Cours d’algorithmique
IA, Semestre 1
Noura Ouerdi
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Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 1
Plan du cours
• Plan:
• Algorithmique :
• Affectation
• Instructions conditionnelles
• Instructions itératives
• Fonctions
• Procédures
• Tableaux
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 2
Algorithmique
Le terme algorithme vient du nom du mathématicien arabe Al-
Khawarizmi
Un algorithme est une description complète et détaillée des actions à
effectuer et de leur séquencèrent pour arriver à un résultat donné
Intérêt: séparation analyse/codage (pas de préoccupation de syntaxe)
Qualités: exact (fournit le résultat souhaité), efficace (temps d’exécution, mémoire
occupée), clair (compréhensible), général (traite le plus grand nombre de cas
possibles), …
L’algorithmique désigne aussi la discipline qui étudie les algorithmes et leurs
applications en Informatique
Une bonne connaissance de l’algorithmique permet d’écrire des algorithmes
exacts et efficaces
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Représentation d’un algorithme
Historiquement, deux façons pour représenter un algorithme:
L’Organigramme: représentation graphique avec des symboles (carrés,
losanges, etc.)
offre une vue d’ensemble de l’algorithme
représentation quasiment abandonnée aujourd’hui
Le pseudo-code: représentation textuelle avec une série de
conventions ressemblant à un langage de programmation (sans les
problèmes de syntaxe)
plus pratique pour écrire un algorithme
représentation largement utilisée
⚫ LARP - Logiciel d'Algorithmes et de Résolution de Problèmes
⚫ Algobox
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Exemple d’organigramme
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Algorithmique
Notions et instructions de base
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Notion de variable
Dans les langages de programmation une variable sert à stocker la
valeur d’une donnée
Une variable désigne en fait un emplacement mémoire dont
le contenu peut changer au cours d’un programme (d’où le nom
variable)
Règle : Les variables doivent être déclarées avant d’être utilisées, elle
doivent être caractérisées par :
un nom (Identificateur)
un type (entier, réel, caractère, chaîne de caractères, …)
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 7
Choix des identificateurs (1)
Le choix des noms de variables est soumis à quelques règles qui varient
selon le langage, mais en général:
Un nom doit commencer par une lettre alphabétique
exemple valide: A1 exemple invalide: 1A
doit être constitué uniquement de lettres, de chiffres et du soulignement _
(Eviter les caractères de ponctuation et les espaces) valides:
Promo2007, Promo_2007 invalides: Promo 2005,Promo-
2007,Promo;2007
doit être différent des mots réservés du langage (par exemple en Java: int,
float, else, switch, case, default, for, main, return, …)
La longueur du nom doit être inférieure à la taille maximale spécifiée par le
langage utilisé
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Choix des identificateurs (2)
Conseil: pour la lisibilité du code choisir des noms significatifs
qui décrivent les données manipulées
exemples: TotalVentes2004, Prix_TTC, Prix_HT
Remarque: en pseudo-code algorithmique, on va respecter les
règles citées, même si on est libre dans la syntaxe
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Types des variables
Le type d’une variable détermine l’ensemble des valeurs qu’elle peut prendre,
les types offerts par la plus part des langages sont:
Type numérique (entier ou réel)
Byte (codé sur 1octet): de 0 à 255
Entier court (codé sur 2 octets) : -32 768 à 32 767
Entier long (codé sur 4 ou 8 octets)
Réel simple précision (codé sur 4 octets)
Réel double précision (codé sur 8 octets)
Type logique ou booléen: deux valeurs VRAI ou FAUX
Type caractère: lettres majuscules, minuscules, chiffres, symboles, …
exemples: ’A’, ’a’, ’1’, ’?’, …
Type chaîne de caractère: toute suite de caractères,
exemples: " Nom, Prénom", "code postale: 1000", …
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Déclaration des variables
Rappel: toute variable utilisée dans un programme doit avoir fait
l’objet d’une déclaration préalable
En pseudo-code, on va adopter la forme suivante pour la déclaration
de variables
Variables liste d'identificateurs : type
Exemple:
Variables i, j,k : entier
x, y : réel
OK: booléen
ch1, ch2 : chaîne de caractères
Remarque: pour le type numérique on va se limiter aux entiers et réels
sans considérer les sous types
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L’instruction d’affectation
l’affectation consiste à attribuer une valeur à une variable (ça consiste en fait
à remplir où à modifier le contenu d'une zone mémoire)
En pseudo-code, l'affectation se note avec le signe ←
Var← e: attribue la valeur de e à la variable Var
- e peut être une valeur, une autre variable ou une expression
- Var et e doivent être de même type ou de types compatibles
- l’affectation ne modifie que ce qui est à gauche de la flèche
Ex valides: i ←1 j ←i k ←i+j
x ←10.3 OK ←FAUX ch1 ← "IA"
ch2 ←ch1 x ←4 x ←j
(voir la déclaration des variables dans la diapositive précédente)
non valides: i ←10.3 OK ← "IA" j ←x
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Quelques remarques
Beaucoup de langages de programmation (C/C++, Java, …) utilisent le signe
égal = pour l’affectation ←. Attention aux confusions:
l'affectation n'est pas commutative : A=B est différente de B=A
l'affectation est différente d'une équation mathématique :
A=A+1 a un sens en langages de programmation
A+1=2 n'est pas possible en langages de programmation et n'est pas
équivalente à A=1
Certains langages donnent des valeurs par défaut aux variables déclarées.
Pour éviter tout problème il est préférable d'initialiser les variables
déclarées
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 13
Exercices simples sur l'affectation (1)
Donnez les valeurs des variables A, B et C après exécution des
instructions suivantes ?
Variables A, B, C: Entier
Début
A←3
B←7
A←B
B ← A+5
C←A+B
C←B–A
Fin
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Exercices simples sur l'affectation (2)
Donnez les valeurs des variables A et B après exécution des instructions
suivantes ?
Variables A, B : Entier
Début
A←1
B←2
A←B
B←A
Fin
Les deux dernières instructions permettent-elles d’échanger les valeurs
de A et B ?
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 15
Exercices simples sur l'affectation (3)
Ecrire un algorithme permettant d’échanger les valeurs de
deux variables A et B
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Expressions et opérateurs
Une expression peut être une valeur, une variable ou une opération constituée
de variables reliées par des opérateurs exemples: 1, b, a*2, a+ 3*b-c,
…
L'évaluation de l'expression fournit une valeur unique qui est le résultat de
l'opération
Les opérateurs dépendent du type de l'opération, ils peuvent être :
des opérateurs arithmétiques: +, -, *, /, % (modulo), ^ (puissance)
des opérateurs logiques: NON, OU, ET
des opérateurs relationnels: =, , <, >, <=, >=
des opérateurs sur les chaînes: & (concaténation)
Une expression est évaluée de gauche à droite mais en tenant compte de
priorités
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 17
Priorité des opérateurs
Pour les opérateurs arithmétiques donnés ci-dessus, l'ordre de priorité est
le suivant (du plus prioritaire au moins prioritaire) :
^ : (élévation à la puissance)
* , / (multiplication, division)
% (modulo)
+ , - (addition, soustraction)
exemple: 2+3*7 vaut 23
En cas de besoin (ou de doute), on utilise les parenthèses pour indiquer les
opérations à effectuer en priorité exemple:
(2 + 3) * 7 vaut 35
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Les instructions d'entrées-sorties: lecture et écriture
(1)
Les instructions de lecture et d'écriture permettent à la machine de
communiquer avec l'utilisateur
La lecture permet d'entrer des données à partir du clavier
En pseudo-code, on note: lire (var)
la machine met la valeur entrée au clavier
dans la zone mémoire nommée var
Remarque: Le programme s'arrête lorsqu'il rencontre une instruction
Lire et ne se poursuit qu'après la frappe d’une valeur au clavier et de la
touche Entrée
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 19
Les instructions d'entrées-sorties: lecture et écriture
(2)
L'écriture permet d'afficher des résultats à l'écran (ou de les écrire dans un
fichier)
En pseudo-code, on note: écrire (var)
la machine affiche le contenu de la
zone mémoire var
Conseil: Avant de lire une variable, il est fortement conseillé d’écrire des
messages à l’écran, afin de prévenir l’utilisateur de ce qu’il doit frapper.
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 20
Exemple (lecture et écriture)
Ecrire un algorithme qui demande un nombre entier à l'utilisateur, puis qui
calcule et affiche le double de ce nombre
Algorithme Calcul_double
variables A, B : entier
Début
écrire("entrer le nombre ")
lire(A)
B ← 2*A
écrire("le double de ", A, "est :", B)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 21
Exercice (lecture et écriture)
Ecrire un algorithme qui vous demande de saisir votre nom puis votre prénom et
qui affiche ensuite votre nom complet
Algorithme AffichageNomComplet
variables Nom, Prenom, Nom_Complet : chaîne de caractères
Début
écrire("entrez votre nom")
lire(Nom)
écrire("entrez votre prénom")
lire(Prenom)
Nom_Complet ← Nom & " " & Prenom
écrire("Votre nom complet est : ", Nom_Complet)
Fin
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Tests: instructions conditionnelles (1)
Les instructions conditionnelles servent à n'exécuter une instruction ou une
séquence d'instructions que si une condition est vérifiée
On utilisera la forme suivante: Si condition alors
instruction ou suite d'instructions1
Sinon
instruction ou suite d'instructions2
Finsi
la condition ne peut être que vraie ou fausse
si la condition est vraie, se sont les instructions1 qui seront exécutées
si la condition est fausse, se sont les instructions2 qui seront exécutées
la condition peut être une condition simple ou une condition composée de plusieurs
conditions
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 23
Tests: instructions conditionnelles (2)
La partie Sinon n'est pas obligatoire, quand elle n'existe pas et que la
condition est fausse, aucun traitement n'est réalisé
On utilisera dans ce cas la forme simplifiée suivante:
Si condition alors
instruction ou suite d'instructions1
Finsi
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Exemple (Si…Alors…Sinon)
Algorithme AffichageValeurAbsolue (version1)
Variable x : réel
Début
Ecrire (" Entrez un réel : “)
Lire (x)
Si (x < 0) alors
Ecrire ("la valeur absolue de ", x, "est:",-x)
Sinon
Ecrire ("la valeur absolue de ", x, "est:",x)
Finsi
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 25
Exemple (Si…Alors)
Algorithme AffichageValeurAbsolue (version2)
Variable x,y : réel
Début
Ecrire (" Entrez un réel : “)
Lire (x)
y← x
Si (x < 0) alors
y ← -x
Finsi
Ecrire ("la valeur absolue de ", x, "est:",y)
Fin
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Exercice (tests)
Ecrire un algorithme qui demande un nombre entier à l'utilisateur, puis
qui teste et affiche s'il est divisible par 3
Algorithme Divsible_par3
Variable n : entier
Début
Ecrire " Entrez un entier : "
Lire (n)
Si (n%3=0) alors
Ecrire (n," est divisible par 3")
Sinon
Ecrire (n," n'est pas divisible par 3")
Finsi
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 27
Conditions composées
Une condition composée est une condition formée de plusieurs conditions
simples reliées par des opérateurs logiques:
ET, OU, OU exclusif (XOR) et NON
Exemples :
x compris entre 2 et 6 : (x > 2) ET (x < 6)
n divisible par 3 ou par 2 : (n%3=0) OU (n%2=0)
deux valeurs et deux seulement sont identiques parmi a, b et c :
(a=b) XOR (a=c) XOR (b=c)
L'évaluation d'une condition composée se fait selon des règles présentées
généralement dans ce qu'on appelle tables de vérité
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 28
Tables de vérité
C1 C2 C1 ET C2 C1 C2 C1 OU C2
VRAI VRAI VRAI VRAI VRAI VRAI
VRAI FAUX FAUX VRAI FAUX VRAI
FAUX VRAI FAUX FAUX VRAI VRAI
FAUX FAUX FAUX FAUX FAUX FAUX
C1 C2 C1 XOR C2 C1 NON C1
VRAI VRAI FAUX VRAI FAUX
VRAI FAUX VRAI FAUX VRAI
FAUX VRAI VRAI
FAUX FAUX FAUX
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 29
Tests imbriqués
Les tests peuvent avoir un degré quelconque d'imbrications
Si condition1 alors
Si condition2 alors
instructionsA
Sinon
instructionsB
Finsi
Sinon
Si condition3 alors
instructionsC
Finsi
Finsi
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 30
Tests imbriqués: exemple (version1):Tester si un nombre
est négatif, positif ou nul
Variable n : entier
Début
Ecrire ("entrez un nombre : ")
Lire (n)
Si (n < 0) alors
Ecrire ("Ce nombre est négatif")
Sinon
Si (n = 0) alors
Ecrire ("Ce nombre est nul")
Sinon
Ecrire ("Ce nombre est positif")
Finsi
Finsi
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 31
Tests imbriqués: exemple (version 2)
Variable n : entier
Début
Ecrire ("entrez un nombre : ")
Lire (n)
Si (n < 0) alors Ecrire ("Ce nombre est négatif")
Finsi
Si (n = 0) alors Ecrire ("Ce nombre est nul")
Finsi
Si (n > 0) alors Ecrire ("Ce nombre est positif")
Finsi
Fin
Remarque : dans la version 2 on fait trois tests systématiquement alors que dans
la version 1, si le nombre est négatif on ne fait qu'un seul test
Conseil : utiliser les tests imbriqués pour limiter le nombre de tests et placer
d'abord les conditions les plus probables
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 32
Tests imbriqués: exercice
Le prix de photocopies dans une reprographie varie selon le nombre
demandé: 0,5 DH la copie pour un nombre de copies inférieur à 10,
0,4DH pour un nombre compris entre 10 et 20 et 0,3DH au-delà.
Ecrivez un algorithme qui demande à l’utilisateur le nombre de
photocopies effectuées, qui calcule et affiche le prix à payer
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 33
Tests imbriqués: corrigé de l'exercice
Variables copies : entier
prix : réel
Début
Ecrire ("Nombre de photocopies : ")
Lire (copies)
Si (copies < 10) Alors
prix ← copies*0.5
Sinon Si (copies) < 20
prix ← copies*0.4
Sinon
prix ← copies*0.3
Finsi
Finsi
Ecrire (“Le prix à payer est : ”, prix)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 34
Instructions itératives: les boucles
Les boucles servent à répéter l'exécution d'un groupe d'instructions un
certain nombre de fois
On distingue trois sortes de boucles en langages de programmation :
Les boucles tant que : on y répète des instructions tant qu'une certaine condition
est réalisée
Les boucles jusqu'à : on y répète des instructions jusqu'à ce qu'une certaine
condition soit réalisée
Les boucles pour ou avec compteur : on y répète des instructions en faisant
évoluer un compteur (variable particulière) entre une valeur initiale et une valeur
finale
(Dans ce cours, on va s'intéresser essentiellement aux boucles Tant que et
boucles Pour qui sont plus utilisées)
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 35
Les boucles Tant que
TantQue (condition)
instructions
condition Vrai instructions
FinTantQue
Faux
la condition (dite condition de contrôle de la boucle) est évaluée avant
chaque itération
si la condition est vraie, on exécute instructions (corps de la boucle), puis,
on retourne tester la condition. Si elle est encore vraie, on répète
l'exécution, …
si la condition est fausse, on sort de la boucle et on exécute l'instruction
qui est après FinTantQue
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi
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Les boucles Tant que : remarques
Le nombre d'itérations dans une boucle TantQue n'est pas connu au
moment d'entrée dans la boucle. Il dépend de l'évolution de la valeur de
condition
Une des instructions du corps de la boucle doit absolument changer la
valeur de condition de vrai à faux (après un certain nombre d'itérations),
sinon le programme tourne indéfiniment
aux boucles infinies
Attention
Exemple de boucle infinie :
i←2
TantQue (i > 0)
i ← i+1 (attention aux erreurs de frappe : + au lieu de -)
FinTantQue
37
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi
Boucle Tant que : exemple1
Contrôle de saisie d'une lettre majuscule jusqu’à ce que le caractère entré
soit valable
Variable C : caractère
Debut
Ecrire (" Entrez une lettre majuscule ")
Lire (C)
TantQue (C < 'A' ou C > 'Z')
Ecrire ("Saisie erronée. Recommencez")
Lire (C)
FinTantQue
Ecrire ("Saisie valable")
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 38
Boucle Tant que : exemple2
Un algorithme qui détermine le premier nombre entier N tel que la somme
de 1 à N dépasse strictement 100
version 1
Variables som, i : entier
Debut
i←0
som← 0
TantQue (som <=100)
i ← i+1
som ← som+i
FinTantQue
Ecrire (" La valeur cherchée est N= ", i)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 39
Boucle Tant que : exemple2 (version2)
Un algorithme qui détermine le premier nombre entier N tel que la somme de
1 à N dépasse strictement 100
version 2: attention à l'ordre des instructions et aux valeurs initiales
Variables som, i : entier
Debut
som ← 0
i←1
TantQue (som <=100)
som ← som + i
i ← i+1
FinTantQue
Ecrire (" La valeur cherchée est N= ", i-1)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 40
Les boucles Pour
Pour compteur allant de initiale à finale par pas valeur du pas
instructions
FinPour
i ←initiale
Vrai
i n'a pas atteint finale instructions i ← i + pas
Faux
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 41
Les boucles Pour
Remarque : le nombre d'itérations dans une boucle Pour est connu avant le
début de la boucle
Compteur est une variable de type entier (ou caractère). Elle doit être
déclarée
Pas est un entier qui peut être positif ou négatif. Pas peut ne pas être
mentionné, car par défaut sa valeur est égal à 1. Dans ce cas, le nombre
d'itérations est égal à finale - initiale+ 1
Initiale et finale peuvent être des valeurs, des variables définies avant le
début de la boucle ou des expressions de même type que compteur
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 42
Déroulement des boucles Pour
1) La valeur initiale est affectée à la variable compteur
2) On compare la valeur du compteur et la valeur de finale :
a) Si la valeur du compteur est > à la valeur finale dans le cas d'un pas positif (ou
si compteur est < à finale pour un pas négatif), on sort de la boucle et on
continue avec l'instruction qui suit FinPour
b) Si compteur est <= à finale dans le cas d'un pas positif (ou si compteur est >=
à finale pour un pas négatif), instructions seront exécutées
i. Ensuite, la valeur de compteur est incrémentée de la valeur du pas si pas
est positif (ou décrémenté si pas est négatif)
ii. On recommence l'étape 2 : La comparaison entre compteur et finale est
de nouveau effectuée, et ainsi de suite …
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 43
Boucle Pour : exemple1
Calcul de x à la puissance n où x est un réel non nul et n un entier positif ou
nul
Variables x, puiss : réel
n, i : entier
Debut
Ecrire (" Entrez la valeur de x ")
Lire (x)
Ecrire (" Entrez la valeur de n ")
Lire (n)
puiss ← 1
Pour i allant de 1 à n
puiss← puiss*x
FinPour
Ecrire (x, " à la puissance ", n, " est égal à ", puiss)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 44
Boucle Pour : exemple1 (version 2)
Calcul de x à la puissance n où x est un réel non nul et n un entier positif ou
nul (version 2 avec un pas négatif)
Variables x, puiss : réel
n, i : entier
Debut
Ecrire (" Entrez respectivement les valeurs de x et n ")
Lire (x, n)
puiss ← 1
Pour i allant de n à 1 par pas -1
puiss← puiss*x
FinPour
Ecrire (x, " à la puissance ", n, " est égal à ", puiss)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 45
Boucle Pour : remarque
• Il faut éviter de modifier la valeur du compteur (et de finale) à
l'intérieur de la boucle. En effet, une telle action :
• perturbe le nombre d'itérations prévu par la boucle Pour
• rend difficile la lecture de l'algorithme
• présente le risque d'aboutir à une boucle infinie
Exemple : Pour i allant de 1 à 5
i i -1
écrire(" i = ", i)
Finpour
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 46
Lien entre Pour et TantQue
La boucle Pour est un cas particulier de Tant Que (cas où le nombre
d'itérations est connu et fixé) . Tout ce qu'on peut écrire avec Pour peut
être remplacé avec TantQue (la réciproque est fausse)
Pour compteur allant de initiale à finale par pas valeur du pas
instructions
FinPour
peut être remplacé par : compteur ← initiale
(cas d'un pas positif) TantQue compteur <= finale
instructions
compteur ← compteur+pas
FinTantQue
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 47
Lien entre Pour et TantQue: exemple
Calcul de x à la puissance n où x est un réel non nul et n un entier positif ou nul
(version avec TantQue)
Variables x, puiss : réel
n, i : entier
Debut
Ecrire (" Entrez la valeur de x ")
Lire (x)
Ecrire (" Entrez la valeur de n ")
Lire (n)
puiss ← 1
i←1
TantQue (i<=n)
puiss← puiss*x
i ← i+1
FinTantQue
Ecrire (x, " à la puissance ", n, " est égal à ", puiss)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 48
Boucles imbriquées
Les instructions d'une boucle peuvent être des instructions itératives. Dans
ce cas, on aboutit à des boucles imbriquées
Exemple: Exécution
Pour i allant de 1 à 5
Pour j allant de 1 à i
écrire("O")
FinPour
écrire("X")
FinPour
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 49
Boucles imbriquées
Les instructions d'une boucle peuvent être des instructions itératives. Dans
ce cas, on aboutit à des boucles imbriquées
Exemple: Exécution
Pour i allant de 1 à 5 OX
Pour j allant de 1 à i OOX
écrire("O") OOOX
FinPour OOOOX
écrire("X") OOOOOX
FinPour
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 50
Les boucles Répéter … jusqu’à …
Répéter
instructions instructions
Jusqu'à condition
Faux
condition
Vrai
Condition est évaluée après chaque itération
les instructions entre Répéter et jusqu’à sont exécutées au moins une fois
et leur exécution est répétée jusqu’à ce que condition soit vrai (tant qu'elle
est fausse)
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 51
Boucle Répéter jusqu’à : exemple
Un algorithme qui détermine le premier nombre entier N tel que la somme
de 1 à N dépasse strictement 100 (version avec répéter jusqu'à)
Variables som, i : entier
Debut
som ← 0
i←0
Répéter
i ← i+1
som ← som+i
Jusqu'à ( som > 100)
Ecrire (" La valeur cherchée est N= ", i)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 52
Choix d'un type de boucle
Si on peut déterminer le nombre d'itérations avant l'exécution de la boucle,
il est plus naturel d'utiliser la boucle Pour
S'il n'est pas possible de connaître le nombre d'itérations avant l'exécution
de la boucle, on fera appel à l'une des boucles TantQue ou répéter jusqu'à
Pour le choix entre TantQue et jusqu'à :
Si on doit tester la condition de contrôle avant de commencer les instructions
de la boucle, on utilisera TantQue
Si la valeur de la condition de contrôle dépend d'une première exécution des
instructions de la boucle, on utilisera répéter jusqu'à
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 53
Exercice 1
• Ecrire un algorithme qui demande à l’utilisateur un nombre
compris entre 1 et 3 jusqu’à ce que la réponse convienne.
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 54
Solution 1
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 55
Exercice 2
• Ecrire un algorithme qui demande un nombre de départ, et
qui ensuite affiche les dix nombres suivants. Par exemple, si
l'utilisateur entre le nombre 17, le programme affichera les
nombres de 18 à 27.
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 56
Solution 2
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 57
Exercice 3
• Réécrire l'algorithme précédent, en utilisant cette fois
l'instruction Pour
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 58
Solution 3
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 59
Exercice 4
• Ecrire un algorithme qui demande un nombre
compris entre 10 et 20, jusqu’à ce que la réponse
convienne. En cas de réponse supérieure à 20, on
fera apparaître un message : « Plus petit ! », et
inversement, « Plus grand ! » si le nombre est
inférieur à 10.
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 60
Solution 4
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 61
ALGORITHMIQUE
Fonctions et procédures
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 62
Fonctions et procédures
Certains problèmes conduisent à des programmes longs, difficiles à écrire et à
comprendre. On les découpe en des parties appelées sous-programmes ou
modules
Les fonctions et les procédures sont des modules (groupe d'instructions)
indépendants désignés par un nom. Elles ont plusieurs intérêts :
permettent de "factoriser" les programmes, càd de mettre en commun les parties
qui se répètent
permettent une structuration et une meilleure lisibilité des programmes
facilitent la maintenance du code (il suffit de modifier une seule fois)
ces procédures et fonctions peuvent éventuellement être réutilisées dans d'autres
programmes
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 63
Fonctions
Le rôle d'une fonction en programmation est similaire à celui d'une fonction en
mathématique : elle retourne un résultat à partir des valeurs des paramètres
Une fonction s'écrit en dehors du programme principal sous la forme :
Fonction nom_fonction (paramètres et leurs types) : type_fonction
Instructions constituant le corps de la fonction
retourne …
FinFonction
Pour le choix d'un nom de fonction il faut respecter les mêmes règles que celles pour les
noms de variables
type_fonction est le type du résultat retourné
L'instruction retourne sert à retourner la valeur du résultat
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 64
Fonctions : exemples
La fonction SommeCarre suivante calcule la somme des carrées de deux
réels x et y :
Fonction SommeCarre (x : réel, y: réel ) : réel
variable z : réel
z ←x^2+y^2
retourne (z)
FinFonction
La fonction Pair suivante détermine si un nombre est pair :
Fonction Pair (n : entier ) : booléen
retourne (n%2=0)
FinFonction
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 65
Utilisation des fonctions
L'utilisation d'une fonction se fera par simple écriture de son nom dans le
programme principale. Le résultat étant une valeur, devra être affecté ou
être utilisé dans une expression, une écriture, ...
Exemple : Algorithme exempleAppelFonction
variables z : réel, b : booléen
Début
b ←Pair(3)
z ←5*SommeCarre(7,2)+1
écrire("SommeCarre(3,5)= ", SommeCarre(3,5))
Fin
Lors de l'appel Pair(3) le paramètre formel n est remplacé par le
paramètre effectif 3
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 66
Procèdures
Dans certains cas, on peut avoir besoin de répéter une tâche dans plusieurs
endroits du programme, mais que dans cette tâche on ne calcule pas de résultats
ou qu'on calcule plusieurs résultats à la fois
Dans ces cas on ne peut pas utiliser une fonction, on utilise une procédure
Une procédure est un sous-programme semblable à une fonction mais qui ne
retourne rien
Une procédure s'écrit en dehors du programme principal sous la forme :
Procédure nom_procédure (paramètres et leurs types)
Instructions constituant le corps de la procédure
FinProcédure
Remarque : une procédure peut ne pas avoir de paramètres
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 67
Appel d'une procédure
L'appel d'une procédure, se fait dans le programme principale ou dans une
autre procédure par une instruction indiquant le nom de la procédure :
Procédure exemple_proc (…)
…
FinProcédure
Algorithme exempleAppelProcédure
Début
exemple_proc (…)
…
Fin
Remarque : contrairement à l'appel d'une fonction, on ne peut pas affecter la
procédure appelée ou l'utiliser dans une expression. L'appel d'une procédure est
une instruction autonome
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 68
Paramètres d'une procédure
Les paramètres servent à échanger des données entre le programme
principale (ou la procédure appelante) et la procédure appelée
Les paramètres placés dans la déclaration d'une procédure sont appelés
paramètres formels. Ces paramètres peuvent prendre toutes les valeurs
possibles mais ils sont abstraits (n'existent pas réellement)
Les paramètres placés dans l'appel d'une procédure sont appelés
paramètres effectifs. ils contiennent les valeurs pour effectuer le
traitement
Le nombre de paramètres effectifs doit être égal au nombre de
paramètres formels. L'ordre et le type des paramètres doivent
correspondre
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi
69
Transmission des paramètres
Il existe deux modes de transmission de paramètres dans les langages de
programmation :
La transmission par valeur : les valeurs des paramètres effectifs sont affectées
aux paramètres formels correspondants au moment de l'appel de la procédure.
Dans ce mode le paramètre effectif ne subit aucune modification
La transmission par adresse (ou par référence) : les adresses des paramètres
effectifs sont transmises à la procédure appelante. Dans ce mode, le paramètre
effectif subit les mêmes modifications que le paramètre formel lors de l'exécution
de la procédure
Remarque : le paramètre effectif doit être une variable (et non une valeur) lorsqu'il
s'agit d'une transmission par adresse
En pseudo-code, on va préciser explicitement le mode de transmission dans la
déclaration de la procédure
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi
70
Transmission des paramètres : exemples
Procédure incrementer1 (x : entier par valeur, y : entier par adresse)
x ← x+1
y ← y+1
FinProcédure
Algorithme Test_incrementer1
variables n, m : entier
Début
n←3
m←3
incrementer1(n, m)
écrire (" n= ", n, " et m= ", m)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi
71
Résultat
n=3 et m=4
Remarque : l'instruction
x ← x+1 n'a pas de sens avec un passage par
valeur
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 72
Transmission par valeur, par adresse : exemples
Procédure qui calcule la somme et le produit de deux entiers :
Procédure SommeProduit (x,y: entier par valeur, som, prod : entier par adresse)
som ← x+y
prod ← x*y
FinProcédure
Procédure qui échange le contenu de deux variabales :
Procédure Echange (x : réel par adresse, y : réel par adresse)
variables z : réel
z←x
x←y
y←z
FinProcédure
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 73
Variables locales et globales (1)
On peut manipuler 2 types de variables dans un module (procédure ou
fonction) : des variables locales et des variables globales. Elles se
distinguent par ce qu'on appelle leur portée (leur "champ de définition",
leur "durée de vie")
Une variable locale n'est connue qu'à l'intérieur du module où elle a été
définie. Elle est créée à l'appel du module et détruite à la fin de son
exécution
Une variable globale est connue par l'ensemble des modules et le
programme principale. Elle est définie durant toute l’application et peut
être utilisée et modifiée par les différents modules du programme
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 74
Variables locales et globales (2)
La manière de distinguer la déclaration des variables locales et globales
diffère selon le langage
En général, les variables déclarées à l'intérieur d'une fonction ou procédure sont
considérées comme variables locales
•En pseudo-code, on va adopter cette règle pour les variables locales et on
déclarera les variables globales dans le programme principale
•Conseil : Il faut utiliser autant que possible des variables locales plutôt
que des variables globales. Ceci permet d'économiser la mémoire et
d'assurer l'indépendance de la procédure ou de la fonction
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 75
Récursivité
Un module (fonction ou procédure) peut s'appeler lui-même: on dit que c'est
un module récursif
Tout module récursif doit posséder un cas limite (cas trivial) qui arrête la
récursivité
Exemple : Calcul de la factorielle
Fonction fact (n : entier ) : entier
Si (n=0) alors
retourne (1)
Sinon
retourne (n*fact(n-1))
Finsi
FinFonction
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 76
Fonctions récursives : exercice
Ecrivez une fonction récursive (puis itérative) qui calcule le terme n de la
suite de Fibonacci définie par : U(0)=U(1)=1
U(n)=U(n-1)+U(n-2)
Fonction Fib (n : entier ) : entier
Variable res : entier
Si (n=1 OU n=0) alors
res ←1
Sinon
res ← Fib(n-1)+Fib(n-2)
Finsi
retourne (res)
FinFonction
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 77
Fonctions récursives : exercice (suite)
Une fonction itérative pour le calcul de la suite de Fibonacci :
Fonction Fib (n : entier ) : entier
Variables i, AvantDernier, Dernier, Nouveau : entier
Si (n=1 OU n=0) alors retourne (1)
Finsi
AvantDernier ←1, Dernier ←1
Pour i allant de 2 à n
Nouveau← Dernier+ AvantDernier
AvantDernier ←Dernier
Dernier ←Nouveau
FinPour
retourne (Nouveau)
FinFonction
Remarque: la solution récursive est plus facile à écrire
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 78
ALGORITHMIQUE
Les tableaux
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 79
Exemple introductif
Supposons qu'on veut conserver les notes d'une classe de 30 étudiants pour
extraire quelques informations. Par exemple : calcul du nombre d'étudiants
ayant une note supérieure à 10
Le seul moyen dont nous disposons actuellement consiste à déclarer 30
variables, par exemple N1, …, N30. Après 30 instructions lire, on doit écrire 30
instructions Si pour faire le calcul
nbre ← 0
Si (N1 >10) alors nbre ←nbre+1 FinSi
….
Si (N30>10) alors nbre ←nbre+1 FinSi
c'est lourd à écrire
Heureusement, les langages de programmation offrent la possibilité de
rassembler toutes ces variables dans une seule structure de donnée appelée
tableau
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 80
Tableaux
Un tableau est un ensemble d'éléments de même type désignés par un
identificateur unique
Une variable entière nommée indice permet d'indiquer la position d'un
élément donné au sein du tableau et de déterminer sa valeur
La déclaration d'un tableau s'effectue en précisant le type de ses éléments
et sa dimension (le nombre de ses éléments)
En pseudo code :
variable tableau identificateur[dimension] : type
Exemple :
variable tableau notes[30] : réel
On peut définir des tableaux de tous types : tableaux d'entiers, de réels, de
caractères, de booléens, de chaînes de caractères, …
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 81
Tableaux : remarques
L'accès à un élément du tableau se fait au moyen de l'indice. Par exemple,
notes[i] donne la valeur de l'élément i du tableau notes
Selon les langages, le premier indice du tableau est soit 0, soit 1. Le plus souvent
c'est 0 (c'est ce qu'on va adopter en pseudo-code). Dans ce cas, notes[i] désigne
l'élément i+1 du tableau notes
Il est possible de déclarer un tableau sans préciser au départ sa dimension. Cette
précision est faite ultérieurement .
Par exemple, quand on déclare un tableau comme paramètre d'une procédure, on
peut ne préciser sa dimension qu'au moment de l'appel
En tous cas, un tableau est inutilisable tant qu’on n’a pas précisé le nombre de ses
éléments
Un grand avantage des tableaux est qu'on peut traiter les données qui y sont
stockées de façon simple en utilisant des boucles
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 82
Tableaux : exemples (1)
Pour le calcul du nombre d'étudiants ayant une note supérieure à 10 avec les
tableaux, on dispose de 30 notes. On peut écrire :
Variables i ,nbre : entier
tableau notes[30] : réel
Début
nbre ← 0
Pour i allant de 0 à 29
lire (notes[i])
Si (notes[i] >10) alors
nbre ←nbre+1
FinSi
FinPour
écrire ("le nombre de notes supérieures à 10 est : ", nbre)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 83
Tableaux : saisie et affichage
Procédures qui permettent de saisir et d'afficher les éléments d'un tableau :
Procédure SaisieTab(n : entier par valeur, tableau T : réel par référence )
variable i: entier
Pour i allant de 0 à n-1
écrire ("Saisie de l'élément ", i + 1)
lire (T[i] )
FinPour
Fin Procédure
Procédure AfficheTab(n : entier par valeur, tableau T : réel par valeur )
variable i: entier
Pour i allant de 0 à n-1
écrire ("T[",i, "] =", T[i])
FinPour
Fin Procédure
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 84
Tableaux : exemples d'appel
Algorithme principale où on fait l'appel des procédures SaisieTab et
AfficheTab :
Algorithme Tableaux
variable p : entier
tableau A[10] : réel
Début
p ← 10
SaisieTab(p, A)
AfficheTab(10,A)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 85
Tableaux : fonction longueur
La plus part des langages offrent une fonction longueur qui donne la dimension
du tableau. Les procédures Saisie et Affiche peuvent être réécrites comme suit :
Procédure SaisieTab( tableau T : réel par référence )
variable i: entier
Pour i allant de 0 à longueur(T)-1
écrire ("Saisie de l'élément ", i + 1)
lire (T[i] )
FinPour
Fin Procédure
Procédure AfficheTab(tableau T : réel par valeur )
variable i: entier
Pour i allant de 0 à longueur(T)-1
écrire ("T[",i, "] =", T[i])
FinPour
Fin Procédure
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 86
Tableaux à deux dimensions
Les langages de programmation permettent de déclarer des tableaux dans
lesquels les valeurs sont repérées par deux indices. Ceci est utile par
exemple pour représenter des matrices
En pseudo code, un tableau à deux dimensions se déclare ainsi :
variable tableau identificateur[dimension1] [dimension2] : type
Exemple : une matrice A de 3 lignes et 4 colonnes dont les éléments sont réels
variable tableau A[3][4] : réel
A[i][j] permet d'accéder à l’élément de la matrice qui se trouve à
l’intersection de la ligne i et de la colonne j
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 87
Exemples : lecture d'une matrice
Procédure qui permet de saisir les éléments d'une matrice :
Procédure SaisieMatrice(n : entier par valeur, m : entier par valeur ,
tableau A : réel par référence )
Début
variables i,j : entier
Pour i allant de 0 à n-1
écrire ("saisie de la ligne ", i + 1)
Pour j allant de 0 à m-1
écrire ("Entrez l'élément de la ligne ", i + 1, " et de la colonne ", j+1)
lire (A[i][j])
FinPour
FinPour
Fin Procédure
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 88
Exemples : affichage d'une matrice
Procédure qui permet d'afficher les éléments d'une matrice :
Procédure AfficheMatrice(n : entier par valeur, m : entier par valeur
,tableau A : réel par valeur )
Début
variables i,j : entier
Pour i allant de 0 à n-1
Pour j allant de 0 à m-1
écrire ("A[",i, "] [",j,"]=", A[i][j])
FinPour
FinPour
Fin Procédure
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 89
Exemples : somme de deux matrices
Procédure qui calcule la somme de deux matrices :
Procédure SommeMatrices(n, m : entier par valeur,
tableau A, B : réel par valeur , tableau C : réel par référence )
Début
variables i,j : entier
Pour i allant de 0 à n-1
Pour j allant de 0 à m-1
C[i][j] ← A[i][j]+B[i][j]
FinPour
FinPour
Fin Procédure
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 90
Appel des procédures définies sur les matrices
Exemple d'algorithme principale où on fait l'appel des procédures
définies précédemment pour la saisie, l'affichage et la somme des
matrices :
Algorithme Matrices
variables tableau M1[3][4],M2 [3][4],M3 [3][4] : réel
Début
SaisieMatrice(3, 4, M1)
SaisieMatrice(3, 4, M2)
AfficheMatrice(3,4, M1)
AfficheMatrice(3,4, M2)
SommeMatrice(3, 4, M1,M2,M3)
AfficheMatrice(3,4, M3)
Fin
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 91
Tableaux : 2 problèmes classiques
Recherche d’un élément dans un tableau
Recherche séquentielle
Recherche dichotomique
Tri d'un tableau
Tri par sélection
Tri rapide
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 92
Recherche séquentielle
Recherche de la valeur x dans un tableau T de N éléments :
Variables i: entier, Trouve : booléen
…
i←0 , Trouve ← Faux
TantQue (i < N) ET (Trouve=Faux)
Si (T[i]=x) alors
Trouve ← Vrai
Sinon
i←i+1
FinSi
FinTantQue
Si Trouve alors // c'est équivalent à écrire Si Trouve=Vrai alors
écrire ("x appartient au tableau")
Sinon écrire ("x n'appartient pas au tableau")
FinSi
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 93
Recherche séquentielle (version 2)
Une fonction Recherche qui retourne un booléen pour indiquer si une
valeur x appartient à un tableau T de dimension N.
x , N et T sont des paramètres de la fonction
Fonction Recherche(x : réel, N: entier, tableau T : réel ) : booléen
Variable i: entier
Pour i allant de 0 à N-1
Si (T[i]=x) alors
retourne (Vrai)
FinSi
FinPour
retourne (Faux)
FinFonction
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 94
Notion de complexité d'un algorithme
Pour évaluer l’efficacité d'un algorithme, on calcule sa complexité
Mesurer la complexité revient à quantifier le temps d'exécution et
l'espace mémoire nécessaire
Le temps d'exécution est proportionnel au nombre des opérations
effectuées. Pour mesurer la complexité en temps, on met en évidence
certaines opérations fondamentales, puis on les compte
Le nombre d'opérations dépend généralement du nombre de données
à traiter. Ainsi, la complexité est une fonction de la taille des données.
On s'intéresse souvent à son ordre de grandeur asymptotique
En général, on s'intéresse à la complexité dans le pire des cas et à la
complexité moyenne
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 95
Recherche
Pour évaluerséquentielle : complexité
l’efficacité de l'algorithme de recherche séquentielle, on
va calculer sa complexité dans le pire des cas. Pour cela on va compter
le nombre de tests effectués
Le pire des cas pour cet algorithme correspond au cas où x n'est pas
dans le tableau T
Si x n’est pas dans le tableau, on effectue 3N tests : on répète N fois les
tests (i < N), (Trouvé=Faux) et (T[i]=x)
La complexité dans le pire des cas est d'ordre N, (on note O(N))
Pour un ordinateur qui effectue 106 tests par seconde on a :
N 103 106 109
temps 1ms 1s 16mn40s
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 96
Recherche dichotomique
Dans le cas où le tableau est ordonné, on peut améliorer l'efficacité de la
recherche en utilisant la méthode de recherche dichotomique
Principe : diviser par 2 le nombre d'éléments dans lesquels on cherche la
valeur x à chaque étape de la recherche. Pour cela on compare x avec
T[milieu] :
Si x < T[milieu], il suffit de chercher x dans la 1ère moitié du tableau entre (T[0]
et T[milieu-1])
Si x > T[milieu], il suffit de chercher x dans la 2ème moitié du tableau entre
(T[milieu+1] et T[N-1])
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 97
Recherche dichotomique : algorithme
inf←0 , sup←N-1, Trouvé ← Faux
TantQue (inf <=sup) ET (Trouvé=Faux)
milieu←(inf+sup)/2
Si (x=T[milieu]) alors
Trouvé ← Vrai
SinonSi (x>T[milieu]) alors
inf←milieu+1
Sinon sup←milieu-1
FinSi
FinSi
FinTantQue
Si Trouvé alors écrire ("x appartient au tableau")
Sinon écrire ("x n'appartient pas au tableau")
FinSi
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 98
Exemple d'exécution
• Considérons le tableau T : 4 6 10 15 17 18 24 27 30
• Si la valeur cherché est 20 alors les indices inf, sup et milieu vont évoluer
comme suit :
inf 0 5 5 6
sup 8 8 5 5
milieu 4 6 5
• Si la valeur cherché est 10 alors les indices inf, sup et milieu vont évoluer
comme suit :
inf 0 0 2
sup 8 3 3
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi
milieu 4 1 2 99
Recherche dichotomique : complexité
La complexité dans le pire des cas est d'ordre log2 N
L'écart de performances entre la recherche séquentielle et la recherche
dichotomique est considérable pour les grandes valeurs de N
Exemple: au lieu de N=1milion ≈220 opérations à effectuer avec une recherche
séquentielle il suffit de 20 opérations avec une recherche dichotomique
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 100
Tri d'un tableau
Le tri consiste à ordonner les éléments du tableau dans l’ordre croissant ou
décroissant
Il existe plusieurs algorithmes connus pour trier les éléments d’un tableau :
Le tri par sélection
Le tri par insertion
Le tri rapide
…
Nous verrons dans la suite l'algorithme de tri par sélection et l'algorithme
de tri rapide. Le tri sera effectué dans l'ordre croissant
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 101
Tri par sélection
Principe : à l'étape i, on sélectionne le plus petit élément parmi les
(n - i -1) éléments du tableau les plus à droite. On l'échange ensuite avec
l'élément i du tableau
9 4 1 7 3
Exemple :
Étape 1: on cherche le plus petit parmi les 5 éléments du tableau. On l’identifie
en troisième position, et on l’échange alors avec l’élément 1 :
1 4 9 7 3
Étape 2: on cherche le plus petit élément, mais cette fois à partir du deuxième
élément. On le trouve en dernière position, on l'échange avec le deuxième:
1 3 9 7 4
Étape 3:
1 3 4 7 9
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 102
Tri par sélection : algorithme
Supposons que le tableau est noté T et sa taille N
Pour i allant de 0 à N-2
indice_ppe ← i
Pour j allant de i + 1 à N-1
Si T[j] <T[indice_ppe] alors
indice_ppe ← j
Finsi
FinPour
temp ← T[indice_ppe]
T[indice_ppe] ← T[i]
T[i] ← temp
FinPour
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 103
Tri parque
Quel sélection
soit l'ordre:du
complexité
tableau initial, le nombre de tests et d'échanges
reste le même
On effectue N-1 tests pour trouver le premier élément du tableau trié, N-
2 tests pour le deuxième, et ainsi de suite. Soit : (N-1)+(N-2)+…+1 = N(N-
1)/2 On effectue en plus (N-1) échanges.
La complexité du tri par sélection est d'ordre N² à la fois dans le meilleur
des cas, en moyenne et dans le pire des cas
Pour un ordinateur qui effectue 106 tests par seconde on a :
N 103 106 109
temps 1s 11,5 jours 32000 ans
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 104
Tri rapide
Le tri rapide est un tri récursif basé sur l'approche "diviser pour régner"
(consiste à décomposer un problème d'une taille donnée à des sous
problèmes similaires mais de taille inférieure faciles à résoudre)
Description du tri rapide :
1) on considère un élément du tableau qu'on appelle pivot
2) on partitionne le tableau en 2 sous tableaux : les éléments inférieurs ou égaux à
pivot et les éléments supérieurs à pivot. on peut placer ainsi la valeur du pivot à sa
place définitive entre les deux sous tableaux
3) on répète récursivement ce partitionnement sur chacun des sous tableaux
créés jusqu'à ce qu'ils soient réduits à un seul élément
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 105
Procédure Tri rapide
Procédure TriRapide(tableau T : réel par adresse, p,r: entier par valeur)
variable q: entier
Si p <r alors
Partition(T,p,r,q)
TriRapide(T,p,q-1)
TriRapide(T,q+1,r)
FinSi
Fin Procédure
A chaque étape de récursivité on partitionne un tableau T[p..r] en deux
sous tableaux T[p..q-1] et T[q+1..r] tel que chaque élément de T[p..q-1]
soit inférieur ou égal à chaque élément de A[q+1..r] . L'indice q est calculé
pendant la procédure de partitionnement
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 106
Procédure de partition
Procédure Partition(tableau T : réel par adresse, p,r: entier par valeur,
q: entier par adresse )
Variables i, j: entier
pivot: réel
pivot← T[p], i←p+1, j ← r
TantQue (i<=j)
TantQue (i<=r et T[i] <=pivot) i ← i+1 FinTantQue
TantQue (j>=p et T[j] >pivot ) j ← j-1 FinTantQue
Si i <j alors
Echanger(T[i], T[j]), i ← i+1, j ← j-1
FinSi
FinTantQue
Echanger(T[j], T[p])
q←j
Fin Procédure
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 107
Tri rapide : complexité et remarques
• La complexité du tri rapide dans le pire des cas est en O(N²)
• La complexité du tri rapide en moyenne est en O(N log N)
• Le choix du pivot influence largement les performances du tri rapide
• Le pire des cas correspond au cas où le pivot est à chaque choix le plus
petit élément du tableau (tableau déjà trié)
• différentes versions du tri rapide sont proposés dans la littérature pour
rendre le pire des cas le plus improbable possible, ce qui rend cette
méthode la plus rapide en moyenne parmi toutes celles utilisées
Cours d'algorithmique, N. Ouerdi 108