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Examen de mathématiques : Endomorphismes et matrices

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PSI DS 4 (le mercredi 10 décembre 2025)

durée 4 h - calculatrices interdites

Les solutions devront être rédigés avec une encre foncée et présentées dans l’ordre de l’énoncé
(quitte à laisser des blancs pour compléter ultérieurement).

Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et la concision de la rédaction.

Si un candidat est amené à repérer ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie et
devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
Lorsqu’un raisonnement utilise le résultat d’une question précédente, il est demandé au candidat d’indiquer
précisément le numéro de la question utilisée.

DEBUT DS4 standard

Exercice 1
L’espace vectoriel R3 est supposé muni de son produit scalaire usuel et orienté
2 6 3
1
Soit A = 6 3 2 et f l’endomorphisme canoniquement associé à A
7
3 2 6

Q 1 Soit E un espace euclidien et u un endomorphisme de E.


Montrer que si u est une isométrie et est un endomorphisme autoadjoint alors u est une symétrie orthogonale.

Q 2 Montrer que A est une matrice de rotation.

Q 3 Déterminer l’axe de la rotation vectorielle f .

Q 4 Déduire des questions précédentes la nature de la rotation vectorielle f .

Exercice 2
1
On considère E = R[X] et on pose pour (P; Q) E 2 , (P Q) = P (x) Q (x) dx.
1
On admet que cette égalité dé…nit un produit scalaire de E.
Pour P E, on pose u (P ) = (X 2 1) P + 2XP .
1
Q 5 Montrer que pour tout (P; Q) E 2 , on a (1 x2 ) P (x) Q (x) dx = (u (P ) Q).
1

Q 6 En déduire que (u (P ) Q) = (P u (Q)).

Q 7 Soit P E; P = 0 et R. On suppose que u (P ) = P . Montrer que 0.

1
DEBUT DS4 bis

Problème:
Pour n N , on dit qu’une matrice A Mn (R) est normale si et seulement si A AT = AT A.
cos ( ) sin ( )
Pour R, on pose R = .
sin ( ) cos ( )

Préliminaires
Soit n N et A n (R).

Q 8 Soit A n (R). Dans les cas suivants, indiquer si A est normale

a A est symétrique.

b A est antisymétrique.

c A est une matrice orthogonale.

Q 9 Soit P On (R).
Montrer que si A est une matrice normale alors P 1
AP est une matrice normale.

Q 10 Soit A n (R) et P R [X]. On suppose que A est une matrice normale.

a Montrer que P (A) AT = AT P (A).

b En déduire que P (A) est une matrice normale.

Q 11 Etude de R .

a Déterminer le polynôme caractéristique de la matrice R .

b Pour quelles valeurs de la matrice R est-elle diagonalisable dans 2 (R)?

c Justi…er que pour tout R, R est diagonalisable dans 2 (C) et donner une matrice D 2 (C) diagonale
et semblable à R .

Q 12 Soit A n (R). On suppose que A est diagonalisable et qu’il existe p N tel que Ap = 0.
Montrer que A est la matrice nulle.

Q 13 Soit A n (R). On suppose que A2 A + In = 0.

a Montrer que A est diagonalisable dans n (C).

b Justifer que n est pair et que la trace de A est un entier positif.

Q 14 Soit u et v deux endomorphismes de E. On suppose u v = v u.

a Montrer que ker (u) est stable par v.

b Montrer que Im (u) est stable par v.

2
Matrices normales de taille 2
a c
Soit A = 2 (R).
b d

Q 15 Montrer que A est normale si et seulement si A est symétrique ou (a = d et c = b).

Q 16 Montrer que A est normale si et seulement si A est symétrique ou > 0 et R tels que A = R.

Q 17 Déterminer les matrices normales A 2 (R) véri…ant A2 A + I2 = 0.

Adjoint d’un endomorphisme


Dans la suite du problème, E est un espace eucliden de dimension n 1 dont le produit scalaire est noté : : .
On considère un endomorphisme f de E.

Q 18 Soit B0 est une base orthonormée de E. Soit A la matrice f dans la base B0 .


Soit f l’endomorphisme dont la matrice dans la base B0 est AT .
Soit B une base orthonormée quelconque de E et M la matrice de f dans la base B.
Montrer que (M )T est la matrice de f dans la base B.

On en dé…nit l’adjoint de f comme l’endomorphisme f de E tel que, une base orthonormée, la matrice de
f est la transposée de la matrice de f (et cela ne dépend pas de la base orthonormée choisie d’après la question
précédente).

Q 19 Montrer que sp (f ) = sp (f ).

Q 20 Montrer que: (x; y) E 2 ; f (x) y = x f (y) .

Q 21 Soit g (E). On suppose que (x; y) E 2 ; f (x) y = x g(y) .


Montrer que g = f .

Q 22 Soit F un sous-espace vectoriel de E stable par f et f .


Montrer que F est aussi stable par f et f .

Endomorphisme normal
On dit que l’endomorphisme f est normal si et seulement si f f =f f .

Q 23 Montrer que f est un endomorphisme normal si et seulement si la matrice de f dans toute base orthonormée
est une matrice normale.

Q 24 Montrer que si f est un endomorphisme normal alors x E; f (x) = f (x) .

Q 25 Réciproquement, on suppose que, pour tout x E, f(x) = f (x) :


Soit B0 = (e1 ; : : : ; en ) une base orthonormée de E et A = matB0 (f ). Soit B = AT A.

a Montrer que (x; y) E 2 , f (x) ; f (y) = f (x) ; f (y) .

b Exprimer f(ei ) f (ej ) à l’aide de la matrice B.

c En déduire que f est un endomorphisme normal.

3
Matrices normales et polynômes annulateurs.
Soit n N et A n (R) une matrice normale

Q 26 On suppose qu’il existe p N véri…ant Ap = 0. On pose S = AT A.

a Justi…er que S p = 0.

b En déduire que S = 0.

c En déduire que A = 0.

Q 27 On suppose qu’il existe P R[X] et q N tel que P q (A) = 0, montrer que P (A) = 0.

Q 28 Application: Soit M n (R) tel que M 2 + M M T = In .

a Déterminer un polynôme annulateur de M de degré 4.

b En déduire que (M In )3 (M + In )3 = 0.

c En déduire que M 2 = In puis, que M est une matrice symétrique.

Q 29 On suppose que A n’est pas la matrice nulle.

a Montrer que A admet un polynôme annulateur P R[X] non constant, scindé à racines simples dans C X
(on pourra utiliser la question 27).

b Que peut-on en déduire?

Réduction des endomorphismes normaux.


Q 30 On suppose dans cette question qu’il existe une base orthonormée de E dans laquelle la matrice de f
1 0 0
... ... ..
0 .
.. . . . . . (0) ..
. . p .
est diagonale par blocs de la forme ( ) : .. ... .. où 1 ; 2 ; : : : ; p sont des réels,
. (0) 1R 1 .
.. ... ...
. 0
0 0 sR s
;
1 2 ; : : : ; s sont des réels strictement positifs et ;
1 2 ; : : : ; s des réels.
(Les bloc diagonaux sont donc de taille 1 ou de taille 2 de la forme R ).
Montrer que f est un endomoprhisme normal.

Le but de la partie est de montrer une réciproque du résultat de la question précédente:


On suppose dans la suite que f est un endomorphisme normal de E et on cherche à montrer qu’il existe une base
orthonormée de E dans laquelle la matrice de f est de la forme ( ) donnée dans la question précédente.

Q 31 Montrer que ker (f ) = ker (f ).

Q 32 Montrer que, pour sp (f ), ker(f idE ) = ker(f idE ).

Si F est un sous-espace vectoriel de E stable par f , on note fF l’endomorphisme induit par f sur F dé…ni
F F
par: fF : .
x fF (x) = f (x)
4
Q 33 Montrer que si F est un sous-espace vectoriel de E stable par f et f alors fF est un endomorphisme
normal de F et que (fF ) = (f )F .
Q 34 Soit Q R[X] et F = ker (Q(f )).
Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E stable par f et f .
FIN DS4 standard
Q 35 Dans cette question, on suppose que f n’admet pas de valeurs propres (sp (f ) = ).
f 2 + af + bidE n’est pas bijective
a Montrer qu’il existe (a; b) R2 tel que .
a2 4b < 0
On pose F = ker (f 2 + af + bidE ) qui est stable par f et f d’après la question 14.
On pose g = fF + fF .
b Montrer que sp (g) = .
c Soit e un vecteur propre de g.
Montrer que vect (e; f (e)) est un sous-espace vectoriel de dimension 2 stable par f .
d Montrer que vect (e; f (e)) est stable par f .
Q 36 Montrer qu’il existe un sous-espace vectoriel de E de dimension 1 ou 2 stable par f et f .
Q 37 Montrer qu’il existe une base orthonormée de E dans laquelle la matrice de f est diagonale par blocs
1 0 0
... ... ..
0 .
.. . . .. ..
. . p . (0) .
de la forme : .. .. .. .. où 1 ; 2 ; : : : ; p sont des réels, 1 ; 2 ; : : : ; s sont des réels
. (0) . 1 R 1
. .
.. ... ...
. 0
0 0 s R s
strictement positifs et 1 ; 2 ; : : : ; s des réels.

Etude d’un exemple.


Dans cette partie, A est une matrice normale et inversible de n (R) telle que (A + In )7 = A7 + In .
On note P = (X + 1)7 X 7 1:

Q 38 Dét’erminer les racines complexes multiples de P .


Q 39 En déduire la décomposition en irréductibles de P dans R[X].
Q 40 Montrer que A est une matrice orthogonale.
Q 41 Montrer qu’il existe un polynôme P R [X] tel que AT = P (A).

FIN DS4 bis

Exercice 3: A ne traiter que si toutes les questions du DS ont été


traitées.
Soit n N et E un ensemble …ni admettant n éléments. On s’intéresse qu nombre an d’applications f de E dans
E véri…ant f f = idE .
Donner une expression de an en fonction de n.
5
Correction DS 4 PSI

Exercice 1
R 1 Soit b une base orthonormée de E. Posons M = matb (u) L’endomorphisme u est une isométrie donc
M O (n) donc M T M = In et est un endomorphisme autoadjoint donc M est symétrique donc M T = M . On
en déduit que M 2 = In donc u est une symétrie par rapport à F = E1 (u) parallèlement à G = E 1 (u) avec
F G = E.
Or u est un endomorphisme autoadjoint donc E1 (u) E 1 (u) donc E 1 (u) (E1 (u)) et dim (E 1 (u)) =
dim (E1 (u)) (car E1 (u) (E1 (u)) = E (dimension …nie).
u est donc une symétrie orthogonale.

R 2 On véri…e que (C1 ; C2 ; C3 ) est une BON de 3;1 (R) donc A O3 (R) et det(A) = +1 donc A est une
matrice de rotation.

3
R 3 La résolution de AX = A donc X = x3 2 donc = vect (u) avec u = (3; 2; 1).
1

R 4 La matrice de A est symétrique donc f est aussi autoadjoint donc f est une symétrie orthogonale.
Or = E1 (u) est de dimension 1 donc f est la symétrie orthogonale par rapport à la droite c’est-à-dire la
rotation d’axe et d’angle (les deux orientations de donne le même angle).

Exercice 2
R 5 Posons f (x) = (1 x2 ) P (x).
1 1 1
On a (1 x2 ) P (x) Q (x) dx = f (x) Q (x) dx = [f (x) Q (x)]1 1 . f (x) Q (x) dx
1 1 1
1
= (2xP (x) + (x2 1) P (x)) Q (x) dx = (u (P ) Q).
1

R 6 En échangeant les rôles de P et Q dans la question précédente, on obtient


1
(1 x2 ) P (x) Q (x) dx = (u (Q) P ) donc (u (P ) Q) = (P u (Q)).
1

2
R 7 D’une part (u (P ) P ) = ( P P ) = P .
1
D’autre part, (1 x2 ) (P (x))2 dx = (u (P ) P ) et (1 x2 ) (P (x))2 0 si x [ 1; 1] donc (u (P ) P ) 0.
1
2
On en déduit que P 0 donc 0 car P est non nul.

Problème
Préliminaires
R 8 Cas particulers:

a Si A est symétrique alors A AT = A A = AT A donc A est normale.

b Si A est antisymétrique alors A AT = A ( A) = ( A) A = AT A donc A est normale.

6
c Si A est une matrice orthogonale alors A est inversible d’inverse AT donc A AT = AT A = In donc A est
normale.

R 9 Soit A n (R) et P On (R). Posons B = P 1 AP = P T AP .


T
On a B T B = P T AP P T AP = P T AT P P T AP = P T AT P P T AP = P T AT AP
donc B T
B = P AA P car A est normale donc B
T T T
B = P T AP P T AT P = B B T donc B est une
matrice normale.

R 10 On suppose que A est une matrice normale.

a On remarque que A2 AT = A AAT = A AT A = AAT A = AT A A = AT A2 .


Par récurrence immédiate, i N, Ai AT = AT Ai .
k
On pose P = ai X i .
i=0
k k k k
On a P (A) AT = a i Ai AT = ai Ai AT = a i AT Ai = AT a i Ai = AT P (A).
i=0 i=0 i=0 i=0

k T k
T T
c On a (P (A)) = ai A i
= ai (Ai ) (linéarité de la transposition) et comme (M N )T = N T M T , on a
i=0 i=0
k
T i i
(Ai ) = AT donc (P (A))T = ai AT .
i=0
k
T i i
On a donc P (A) P (A) = a i AT P (A) et, comme AT P (A) = P (A) AT , on obtient AT
i=0
k
T i i
P (A) = P (A) A par récurrence (idem précédemment) donc P (A)T P (A) = ai AT P (A) =
i=0
k k
i i
ai P (A) AT = P (A) ai AT = P (A) (P (A))T .
i=0 i=0
donc P (A) est une matrice normale.

R 11 Etude de R :

x
cos ( ) sin ( )
a R (x) = det (xI2 R )= = x2 2x cos + cos2 + sin2 = x2 2x cos + 1.
sin ( ) x cos ( )
On a = 4 (cos2 ( ) 1) = (2 sin ( ))2 .

b Si 0 [2 ], R = I2 et si [2 ], R = I2 donc R est diagonalisable.


Si 0 [ ], alors < 0 donc sp (R ) = donc R n’est pas diagonalisable dans 2 (R).

c Si 0 [2 ], R est diagonale donc diagonalisable dans 2 (C).


Si 0 [ ], alors < 0 et R est une matrice de taille 2 et admet deux valeurs propres complexes
2 sin ( ) 2i sin ( )
conjuguées distinctes = e i donc R est diagonalisable dans 2 (C) et est semblable à
2
i
e 0
D= .
0 e i

R 12 La matrice A est diagonalisable donc il existe P GLn (R) telle que D = P 1 AP est diagonale.
p
On a Dp = (P AP 1 ) = P Ap P 1 = 0 car Ap = 0.
Si D = diag ( 1 ; : : : ; n ), alors Dp = diag ( p1 ; : : : ; pn ) = 0 donc pi = 0 donc i = 0 donc D = 0 donc A = 0.
Autre méthode: X p est polynôme annulateur de A donc sp (A) 0 . A est diagonalisable donc semblable à une
matrice diagonale dont les éléments diagonaux sont nuls donc A est semblable à la matrice nulle donc est nulle.

R 13 Soit A n (R). On suppose que A2 A + In = 0.


7
a Le polynôme P = X 2 X + 1 est un polynôme annulateur de A et son discriminant = 3 < 0 donc
sp (A) = .
1+i 3 1 i 3
Les racines complexes de P sont 1 = et 2 = donc P est scindé à racines simples dans
2 2
C [X] donc A est diagonalisable dans n (C) et sp (A) 1; 2 .

b La matrice A est semblable à D = diag 1; : : : ; 1; 2; : : : ; 2 avec mi 0.


m1 f ois m2 f ois
Les matrices A et D sont semblables donc D = A R [X] dont les racines complexes conjuguées ont même
multiplicité donc m1 = m2 .
On en déduit que n = 2m1 est pair tr (A) = m1 ( 1 + 2 ) = m1 N .

R 14 Soit u et v deux endomorphismes de E. On suppose u v = v u.

a Soit x ker (u). On a u (v (x)) = u v (x) = v u (x) = v (0) = 0 donc v (x) ker (u) donc ker (u) est stable
par v.
(ou on applique le théorème du cours: E0 (u) est stable par v).

b Soit x Im (u). t E; x = u (t). On a donc v (x) = v (u (t)) = u (v (t)) Im (u) donc Im (u) est stable par v.

Matrices normales de taille 2


R 15 On a
a c a b a b a c
AAT = AT A =
b d c d c d b d
a2 + c2 ab + cd a2 + b2 ac + bd
=
ab + cd b2 + d2 ac + bd c2 + d2
2 2
c =b
ab + cd = ac + bd
c=b c= b
ou
ab + bd = ab + bd ab bd = ab + bd
c= b
c = b ou
b (a d) = 0
c= b c= b
c = b ou ou
b=0 a=d
Le deuxième cas est compris dans le premier cas, d’où :
a b a b
A est une matrice normale ssi A = ou A = :
b d b a

a = cos ( )
R 16 Pour (a; b) = (0; 0) ; a + ib = 0;donc R; > 0 = a + ib = ei soit ;
b = sin ( )
a b cos ( ) sin ( )
donc = = R . Réciproquement toute matrice de la forme R ; avec > 0;
b a sin ( ) cos ( )
a b
est de la forme ; d’où :
b a
A est une matrice normale ssi A est symétrique réelle ou bien R+ ; R=A= R :

R 17 On a A2 A + I2 = 0 donc d’après la question 13 sp (A) = donc A n’est pas symétrique d’après le


théorème spectral.
1+i 3 1 i 3
De plus, spC (A) = ; et A = R avec > 0 donc d’après la question 11 spC (A) =
2 2
8
ei ; e i . On en déduit que = 1 et ei 3 ; e i 3 donc A = R 3 ou A = R 3 .
Réciproquement, si A = R 3 ou A = R 3 , A est diagonalisable dans 2 (C) et spC (A) = ei 3 ; e i3
donc
X e i3
X e i3
est polynôme annulateur de A soit A 2
A + I2 = 0 et A est normale.
Les solutions sont donc les matrices R 3 et R 3 .

Adjoint d’un endomorphisme


R 18 On a sons P = PB0 B n (R) car B0 et B sont orthonormée et M = matB (f ).
On a A = matB0 (f ) donc M = P 1 AP = P T AP car P n (R) donc
T T
T T T
(M ) = P AP = P A P = P 1
A P = matB (f ) car AT = matB0 (f ).
T

R 19 On a f (x) = det (xid f ) = det xIn AT = det (xIn A)T par linéarité de la transposition.
Or det (M ) = det M T donc f (x) = det (xIn A) = f (x) donc sp (f ) = sp (f ).

R 20 Soit (x; y) E 2 et X et Y les vecteurs colonne coordonnée de X et Y dans la base B0 .


f (x) y = (AX)T Y = X T AT Y = X T AT Y = x f (y) .
Donc (x; y) E; f (x) y = x f (y) .

R 21 Soit g (E) = (x; y) (E)2 ; f (x) y = x g (y) :


On a alors (x; y) (E)2 ; x f (y) = x g (y) ;
Soit y E: On a alors : x E; x f (y) g (y) = 0 par bilinéarité du produit scalaire,
donc f (y) g (y) (E) . Or (E) = 0 ; donc f (y) = g (y) :
L’égalité étant vrai pour y quelconque g = f :
Donc f est l’unique endomorphisme de E tel que : (x; y) (E)2 ; f (x) y = x f (y) :

R 22 Soit x F : Montrons que f (x) F . Soit y F .


D’après la question 20 f (x) y = x f (y) et F est stable par f ; donc f (y) F:
Comme x F ; on a x f (y) = 0:
Donc y F; f (x) y = 0; donc f (x) F donc F est stable par f:
On montre de même que F est stable par f :

Endomorphisme normal
R 23 Soit B une base orthonormée de E et A = matB (f ). On a donc AT = matB (f ).
f est normal f f =f f AT A = A AT A est est une matrice normale.

R 24 Soit B une base orthonormée de E et A = matB (f ).


L’endomorphisme f est normal donc A est une matrice normale.
Soit x E et X son vecteur colonne coordonnées dans la base B.
On a f (x) 2 = f (x) ; f (x) = (AX)T (AX) = X T AT A X = X T AAT X.
A est normale
2 T 2
Donc f (x) = A X T T
A X = f (x) ; f (x) = f (x) :
Donc x E; f (x) = f (x) :

R 25 Soit f (E) tel que x E; f (x) = f (x) .

a Soit (x; y) (E)2 :


f (x + y) 2 = f (x) + f (y) 2
= f (x) 2
+ f (y) 2
+ 2 f (x) ; f (y) :
f est linéaire
9
2 2 2 2
De même, f (x + y) = f (x) + f (y) = f (x) + f (y) + 2 f (x) ; f (y) :
f est linéaire
Or, par hypothèse f (x + y) = f (x + y) ; f (x) = f (x) et f (y) = f (y) :
Donc (x; y) (E)2 ; f (x) ; f (y) = f (x) ; f (y) :
n n n n
b On a A = matB0 (f ) donc f(ei ) = ak;i ek donc f(ei ) f (ej ) = ak;i ek ak;j ek = ak;i ak;j .
i=1 i=1 i=1 i=1
n n
Et, en posant A = AT , on a bi;j = ai;k ak;j : ak;i ak;j donc f (ei ) f (ej ) = bi;j .
i=1 i=1

T
c En posant C = A AT = AT A, on obtient de même f (ei ) f (ej ) = ci;j donc B = C donc A est
normale
Donc f est un endomorphisme normal.

Matrices normales et polynômes annulateurs.


R 26 La matrice A n (R) est normale et Ap = 0.
p p
a On a S p = AT A = AT A : : : AT A = AT Ap = 0 car A est [Link] on peut permuter les
produits.
T
b Or S T = AT A = A AT = S donc S est symétrique réelle donc diagonalisable (théorème spectral) donc,
d’après la question 12, on a S = 0.

c On en déduit que AT A = 0 donc en considérant le produit scalaire usuel de n (R), (A A) = tr AT A =0


donc A = 0.
q
R 27 A n (R) est matrice normale donc P (A) est normale. De plus, P (A) = P (A) (propriété des
q
q
polynômes de matrices). D’après la question précédente, si (P (A)) = 0 alors P (A) = 0 car P (A) est nor-
male.

R 28 Application: Soit M n (R) tel que M 2 + M M T = In .


T 2
a Par hypothèse, M 2 +M M T = In ; donc M T = M 2 +M In :Donc M = (M 2 + M In ) = M T +M T In =
2
(M 2 + M In ) + (M 2 + M In ) In :
Les puissances de M commutant entre elles, on obtient en développant par la formule du binôme,
M = (M 4 + M 2 + In + 2M 3 2M 2 2M ) + (M 2 + M In ) In :
Donc M 4 + 2M 3 2M In = 0:
Donc P = X 4 + 2X 3 2X 1 est un polynôme annulateur de M:

b On remarque que 1 et 1 sont des racines de P; donc P = (X 2 1) (X 2 + 2X + 1) = (X 1) (X + 1)3


Donc Q = (X 1)3 (X + 1)3 = (X 1)2 P donc Q (M ) = (M In )2 P (M ) = 0 donc Q est aussi un
polynôme annulateur de M : (M In )3 (M + In )3 = 0:

c On a M T = M 2 + M In donc M T est un polynôme en M donc commute avec M donc M est une matrice
normale. En posant Q = (X 1) (X + 1), on a Q3 (M ) = 0 donc Q (M ) = 0 donc M 2 = In . On en déduit
M T = M 2 + M In = M donc M est une matrice symétrique réelle. .

R 29 A est une matrice non nulle, donc A admet un polynôme annulateur non nul noté R:
Supposons alors R constant égal à : On a alors R (A) = In : Or = 0 car R polynôme non nul, donc R (A) = 0.
On obtient une contradiction avec R polynôme annulateur. Donc R est un polynôme annulateur non constant de
A: D’après le théorème de factorisation dans R [X] ; on a :
10
p s
kj lm
R=a (X j) (X 2 + mX + m) ;où 1 ; :::; p sont les p racines réelles deux à deux distinctes de R
j=1 m=1
et k1 ; :::; kp leurs multiplicités respectives, a est le coe¢cient dominant de R, et où les polynômes du second degré
à coe¢cients réels X 2 + m X + m n’ont pas de racine réelle, mais des racines complexes non réelles conjuguées
(ce qui se traduit par 2m 4 m < 0).
p s
Posons P = (X j) (X 2 + mX + m) et q = max (k1 ; k2 ; :::; kp ; l1 ; :::; ls ) : q N car deg (R) > 1:
j=1 m=1
On a alors R divise P q et si on note Q le polynôme tel que P q = Q R; on a P q (A) = Q (A) R (A) = 0:
=0
On a donc A matrice normale, P polynôme et q N tels que P q (A) = 0:
Donc, d’après la question 27; P (A) = 0:
Pour m [[1; s]] ; X 2 + m X + m admet deux racines complexes conjuguées (distinctes) que l’on note zm et zm :
p s
D’où : P = (X j) (X zm ) (X zm ) :
j=1 m=1
R étant non constant, p ou s est un entier supérieur ou égal à 1; donc P est de degré au moins 1 et n’admet que
des racines complexes simples. Donc :
P est un polynôme annulateur de R [X] ; de degré au moins 1
et dont toutes les racines complexes sont de mutiplicité 1:

On en déduit que A est diagonalisable dans n (C).

Réduction des endomorphismes normaux


1 0 0
... ... ..
0 .
.. .. .. ..
. . p . (0) .
R 30 On suppose que B est une base orthonormée et A = matB (f ) = .. .. .. .. .
. (0) . 1R 1 . .
.. ... ...
. 0
0 0 s R s

1 0 0
... ... ..
0 .
.. .. .. ..
. . . (0) .
On a (A )T = .. ..
p
.. .. . On a R i R i = I2 = R i R i donc (en faisant le produit
. (0) . 1R 1
. .
.. ... ...
. 0
0 0 s R s

de latricees diagonales par blocs, (A )T A =A (A )T donc f est un endomorphisme normal.


R 31 f est un endomorphisme normal, donc d’après la question 24
x E; f (x) = f (x) : Soit x E:
x ker (f ) f (x) = 0 f (x) = 0 f (x) = 0 f (x) = 0 x ker (f ) :
f normal

Donc ker (f ) = ker (f ) :

R 32 Si B0 est une base orthonormée et A = matB (f). Posons B = matB0 (f idE ) = A In = P (A) avec
P =X . La matrice B est normale d’après la question 10. On en déduit que f idE est un endomorphisme
normal.
On a matB0 ((f idE ) ) = B T = (A In )T = AT In = matB0 (f idE ). On en déduit que (f idE ) =
f idE .
donc ker(f idE ) = ker ((f idE ) ) = ker(f idE ) d’après la question précédente.
11
R 33 On suppose F stable par f et f .
F F
On a (x; y) F 2 , f (x) y = x f (y) donc fF est l’unique g endomorphisme de F véri…ant
y f (y)
(x; y) F 2 , fF (x) y = x g (y) . On a donc (fF ) = fF .
fF (fF ) (x) = f f (x) = f f (x) = (fF ) (fF ) (x).
Donc fF (fF ) = (fF ) (fF ) ; et fF est un endomorphisme normal de F:

R 34 On a Q (f) f = (Q X) (f ) = (X Q) (f ) = f Q (f) donc


d’après la question 14 F = ker (Q (f )) est stable par f:
L’endomorphisme f est normal donc f f = f f . On en déduit (raisonnement déjà vu pour les matri-
ces) que pour tout i N, f f i = f i f et donc que f Q (f ) = Q (f ) f donc on obtient de même
F = ker (Q (f )) est stable par f:

R 35 On suppose sp (f ) =
p s
a D’après la question 29, f admet un polynôme annulateur P = (X j) X2 + mX + m .
j=1 m=1
<0
donc P (f ) = (f 1 idE ) (f p idE ) (f 2 + 1 f + 1 idE ) (f 2 + s f + s idE ) = 0 (E) .
La composée d’isomorphismes est un isomorphisme donc un des endomorphismes (f j idE ) et
(f + m f + m idE ) n’est pas un isomorphisme.
2

Comme sp (f ) = , l’endomorphisme f j idE est injectif donc bijectif (dimension …nie).


On en déduit qu’il existe m [[1; s]] tel que f 2 + m f + m idE n’est pas bijectif donc pour lequel
ker (f 2 + m f + m idE ) = 0 .

b On a g = fF + fF . Soit B une base orthonormée de F .


On a matB (g) = matB (fF ) + matB (fF ) = M + M T avec M = matB (fF ).
T
Or M + M T = M + M T donc M + M T n (R) donc, d’après le théorème spectral,
sp (g) = sp M + M T = .

c Posons G = V ect (e; f (e)). Le vecteur f (e) n’est pas colinéaire à e car sp (f ) = donc dim (G) = 2.
Par hypothèse, e F = ker (f 2 + af + bidE ) donc f 2 (e) + af (e) + be = 0 donc f 2 (e) = af (e) be.
On a f (e) G et f (f (e)) G donc G est stable par f
(si x = e + f (e) alors f (x) = f (e) + f 2 (e) G).

d On a g (e) + g (e) = e; donc f (e) = e f (e) G


et f (f (e)) = f (f (e)) G car f (e) G qui est stable par f d’après la question précédente.
f est normal
On en déduit que G est stable par f .

R 36 Si sp (f ) = , la question précédente montre qu’il existe un sous-espace de dimension 2 stable par f et f .


Si sp (f ) = et e est un vecteur propre de f , alors e est un vecteur propre de f d’aprés la question 32 et vect (e)
sous-espace de dimension 1 stable par f et f

R 37 Montrons par récurrence sur dim (E) = n N la propriété ( n ) :


Si f est un endomorphisme normale de E, il existe une base orthonormée de E dans laquelle la matrice de
1 0 0
... ... ..
0 .
.. . . . . . (0) ..
. . p .
f est diagonale par blocs de la forme : .. ... ... .. où 1 ; 2 ; : : : ; p sont des réels,
. (0) 1R 1 .
.. .. ..
. . . 0
0 0 sR
12 s
1 ; 2 ; : : : ; s sont des réels strictement positifs et 1 ; 2 ; : : : ; s des réels.
Pour n = 1: Toute matrice de 1 (R) est de la forme ( ) ; donc 1 est vraie.
Pour n = 2: Alors d’après la question 16; la matrice A de f (endomorphisme normal) dans une base orthonormale
est soit symétrique réelle, soit de la forme R :
- Si A symétrique réelle alors sp (f ) = sp (A) = donc il existe e1 vecteur propre unitaire de f . Le sous-espace
vect (e1 ) est stable par f et f donc vect (e1 ) est stable par f et est de dimension 1. Soit e2 un générateur unitaire
vect (e1 ) . On a f (e2 ) vect (e1 ) = vect (e2 ) donc e2 est vecteur propre de f et mat(e1 ;e2 ) (f ) est diagonale:
(on peut aussi appliquer le théorème spectral).
- Si A est de la forme R la conclusion est vraie donc 2 est vraie.

Soit n N : On suppose n et n+1 vraies.


Soit f un endomorphisme de E avec dim (E) = n + 2.
D’après la question 36 il existe un sous-espace vectoriel F de E de dimension 1 ou 2 stable par f et f :
- Si dim (F ) = 1: Alors il existe une base orthonormée 1 de F telle que mat 1 (fF ) = ( ).
Dans ce cas dim F = n + 1; et F est stable par f et f d’après la question 22
et fF ? est un endomorphisme normal de F :
Donc, par n+1 ; on peut trouver une base orthonormée 2 de F , telle que mat 2 (fF ? ) soit de la forme demandée.
F et F sont orthogonaux et supplémentaires, donc en juxtaposant 1 et 2 ; on a bien une base orthonormée
telle que mat (f ) soit de la forme demandée.
- Si dim (F ) = 2 alors, d’après 2 ; il existe une base orthonormée 1 de F telle que mat 2 (fF ) soit diagonale ou
de la forme R . On a dim F = n; et par n et les mêmes arguments qu’au point précédent, on peut trouver
une base orthonormée 2 de F , telle que mat 2 (fF ? ) soit de la forme demandée.
On juxtapose 2 et 1 , et on trouve bien une base orthonormée telle que mat (f) soit de la forme demandée.
Donc n+2 est vraie ce qui achève la démonstration.

Etude d’un exemple.


R 38 On note P = (X + 1)7 X 7 1: On a donc P = 7 (X + 1)6 7X 6 :
P (z) = 0 (z + 1)7 z 7 = 1 (z + 1) z 6 z 7 = 1
Soit z C: On a donc
P (z) = 0 7 (z + 1) 6
7z 6 = 0 (z + 1)6 = z 6
P (z) = 0 z6 = 1
P (z) = 0 (z + 1)6 = z 6
z6 = 1 z =1
Or
(z + 1)6 = z 6 z+1 = z
et z + 1 = z Re (z) = 12 (mettre au carré et passer à la partie réelle et imaginaire).
z6 = 1
Donc z = 12 + i 23 = j ou z = 12 + i 23 = j 2 .
(z + 1)6 = z 6
2 6
Réciproquement si z = j, z 6 = (j 3 ) = 1 et (z + 1)6 = ( j 2 ) = 1 donc j est racine multiple de P .
On en déduit que j 2 = j est racine de même multiplicité de P car P R [X].

R 39 On remarque que 0 et 1 sont deux racines évidentes de P .


En développant avec Newton, on trouve que deg (P ) = 6 et que le coe¢cient dominant de P est 7.
2i 2 2i 2
On en déduit que P = 7X (X + 1) X e 3 X e 3 .
2i 2i 2
Or X e 3 X e 3 = X2 2 cos 2
3
X + 1; d’où P = 7X (X + 1) (X 2 + X + 1) .

2 2
R 40 Comme A est inversible et 7A (A + In ) (A2 + A + In ) = 0 donc (A + In ) (A2 + A + In ) = 0
donc sp (A) 1; j; j 2 .
Si f est canoniquement associée à A, f est un endomorphisme normale donc il existe une base orthonormée de
13
1 0 0
... ... ..
0 .
.. ... ... ..
. p (0) .
E dans laquelle la matrice de f est de la forme M = .. ... ... .. avec i R.
. (0) 1R 1 .
.. ... ...
. 0
0 0 sR s
On a d’une part sp (M ) = sp (A) 1; j; j et d’autre part i sp (M ) et sp ( 1 R 1 ) sp (M )
2

(car 1 R 1 est la matrice d’un endomorphisme induit par f sur un sous-espace vectoriel stable par F de dimension
2).
On en déduit que i = 1 et i ei i = j ou j 2 donc i = 1 et i 2
3
[2 ].
1 0 0
... ... ..
0 .
.. . . .. .
. . 1 . (0) ..
On a donc M = .. . .. . avec Ri = R 2 ou Ri = R 2 .
. (0) . . R1 . .. 3 3

.. ... ...
. 0
0 0 Rs
On notera M = diag ( 1; :::; 1; R1 ; :::; Rs ) même si H n’est pas diagonale mais juste ”diagonale par blocs”,
puisque R est une matrice de 2 (R) :

On a M T M = diag ( 1; :::; 1; R1 ; :::; Rs )T diag ( 1; :::; 1; R1 ; :::; Rs ) = diag ( 1)2 ; :::; ( 1)2 ; (R1 )T R1 ; :::; (Rs )T
In car (R1 )T R1 = In .
d’ou M On (R) donc f isométrie vectorielle donc A On (R).

Exercice 3:
Indication: discussion suivant le cardinal de l’ensemble des points …xes de f. Résultat sous forme de somme avec
coe¢cients binômiaux et puissances.

14

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