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Introduction à la géologie et minéralogie

La géologie est la science qui étudie la composition, la structure et l'évolution de la Terre, se concentrant sur la minéralogie, la géodynamique et la géologie historique. Elle repose sur le principe d'uniformitarisme, affirmant que les processus géologiques actuels se sont produits de manière similaire dans le passé. Les minéraux, étudiés en minéralogie, sont des corps solides inorganiques, et leur organisation chimique et cristalline est essentielle pour comprendre leur formation et leurs propriétés.

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Introduction à la géologie et minéralogie

La géologie est la science qui étudie la composition, la structure et l'évolution de la Terre, se concentrant sur la minéralogie, la géodynamique et la géologie historique. Elle repose sur le principe d'uniformitarisme, affirmant que les processus géologiques actuels se sont produits de manière similaire dans le passé. Les minéraux, étudiés en minéralogie, sont des corps solides inorganiques, et leur organisation chimique et cristalline est essentielle pour comprendre leur formation et leurs propriétés.

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INTRODUCTION

La géologie au sens strict est la science qui traite de la


composition, de la structure, de l’histoire et de l’évolution des
couches internes et externes de la Terre. Cette étude se fonde
sur l’observation rigoureuse des parties de l’écorce terrestre
accessible à nos observations, ce qui en fait avant tout une
science naturelle. Les études géologiques s’articulent autour de
trois thèmes principaux qui sont :
- La connaissance des matériaux de l’écorce terrestre par le
biais de la minéralogie et de la pétrographie ;
1
- L’analyse des processus qui s’opèrent a la surface et à
l’intérieur de la terre : c’est le champ de la géodynamique,
au sein de laquelle on distingue une géodynamique externe
qui décrit les phénomènes d’érosion et de sédimentation et
une géodynamique interne qui s’attache à l’étude des
processus qui sont à l’origine des reliefs (magmatisme,
tectonique,....).
A chacune de ces catégories se rattachent des branches plus
spécialisées de la géologie comme la sédimentologie (étude
des sédiments et de leurs genèse), la Tectonique (étude des
déformations de l’écorce terrestre), la volcanologie (études des
volcans)… 2
- La détermination de la succession des évènements
enregistrés dans les roches, qui fait l’objet de la géologie
historique. Elle comporte deux volets essentiels : la
stratigraphie qui étudie la succession des couches
rocheuses et des fossiles qu’elles contiennent et la
paléogéographie qui s’efforce de reconstituer les paysages
géographiques qui ont existé aux différentes périodes
géologiques.

3
Le principe de la géologie moderne est le principe de
l'uniformitarisme ou de l'actualisme. Ce principe a été énoncé
au 18ème siècle par James Hutton et reprit au 19ème siècle par
John Playfair. Il stipule que "les processus géologiques qui ont
lieu aujourd'hui sur la Terre, ont probablement eu lieu de la
même façon dans le passé et continueront dans le futur"
autrement dit, "le présent est la clé du passé"

4
La terre est une planète dynamique et cette
dynamique concerne autant l’intérieur que la
surface de la Terre

Géodynamique vient de gê = Terre et de dunamis = force.


Elle met l’accent sur les forces mises en jeu dans les
phénomènes géologiques, lesquelles sont encore
pratiquement inconnues mais peuvent être reconstituées par
l'étude des formations géologiques en présence.

5
Géodynamique interne : s'intéresse à tous les phénomènes
géologiques qui se déroulent en profondeur et qui vont donner
lieu aux roches endogènes (roches magmatiques ou roches
ignées et métamorphiques.

Géodynamique externe : s'intéresse à tous les phénomènes


géologiques qui se déroulent entièrement en surface et qui
vont donner lieu aux roches exogènes (roches
sédimentaires).
QUELQUES GÉNÉRALITÉS SUR LA TERRE

• La terre : une planète dans l’univers et le système solaire


• Les particularités de la terre
• Histoire de la planète terre : naissance, formation du système
solaire, différenciation et évolution de la terre
• Architecture de la terre

7
Coupe géologique du globe terrestre
CHAPITRE I: NOTIONS DE MINERALOGIE

A) Organisation chimique des minéraux

1) Constituants chimiques des minéraux

La minéralogie est la science qui étudie les minéraux.


Un minéral est un corps naturel solide (à l’exception du
mercure) inorganique, physiquement homogène (à
l’exception des défauts du réseau cristallin) avec une
composition qui peut être exprimée par une formule
chimique.
9
A la base de l’organisation du monde minéral se trouve l'atome.

L'atome = un noyau central (protons et neutrons) autour


duquel gravitent les électrons. Toute la masse est concentrée
dans le noyau, les électrons ayant une masse négligeable.

La masse atomique d'un atome est donc donnée par la masse


du noyau, soit le nombre de protons + le nombre de neutrons.
Chaque atome possède un numéro atomique (Z) qui est
donné par le nombre de protons.

10
Atome
Électron

Neutron
Noyau
Proton
Atome Minéral

Comment se fait le passage


de l’atome au minéral ?
Roche

Formation
géologique
Huit éléments qualifiés d’éléments majeurs constituent à eux
seul 98,5% de la masse des roches de la lithosphère. Les
autres sont dits éléments mineurs à cause de leur faible
quantité dans les roches.
Ecorce Oxygè Silici Alumi Fer Calci Sodiu Potas Magné-
ne (O) um -nium (Fe) um m sium sium
(Si) (Al) (Ca) (Na) (K) (Mg)

% en 46,6 27,7 8,1 5 3,6 2,8 2,6 2,1


Poids
% en 93,8 0,8 0,5 0,4 1 1,3 1,8 0,3
volume

Ce tableau et le suivant présentent les mêmes informations. Il est


donc préférable d’opérer un choix
L’oxygène (O) suivi du silicium (Si) sont les plus abondants
dans les roches terrestres. L’oxygène est également très
importante dans la composition des enveloppes externes du
globe que sont l’atmosphère, la biosphère et l’hydrosphère.
L’hydrogène (H) et l’hélium (He) sont des éléments rares au
niveau de l’écorce terrestre mais constituent l’essentiel de la
composition chimique du soleil et d’autres planètes.
2-Organisation en cristaux
●Les liaisons chimiques sont dues aux réarrangements des
électrons de valence des atomes.

● La structure électronique d’un atome est donnée par sa


position dans le tableau périodique.

═> on peut prévoir le type et le nombre des liaisons


chimiques qui sont formés par un atome par sa position
dans le tableau périodique.
16
a) Différents types de liaisons

La liaison ionique se fait par attraction électrostatique entre les


ions de chaque élément. C’est une liaison forte caractérisée
par une température de fusion assez élevée et les cristaux qui
se forment par ce type de liaison peuvent servir d’isolant et
sont assez fréquents dans la lithosphère.

Exemple : NaCl, KCl, …Exemple : NaCl, KCl, …

17
Liaison ionique
La liaison covalente = C’est la mise en commun d’une paire
d’électron. Elle est caractérisée par une température de
fusion élevée. Les cristaux se forment par ce type de liaison
(liaison forte) peuvent également servir d’isolant

Exemple : Exemple : le diamant (C).


Bon isolant
Liaison covalente
La liaison métallique : C’est une mise en commun d’électrons
libre. Elle a une force variable et une température de fusion
également variable. Les cristaux qui se forment par ce type de
liaison sont de bons conducteurs. Ils ont un bon coefficient
d’absorption de la lumière.

Exemple : l’or (Au), le cuivre natif (Cu), l’argent (Ag)

21
La liaison métallique
La liaison de Van der Waals = C’est une liaison faible entre
atomes neutres saturés dans les couches externes. La
température de fusion est basse. Les cristaux formés par ce
type de liaison se retrouvent auniveau des gaz rares condensés
comme l’hélium.
Exemple : Les gaz rares condensés comme l’hélium
• Liaison de Van der Waals
b) Les dimensions atomiques
•Le rayon ionique
Le rayon ionique est déterminé grâce à la méthode de
diffraction des rayons X.
Il est déterminé à partir de la distance entre cations et anions
voisins dans un cristal ionique, en supposant que la distance
internucléaire est égale à la somme des rayons de ces ions. En
réalité, le rayon ionique n'est pas vraiment une constante car il
dépend de la valence (nombre maximal de liaison covalentes
ou ionique), de la coordinence et de l'état de spin de l'ion
considéré.
• La coordinance = Nombre d’anions (ion négatif) pouvant
entourer un cation (ion positif) central. Elle dépend du
rapport des rayons du cation et des anions qui l’entourent.

Un gros cation central pourra être entouré par plusieurs petits


anions, mais un petit cation n’aura autour de lui que peu de
gros anions. Les coordinances les plus communes sont

26
Les coordinances les plus communes et leurs polyèdres
représentatifs
Les deux lois fondamentales en cristallographie sont :
* La loi de constance des angles dièdres
Elle a été énoncée en 1772 par Jean-Baptiste Romé
de L'Isle, comme suit : « Quelles que soient les
dimensions relatives de deux faces déterminées d'un
même cristal, elles présentent toujours entre elles le
même angle dièdre ».
Cette loi permet de définir les familles de cristaux.
* La loi de Dérivation : Il existe pour chaque cristal, une
forme géométrique primaire naturelle et simple qui
correspond à une forme primitive que l’on appelle
solide primitif. A partir de cette forme primitive, des
formes dérivées parfois complexes, peuvent apparaître
par des processus de troncature : c’est à dire que les
sommets ou les arrêtes du solide primitif sont
transformés en faces. Ces modifications conduisent à
l’apparition de nouvelles faces au cours de la croissance
du cristal qui présente une forme combinée.
d) Le système cristallin : une forme d’organisation
des atomes

L’arrangement tridimensionnel des atomes défini la


maille cristalline dont la répétition dans l’espace
dessine le réseau cristallin. Cette maille (arrangement
unité) a la forme d’un polyèdre régulier définit par ses
trois axes “a” suivant l’axe OX, “b” suivant l’axe OY, “c”
suivant l’axe OZ et les angles entre ces trois axes qui
sont “α” entre OY et OZ, “β” entre OX et OZ et “γ” entre
OX et OY.
Réseau cristallin
Les associations atomique se font suivant cet
arrangement tridimensionnel et donnent lieu à des
cristaux : c’est l’état cristallin par opposition à l’état
amorphe qui est caractérisé par un manque
d’organisation des atomes. Exemple : le verre.
Dans la nature, il existe 7 types d’arrangements en
polyèdres représentés chacun par son polyèdre le
plus simple autrement appelé le solide primitif du
système.
CUBIQUE
ORTHOROMBIQ QUADRATIQUE
HEXAGONAL UE

MONOCLINIQUE TRICLINIQU
RHOMBOHEDRIQ
E
UE
Les éléments de symétrie des systèmes
cristallins
* Centre de symétrie
C’est un point tel que tous les sommets du cristal se
correspondent deux à deux par des lignes passant
par ce point. Les deux sommets en correspondance
étant situés à égales distances de ce point.
Règle n°1 : Tout cristal possède un centre de
symétrie
* Un axe de symétrie
On appelle axe de symétrie, une droite autour de
laquelle et après une rotation, on obtient une même
image de l’objet de départ. Une figure admet un axe de
symétrie si par une rotation autour de cet axe, elle se
superpose à elle-même. Pour un observateur qui aurait
fermé les yeux, la figure n’aurait pas bougée.
On dit qu’une figure admet un axe de symétrie d’ordre
“n” si par une rotation de 2Π/n autour de cet axe, elle
se superpose à elle-même. Si la rotation est de 2Π/2,
on a un axe d’ordre 2 noté A2. Si la rotation est de
2Π/3, on a un axe d’ordre 3 noté A3. Si la rotation est
de 2Π/4, on a un axe d’ordre 4 noté A4. Enfin l’axe est
d’ordre 6 (A6) si la superposition se fait au bout d’une
rotation de 2Π/6.
Règle n°2 : Dans le monde minéral, il n’existe pas
d’axe d’ordre 5 ou d’ordre supérieur à 6.
Selon la section de l’objet que l’axe traverse, on a les
axes de symétrie d’ordre suivant :
A2 à travers une section rectangle ou ellipse
A3 à travers une section triangle équilatéral
A4 à travers une section carrée
A6 à travers une section hexagone régulier (losange à
120°)
Règle n°3 : Lorsqu’un solide admet deux axes
d’ordre paires, il admet un 3ème perpendiculaire
au plan définit par les deux premiers.
* Le plan de symétrie ou miroir
C’est un plan traversant le cristal par son centre de
telle sorte que les sommets du cristal se
correspondent deux à deux par des droites passant
perpendiculairement par ce plan. Le plan de symétrie
permet donc d’obtenir l’image d’un point en faisant
une projection orthogonale par rapport à ce plan.
Règle n°4 : Si un cristal possède un axe de
symétrie d’ordre pair et un centre de symétrie, il
possède également un plan de symétrie
perpendiculaire à cet axe et passant par le
centre.
A l’axe d’ordre 3 n’est associé aucun miroir.
Système triclinique
Le système triclinique dont le solide primitif est un
prisme oblique à base parallélogramme quelconque.
Système monoclinique
Le système monoclinique (ou clinorhombique) dont le solide primitif est
un prisme oblique à base losange à (Haüy Lévy) ou rectangle (Miller).
Système orthorhombique
prisme oblique à base rectangle
Système rhomboédrique
Rhomboèdre (parallélépipède dont toutes les faces sont des losanges).
Système quadratique
Le système quadratique dont le solide primitif est un prisme droit à
base carrée.
Système hexagonale
Le système hexagonal dont le solide primitif est un prisme droit à
base hexagone régulier ou losange à 120°.
Système cubique
Le système cubique dont le solide primitif est le cube
B) Propriétés physiques des minéraux

Ce sont ces propriétés qui vont permettre de décrire


et de déterminer avec exactitude les différents types
de minéraux.
Propriété Minéral 1 Minéral 2

La densité

La dureté

Le clivage

Les stries des faces

la saveur

L’éclat

57
Propriété Minéral 1 Minéral 2
La couleur

La transparence

La cassure

Les macles

Forme

Toucher

Conclusion = Nom

58
* La densité : Masse d’un certain volume du minéral
sur la masse d’un même volume d’eau. La densité
des minéraux naturels s’étale de 1 à 22 ; mais pour
la grande majorité, elle est comprise entre 2 et 3,5.
la densité peut être estimée simplement en
soupesant l’échantillon.
* La dureté : La dureté d’un minéral est définie comme
étant la résistance de ce minéral à la destruction de sa
structure (résistance à la rayure). La dureté relative est
la résistance qu’un minéral oppose à être rayé par un
autre. Il ne faut pas confondre dureté et solidité, car la
solidité est la résistance aux chocs. Par exemple le
diamant malgré son extrême dureté, est sensible aux
chocs à cause de ses clivages. Il existe une échelle
graduée de 1 (Talc) à 10 (Diamant) : c’est l’échelle de
Mohs basée sur le fait qu’un minéral sera rayé par le
plus dur ou qu’un minéral rayera le plus tendre.
En utilisation pratique, on se servira des minéraux
durs pour couper les moins durs. Exemple : les
couronnes de forage sont en diamant afin d’être sûr
de pouvoir couper toute autre roche rencontrée en
profondeur.
Échelle de Mohs
Echelle de durété de Mohs Référence
1 Talc Friable à l'ongle
Ongle = 2,5
2 Gypse Rayé par l'ongle
3 Calcite
4 Fluorite Rayé par l'acier Acier = 5,5

5 Apatite
6 Orthose Rayé par le verre
7 Quartz
8 Topaze Verre = 6,5
Rayent le verre
9 Corindon
10 Diamant
" Ta Grosse Concierge Folle
d'Amour Ose Quémander Tes Caresses Divines"

"Toi Grand Chevalier, Fuis Avec Ordre Quand Ton


Cœur Défaille"

"Très Grand Chemin


de Fer Apache. Oh ! Quel Temps Ce Dimanche !"
TALC
GYPSE
CALCITE
FLUORITE
APATITE
ORTHOSE
QUARTZ
TOPAZE
CORINDON
DIAMANT
* Les stries des faces : Ce sont des rayures
superficielles souvent parallèles que
l’on peut observer sur certains minéraux. Exemple :
rayures transversales sur les faces du quartz
hexagonal.
* la saveur : la plupart des minéraux sont
insipides mais certains tels que la halite
(NaCl) et la sylvite (KCl) ont une saveur.
* L’éclat : C’est l’aspect de la surface du
minéral lorsqu’on l’expose à la lumière du jour.
C’est la façon dont le minéral réfléchit la
lumière. Il est indépendant de la couleur. On
distingue en gros deux types d’éclats :
- Les éclats métalliques : caractérisés par un
fort pouvoir réflecteur sur les faces du minéral.
Exemple : les métaux natifs (Au, Ag, Cu, Zn,
…)
- Les éclats non métalliques dont :
· L’éclat vitreux qui fait allusion à l’éclat du verre.
Exemple : le quartz hyalin.
· L’éclat soyeux ou satiné qui caractérise la mi-
brillance : c’est l’éclat de la soie.
· L’éclat nacré qui est caractéristique de l’intérieur de
certains coquillages. Il se manifeste par un reflet irisé
de la surface du minéral.
· L’éclat gras : la surface du minéral est comme
enduite d’une substance huileuse.
· L’éclat terreux ou mat qui est un éclat inexpressif.
C’est l’éclat du sol de manière général.
· L’éclat adamantin qui est caractérisé par un reflet
très vif de la lumière. Exemple des rayons de feux
coloriés du diamant.
NB : L’éclat des minéraux oriente les choix
dans la bijouterie.
* La couleur : Les minéraux présentent souvent des
couleurs très variées mais peu spécifiques. Les causes
sont également variées et peuvent être liées à la
composition chimique ou à la présence d’impureté. La
couleur n’est pas un critère ultime de détermination
des minéraux, mais guide le choix subjectif dans la
bijouterie.
* La luminescence : A la suite d’un apport d’énergie,
un minéral peut émettre de la lumière (photons
lumineux).
· L’énergie peut être de l’éclairage (ultraviolet, rayon
X, …) ; dans ce cas le minéral est dit photo
luminescent. Exemple de la poudre de zinc (ZnS) qui
est tapissée sur les écrans de téléviseurs et qui
permet de visualiser les images électroniques. Elle a
des propriétés de photoluminescence.
88
89
90
· L’énergie peut être de la chaleur et le minéral est dit
thermoluminescent ; par exemple, un morceau de fer
extrêmement chauffé peut devenir lumineux à cause
de sa propriété de thermoluminescence.

On distingue la fluorescence de la
phosphorescence selon que l’émission lumineuse se
prolonge peu ou pendant longtemps après cessation
de l’apport d’énergie.
92
93
* La transparence : un minéral peut être :
· Transparent lorsqu’on voit à travers ce minéral.
· Translucide lorsqu’il laisse juste passer la lumière.
· Opaque, lorsqu’il ne laisse passer aucune lumière.

* La cassure : La plupart des minéraux présentent


des cassures irrégulières.
Cependant, certains minéraux ont des cassures
propres.
Exemple : le quartz a une cassure. conchoïdale,
c'est-à-dire que le minéral se casse suivant des
surfaces courbes. La cassure est aussi souvent
influencée par le clivage (cassure plane).
* Le clivage : plans de moindre résistance dans le
cristal. Le cristal peut se casser facilement suivant ces
plans qui sont dus à des liaisons atomiques faibles de
type Van der Waals.
98
* Les macles : C’est l’association de minéraux
d’une même espèce. Le cristal apparaît comme un
seul élément formé de deux ou plusieurs cristaux
orientés selon les lois de la cristallographie. Il y a
des macles par accolement (les plus fréquents) ;
exemple de la macle de Carlsbad de l’orthose ou de
la macle polysynthétique de l’albite et des macles
par interpénétration ; exemple de la macle en croix
de Saint André de la Staurotide.
Macle par accolement

Macle de Carlsbad Macle polysynthétique


Macles par interpénétration

Macle en croix de Saint André de la Staurotide


•La forme : Le minéral est dit automorphe lorsqu’il
dispose d’au moins une face plane naturelle qui
puisse refléter une partie de son système cristallin.
Dans le cas contraire on dit qu’il est xénomorphe.

* Le Toucher : En général les minéraux sont rugueux


au toucher mais certain ont un toucher
particulièrement doux ou glissant. C’est le cas par
exemple du Talc.
C) Classification des minéraux en fonction de
leurs compositions chimiques

1- Notion de polymorphisme et d’isomorphisme

Il y a polymorphisme lorsque dans des conditions


données, plusieurs édifices cristallins différents
présentent les mêmes compositions chimiques.
Par exemple le sulfure de fer (FeS2) peut être sous la
forme cubique ou sous la forme orthorhombique. Le
carbonate de calcium (CaCO3) peut être sous la forme
rhomboédrique (calcite) ou sous la forme
orthorhombique (aragonite).
Silice = SiO2
Il y a isomorphisme si des minéraux d’une même
espèce cristalline, appartenant à un même système
cristallin, présentent une composition chimique
variable ; en général, il se produit des phénomènes de
substitutions à l’intérieur de ce groupe de minéraux.
Exemple : l’olivine qui cristallise dans le système
orthorhombique avec un pôle magnésien la Forstérite
[Mg2(SiO4)] et un pôle ferrifère la Fayalite [Fe2(SiO4)].
Les plagioclases constituent une série isomorphe
triclinique allant de l’anorthite [CaAl2Si2O8] à l’albite
[NaAlSi O ]
2- Les classes de minéraux
En fonction de la nature des éléments chimiques qui
entrent en association, on distingue huit classes de
minéraux qu’on peut insérer au sein de deux grands
groupes à savoir le groupe des minéraux silicatés et
le groupe des minéraux non silicaté.
2.1) LES NON SILICATES

- Les Éléments natifs


- Les sulfures et les sulfosels
- Les chlorures et fluorures : halogénures
- Les carbonates
- Les sulfates
- Les phosphates
- Les oxydes et hydroxydes

109
• Les éléments natifs
Ce sont des éléments chimiques capables de former
à eux seuls un minéral. L’élément chimique est
combiné à lui-même et non à d’autres éléments. Dans
cette classe on retrouve des métaux (ex : or, argent)
et deux composés du carbone (graphite et diamant).
111
Or natif

Cuivre natif
112
• Les sulfures et les sulfosels
Ces minéraux sont obtenus par l’association du
soufre et d’un ou plusieurs métaux (sulfures) ou du
soufre et d’un semi-métal (Sn et Sb forment les
principaux sulfosels).
FeS2 = Pyrite
Sb2S3 = stibine ou sulfure d’antimoine
114
__ Fe2+ __ S2−
Structure du sulfure de fer(II)

115
• Les oxydes et hydroxydes
Pour les oxydes c’est la combinaison d’un ou de
plusieurs métaux avec l’oxygène (ex : Fe, Cr, Al). Dans
le cas des hydroxydes, l’ion hydroxyde s’y adjoint (ex :
FeOOH).

Fe2O3 = hématite
FeOOH = Gœthite
__ Cu2+ __ O2−
Maille cristalline de l'oxyde cuivrique

117
118
Hématite

Goethite

119
• Les chlorures et fluorures ou halogenures
C’est la combinaison de métaux avec le chlore ou avec
le fluor. On peut citer comme exemple la halite (NaCl)
et la fluorite ou fluorine (CaF2).
121
• Les carbonates
Les carbonates consistent en une association du
radical (CO3)2- et d’un cation. Les carbonates les
plus courants sont la calcite (CaCO3) et la dolomite
[CaMg(CO3)2].
123
• Les sulfates
C’est la combinaison du radical [SO4]2- avec d’autres
éléments chimiques. Le sulfate le plus courant est le
gypse (CaSO4, 2H2O). Il existe des minéraux à
structures similaires basées sur le radical MoO4
(molybdates) ou WO4 (tungstates).
125
• Les phosphates
Ils renferment le radical [PO4]3- et d’autres éléments
chimiques. Un exemple de phosphate est l’apatite
[Ca5 (PO4)3 (OH, F, Cl)]. Il est utilisé comme engrais.
127
128
2.2) Les silicates

Il s’agit de combinaisons ± complexes du radical [SiO4]4-


et d’un autre élément chimique. Les silicates occupent un
poids et un volume important de l’écorce terrestre
(environ 99%) et représentent également l’essentiel du
manteau. L’image caricaturale du tétraèdre silicaté,
élément de base de la structure des silicates est celle de
trois boules de pétanques accolées sur une horizontale
au-dessus desquelles on superpose une quatrième boule
(les quatre boules représentent les atomes d’oxygènes).
129
Cette disposition laisse un vide entre les 4 boules où on
peut placer le cochonnet (atome de silicium).
En fonction de l’agencement des tétraèdres silicatés, on
distingue six familles de silicates :

130
[SiO4]4-

131
Image caricaturale du tétraèdre silicaté

132
Les Nésosilicates : Ils sont formés d’un tétraèdre
isolé qui s’associe à d’autres éléments chimiques. Ils
ont comme formule de base = [SiO4]4-
Exemple : la forstérite (Mg2SiO4) et la fayalite
(Fe2SiO4) . Forstérite et fayalite sont des olivines ou
péridots

133
 Les sorosilicates : Dans ce cas on a deux
tétraèdres accolés avec comme résultat le partage
d’un atome d’oxygène
Formule de base = [Si2O7]6-

134
La Thortveitite : (Sc,Y)2Si2O7

135
Exemple : les épidotes de formule

R3+Ca2Al2OSiO4Si2O7(OH).

R3+ = Fe3+ ou Al3+

136
 Les cyclosilicates: Il s’agit d’une association de
tétraèdres en anneaux de deux, quatre, six ou plus.

[Si6O18]12-
Exemple : le beryl
a pour formule
(Si6O18)Be3Al2

137
● Les inosilicates : Il y a deux types d’inosilicates.
Les inosilicates en chaîne simple et les inosilicates
en chaînes double.

o Chaîne simple : Formule de base [Si2O6]4-

Exemple : l’Enstatite Mg2Si2O6 et de l’orthoferrosilite


(Fe2Si2O6) qui sont des pyroxènes. 138
o Chaîne double : formule [Si4O11]6-

OH OH OH

Exemple : L’anthophyllite (une variété d’amphibole)


(Mg, Fe)7 (Si4O11)2 (OH)2
139
● Les phyllosilicates : Ce sont des minéraux construits
par empilement de couches tétraédriques (« T ») où
les tétraèdres partagent trois sommets sur quatre (les
oxygènes « basaux »), le quatrième sommet
(l'oxygène « apical ») étant relié à une couche
occupée par des cations. Leur formule de base est :
[Si4O10]4-

140
Structure plus étendue des
phyllosilicates
141
OH
OH

OH OH

OH OH [Si4O10]4-

142
Exemple des micas et des argiles.
La biotite

(Si3AlO10) (OH)2 K(Fe, Mg)3 est un micas noir.

La kaolinite

Al4[Si4O10](OH)8

143
● Les tectosilicates comprennent plusieurs minéraux
parmi les plus importants de la croûte terrestre.
Si on part du tétraèdre [SiO4]4− et qu'on met en commun
chaque oxygène entre deux tétraèdres, on obtient la
formule de la silice, SiO2, qui dans la nature se présente
en différents polymorphes (quartz, tridymite, cristobalite,
etc.) et est le constituant principal du verre.

144
On peut dériver la formule chimique des autres
tectosilicates à partir de celle de la silice, généralisée
en n TO2, où T indique le cation tétraédrique,
essentiellement du silicium ou de l'aluminium.
La charge négative, qui résulte du remplacement
du silicium par l'aluminium dans les tétraèdres, est
compensée par la présence des cations M (K, Na, Ca,
Ba, Li, etc.) dans les cavités de la structure

145
Les tectosilicates : Formule de base = [SiO2]

146
Exemple : le quartz et ses polymorphe : tridymite,
cristobalite, coesite, …

KAlSi3O8 est l’orthose (feldspath potassique)


CaAl2Si2O8 est l’anorthite (un feldspath calco-
sodique)
KAlSi2O6 est la leucite (un feldspathoïde)
NaSi2AlO6, H2O est l’analcime (un zéolite).

147
148
Chapitre II : PETROGRAPHIE

Pétrographie vient du grecque Petra qui veut dire pierre


et graphein qui veut dire décrire. Il ya aussi le terme
pétrologie qui vient de Petra et de logos qui veut dire
discours ou parole. La pétrographie se contente de
décrire les roches alors que la pétrologie en plus de
cette description s’intéresse à la classification et à la
genèse de ces roches.

Pétrogenèse : Petra et Genèse


Une roche est un assemblage de minéraux. Elle est
constituée de plusieurs espèces de minéraux (Roche au
sens large).

La roche peut aussi être constituée d’une seule espèce de


minéraux. C’est ce qu’on appelle encore la roche
monominérale (exemple des filons de quartz, de calcite,
…).

A une échelle plus grande, un ensemble de roches de


même nature qui occupent une portion de terrain sur une
certaine étendue constituent une formation géologique.
Il y a trois principales familles de roches qui peuvent
dériver les unes des autres par un ensemble de
processus qui relèvent de la géodynamique de
manière générale.
Les roches magmatiques ( 65 % du volume de
l’écorce terrestre)
Les roches métamorphiques ( 27 % du volume de
l’écorce terrestre)
Les roches sédimentaires ( 8 % du volume de
l’écorce terrestre)
Cycle évolutif de la roche
A) LA GEODYNAMIQUE INTERNE

La géodynamique interne s'intéresse à tous les


phénomènes géologiques qui se déroulent en
profondeur et qui vont donner lieu aux roches
endogènes (roches magmatiques ou roches ignées et
roches métamorphiques).
I- Le magmatisme et Les roches
magmatiques
1) Genèse du magma, ascension et mise place
finale

Le magma est un bain silicaté ou alumino-silicaté dont


la température est supérieure à 600°C et pouvant
même atteindre 1200°C
Il peut être d’origine :
* Fusion partielle de l’asthénosphère (magma
juvenile)

* Fusion partielle d’une croûte en subduction

* Point chaud
Fusion partielle de l’asthénosphère (magma juvenile)

156
Fusion partielle d’une croûte en subduction

157
Point chaud
Une fois extrait de sa source, le magma suit
inéluctablement un chemin ascendant du fait du
contraste de densité avec les matériaux situés au-
dessus. Cette ascension va s’achever soit à la
surface de l’écorce terrestre soit quelques kilomètres
en profondeur. Le site final de cristallisation détermine
les deux principales sous-familles de roches
magmatiques que sont les roches volcaniques
(cristallisation rapide en surface) et les roches
plutoniques (cristallisation lente en profondeur).
Entre ces deux types principaux on retrouve un type
intermédiaire (peu courant dans la nature) qui est la
sous-famille des roches hypovolcaniques.
Au cours de son ascension, le magma peut subir une
cristallisation fractionnée ou des phénomènes de
contamination.
Il y a cristallisation fractionnée lorsque des cristaux se
forment précocement dans le magma et que le reste du
magma est amputé de leurs compositions chimiques.
Si le phénomène se répète un certain nombre de fois,
il y a formation d'une série de roches dont la
composition évolue en allant des premières plus
“basique” aux dernières plus “acide”. Le dernier
magma qui résulte d'une telle cristallisation est dit
évolué parce que plus acide.
Le phénomène de contamination se produit lorsqu'un
magma en cours de montée arrache, incorpore et digère
des morceaux des roches traversée. Si ces roches
digérées ont une composition chimique
fondamentalement différente de celle du magma, ce
dernier va voir sa composition chimique originelle
modifiée et cela s'appelle la contamination.

162
Roches magmatiques
2) Ordre de cristallisation des minéraux : La
suite (ou série) réactionnelle de Bowen

C’est une suite expérimentale qui montre que lorsqu’un


système magmatique cristallise assez lentement (cas
des roches plutoniques par exemple), il existe un ordre
de cristallisation qui va des hautes températures aux
basses avec une possibilité de réaction entre deux
minéraux voisins dans une même suite ou série. On
distingue trois principales séries qui sont :
A : La suite ou série des minéraux ferromagnésiens : ce
sont les minéraux dits colorés (noirs, verdâtres, brunâtre,
jaunâtres, ...). Ils incorporent du fer et/ou du magnésium
dans leurs formules chimiques.

B : La suite ou série des feldspaths calco-sodiques ou


Plagioclases : gris à blancs laiteux, ils font partie du
groupe des minéraux blanc avec les feldspaths
potassiques et le quartz. Ils incorporent l’alcalin (Na+)
et/ou l’alcalino-terreux (Ca2+) dans leurs formules
chimiques.
C : La suite ou série des feldspaths potassiques : rose
ou blanc légèrement teintés de rose, il font partie du
groupe des minéraux blancs avec les plagioclases et
le quartz. Ils incorporent l’ion l’alcalin K+ dans leurs
formules chimiques

166
Anorthite: CaAl2Si2O8

Albite : NaAlSi3O8
3) Composition chimique des magmas

 Magma basique SiO2 = 45 et 52%


Feldspaths calco-sodique riche en calcium (anorthite, bytownite)
= plagioclase basique
Minéraux ferromagnésiens (FeMg). 65 %  FeMg  100 %.
- Pas de quartz

 Magma intermédiaire SiO2 = 52 et 65%


Le feldspath calco-sodique = labrador ou andésine = plagioclase
intermédiaire
Une faible proportion de quartz (0 à 10%).
Les ferromagnésiens = 35 à 65%.
Un magma acide SiO2 = 65 à 100%
Quartz > 10%
Feldspath calco-sodique = plagioclase acide
pauvre en calcium mais riche en sodium
(oligoclase, albite).
Ferromagnésiens. 0 %  FeMg < 35 %.
- Les roches basiques sont en générale noires (sombres).
Elles sont dites mélanocrates pour 65 %  FeMg < 90 % et
holomélanocrates pour FeMg  90 %.

- Les roches intermédiaires sont grises. Elles sont dites


mésocrates (35 à 65% de minéraux ferromagnésiens)

- Les roches acides sont blanchâtres. Elles sont dites


leucocrates pour 10 %  FeMg < 35 % et hololeucocrates pour
FeMg < 10 %
Remarque importante : La teneur en silice
détermine le plus souvent la viscosité du magma.
Plus le magma est riche en silice, plus il est visqueux
et inversement. Un magma visqueux a moins de
capacité d’ascension qu’un magma fluide. La
conséquence c’est qu’à l’échelle de la croûte, 95%
des roches plutoniques sont des roches acides et
95% des roches volcaniques sont des roches
basiques
4) Les textures des roches magmatiques

La texture fait allusion à la taille des grains minéraux


d’une roche magmatique, le mode d’agencement de
ces grains et l’homogénéité ou l’hétérogénéité de la
taille des grains.
Taille du grain homogène

Les roches plutoniques = texture grenue au sens large

Variantes :

- Texture grenue aplitique ou texture


saccharoïde → taille de grain  0,5 mm.
Texture grenue aplitique
- Texture grenue au sens strict → taille de grain
 0,5 cm.

- Texture grenue pegmatitique → taille de grain


dépassant quelques centimètres et pouvant même
atteindre le décimètre ou plus
Texture grenue Sens Strict
Texture pegmatitique
Les roches Volcaniques

* Microlithique : on a des petits cristaux


(visibles seulement au microscope) en forme de
baguette ou ovoïdes (microlites) dans une matrice
vitreuse.

* Vitreuse : on a que du verre

Les roches hypovolcaniques → Taille de grain


inframillimétrique. La texture est dite microgrenue
Texture microlitique
A l’œil nu Au microscope
Texture Vitreuse
Taille du grain hétérogène

Il y a « quelques » espèces de minéraux qui


présentent des tailles complètement supérieures aux
autres. On dit que la texture est porphyroïde.

Les grands cristaux sont appelés des phénocristaux


dans le cas des textures microlithiques et
microgrenues et des mégacristaux dans le cas des
textures grenues. Le restant de la masse cristalline
constitue la matrice ou la mésostase.
Dans ces conditions, la texture est dite :

- Grenue porphyroïde pour les roches plutoniques

- Microlithique porphyroïde pour les roches


volcaniques

- Microgrenue porphyroïde pour les roches


hypovolcaniques

NB : La texture porphyroïde est très souvent l’expression


d’une cristallisation en deux phases : Les grands cristaux
d’abord et la matrice après.
Texture grenue porphyroïde
Texture microlitique porphyroïde
5) Minéraux des roches magmatiques et
Classification des roches magmatiques
- Les minéraux cardinaux: Ils déterminent les grands
groupes de la classification. Ce sont le quartz, les
feldspaths (plagioclase et feldspaths postassique) et les
feldspathoïdes.
-Les minéraux essentiels :ce sont des minéraux
présentent dans la roche en grande quantité mais ne
rentre pas dans la détermination des grands groupes de
classification. Il s’agit surtout des minéraux
ferromagnésiens
- Les minéraux accessoires: ce sont les minéraux
présents en faible proportion (- de 1%) dans la roche.
La teneur en silice (SiO2)
En fonction de la teneur en silice on distingue :
Les roches acides avec FeMg < 35 %.
Un exemple est la rhyolite

Les roches intermédiaires avec 35 %  FeMg < 65 %.


Un exemple est l’andésite.

Les roches basiques avec 65 %  FeMg < 90 %.


Un exemple est le basalte.

Les roches ultrabasiques avec plus de 90 de FeMg.


Un exemple est la péridotite.
Saturation en silice SiO2 :

● Roches sursaturées : contenant du quartz


● Roches saturées : sans quartz et sans
feldspathoïdes, à olivine et pyroxènes.
● Roches sous-saturées : à feldspathoïdes et/ou
olivine sans quartz
6) Tableau de synthèse de quelques roches
magmatiques : leurs équivalences et leurs
compositions minéralogiques
Roches Minéraux essentiels
Roche Roche Roche
volcanique hypovolcanique plutonique
Picrite - Péridotite Olivine, pyroxène
Basalte Microgabbro Gabbro Plagioclase (basique), pyroxène,
± olivine, ± amphibole.
Andésite Microdiorite Diorite Plagioclase (intermédiaire),
amphibole, biotite, ±
pyroxène, ± quartz.
Dacite Microgranodiorite granodiorite Quartz, feldspath potassique,
plagioclase (acide),
amphibole, biotite, ±
pyroxène, ± muscovite.
Rhyolite Microgranite Granite Quartz, feldspath alcalin,
plagioclase acide, biotite,
muscovite, ± amphibole.
Trachyte Microsyénite Syénite Feldspathoïdes, feldspaths
alcalins, plagioclase (acide),
amphibole, pyroxène.
Leucitite - Ijolite Feldspathoïdes (leucite) seul
minéral dominant
Donnez le nom de la roche
plutonique qui a une telle
composition

Quartz : 20%

Biotite : 15%

Plagioclase : 40%

Orthose : 15%

Amphibole : 10%

192
193
Picrite Péridotite

194
Basalte Gabbro

195
Andésite Diorite

196
Dacite Granodiorite

197
Rhyolite Granite

198
Trachyte Syénite

199
II- Le Métamorphisme et Les roches
métamorphiques

Le métamorphisme est la transformation d’une roche


à l’état solide du fait d’une élévation de température
et /ou de pression. Cette transformation est marquée
par l'apparition de nouveaux minéraux dits néoformés
et l’acquisition d’une texture et d’une structure
particulières.
La roche initiale qui a subie le métamorphisme est un
protolithe
Les réactions métamorphiques sont :
- Réaction de substitution : un minéral A donne un
minéral B
Ex : une biotite : K(Mg, Fe)3 [Si3AlO10 (OH, F)2] donne une
chlorite : (Mg, Fe, Al) 3Mg3 [(Si, Al)4O10(OH)2](OH)6

- Réaction de décomposition : un minéral A donne un


minéral B + un minéral C

Ex : Plagioclase : CaAl2Si2O8 donne de l’épidote :


Ca2Fe3+Al2(SiO4) (Si2O7)O(OH) + calcite : CaCO3 + quartz :
SiO2
- Réaction de combinaison : un minéral A+ un
minéral B donnent un minéral C
Ex : pyroxène : (Mg, Fe)2Si2O6 + quartz (SiO2) donne une
amphibole : (Mg,Fe)7[Si8O22](OH,F)2

NB : L'ensemble des nouveaux minéraux apparu dans


une roche au cours des réactions métamorphiques
constituent une néoformation ou une néogenèse.

202
1) Les facteurs du métamorphisme

Les facteurs du métamorphisme sont donc la


température et/ou de la pression. Il y a également
le facteur temps qui joue un rôle important

NB : Le gradient géothermique et la pression


lithostatique ne peuvent qu’entrainer des
transformations mineurs « imperceptibles ».

Le gradient géothermique, près de la surface


terrestre est en moyenne de 0,03°C/m.
Les conditions du métamorphisme ne sont réunis
qu’au niveau des zones orogéniques (zone de
subduction, d’obduction ou de collision) et dans les
pourtours des corps plutoniques.
2 – Les types de métamorphisme
Il y a deux types principaux :
- le métamorphisme général ou régional : il affecte
l’ensemble des roches sur des épaisseurs et des surfaces
importantes. Lorsque le métamorphisme régional est de
haute température et basse pression on parle de
métamorphisme type Abukuma (c’est le cas au niveau
des arcs insulaires). Dans le cas où la température est
faible et la pression forte, on a le métamorphisme type
Barrow (c’est le cas au niveau des fosses de subduction)
206
- le métamorphisme de contact : il est localisé au contact
des roches magmatiques et il affecte les terrains traversés. Il
caractérise la transformation des roches préexistantes par
les intrusions de magma (batholites, pipes, ...). Il affecte des
masses beaucoup plus petites que le métamorphisme
régional (de la dizaine de m² au km²) pour lesquelles il y a
eu transfert de chaleur du magma chaud vers les roches
froides encaissantes. La zone comprenant ces roches
affectées par l’intrusion de magma est appelée « auréole
métamorphique ».
208
3- Les faciès du métamorphisme
Dans le domaine du métamorphisme, le faciès
désigne la nouvelle physionomie acquise par la
roche après les transformations métamorphiques.
L’étude expérimentale a permis de délimiter plus ou
moins bien les champs de T et P où un minéral est
stable, et de déterminer lorsque la T et/ou la P
varient, les réactions chimiques qui se passent avec
apparition de nouveaux minéraux.
A la suite des travaux du finlandais Eskola basés sur
un protolithe qui est une roche magmatique basique
(gabbro, basalte, microgabbro), les principaux faciès
de minéraux, souvent divisés en sous-faciès, sur
lesquels on s’accorde sont les suivants :
Distène

Sillimanite

Andalousite

211
● Dans le cas du métamorphisme régional à
température dominante (Métamorphisme type
ABUKUMA), on distingue :
- Le faciès des Schistes verts
Néoformation : Chlorite + Epidote + Muscovite, …
Les Conditions de pression et de température sont
d’environ 3 à 9 Kbars et  500°c : C’est l’épizone
Le faciès des Amphibolites
Néoformation : Amphibole (Hornblende vert) +
Epidote + Albite + grenat
Les conditions de pression et de température sont de
3 à 11 kbars et  600°C -700°C : c’est la mésozone
Le faciès des Granulites
Néoformation : Pyroxène + plagioclase + Grenat +
Sillimanite.
Les conditions de pression et de température sont de
3 à 13 kbar et 700 à 900°C : c’est la Catazone
Au-delà de la catazone, on entre dans l’Ultrazone et
les matériaux commencent à fondre partiellement.

La fusion partielle = Anatexie


● Dans le cas du métamorphisme régional de haute
pression (métamorphisme type Barrow), on distingue :

le faciès des Schistes bleus

Néoformation : Glaucophane (l’Amphibole sodique


de couleur bleuâtre), Jadéite(pyroxène de couleur
bleuté ), Grenat, Lawsonite

Les conditions de pression et de température sont de


8 à  14 kbars et T° < 500°C
Le faciès des Eclogites

Néoformation : Grenat et d’un Clinopyroxène riche en


Na.

Pression > 14 kbar et T°  500°C


Dans le cas du métamorphisme local ou de
contact on le Faciès dit des Cornéennes avec
une néoformation à : Albite + Epidote, ou Pyroxène
+ Grenat

La pression est < 2 kbar et la température est


variable (400 à 950°C) suivant qu’on est proche ou
éloigné de l’interface du pluton avec son encaissant.
Domaine des différents types de métamorphismes dans un diagramme pression (en Kbars)
en fonction de la température (en °C)
Classification des roches métamorphiques selon les faciès
et climats métamorphiques (Pomerol & Renard, 1997)
4- Les principales structures des roches
métamorphiques
- La schistosité ardoisière qui est un débit en feuillets
de la roche (elle rappelle un peu le clivage de
certains minéraux). On dira d’une roche qui présente
une telle structure qu’elle est schistosée.
Schistosité

222
- La foliation est l’équivalent de la schistosité mais
elle se présente concrètement par un rubanement
dans lequel on a une alternance de rubans de
minéraux sombres et de rubans de minéraux blancs.
Une roche qui présente une foliation est une roche
foliée.
5- Classification des roches métamorphiques

* Classifications basées sur la nature de la roche


originelle. On distingue :

- Les roches paramétamorphiques : Le protolithe est


une roche sédimentaire,

- Les roches Orthométamorphiques = Le protolithe est


une roche magmatique

- Les roches polymétamorphiques = Le protolithe est


une roche ayant déjà subie un métamorphisme
6) L’hydrothermalisme = métamorphisme
hydrothermal
Il s’agit d’une circulation de fluide (généralement
l’eau en liaison avec un volcan ou un pluton). Ces
solutions hydrothermales (ou hydrothermalytes)
évoluent dans une large fourchette de température
(50°C à 600°C)
Les fluides hydrothermaux qui produisent des gisements sont
souvent des saumures (liquides saturés en sels) d’origines
diverses. Les principaux fluides hydrothermaux sont :
• Fluides magmatiques libérés lors des diverses phases de
refroidissement et de cristallisation des magmas granitiques
• Eau météorique (de pluie)
• Eau de mer
• Eau interstitielle (contenue dans la porosité des roches
dans les bassins sédimentaires)
• Fluides métamorphiques (libérés lors de réactions de
déshydratation et décarbonatation dans les niveaux plus
profonds de la croûte)
Exemple de l’hydrothermalisme en relation avec l’eau de mer :
Les cas les plus fréquemment observés sont les circulations
d’eau océanique à l’origine des «fumeurs noirs». L’eau de mer
froide (2 à 5°) et sous pression élevée (200 atmosphères)
pénètre dans les basaltes en coussins fissurés et au contact
avec les périphéries de la chambre magmatique (2 kbar) est
transformée en vapeur qui remonte l’interface océan- croûte
océanique à des températures de 250 à 350°c. Cette eau
chauffée va lessiver certains élément des basaltes (Fe, Ti, S, Si,
Mn, Cu, Pb, Zn, Sn, Hg, U …) qui seront à l’origine de dépôts
métallifères: les modules polymétalliques.
Le cuivre précipite à proximité du rift et peut former des amas
exploitables. Mn, Fe, Mg, Ni, Co, Zn…. qui sont plus solubles
se déposent plus loin pour former des nodules. Cette
circulation hydrothermale modifie aussi la constitution du
basalte originel : c'est la métasomatose.

L’hydrothermalisme peut également être en relation avec les


fluides libérés au cours du métamorphisme (fluide
mésothermaux). C’est le cas des gisements mésothermaux
dans les ceintures de roches vertes Précambriennes du
Burkina Faso et du monde de façon générale.
Schéma du processus hydrothermal
*les gîtes de haute température ou hypothermaux sont
formés entre 300 et plus de 600°C;

* les gîtes de moyenne température ou mésothermaux


sont formés entre 150 et 300°C;

* les gîtes de basse température ou épithermaux sont


formés entre 50 et 150°C.
Une source chaude est une source dont l'eau qui sort
du sol est chauffée par un processus géothermique. Il
y a des sources chaudes sur tous les continents, ainsi
qu'au fond des mers. La température est comprise
entre 20°C et 50°C.
On appelle « geyser » une source chaude dont l'eau
bouillante et la vapeur jaillissent sous pression. Si
seule la vapeur d'eau sort du sol, il s'agit d'une
fumerolle.
Fumeur noir sur la dorsale est‐pacifique à 2 600 mètres
de fond, formé de sulfures de fer, cuivre et zinc, et dont
s’échappe un panache de particules minérales
(PHARE2002 Ifremer)
10/10/2024
10/10/2024 Photo d’un fumeur noir (source CNRS)
Fumeur noir
B) La Géodynamique externe : LE
PROCESSUS SÉDIMENTAIRE ET LES ROCHES
SÉDIMENTAIRES

La géodynamique externe = phénomènes


géologiques qui se déroulent entièrement à la surface
de l’écorce terrestre sous l’action des agents
météoriques (température, vent, eaux de pluie,
glaciers, …).
L’étude des phénomènes géologiques externes permet
de comprendre l’évolution de la surface de la Terre
soumise de façon permanente aux processus érosifs
et de sédimentation. La connaissance de ces
phénomènes et des produits finaux qui en dérivent
permet une meilleure application dans certains
secteurs d’activité comme l’agriculture, les matériaux
de construction, la recherche des métaux et pierres
précieuses, l’aménagement des espaces, …
Erhart, 1955 a édicté la théorie de la bio-rhexistasie
qui permet d’expliquer en grande partie ces processus
de surface. Par bio-rhexistasie il faut comprendre une
alternance de deux périodes majeures : une période
de biostasie et une période de rhexistasie. C’est un
phénomène cyclique. Pendant la période de biostasie,
le climat est humide avec un important couvert
végétal. La végétation produit des substances
acidifiantes qui vont contribuer à altérer les roches
chimiquement.
On a alors une phase migratrice constituée d’ions légers tels
que Na+, K+, Ca2+, Mg2+ mais aussi de Si4+, et Fe2+. Ces ions
passent alors en solution et constituent la lignée des solutions.
Ils laissent sur place des résidus qui sont essentiellement Fe3+
et Al3+. Ces résidus précipitent in situ sous forme d’oxydes et
hydroxydes de fer et d’aluminium. La rhexistasie est la période
où le climat est rude (quasi-désertique). Les roches sont à nu
et subissent essentiellement une altération mécanique
(fragmentation). Ce type d’altération est aussi observé dans les
régions à climat tempéré où les phénomènes de gel et dégel
fragmentent les roches.
I) Les facteurs d’altération
1) L’altération mécanique
Il s’agit de mécanismes qui conduisent à la
fragmentation de la roche initiale. La composition
chimique et minéralogique n’est pas modifiée. La
dissociation de la roche est d’autant plus facile que la
roche initiale est hétérogène. Les hétérogénéités
pouvant être des failles, des fractures, des
schistosités, des plans de stratification ou la porosité,

L’altération mécanique subdivise la roche en blocs de
plus en plus petits, ce qui permet aux agents de
transport de les prendre en charge. Ces agents
augmentent en plus le volume des hétérogénéités, ce
qui favorise par la suite une attaque chimique.
La température joue un rôle essentiel dans les
processus de l’altération mécanique. Les variations
extrêmes de température constituent un facteur
favorable à l’altération mécanique des roches. C’est le
cas par exemple dans les régions désertiques.
Altération mécanique

244
Dans les régions tempérées, la transformation de l’eau
en glace peut induire des variations de volume qui
sont à l’origine d’altération mécaniques. Le passage
de l’eau à la glace entraîne une augmentation de
volume d’environ 10%. De plus, la glace exerce une
pression sur la roche de plus en plus croissante au fur
et à mesure que la température décroît.
D’autres facteurs favorisant l’altération mécanique sont
les déplacements de masses de glaciers, l’effet de la
gravité qui va entraîner une instabilité. Il y a aussi l’action
de la végétation. Les racines des arbres en se
développant dans les fractures vont accroître le volume
de ces fractures et faciliter ainsi l’altération mécanique de
la roche.
On déduit que l’altération mécanique est beaucoup plus
poussée dans les régions désertiques et dans les régions
tempérées alors que dans les régions tropicales et
équatoriales chaudes et humides elle peut être minimisée.
Dans les terrains granitiques, l’altération est tout à fait
particulière (altération en boule) puisque dans le granite, il
existe en général trois directions de fracturations
perpendiculaires qui délimitent des blocs de forme
assimilable à des parallélépipèdes. La percolation des
eaux dans les espaces qui les séparent est à l’origine de
l’altération en boules.
Processus d’altération du granite

248
2) L’altération chimique
L’altération chimique consiste à faire passer en
solution au moins une partie des éléments chimiques
constituant la roche. Pour cette raison, l’eau est un
élément incontournable dans les processus
d’altération chimiques.
Les principales formes d’altération chimique sont :
 L’hydratation
La molécule d’eau réagit avec certains composés
anhydres pour former des hydrates. C’est le cas par
exemple de l’anhydrite (CaSO4) qui va se transformer en
gypse (CaSO4, 2H2O). Cette réaction s’accompagne
d’une augmentation du volume de la roche qui peut
commencer à déliter.
 La dissolution
C’est la dispersion dans l’eau à l’état d’ions ou de
molécules. Elle est particulièrement active sur les
évaporites et les calcaires.
 L’hydrolyse
L’hydrolyse est la décomposition des matériaux par
l’eau. C’est un facteur d’altération chimique qui agit
principalement sur les silicates. On peut donc dire en
tenant compte de la forte représentativité des silicates
dans les matériaux de la croûte terrestre que
l’hydrolyse est le facteur dominant de l’altération
chimique.
Les réactions s’amorcent sous l’effet des ions H+ de diamètre
relativement petit. Ces ions à potentiel ionique élevé vont
exercer une attraction considérable sur les ions O2- du
minéral qui se libère de ses cations alcalins et alcalino-
terreux. Ces derniers se combinent avec les hydroxydes pour
former des composés ± solubles
Exemple :

NB : Température, les acides organiques, le PH et le


CO2 jouent un rôle de catalyseurs dans les réactions
d’altération chimiques.
Processus géodynamique externe

Roche mère
Processus géodynamique externe

254
II) La résistance des silicates à l’altération
Les roches sont des assemblages de minéraux qui sont
essentiellement des silicates.
Les minéraux initiaux des roches primaires sont décomposées
ou transformés lors de l’altération. Les minéraux issus de cette
transformation sont dits néoformés ou authigènes.
Les minéraux primaires sont plus ou moins résistants à
l’altération selon une échelle qui reflète parfaitement la série
de cristallisation des minéraux dans les roches magmatiques
(série de Bowen) : C’est la série de Goldich (1938).
L’altérabilité des minéraux est fonction de plusieurs
facteurs qui sont plus ou moins dépendant l’un de
l’autre.
On remarque que les minéraux ferromagnésiens sont
très altérables et cela est dû à la forte mobilité du
magnésium qui rend la structure du minéral très
vulnérable. Il y a aussi le mode d’agencement des
tétraèdres silicatés qui joue un rôle important dans
l’altérabilité des minéraux silicatés. Lorsque la chaîne
est compacte (tectosilicates), le minéral est moins
altérable.
Les clivage et fissures très fréquents dans certains
minéraux sont les facteurs qui favorisent l’altération
chimique de ces minéraux.
A l’échelle de la roche, l’altérabilité suit un ordre qui est
presque celui des minéraux qui la constitue. C’est ainsi
que les roches acides sont moins altérables que les
roches basiques. Mais cela n'est pas toujours vrai dans
tous les cas car d'autres facteurs entrent en ligne de
compte pour accélérer ou retarder l'altérabilité d'une
roche.
Exemple :
- La texture : les roches à textures grossières sont
plus altérables que les roches à textures fines.
- La présence d’hétérogénéités (les fractures, les
schistosités) est aussi un facteur favorisant
l’altération chimique des roches.
III) Le transport
1) Le transport par l’eau
L’eau qui transporte est généralement l’eau de pluie sous
forme d’eau courante ou de torrents (dans les régions
montagneuses). Ces eaux transportent des particules
dissoutes (sous forme ionique) qu’on appelle encore la
lignée des solutions et des particules solides de
différentes dimensions qu’on appelle la lignée des débris.
Lorsque ces particules atteignent un bassin de
sédimentation, les ions en solution précipitent pour
donner de nouveaux minéraux.
261
Les particules solides (minéraux hérités) se déposent pour
former d’abord des roches sédimentaires meubles puis des
roches sédimentaires consolidées par le phénomène de
diagenèse.

2) Transport par le vent


Le vent agit surtout dans le transport des particules détritiques.
Il est surtout actif dans les régions sans couvert végétal. Les
grains transportés par le vent diffèrent de ceux transportés par
l’eau par le fait qu’ils sont rigueux et sans éclat (grains mats).
Ces éléments transportés finissent par s’accumuler donnant les
figures de dunes et de lœss.
263
264
265
3) Transport par les glaciers
Puisque les glaciers ne sont pas permanents, ils
finissent par fondre et pendant leur fonte, ils vont
arracher des morceaux rocheux et de sol de la
montagne où ils étaient initialement stockés pour les
transporter vers la vallée. Ces éléments de forme
grossière arraché à la haute montagne forme ce
qu’on appelle la moraine glaciaire.
Transport par les glaciers

267
268
Le dépôt des éléments transportés par la glace donne
des roches constituées d’un mélange d’éléments de
différentes dimensions sans organisation. C’est le cas
de la tillite qui est une roche de dépôts glaciaires
constituée d’un mélange de pâte fine, de galets, de
blocs de granite, de quartz et de grès.
La tillite

270
IV) La diagenèse
La diagenèse est le processus sédimentaire qui conduit à
la transformation d’un sédiment meuble en un sédiment
consolidé. C’est un processus qui commence dès le dépôt
du sédiment. Il y a d’abord une compaction du sédiment
avec une perte d’eau, une augmentation de sa densité et
la multiplication des points de contact entre les grains. La
dernière étape correspond à la cimentation proprement
dite. Ainsi, une roche sédimentaire meuble comme le sable
se transforme en une roche consolidée telle que le grès.
272
273
V- Les principales roches sédimentaires
1- Les roches sédimentaires
détritiques
Un des aspects les plus importants au niveau des
roches sédimentaires détritiques est la taille des
particules détritiques. Un certain nombre d'auteurs
ont tenté de proposer des classifications dans ce
sens. Les limites des tailles des grains varient d'un
auteur à l'autre. Mais dans tous les cas, on retient
qu'il y a trois classes granulométriques qui sont :
En suivant la classification de Wentworth, Pour des
particules de taille très fine (diamètre ≤ 3,9 µm), on
parle d'argile et pour des particules de diamètre
compris entre 3,9 µm et 62,5 µm, il s'agit de silts (ou
limons). Les argiles et les silts ont respectivement
pour formes consolidées, les argilites et les siltites
(pélites) et appartiennent tous à la classe
granulométrique des lutites.
Argiles

276
Siltite

277
Pour des particules de taille comprise entre 62,5 µm
et 2 mm, on la classe des arénites dont le
représentant le plus connu est le sable qui a pour
forme consolidée le grès.

278
Sable Grès

279
Dans la classe des rudites on retrouve des éléments
de tailles supérieur à 2 mm avec successivement
comme formes meubles, les granules (2 mm- 4 mm),
les graviers ou petits cailloux (4 mm à 64 mm), les
galets ou gros cailloux (64 mm à 256 mm) et les
blocs (taille supérieure à 256 mm). Les formes
consolidées qui en résultent sont des conglomérats.
En fonction de la taille des éléments on peut parler de
microconglomérat ou de conglomérat grossier.
Conglomérat

281
2- Les roches sédimentaires chimiques et
biochimiques
Les roches sédimentaires chimiques ont en
général des caractéristiques macroscopiques très
homogènes. En terme de proportion, ce sont les
calcaires qui représentent le groupe le plus important.
La couleur des roches sédimentaires chimiques est
en général blanchâtre mais peut varier en fonction de
l’impureté présente dans le milieu.
Calcaires

284
Les roches sédimentaires chimiques renferment très
souvent des concrétions (ce qui est généralement le
cas de la majorité des calcaires), de tailles variables
dues à une apposition progressive de la matière
minérale autour d'un nucléus. Les concrétions de la
taille des œufs de poissons (petite sphère de 0,5 à 2
mm de diamètre) sont des concrétions oolitiques.
Les concrétions pisolitiques ont des dimensions
supérieures à 2 mm et peuvent atteindre la taille des
grains d’arachides.
Concrétion calcaires

Concrétions oolitiques Concrétions pisolitiques


286
Certains sédiments chimiques peuvent renfermer des
restes entiers ou partiels d’organismes (fossiles) ou
des formes encore reconnaissables mais remplacées
par la matière minérale (carbonate, silice, …) : ce
sont les roches sédimentaires biochimiques.
288
Les calcaires très fin et homogènes (sans concrétions
et sans fossiles) sont appelés des calcaires
lithographiques. C'est sur ce type de calcaire que les
hommes de la préhistoire ont effectué des gravures.

289
3- Les roches résiduelles
Ce sont des roches qui résultent de la
précipitation in situ d’ions peu mobiles comme le fer
(Fe3+) et l’aluminium (Al3+). Les principaux minéraux
qui forment les roches résiduelles sont les oxydes et
hydroxyde de fer et d’aluminium:
- L’hématite (Fe2O3) est de couleur rouge.
- La gœthite (FeO-OH) est un hydroxyde de fer de
couleur jaune-orangé.
- La gibbsite ou hydrargilite (Al (OH)3) est un
hydroxyde d’aluminium de couleur jaune blanchâtre.
Hématite La gœthite

Gibbsite 291
- La bœhmite ou diaspore (AlO-OH) est un
hydroxyde d’aluminium de couleur brunâtre.
- La kaolinite est un minéral blanchâtre et friable.
4- Les roches carbonées ou combustibles
fossiles
Les énergies fossiles proviennent des restes de
plantes et d'animaux marins, déposés au fond de l'océan
au cours des millénaires. Avec le temps, les sédiments se
sont accumulés et ont comprimé ces restes jusqu'à ce
qu’ils se transforment en pétrole qui est remonté à travers
la roche poreuse pour former un réservoir.
Ce sont des ressources énergétiques à usage domestique
et industriel. Ces ressources ont la propriété de se
consumer par le feu.
Il s’agit de roches sédimentaires dites carbonées
parce que le carbone est l’élément de base de tous
les combustibles fossiles. Il s’appui sur une formule
de base CH4,CnH2nOn.
Les combustibles fossiles représentent environ
80% de l'énergie utilisée, loin devant l'énergie
nucléaire et les autres formes d'énergie (hydraulique,
éolienne, solaire...)
Il y a deux grandes catégories de combustible
fossiles :
- Le pétrole qui vient du latin Pétra qui veut dire
pierre et de Oléum qui veut dire huile. Le pétrole est
donc la pierre à huile. Par pétrole, on entend les
hydrocarbures au sens large (huile, gaz et corps
annexe). Pour qu'il se forme il faut que le sédiment
(qui est nommé la roche mère) renferme au moins
1% de matière organique et que la décomposition de
cette matière organique se fasse en condition
anaérobique.
- Les charbons sont de plusieurs catégories dont les
principaux sont l’anthracite (90 à 100 % de carbone),
houille (75 à 90 % de carbone), la lignite (55 à 75 %
de carbone), la tourbe ( 55 de carbone). A l'opposé
du pétrole, pour la formation des charbons, la
quantité de matière organique domine en volume
dans le sédiment. Les charbons se forment par
enfouissement et décomposition de grands végétaux.
Une petite quantité de pétrole peut être produite dans
le même environnement que les charbons et cela
intervient au stade de la formation de la houille.
Anthracite Houille

Lignite

Tourbe

297
C) METHODOLOGIE DE DESCRIPTION
DES PRINCIPALES FAMILLES DE ROCHES
Traits distinctifs des trois principales
famille de roches
Type de roche Magmatique Sédimentaire Métamorphique

Taux de minéraux Le plus souvent Le plus souvent Le plus souvent


ferromagnésien suffisant pour absent sinon en très suffisant pour
(couleur) imprégner à la roche faible proportion imprégner à la roche
une couleur assez (non remarquable) une couleur assez
sombre sombre

Degré de cristallinité Bien cristallisée Aucune cristallinité Le plus souvent bien


(sauf celle hérité) cristallisée : cela
dépend du degré de
métamorphisme

Structure Mal réglée Parfois assez bien Souvent bien réglée


réglée (litage)

Taille de grain Variable variable variable

Néoformation Non Caractéristique Caractéristique


I- Description des roches magmatiques
1- Schéma de description des roches
plutoniques

Du fait de la cristallisation lente en profondeur, les


roches plutoniques développent le plus souvent des cristaux
bien individualisés et leur texture est dite grenue. Leur
description suit le schéma ci-après :
● La couleur
- Leucocrate: 0 à 35% de minéraux ferromagnésiens.
- Mésocrate : 35 à 65 % de minéraux ferromagnésiens.
- Mélanocrate : plus de 65 % de minéraux ferromagnésiens.
Dans les cas extrêmes, on utilise le préfixe “holo” avec
hololeucocrate pour 0 à 10 % de minéraux ferromagnésiens et
holomélanocrate pour 90 à 100 % de minéraux
ferromagnésiens.
● La texture
Elle est grenue au sens large pour toutes les
roches plutoniques mais pour une question de précision,
la description devrait tenir compte des sous-types de
texture grenue.
Texture grenue aplitique (~ 0,5 mm) = Texture
saccharoïde.
La texture grenue au sens strict = ~ 0,5 cm.
La texture grenue pegmatitique = quelques centimètres
au décimètre ou plus.
Texture grenue porphyroïde : il faut préciser la nature et la
taille moyenne des mégacristaux et leur pourcentage par
rapport au restant de la masse cristalline appelée la
matrice.

● Composition minéralogique
A ce stade, on dresse une liste aussi exhaustive que
possible de toutes les espèces de minéraux présentes
dans la roche.
Exemple : pour un granite, on citera le quartz, le feldspath
potassique (orthose), le feldspath calco-sodique
(plagioclase), le mica noir (biotite), le mica blanc
(muscovite), …
NB : On distingue en général trois types de minéraux dans
une roche qui sont :
- Les minéraux essentiels sont les minéraux qui sont
présent dans la roche en proportion abondante.
- Les minéraux accessoires ont une proportion
subordonnée.
- Les minéraux cardinaux sont les espèces de
minéraux essentiels qui servent à la classification de la
roche.
● Proportion des minéraux
On s’intéresse à la proportion de chaque espèce de
minéraux dans la roche. Ce sont ces proportions qui vont
déterminer le champ de composition auquel appartient la roche.
Dans la pratique, après la détermination des proportions, on se
réfère aux diagrammes existants (internationalement
approuvés) pour situer la roche dans son champ de
composition. Parmi ces diagrammes, on peut citer ceux de
Masson (1966) et d’Albert Streckeisen (1975).
● Nom de la roche
La conclusion à la description consiste à proposer un
nom de la roche qui colle le mieux avec toutes les remarques
faites.
2- Schéma de description des roches volcaniques
Compte tenue de la cristallisation très rapide en
surface, les roches volcaniques ne développent pas en
général des cristaux visibles à l’œil nu : on a une pâte
presque homogène. Leur description suit à peu près le même
schéma que celui des roches plutoniques.
● Couleur
- mélanocrate
- mésocrate
- leucocrate.
Comme dans le cas des roches plutonique, on peut encore se
servir du préfixe “holo” pour les cas extrêmes.
● Texture
La texture = microlithique ou vitreuse.
microlithique porphyroïde : on observe des cristaux
(0,5 mm ou plus) dans une pâte microlithique. Il faut préciser
la nature et la taille moyenne des phénocristaux et leur
pourcentage par rapport au restant de la masse cristalline
appelée la mésostase.
● Composition et proportion des minéraux
On ne peut ni dresser la liste des espèces de minéraux
en présence ni leurs proportions relatives. Cela n’est possible
qu’au microscope. La méthodologie consiste alors à se servir
d’un certain nombre de caractères et propriétés propres à
chaque type de roche.
- La couleur
* Les roches mélanocrates sont en général basiques (famille
du basalte).
* Les roches mésocrates sont intermédiaires (famille de
l’andésite)
*Les roches leucocrates sont acides (famille de la rhyolite)
- Aspect de la cassure
L’aspect de la cassure est le plus souvent caractéristique
du type de roche. Ainsi, pour des roches riches en silice (roche
acide), la cassure va se rapprocher de celle du verre (cassure
conchoïdale), alors que pour les roches pauvres en silice, la
cassure est quelconque.
- La dureté
Les roches acides rayent facilement l’acier alors que
les roches basiques dans leur majorité se laissent rayer par
l’acier.
● Nom de la roche
La conclusion à la description consiste à proposer un
nom de roche qui colle le mieux avec toutes les remarques
faites.
3- Schéma de description des roches
hypovolcaniques
Leur schéma de description peut être celui des roches
plutoniques à condition de disposer d’une loupe. A défaut, on
peut adopter le schéma de description des roches volcaniques.
II- Description des roches sédimentaires
1) Les roches sédimentaires détritiques
● La couleur
● la taille des éléments
● Nature des éléments
● Nature du ciment
● Nom de la roche
2) Description d’une roche sédimentaire chimique
ou biochimique
● On caractérise la couleur
● tests mécaniques
● tests chimiques
● Présence ou absence de concretions
Si oui, préciser la taille moyenne.
● Présence ou absence de fossiles
● la dernière étape consiste à déduire le nom de la roche.
NB : Dans le cas où la roche présente des concrétions (ce
qui est généralement le cas de la majorité des calcaires), il
faut préciser la taille de ces concrétions. Les concrétions
de la taille des œufs de poissons (petite sphère de 0,5 à 2
mm de diamètre) sont des concrétions oolitiques. Les
concrétions pisolitiques ont des dimensions supérieures à
2 mm et peuvent atteindre la taille des grains d’arachides.
Dans le cas où la roche sédimentaire chimique renferme
des fossiles, on décrira ces fossiles. Si le descripteur a de
bonnes connaissances en paléontologie, il devra préciser
le nom du fossile. A la suite du nom final à donner à la
roche sédimentaire biochimique, on fera suivre le nom du
fossile Exemple : calcaire à brachiopodes.
3) Description d’une roche résiduelle
Elle résultent de la précipitation in situ d’ions peu mobiles
comme le fer (Fe3+) et l’aluminium (Al3+).
Ce sont fondamentalement :
-La Latérite essentiellement constituée d’hématite (Fe2O3)
de couleur rouge et de gœthite (FeO-OH) qui est un

hydroxyde de fer de couleur jaune-orangé.


- La bauxite essentiellement constituée de gibbsite ou
hydrargilite (Al (OH)3) qui est un hydroxyde d’aluminium de
couleur jaune blanchâtre et de bœhmite ou diaspore (AlO-OH)
qui est un hydroxyde d’aluminium de couleur brunâtre.

- Le Kaolin qui est constitué de kaolinite qui est un minéral


blanchâtre et friable
III) Description des roches métamorphiques

La description d’une roche métamorphique peut suivre le


schéma de description des roches magmatiques ou des
roches sédimentaires si la roche qui a subie la transformation
reste reconnaissable de quelque façon que ce soit.
Dans le cas spécifique des roches métamorphiques, les
nouveaux volets qui s’ajoutent sont :
● Description de la néogenèse ou néoformation
● La structure
● Nom de la roche
Dans le cas où la roche originelle reste reconnaissable,
on emploiera le préfixe “méta” suivi du nom de la roche
originelle. Exemple : métavolcanite ou métasédiment. Lorsque
la métavolcanite est un ancien basalte on dira métabasalte.
Lorsque le métasédiment est un ancien grès on dira
métagrès.
Dans le cas où les anciennes roches ne sont plus
reconnaissables, on s’appuiera surtout sur la néogenèse et la
structure. Exemple : le schiste présente effectivement une
schistosité, le micaschiste est un schiste riche en micas, le
gneiss présente une foliation plutôt qu’une schistosité.

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