
08:30 – 09:00 −− Présentation à Dibonbari selon protocole
09:00 – 10:00 −− Présentation approche de formation PCP-AFOP à l’Ecole et visite des installations
10:00 – 10:15 −− Pause Café
10:15 – 10:40 −− Témoignage des jeunes formés par PCP-AFOP
10:40 – 11:00 −− Séance de Q&R
11:00 – 13:00 −− Visites sur le terrain aux jeunes formés par PCPAFOP
13:00 – 14:00 −− Déjeuner
14:00 – 14:30 −− Séance de Q&R
26
14:20– 14:30 −− Clôture officielle de la visite
Visite des jeunes 14:15 – 17:30 −− Visite a une jeune bénéficiaire du PEA-J à Douala
bénéficiaires du PEA-
17:30 – 18:30 −− Voyage Douala vers Edéa
Jeunes
Installation des 18:30 – 19:00 −− Installation des participants à Edéa
participants à Edéa
19:00 – 20:00 −− Dîner
Samedi 09 Novembre, Atelier Analyse Étude de 07:30 – 08:30 Petit déjeuner
Edéa cas Nº 2: PCP-AFOP
08:30 – 10:00 −− Atelier Analyse Étude de cas Nº 2: PCP-AFOP
Présentation Étude de cas 10:00 – 10:30 −− Introduction du Coordinateur Technique au Étude de cas Nº 3: ONG PAARDIC
Nº 3: PAARDIC (Révision des objectifs d’apprentissage)
10:30 – 10:45 −− Pause Café
Date Titre Heure Activité
10:45 – 11:00 −− Présentation générale ONG PAARDIC
11:00 – 11:30 −− Présentation: Approche participative de travail et mise en œuvre des solutions
endogènes
11:30 – 12:30 −− Présentation: Expérience de l’ONG PAARDIC par rapport aux jeunes retournés et les
activités génératrices de revenus.
12:30 – 13:00 −− Séance Q&R
13:00 – 14:00 −− Déjeuner
14:00 – 14:20 −− Témoignage des jeunes retournés bénéficiaires du projet OIM/ONG PAARDIC
14:20 – 14:40 −− Leçons Apprises
14:40 – 15:40 −− Séance Q&R
15:40 – 16:00 −− Clôture de l’activité
16:00 – 16:15 −− Pause Café
16:15 – 17:30 −− Atelier Plans d’Innovation
27
19:00 – 20:00 −− Dîner
Dimanche 10 Novembre, Atelier Analyse Étude de 07:30 – 08:30 −− Petit-déjeuner
Edéa-Yaoundé cas Nº 3: ONG PAARDIC
08:30 – 10:30 −− Atelier Analyse Étude de cas Nº 3: ONG PAARDIC
10:30 – 10:45 −− Pause café
Voyage vers Yaoundé 10:45 –15:00 −− Voyage vers Yaoundé (box lunch)
15:00 – 16:00 −− Installation des participants à Yaoundé
19:00 –20:00 −− Dîner
Lundi 11 Novembre, Clôture 08:00 – 09:00 −− Petit-déjeuner
Yaoundé
09:00 – 10:00 −− Conclusions générales de la Route
Date Titre Heure Activité
10:00 – 10:15 −− Pause Café
10:15 – 11:00 −− Finalisation Plans d’Innovation
11:00 – 12:30 −− Présentation Plans d’Innovation
12:30 – 13:00 −− Evaluation de la Route par les participants et clôture
13:00 – 14:00 −− Déjeuner
Mardi 12 Novembre, Départ des participants Toute la −− Retour des participants
Yaoundé-Douaal journée
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point focal dans le Nord-Ouest et
le Sud-Ouest
2 Rayna Mathias Houmoussi Cameroun Ministère de la Jeunesse et Sous Directeur de la promotion mraynah@[Link]
de l’Éducation Civique de l’emploi des jeunes
3 Sophony Zelap Ze Cameroun PEA-J Jeune Entrepreneur zsophonie@[Link]
5 Julian Ekiri Nsogo Nsang Guinée Équatorial FAO Chargé de programmes/projets [Link]@[Link]
d’Agriculture
6 Estefania Nguema Guinée Équatorial Ministère de l’Agriculture, Directrice Générale de la estefania.isabel26@[Link]
Isabel Andeme de l’élevage, des forêts et vulgarisation, promotion
de l’Environnement des coopératives et de la
mécanisation agricole
Nº Prénom Nom Pays Institution/Organisation Occupation Mail
7 Jean Daniel Abourou Gabon FAO Professionnel associe Politiques [Link]@[Link]
Ngoua agricoles
8 Emmanuel Obakamba Gabon Confédération Gabonaise Manager obakamba@[Link]
Ombana des Junior Entreprises
9 Carelle Rockia Nkene Ondo Gabon Indigena Food Responsable qualité, Chargé du nkeneocarelle@[Link]
programme consommons local et
service commercial
10 Grace a Dieu Sathe République FAO Chargé de programme Initiative [Link]@[Link]
Centrafricaine Jeunesse
11 Axelle Nadia Madozein République Bangui Business Incubator Directrice axellemad@[Link]
Fatou Centrafricaine
12 Marcial Ganabo République Mamboko Na Mamboko Coordonnateur mganabo75@[Link]
Arcène Centrafricaine
13 Sandra Nganongo République du Coopérative Essengo Jeune Entrepreneuse sandranganongo@[Link]
29
Okaea Congo
14 Luc Joachim Kondji République du Chambre de Commerce, Responsable formation kondji@[Link]
Congo d’industrie, d’agriculture
et des métiers de Pointe-
Noire
15 Junior Nkounkou République du FAO Assistant suivi-évaluation/Point [Link]@[Link]
Bitsoumanou Congo focal employabilité des jeunes
16 Augustin Baharanyi République Direction d’Étude et de Directeur Chef de Services [Link]@[Link]
Murhula Démocratique du Planification
Congo
17 Claudien Iragi Hamuli République Youth Entrepreneurs Coordonnateur iclaudien@[Link]
Démocratique du Corporation
Congo
Nº Prénom Nom Pays Institution/Organisation Occupation Mail
18 Veronique Kpebune République FAO Assistante administrative en [Link]@[Link]
Mangala Démocratique du charge des voyages et Point Focal
Congo Jeunesse FAO RDC
19 Nozelina Fernandes Sao Tomé et ONG Qua Tela Président nozmat27@[Link]
Principe
20 Gloria Solkem Tchad Groupement des Gestion du Programme glorianoyves@[Link]
Arboriculteurs et Éleveurs
21 Valangna Linamamou Tchad Association Agri-Arc-En- Coordinatrice [Link]@[Link]
Benoit Ciel
22 Idriss Outman Tchad Asnawa Directeur Administratif bfilssas@[Link]
Djame
Equipe Route d’Apprentissage
1 Seraphine Hawa Cameroun PROCASUR Coordination Générale shawa@[Link]
2 Yves Tsala Cameroun PROCASUR Coordination technique yvestsala73@[Link]
3 María Araya Chili PROCASUR Coordination méthodologique mjaraya@[Link]
30
4 Bebel Nguepi Cameroun PROCASUR Appui méthodologique bebelnguepi@[Link]
5 Cedric Chamgoue Cameroun PROCASUR Appui Logistique chamgoue2014@[Link]
6 Janetta Carlucci Ghana FAO Consultant Appui aux [Link]@[Link]
Programmes
c) Plans d’Innovation
31
terre pour les jeunes exploitants agricoles.
Guinée Julien Ekiri Nsogo Mécanismes de mise Changer la vision des • Sensibiliser les jeunes sur les métiers agropastoraux
Equatorial Estefania Isabel en œuvre d’initiatives jeunes sur le secteur générateurs de revenus;
Nguema génératrices de revenus agropastoral et encourager
• Renforcer les capacités des jeunes agripreneurs déjà
pour limiter la migration l’intégration de l’agri
installés;
interne des jeunes vivants preneur pour la formation
en milieux ruraux en des champions nationaux. • Sensibiliser (faire le plaidoyer) sur l’importance création/
Guinée Equatoriale. mise en place des mécanismes de financement pour les
agripreneurs;
• Rechercher et mise en oeuvre des mécanismes qui
faciliteraient l’accès à terre pour les jeunes agripreneurs.
Pays Participants Nom du Plan Objectif général Objectifs spécifiques
République Grâce à Dieu Sathe Stimuler l’agrobusiness Promouvoir l’attractivité • Contribuer à l’élaboration d’un cadre normatif incitatif à
Centrafricaine Axelle Madozein pour l’insertion de l’agrobusiness pour l’insertion des jeunes dans l’agrobusiness;
Marcial Ganabo économique des jeunes développer l’emploi des
• Optimiser l’encadrement des jeunes à travers des
en RCA jeunes en milieu rural en
approches innovatrices;
RCA
• Créer un environnement favorable aux projets
d’agrobusiness initiés par les jeunes.
République Junior Bitsouanou Mobilisation du capital Favoriser la contribution du • Sensibiliser les partenaires techniques et financiers sur la
du Congo Luc Kondji KONDJI des jeunes migrants capital humain des jeunes problématique des migrations (endogènes et exogène) des
Sandra Nganongo pour l’employabilité et la migrants congolais locaux jeunes comme alternative et opportunité d’emploi dans le
revitalisation du secteur et de la diaspora pour secteur rural;
agricole et rural en contribuer à la rénovation
• Partager une vision commune concertée sur la
République du Congo du secteur agricole et
problématique avec les différentes parties prenantes;
l’emploi rural des jeunes.
• Fédérer et /mobiliser les avantages comparatifs des parties
prenantes concernées (départements ministériels cibles, des
PTFs, des ONGs) pour un intervention viable et durable en
32
faveur de jeunes migrants congolais;
• Identifier et cartographier les compétences et les
potentialités des jeunes migrants congolais locaux et de la
diaspora;
• Analyser spécifiquement les profils des jeunes pour établir
des liens avec les besoins en ressources humaines de
développement du secteur agropastoral national;
• Constituer une base de données fonctionnelle;
• Développer un plan d’insertion stratégique des ressources
humaines jeunes migrantes;
Pays Participants Nom du Plan Objectif général Objectifs spécifiques
République Augustin Murhula Plan d’Engagement Inciter l’engagement • Mener des plaidoyers auprès du gouvernement et de la
Démocratique Véronique Kpebune Citoyen en Agro-business des jeunes dans diaspora pour l’appui des jeunes en agroalimentaire;
du Congo Claudien Iragi (PECA) l’agrobusiness pour
• Inciter les jeunes à investir dans l’agriculture familiale et dans
améliorer la production et
les infrastructures de base;
la productivité des produits
agroalimentaires. • Faciliter aux jeunes l’accès aux crédits agricoles et finances
d’investissement;
• Accompagner les jeunes dans la création d’entreprises
viables et durables.
Tchad Gloria Solkem Projet de sensibilisation sur Sensibiliser le • Sensibiliser le gouvernement et les partenaires sur la
Benoit Linamamou l’exode rural des jeunes gouvernement et les problématique de la migration (interne) des jeunes ruraux
Idriss Outman pour la mise en place d’un potentiels partenaires en rapport avec le développement des jeunes ruraux dans
programme de formation sur les migrations et la le secteur agropastoral;
des jeunes ruraux dans le formation des jeunes ruraux
• Mobilisation des partenaires techniques et financiers pour
secteur agropastoral. pour le développement du
la réalisation du projet de la formation des jeunes dans le
secteur agropastoral,
secteur agropastoral.
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©FAO/Procasur
ISBN 978-92-5-132219-2
9 789251 322192
CA7777FR/1/03.20