République du Bénin
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Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation
Professionnelle
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Collège d’Enseignement Général de Malanhoui
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Classe : 2nde B
Thème :
LES CHOCS PETROLIERS ET LES RELATIONS
INTERNATIONALES
Membres du groupe : Sous la direction de :
1. HOVOEHOUN Doris M. GNONLONFOUN Romaric
2. KOUMAGNON Exaucée
3. LAWANI Hélène
4. NOUATIN Nadège
5. OKOUTA Mérite
6. SANNI Mandjidath
7. SANNI Maridyiath
Année académique : 2024-2025
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SOMMAIRE
Introduction ........................................................................................................... 4
I. Clarification conceptuelle .................................................................................. 5
1.1 Choc pétrolier .................................................................................................. 5
1.2 Relations internationales ................................................................................. 5
II. Quelques leçons à tirer des crises énergétiques ................................................ 5
2.1 Dépendance énergétique et diversification ..................................................... 5
2.2 Interdépendance économique et géopolitique ................................................. 6
2.3 Réforme des politiques économiques.............................................................. 6
2.4 Nouveaux défis contemporains ....................................................................... 6
III. Les stratégies de réduction de la dépendance énergétique dans le monde pour
limiter les tensions géographiques ........................................................................ 7
3.1 Diversification des sources énergétiques ........................................................ 7
3.2 Déploiement des énergies renouvelables ........................................................ 7
3.3 Politiques publiques et coopérations internationales ...................................... 7
3.4 Enjeux géopolitiques persistants ..................................................................... 8
IV. La réduction en Afrique de l’ouest de la dépendance énergétique du pétrole et
la priorité donnée aux énergies renouvelables ...................................................... 8
4.1 Contexte énergétique et objectifs régionaux ................................................... 8
4.2 Stratégies pour accélérer la transition ............................................................. 9
4.3 Défis et synergies avec les hydrocarbures ................................................... 9
4.4 Enjeux de gouvernance et financement......................................................... 10
Conclusion ........................................................................................................... 11
Quelques illustrations .......................................................................................... 12
Bibliographie ....................................................................................................... 14
Lexique ................................................................................................................ 15
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3
Introduction
Les chocs pétroliers, comme ceux de 1973 ou 1979, sont des moments
importants qui ont changé la façon dont les pays interagissent entre eux. Ces crises
surviennent quand le prix du pétrole augmente soudainement, souvent à cause de
conflits ou de tensions géopolitiques. Les pays dépendants du pétrole (comme la
France) voient leurs coûts exploser, ce qui entraîne des problèmes économiques
(inflation, chômage). Ces événements montrent que le pétrole est un enjeu clé
dans les relations internationales. Les pays producteurs (comme l’Arabie
Saoudite) ont un pouvoir économique et politique, tandis que les consommateurs
doivent négocier ou chercher des alternatives.
Dans cet exposé, on va explorer comment ces crises ont influencé les
échanges entre les nations, les politiques énergétiques et même les alliances
géopolitiques..
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I. Clarification conceptuelle
1.1 Choc pétrolier
C’est une hausse brutale et imprévue du prix du pétrole ayant des
conséquences économiques négatives pour les pays dépendants de cette énergie.
Il se produit lorsque l’offre (production) ou la demande de pétrole est perturbée,
souvent à cause de tensions géopolitiques ou de crises politiques
1.2 Relations internationales
Elles désignent l’ensemble des interactions entre États, organisations et
acteurs transnationaux (entreprises, ONG, individus) qui traversent les frontières.
Cette discipline étudie comment ces rapports se structurent, évoluent et
influencent les dynamiques mondiales
II. Quelques leçons à tirer des crises énergétiques
Les crises énergétiques liées aux chocs pétroliers ont profondément marqué
les relations internationales et les politiques économiques. Voici les principales
leçons tirées de ces événements :
2.1 Dépendance énergétique et diversification
Les chocs pétroliers des années 1970 ont révélé la vulnérabilité des pays
importateurs face aux tensions géopolitiques. La France a répondu en développant
son parc nucléaire, réduisant sa dépendance au pétrole. Cette stratégie illustre
l’importance de diversifier les sources d’énergie pour atténuer les risques liés aux
crises externes.
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2.2 Interdépendance économique et géopolitique
Le pétrole est un enjeu stratégique utilisé comme arme diplomatique.
L’embargo de 1973, déclenché par les pays arabes pour influencer le conflit
israélo-arabe, a montré comment les conflits régionaux peuvent déstabiliser
l’économie mondiale. Les pays producteurs (comme l’Arabie saoudite) ont utilisé
leurs ressources pour renforcer leur influence internationale, tandis que les
consommateurs ont dû négocier des alliances pour sécuriser leurs
approvisionnements.
2.3 Réforme des politiques économiques
Les chocs ont conduit à abandonner les relances inflationnistes par la
consommation. Les pays occidentaux ont adopté des mesures d’austérité et investi
dans des énergies alternatives, comme le gaz ou le charbon, pour limiter les effets
des crises. Cette période a aussi accéléré la transition vers des modèles
économiques plus résilients.
2.4 Nouveaux défis contemporains
Aujourd’hui, les crises énergétiques restent liées à des tensions
géopolitiques (ex. : guerre en Ukraine) et à la fragilité des chaînes
d’approvisionnement. Les pays doivent concilier sécurité énergétique, autonomie
stratégique et transition écologique, tout en gérant les risques liés aux conflits
armés ou aux sanctions économiques.
En résumé, ces crises ont souligné la nécessité d’une stratégie énergétique
long terme, combinant diversification, coopération internationale et anticipation
des risques géopolitiques.
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III. Les stratégies de réduction de la dépendance énergétique dans le monde
pour limiter les tensions géographiques
Les stratégies de réduction de la dépendance énergétique visent à atténuer
les tensions géopolitiques en diversifiant les sources d’énergie et en promouvant
les énergies renouvelables. Plusieurs approches émergent à l’échelle mondiale :
3.1 Diversification des sources énergétiques
Les pays cherchent à réduire leur dépendance aux hydrocarbures en
développant des alternatives locales. La France prévoit une baisse de 40 à 50 %
de sa consommation d’énergie d’ici 2050 via l’accélération du solaire, de l’éolien
en mer et la relance du nucléaire. Dans la région MENA, l’Arabie saoudite
(initiative Vision 2030) et les Émirats arabes unis (projet Masdar) investissent
massivement dans les énergies solaires et éoliennes pour diversifier leurs
économies.
3.2 Déploiement des énergies renouvelables
Les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) réduisent la pression
sur les ressources fossiles et stabilisent les coûts énergétiques. Le Maroc et
l’Égypte illustrent cette tendance avec des projets d’envergure comme la centrale
solaire Noor ou le parc éolien de Gabal El Zayt. Ces technologies, moins
concentrées géographiquement que les hydrocarbures, offrent une autonomie
accrue et des « effets démocratisants » en permettant des déploiements à toutes
les échelles.
3.3 Politiques publiques et coopérations internationales
Les gouvernements utilisent des subventions, des tarifs de rachat garantis
ou des plans comme REPowerEU (UE) pour accélérer la transition. L’Union
européenne a réduit sa dépendance au gaz russe grâce à une diversification des
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fournisseurs et à une baisse de la demande, malgré des coûts élevés liés au GNL.
Le Danemark, pionnier de l’éolien depuis les années 1970, sert de modèle pour
des politiques publiques efficaces.
3.4 Enjeux géopolitiques persistants
La transition énergétique génère de nouvelles rivalités, notamment autour
des terres rares (80 % de la production contrôlée par la Chine). Les chaînes
d’approvisionnement en matériaux critiques restent vulnérables aux instabilités
politiques ou aux conflits, comme le montre l’exemple des hydrocarbures. La
sécurité énergétique devient donc indissociable de la stabilité géopolitique,
nécessitant des alliances et des régulations internationales.
Ces stratégies, bien que prometteuses, soulignent la complexité des défis à
relever pour concilier transition énergétique et paix géopolitique.
IV. La réduction en Afrique de l’ouest de la dépendance énergétique du
pétrole et la priorité donnée aux énergies renouvelables
La réduction de la dépendance énergétique au pétrole en Afrique de l’Ouest
s’articule autour d’une transition vers les énergies renouvelables, soutenue par des
politiques régionales et des projets concrets. Voici les éléments clés :
4.1 Contexte énergétique et objectifs régionaux
La demande en électricité dans la CEDEAO devrait passer de 21,3 GW en
2022 à 36,4 GW en 2029, avec un objectif de 38 % de renouvelables dans le mix
énergétique d’ici 2029 (24 % hydroélectricité, 13 % solaire, 1 % éolien). Cette
ambition s’inscrit dans le Plan directeur de la CEDEAO pour le développement
des moyens d’échanges d’énergie électrique, qui vise à intégrer les ressources
renouvelables tout en développant les interconnexions régionales.
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4.2 Stratégies pour accélérer la transition
Cadre politique et réglementaire
La CEDEAO et ses partenaires (ECREEE, Banque africaine de
développement) ont identifié 14 actions prioritaires :
Actualisation des politiques énergétiques et mise à jour du code réseau
régional.
Harmonisation des cadres législatifs pour faciliter les investissements dans
les renouvelables.
Création de quotas minimaux d’énergies renouvelables et indépendance de
la fonction « Opérateur Système ».
Projets phares et innovations technologiques
Solaire et éolien : Le parc solaire de Bokhol (Sénégal) et la centrale
éolienne de Taïba Ndiaye (158 MW) illustrent le potentiel régional.
Micro-réseaux et stockage : Des solutions décentralisées (ex. : projets ADA
au Sénégal et Bénin) électrifient les zones rurales, combinées à des
innovations comme les batteries ou l’hydrogène.
Corridors d’énergie propre : Le programme WACEC vise à développer des
projets solaires régionaux, avec un objectif de 10 000 MW d’ici 2030.
4.3 Défis et synergies avec les hydrocarbures
Malgré les ambitions renouvelables, le gaz naturel reste un levier temporaire :
Le Nigeria, principal producteur gazier, prévoit des gazoducs sous-marins (ex.
: Nigeria-Maroc) pour alimenter des centrales thermiques, réduisant la
dépendance au pétrole tout en préparant la transition.
Le Sénégal, nouveau producteur pétrolier, combine raffinage local et transition
énergétique, avec un agenda 2050 axé sur un équilibre gaz-renouvelables.
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4.4 Enjeux de gouvernance et financement
La coordination régionale et le renforcement des capacités institutionnelles
sont cruciaux pour attirer les investissements. Des initiatives comme le Système
d’information pour l’énergie en Afrique de l’Ouest (ISWAE) visent à harmoniser
les données et les politiques.
En synthèse, l’Afrique de l’Ouest progresse vers une diversification
énergétique, mais la réussite dépendra de la cohérence des politiques, des
investissements dans les infrastructures (interconnexions, stockage) et d’une
intégration progressive des renouvelables, sans exclure totalement les
hydrocarbures comme pont transitionnel
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Conclusion
Les chocs pétroliers ont profondément remodelé les relations
internationales, révélant la centralité du pétrole dans les équilibres géopolitiques
et économiques. Ces crises ont redistribué les pouvoirs, poussés à la
diversification énergétique et exacerbé les tensions entre producteurs et
consommateurs. Si elles ont accéléré les réflexions sur les énergies renouvelables,
elles rappellent aussi la persistance des vulnérabilités liées aux hydrocarbures,
notamment dans un contexte de conflits et de transition énergétique mondiale.
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Quelques illustrations
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Bibliographie
Connaissancedesé[Link] (2025). Choc pétrolier : définition, causes et
conséquences. [En ligne].
Planete Energies (s.d.). Les chocs pétroliers [PDF]. [En ligne].
Wikipédia (2025). Choc pétrolier.
Revues IMIST (s.d.). Impact de la dynamique des cours de pétrole sur la
croissance [PDF].
La Finance pour tous (2024). Les chocs pétroliers (1973-1979). [En ligne].
L’Internaute (s.d.). Choc pétrolier : 1973 et 1979, résumé, causes,
conséquences.
Banque africaine de développement (2006). Impact des chocs pétroliers sur
les économies africaines [PDF].
Perspectives économiques de l’OCDE (2004). Évolution des prix du pétrole
: moteurs, conséquences.
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Lexique
Austérité économique : Mesures restrictives (réduction des dépenses
publiques, hausse des impôts) adoptées par les pays occidentaux après les chocs
pétroliers pour stabiliser leurs économies.
CEDEAO : Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest,
promouvant des projets régionaux pour intégrer les énergies renouvelables dans
le mix énergétique.
Chaînes d’approvisionnement : Réseaux logistiques et industriels
nécessaires à la production et au transport des ressources énergétiques,
vulnérables aux conflits ou sanctions.
Chaînes d’approvisionnement : Réseaux logistiques et industriels
nécessaires à la production et au transport des ressources énergétiques,
vulnérables aux conflits ou sanctions.
Choc pétrolier : Hausse brutale et imprévue du prix du pétrole, souvent
causée par des perturbations de l’offre (production) ou de la demande, entraînant
des conséquences économiques négatives pour les pays dépendants de cette
énergie.
Chômage : Augmentation du nombre de personnes sans emploi,
conséquence directe du ralentissement économique provoqué par les chocs
pétroliers.
Conflits armés : Guerres ou crises régionales (ex. : guerre en Ukraine)
perturbant les marchés énergétiques et les relations internationales.
Contre-choc pétrolier : Baisse brutale du prix du pétrole, affectant
principalement les pays exportateurs (ex. : difficultés financières) et bénéficiant
les importateurs (ex. : baisse des coûts).
Coûts de production : Dépenses nécessaires à la fabrication d’un bien ou
service, augmentés par la hausse des prix du pétrole.
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Dépendance énergétique : Vulnérabilité d’un pays à l’égard des
importations de pétrole, exposant son économie aux fluctuations des prix et aux
tensions géopolitiques.
Diversification énergétique : Stratégie consistant à réduire la dépendance
aux hydrocarbures en développant des sources alternatives (nucléaire, solaire,
éolien, etc.) pour atténuer les risques liés aux crises externes.
Embargo : Mesure diplomatique consistant à interrompre les exportations
d’une ressource stratégique (ex. : pétrole) pour influencer un conflit, comme en
1973.
Énergies renouvelables : Sources d’énergie non fossiles (solaire, éolien,
hydroélectricité, etc.), promues pour réduire la pression sur les ressources fossiles
et stabiliser les coûts énergétiques.
Gaz naturel liquéfié (GNL) : Forme de gaz naturel stocké à basse
température, utilisé comme alternative au pétrole pour sécuriser les
approvisionnements énergétiques.
Inélasticité de la demande : Faible capacité à réduire la consommation de
pétrole à court terme, malgré une hausse des prix, en raison de son omniprésence
dans l’économie.
Inflation : Hausse généralisée des prix des biens et services, exacerbée par
les chocs pétroliers via l’augmentation des coûts de production.
Interdépendance économique et géopolitique : Phénomène où les
relations économiques (comme le commerce du pétrole) et les conflits
géopolitiques s’influencent mutuellement, comme l’illustre l’embargo de 1973.
PIB (Produit Intérieur Brut) : Indicateur macroéconomique mesurant la
production totale d’un pays, affecté par les chocs pétroliers via la contraction de
l’activité.
Pouvoir d’achat : Capacité des ménages à acheter des biens et services,
réduit par l’inflation et la baisse des revenus lors des crises énergétiques.
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Pouvoir d’achat : Capacité des ménages à acheter des biens et services,
réduit par l’inflation et la baisse des revenus lors des crises énergétiques.
Réforme des politiques économiques : Adaptations structurelles (ex. :
investissements dans les énergies alternatives, réduction de la consommation)
mises en œuvre pour limiter les effets des crises énergétiques.
Régulations internationales : Cadres juridiques ou normatifs visant à
stabiliser les marchés énergétiques et atténuer les tensions liées aux ressources.
Sanctions économiques : Mesures restrictives imposées par des États ou
organisations pour influencer le comportement d’un pays, souvent liées aux
tensions géopolitiques.
Sécurité énergétique : Capacité d’un pays à garantir un
approvisionnement stable et durable en énergie, indissociable de la stabilité
géopolitique.
Spéculation : Achats ou ventes anticipés de pétrole sur les marchés
financiers, amplifiant les fluctuations des prix.
Terres rares : Éléments chimiques critiques pour les technologies
énergétiques (ex. : éoliennes, batteries), dont le contrôle géopolitique reste un
enjeu majeur (ex. : domination chinoise).
Trente Glorieuses : Période de forte croissance économique en Europe
(1945–1973), interrompue par les chocs pétroliers, qui ont accéléré l’inflation et
le chômage.
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