0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues9 pages

Modèle de l'œil et de l'appareil photo

Transféré par

Houssam Benkerroum
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues9 pages

Modèle de l'œil et de l'appareil photo

Transféré par

Houssam Benkerroum
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CPGE Moulay Youssef Rabat Cours physique SUP - Optique géométrique

Classe MPSI 2 Chapitre 3: Modèle de quelques instruments d'optique

Modèles de quelques instruments


d’optiques

I. L’œil :
1. Description :
L’œil est l’organe de la vision, sens qui permet à un être vivant de capter la lumière pour ensuite l’analyser et interagir
avec son environnement.

um
er m
Pour notre modélisation, les éléments les plus importants sont :
➢ L’iris (partie colorée) est percée de la pupille dont le diamètre est variable (entre 2 mm et 8 mm) et qui joue le rôle
nk sa
de diaphragme en limitant l’intensité lumineuse pénétrant dans l’œil (la taille de la pupille s’adapte à la luminosité
rode l’objet observé).
➢ Le cristallin est un muscle, qui, avec la cornée, est assimilable à une lentille mince biconvexe dont la distance
focale est variable selon sa contraction (la vergence est de l’ordre de +20𝛿). Il donne d’un objet une image
renversée sur la rétine.
➢ La rétine est constituée de cellules sensibles à la lumière (les cônes et les bâtonnets). Elle joue le rôle d’un écran.
s

➢ Le corps vitreux (ou humeur vitreuse) est une substance gélatineuse d’indice de réfraction 1,336.
➢ L’ensemble {rétine-nerf optique} code l’image sous la forme d’influx nerveux et l’envoie au cerveau par
Be u

l’intermédiaire du nerf optique. Le cerveau interprète le message (retournement de l’image, correction de la


distorsion, vision relief).
On modélise l’œil par une lentille mince convergente de vergence variable - correspondant au cristallin - formant une
o

image sur un écran fixe - correspondant à la rétine.


H

2. Phénomène d’accommodation :
Pour qu’un objet soit perçu par l’œil, il faut que son image soit reçue sur la rétine. Cette condition est réalisée pour la
vision à l’infini : le cristallin est alors au repos. Pour observer un objet rapproché, l’œil accommode : les muscles du
cristallin augmentent sa vergence en bombant la face antérieure de la lentille biconvexe associée.
3. Punctum rémotum (PR) et punctum proximum (PP) :
 Punctum rémotum (PR) : le point le plus éloigné pouvant donner une image nette sur la rétine l’œil étant au repos.
Pour l’œil normal le PR est à l’infini : la distance maximale de vision distincte Dm tend vers l’infini pour l’œil normal
 Punctum proximum (PP) : le point le plus proche pouvant donner une image nette sur la rétine, l’œil accommodant au
maximum. Pour l’œil normal le PP est à 25cm de l’œil : la distance minimale de vision distincte d_m=25cm pour un œil
normal.
Benkerroum Houssam 1 Année Scolaire : 2025-2026
CPGE Moulay Youssef Rabat Cours physique SUP - Optique géométrique
Classe MPSI 2 Chapitre 3: Modèle de quelques instruments d'optique

4. Diamètre apparent :
Le diamètre apparent est défini comme étant l’angle 𝛼,sous lequel l’oeil nu observe un objet 𝐴𝐵 à une distance 𝑑.

𝐴𝐵 𝐴𝐵
𝑡𝑎𝑛𝛼 = or 𝐴𝐵 ≪ 𝑑 d’où : 𝑡𝑎𝑛𝛼 ≈ 𝛼 = . Pour un œil normal le diamètre apparent maximum est obtenu pour 𝑑𝑚 = 25𝑐𝑚. D’où :
𝑑 𝑑
𝐴𝐵
𝑡𝑎𝑛𝛼𝑚𝑎𝑥 ≈ 𝛼𝑚𝑎𝑥 =
𝑑

5. Limite de résolution :
L’œil ne peut séparer deux objets que si leurs images sur la rétine sont suffisamment éloignées pour se former sur des
cônes différents. Il est caractérisé par son pouvoir séparateur angulaire de l’ordre d’une minute, soit 3. 10−4 𝑟𝑎𝑑 Cette
résolution angulaire dépend de façon importante du contraste, de l’éclairement et est limitée le plus souvent à plusieurs

um
minutes d’arc.

er m
6. Défauts de l’œil :
(a) Myopie :
Un œil myope possède un cristallin trop convergent. Par conséquent, le P.P. est plus proche que pour l’œil normal et le
P.R. n’est plus à l’infini. L’image d’un objet ponctuel à l’infini se forme avant la rétine et l’observateur ne voit qu’une tache
floue (le myope sans ses lunettes voit flou de loin).
nk sa
ro
Il faut rendre l’œil moins convergent donc la correction se fait par l’utilisation d’une lentille divergente.
s

(b) Hypermétropie :
Un œil hypermétrope possède un cristallin pas assez convergent. L’œil doit donc accommoder pour voir à l’infini sinon
Be u

l’image se forme derrière la rétine et l’observateur observe une tache floue. Le P.P. est plus éloigné que pour l’œil normal.
o

Il faut rendre l’œil plus convergent donc la correction se fait par l’utilisation d’une lentille convergente.
(c) Presbytie :
H

La presbytie est un défaut qui vient avec l’âge de l’organe, le cristallin n’est plus assez souple pour se déformer à la
demande. La vision de près qui demande au cristallin de devenir plus convergent est altérée. La correction se fait par des
lentilles non sphériques.
(d) Astigmatisme :
L’astigmatisme provient de la forme de l’œil qui n’est pas tout à fait sphérique, ce qui diminue la qualité de la vision que
ce soit de près ou de loin.
La correction se fait soit avec des verres multifocaux (une correction pour la vision de loin et une correction pour la vision
de près), soit avec des verres progressifs (c’est-à-dire de focale variable selon la distance œil-objet).
Exercice 1 :
Le pouvoir séparateur d’un œil emmétrope est 𝛼𝑚𝑖𝑛 = 3. 10−4 𝑟𝑎𝑑 c’est-à-dire que deux points peuvent être vus
distinctement si leur écart angulaire est supérieur à cette valeur.
1. Jusqu’à quelle distance cet œil peut-il distinguer deux traits parallèles séparés de 𝑑 ≈ 2,0𝑚𝑚 ?
2. Quelle doit être la taille d’une lettre d’un panneau autoroutier pour être lue à
250𝑚 ?
3. Si on assimile l’œil à une lentille convergente associée à un écran (rétine) placé à une distance fixe 𝐿 ≈ 20𝑚𝑚
derrière, quelle est la taille moyenne d’un récepteur de la rétine ?
Benkerroum Houssam 2 Année Scolaire : 2025-2026
CPGE Moulay Youssef Rabat Cours physique SUP - Optique géométrique
Classe MPSI 2 Chapitre 3: Modèle de quelques instruments d'optique
Réponse :
1. L’œil pourra distinguer ces lignes s’il les voit sous un angle 𝛼 supérieur à 𝛼𝑚𝑖𝑛

𝑑 𝑑
L’œil doit donc être placé à une distance 𝑥 telle que : 𝛼 < 𝛼𝑚𝑖𝑛 d’où : 𝛼 ≈ 𝑡𝑎𝑛𝛼 = ⟹𝑥≤ 𝑠oit 𝑥 ≤ 6,7𝑚
𝑥 𝛼𝑚𝑖𝑛

2. On retrouve le même problème que pour la question précédente. Soit 𝐷 la distance entre l’œil et le panneau, et 5𝑑 la
hauteur d’une lettre. Celle-ci sera distinguée s’il n’y a pas confusion entre les images des « branches » du E. Il faut donc
𝑑
que ≥ 𝛼𝑚𝑖𝑛 soit 𝑑 ≥ 𝐷𝛼𝑚𝑖𝑛 La taille d’une lettre devra donc être de : 5𝑑 ≥ 5𝐷𝛼𝑚𝑖𝑛 . Application numérique : 5𝑑 ≥ 45𝑐𝑚.
𝐷
3. Deux points seront vus distinctement si leurs images se forment sur deux récepteurs différents.

um
er m
L’angle 𝛼𝑚𝑖𝑛 est donc déterminé par la profondeur 𝐿 de l’œil et la taille 𝜀 d’un récepteur : 𝛼𝑚𝑖𝑛 = 𝑡𝑎𝑛𝛼𝑚𝑖𝑛 = . D’où :
𝜀 = 𝐿𝛼𝑚𝑖𝑛 . Application numérique : 𝜀 = 6𝜇𝑚

II. Appareil photographique :


𝐿
𝜀
nk sa
1. Modélisation :
L’appareil photographique est un instrument d’optique complexe comprenant plusieurs lentilles, miroirs et diaphragmes.
ro
Les deux éléments essentiels d’un appareil sont l’objectif et le capteur photosensible.
s
Be u
o
H

Un appareil photographique est un système optique constitué :


 D’un capteur : c’est l’élément qui convertit l’énergie lumineuse en une image. Dans les appareils dits argentiques,
il est constitué d’un film photosensible, la pellicule. Dans les appareils numériques, il est tapissé de récepteurs
photosensibles, appelés pixels, qui produisent un signal par effet photoélectrique quand ils sont atteints par un
photon.

Benkerroum Houssam 3 Année Scolaire : 2025-2026


CPGE Moulay Youssef Rabat Cours physique SUP - Optique géométrique
Classe MPSI 2 Chapitre 3: Modèle de quelques instruments d'optique
 De lentilles : ce sont les éléments qui dévient les rayons lumineux. Dans l’objectif d’un appareil photo, il peut y
en avoir un grand nombre (parfois plus de dix !). Les lentilles doivent former l’image du sujet dans le plan du
capteur (on dit qu’on effectue la mise au point (MAP) sur le sujet).
 D’un diaphragme : cet élément permet de sélectionner des rayons plus ou moins proches et inclinés par rapport
à l’axe optique. Comme on le verra plus tard, le diamètre d’ouverture du diaphragme joue un rôle central sur les
propriétés de l’image (luminosité, netteté, profondeur de champ).
Pour étudier quelques propriétés générales de l’appareil photographique, nous allons en faire une modélisation très
simplifiée. On le supposera constitué :
 D’une unique lentille mince sphérique convergente, mobile, de distance focale équivalente 𝑓′ (on parle de la
“focale” de l’objectif),
 D’un diaphragme circulaire accolé à la lentille, de diamètre 𝐷,
 D’un capteur plan rectangulaire fixe.
À partir de ces paramètres, on définit le nombre d’ouverture de l’objectif par la quantité :
𝑓′
𝑁=
𝐷
Dans les appareils photo numériques (APN) du commerce, le nombre d’ouverture varie généralement entre 1,4 (désigné
couramment par la notation 𝑓/1.4, diaphragme très ouvert) et environ 20 à 30 (diaphragme très fermé).

um
er m
nk sa
ro
2. Profondeur de champ :
s

Pour réaliser une image nette d’un objet situé à une certaine distance de l’objectif, il faut réaliser la mise au point. Avec le
modèle du paragraphe précédent, cette opération revient à jouer sur la distance d entre le capteur et la lentille de l’objectif
Be u

de sorte que l’image de l’objet soit située sur le capteur. Or le capteur n’est pas ponctuel, mais est constitué de pixels ayant
une certaine extension spatiale (le grain 𝑔). Tant que l’image d’un point objet sur le capteur sera d’une taille inférieure au
grain, si l’exposition est suffisante, tout se passera comme si l’image était ponctuelle. Le capteur ne fait pas de différence
o

entre les deux situations et donnera une image nette. Ainsi, pour une mise au point donnée, on définit la profondeur de
champ comme la zone la zone de l’espace dans laquelle tout objet photographié sera net.
On appelle profondeur de champ (PDC) la distance entre les deux points objet extrêmes de l’axe optique dont les images
H

sont vues nettement sur le capteur de l’appareil photo, pour une mise au point donnée. On souhaite déterminer
graphiquement la profondeur de champ dans le cas où l’appareil photo est réglé pour photographier nettement le point
𝐴. On considère un capteur placé dans le plan de 𝐴′, et un pixel de hauteur 𝑔 centré sur l’axe optique.

Benkerroum Houssam 4 Année Scolaire : 2025-2026


CPGE Moulay Youssef Rabat Cours physique SUP - Optique géométrique
Classe MPSI 2 Chapitre 3: Modèle de quelques instruments d'optique
3. Paramètres influençant la formation d’une image :
Trois paramètres importants peuvent être modifiés :
 La durée d’exposition 𝜏𝑒𝑥𝑝 est la durée pendant laquelle la lumière arrive sur le capteur.
 L’énergie lumineuse reçue par les capteurs est proportionnelle à la durée d’exposition.
𝑓′
 L’ouverture du diaphragme d’ouverture est caractérisée par le nombre d’ouverture 𝑁 = où D est le diamètre
𝐷
de l’ouverture.
L’énergie lumineuse est proportionnelle au diamètre de l’ouverture au carré. Ainsi l’énergie reçue par le capteur CCD est
d’autant plus élevée que le nombre d’ouverture est faible. L’énergie lumineuse reçue par le capteur CCD est donc
proportionnelle à 𝜏𝑒𝑥𝑝 𝐷². La durée d’exposition et l’ouverture du diaphragme doivent être réglées simultanément pour
que le capteur CCD reçoive une quantité de lumière convenable. La profondeur de champ est d’autant plus importante
que le diamètre du diaphragme 𝐷 est petit. Lorsque le diaphragme est « petit », la diffraction peut se produire. Elle aura
un effet sur la qualité de l’image dès lors que la tache de diffraction sera de taille supérieure à un pixel du capteur CCD.

um
er m
nk sa
 La distance focale de l’objectif de l’appareil photo (lentille mince convergente) agit sur :


ro Le champ angulaire (champ de vision de la photo) qui est nettement plus large quand la distance focale est petite.
La profondeur de champ qui est d’autant plus grande que la distance focale est petite
Exercice 2 :
s

Une femme utilise encore son vieil appareil photographique argentique, avec une pellicule de taille 24𝑚𝑚 × 36𝑚𝑚.
L’objectif de l’appareil est assimilable à une lentille convergente de focale 𝑓 ′ = 5𝑐𝑚 et la pellicule est située derrière la
lentille, à une distance 𝑑, réglable, de son centre O. 𝑑 peut varier entre 50𝑚𝑚 et 55𝑚𝑚.
Be u
o
H

1. La femme veut photographier un arbre de 10𝑚 de haut, situé à une distance de 50𝑚. Quelle sera la hauteur de
l’image de l’arbre sur la pellicule ?
2. Jusqu’à quelle distance peut-elle s’approcher pour avoir toujours l’arbre en entier sur la pellicule ?
3. Montrer qu’il existe une distance minimale en deçà de laquelle il n’y aura pas d’image.
Réponse :
1. 𝑂𝐴 ̅̅̅̅̅ = 0,05𝑚 et ̅̅̅̅
̅̅̅̅ = −50𝑚, 𝑂𝐹′ 𝐴𝐵 = 10𝑚 Déterminons d’abord la position de l’image. La formule de Descartes donne en
tenant compte que ̅̅̅̅
|𝑂𝐴 | ≫ 𝑓′:
1 1 1 ̅̅̅̅
𝑂𝐴𝑓 ′
− = ′ ⟹ ̅̅̅̅̅
𝑂𝐴′ = ≈ 𝑓 ′ = 5𝑐𝑚
̅̅̅̅̅
𝑂𝐴′ 𝑂𝐴 ̅̅̅̅ 𝑓 ̅̅̅̅ + 𝑓 ′
𝑂𝐴
Alors d’après la formule de grandissement :
̅̅̅̅̅̅
𝐴′𝐵′ ̅̅̅̅̅
𝑂𝐴′ ̅̅̅̅̅
𝑂𝐴′
𝛾𝑡 = = ⟹ ̅̅̅̅̅̅
𝐴′𝐵′ = ̅̅̅̅
𝐴𝐵
̅̅̅̅
𝐴𝐵 ̅̅̅̅
𝑂𝐴 ̅̅̅̅
𝑂𝐴
̅̅̅̅̅̅
𝐴′𝐵′ = −1𝑐𝑚 : l’image de l’arbre sur la pellicule est renversée et mesure 10𝑚𝑚 (elle tient donc sur la pellicule).
Benkerroum Houssam 5 Année Scolaire : 2025-2026
CPGE Moulay Youssef Rabat Cours physique SUP - Optique géométrique
Classe MPSI 2 Chapitre 3: Modèle de quelques instruments d'optique
2. Il faut que la taille de l’image de l’arbre sur la pellicule soit inférieure à 𝐿 = 36𝑚𝑚. Cela se traduit par :
̅̅̅̅̅̅
𝐴′𝐵′ < 𝐿 soit :
̅̅̅̅̅̅
𝐴′𝐵′ ̅̅̅̅̅
𝑂𝐴′ 𝐿 1 1 1 ̅̅̅̅
𝑂𝐴 ̅̅̅̅
𝑂𝐴 ̅̅̅̅
𝑂𝐴 ̅̅̅̅
𝐴𝐵 ̅̅̅̅
𝐴𝐵
𝛾𝑡 = = > − ̅̅̅̅ or ̅̅̅̅̅ − ̅̅̅̅ = ⟹ ̅̅̅̅̅̅′ − 1 = Donc <− ̅̅̅̅ < 𝑓′ (−
− 1 ⟹ 𝑂𝐴 − 1)
̅̅̅̅
𝐴𝐵 ̅̅̅̅
𝑂𝐴 𝐴𝐵 𝑂𝐴′ 𝑂𝐴 𝑓′ 𝑂𝐴 𝑓′ 𝑓′ 𝐿 𝐿
̅̅̅̅ < −14𝑚.
D’où 𝑂𝐴
Il faut donc que l’arbre soit au moins à 14 m de l’appareil pour être entièrement sur la photo
3. L’image ne peut pas, d’après les caractéristiques de l’appareil, se situer à plus de 55𝑚𝑚 de la lentille, ce qui se traduit
1 1 1 1 1 1 1
par ̅̅̅̅̅
𝑂𝐴′ < 𝑑𝑚𝑎𝑥 = 55𝑚𝑚. soit : ̅̅̅̅̅ − ′ > − ′ or ̅̅̅̅̅ − ̅̅̅̅ = ′ on aura :
𝑂𝐴′ 𝑓 𝑑𝑚𝑎𝑥 𝑓 𝑂𝐴′ 𝑂𝐴 𝑓

𝑓′𝑑𝑚𝑎𝑥
̅̅̅̅ <
𝑂𝐴 ̅̅̅̅ < −0,55𝑚
⟹ 𝑂𝐴

𝑓 − 𝑑𝑚𝑎𝑥
Il ne sera donc pas possible de photographier un objet situé à moins de 55𝑐𝑚 de l’appareil.

III. Lunette astronomique :


1. Principe de la lunette astronomique :
La lunette astronomique permet d’observer les détails d’objets lointains (considérés à l’infini) ; son invention est
probablement due à un artisan opticien hollandais, Hans Lippershey (1570-1619) Ã la fin du XVI siècle.

um
Dans son principe, la lunette est constituée de deux parties :

er m


Un objectif dont le rôle est de ramener l’image d’un astre sur Terre. L’objectif est une lentille convergente de
grande focale qui projette l’astre dans son plan focal.
Un oculaire qui joue le rôle d’une loupe. L’oculaire permet de grossir l’image que donne l’objectif.
nk sa
ro
s
Be u
o

La lunette donne donc d’un objet considéré à l’infini, une image virtuelle à l’infini. Le système ne présente donc pas de
foyer (ses foyers sont à l’infini) : on dit que la lunette est afocale. Pour qu’il en soit ainsi, il suffit de placer le foyer image
H

de l’objectif dans le plan focal objet de l’oculaire. L’encombrement d’une lunette vaut donc ℓ = 𝑓1 + 𝑓2 .
2. Grossissement :
La lunette astronomique est réglée à l’infini et 𝐹1′ = 𝐹2 et c’est un système afocal. La méthode de calcul du grandissement
est la même :
̅̅̅̅̅̅
𝐴 1 𝐵1
̅̅̅̅̅̅
𝐴 1 𝐵1
𝛼 ′ ≈ 𝑡𝑎𝑛𝛼 ′ = − 𝛼 ≈ 𝑡𝑎𝑛𝛼 =
̅̅̅̅̅̅
𝐹2 𝑂2 ̅̅̅̅̅̅
𝑂1 𝐹 ′ 1
Avec le sens positif choisi pour les angles. Ainsi :
̅̅̅̅̅̅
𝐴1 𝐵1
− ̅̅̅̅̅̅
𝛼′ 𝐹2 𝑂2
𝐺= =
𝛼 ̅̅̅̅̅̅
𝐴1 𝐵1
̅̅̅̅̅̅
𝑂1 𝐹1′
D’où :
̅̅̅̅̅̅
𝑂1 𝐹1′ 𝑓1′
𝐺=− =− ′
̅̅̅̅̅̅
𝐹2 𝑂2 𝑓2
Ordre de grandeur :
La lunette Lunar 70 800 𝑓1′ = 800𝑚𝑚 et 𝑓2′ = 4𝑚𝑚 d’où un grossissement 𝐺 = 200.
Benkerroum Houssam 6 Année Scolaire : 2025-2026
CPGE Moulay Youssef Rabat Cours physique SUP - Optique géométrique
Classe MPSI 2 Chapitre 3: Modèle de quelques instruments d'optique
3. Le disque oculaire :

Une construction des rayons entrant dans la lunette montre que le faisceau sortant se présente sous la forme d’un tube
dont le diamètre rétrécit puis augmente. La zone où le diamètre est minimum est appelé disque oculaire. L’étude des
rayons permet de montrer que le disque oculaire est l’image de la pupille d’entrée (entrée de l’objectif) par l’oculaire. On
aura intérêt à placer son œil dans le cercle oculaire pour recevoir le maximum de lumière.
Quelques inconvénients
La lunette présente quelques défauts. Pour une observation précise, il faut une optique irréprochable (les aberrations

um
géométriques et chromatiques doivent être corrigées). De plus, pour avoir un fort grossissement il faut un objectif de

er m
grande focale, d’où un encombrement important. Le télescope (instrument d’observation des astres construit à partir de
miroirs) présente l’avantage de produire des grossissements supérieurs avec moins d’aberrations et moins
d’encombrement.
Exercice 3 :
Une lunette de Galilée comprend un objectif, assimilable à une lentille mince (𝐿1 ) de centre 𝑂1 et de distance focale 𝑓1′
nk sa
et de vergence 𝑉1 = +50𝛿 et un oculaire, assimilable à lentille mince (𝐿2 ) de centre 𝑂2 et de distance focale 𝑓2′ et de
vergence 𝑉2 = −20𝛿
ro
1. Déterminer la nature des deux lentilles et les valeurs de leurs distances focales images.
2. La lunette est un système optique afocal.
(a) Que signifie le mot afocal ? Quelle est alors nécessairement la distance 𝑑 = ̅̅̅̅̅̅̅
𝑂1 𝑂2 ?
(b) Faire un schéma de deux rayons issus d’un objet à l’infini, dans une direction faisant un angle 𝛼 avec
s

l’axe optique ; on notera 𝛼′ l’angle entre les rayons finaux et l’axe.


𝛼′
(c) Calculer le grossissement 𝐺 = distances focales.
𝛼
Be u

3. Un astronome amateur utilise cette lunette, normalement adaptée à la vision d’objets terrestres, pour observer
deux cratères lunaires : Copernic (de diamètre 96𝑘𝑚) et Clavius (de diamètre 240𝑘𝑚).
4. L’astronome voit-il ces cratères à l’œil nu ? à l’aide de la lunette ?
On donne :
o

 Distance Terre-Lune 𝐷𝑇𝐿 = 3,8. 105 𝑘𝑚.


 Limite de résolution de l’œil : 𝛼𝑚𝑖𝑛 = 3. 10−4 𝑟𝑎𝑑.
Réponse :
H

1 1
1. 𝑉1 > 0 la lentille (𝐿1 ) est convergente 𝑓1′ = = 20𝑐𝑚. 𝑉2 < 0 la lentille (𝐿2 ) est divergente 𝑓2′ = = −5𝑐𝑚 .
𝑉1 𝑉2

2. La lunette est un système optique afocal.


a. Une lunette afocale donne d’un objet à l’infini une image à l’infini.

𝑂1 𝑂2 = ̅̅̅̅̅̅
Calculons 𝑑 : 𝑑 = ̅̅̅̅̅̅̅ 𝑂1 𝐹1′ + ̅̅̅̅̅̅
𝐹2 𝑂2 = 𝑓1′ + 𝑓2′ = 15𝑐𝑚
b.

Benkerroum Houssam 7 Année Scolaire : 2025-2026


CPGE Moulay Youssef Rabat Cours physique SUP - Optique géométrique
Classe MPSI 2 Chapitre 3: Modèle de quelques instruments d'optique
𝛼′
c. Le grossissement est défini comme étant : 𝐺 =
𝛼
𝐴𝑖 𝐵𝑖 𝐴𝑖 𝐵𝑖
𝑡𝑎𝑛𝛼 ≈ 𝛼 = et 𝑡𝑎𝑛𝛼 ≈ 𝛼′ = −

donc :
𝑓1′ 𝑓2′

𝐴𝑖 𝐵𝑖
𝛼′ 𝑓′ 𝑓1′
𝐺= = 1 =− ′
𝛼 − 𝐴𝑖 𝐵𝑖 𝑓2
𝑓2′
D’où : 𝐺 = 4.
96
3. Le diamètre apparent de Copernic à l’œil nu est de : = 2,5. 10−4 𝑟𝑎𝑑 ce qui est inférieur à 3. 10−4 𝑟𝑎𝑑 Copernic
3,8.105
n’est donc pas discernable à l’œil nu. En revanche, vu à travers la lunette, son diamètre apparent est 4 fois plus grand, soit
10−4 𝑟𝑎𝑑 il est donc visible à la lunette.
240
Pour Clavius, son diamètre apparent à l’œil nu est de = 6,3. 10−4 𝑟𝑎𝑑 et il est donc discernable à l’œil nu. C’est, bien
3,8.105
entendu, également le cas à travers la lunette.

IV. Viseur à frontale fixe :


C’est une lunette réglée pour observer des objets à courte distance. Un viseur donne une image nette d’un objet à distance

um
finie. Cela revient à dérégler une lunette afocale en modifiant son tirage pour avoir 𝐹1′ ≠ 𝐹2 .

er m
nk sa
ro
s

Exercice 3 :
Parmi les instruments d’observation les viseurs à frontal fixe. Un viseur à frontale fixe est un dispositif optique constitué
Be u

de :
 Un objectif, lentille (𝐿1 ) de centre 𝑂1 et de distance focale 𝑓1′ = 7𝑐𝑚.
 Un réticule distant de 𝐷 = 14𝑐𝑚 de l’objectif ;
o

 Un oculaire assimilable à lentille mince (𝐿2 ) de centre 𝑂2 et de distance focale


𝑓2′ = 3𝑐𝑚 placé à la distance d du réticule.
H

1. Un œil « normal » voit sans accommodation à l’infini. En déduire la distance 𝑑 pour que l’œil puisse voir le
réticule sans accommoder.
On cherche à voir simultanément l’objet visé et le réticule.
2. Où doit-on placer un objet pour pouvoir le voir à travers le viseur ? On demande l’expression littérale de ̅̅̅̅̅
𝑂1 𝐴
et l’application numérique.
3. Justifier le nom de « viseur à frontale fixe ».
Cette position dépend-elle de la nature de l’œil (« normal » ou myope) ?
Réponse :
1. L’œil observe l’image du réticule à l’infini à travers l’oculaire, donc le réticule est dans le plan focal objet de l’oculaire :
𝑑 = 𝑓2′ = 3𝑐𝑚
2. L’objet doit être dans le plan conjugué du réticule par rapport à lentille (𝐿1 ):
1 1 1 1 1 1 𝑓1′ 𝐷
− = ′⇒ = ′ − ⇒ ̅̅̅̅̅
𝑂1 𝐴 = ′ = −14𝑐𝑚
𝐷 ̅̅̅̅̅
𝑂1 𝐴 𝑓1 ̅̅̅̅̅
𝑂1 𝐴 𝑓1 𝐷 𝑓1 − 𝐷
Benkerroum Houssam 8 Année Scolaire : 2025-2026
CPGE Moulay Youssef Rabat Cours physique SUP - Optique géométrique
Classe MPSI 2 Chapitre 3: Modèle de quelques instruments d'optique
3. Cette position est indépendante de l’œil qui observe, dont les propriétés ne sont pas intervenues dans le calcul
précédent. En revanche, la modification de la position de l’oculaire par rapport au réticule permettrait de s’adapter à un
œil myope.
4. L’expression « viseur à frontale fixe » signifie que cette lunette vise des objets situés à une distance fixe (14 cm) devant
l’objectif.

um
er m
nk sa
ro
s
Be u
o
H

Benkerroum Houssam 9 Année Scolaire : 2025-2026

Vous aimerez peut-être aussi