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Problème de convection-diffusion non linéaire

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UNIVERSITÉ MARIEN NGOUABI

ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE

Année :2024 No d’ordre :.......

MÉMOIRE
Pour l’obtention du diplome de Master
Mention : Enseignement
Parcours : Master
Option : Mathématiques

Présenté et soutenu publiquement


le 28/09/2024
par

PECK Donald
Titulaire d’une Licence de Mathématiques

TITRE

RÉSOLUTION D’UN PROBLEME DE CONVECTION-DIFUSION

NON LINÉAIRE AVEC LA MÉTHODE DE GALERKIN

Directeur de Mémoire

Christian THATY, Maître de conférence CAMES, ENS-UMNG


Composition du Jury
Président : Christian THATY, Maître de Conférences CAMES, ENS-UMNG

Membres : Christian THATY, Maître de Conférence CAMES, ENS-UMNG

Christian THATY, Maître de Conférence CAMES, ENS-UMNG


Dédicace

Je dédis ce noble travail :


– à toute la famille NGANGA
– à toute la famille PECK
– à ma promotion 2023-2024

I
Remerciement

C’est avec grand plaisir que je remercie toutes les personnes qui m’ont aidé de
près que de loin à l’aboutissement de ce travail.
Je remercie mon directeur de mémoire Monsieur Christian THATY, Maître de
Conférences CAMES, pour m’avoir fourni le thème de ce mémoire dont il a été
bon directeur en me donnant multiples conseils, en m’enrichissant des connaissances
qui m’ont permis à mieux comprendre ce travail afin de le terminer. Je le remercie
pour toute la confiance, sa disponibilité permanente et sa patience accordées, je le
remercie pour la rigueur scientifique et le suivi continu dans le but de finaliser ce
travail.
Je remercie également Monsieur blabla Maître de Conférences CAMES, qui m’a fait
l’honneur d’accepter la présidence du jury de cette soutenance.
Je tiens à remercier Monsieur blabla Maître de Conférences CAMES,d’avoir accep-
ter d’être examinateur et membre du jury malgré ses occupations.
Je remercie chaleureusement tous les enseignants du département des sciences exactes
pour ma formation durant ces années d’apprentissage à lÉcole Normale Supérieure.
Un grand merci à ma famille pour l’amour et le soutien qu’elle a apporté tout au
long de ma formation sans forcer leurs encouragements.
Je remercie tous mes collègues en particulier Génial ELENGA, NSILOULOU Ra-
melia et MOUANGA Gercia Divine pour les moments de travail d’ensemble qu’on
a partagé au cours de ces six dernières années.

II
Table des matières

1 Généralités VI
1.1 Rappels sur les espaces de Lebesgue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VI
1.2 Les Distributions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VII
1.2.1 Support d’une fonction, Suites Régularisantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . VII
1.2.2 Espace des fonctions test . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VIII
1.2.3 Densité de D(Ω) dans l’espace de Lebesgue Lp (Ω) . . . . . . . . . . . . . . . . IX
1.2.4 Espace des distributions D0 (Ω) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IX
1.3 Espace de Sobolev . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . X
1.3.1 Espace de Sobolev H 1 (Ω) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . XI
1.3.2 Dual de l’espace de Sobolev H 1 (Ω) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . XII
1.3.3 Dualité et convergence Faible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . XIV

III
Notations

IV
Introduction

On développe dans ce travail l’une des méthodes de résolution des problèmes


aux limites pour les équations aux dérivées partielles non linéaires, La méthode de
GALERKIN.
Cette méthode est introduite à partir et à propos des exemples concrets et notam-
ment :
– des problèmes aux limites non linéaires classiques intervenant en mécanique ou
en physique :équation de NAVIER-STOKES, equation non linéaire des plaques
vibrantes, equation intervenant en mécanique quantique etc.
– des problèmes aux limites non linéaires correspondant à des problèmes de cal-
culs des variations avec contraintes : problème d’inéquation variationnelles in-
tervenant en mécanique( plasticité, liaisons unilatérales, etc.) ou problème de
contrôle optimal.
L’idée de base de résolution de ces problèmes avec la méthode de GALERKIN est
telle que :
– partant d’un problème variationnel posé dans un espace de dimension infinie,
on procède d’abord à une approximation dans une suite de sous espaces de
dimension finie.
– On résout ensuite le problème approché en dimension finie, ce qui est en général
plus facile que de résoudre directement en dimension infinie.
– Enfin on passe d’une façon ou d’une autre à la limite quand on fait tendre la
dimension des espace d’approximation vers l’infini pour construire une solution
du problème du départ.
L’application de cette méthode pour la résolution du problème posé fera l’objet de
ce travail.

V
Chapitre 1

Généralités

1.1 Rappels sur les espaces de Lebesgue


Définition 1.1.1. soit p un élément de [1; +∞[ et Ω un ouvert de Rn ; on appelle espace de Lebesgue,
et on note Lp (Ω), l’espace vectoriel des fonctions numériques u de Ω dans C, Lebesgue mesurables,
vérifiant :

1. Si 1 ≤ p < +∞, |u(x)| dx < +∞


R

2. Si p = +∞, supx∈Ω |u(x)| < +∞


où supx∈Ω |u(x)| = inf{M/|u(x)| ≤ M p.p}

Propriété 1.1.1. 1. l’application de Lp (Ω) dans R+ :

1




kukp = ( Ω |u(x)| dx) p

p
si1 ≤ p < +∞
 R
u 7→


kuk∞ = supx∈Ω |u(x)| si p = +∞

Définie une norme sur Lp (Ω) , norme pour la quelle Lp (Ω) est un espace de Banach.

2. Inégalité de Hölder
1 1
Soit (p, q) un couple de [1; +∞]2 , + = 1 , l’application suivante :
p q
Lp (Ω) × Lq (Ω) → C, (u, v) 7→ Ω u(x)v(x)dx ,
R

est bilinéaire continue à valeurs dans L1 (Ω) et kuvk1 ≤ kukp kvkq .

3. Dual.
Pour tout réel p dans [1; +∞[ , le dual de Lp (Ω) est isomorphe algébriquement et topologique-
1 1
ment à Lq (Ω), avec + = 1, l’application de dualité est définie par : Lp (Ω) × Lq (Ω) →
p q
C, (u, v) 7→ Ω u(x)v(x)dx.
R

Pour tout réel p dans ]1; +∞[, le bidual de Lp (Ω), ou encore le dual de son dual Lq (Ω), s’identifie
algébriquement et topologiquement à Lp (Ω). On dit que l’espace Lp (Ω) est Réflexif.

Théorème 1.1.1. soit fn une suite croissante de fonctions mesurables dans Ω a valeurs dans R+ .
Cette suite converge simplement vers une fonction f et l’on a :
Z Z
fn dµ → f dµ quand n → +∞
Ω Ω

VI
.
Ici R+ désigne l’ensemble [1; +∞] muni de la topologie de l’ordre et les intégrales sont également à
valeurs dans R+ .

Théorème 1.1.2. soit fn une suite de fonctions mesurables sur Ω à valeurs dans C telle que

fn (x) → f (x) quand n → +∞ presque partout dans Ω

. et il existe une fonction g sur Ω à valeurs dans R+ intégrable telle qu’on ait :

|fn (x)| ≤ g(x) presque partout sur Ω

.
Alors f est intégrables et on a :
Z
|fn − f |dµ → 0 quand n → +∞.

En particulier :
Z Z
fn dµ → f dµ
Ω Ω

. Ce théorème est aussi valable sur Lp (Ω).

1.2 Les Distributions

1.2.1 Support d’une fonction, Suites Régularisantes


Notations : Soit x = (x1 , ...., xn ) un élément de Rn ; sa norme Euclidienne est notée :

1
n
2
x2i )
X
kxk = (
i=1

On ne considère que des ouverts non vides.

Définition 1.2.1. support d’une fonction- soit u une fonction de Rn dans C ; on appelle support
de u et on note supp(u) l’adhérence dans Rn de l’ensemble A = {x ∈ Rn / u(x) 6= 0} ; ainsi
supp(u) = A.
Il est important de mettre en évidence l’existence des fonctions numériques, non identiquement nulles,
indéfiniment dérivable à support compact.

Proposition 1.2.1. Il existe une fonction numérique ϕ définie sur Rn vérifiant :

1. ϕ 6= 0 ; ϕ ≥ 0,

VII
2. ϕ ∈ C ∞ (Rn ),
3. supp(ϕ) ⊂ { x ∈ Rn / kuk ≤ 1}
R
4. Rn ϕ(x) dx = 1
1

expo(

 ), si kuk ≤ 1,
Démonstration. soit u une application de R dans lui-même : u 7→ kuk2 −1

0 si kuk < 1

n
On montre que u et toute ses dérivées sont continues sur R son support appartient bien à la boule
unité fermée de Rn . Comme u est continue, de support compact,positive et non identiquement nulle,
elle est intégrable sur Rn d’intégrable positive. on choisit γ positive tel que
R
Rn γu(x) dx = 1, alors
la fonction ϕ = γu vérifie les propriétés de la proposition 1.2.1

Corollaire 1.2.1. Quelle que soit l’ouvert Ω de Rn il existe une fonction ψ définie sur Rn vérifiant :
1. ψ 6= 0,
2. ψ ∈ C ∞ (Rn ),
3. supp(ψ) ⊂ Ω

Démonstration. Comme Ω est un ouvert non vide, il existe un élément x0 de Ω et un réel positif r
tels que la boule fermée B(x0 , r) = { x ∈ Rn / kx − x0 k ≤ r} soit inclut dans Ω. Alors quelle que
soit une fonction ϕ vérifiant les hypothèses de la proposition 1.2.1 la fonction ψ définie par :

x − x0
ψ : Rn → Rn , x 7→ ψ(x) = ϕ( )
r

vérifie les hypothèses du corolaire 1.2.1.

Définition 1.2.2 (Suites régularisantes). - soit ϕ une fonction définie sur Rn et vérifiant les
hypothèses de la proposition 1.2.1, on appelle suite régularisante associée à ϕ, la suite de fonctions
[ϕk ]k∈N∗ définie par :
ϕk : Rn → R, x 7→ ϕk (x) = k n ϕ(kx).

Propriété des éléments de la suite régularisante associée à ϕ :


1. On a ϕk ≥ 0, ϕ ∈ C ∞ (Rn )
1
2. supp(ϕk ) ⊂ B(0, ),
k

3. Pour tout k ∈ N , Rn ϕk (x) dx = 1
R

1.2.2 Espace des fonctions test


Définition 1.2.3 (Espace D(Ω) des fonction test). -soit Ω un ouvert non vide de Rn . On appelle
espace des fonctions test et on note D(Ω) ,l’ensemble :

D(Ω) = { u ∈ C ∞ (Ω) / ∃ Kcompact, K ⊂ Ω, u ∈ DK (Ω)}.

VIII
On établie facilement la proposition suivante.

Proposition 1.2.2. soit Ω un ouvert non vide de Rn ; D(Ω) est un espace vectoriel sur C, non
réduit à 0 et une algèbre pour le produit des fonctions.

1.2.3 Densité de D(Ω) dans l’espace de Lebesgue Lp (Ω)


Proposition 1.2.3. soit Ω un ouvert de Rn et p un réel tel que 1 ≤ p < +∞. Alors D(Ω) est dense
dans Lp (Ω).
La démonstration met en œuvre deux idées classiques : la troncature et la régularisation, elle utilise
un théorème d’intégration dit de Lusin et la régularisation par convolution.

Démonstration. 1. Troncature : soit Ω = ∪r∈N Kr : Kr ⊂ K˚


r+1 ⊂ Ω, Kr compact pour tout r de

N. Alors
Z +∞
XZ
∀u ∈ Ω, kukpp = |u(x)|p dx + |u(x)|p dx.
K0 r=0 Kr+1 −Kr

D’où ∀ε > 0, ∃r0 , ∀r ≥ r0 , |u(x)|p dx < ε, si χr désigne la fonction caractéristique de


R
Ω−Kr

l’ensemble Kr , on a u = Lp (Ω) − limr→+∞ (uχr ).

2. Régularisation. Soit v dans Lp (Ω) , support de v compact. De la densité des fonctions en


escalier dans Lp (Ω) et du théorème de Lusin on déduit l’existence d’une suite de fonctions
(vq )q∈N vérifiant :
il existe un compact K ⊂ Ω,

∀ q ∈ N, vq ∈ C(Ω), supp(vq ) ⊂ K, v = Lp (Ω) − lim (vp ).


q→∞

On est ainsi amené à montrer que pour tout w de C(Ω), de support compact dans Ω, w est
une limite dans Lp (Ω) d’une suite d’éléments de D(Ω). soit (ϕk )k∈N∗ une suite régularisante,
on note pour tout k de N∗ , wk = w ∗ ϕk soit :
Z
x 7→ wk (x) = w(y)ϕk (x − y) dy.

Il existe k0 de N, K 0 un compact de Ω, tels que pour tout k ≥ k0 supp(wk ) ⊂ K 0 , pour tout α de


Nn , Dα wk = w ∗ D∗ ϕk , d’où wk appartient à D(Ω), et on montre que : w = Lp (Ω) − limk≥0 wk .
D’où D(Ω) est dense dans Lp (Ω).

1.2.4 Espace des distributions D0 (Ω)


Définition 1.2.4. soit Ω un ouvert de Rn . On appelle distribution toute forme linéaire continue
sur D(Ω) et on note D0 (Ω) l’ensemble des distributions.

IX
Notation : pour tout (T, u) de D0 (Ω) × D(Ω), T (u) appartient à C, et on note T (u) = hT, ui.

Remarque 1.2.1. On peut munir D(Ω) d’une topologie dite Limite inductive des topologies des
DK (Ω), pour K parcourant les compacts de Ω, de la façon suivante : si A ⊆ D(Ω) est convexe, on
dit que c’est un voisinage de 0 dans D(Ω) si, pour tout compact K ⊆ Ω, A D(Ω) est un voisinage
T

de 0 dans DK (Ω). on montre que cela forme une base de voisinage de 0 pour une topologie sur D(Ω)
en faisant un espace vectoriel topologique localement convexe séparé (mais non métrisable), et
qu’une forme linéaire T : D(Ω) → C est une distribution si et seulement si elle est continue pour
cette topologie ; c’est-à-dire que, bien que la topologie de D(Ω) ne soit pas métrisable ; tester sur les
suites convergentes suffit pour la continuité des formes linéaires.

La caractérisation suivante montre que l’on peut en fait se contenter d’un nombre fini de dérivées
pour vérifier que l’on a une distribution.

Proposition 1.2.4. soit T : D(Ω) → C une forme linéaire. C’est une distribution sur Ω si et
seulement si : pour tout compact K ⊆ Ω, il existe un entier m = m(K) ∈ N et une constante CK > 0
tels que :
∀ϕ ∈ DK (Ω), |T (ϕ)| ≤ CK kϕk(m) .

Définition 1.2.5. On dit qu’une distribution T sur Ω est d’ordre fini s’il existe un entier m ∈ N
tel que pour tout compact k ⊆ Ω, il existe CK > 0 tel que

∀ϕ ∈ DK (Ω) |T (ϕ)| ≤ CK kϕk(m) .

Autrement dit, dans la proposition 1.2.4, l’entier m peut être choisi indépendamment du compact K.
Notons qu’une forme linéaire T : D(Ω) → C vérifiant la condition de la définition est forcement une
distribution, en vertu de la proposition 1.2.4
Le plus petit entier possible s’appelle alors l’ordre de la distribution T . Une distribution qui n’est
pas d’ordre fini est donc d’ordre infini.

1.3 Espace de Sobolev


les espaces de Sobolev sont des espaces vectoriels normés qui sont bien adaptés à la résolution
de nombreux problèmes d’équations différentielles aux dérivées partielles. Pour des ouverts de Rn
assez réguliers on montre la densité d’espaces de fonctions C ∞ dans certain espaces de Sobolev.
par ailleurs les problèmes concrets rencontrés en physique, mécanique... comportent en général des
conditions au bord du domaine, ce qui nécessite l’introduction des espaces dit de trace des espaces
de Sobolev.

X
1.3.1 Espace de Sobolev H 1 (Ω)
Soit v une fonction de L2 (Ω) ; elle s’identifie à une distribution sur Ω, encore notée v , et on peut
∂v ∂v
donc définir ses dérivées , 1 ≤ i ≤ n, en tant que distribution sur Ω. En général n’appartient
∂xi ∂xi
pas au sous espace Ł2 (Ω). on introduit alors la définition suivante.

Définition 1.3.1. On appelle espace de Sobolev d’ordre 1 sur Ω l’espace

∂v
H 1 (Ω) = { v ∈ Ł2 (Ω); ∈ L2 (Ω), 1 ≤ i ≤ n }. (3.1)
∂xi

On muni H 1 (Ω) du produit scalaire

n
Z X ∂u ∂v
(u, v)1,Ω = (uv + )dx. (3.2)
Ω i=1 ∂xi ∂xi

Et on note
1
kvk1,Ω = (v, u) 2 1,Ω (3.3)

la norme correspondante.
Notons maintenant la propriété fondamentale de l’espace H 1 (Ω) qui motive son introduction.

Théorème 1.3.1. L’espace H 1 (Ω) est un espace de Hilbert pour le produit scalaire (u, v)1,Ω .

Démonstration. L’espace H 1 (Ω) est visiblement pré-Hilbertien pour le produit scalaire (u, v)1,Ω . La
seule chose à vérifier est qu’il est complet pour la norme kvk1,Ω . Soit donc vm une suite de Cauchy
∂vm
dans H 1 (Ω) ; d’après sa norme kvk1,Ω , (vm ) et ( ), 1 ≤ i ≤ n sont des suites de Cauchy dans
∂xi
Ł2 (Ω). Puisque l’espace Ł2 (Ω) est complet, il existe des fonctions v et vi , 1 ≤ i ≤ n, telles que

vm → v dans L2 (Ω), (3.4)


∂vm 2
→ vi dans L (Ω), 1 ≤ i ≤ n. (3.5)
∂xi
∂v
Il reste à prouver que vi = au sens des distributions sur Ω. Puisque l’injection canonique de
∂xi
L2 (Ω) dans D0 (Ω) est continue, on déduit de (3.4) et de (3.5)

vm → v dans D0 (Ω), (3.6)


∂vm
→ vi dans D0 (Ω), 1 ≤ i ≤ n. (3.7)
∂xi
D’après la continuité de la dérivation de D0 (Ω) dans D0 (Ω) la relation (3.6) implique
∂vm ∂v
→ dans D0 (Ω), 1 ≤ i ≤ n. (3.8)
∂xi ∂xi
En vertu de l’unicité de la limité dans D0 (Ω), on conclut de (3.7) et (3.8)

∂v
vi = , 1≤i≤n (3.9)
∂xi

XI
∂v
Ceci prouve que vi = est une fonction de Ł2 (Ω), 1 ≤ i ≤ n donc que v appartient à H 1 (Ω) ; de
∂xi
plus vm tend vers v dans H 1 (Ω). On a aussi démontré que H 1 (Ω) est un espace de Hilbert.

Théorème 1.3.2. L’espace H 1 (Ω) est séparable, i.e., il existe une partie dénombrable dense dans
H 1 (Ω).

rappelons que l’espace D(Ω) est dense dans L2 (Ω). Cet espace D(Ω) est-il dense dans H 1 (Ω) ?
nous verrons la réponse à cette question est en général négative c’est pourquoi la définition suivante.

Définition 1.3.2. on désigne par H01 (Ω) l’adhérence de D(Ω) dans H 1 (Ω).
Néanmoins dans le cas particulier où Ω = Rn , cette notation est superflue ; on a en effet le théorème
suivant.

Théorème 1.3.3. L’espace D(Rn ) est dense dans H 1 (Rn ), i.e., H01 (Rn ) = H 1 (Rn )
La démonstration se fait par troncature et par .

Théorème 1.3.4. (Inégalité de Poincaré).-Si Ω est borné il existe une constante C = C(Ω) > 0
telle que :
∀v ∈ H01 (Ω), CkvkL2 (Ω) ≤ k4uk(L2 (Ω))n

1.3.2 Dual de l’espace de Sobolev H 1 (Ω)


On s’intéresse aux formes linéaires continues sur W 1,p (Ω) et W01,p (Ω).
1 1
Définition 1.3.3. -Soit p et q deux réels vérifiant : 1 ≤ p, q ≤ ∞ et + = 1 ; on appelle espace
p q
de Sobolev noté W −1,q (Ω) le dual de W 1,p (Ω) (resp. H −1 (Ω) pour q = 2).
1 1
Théorème 1.3.5. -Soit q un réel,1 ≤ q ≤ ∞ et p tel que + = 1 ; les assertions suivantes sont
p q
équivalentes.

1. l’élément f appartient à W −1,q (Ω).

2. l’élément f appartient à D0 (Ω), et il existe (v0 , ...., vn ) de (Lq (Ω))n+1 tel que

n
X ∂
f = v0 − (vi ).
i=1 ∂xi

La forme de dualité est :

n Z
Z
∂u
∀u ∈ W01,p (Ω), hf, ui =
X
v0 udx + vi dx.
Ω i=1 Ω ∂xi

Démonstration. 1. 1 ⇒ 2 : A f de W −1,q (Ω), on associe (v0 , ...., vn ) de (Lq (Ω))n+1 , on a alors :

n
X ∂vi
∀ϕ ∈ D(Ω), hf, ϕi = hv0 − , ϕi.
i=1 ∂xi

XII
Pn ∂vi
2. 2 ⇒ 1 : Soit f = v0 − i=1 ∈ D0 (Ω), (v0 , ...., vn ) ∈ Lq (Ω))n+1 ,
∂xi

n Z
Z X ∂ϕ
∀ϕ ∈, D(Ω) hf, ϕi = v0 ϕdx + vi dx.
Ω i=1 Ω ∂xi

La densité de D(Ω) dans W01,p (Ω), et la continuité de l’application linéaire définie sur D(Ω)
muni de la topologie de W 1,p (Ω) dans C, par :

ϕ 7→ hf, ϕi,

on déduit qu’elle admet un unique prolongement linéaire continu à W01,p (Ω), et f s’écrit dans
W −1,q (Ω) :
n Z
Z
∂u
∀u ∈ W01,p (Ω), f (u) =
X
v0 udx + vi dx.
Ω i=1 Ω ∂xi

Dans le cas particulier où p = 2 on le théorème suivant.

Théorème 1.3.6. -L’application de :

n
∂ 2u
H 1 (Ω) → H −1 (Ω), u 7→ −
X
2
+ u,
i=1 ∂xi

définit une isométrie de H01 (Ω) sur H −1 (Ω).

Démonstration. 1. Du théorème.1.3.5, on déduit que pour tout u de H 1 (Ω), la distribution

n n Z
X ∂ 2u −1 1
Z X ∂u ∂v
u− 2
appartient à H (Ω), et ∀v ∈ H0 (Ω), L(v) = uvdx + dx = (u, v).
i=1 ∂xi Ω i=1 Ω ∂xi ∂xi

Est le produit scalaire dans H 1 (Ω). De plus si u appartient à H01 (Ω), on a kuk = kLk.

2. On montre que l’application est surjective. Soit L une forme linéaire continue sur H01 (Ω), du
théorème de Fréchet-Riesz on déduit l’existence de u dans H01 (Ω) tel que :

∀v ∈ H01 (Ω), L(v) = (v, u)H01 (Ω) ⇒ ∀ϕ ∈ D(Ω), L(ϕ) = hf, ϕi,

Pn ∂ 2u
avec f = u − i=1 .
∂xi 2

Corollaire 1.3.1. -L’espace D(Ω) est dense dans H −1 (Ω).

Démonstration. L’espace D(Ω) est dense dans H01 (Ω), alors l’image de D(Ω) par l’application u 7→
∂ 2u
− ni=1 + u est à valeurs dans D(Ω), d’où la densité de D(Ω) dans H −1 (Ω).
P
∂xi 2

XIII
Théorème 1.3.7. (Injection de Sobolev).-Soit Ω un ouvert de Rd on a

H01 (Ω) ,→ Ł∞ (Ω), si d = 1








H 1 (Ω) ,→ Łq (Ω), pour tout q < +∞ si d = 2
0


 2d
H01 (Ω) ,→ Ł2∗ (Ω), avec 2∗ = si d ≥ 3


d−2

Sont des injections d continues ou compactes.

1.3.3 Dualité et convergence Faible


on rappelle que pour tout p ∈ [1; +∞] , le dual de Lp (Ω, dµ) s’identifie isométriquement à
1 1
Lq (Ω, dµ), où la relation + = 1 définie une paire d’exposants conjugués, par l’intermédiaire de
p Rq
la forme bilinéaire (u, v) 7−→ Ω uvdµ. par contre, L1 (Ω, dµ) s’identifie isométriquement à un sous-
espace strict de L∞ (Ω, dµ) via l’injection canonique d’un espace dans son bidual, en tout cas pour
la plut part des mesures µ qui peuvent nous intéresser ici.

XIV

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