Support de Cours
Droits et TIC
A.U. 2018-2019
Wissem Hizi
Génie Informatique
Troisième année
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Élaboré par : Mme. Chaabane
Table des matières
Objectifs de cours 1
Introduction générale
1 La société de l’information et la révolution numérique . . . . . . . . . 2
2 La régulation de la Société de l’information . . . . . . . . . . . . . . . 3
3 Définition du droit de l’informatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Chapitre 1
La protection de la propriété intellectuelle informatique par le droit
d’auteur
1.1 La protection des logiciels par le brevet d’invention . . . . . . . . . . 6
1.2 La protection des logiciels par le droit des marques . . . . . . . . . . 7
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Objectifs de cours
Introduire un cadre juridique applicable au domaine des NTIC qui sont l’Internet,
les smartphones, les satellites, etc.
Il est à signaler que le domaine de l’informatique regroupe plusieurs thématiques et
donc branches de droit (droit de la commerce électronique, droit de protection des
données personnelles, ...)
Ce cours va être centrée sur la réglémentation de la protection des logiciels.
On vise précisément à étudier l’étendu de la protection juridique dans la matière,
on mettra en outre, en évidence, les différentes formes de la protection possibles, en
mettant l’accent sur la protection des logiciels par le biais du droit d’auteur.
On fera recours au droit comparé (droit français et droit américain).
Buts de droit :
a Organisation
a Protection : en cas de non-respect
— Règlement à l’aimable
— Recours à la justice
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Introduction générale
1 La société de l’information et la révolution
numérique
“Il a fallu 38 ans pour que 50 millions d’américains aient accès pour radio, 13
ans pour TV, 16 ans pour ordinateur et seulement 4 ans pour Interne”, Willian
Burrington. C’est ainsi que cet écrivain américain décrivait la révolution fulgurante
du monde numérique.
En effet, l’humanité est passée par des stades d’évolution allant de la société agraire à
la société industrielle atteignant actuellement depuis quelques décennies à la société
de l’information.
La deuxième moitié de la 19 siècle fut placer sous la signe de la technologie. On parle
ainsi aujourd’hui de la société de l’information qui est une société dans laquelle les
NTIC jouent un rôle centrale. On parle aujourd’hui d’une société post-industrielle
où les activités artistiques, scientifiques et économiques sont centrées sur un réseau
universel d’ordinateurs.
Cette société peut être considérée comme vivant un seconde révolution machiniste,
à la différence que ses artisans sont les cyber-méticiens qui veulent au moyen des
machines à pensées libérer l’individu non plus du côté effort physique mais mental.
La terre de la société d’information traduit la multiplication rapide des applications
des NTIC et qui offre plusieurs avantages : la vitesse grâce à la compression du
temps et de l’espace, la simplicité, le caractère informel, les possibilités de ciblage,
et les coûts d’accès relativement faibles.
L’informatique permet de digitaliser ou numériser les informations et de les traiter,
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Introduction générale
d’autre part, les nouveaux moyens de télécommunication facilitent l’échange de la
diffusion du savoir. Cela change profondément la vie au quotidien des citoyens, du
fonctionnement des entreprises et de l’état.
2 La régulation de la Société de l’information
Avec la société de l’information, il y a eu cette révolution numérique qui
fait reculer les frontières de village globale, mais paradoxalement la majorité des
habitants du monde reste en marge de ces progrès.
Les pays doivent donc impérativement s’efforcer de réduire cettre fracture
numérique et d’accélérer la réalisation des objectifs de développement de la société
internationale en utilisant et en vulgarisant l’utilisation des TIC d’où la nécessité
de la régulation de la SI.
Reconnaissant que cette nouvele dynamique de la SI nécessitait l’organisation
d’un débat et d’une réflexion au niveau mondiale, l’Union Internationale des
Télécommunications, un organe au sein de l’ONU suivant une proposition de
la Tunisie, a décidé en 1998 d’organiser un sommet mondiale sur la société de
l’information dont la tenue serait incité à l’ordre du jour de l’ONU.
Ce sommet a eu lieu en deux phases, la première phase était à Genève de 10 au 12
octobre 2003 et la seconde de 16 au 18 novembre 2005.
Les participants à ces sommets sont les états, les représentants des organisations
internationales et les représentants du secteur privé et aussi de la société civile.
Le but de la première phase de Genève était de formuler d’un manière claire une
volonté politique et de prendre des mesures concrètes pour établir une SI accessible
à tous tout en prenant en compte les différents intérêts en jeu.
On est sorti avec une déclaration de principe et un plan d’action.
A Tunis, le but était de mettre en ?uvre le plan d’action de Genève et d’aboutir à des
accords internationaux sur la gouvernance d’Internet le mécanise de financement.
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Introduction générale
3 Définition du droit de l’informatique
Nombreux ceux qui ont parlé du vide juridique, mais en réalité, plusieurs
catégories juridiques sont nées au fur et à mesure de l’évolution de cette société.
Exemples : la question de la responsabilité civiques, les droits d’auteur, les contrats
informatiques, les contrats de création d’un site, etc.
Cette diversité de substance nous ramène vers un droit qui régit les autoroutes de
la communication.
Définition
D’une manière large, le droit de l’informatique peut être défini comme étant
l’ensemble des règles de droit applicables aux activités mettant en ?uvre un moyen
informatique. Dans ce sens le droit de l’informatique est une matière extrêmement
large, hétérogène et aussi transversale touchant à plusieurs disciplines juridiques
comme le droit privé (domaine de la preuve informatique, le régime de la propriété
littéraire et artistique, le droit commercial, etc) ; le droit public à travers des
questions telles que les libertés publiques, les marchés publiques informatiques et
le droit pénal qui évoque les questions de la fraude informatique. Dans ce sens, on
peut dire que le droit de l’informatique est un droit carrefour ou un creusé. On trouve
des règles de tout cadre, les unes sont très classiques, les autres sont renouvelés par
leur fonction informatique, d’autres encore sont entièrement nouvellement conçues
pour répondre à des besoins propres au monde des NTIC (exemple : le droit de
l’Internet).
Dans une acception beaucoup plus restrictive, le droit de l’informatique peut
être défini comme étant l’ensemble de règles juridiques applicables aux contrats
informatiques qui lient les fournisseurs informatiques à leurs clients.
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Chapitre 1
La protection de la propriété
intellectuelle informatique par le
droit d’auteur
Sommaire
1.1 La protection des logiciels par le brevet d’invention . . . 6
1.2 La protection des logiciels par le droit des marques . . . 7
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Chapitre 1. La protection de la propriété intellectuelle informatique par le droit d’auteur
Le droit d’auteur est initialement un droit inhérent à propriété intellectuelle
traditionnelle. En effet, lorsque on évoque ce droit on pense plus à des productions
littéraires ou artistiques mais le développement de l’informatique et la création de
dvers support informatiques a posé rapidement le problème de la protection de la
propriété dans ce domaine. En effet, les créateurs dans le domaine informatique
ne pouvaient pas rester sans protection puisque leurs produits s’exposaient à des
multiples atteintes dont le piratage, la contre-façon et la reproduction illicite. La
question s’est posé essentiellement concernant la notion du logiciel.
Le législateur tunisien n’a pas défini la notion de logiciel, cet oubli est peut être
volontaire pour ne pas donner un cadre juridique contraignant. Il voulait permettre
une adaptation plus efficace du droit d’auteur aux logiciels.
C’est la jurisprudence française qui a défini les logiciels. Le logiciel est défini comme
étant un processus comprenant deux phases, une phase d’analyse et une phase de
programmation. La phase d’analyse comprend l’analyse fonctionnelle et organique
et la phase de programmation consiste à rédiger des instructions dans un langage
informatique qui se traduit par le passage du code source au code objet qui permet
de passer à une version automatisable par l’ordinateur.
La question de la protection des logiciels a donné lieu à des nombreux débats. La
réponse n’est absolument pas évidente puisque il y a un choix entre divers types
de protection : On peut hésiter entreune protection par le droit de brevet, le droit
d’auteur, le droit des marques, celui des dessins et des modèles, voire créer un régime
spécifique aux logiciels.
1.1 La protection des logiciels par le brevet
d’invention
Les États-unis, le Japon et l’Allemagne ont opté pour la protection des logiciels
par le droit de brevet.
La brevetabilité nécessite trois conditions :
a La nouveauté technique : l’invention est nouvelle si elle n’existe pas encore
dans les cas actuelles de la technique.
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Chapitre 1. La protection de la propriété intellectuelle informatique par le droit d’auteur
a L’activité inventaire : si elle n’est pas évidente pour l’Homme du métier.
a L’application industrielle : dite aussi utilité, une invention est considéré
comme application industrielle si son objet peut être fabriqué ou utilisé dans
l’industrie ou l’agriculture.
La loi 2000-84 du 24 août 2000 sur les brevets d’invention et ses décrets
d’application ont précisé que ne peuvent être considérés comme étant des inventions
que :
a Les créations purement ornementales
a Les découvertes et les théories scientifiques ainsi que les méthodes
mathématiques
a Les plans, principes et méthodes destinés à être utilisés en matière de logiciel
Les raisons de l’exclusion des logiciels par le droit d’auteur des brevets sont
multiples.
1.2 La protection des logiciels par le droit des
marques
La loi 2001-36 du 17 avril 2001 relatif à la protection des marques des fabriques,
des commerces et des services.
Cette protection reste envisageable en Tunisie mais le droit des marques ne crée de
protection que sur les signes distinctifs et non pas sur le produit mais de protéger
le nom du logiciel. Cependant, il y quand même un intérêt à protéger le logiciel par
des droits des marques, cet intérêt est commercial car le produit est appelé à être
distribué et on évitera donc que d’autres entreprises utilisent le même nom pour
commercialiser un produit voisin.