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Définition et Fondements de l'Épistémologie

L'épistémologie est la branche de la philosophie qui étudie la nature, les sources, la validité et les limites de la connaissance. Elle s'appuie sur des fondements provenant de la philosophie, de la science, de la logique, de la psychologie et de la sociologie pour analyser comment nous savons ce que nous croyons savoir. La relation entre épistémologie et philosophie des sciences est essentielle, car l'épistémologie fournit les outils critiques nécessaires pour évaluer le savoir scientifique.

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Définition et Fondements de l'Épistémologie

L'épistémologie est la branche de la philosophie qui étudie la nature, les sources, la validité et les limites de la connaissance. Elle s'appuie sur des fondements provenant de la philosophie, de la science, de la logique, de la psychologie et de la sociologie pour analyser comment nous savons ce que nous croyons savoir. La relation entre épistémologie et philosophie des sciences est essentielle, car l'épistémologie fournit les outils critiques nécessaires pour évaluer le savoir scientifique.

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la définition

Définition de l’épistémologie

L’épistémologie : est la branche de la philosophie qui étudie la connaissance : sa nature, ses


conditions de possibilité, ses limites et sa valeur.

Elle analyse **comment** nous savons ce que nous croyons savoir et **pourquoi** nous pouvons
considérer certaines connaissances comme vraies ou justifiées.

Les sources du fondement de l’épistémologie

Les sources du fondement de l’épistémologie désignent tout ce qui a permis la naissance de cette
discipline et tout ce sur quoi elle s’appuie pour réfléchir à la connaissance. Elles proviennent de
plusieurs domaines : la philosophie, la science, la logique, la psychologie et la sociologie.

1. Les sources philosophiques

Les premières questions épistémologiques apparaissent dans la philosophie grecque avec Socrate,
Platon et Aristote, qui cherchent à distinguer le savoir de la simple opinion.

Plus tard, le rationalisme (Descartes, Leibniz, Spinoza) affirme que la raison est la principale source du
savoir, tandis que l’empirisme (Locke, Hume, Berkeley) soutient que la connaissance provient de
l’expérience sensible.

Kant propose ensuite une synthèse : la connaissance vient à la fois de l’expérience et des structures
mentales qui organisent cette expérience.

[Link] sources scientifiques

Les révolutions scientifiques (Copernic, Galilée, Newton) ont révélé les limites des anciennes
méthodes de pensée et ont fait naître la nécessité d’une réflexion critique sur la production des
savoirs.

La méthode expérimentale — observation, hypothèse, expérimentation, vérification — devient un


modèle d’élaboration du savoir.

Les transformations des sciences modernes (relativité, mécanique quantique) montrent que les
théories évoluent, ce qui pousse des auteurs comme Popper ou Kuhn à analyser le changement
scientifique.
3. Les sources logiques

La logique formelle (d’Aristote à la logique moderne de Frege et Russell) fournit des règles pour
distinguer un raisonnement valide d’un raisonnement invalide.

Les mathématiques offrent également un modèle de rigueur, de démonstration et de nécessité.

4. Les sources psychologiques

La psychologie cognitive étudie les mécanismes mentaux de la perception, de la mémoire et du


raisonnement, mettant en évidence les biais cognitifs et les illusions qui peuvent fausser la
connaissance.

Les neurosciences complètent cette approche en analysant le fonctionnement du cerveau et la


manière dont il construit notre représentation du monde.

5. Les sources sociologiques

La sociologie de la connaissance montre que les croyances et les certitudes d’une société influencent
ce que l’on considère comme vrai.

La sociologie des sciences analyse comment les communautés scientifiques valident les théories,
construisent des consensus et orientent la recherche.

Les fondements de l’épistémologie

Les fondements de l’épistémologie sont les bases qui permettent de comprendre comment se
construit la connaissance, comment elle est justifiée et quelles sont ses limites. Ils regroupent les
éléments essentiels qui rendent possible l’étude du savoir.

1. La vérité

L’épistémologie cherche à comprendre ce qu’est la vérité et comment distinguer la connaissance de


la croyance ou de l’opinion. Elle étudie les critères qui permettent de dire qu’une affirmation est
vraie.

2. La justification

Pour qu’une croyance devienne un savoir, elle doit être justifiée. L’épistémologie analyse donc les
preuves, les arguments et les méthodes de vérification qui rendent une connaissance fiable.

3. Le sujet connaissant

Elle étudie l’être humain comme producteur de connaissance : la fiabilité de ses sens, sa capacité de
raisonner, et les erreurs ou biais cognitifs qui peuvent l’amener à se tromper.

4. Les méthodes scientifiques

L’épistémologie s’appuie sur l’analyse des méthodes utilisées par les sciences : observation,
expérimentation, raisonnement logique, falsification des hypothèses et évolution des paradigmes.

5. La rationalité et la logique
Elle repose sur l’idée que la connaissance doit suivre des règles rationnelles : cohérence interne,
logique formelle, démonstration rigoureuse.

6. L’expérience

Pour les courants empiristes, l’expérience sensible est une source essentielle du savoir.
L’épistémologie examine comment l’expérience contribue à la formation de la connaissance.

7. Le contexte social et historique

Les savoirs sont influencés par les sociétés, les cultures et les institutions scientifiques.
L’épistémologie étudie comment ce contexte social participe à la construction du savoir.

1. L’épistémologie et la philosophie des sciences

L’épistémologie est la théorie de la connaissance. Elle s’interroge sur la nature, l’origine, la validité et
les limites du savoir.

Questions centrales :

* Qu’est-ce que la connaissance ?

* Comment pouvons-nous savoir quelque chose ?


* Quelles sont les méthodes fiables pour acquérir du savoir ?

* Quelle est la différence entre opinion, croyance et connaissance ?

*Exemple :

Si un scientifique affirme que « l’eau bout à 100°C », l’épistémologue se demandera : comment


savons-nous que c’est vrai ? Quelle preuve est fiable ? Cette connaissance est-elle universelle ou
dépend-elle des conditions ?

*Branches importantes :

* L’épistémologie classique (Platon, Descartes) : s’intéresse à la justification et à la vérité.

* L’épistémologie moderne : s’intéresse aux méthodes scientifiques, à l’évolution des théories et


aux biais possibles dans le savoir.

2. La philosophie des sciences

La philosophie des sciences est une branche spécifique de la philosophie qui s’intéresse aux sciences
naturelles et sociales. Elle analyse la méthode scientifique, le rôle des théories, des expériences, et la
structure des connaissances scientifiques.

*Questions centrales :

* Qu’est-ce qu’une loi scientifique ?

* Quelle est la différence entre une théorie et une hypothèse ?

* Les sciences reflètent-elles la réalité ou sont-elles des constructions humaines ?

* Comment une théorie scientifique progresse ou est remplacée ?

Exemple :

Pour le même scientifique qui dit « l’eau bout à 100°C », la philosophie des sciences va s’intéresser
à:

* Comment cette loi a été établie (expérimentation, répétition, preuve)

* Comment elle s’inscrit dans une théorie plus large (chimie, physique)

* Si cette loi peut évoluer avec de nouvelles découvertes (pression, altitude)

Branches importantes :

* Philosophie de la physique, biologie, psychologie, etc.

* Étude des révolutions scientifiques (Kuhn : « La structure des révolutions scientifiques »).

3. Différence clé
| Aspect | Épistémologie | Philosophie des sciences

| Objet principal | La connaissance en général | La connaissance scientifique

| Questions | Qu’est-ce que savoir ? Comment justifier la vérité ? | Comment fonctionnent les
sciences ? Qu’est-ce qu’une théorie scientifique ? |

| Portée | Très générale (toutes formes de savoir) | Plus spécifique aux sciences
naturelles et sociales |

| Exemple | Comment savons-nous que 2 + 2 = 4 ? | Comment Newton a-t-il établi la


loi de la gravitation ? |

4. Relation entre épistémologie et philosophie des sciences

Point de départ commun :

la connaissance

* L’épistémologie s’interroge sur la nature et la validité du savoir.

* La philosophie des sciences applique ces interrogations au savoir scientifique.

* La philosophie des sciences est donc une branche spécialisée de l’épistémologie.

Épistémologie → fondation de la philosophie des sciences

L’épistémologie fournit les outils conceptuels:

* Critères de validité

* Justification

* Limites du savoir

La philosophie des sciences applique ces outils pour répondre à des questions concrètes sur les
sciences.

Exemple concret : la théorie de l’évolution


* Épistémologie : Comment savons-nous que l’évolution est un fait scientifique ?

* Philosophie des sciences : Comment Darwin a construit sa théorie ? Quelles expériences ont validé
la théorie ? Comment évolue-t-elle face aux nouvelles découvertes ?

Schéma simplifié de la relation

Connaissance (savoir)

┌───────┴────────┐

│ │

Épistémologie Philosophie des sciences

(savoir général) (savoir scientifique)

│ │

Questions sur la Application aux sciences :

justification, lois, théories, méthodes

vérité, limites expériences, révolutions scientifiques

les critères et les caractéristiques de épistémologie :

* La philosophie des sciences est une sous-discipline de l’épistémologie appliquée aux sciences.

* L’épistémologie donne les fondements théoriques sur le savoir.


* La philosophie des sciences se concentre sur le fonctionnement des sciences, leur méthode et leur
progression.

*Caractéristiques de l’épistémologie

1. Réflexive et critique

* L’épistémologie ne se contente pas de connaître, elle analyse et critique les méthodes et les
fondements de la connaissance scientifique.

* Elle se demande : Comment sait-on ce qu’on sait ? Est-ce fiable ?

2. Philosophique et conceptuelle

* Elle s’intéresse aux concepts fondamentaux comme la vérité, la preuve, la justification, la science,
la méthode, etc.

3. Analytique

* Elle décompose les connaissances et les pratiques scientifiques pour en comprendre la logique, la
structure et la validité.

4. Normative

* L’épistémologie établit des normes et critères pour distinguer le savoir scientifique du non-
scientifique.

5. Historique et contextuelle

* Elle étudie l’évolution des sciences et comment les concepts et méthodes changent selon l’époque
et le contexte.

6. Universelle mais critique des limites

* Elle vise à comprendre des principes généraux de la connaissance, mais reconnaît que toute
connaissance humaine a des limites.

7. Scientifique et méthodologique

* Même si elle est philosophique, elle analyse les sciences réelles et leurs méthodes de recherche,
pour comprendre ce qui les rend fiables.

L’épistémologie est critique, analytique, normative et réflexive ; elle s’intéresse aux méthodes, aux
limites et à la validité des connaissances scientifiques.

La relation de épistémologie avec la philosophie

1. Définition de l’épistémologie
L’épistémologie est la branche de la philosophie qui étudie la connaissance : sa nature, ses sources,
sa validité et ses limites.

En d’autres termes, elle pose des questions comme :

* Qu’est-ce que connaître ?

* Comment peut-on savoir si quelque chose est vrai ?

* Quelles sont les méthodes fiables pour acquérir des connaissances ?

2. Définition de la philosophie

La philosophie, quant à elle, est la discipline qui cherche à comprendre la réalité, le sens de la vie, et
les fondements de nos pensées et actions. Elle englobe plusieurs branches, comme :

* La métaphysique (l’étude de l’être et de la réalité)

* L’éthique (la réflexion sur le bien et le mal)

* La logique (l’étude des raisonnements corrects)

* L’épistémologie (la théorie de la connaissance)

3. La relation entre épistémologie et philosophie

1. L’épistémologie est une branche de la philosophie : on ne peut pas séparer la réflexion sur la
connaissance de la réflexion philosophique générale.

2. Elle éclaire les autres branches de la philosophie :

* En éthique, elle questionne comment savoir ce qui est moralement juste.

* En métaphysique, elle examine si nos connaissances de la réalité sont fiables.

3. Elle fournit des outils critiques : l’épistémologie aide la philosophie à distinguer les croyances
fondées sur la raison et celles basées sur des préjugés ou des opinions.

4. Exemple concret

Dans la philosophie des sciences, l’épistémologie s’interroge sur la validité des théories scientifiques.

* Dans la philosophie politique, elle peut questionner les fondements rationnels des idéologies ou
des lois.

L’épistémologie et la philosophie sont profondément liées. L’épistémologie est la partie de la


philosophie qui réfléchit sur la connaissance elle-même, tandis que la philosophie utilise cette
réflexion pour comprendre le monde, l’être, et l’action humaine.
La relation de l’épistémologie avec la psychologie

La relation entre l’épistémologie et la psychologie est profonde et intéressante, car elles s’intéressent
toutes les deux à la connaissance, mais sous des angles différents.

1. Définition des deux concepts

Épistémologie : C’est la branche de la philosophie qui étudie la nature, l’origine et la validité de la


connaissance. Elle se demande : Qu’est-ce que la connaissance ? Comment peut-on être sûr de ce
que l’on sait ?

* Psychologie : C’est la science qui étudie le comportement humain et les processus mentaux. Elle
cherche à comprendre comment les individus pensent, ressentent, agissent et apprennent.

2. Points de rencontre

L’épistémologie et la psychologie se rejoignent dans l’étude de la connaissance humaine, mais sous


deux perspectives :

1. Comment l’humain acquiert la connaissance

* La psychologie cognitive étudie les mécanismes de la pensée, de la mémoire et de


l’apprentissage.

* L’épistémologie s’interroge sur la fiabilité de cette connaissance : est-elle vraie, certaine,


universelle ?

2. Critique des sources de connaissance

* La psychologie peut montrer que notre perception ou notre raisonnement peut être biaisé (ex. :
illusions cognitives, heuristiques).

* L’épistémologie se sert de ces observations pour évaluer la validité des connaissances humaines.

3. Développement de la connaissance chez l’individu


* Piaget, psychologue suisse, a créé une épistémologie génétique, qui relie directement psychologie
et épistémologie : il étudie comment l’intelligence et la connaissance se développent chez l’enfant.

* Cela montre que la manière dont nous apprenons influence notre conception de la vérité.

3. Applications concrètes

*Éducation : Comprendre comment les enfants pensent et apprennent (psychologie) permet de


développer des méthodes pédagogiques fiables (épistémologie appliquée).

*Sciences cognitives : L’épistémologie aide à définir ce qui peut être considéré comme «
connaissance scientifique », tandis que la psychologie étudie comment le cerveau traite
l’information.

*Thérapie et psychologie clinique : Savoir que la perception peut être biaisée aide à corriger les
croyances erronées ou les raisonnements défectueux.

La psychologie décrit comment les humains pensent et apprennent, tandis que l’épistémologie
évalue si ce que nous pensons savoir est vrai ou fiable. La psychologie fournit des données sur les
mécanismes cognitifs, et l’épistémologie en tire des conclusions sur la validité de la connaissance
humaine.

Épistémologie et Anthropologie la relation

1. Définitions :

*Épistémologie : étude critique de la connaissance, de sa nature, de ses limites et de sa validité.

*Anthropologie : étude scientifique de l’être humain, de ses comportements, de ses cultures et de


ses sociétés.

2. Lien entre les deux disciplines :

L’épistémologie sert de réflexion critique sur le savoir produit par l’anthropologie. Elle examine
comment les connaissances sur l’homme et les sociétés sont construites, validées et limitées.

3. Rôles principaux de l’épistémologie en anthropologie :


*Critique des méthodes : questionner l’objectivité des observations et la pertinence des outils
conceptuels.

*Validation du savoir : déterminer ce qui peut être considéré comme vrai ou scientifique dans
l’étude des sociétés humaines.

*Réflexivité : amener les anthropologues à prendre conscience de leurs propres biais et de leur
influence sur les résultats.

*Analyse historique et culturelle : montrer que les connaissances anthropologiques dépendent du


contexte social et historique de leur production.

4. Exemple concret :

Lorsqu’un anthropologue étudie une société, l’épistémologie lui fait se demander :

* Les catégories utilisées (famille, religion, tribu) sont-elles adaptées à cette culture ?

* Mes interprétations sont-elles influencées par mes propres valeurs culturelles ?

5. Conclusion :

L’épistémologie renforce la rigueur de l’anthropologie, en permettant de produire un savoir


réfléchi, critique et scientifiquement justifié sur l’être humain et ses sociétés.

---

La sociologie comme objet de l’épistémologie

L’épistémologie ne se contente pas d’examiner la méthode ; elle questionne la nature même du


savoir sociologique :

* La société est un objet mouvant : les comportements, normes et institutions changent avec le
temps.

* Les connaissances sociologiques sont donc toujours partiellement provisoires et contextualisées.

* L’épistémologie pousse à se demander :

* Peut-on parler de lois sociales universelles ?


* Quelle est la place de l’interprétation dans l’analyse sociale ?

Ainsi, la sociologie devient un laboratoire pour l’épistémologie : elle interroge la possibilité de


produire un savoir scientifique sur l’humain et la société.

2. L’influence des paradigmes et des valeurs

Une réflexion clé de l’épistémologie est que tout savoir est produit dans un contexte social et
culturel:

* La sociologie étudie des faits sociaux, mais ces faits sont souvent filtrés par des paradigmes
théoriques (fonctionnalisme, marxisme, interactionnisme).

* L’épistémologie invite à réfléchir sur la neutralité de la recherche : peut-on vraiment être objectif ?

Exemples :

* Une étude sur la famille peut être influencée par des valeurs culturelles sur le mariage.

* L’interprétation des comportements des groupes minoritaires peut refléter les préjugés de
l’observateur.

Cette réflexion conduit à une sociologie réflexive, où le sociologue prend conscience de sa position
sociale et de ses biais possibles.

3. La méthode comme articulation entre les deux

* L’épistémologie fournit le cadre critique pour choisir et évaluer les méthodes sociologiques.

* La sociologie expérimente ces méthodes pour produire des connaissances fiables sur la société.

* Mais la réflexion épistémologique va plus loin :

* Les méthodes quantitatives (statistiques, enquêtes) peuvent masquer la complexité sociale.

* Les méthodes qualitatives (entretiens, observations) sont riches mais difficiles à généraliser.

* La relation entre sociologie et épistémologie devient ici dialectique : la méthode sociologique


nourrit la réflexion épistémologique et cette réflexion guide la pratique sociologique.
4. La dimension critique et éthique

L’épistémologie permet de réfléchir à la dimension éthique du savoir sociologique :

* Toute production de connaissance sur la société a des implications politiques et sociales.

* Par exemple : les études sur la pauvreté ou la criminalité peuvent influencer les politiques
publiques.

* L’épistémologie pousse à se demander : le savoir sociologique peut-il être neutre ? Quels sont les
impacts des choix méthodologiques et théoriques sur la société étudiée ?

Ainsi, la relation entre sociologie et épistémologie est aussi une relation de responsabilité.

5. Réflexion finale

*La sociologie s’intéresse aux faits sociaux et aux comportements collectifs.

*L’épistémologie questionne la validité, les limites et les conditions de production de ce savoir.

* Leur relation est donc profondément réflexive et critique :

* La sociologie nourrit l’épistémologie avec des données concrètes et des problèmes complexes.

* L’épistémologie guide la sociologie pour qu’elle soit scientifiquement rigoureuse, consciente de


ses biais et socialement responsable.

En résumé, la sociologie et l’épistémologie sont liées dans un mouvement circulaire : le savoir social
nourrit la réflexion critique, et cette réflexion critique améliore la production de savoir social. C’est
une relation indispensable et dynamique.

Les principales sources de la connaissance scientifique sont :

1. L’observation : observation des phénomènes, utilisation d’instruments, description systématique.

2. L’expérimentation : test des hypothèses en contrôlant les variables, respectabilité des résultats,
mesures précises.
3. La modélisation : construction de modèles mathématiques, conceptuels ou informatiques pour
représenter des phénomènes.

4. Le raisonnement logique et mathématique : déduction, induction, abduction pour interpréter des


données et formuler des lois.

5. La théorie : cadre conceptuel organisé permettant d’expliquer, unifier et prédire les phénomènes.

6. La communauté scientifique : validation par les pairs, reproduction des expériences, débats,
consensus et accumulation collective des savoirs.

En résumé, la connaissance scientifique provient de l’observation, de l’expérimentation, de la


modélisation, du raisonnement, de la construction théorique et de la validation par la communauté
scientifique.

1. La méthode scientifique dans les sciences sociales

Les sciences sociales (sociologie, anthropologie, science politique, économie, psychologie sociale…)
cherchent à comprendre et expliquer les phénomènes humains et sociaux. Elles mobilisent une
méthode scientifique similaire à celle des sciences naturelles, mais adaptée à la complexité du social.

a) Les étapes générales de la méthode scientifique

1. Problématisation

* Formulation d’un problème de recherche

* Mise en relation d’un phénomène observable avec une question théorique

* Exemple : Pourquoi les jeunes s’abstiennent-ils davantage de voter ?

[Link] d’hypothèses

* Proposition d’explications possibles

* Les hypothèses doivent être : claires, testables, falsifiables.

3. Opérationnalisation des concepts

* Transformation des concepts abstraits en indicateurs mesurables

* Exemple : "abstention" → présence/absence de vote ;

"désintérêt politique" → fréquence d’information politique, niveau de discussion…

4. Choix de la méthode de collecte


Méthodes quantitatives : sondages, statistiques, analyse de données massives

Méthodes qualitatives : entretiens, observations, études de cas, analyse de contenu

5. Analyse des données

* Recherche de corrélations, de régularités

* Interprétation des significations des acteurs (approches compréhensives)

6. Validation / falsification

* Vérification si les données confirment ou non les hypothèses

* Possibilité de réviser le modèle ou la théorie

7. Publication et discussion scientifique

* La validité passe par la reproductibilité, la transparence, et la critique par les pairs.

2. Particularités des sciences sociales

a) L'objet d'étude est humain

Les phénomènes étudiés sont porteurs de sens, d’intentions et de subjectivité.

→ Nécessité d’interpréter, de comprendre, pas seulement de mesurer.

b) L'observateur influence l’observé

Contrairement aux sciences dures, l'observateur fait partie du monde social.

→ Importance de la réflexivité : reconnaître ses biais, sa position sociale, ses normes.

c) Difficulté de l’expérimentation
Il est souvent impossible d’avoir un contrôle strict des variables *comme en physique* → recours
fréquent à :

* quasi-expérimentations

* comparaisons internationales

* statistiques multivariées

* études longitudinales

---

3. Quelques approches méthodologiques majeures

1) Positivisme (Durkheim)

* Les faits sociaux doivent être étudiés “comme des choses”.

* Recherche de lois, recours à l’analyse statistique.

* Objectivité comme idéal central.

2) Compréhension (Weber)

* Comprendre les significations que les acteurs attribuent à leurs actions.

* Méthode compréhensive, rôle de l’interprétation.

3) Approches critiques (Marx, École de Francfort)

* Analyse des rapports de domination, des structures de pouvoir.

* La science sociale n’est pas neutre : elle doit dévoiler les mécanismes sociaux.
4) Constructivisme

* Les faits sociaux sont construits par les acteurs et les institutions (Berger & Luckmann).

* L’enquête doit étudier le processus de construction d’un phénomène (ex. : la déviance, les normes,
le genre…).

5) Pragmatismes et interactionnismes

* Les phénomènes sociaux émergent de l’interaction (Goffman, Mead).

* Observer les situations concrètes, les pratiques, les ajustements.

4. Enjeux épistémologiques des sciences sociales

a) Objectivité vs subjectivité

Question centrale : peut-on être objectif lorsqu’on étudie des humains ?

→ Les sciences sociales cherchent non pas une neutralité absolue, mais une objectivité raisonnée,
par des méthodes transparentes et rigoureuses.

b) Faits et valeurs

Max Weber distingue :

* les jugements de fait (décrire, expliquer)

* les jugements de valeur (évaluer, juger)

La science doit rester **axiologiquement neutre** (ne pas confondre analyse scientifique et opinion
personnelle).

c) Explication vs compréhension
Deux manières de connaître :

*expliquer par des causes (Durkheim, héritage positiviste)

*comprendre les significations sociales (Weber, approche herméneutique)

La plupart des sciences sociales modernes combinent les deux.

d) Validité des théories

* Les phénomènes humains changent avec le temps et les contextes

→ Les théories doivent être continuellement adaptées, conceptualisées.

e) Le rôle du langage

Le langage structure la réalité sociale :

→ importance de l’analyse discursive (Foucault, Bourdieu, discours politiques, médiatiques…)

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