PCSI-2 CPGE BAB SAHARA
TP9 : Montages à ALI en régime non linéaire
1 Comparateur simple
Les comparateurs sont des circuits fonctionnant en régime non linéaire. La tension de sortie ( ±Vsat ) dépend du résultat
de la comparaison de la tension d’entrée avec une tension de référence, d’où le nom donné à ces montages
1.1 comparateur simple non inverseur
On impose une tension E sur l’entrée inverseuse : v− = E. De plus, on a à l’entrée inverseuse : v+ = e
Puisqu’il n’y a aucun bouclage, le montage ne peut fonctionner qu’en régime non linéaire et on a :
— si e > E alors v+ > v-et s = Vsat,
— si e < E alors v+ < v− et s = −V sat.
On en déduit la caractéristique de transfert du montage donnant s en fonction de e
1.2 comparateur simple inverseur
On impose une tension E sur l’entrée non inverseuse : v+ =. De plus, on a à l’entrée inverseuse : v − = e Puisqu’il n’y a
aucun bouclage, le montage ne peut fonctionner qu’en régime non linéaire et on a :
— si e > E alors v− > v+ et s = − Vsat,
— si e < E alors v− < v + ets = V sat.
On en déduit la caractéristique de transfert du montage donnant s en fonction de e
2 Comparateur à hystérésis
Le montage est le suivant :
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2.1 Étude de la stabilité du montage
On utilise toujours la même méthode : On suppose que les signaux sont sinusoïdaux et que l’amplificateur opérationnel
fonctionne en régime linéaire pour déterminer l’équation différentielle reliant s et e. Pour cela, on cherche la fonction de
transfert du montage.
µ0 +
−V−
En régime linéaire : s = ω · V
1 + j · ωC
Or ici on obtient à l’aide d’un pont diviseur de tension :
RI RI
V+ = .s = α.s avec α = ; D’autre part, on a : V − = e.
RI + R2 RI + R2
µ0
En reportant ces expressions dans la relation on obtient : s = · (α · s − e)
1 + j · ωωC
s µ0
et la fonction de transfert : =−
e 1 − αµ0 + j ωωC
ω
soit : (1 − α · µ0 ) s + j s = −µ0 .e.
ωC
1 ds
On en déduit par l’équivalence l’équation différentielle : (1 − α · µ0 ) · s + = −µ0 .e.
ωC dt
Les coefficients de l’équation différentielle homogène associée sont de signes opposés donc le système est instable. Le
signal de sortie saturera rapidement vers ± Vsat en fonction des conditions initiales
2.2 Analyse du fonctionnement
L’amplificateur opérationnel fonctionne en régime non linéaire :la tension de sortie est ± Vsat .
☞Premier cas
On suppose tout d’abord que s = Vsat .Ceci est possible tant que v + > v − . Or ici, on obtient la tension v + à l’aide des
RI RI
résultats sur les ponts diviseurs de tension : v + = .Vsat = VB . On pose VB = .Vsat D’autre part,
RI + R2 RI + R2
v− = e.
Cet état est donc possible tant que e < VB .
☞ Second cas
On suppose maintenant que s = −Vsat .
R1
Ceci est possible tant que v+ < v − . La tension v+ vaut maintenant : v + = − .Vsat = −VB
R1 + R2
et on a toujours v− = e
Cet état est donc possible tant que e > −VB avec la même définition de VB que précédemment.
2.3 Caractéristique de transfert
Pour déterminer la caractéristique de transfert donnant s en fonction de e, on suppose que le signal d’entrée est sinusoïdal
d’amplitude supérieure à VB .
On obtient une caractéristique pour laquelle le chemin est différent pour chaque basculement. Ce type de caractéristique
porte le nom de cycle d’hystérésis. On parle aussi de trigger ou déclencheur de Schmidt.
3 Multivibrateur astable
On étudie le principe d’un oscillateur sur un circuit simple appelé multivibrateur astable à amplificateur opérationnel.
On remarque qu’il y a deux bouclages entre les entrées et les sorties. On constate expérimentalement que ce montage
ne fonctionne qu’en mode saturé. On reconnait la présence du bouclage du comparateur à hystérésis étudié au paragraphe
précédent
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3.1 Analyse du fonctionnement
On suppose tout d’abord que la sortie est en saturation haute, s = +Vsat , ce qui signifie que la tension v− est inférieure
à la tension v+. Dans ce cas, le condensateur de capacité C et la résistance R en série sont soumis à la tension positive Vsat ,
ce qui va entraîner une charge du condensateur à travers la résistance R. La tension v − va augmenter et devenir supérieure
à v + provoquant le basculement de la tension de sortie de +Vsat à −Vsat . Alors le condensateur va se décharger à travers la
résistance et v − va diminuer jusqu’à devenir inferieure à v + . On va de nouveau assister à un basculement à la sortie. Et ainsi
de suite..
3.2 Mise en équation du phénomène
RI
On suppose qu’à t = 0, la sortie vient de basculer de −V sat à + V sat et v − = − .Vsat = −VB
RI + R2
Tout se passe comme si la résistance et le condensateur étaient en série avec un générateur de tension parfait de f.e.m.
dv −
Vsat . L’équation différentielle de ce circuit est : v − + RC = Vsat .
dt
t
A pour solution : v − = − (VB + Vsat ) · exp − + Vsat avec τ = RC.
τ
Cette solution est valable tant que v− < VB soit pour 0 < t < t1 avec t1 tel que : v − (t1 ) = VB
càd
Vsat + VB 2Rl + R2
tl = τ ln = τ ln .
Vsat − VB R2
À l’instant t1 , la tension de sortie bascule de +Vsat à −Vsat . Le raisonnement est le même que précédemment sauf que le
dv −
circuit RC est maintenant soumis à la tension −Vsat et que v − = VB . L’équation différentielle est alors : v − +RC = −Vsat .
dt
t1 − t
A pour solution : v − = (VB + Vsat ) · exp − − Vsat
τ
Cette solution est valable tant que v > −VB soit pour t1 < t < t2 avec t2 tel que : v − (t2 ) = −VB
−
càd
Vsat + VB
t2 = 2.τ · ln = 2.t1
Vsat − VB
Le raisonnement est alors à reprendre au début. Puisque le système est revenu à son point de départ, la période T du
Vsat + VB
phénomène est égale à t2 soit : T = t2 = 2.τ · ln = 2.t1
Vsat − VB
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