Introduction à la statistique fondamentale
Introduction à la statistique fondamentale
C)
DEPARTEMENT DE STATISTIQUES ET PROBABILITES ,
BAC I
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
Introduction to Statistics
wi
ub
sk
ai
rv
ge
Par:
Contents i
om
1 Définitions, terminologie et notation 1
1.1 Qu’est-ce-que la statistique ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
l.c
1.2 La statistique descriptive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
ai
1.3 La statistique mathématique ou inférentielle . . . . . . . . . . 2
gm
1.4 Terminologie et notation standard de la statistique . . . . . . 3
1.4.1 Terminologie et concepts fondamentaux . . . . . . . . . 3
@
tableaux statistiques 8
wi
variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
[Link] Les données et variables qualitatives (ou vari-
ai
rv
ables non-métriques) . . . . . . . . . . . . . . 9
[Link] Les données et variables quantitatives (ou vari-
ge
ables métriques) . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2 Transformation de variables qualitatives (ou non-métriques)
en variables quantitatives (ou métriques) . . . . . . . . . . . . 15
2.3 Transformation de variables quantitatives (ou métriques) en
variables qualitatives (ou non-métriques) . . . . . . . . . . . . 16
2.4 Organiser les données: les tableaux statistiques . . . . . . . . 21
2.4.1 Vecteur ou série brute . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.4.2 Les tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
[Link] Les tableaux unidimensionnels . . . . . . . . . 24
2.4.3 Les tableaux croisés à n dimensions (n ≥ 2) . . . . . . 24
[Link] Les distributions marginales . . . . . . . . . . 26
2.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
i
CONTENTS ii
om
en ” moustache ” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.9 Les graphiques spatiaux (xyz) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
l.c
3.10 Les graphiques triangulaires ou triangle de d’Alembert . . . . 36
ai
3.11 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
gm
4 Caractériser une distribution et résumer des tableaux statis-
@
et dispersion 38
an
4.1.1 Le mode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
wi
4.1.2 La médiane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.1.3 La moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
ub
Définitions, terminologie et
notation
om
l.c
1.1 Qu’est-ce-que la statistique ? ai
gm
@
Celles présentées ci-après donnent un aperçu des différentes facettes que peut
an
1
1.2. LA STATISTIQUE DESCRIPTIVE 2
• La statistique descriptive
om
l.c
1.2 La statistique descriptive
ai
gm
Ensemble des méthodes permettant de décrire une population par le biais
des individus qui la composent. La statistique descriptive s’intéresse donc à
@
période 1971-2000
ge
om
l.c
ai
gm
@
Exemple 1.2. En période électorale, on interroge 1 000 personnes sur leur in-
tention de vote. A partir des résultats obtenus sur cet échantillon, on prévoit,
avec une certaine précision, le comportement de l’ensemble des électeurs
(population mère) et par là même, le résultat des élections. C’est ce qu’on
appel l’inférence statistique et c’est le principe même du sondage d’opinion
par exemple.
om
l.c
ai
gm
Le lien de complémentarité entre statistique inférentielle et statistique
descriptive est évident : la première collecte et fournit à la seconde la ”
@
extrapolée.
an
m
statistique
ge
om
population mère, c’est-à-dire de la population dont est issu l’échantillon.
l.c
4. Dénombrement : comptage exhaustif des individus composant une
ai
population donnée. Le recensement de la population est un dénombrement.
gm
5. Caractère(s) : caractéristique(s) de l’individu intégrant la population
@
ou
om
l.c
ai
gm
Plusieurs critères peuvent être utilisés simultanément pour former des
@
La seule contrainte réside dans le fait que la somme des effectifs par
classe donne toujours l’effectif total N . Le découpage en classes d’une
population selon un ou plusieurs critères est une opération appelée ”
discrétisation ”. Celle-ci nécessite la plupart du temps une connais-
sance fine du phénomène étudié car sa réalisation, très sensible aux
effets de seuils et de limites de classes, peut aboutir à des résultats
dont l’interprétation peut être différente à totalement opposée notam-
ment sur le plan cartographique. La discrétisation fera l’objet d’un
paragraphe particulier dans ce cours.
Exemple 1.5.
om
A noter que la somme des fréquences absolues des modalités donne le
nombre total N d’individus d’une population:
l.c
ai
n
X
fi = f1 + f2 + ... + fn = N
gm
i
@
f
m
Féquence relative : F =
N
wi
L’ensemble des fréquences pour toutes les modalités des individus d’une
ub
n
X
Fi = F1 + F2 + ... + Fn = 1
i=1
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
5
sk
X
fi = f1 + f2 + f3 + f4 + f5 = 108 + 130 + 72 + 48 + 35 = 393
ai
i=1
rv
5
X
Fi = F1 + F2 + F3 + F4 + F5
i=1
f1 f2 f3 f4 f5
= + + + +
N N N N N
108 130 72 48 35
= + + + +
393 393 393 393 393
= 0, 275 + 0, 331 + 0, 183 + 0, 122 + 0, 089
= 1
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
de Besançon.
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
tableaux statistiques
l.c
ai
gm
@
l’analyse) peuvent se présenter sous différentes formes. Ces formes, reflets des
wi
de représenter celle-ci et sur les types de traitements qui pourront lui être
appliqués en vue de son analyse. On distingue trois propriétés fondamentales
sk
12
2.1. TYPES ET PROPRIÉTÉS DE LA DONNÉE 13
elles ont été précédemment évoquées en est le reflet et c’est celui que nous
respecterons pour les décrire (Cf. 2.1).
om
l.c
ai
gm
@
Figure 2.1:
a
an
m
métriques)
rv
ge
om
jaune, noir, rouge,...) sans qu’aucune hiérarchie ne soit applicable entre les
l.c
modalités recensées (on peut en aucun cas écrire jaune ¿ rouge ou vert =
noir).
ai
gm
La forme qualitative ordinale : une variable qualitative ordinale possède
toutes les propriétés de la variable qualitative nominale avec en plus la possi-
@
ulation étudiée pour le caractère retenu. D’une façon générale, la forme qual-
wi
itative ordinale fait référence à des caractères non mesurables mais dont on
ub
sait que les modalités renferment une notion d’ordre, ou bien à des variables
sk
Définition 2.2 (Variable discrète). Une variable est dite discrète quand
elle prendre un nombre fini ou dénombrable de valeurs. En d’autres ter-
mes, le passage d’une modalité à une autre est ” brutal ”, sans continuité,
sans glissement progressif. C’est typiquement le cas des variables qualitatives
nominales et ordinales pour lesquelles la transitions entre modalités se réalise
sans nuance, abruptement.
om
l.c
ai
Exemple 2.4. La variable ” catégorie socioprofessionnelle ” est une variable
gm
qualitative nominative discrète. En effet, le nombre de valeurs qu’elle peut
@
prendre est fini (ou dénombrable) et la transition entre modalité, par exemple
a
Dans le même ordre d’idée, la variable ” niveau d’éducation ” avec les modalités
wi
une variable, sachant que celle-ci ne s’applique qu’à la famille des données et
variables quantitatives.
om
l.c
ai
gm
@
selon une unité de mesure reconnue : le prix exprimé en euros par mois ou
rv
om
nombreuses et lorsque que l’on souhaite cartographier le phénomène, on est
amené à regrouper ces valeurs sous forme de classes afin d’en améliorer la lec-
l.c
ture et l’analyse. Cette transformation contribue à modifier les propriétés de
ai
la variable: de quantitative continue elle devient qualitative ordinale discrète
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
Le processus qui vise à la fabrication des classes (ou discrétisation) est
ai
une opération délicate qui sera abordée plus avant.
gm
L’échelle d’intervalle : cette forme concerne les données et variables se
@
référant à des unités de mesure constantes mais dont le point zéro est fixé
a
variable température, une relation peut cependant être établie entre les deux
ge
drier grégorien,
Les variables quantitatives d’intervalle peuvent être de nature discrète ou
continue. On a vu plus haut à quoi correspondait la caractère ” discret ” de
la données, voyons maintenant en quoi consiste sa nature ”continue ”
om
Exemple 2.7. La variable ” température ” est une variable quantitative
l.c
d’intervalle continue. Celle-ci peut en effet prendre une infinité de valeurs
ai
quelles que soient les limites retenues. Par exemple, entre 10 et 12 ◦ C, la
gm
variable peut prendre n’importe laquelle des innombrables valeurs existantes
et mesurables : 10,007 ◦ C, 11,11 ◦ C ou bien encore 11,9999 ◦ C si tant que
@
D’une façon générale, les valeurs que peut prendre une variable quanti-
m
tative continue appartiennent à l’ensemble des nombres réels R alors que les
wi
port se caractérise par des proportions égales entre les valeurs mesurées de
ge
telle sorte qu’il existe entre ces valeurs une relation mathématique directe et
constante. L’échelle proportionnelle possède en outre un zéro unique et uni-
versel. Toutes les variables faisant référence au Système International d’Unité
(SI – norme ISO 1000) appartiennent à l’échelle de mesure dite proportion-
nelle (ou de rapport): c’est le cas des longueurs, des surfaces, des poids et
des comptages d’effectifs ainsi que la mesure du temps via le SI, et toutes
les variables résultantes de la combinaison d’au moins deux des unités du SI
telle que la vitesse (qui n’est qu’une expression de la distance par rapport
au temps), la densité de population (effectif rapporté à une surface), etc. Le
zéro y est universel et signifie absence de mesure ou mesure nulle, et chaque
valeur non nulle mesurée est nécessairement le multiple de n’importe quelle
autre valeur mesurée. Exemple: on pourra dire qu’une personne pesant 90
kg est deux fois plus lourde qu’une personne de 45 kg ou bien encore qu’un
loyer de 337,50 ∈/mois est 1,5 fois (ou 50 %) plus élevé qu’un loyer de 225
om
proportionnelle se justifie par le fait qu’elle possède d’une part une zéro
l.c
absolu universel (zéro habitant = pas d’habitant) et qu’il existe bien entre
chaque modalité une relation mathématique de proportionnalité: un pays
ai
comptant 10 millions d’habitants est bien deux fois plus peuplé qu’un pays
gm
de 5 millions d’habitants ou bien encore 10 fois plus peuplé qu’un autre de 1
@
à l’ensemble des entiers N. Il n’est donc pas possible d’écrire qu’une ville
wi
proportionnelle).
sk
du foncier constructible au m2 .
rv
ge
om
son caractère ordinal initial. Ce faisant, on obtient le codage suivant:
l.c
ai
gm
a @
an
Pour ce qui est des variables qualitative nominales, donc sans hiérarchie
wi
suit:
sk
Une autre règle est à respecter qui impose des ” distances ” ou intervalles
égaux entre modalités lors de l’encodage numérique. Ainsi, pour reprendre
un des exemples précédents, si 3 correspond à la modalité ” Moyen ” et 4 à
la modalité ” Bon ”, soit une ” distance ” de 1 entre les deux, on utilisera
logiquement 5 pour ” Très bon ” et non 7 ou 8. De même, on affectera la
valeur 2 à ” Mauvais ”.
Il est à noter que les nombres affectés aux modalités qualitatives en vue
de leur transformation n’ont pas de signification et ne peuvent faire l’objet
d’opérations arithmétiques comme par exemple le calcul d’une somme ou
d’une moyenne. En réalité, ce sont des ” numéros ” qui ne modifient en rien
les propriétés fondamentales rattachées aux variables qualitatives, qu’elles
soient nominales ou ordinales. La transformation d’une variable qualita-
tive en variable ” numérique ” ne lui confère en rien les propriétés de cette
dernière. C’est pourquoi on parle davantage de transformation ” pseudo-
numérique ”.
om
2.3 Transformation de variables quantitatives
l.c
(ou métriques) en variables qualitatives
ai
gm
(ou non-métriques)
@
certains cas de figures même si elle demeure plus délicate et impose de ce fait
m
om
seront vues que plus tard dans le cours : c’est le cas notamment de celle
faisant appel à l’écart-type.
l.c
ai
Il existe donc trois groupes de méthodes de discrétisation:
gm
@
tion pour y déceler des ruptures naturelles et ainsi délimiter les bornes
m
des classes à créer. Cette méthode, pour partie visuelle, nécessite une
wi
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
dégradé: là où il y avait une multitude de cas de figures entre les
valeurs 3,0 et 3,99, il n’y en a plus qu’un seul après regroupement.
ge
om
Méthode des classes d’égale amplitude:
l.c
Si l’on décide de créer 5 classes, la discrétisation en classes d’égale am-
ai
plitude donnera des classes dont l’étendue sera identique et équivalente
gm
à: 10,58 / 5 = 2,11 ∈ /m2 . Il suffit alors, pour former les limites
de la première classe, de prendre la valeur minimale pour la borne
@
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
om
l.c
ai
gm
Une discrétisation qui tranche avec celles obtenues précédemment
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
ennent quant à elles des individus dont la valeur est de plus en plus
l.c
éloignée de celle de la moyenne. On peut ainsi construire les 5 classes
de la façon suivante:
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
xi − x
zi =
σ
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
tiques
ge
de plus de 1 000 000 habitants sur chacun des 5 continents en 2005 s’écrit :
S1 = {82; 181; 75; 40; 54; 6}
On peut également écrire la série S1 en y ordonnant de façon croissante ou
décroissante les données comme suit :
S1 = {6; 40; 54; 75; 82; 181}
Mais ce type d’écriture ne permet pas de faire correspondre individu et
donnée. On parle alors de série ou de vecteur non classé non identifié dans le
premier cas (S1 ) et de série ou de vecteur classé non identifié dans le second
om
(S2 ). Afin de réaliser la correspondance entre individus et données, il suffit
d’accoler à la données concernée l’identifiant de l’individu auquel elle corre-
l.c
spond.
ai
Ainsi, une série non classée et non identifiée devient la série S3 non classée
gm
mais identifiée:
S3 = {(Europe, 82); (Asie, 181); (Amerique du N ord, 75); (Amerique du Sud, 40);
@
S3 = {(Asie, 181); (Europe, 82); (Amerique du N ord, 75); (Af rique, 54);
ub
(Amerique du Sud, 40); (Oceanie, 6)} Un modèle d’organisation qui peut en-
core fonctionner lorsque le nombre d’individus est réduit mais devient rapi-
sk
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
il demeure tout à fait possible de gérer et manipuler des tableaux dont la di-
rv
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
données thématiques
ge
• Une 2ème forme où les lignes du tableau ne correspondent plus aux
individus mais aux modalités de la variable étudiée (attention, s’il s’agit
d’une variable continue, une discrétisation est nécessaire). Dans ce cas
de figure, les cellules du tableau contiennent alors les effectifs relatifs
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
Figure 2.6: Deux formes de présentation d’un tableau unidimensionnel
l.c
2.4.3 Les tableaux croisés à n dimensions (n ≥ 2)
ai
gm
Le tableau croisé à n dimensions est appelé ainsi car il ” croise ” n distri-
butions. Il va sans dire que plus n est grand, plus le tableau comporte de
@
absolues ou relatives).
wi
Dans la quasi totalité des cas de figures, les variables figurées dans les tableaux
ub
croisés le sont sous forme discrète, représentées par un nombre fini de modalités.
sk
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
strictement aux critères des modalités dont elle est issue. Ainsi, dans notre
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
Le nombre total de cellules s’accroı̂t alors que les effectifs par cellule diminue.
m
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
On a fait figurer dans ces tableaux successifs des effectifs (ou fréquences
wi
absolues) mais on aurait tout aussi bien pu y faire figurer des pourcentages
ub
Les exemples précédents de tableaux croisés n’ont fait figurer que les effectifs
cellulaires. Il est possible d’étendre la capacité informationnelle des tableaux
en leur adjoignant une colonne terminale supplémentaire correspondant à la
somme des valeurs en ligne et une ligne terminale supplémentaire correspon-
dant à la somme des valeurs en colonne.
Cette ligne et cette colonne sont appelées distributions marginales.
om
l.c
ai
gm
a @
an
Dans notre exemple, la cellule ”total par ligne ” allumée nous informe sur le
sk
dus). On ne peut plus distinguer dans ce total ni la taille des logements ni leur
ge
statut. Cette remarque vaut pour les totaux calculés en colonnes. A noter
que la cellule donne la somme des lignes, égale à la somme des colonnes et
correspondant à l’effectif total de la distribution (27 066 logements locatifs).
2.5 Exercices
Exercice 2.1 (Q.C.M).
om
Discrète Continue
l.c
6. La variable statistique ” taille ” est-elle :
Qualitative Quantitative
ai
gm
Discrète Continue
@
Qualitative Quantitative
an
Discrète Continue
m
wi
Discrète Continue
sk
Qualitative Quantitative
rv
Discrète Continue
ge
Exercice 2.2. Parmi ces assertions, préciser celles qui sont vraies, celles qui
sont fausses.
om
de statistiques est consignée comme suit :
l.c
ai
gm
a @
an
m
simple.
ub
Exercice 2.5. Pour déterminer le type de logement (F2, F3, ...) à construire,
sk
om
données : les graphiques
l.c
ai
gm
Graphiques et cartes sont les corollaires d’une bonne analyse et d’une in-
@
cartographique même s’il convient de préciser qu’il constitue à lui seul une
rv
technique et même une science digne d’un chapitre voire d’un ouvrage à part
ge
entière. C’est pourquoi il ne sera abordé que très superficiellement mais suff-
isante pour en acquérir les bases.
La représentation graphique comme cartographique de données s’accompagne
nécessairement d’une simplification de la réalité à représenter. Cette perte
d’information – car tout simplification se traduit par une perte d’information
– est compensée, et quelques fois largement, par un gain indéniable en lis-
ibilité et en compréhension, pour peu qu’un certain nombre de règles aient
été respectées à l’occasion de l’élaboration du graphique ou de la carte.
3.1 Définition
Définition 3.1. Un graphique - étymologiquement ”qui figure par le dessin ”
- est une représentation visuelle et simplifiée d’une réalité appréhendée sous
une forme essentiellement numérique (série, tableau).
45
3.1. DÉFINITION 46
om
l.c
ai
gm
• un système de coordonnées matérialisé par des axes (2 ou 3). Chaque
@
axe représente selon les cas de figure soit une variable étudiée soit une
a
an
• Une zone de dessin (ou zone de tracé) à l’intérieur de laquelle est figuré
le tracé issu des données X et Y. Le type de dessin ou le type de tracé
dépend alors de la relation (X,Y), de ce que l’on souhaite montrer et
de la nature des variables impliquées.
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
la forme discrète de bâtonnets, soit sous une forme plus ” continue ” sorte
de courbe, appelée polygone de fréquences, obtenue en joignant les points
l.c
milieux des sommets de chaque bâtonnet.
ai
Exemple 3.1. La distribution des loyers mensuels au m2 hors charges dans
gm
le parc social du département du Jura
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
modalités retenues et ce, quelle que soit le nature des variables. Les possi-
bilités qu’ils offrent en matière de représentation sont néanmoins beaucoup
plus larges que ce que permet l’histogramme. Il est en effet relativement aisé
de représenter plusieurs variables pour une même population, la même vari-
able et ses variations dans le temps, plusieurs populations pour une même
variable ainsi que plusieurs variables concernant plusieurs population. Im-
briquées.
On distingue trois types de graphiques en barres :
Exemple 3.3.
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
Ils permettent, sur une même zone de tracé, de confronter plusieurs individus
et/ou plusieurs modalités à une ou plusieurs dates.
Exemple 3.4.
om
l.c
ai
gm
a @
Exemple 3.5.
ai
rv
ge
om
des évolutions.
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
de points
rv
ge
Exemple 3.6.
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
minimum et le maximum enregistrés au cours de ladite période ainsi que la
valeur des cours en clôture. On peut facilement envisager une application
l.c
de ce type de graphique à d’autres thématiques comme celle des loyers en
ai
considérant par exemple, par ville, par type de logements ou pour une type
gm
de logements par date, les loyers minimal et maximal mesurés ainsi que la
moyenne (ou la médiane):
a @
Exemple 3.8. Les loyers dans le parc locatif privé de Besançon selon la
an
om
/m2 ).
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
de grouper les individus selon leur profil dans les 3 variables complémentaires
retenues. Sur plusieurs dates, il permet de montrer l’évolution des profils. Il
est, en ce sens, assez proche du graphique polaire ou radar.
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
3.11 Exercices
Exercice 3.1. Le tableau suivant donne la répartition selon le groupe san-
guin de 40 individus pris au hasard dans une population,
Goupe sanguin A B AB O
L’effectif 20 10 n3 5
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
résumer des tableaux
l.c
statistiques à l’aide de ai
gm
paramètres appropriés :
a @
63
4.1. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE 64
• Le mode
om
• La médiane
l.c
• Le moyenne
ai
gm
Tous les trois ne décrivent par la même chose et sont, de ce fait, complémentaires
@
4.1.1 Le mode
m
wi
Attention ! Le mode est la seule mesure centrale qui peut être relevée et
utilisée aussi bien pour des données qualitatives que quantitatives.
S1 = {9; 11; 13; 5; 8; 14; 6; 12; 5; 10; 16; 3; 12; 13; 8; 13; 8; 7; 13; 13; 9; 17; 10; 13; 6; 13; 7; 14}
S1 = {3; 3; 5; 5; 6; 6; 7; 7; 8; 8; 8; 9; 9; 10; 10; 11; 12; 12; 13; 13; 13; 13; 13; 13; 14; 14; 16; 17}
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
Exemple 4.2. Examinons les notes obtenues au même examen par la classe
voisine composée de 30 élèves:
S2 = {9; 11; 2; 10; 5; 8; 14; 6; 12; 5; 10; 16; 3; 12; 10; 18; 7; 13; 7; 7; 13; 11; 9; 17; 10; 7; 6; 10; 7; 17}
S2 = {2; 3; 5; 5; 6; 6; 7; 7; 7; 7; 7; 8; 9; 9; 10; 10; 10; 10; 10; 11; 11; 12; 12; 13; 13; 14; 16; 17; 17; 18}
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
Dans ce cas-ci, deux modalités présentent les fréquences les plus élevées : les
ai
Exemple 4.3. Dans une troisième classe, composée de 24 élèves, les notes
obtenues au même examen sont les suivantes:
S3 = {3; 12; 16; 5; 3; 7; 10; 7; 16; 5; 11; 13; 11; 9; 13; 9; 10; 12; 8; 15; 15; 8; 19}
S3 = {3; 3; 5; 5; 7; 7; 8; 8; 9; 9; 10; 10; 11; 11; 12; 12; 13; 13; 15; 15; 16; 16; 19}
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
parlera davantage ici de distribution amodale (sans réel mode). Dans cet ex-
ai
emple, le mode est une mesure non-significative. C’est souvent le cas lorsque
rv
4.1.2 La médiane
Étymologiquement ” médiane ” signifie milieu, et c’est bien de ça dont il
s’agit car la médiane est réellement le milieu d’une distribution. Noté Me, la
médiane correspond à la valeur de la distribution qui partage l’effectif total en
deux sous-effectifs de même taille de telle sorte que l’on puisse dire que 50%
des individus d’une population sont caractérisés par une valeur supérieure à
celle de la médiane et que 50% des individus de cette même population ont
une valeur inférieure à la médiane.
om
Exemple 4.4. La médiane des revenus pour une population donnée corre-
l.c
spond à la valeur du revenu pour laquelle on a 50% de ladite population dont
ai
le revenu est supérieur à cette valeur et 50% dont le revenu est inférieur. On
gm
parle alors de revenu médian.
a @
an
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
se fait.
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
4.1.3 La moyenne
om
La moyenne constitue un autre paramètre de tendance centrale fondamental
l.c
mais non suffisant pour caractériser une distribution. Complémentaire du
ai
mode et surtout de la médiane, la moyenne constitue à n’en point douter,
gm
la mesure la plus calculée et la plus utilisée lors de la description de séries
statistiques.
a @
précises :
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
01/01/2008.
m
lorsque justement les individus composant une population n’ont pas le même
poids ou coefficient : certains individus, pour diverses raisons, ont davantage
d’influence dans ladite population que les autres. Ce peut être le cas par
exemple lorsque l’on a affaire à une série de notes dont le coefficient n’est pas
le même.
En considérant un ensemble de données
om
et une ensemble de poids non négatifs correspondants :
l.c
ai
W = {w1 , w2 , w3 , ..., wi , ..., wn }
gm
@
Exemple 4.7.
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
om
La moyenne harmonique permet de calculer des moyennes sur des fractions
l.c
si le dénominateur change. C’est le cas du calcul de la vitesse moyenne par-
courue dans un trajet aller/retour, la vitesse étant la valeur représentée par
distance / temps. ai
gm
a @
an
Une moyenne qui trouve des applications lorsque l’on a affaire à des phénomène
wi
valeurs négatives. Elle est, de ce fait, très utilisée en électricité. Elle per-
met notamment de calculer la grandeur d’un ensemble de nombre. A titre
sk
om
La moyenne trimestrielle glissante calculée pour chaque mois tient compte
l.c
tient de la valeur du mois de référence et des valeurs des 2 mois précédents.
ai
Ainsi, la moyenne trimestrielle calculée au mois de référence Juillet 2008 don-
gm
nera donc : (−0, 1 + 0, 2 + 0, 5)/3 = 0, 6/3 = 0, 20. Celle du mois d’Août
2008 donnera (−0, 3 + (−0, 1) + 0, 2)/3 = −0, 2/3 = −0, 07. Remarque : on
@
ne peut calculer la moyenne glissante pour les deux premiers mois de la série.
a
an
Où
N représente le nombre de valeurs successives à prendre en compte. Dans
ge
notre exemple N = 3
D’une façon générale, pour une même distribution, les résultats obtenus
par les différentes moyennes décrites s’organisent de la façon suivante :
om
Pour caractériser et résumer une distribution il est nécessaire de fournir deux
l.c
mesures : une reflétant le centre de la distribution (mesures de tendance
ai
centrale) et une autre renseignant sur la dispersion ou l’éparpillement des
gm
données autour notamment des paramètres de tendance centrale.
@
• L’intervalle interquartile
ub
sk
• La variance
ai
• L’écart-type
rv
ge
IV = M ax − M in
M ax
RV =
M in
om
discrétisation
l.c
ai
Exemple 4.9. Les notes d’élèves de deux classes au même examen.
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
Le rapport de variation nous apprend que dans la classe 1 la meilleure est
@
5,7 fois plus élevée que la note la plus faible. Ce rapport est plus important
a
trompeuse sur la dispersion des valeurs dans une distribution compte tenu no-
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
qui composent la population étudiée diffèrent des uns des autres pour le
rv
très peu perturbées pas les valeurs extrêmes certes exceptionnelles par leur
grandeur mais trop peu nombreuses au regard de la masse des valeurs dites
”dans la norme ” (voir histogramme). Preuve en est: si on retire ces valeurs
extrêmes, moyenne et médiane ne bougent que très peu. A contrario, étendue
et rapport de variation s’en trouve considérablement amoindris:
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a@
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
Noté I2 Q il s’écrit: I2 Q = Q3 − Q1
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
situées au milieu de la distribution, il nous faut introduire un nouveau et
ultime paramètre qui dépendra de tous les résultats. Cette mesure devra
l.c
avoir la propriété d’être petite lorsque les valeurs seront proches les unes des
ai
autres, et grande lorsque ces mêmes valeurs seront très éparpillées. Cette
gm
mesure existe, elle se nomme écart-type.
a @
an
m
et cette moyenne ?
(xi − x)
Plus cet écart sera faible, plus la valeur xi sera proche de la moyenne et donc
du centre de la distribution. A contrario, plus l’écart sera important et plus
xi sera éloignée du centre de la distribution. La prise en compte de la somme
l’ensemble des écarts à la moyenne, c’est-à-dire de la somme de tous les écarts
entre les xi et la moyenne donne logiquement 0, la moyenne étant au centre
de la distribution:
n
X
(xi − x) = 0
i=1
om
l.c
ai
gm
a @
Si l’on veut tenir compte de l’ensemble des distances à la moyenne sans pâtir
an
positifs, il est nécessaire d’élever au carré 2 chaque écart de telle sorte que
wi
l’on est :
n
ub
(xi − x)2 6= 0
X
i=1
sk
om
• A contrario, un écart-type élevé est révélateur de valeurs très dispersées
autour de la moyenne et d’une population hétérogène.
l.c
ai
• L’écart-type peut servir de bornes pour délimiter une partie de la pop-
gm
ulation, celle la plus proche des tendances centrales et donc la plus
représentative du phénomène étudié et la plus pertinente à son in-
@
(ou le nombre d’individus) compris entre les limites ainsi définies qui
ub
s’écrivent :
sk
ai
rv
ge
om
l.c
ai
gm
a @
an
m
wi
ub
sk
ai
rv
ge
om
Cette distribution aura la même variance et le même écart-type que la série
{5; 5; 8; 8; 8; 8; 8; 11; 11; 11}.
l.c
ai
gm
a @
an
Quelques remarques :
m
wi
. Cela est lié au fait que l’on ne travaille pas sur des valeurs justes
mais sur des centres de classes. Dans ce cas, la compensation n’est pas
sk
om
l.c
ai
gm
a @
4.3 Exercices
wi
ub
Exercice 4.1. On a coupé le nombre d’œufs sur chacun des 150 nids. Le
sk
b) Compléter le tableau.
Exercice 4.2. Dans une petite localité, on a relevé le nombre de pièces par
appartement :
om
associés à la variable statistique.
l.c
c) Calculer la moyenne, l’étendue et l’écart-type de cette série.
d) Déterminer la médiane. ai
gm
Exercice 4.3. On mesure, à un standard téléphonique, la durée de cinq cents
@