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Corrigé d'Algèbre 2 - Université Cadi Ayyad

Le document est un corrigé d'examen d'algèbre 2 pour des étudiants de l'Université Cadi Ayyad, comprenant des questions à choix multiples et des exercices sur des concepts mathématiques tels que les groupes, les anneaux, et les polynômes. Les étudiants doivent justifier leurs réponses et ne peuvent pas utiliser de calculatrice. La première partie évalue la compréhension théorique, tandis que la seconde partie se concentre sur des exercices pratiques.

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Université Cadi Ayyad

Faculté des Sciences Semlalia


Département de Mathématiques
Filière SMA – Semestre S1

Nom : XXXXXXXXX Prénom : XXXXXXXXXXX


No Apogée : XXXXXXX.. No table : XXXXXXX ..
Local : .......................XXXXXXXXXXX...............................
20
 
Rattrapage : ALGÈBRE 2 ———————-I Durée : 1 heure 30 mn 
24 Mars 21


Corrigé Izelgue
N.B. : 1. Toutes les réponses doivent être justifiées. (partie II)
2. Calculatrice interdite ainsi que tout appareil électronique.
I 3. L’utilisation du blanco est strictement interdite.

 
PARTIE 1 | 8 points I [ réponses fausse = -0,5pt]
 

I. Choisir la bonne réponse en mettant une croix dans la case correspondante.

(une seule réponse par question).


1. Soit σ = (2 4 5)(1 3)(6 9 8 7) dans S10 alors :
 . σ est d’ordre 24 ;  . σ est d’ordre 11 ;
 . σ est d’ordre 12 ;  . σ est d’ordre 9.

2. On considère l’anneau (Z/6Z, +, ·), Z/6Z = {0, 1, 2, 3, 4, 5}. Alors :


 . Z/6Z est un anneau intègre ;  . 5 est son propre inverse dans Z/6Z ;
 . 4 est inversible dans Z/6Z ;  . ∀z ∈ Z/6Z (z 6= 0) =⇒ (z est inversible).

3. Lequel des ensembles suivants est un sous-groupe de Z/6Z = {0, 1, 2, 3, 4, 5}.


 {0, 2, 4} ;  {0, 1, 2} ;
 {2, 4} ;  {1, 3}.

1/5
4. Laquelle des implications est correcte ?
 . (G est un groupe monogène) =⇒ (G est cyclique) ;
 . (G est un groupe abélien) =⇒ G est cyclique ;
 . (G est d’ordre fini et cyclique) =⇒ (G est d’ordre premier) ;
 . (G est d’ordre 7) =⇒ (G est cyclique).
5. Soient G un groupe fini et y ∈ G. Si y k = eG , avec k ∈ N, alors :
. k divise l’ordre de G ;  . k divise l’ordre de y ;
 . l’ordre de y divise k ;  . l’ordre de y est égal à k.
6. Dans l’anneau Z/12Z, combien d’éléments vérifient a2 = 1 ?
 . aucun élément ;  . deux éléments ;
 4 éléments ;  . un seul élément.

II. Cocher les énoncés qui sont vrais ?


Soient A un anneau intègre et I un idéal maximal de A. Alors :
 A/I est un corps.  . A/I n’est pas intègre.
 . (A est un corps)⇒ I = A.  ∀ J un idéal de A, I ( J ⇒ J = A.
 . I est l’unique idéal maximal de A.  . I = (0) ⇒ A n’est pas un corps.
—————————————————————————————-

 
PARTIE 2 | 12 points
 

EXERCICE 1.
1. Soit G un groupe non abélien d’ordre 8.
a) Soit g ∈ G. Montrer que or(g) 6= 8.

Supposons que or(g) = 8, alors le sous-groupe engendré par g est :

hgi = {e = g 0 , g, g 2 , g 3 , g 4 , g 5 , g 6 , g 7 }, un groupe d’ordre 8.

Puisque | G |= 8, alors on aura G = hgi et par suite G sera cyclique. Puisque


tout groupe cyclique est abélien, alors G sera abelien, en contradiction avec
l’hypothèse. Par conséquent, or(g) 6= 8

b). Soit a ∈ G un élément d’ordre 4. Montrer que : {eG , a, a2 , a3 , a7 } = {a, a2 , a3 , a4 }.

Puisque a est d’ordre 4, alors a4 = e.

D’où , a7 = a4+3 = a4 a3 = a3 .

Ainsi les deux ensemble sont égaux.

2/5
2. Soit σ = (1 2 7)(7 3 5) ∈ S7 . Calculer, en justifiant, l’ordre et la signature de σ.

On remarque (après calcul) que σ = (1 2 7 3 5) est un cycle de longueur 5.

Donc σ = est d’ordre 5.

Ainsi, ε(σ) = (−1)5−1 = (−1)4 = 1

3. Soient P = X 4 − 1 et Q = X 3 + X 2 − X − 1 dans R[X]. Calculer pgcd(P, Q).

Après division euclidienne de P par Q on obtient :

X 4 − 1 = (X 3 + X 2 − X − 1)(X − 1) + (2X 2 − 2)

On fait en suite la division euclidienne de X 3 + X 2 − X − 1 par 2X 2 − 2.


On obtient : X 3 + X 2 − X − 1 = (2X 2 − 2)( 21 X + 12 ) + 0
On remarque que le dernier reste non nul est R = 2X 2 − 2.

Il en résulte que pgcd(P, Q) = 2X 2 − 2.

EXERCICE 2.
√ √
On note Z[ 2] = {a + b 2 | a, b ∈ Z} .

1. Montrer que (Z[ 2], +, ·) est un sous-anneau de (R, +, ·).

√ √ √
- On a Z[ 2] 6= ∅ car 1 = 1 + 0 2 ∈ Z[ 2]

- On a bien Z[ 2] ⊆ R.
√ √
- Soient z = a + b 2 et z 0 = a0 + b0 2, alors :
√ √
z − z 0 = (a − a0 ) + (b − b0 ) 2 et zz 0 = (aa0 + 2bb0 ) + (ab0 + ba0 ) 2.

Puisque Z est un anneau, alors (a − a0 ), (b − b0 ), (aa0 + 2bb0 ) et (ab0 + ba0 ) sont


dans Z.

Ainsi, z − z 0 ∈ Z et zz 0 ∈ Z.

Par conséquent, Z[ 2] est un sous-anneau de R.

√ √ √ √
2. Soit l’application ϕ : Z[ 2] −→ Z[ 2] ; z = a + b 2 7−→ ϕ(z) = a − b 2.
a) Montrer que ϕ est un homomorphisme d’anneaux.
- On a ϕ(1) = 1.
√ √
- Soient z = a + b 2 et z 0 = a0 + b0 2, alors

3/5
 √ 
ϕ(z + z 0 ) = ϕ (a + a0 ) + (b + b0 ) 2

= (a + a0 ) − (b + b0 ) 2
√ √
= (a − b 2) + (a0 − b0 2)

= ϕ(z) + ϕ(z 0 )

 √ 
ϕ(zz 0 ) = ϕ (aa0 + 2bb0 ) + (ab0 + ba0 ) 2

= (aa0 + 2bb0 ) − (ab0 + ba0 ) 2
√ √
= (a − b 2).(a0 − b0 ) 2)

= ϕ(z)ϕ(z 0 )

Il en résulte que ϕ est un homomorphisme d’anneaux.

b) Déterminer Ker(ϕ).

On a Ker(ϕ) = {z ∈ Z[ 2] |ϕ(z) = 0}. On a alors :
√ √
z = a + b 2 ∈ Ker(ϕ) entraîne que ϕ(z) = 0, c’est-à-dire a − b 2 = 0. Ce qui
√ √ a √
donne, a = b 2. Ainsi, b 6= 0 =⇒ 2 = , ce qui est absurde, car 2 ∈ / Q.
b
Donc a = b = 0 et par suite z = 0 et donc Ker(ϕ) = {0}

3. Pour tout z ∈ Z[ 2] , on pose N(z) = zϕ(z).

a) Montrer que pour tout z, z 0 ∈ Z[ 2], N(zz 0 ) = N(z)N(z 0 ).


Soient z, z 0 ∈ Z[ 2], alors :

N(zz 0 ) = (zz 0 )ϕ(zz 0 )

= (zz 0 )(ϕ(z)ϕ(z 0 ), car ϕ homomorphisme

= (zϕ(z))(z 0 ϕ(z 0 )), car la loi · est associative

= N(z)N(z 0 )

√ √
b) Soit z ∈ Z[ 2]. Montrer que : (z est inversible dans Z[ 2]) ⇔ (N(z) = ±1).

√ √ √
z ∈ Z[ 2] est inversible dans Z[ 2] =⇒ ∃z 0 ∈ Z[ 2] tel que zz 0 = 1

Donc, N(zz 0 ) = N(1) = 1. C’est à dire, N(z)N(z 0 ) = 1 (d’après la question


(a)). Or N(z) ∈ Z et N(z 0 ) ∈ Z, nécessairement, N(z) ∈ {−1, 1}.
4/5
√ √ √
c. En déduire que z1 = 3 + 2 2 et z2 = −3 + 2 2 sont inversibles dans Z[ 2].
√ √
On a N(z1 ) = z1 ϕ(z1 ), donc N(z1 ) = (3 + 2 2)(3 − 2 2) = 9 − 8 = 1 et aussi
√ √
N(z2 ) = z1 ϕ(z2 ), i.e., N(z2 ) = (−3 + 2 2)(−3 − 2 2) = 9 − 8 = 1

D’après (b), z1 et z2 sont inversible dans Z[ 2].

5/5

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