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Structures Algébriques au Lycée Hassan 2

Le document présente une série d'exercices de mathématiques sur les structures algébriques, notamment les lois de composition interne (LCI), les groupes, et les sous-groupes. Chaque exercice aborde des concepts tels que l'associativité, la commutativité, l'inversibilité, et les propriétés des matrices. Les exercices incluent également des démonstrations et des applications de théorèmes algébriques.

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Structures Algébriques au Lycée Hassan 2

Le document présente une série d'exercices de mathématiques sur les structures algébriques, notamment les lois de composition interne (LCI), les groupes, et les sous-groupes. Chaque exercice aborde des concepts tels que l'associativité, la commutativité, l'inversibilité, et les propriétés des matrices. Les exercices incluent également des démonstrations et des applications de théorèmes algébriques.

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Lycée Hassan 2 Tétouan Prof : H.

Hdach

Structures Algé briques


2BACSM-MATH 15 avril 2020

Exercice 1 Exercice 5
On considère la LCI ⊥ définie sur R par Soit G = {a, b, c, d, e, f } un ensmble muni d’une LCI ∗. On
suppose que (G, ∗) est un groupe d’élément neutre e. Com-
x ⊥ y = xy − 3(x + y) + 12, ∀(x, y) ∈ R2 . pléter la table de ∗ ci-dessous.
1. Montrer que ⊥ est associatif et commutatif. ∗ e a b c d f
e
2. Déterminer, s’il existe, l’élément neutre de (R, ⊥).
a d c
3. Déterminer les éléments inversibles de (R, ⊥). b f d c
c d
4. Posons E = ]3 ; +∞[. d a f e

0
(a) Montrer que E est stable par ⊥.

202
f b a
(b) Montrer que pour tout x ∈ E inversible, son inverse
est aussi dans E. C’est-à-dire E est stable par inver- Exercice 6

019/
sion.
1. Est-ce que 8̄ est inversible dans (Z/24Z, ×)?

an 2
Exercice 2
2. Trouver tous les éléments de (Z/24Z, ×) sui sont inver-
Pour tout a et b de l’intervalle I = ]1 ; +∞[ on pose sibles.

a ∗ b = (a2 − 1)(b2 − 1) + 1. ou
3. Trouver l’inverse de 5̄ dans (Z/11Z, ×).
Tét
1. Montrer que ∗ est une LCI sur l’intervalle I. 4. Montrer que pour tout élément x de Z/11Z, avec x ̸= 0̄,
on a x est inversible et x9 = x−1 , où x−1 est l’inverse de
2. On considère l’application√f qui à chaque x ∈ ]0 ; +∞[
an 2

x pour la multiplication.
associe le nombre f (x) = 1 + x.
(a) Montrer que f est (un homomorphisme bijectif 5. En déduire les solutions de l’équation x9 + 5 = 0 dans
)
Hass

(isomorphisme) de ]0 ; +∞[ , × vers (I, ∗). Z/11Z.


(b) Déduire la structure de (I, ∗). Exercice 7
{√ }
3. Montrer que l’ensemble H = Soit n un entier n ≥ 1. On note Un l’ensemble des racines
cée

1 + 2n , n ∈ Z est un
sous-groupe du groupe (I, ∗). n-ème de l’unité.
- Ly

Exercice 3 1. Montrer que (Un , ×) est un groupe.


On munit G = {a, b, c, d} d’une LCI ∗ dont la table est : 2. Montrer que si n divise m, alors Un ⊂ Um .
dach

∗ a b c d 3. Posons d = pgcd(n, m). Montrer que Un ∩ Um = Ud .


a c a c a
H. H

b a d c b . 4. On considère l’application f définie de Z/nZ vers Un par


c c c c c ( ) 2kπ
d a b c d f k̄ = e n i .

La première ligne se lit a ∗ a = a, a ∗ b = a, a ∗ c = c et Montrer que f est un homomorphisme bijectif de


a ∗ d = a ainsi de suite pour les autres lignes aussi. (Z/nZ, +) vers (Un , ×).
1. Cette loi possède-t-elle un élément neutre ? Exercice 8
2. Cette loi est-elle commutative ? Soient (G, ·) un goupe et a, b ∈ G. On suppose que

3. Cette loi est-elle associative ? (1) : ab2 = b3 a et (2) : ba2 = a3 b.

4. Est-ce que (G, ∗) est un groupe ? 1. Montrer, en utilisant seulement (1), que a2 b8 a−2 = b18
puis que a3 b8 a−3 = b27 .
Exercice 4
Montrer que U = {z ∈ C, |z| = 1} est un sous-groupe de 2. En déduire, en utilisant (2), que a3 b8 a−3 = b18 et enfin
(C∗ , ×). que a = b = e, où e l’élément neutre de (G, ·).

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Exercice 9 1. Montrer que E est stable par multiplication.
On considère l’ensemble
2. (a) Montrer que ϕ est une application bijective.
{ ( ) }
a −b (b) Montrer que ϕ est un homomorphisme de (Z, +)
E= M= , (a, b) ∈ R2 .
b a+b vers (E, ×).
( ) ( ) (c) Déduire la structure de (E, ×).
1 0 0 −1
On pose I = et J = .
0 1 1 1 (d) Calculer (Ma )−1 la matrice inverse de Ma .

1. Montrer que E est un sous-groupe de (M2 (R), +). 3. Calculer (Ma )n pour tout n ∈ Z.
2. Écrire J 2 en fonction de I et J. 4. Soient (a, b) ∈ Z2 . On pose
{ }
3. Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×). F = (Ma )n × (Mb )n , (n, m) ∈ Z2 .
4. En déduire que (E, +, ×) est un anneau. Est-ce qu’il est
(a) Montrer que (F, ×) est un sous-groupe de (E, ×).
unitaire ? commutatif ?
(b) Soit c ∈ Z. Montrer que : Mc ∈ F ⇐⇒ a ∧ b | c.
Exercice 10

0
(c) En déduire que : E = F ⇐⇒ a ∧ b = 1.

202
On considère l’ensemble
{ ( ) } Exercice 13
a+b 3a
Soit (G, ∗) un groupe d’élément neutre e. On dénote par x−1

019/
E= M= , (a, b) ∈ R2 .
0 b − 2a
l’invserse de x ∈ G. Soit a ∈ G et on définit l’application fa
( ) ( ) de G vers G par fa (x) = a ∗ x ∗ a−1 .

an 2
1 0 1 3
On pose I = et A = .
0 1 0 −2 1. Montrer que fa est un homomorphisme de (G, ∗) vers
1. Montrer que E est un sous-groupe de (M2 (R), +). (G, ∗).

2. Écrire A2 en fonction de I et A.
ou
2. Soit F = {fa , a ∈ G}. Montrer que (F, ◦) est un groupe.
Tét
3. Montrer que (E, +, ×) est un anneau unitaire. Exercice 14
Soient (G, ∗) un groupe et H, K deux sous-groupes de G.
an 2

4. Est-ce que l’anneau (E, +, ×) est intègre ?


1. Vérifier que H ∩ K ̸= ∅.
5. Déterminer les matrices M de E qui sont inversibles puis
Hass

exprimer M −1 en fonction de I et A. 2. Montrer que H ∩ K est un sous-groupe de G.

Exercice 11 3. Est-ce que K ∪ H est un sous-groupe ? Donner un


exemple de G, K et H pour lesquels H ∪ K n’est pas un
cée

Soit A ∈ M2 (R) avec A ̸= O. On considère l’ensemble E des


matrices M de M2 (R) vérifiants M A = AM . C’est-à-dire sous-groupe.
- Ly

E = {M ∈ M2 (R), M commute avec A} . On propose de montrer le résultat suivant :


( )
1. Montrer que (E, +, ×) est un anneau unitaire. H ∪ K sous-groupe de G ⇐⇒ H ⊂ K ou K ⊂ H .
dach

( ) ( )
0 1 a b
2. On pose A = et M = ∈ E.
H. H

0 1 c d
4. On suppose qu’il existe x, y ∈ G tels que x ∈ H \ K et
(a) Écrire M en terms de a et b seulement. y ∈ K \ H.
(b) Déterminer les éléments de E qui sont inversibles (a) Vérfier que x, y ∈ H ∪ K.
dans E. (b) Montrer que x ∗ y ∈/ H ∪ K et déduire que H ∪ K
(c) Montrer que : n’est pas un groupe.
( )
∗ an (a + b)n − an 5. Montrer l’équivalence ci-dessus.
∀n ∈ N , M =n
.
0 (a + b)n
Exercice 15
Exercice 12 Soit (G, ∗) un groupe d’élement neutre e. On suppose que
a2 = e pour tout a ∈ G.
On considère le sous-ensemble E de M2 (R) définie par
{ ( a ) } 1. Montrer que a−1 = a pour tout a ∈ G.
2 0
E = Ma = , a ∈ Z
a2a 2a 2. En déduire que (a ∗ b)−1 = b ∗ a

et on pose ϕ l’application définie de Z vers E par ϕ(x) = Mx . 3. Montrer que le groupe G est commutatif.

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Exercice 16 (b) Déterminer les valeurs de a pour que ϕa soit un ho-

Soit (G, ∗) un groupe fini et n ∈ N son nombre d’éléments. momorphisme de (E, ×) vers (C, ×).
On pose e l’élément neutre de G. Soit g ∈ G. √
3 1
5. On prend a = + i.
1. Montrer que l’application f définie de G vers G par 2 2
f (x) = g ∗ x est bijective. (a) Déterminer ϕ−1
a l’application inverse de ϕa .

2. En déduire que g n = e. (b) Calculer J n en fonction de n ∈ N puis déduire que

3. Soit p le plus petit entier > 0 tel que g p = e. Montrer que J n = I ⇐⇒ n ≡ 0 mod 12.
pour tout m ∈ N on a : g m = e ⇐⇒ p | m.
Exercice 19
Dans l’espace vectoriel (M3 (R), +, ·) on considère les deux
Remarque : l’entier n est s’appelle ordre du groupe G et
matrices
p s’appelle ordre de l’é lé ment g    
1 0 0 0 1 1
Exercice 17 I = 0 1 0 et J = 1 0 1 .
On rappelle que (M3 (R), +, ×) est un anneau unitaire et 0 0 1 1 1 0

0
(M3 (R), +, ·) est un espace vectoriel réel. On pose I la ma-

202
trice unité et θ ma matrice nulle. On considère la matrice A Soit E l’ensemble des matrices
définie par  
a b b

019/
  M =  b a b  , où (a, b) ∈ R2 .
−1 a a
b b a
A =  1 −1 0  , où a ∈ R∗ .

an 2
−1 0 −1 1. Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel réel et dé-
terminer sa dimension.
On pose B = A + I.
1. (a) Calculer B 2 et B 3 . ou
2. Vérfier que A2 = A+2I et en déduire que A est inversible
en déterminant son inverse A−1 .
Tét
(b) Vérifier que : (I − B)(I + B + B 2 ) = I.
3. Montrer que (E, +, ×) est un anneau unitaire. Est-ce
(c) En déduire que A est inversible et déterminer son
qu’il est intègre ?
an 2

inverse A−1 .
4. Soit n ∈ N∗. Montrer que An = un A + vn I en détermi-
2. Soit E l’espace vectoriel réel engendré par la famille
nant les deux suites numérique (un ) et (vn ).
Hass

(I, B, B 2 ).
(a) Montrer que la famille (I, B, B 2 ) est libre. 5. On pose xn = 2un + vn et yn = un − vn . Calculer xn+1 et
yn+1 en fonction de xn et yn et en déduire An en fonction
(b) En déduire une base et la dimension de E.
cée

de n.
Exercice 18
( ) ( ) Exercice 20 (N2000)
- Ly

1 0 0 √1 . On considère l’en- { }
Posons I = et J = 1
0 1 −1 3 Pour tout x, y de E = R − on pose x ∗ y = x + y − 2xy.
semble 2
dach

{ } 1. Montrer que ∗ est LCI sur E


E = M(x,y) = xI + yJ, (x, y) ∈ R2 .
2. Montrer que ∗ est commutatif et associatif.
H. H

1. (a) Montrer que la famille (I, J) est libre.


(b) Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel réel de 3. Montrer que (E, ∗) est un groupe commutatif (abélien).
dimension 2. 4. Soit x ∈ E. Montrer que pour tout n ∈ N∗ on a

2. (a) Vérifier que J 2 = J − I. 1( )
| ∗ x ∗{z. . . ∗ x} = 2 1 − (1 − 2x) .
xn = x n
(b) Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×).
n fois
(c) Montrer que (E, +, ×) est un corps commutatif.
3. Soit a un nombre complexe non réel. Montrer que la fa- Pour tout x ∈ E on pose
mille (1, a) est une base de l’espace vectoriel réel (C, +, ·).  
1−x 0 x
4. On considère l’application ϕa définie de E vers C par A(x) =  0 1 0  ∈ M3 (R)
( ) x 0 1−x
ϕa M(x,y) = x + ay.
et on considère l’ensemble H = {A(x), x ∈ E}.
(a) Montrer que ϕa est homomorphisme bijectif de
(E, +) vers (C, +). 5. Montrer que H est une partie stable de (M3 (R), ×).

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6. Soit f l’application définie de E vers H par f (x) = A(x). On pose J = M (0, 1).
(a) Montrer que f est un homomorphisme bijectif, càd
isomorphisme, de (E, ∗) vers (H, ×). 1. (a) Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel réel.
(b) En déduire la structure algébrique de (H, ×).
( ) (b) Montrer que la famille (I, J) est une base de l’espace
1
(c) Soit n ∈ N∗ et on pose B = A − . Montrer que (E, +, ·) puis donner sa dimension.
2
( ) ( n )
1−2 n
n −1 2 −1
n
B =A et (B ) = A . 2. Montrer que E est une partie stable de (M2 (R), ×).
2 2n+1
Exercice 21 (N2008) ∗ ∗
On rappelle que (M2 (R), +, ×) est un anneau unitaire, 3. On considè ) f dé∗ finie de C vers E par
( re l’application
(M2 (R), +, ·) est un espace vectoriel réel, et (C, +, ×) est un f (z) = M Re(z), Im(z) , où E = E − {O2 }.
corps commutatif. On considère l’ensemble suivant :
 √   (a) Montrer que f est un homomorphisme bijectif de


 a b 3 
 (C∗ , ×) vers (E ∗ , ×).
 
E = M (a, b) =  b  , (a, b) ∈ R 2
.

0

 √ a 

202
3 4. Résoudre dans E l’équation : J × X 3 = I.

019/
an 2
ou
Tét
an 2
Hass
cée
- Ly
dach
H. H

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