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Audit interne et lutte contre le blanchiment

Le document traite de l'évaluation des dispositifs de lutte contre le blanchiment d'argent (LAB) dans le secteur bancaire, soulignant l'importance de l'audit interne face à des réglementations de plus en plus strictes. Il identifie les anomalies courantes détectées par les autorités de contrôle et propose des mesures préventives pour renforcer la conformité. Enfin, il insiste sur le rôle de l'audit interne dans la gestion des risques de fraude et la nécessité d'une approche d'assurance combinée pour améliorer les dispositifs de contrôle interne.

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Audit interne et lutte contre le blanchiment

Le document traite de l'évaluation des dispositifs de lutte contre le blanchiment d'argent (LAB) dans le secteur bancaire, soulignant l'importance de l'audit interne face à des réglementations de plus en plus strictes. Il identifie les anomalies courantes détectées par les autorités de contrôle et propose des mesures préventives pour renforcer la conformité. Enfin, il insiste sur le rôle de l'audit interne dans la gestion des risques de fraude et la nécessité d'une approche d'assurance combinée pour améliorer les dispositifs de contrôle interne.

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1

INTRODUCTION
L’évaluation des dispositifs de couverture des risques en matière de lutte anti-
blanchiment d’argent appartient aux missions classiques et récurrentes de l’audit
interne exerçant dans le secteur bancaire. La réglementation en matière de la lutte a
été d’ailleurs particulièrement renforcée ces dernières années. Les exigences
adressées aux banques pour la maîtrise et le contrôle de ces aspects ont été
croissantes. Compte tenu des enjeux réglementaires et d’une plus grande
coopération internationale, les inspections menées par les autorités de tutelles vis-
à-vis des établissements bancaires à propos de la LAB-FT se sont accrues et
renforcées. Les conclusions de ces contrôles sont une source d’informations
intéressante pour l’audit interne. Elle permet de constituer un référentiel des
anomalies généralement identifiées. L’auditeur peut ensuite exploiter cette base de
données en comparant des problématiques réelles avec les processus en œuvre au
sein de son organisation. Cette méthode permet ainsi de renforcer les tests d’audit.
L’auditeur peut s’assurer que son établissement n’est pas également concerné par
les irrégularités habituellement relevées par les autorités de contrôle.
2

Le blanchiment de capitaux prend tellement d’ampleur qu’il serait nécessaire que


les organismes aussi bien nationaux qu’internationaux s’implique davantage. Il
serait donc important que tout soit mis en œuvre pour protéger les économies
contre toutes attaques liées au blanchiment de capitaux. Ainsi, les institutions de
lutte se doivent-elles d’être indispensables pour le bon déroulement et
aboutissement de cette lutte.

Les anomalies régulièrement détectées par les autorités de


contrôle en matière de LAB-FT
Les points de non-conformité ordinairement identifiés par les superviseurs
bancaires sont les suivants :

Défaut de formalisation ou incapacité par l’établissement de démontrer que la


clientèle est identifiée au sens de la LAB-FT.

Pour mémoire, les banques ont l’obligation de connaître suffisamment leurs clients
pour identifier des opérations atypiques de leur part, lesquelles nécessitent ensuite
des investigations afin de détecter le cas échéant des cas de blanchiment d’argent
ou de financement d’acte terroriste. Cette connaissance contraint les banquiers à
obtenir de leurs clients un certain nombre d’informations et de pièces justificatives
les concernant tant personnellement que professionnellement. Ces données sont à
conserver et à exploiter par les conseillers bancaires au regard des opérations
initiées par la clientèle ;

Procédures inexistantes, obsolètes, inadaptées.

En effet, le cadre procédurier concernant la LAB-FT est très strict. Premièrement,


les éléments collectés par la banque auprès de leurs clients sont, si nécessaire, à la
base du dossier de procédure judiciaire en cas de soupçon avéré. Deuxièmement, la
LAB-FT repose sur des mécanismes bien souvent complexes dont la détection
n’est pas aisée, d’où l’importance de disposer de procédures encadrant et
systématisant les processus de contrôle ;

Mouvements de fonds injustifiés.

Les établissements bancaires doivent réglementairement surveiller les opérations


réalisées par leurs clients. Ils sont tenus de leur demander des explications sur
3

l’origine et la destination des fonds dès lors que leur activité bancaire n’est pas en
adéquation avec leur profil ;

Inadéquation des moyens et/ou techniques employés pour la maîtrise des risques
inhérents à la LAB-FT.

En termes d’organisation, les établissements bancaires doivent disposer d’une


fonction dédiée au déploiement au sein des directions opérationnelles concernées
des dispositifs couvrant les obligations réglementaires en la matière. Cette fonction
a également pour mission de s’assurer que ces mêmes directions appliquent
correctement les directives qui leur sont adressées pour maîtriser leurs activités au
sens de la LAB-FT ;

Défaut de réactivité en cas de détection d’opération atypique par rapport au profil


du client.

Réglementation exige des banques une action rapide dès lors qu’elle doute ou
soupçonne un client de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme. Il
ne suffit pas de surveiller, il faut agir !

L'apport de l'audit interne en matière de LAB-FT


Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme repose bien souvent sur
des mécanismes complexes. Les processus déployés au sein des directions
opérationnelles pour la couverture du risque de LAB-FT et la surveillance par une
fonction dédiée quant à leur mise en œuvre doivent permettre aux métiers d’être
sensibles et d’avoir un œil averti sur ces questions. Les auditeurs internes quant à
eux apportent un éclairage supplémentaire sur le sujet grâce à leurs connaissances
transverses des activités. Mais aussi peuvent-ils recommander que soit fait au sein
de l’organisation ce qui ne l’a pas été dans d’autres entités et qui en conséquence
ont été sanctionnées.

Les institutions financières et autres secteurs désignés peuvent mettre en oeuvre les
mesures préventives suivantes :
Identifier et évaluer leurs risques de blanchiment de capitaux et de financement du
terrorisme
ne pas tenir des comptes anonymes et des comptes sous des noms manifestement
fictifs
4

prendre des mesures de vigilance à l’égard de leur clientèle en identifiant


clairement le client ou le bénéficiaire effectif

apporter une surveillance renforcée à l’égard des clients occasionnels, des


transactions inhabituelles, ou des personnes politiquement exposées (PPE);
conserver, pendant au moins dix (10) ans, tous les documents relatifs à
l’identification des clients et des transactions effectuées par les clients
mettre en œuvre des programmes LBC/FT y compris des politiques et
procédures de partage des informations.
en vertu de la loi, faire une déclaration de soupçon à la cellule de
renseignements financiers (CRF), lorsqu’elle suspecte ou a des raisons de suspecter,
que des fonds sont le produit d’une activité criminelle
s’assurer que les lois sur le secret professionnel n’entravent pas la mise en
œuvre des recommandations susmentionnées » (GAFI, 2012 : 11-20).
Les dispositifs de lutte contre le blanchiment des capitaux,
actualiser le profil du client en leur posant des questions claires et concises lors
des opérations, tout en leur expliquant les biens fondés de l’actualisation du profil ;
augmenter le nombre de formation du personnel pour une meilleure
sensibilisation, une meilleure compréhension et une actualisation des informations
en matière de LBC/FT ;
mettre un accent particulier sur le devoir de vigilance, par une bonne
connaissance du client, connaitre l’origine de ses fonds, faire attention aux
différents mouvements sur son compte seraient un atout majeur dans la LBC/FT ;
prévoir un logiciel pour l’archivage des pièces comptables.
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CONCLUSION
La menace de blanchissement d'argent est l’un des défis les plus courants auxquels
les organisations doivent faire face en matière de gouvernance, et ce quels que
soient leur taille, leur secteur d’activité ou leur emplacement géographique. Pour
lutte contre les blanchissement d'argents au sein des établissements bancaires, il est
fondamental de mettre en place des dispositifs de Contrôle interne adéquats
contenant un plan de gestion des cas adapté. L’audit interne a une connaissance
approfondie de l’environnement de contrôle de l’organisation.

À cet égard, il est essentiel d’adopter une approche d’assurance com-


Binée pour comprendre les manquements dans la chaîne de contrôle qui entraînent
la manifestation des cas de fraude.
Il est préférable de confier les investigations de fraudes à des personnes dotées de
l’expérience nécessaire pour les mener.

Les organisations ne devraient pas s’attendre à ce que l’investigation des fraudes


fasse partie des compétences de l’audit interne. Son rôle consiste davantage à
soutenir les mesures de l’organisation en matière de gestion des risques de fraude
en réalisant des missions d’assurance sur les dispositifs de contrôle interne conçus
pour détecter et prévenir les fraudes. Si les circonstances exigent que l’audit
interne assume des fonctions d’investigation, les auditeurs devraient faire preuve
de conscience professionnelle.
6

Table des matières


INTRODUCTION ............................................................................................................................................. 1

Les anomalies régulièrement détectées par les autorités de contrôle en matière de LAB-FT..................... 2

L'apport de l'audit interne en matière de LAB-FT......................................................................................... 3

CONCLUSION................................................................................................................................................. 5

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