PCSI-2 CPGE BAB SAHARA
TP6 : Phénomène de la résonance dans circuit
RLC série
Objectifs :
Nous allons ici étudier le comportement d’un circuit (R, L, C) série alimenté par un générateur délivrant une tension
sinusoïdale. Le courant i(t) et la tension aux bornes du condensateur uC (t) sont alors sinusoïdaux régime établi, leurs am-
plitudes Im et UC m dépendant de la pulsation ω de la tension d’entrée. Si Im (ω) ou UCm (ω) présentent un maximum, on dit
qu’ il y a résonance (en courant ou en tension). Nous allons étudier ici ce phénomène.
1 EXPÉRIENCE 1 : étude de l’intensité
1.0.1 Matériel :
— Ampli-op. TL081
— Un générateur BF+ un fréquencemètre
— Une bobine L = 0, 1H; r
— Un oscilloscope
— Un condensateur de 0, 5µF
1.1 Montage
Les montages au choix sont représentés sur la figures suivantes :
▷∞ C C
− L, r L, r
+
Us R rg Us R
rg
e
e
Figure 2 –
Figure 1 –
1.2 Calculs préliminaires
r
1 ∼ −1
L ∼
Déterminer numériquement ω0 = √ = 4472rd.s et Rc = 2 (= 894Ω)
LC C
Choisir les valeurs appropriées pour la résistance et en déduire les valeurs de Q correspondantes. Ex.
R(Ω) 0 50 100 500 600 800 1000 2000
Lω0
Q= 13,8 5,4 3,4 0,84 0,70 0,53 0,43 0,22
r+R
Ne pas oublier d’ajouter la résistance de la bobine pour le calcul de Q (ici 32Ω ).
1.3 Manipulation : (on réalisera si possible le montage (1))
Si le montage de la figure (2) étant réalisé, on doit vérifier qu’à la sortie du GBF, l’amplitude du signal d’entrée (voie Y1
) est constante quelle que soit la fréquence. Prendre par exemple U ∼ = 1 V.
Pour les différentes valeurs de R proposées, on effectue les mesures suivantes (tableau ci-dessous) :
1/2 adilkassem@[Link]
PCSI-2 CPGE BAB SAHARA
f(Hz) 0 100 2000 à 3000
ω = 2πf 0 628 ω0 12560 a 18850
ω
x= 0 ... ... 1 ... ...
ω0
Us (V) 0 ... ... ... ... ...
Us Ue
I= (mA) 0 ... ... I0 = ... ...
R r+R
I/I0 0 ... ... 1 ... ...
☛Représenter I = f(x) ou (et) I/I0 = f(x) et comparer aux courbes théoriques.
2 EXPÉRIENCE 2 : étude du déphasage courant/tension
On peut procéder de deux façons :
1. On ne dispose pas de phasemètre, on étudie donc les oscillogrammes Y1 (t) et Y2 (t). On règle la base de temps pour
qu’une demi-période recouvre 9 carreaux (un carreau correspond à 20◦ ). Le décalage entre les deux courbes donne
le déphasage avec son signe.
NB : pour visualiser la résonance avec précision, on se placera en X-Y ; l’ellipse devient une droite.
2. On dispose d’un phasemètre : il affiche directement la valeur algébrique de ϕ. On complète donc le tableau précédent
en ajoutant une ligne ϕ et une ligne tg ϕ. Représenter alors ϕ = f(x) ou tg ϕ = f(x). Comparer aux courbes théoriques.
3 EXPÉRIENCE 3 : étude de la tension aux bornes du condensateur
3.1 Montage :
On réalise l’un des montages suivants :
▷∞
R L, r R L, r
−
+
UC C rg UC C
rg
e
e
Figure 4 –
Figure 3 –
3.2 Manipulation :
On complète le tableau précédent en ajoutant une ligne Uc et une ligne UC /Ue . Représenter alors UC = f(x) ou/et
UC /U = f(x). Comparer aux courbes théoriques.
4 Exploitation de l’ensemble des résultats
a) À partir des courbes expérimentales, déterminer, pour chaque valeur de R :
— la fréquence de résonance
— la bande passante à -3 dB p
— le facteur de qualité Q = Lω0 /R = Rc /2R avec Rc = 2 L/C résistance critique.
b) Vérifier qu’à la résonance d’intensité, Uc ∼
= QU pour Q >> 1(attention, le condensateur doit supporter cette surten-
sion !).
c) Comparer également la résonance de tension aux bornes du condensateur avec les valeurs théoriques.
2/2 adilkassem@[Link]