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Impact socio-économique d'Uber en France

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l’impact socio-économique d’uber : un

levier de croissance pour la France


d’aujourd’hui et de demain

Étude économique

janvier 2022
SOMMAIRE

1. Uber - Activité vtc : une création de


valeur nette grâce à l’élargissement du
marché du transport de personnes

1.1 Uber élargit le secteur du transport de voyageurs : une création de 870 M€ de chiffre
d’affaires et le soutien de 25 000 emplois
1.2 Uber stimule la consommation des passagers et les dépenses des chauffeurs : 335 M€
de chiffre d’affaires supplémentaire et 710 emplois créés
1.3 Uber influe sur les autres dépenses de certains passagers : une suppression de 340 M€
de consommation et une destruction de 1 520 emplois

2. Uber Eats – activité livraison : une


création de valeur nette, via la hausse
des livraisons et des ventes des
restaurants

2.1 Uber Eats élargit considérablement le marché de la livraison de repas : 450 M€ de


chiffre d’affaires supplémentaires et 14 400 emplois soutenus
2.2 Uber Eats a un impact positif sur l’activité des restaurants et négatif, mais moindre, sur
les ventes des grandes et moyennes surfaces : 62 M€ de chiffre d’affaires généré et
1 600 emplois créés
2.3 Uber Eats détourne une partie de la consommation des clients : 180 M€ de dépenses
captées et 1 200 emplois détruits

3. Conclusion prospective : Uber,


l’écologie, les territoires et la société

2
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
résumé exécutif

L’effet économique de l’activité VTC d’Uber est largement positif : en 2019, les créations de valeur et
d’emplois, nets des effets d’éviction (annulant une partie des consommations), s’élèvent à 865 M€ de
chiffre d’affaires et à plus de 24 000 emplois équivalents temps plein1. La plateforme améliore l’utilité
collective en proposant des trajets qui n’auraient pas pu être réalisés sur d’autres modes de transport,
avec une qualité de service souvent supérieure. Ces trajets stimulent donc la consommation des
passagers : ceux-ci sortent plus au restaurant, au cinéma ou en discothèque. La plateforme provoque
simultanément des effets d’éviction sur d’autres postes de dépenses : ses clients achètent moins de
nouveaux véhicules, roulent moins avec les véhicules qu’ils possèdent déjà, réduisent certains postes
lorsqu’ils ont un budget contraint et les transporteurs concurrents voient leurs dépenses de
fonctionnement se réduire. In fine, l’effet globalement positif d’Uber s’explique par trois raisons
majeures : le marché du transport s’élargit, la destruction d’emploi est marginale pour les taxis et les
transports en commun et l’effet d’éviction sur d’autres dépenses est faible.

L’impact économique net d’Uber Eats est lui aussi positif, à hauteur de 330 M€ d’activité par an et de
14 800 emplois équivalents temps plein soutenus. Selon les calculs d’Asterès basés sur des données
publiques de 2019, l’application livre 47 millions de repas par an et élargit ainsi considérablement le
marché de la livraison. Les repas vendus se substituent en majorité à des achats en grande surface
cuisinés à la maison et parfois à des ventes sur place ou à emporter au restaurant (en l’occurrence, pour
100 € dépensés sur l’application, 30 € auraient été dépensés au restaurant sans Uber Eats). L’application
crée donc de la valeur pour les livreurs et les restaurants et en détruit pour les grandes et moyennes
surfaces. Ces impacts influencent ensuite le pouvoir d’achat des ménages et des livreurs. Au global,
l’effet positif d’Uber Eats est permis par l’élargissement du marché de la livraison, les ratios d’emplois
différents entre les secteurs impactés et l’effet d’éviction relativement réduit sur d’autres dépenses.

A l’avenir, Uber aura plusieurs rôles à jouer sur les plans économique, écologique, territorial et sociétal.
L’entreprise est aujourd’hui créatrice de valeur nette et d’emplois. Elle peut occuper une place de
premier rang dans les transitions qui s’annoncent, notamment au regard de la dynamique de croissance
observée dans les derniers mois (les chiffres de cette étude étant ceux de 2019, dernière année complète
avant la crise sanitaire et économique). Le verdissement des véhicules utilisés par les chauffeurs de
l’application peut faire de l’entreprise un fer de lance de la transition écologique et de l’évolution des
mobilités. Sa présence dans les territoires peut également participer au désenclavement, faciliter le
recours au télétravail et soutenir les restaurants de proximité. Uber a enfin un rôle à jouer dans le
changement de nos habitudes de consommation. En mettant en avant certains produits ou services
locaux, la plateforme pourrait notamment stimuler l’activité des restaurateurs indépendants et inciter le
recours aux trajets moins polluants.

Données : Les résultats chiffrés présentés dans le cadre de cette étude ont été modélisés par Asterès
sur la base de données publiques. Il s’agit majoritairement de données datant de 2019, soit avant la
crise sanitaire et la forte croissance du secteur de livraison à domicile. Tous les calculs sont détaillés
dans l’annexe qui accompagne cette étude.

1
L’ensemble des concepts et des sources employés sont détaillés dans le corps de l’étude

3
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Récapitulatif des effets directs, indirects et induits d’Uber et d’Uber Eats, exprimés en chiffre d’affaires
et en emplois

Chiffre d’affaires Emplois


Impact d’Uber
créé/détruit créés/détruits

Effet direct (sur le secteur des transports de passagers) + 870 M€ + 24 970

Effet indirect (sur les autres secteurs) +335 M€ +710

Effet induit (impact des effets directs et indirects sur le


- 340 M€ -1 520
pouvoir d’achat et la consommation)

Sous-total Uber +865 Md€ +24 160

Impact d’Uber Eats Montant

Effet direct (sur le secteur de la livraison de repas) +450 M€ +14 400

Effet indirect (sur les autres secteurs) +62 M€ +1 600

Effet induit (impact des effets directs et indirects sur le


-180 M€ - 1 200
pouvoir d’achat et la consommation)

Sous-total Uber Eats +330 M€ +14 800

TOTAL UBER ET UBER EATS +1,2 Md€ +38 960

4
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
préambule

Le cabinet ASTERES a été mandaté par Uber


France pour travailler sur l’impact économique
et social de ses services de VTC et de livraison
de repas.
Les économistes d’ASTERES ont bénéficié
d’une totale indépendance dans la conduite de
cette étude. Les sources de l’ensemble des
données utilisées sont disponibles dans l’étude.
Les propos tenus ici n’engagent que leurs
auteurs. Le document a été rédigé par Alice
Bouleau et Charles-Antoine Schwerer,
économistes chez ASTERES.

5
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
1. Uber – activité vtc : une
création de valeur nette
grâce à l’élargissement du
marché du transport de
personnes

6
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
En 2019, Uber a permis à ses passagers d’effectuer 6 millions de trajets qui, sans l’existence de la
plateforme, n’auraient pas eu lieu. Cet élargissement du marché génère de l’activité supplémentaire sur
le marché des transports en créant du chiffre d’affaires et de l’emploi (effet direct). En faisant travailler
les chauffeurs VTC indépendants et en permettant à ses clients d’effectuer des trajets qu’ils n’auraient
pas pu faire si la plateforme n’avait pas existé, Uber génère de la consommation supplémentaire (effet
indirect). Uber a aussi un impact sur le pouvoir d’achat des chauffeurs VTC et clients (effet induit) : la
plateforme permet aux premiers de générer davantage de revenus, tandis qu’elle détourne une partie
des dépenses qu’auraient pu effectuer ses clients dans d’autres secteurs si elle n’avait pas existé.

Définition des effets directs, indirects et induits d’Uber

Effets directs : les effets directs couvrent l’impact d’Uber sur le secteur des transports. Des trajets
sont effectués via la plateforme. Une partie n’aurait pas été effectué sans Uber. Une autre partie se
substitue probablement aux trajets en transports en commun, en taxis, en véhicules personnels, à
pied.

Effets indirects : les effets indirects comprennent l’impact des effets directs sur d’autres secteurs.
Les usagers vont dépenser de l’argent au restaurant, au cinéma, au théâtre car ils sont sortis grâce
à Uber. Les chauffeurs vont s’équiper en véhicules, payer leur assurance ou leur carburant pour
fournir leur service. A l’inverse, certaines dépenses ne seront pas engendrées à cause des trajets
évités.

Effets induits : les effets induits englobent l’impact des effets directs et indirects sur le pouvoir
d’achat des usagers et des chauffeurs et donc sur leur consommation. Les usagers ayant dépensé
plus pour effectuer des trajets et sortir dépenseront potentiellement moins ailleurs. Les chauffeurs
ayant un revenu en hausse dépenseront plus. Les effets induits concernent l’ensemble de
l’économie.

7
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
1.1 Uber élargit le secteur des
transports de voyageurs : une
création de 870 M€ de chiffre
d’affaires et de 25 000 emplois
Uber élargit le marché du transport de voyageurs en créant de nouvelles possibilités de déplacements.
Simultanément, la plateforme se substitue à d’autres façons de voyager, et impacte une partie du chiffre
d’affaires des transports en commun, des taxis, et de la vente de voitures particulières, entre autres.

1.1.1 Flux de passagers : uber rend possible 6 millions de


trajets supplémentaires par an

Impact direct : Uber permet à ses passagers de réaliser 64


millions de trajets par an
En 2019, les passagers d’Uber France ont effectué 64 millions de trajets sur l’application2 (voir
annexe, [Link]). Ces trajets représentent 0,14% des trajets locaux sur une année3.

Des chauffeurs indépendants ou salariés ? Un débat en cours

Dans le cadre de la présente étude, Asterès a fait le choix de ne pas aborder le sujet du statut des
chauffeurs VTC et des livreurs de repas. Des décisions de justice sont en cours au niveau national,
ainsi qu’une proposition de la Commission européenne. La question étant actuellement posée sur
le plan juridique, Asterès fait le choix de ne pas l’aborder sur le plan économique. Tout au long de
l’étude, les calculs sont faits en équivalent temps plein et à statut actuel.

2
Correspondant au chiffre d’affaires d’Uber France calculé par Asterès (voir annexe, [Link].) divisé par le tarif
moyen d’une course en VTC tel que rapporté par l’ADEME.
3
« Comment les Français se déplacent-ils en 2019 ? Résultats de l’enquête mobilité des personnes », Données et
études statistiques pour le changement climatique, l’énergie, l’environnement, le logement et les transports,
consulté le 9 novembre 2021, [Link]
deplacent-ils-en-2019-resultats-de-lenquete-mobilite-des-personnes.

8
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Effet de substitution directe : chaque année, uber
substitue 58 millions de trajets à d’autres modes de
transport
Neuf trajets sur dix (91%) réalisés en VTC chaque année pourraient probablement être effectués
sur d’autres modes de transport, soit à la même heure, soit à un autre horaire. D’après les
déclarations de passagers de VTC interrogés par 6t pour l’ADEME4, les trois quarts (78%) des trajets
actuellement réalisés en VTC pourraient avoir lieu avec d’autres modes de transport à la même heure.
Un trajet sur cinq (22%) serait impossible autrement qu’en VTC à la même heure, ce qui obligerait les
passagers soit à modifier l’heure de leur déplacement (13% des cas), soit à y renoncer complètement
(9%, figure 1). Ainsi, en France en 2019, 29 millions de trajets en Uber auraient dans ce cadre pu être
réalisés chaque année en transports en commun, 20 millions en taxi, 4 millions en voiture personnelle,
2 millions respectivement à vélo ou à pied et en voitures partagées ou à moto/scooter (l’ensemble des
calculs et des méthodes employés dans cette étude sont détaillés en annexe). Ces données de
substitution reposent sur les déclarations des passagers, non sur des évaluations empiriques à la suite
de l’implantation des services VTC dans un territoire. Il se pourrait que les substitutions réelles soient
inférieures eu égard à la difficulté d’accès réel à l’offre.

Figure 1. Modes de transport alternatifs que déclarent pouvoir emprunter les passagers de VTC pour
effectuer leurs déplacements actuellement réalisés en Uber

Part des trajets


pouvant être
Nombre de trajets pouvant être
réalisés sur ce
Mode de transport réalisés sur ce mode à la même heure
mode, à la même
ou à une heure différente
heure ou à une
heure différente
Transports en commun 49% 29 millions
Taxi 35% 20 millions
Voiture personnelle 6% 4 millions
Vélo 3% 2 millions
Marche à pied 3% 2 millions
Autre (voiture en libre-service
4% 2 millions
ou moto/scooter)
58 millions de trajets possibles sur
TOTAL
d’autres modes

4
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) » (6t-bureau de recherche
pour l’ADEME, juin 2016), [Link]
differentes-formes-de-services-de-vehicules-de-transport-avec-chauffeur-du-point-de-vue-de-l-organisation-
[Link].

9
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Source : données 6-t5, ADEME6, Observatoire du T3P7, calculs ASTERES sur données publiques8

La substituabilité d’Uber aux autres modes de transport dépend essentiellement de l’horaire


auquel sont réalisés les trajets (voir annexe, figure A1). D’après les passagers, la plateforme se
substituerait aux transports en commun la journée et aux taxis la nuit. Les passagers de VTC interrogés9
dans le cadre de l’étude menée pour l’ADEME déclarent que plus de quatre trajets sur 10 (41%)
effectués en VTC – et donc avec Uber - pourraient avoir lieu en transports publics entre 8h et 20h et en
taxi entre 2h et 6h du matin. Les données sont ici aussi déclaratives et ne prennent pas en compte la
disponibilité réelle de l’offre. La substituabilité d’Uber s’effectue principalement sur des modes de
transport similaires, c’est-à-dire moins chers que la voiture particulière et ne nécessitant pas de
stationnement. Les trajets en Uber remplacent moins le vélo, la marche à pied et les voitures en libre-
service puisqu’ils permettent des trajets généralement plus longs et dans des conditions de confort
supérieures (à l’abri et assis, notamment).

Impact direct net : uber élargit le marché des


transports en générant 6 millions de trajets par an
Chaque année, Uber crée plus de 6 millions de courses en France, tout en proposant une utilité
supérieure. Le secteur des VTC en général, et Uber en particulier, démocratise le marché de la mobilité
via deux effets sur le marché :

- Les plateformes de VTC ont un effet sur le volume de trajets réalisés. Les VTC augmentent
donc le nombre de déplacements possibles. D’autres entreprises ont illustré la capacité de
l’innovation à élargir un marché : c’est notamment le cas du e-commerce. Entre 10% et 17%
des consommateurs ayant effectué des achats en ligne en 2021 auraient renoncé à leur achat si
les plateformes de vente en ligne n’avaient pas existé10. Dans le cas des VTC, 13% des trajets
auraient eu lieu à un autre moment sur un autre mode de transport si les plateformes n’avaient
pas existé et un trajet sur dix (9%) n’aurait pas du tout eu lieu sans les plateformes11. Chaque
année, 5,8 millions de trajets sont donc créés par Uber.

- Les plateformes de VTC ont un effet sur la qualité des trajets réalisés, ce qui constitue un bien-
être (entendu au sens économique) supérieur au niveau collectif. Davantage de passagers
peuvent aujourd’hui voyager plus facilement et plus confortablement, en choisissant par
exemple l’heure de leur déplacement, en transportant leurs bagages ou en s’évitant la recherche
et le paiement d’une place de stationnement. Cet effet sur la qualité de la prestation rendue se

5
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) ».
6
« Brochure Ademe - Graphique - Évolution du taux moyen d’émissions de CO2 en France », ADEME,
consulté le 9 juillet 2021, [Link] « Calculer les
émissions de carbone de vos trajets », Agir pour la transition écologique | ADEME, consulté le 28 juillet 2021,
[Link]
7
« Les taxis et VTC en 2017-2019. », Rapport de l’Observatoire national des transports publics particuliers de
personnes (Commissariat général au développement durable, janvier 2020), 28,
[Link]
[Link].
8
Voir annexe, [Link].
9
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) ».
10
Sondage Ifop pour Asterès, mené en septembre 2021 auprès d’un échantillon de 1 010 personnes représentatif
de la population française âgée de 18 ans et plus.
11
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 102.

10
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
traduit par une hausse du prix du trajet par rapport aux modes de transports alternatifs : une
course en VTC coûte plus cher qu’un trajet en transport en commun, à vélo ou à pied mais
moins en moyenne qu’une course de taxi.

1.1.2 Impact socio-économique direct d’uber : une


création nette de chiffre d’affaires et d’emplois
dans le secteur des transports

Élargissement du marché des transports : uber génère


1,3 md € de chiffre d’affaires annuel
Au total, les clients d’Uber dépensent 1,3 Md€ sur la plateforme chaque année12. Le prix moyen
d’une course pour les clients de la plateforme est de 20€13. A titre de comparaison, le chiffre d’affaires
total du secteur de transports de voyageurs par taxis est de 3,87 Mds€14, incluant le transport de malades
assis.

Effet de substitution : si uber n’existait pas, ses clients


actuels dépenseraient 430 M€ sur d’autres modes de
transport
En l’absence de la plateforme, les passagers d’Uber dépenseraient 430 M€ par an pour les trajets
en question. Ils dépenseraient 390 M€ en taxis, 28 M€ en transports en commun, 10 M€ en trajets
effectués en voiture personnelle et 3 M€ en trajets à vélo (figure 2). Uber exerce donc un effet d’éviction
sur d’autres modes de transports, puisque la plateforme capte une partie de leur activité et donc de leur
chiffre d’affaires.

Figure 2. Dépenses théoriques des passagers d’Uber en modes de transport alternatifs si la plateforme
n’existait pas
Prix Part de courses actuellement
Mode de transport moyen effectuées en Uber et Dépenses théoriques
d’un trajet réalisables par mode
Taxi 22,50 €15 27% 390 M€
Transports en
1€16 38% 29 M€
commun

12
Calculs Asterès sur données publiques Uber France et 6-t pour l’ADEME. Voir annexe, [Link]
13
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 62.
14
En 2017, dernière année disponible. « Fiche secteur 4932Z - Transports de voyageurs par taxis − Fiches
sectorielles - 2017 | Insee », consulté le 5 juillet 2021,
[Link]
15
« Usages, usagers et impacts des services de transport avec chauffeur. Enquête auprès des usagers de
l’application Uber » (6t bureau de recherche pour Uber, septembre 2015), 3,
[Link]
feur_uber_8pages_fr.pdf?lm=1496051678.
16
Correspondant à la recette annuelle d’Ile-de-France Mobilités, divisée par le nombre de trajets annuels
réalisés sur le réseau francilien, selon « Usages et usagers des titres de transport », Île-de-France Mobilités,
consulté le 4 août 2021, [Link] « La

11
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Voiture personnelle 3,20€17 5% 10 M€
Marche et vélo 0,91€18 5% 3 M€
TOTAL dépenses théoriques
430 M€
passagers Uber
Sources : 6-t pour Uber19, 6-t pour l’ADEME20, données Ile-de-France Mobilités21

Si Uber n’existait pas, les taxis et transports en commun ne généreraient pas d’emplois
supplémentaires. L’offre de transports en commun et de taxis dépend de politiques publiques, ce qui
signifie qu’un report d’une partie des passagers d’Uber sur ces modes ne conduirait pas à une création
d’emplois. Dans le cas des taxis, l’offre est régulée administrativement : ce sont les préfectures qui
délivrent des autorisations de stationnement et créent ainsi des emplois de chauffeurs de taxis. Dans le
cas des transports en commun, ce sont les pouvoirs publics locaux ou nationaux qui décident de
l’aménagement des réseaux et évaluent les flux de voyageurs à transporter. D’après la modélisation
d’Asterès, dans le cas théorique où le nombre d’emplois dans les sociétés de taxis et de transports
répondrait à des fluctuations de demande, la substitution déclarée par les clients de VTC d’une partie
de leur marché conduirait à la suppression de 5 590 emplois, dans l’immense majorité dans le secteur
des taxis (voir annexe, figure A2). Nous décidons toutefois de ne pas retenir ce nombre au vu de la
saturation actuelle de l’offre.

Les trajets que réaliseraient les passagers d’Uber en voiture personnelle et à vélo pourraient
potentiellement créer 30 emplois sur un an (voir annexe, figure A2). Ces modes de transport sont
élastiques à la demande. Toute hausse de la demande de vélos à louer ou à acheter entraînera à terme
une augmentation de l’offre. Ainsi, si tous les trajets actuellement réalisés avec Uber et faisables à pied
ou à vélo se reportaient sur ces modes, 30 emplois pourraient voir le jour.

Impact net : uber génère 870 M€ de Chiffre d’affaires


supplémentaires par an sur le secteur des transports et
fait travailler 25 000 personnes en équivalent temps
plein
L’impact socio-économique direct d’Uber est positif : Uber crée plus d’emplois qu’il n’en détruit
et se substitue aux autres modes de transport en proposant une prestation de qualité supérieure.

- Uber crée davantage de chiffre d’affaires sur le secteur des transports qu’il n’en détruit. Les
trajets annuels créés par Uber injectent 870 M€ de chiffre d’affaires supplémentaire dans le
marché des transports. Cette création nette de chiffre d’affaires provient à la fois d’un effet

révolution des transports en Ile-de-France. Les mobilités au servicedes Franciliens » (Région Ile-de-France et
Ile-de-France Mobilités, septembre 2017), [Link]
[Link]/mairies/public/assets/2017%2F8%2FLa%20r%C3%A9volution%20des%20transports%20en%20Ile
-de-France-%20Dossier%20complet%20septembre%[Link].
17
« Le coût des déplacements pour les voyageurs », Bulletin de la Fédération Nationale des Associations
d’Usagers des Transports, no 281 (avril 2020): 1‑12.
18
« Le coût des déplacements pour les voyageurs ».
19
« Usages, usagers et impacts des services de transport avec chauffeur. Enquête auprès des usagers de
l’application Uber », 3.
20
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) ».
21
« Usages et usagers des titres de transport »; « La révolution des transports en Ile-de-France. Les mobilités au
servicedes Franciliens ».

12
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
prix – les courses sont plus chères que la plupart des alternatives, ce que justifie une meilleure
qualité de service rendu – et d’un effet volume – 64 millions de trajets annuels ont lieu sur la
plateforme chaque année, dont 6 millions qui n’auraient pas lieu sans Uber.

- Uber a un impact social nettement positif : à un instant t, l’application permet à 28 000


personnes d’accéder à des opportunités d’emploi, soit 25 000 en équivalent temps plein (voir
annexe, [Link])22. Parmi elles, un quart, soit 6 200 personnes, étaient précédemment sans
emploi23. L’offre de transports en commun étant peu élastique à la demande et l’offre de taxis
sous-dimensionnée, Uber détruit moins d’une centaine d’emplois (figure 3). Uber a contribué
à la très forte croissance du nombre d’emplois non-salariés des dix dernières années (figure 4).

Figure 3. Création et destruction de chiffre d’affaires annuel et d’emplois en France par Uber en
France sur une année

Chiffre d’affaires généré et


Type de trajets Emplois générés et détruits
détruit
Trajets effectués avec Uber en
+1,3 Md€ +25 000
France chaque année
Trajets substitués aux autres
430 M€ -30
modes de transport
TOTAL trajets créés par Uber
+870 M€ + 24 970
par an en France
Source : 6-t pour l’ADEME24, Thesmar, Landier et Szomoru25, calculs ASTERES

22
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 » (Uber, janvier 2019), [Link]
static/France/Uber+-+e%CC%81tude+sur+les+revenus+des+chauffeurs+en+[Link].
23
Augustin Landier, David Thesmar, et Daniel Szomoru, « Travailler sur une plateforme Internet: une analyse
des chauffeurs utilisant Uber en France », mars 2016, [Link]
24
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 103.
25
Landier, Thesmar, et Szomoru, « Travailler sur une plateforme Internet : une analyse des chauffeurs utilisant
Uber en France ».

13
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Figure 4. Création d’emplois non-salariés par secteur d’activité, d’année en année depuis 2011, en
milliers d’emplois

Création d'emplois non salariés par secteur d'activité, en milliers


100

80

60

40

20

0
2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019
-20
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand Tertiaire non marchand

Sources : calculs ASTERES sur données INSEE26

26
« Emploi salarié et non salarié par activité | Insee », consulté le 22 juin 2021,
[Link]

14
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
1.2 Uber stimule la consommation
des passagers et les dépenses des
chauffeurs : 335 M€ de chiffre
d’affaires supplémentaire et 710
emplois créés
Uber stimule la consommation des passagers, puisqu’elle leur permet de réaliser des sorties
impossibles sur d’autres modes de transport. Uber dynamise également les secteurs attenants à la
profession de VTC (véhicules, assurances, comptables, etc.) tout en permettant aux chauffeurs de
générer des revenus supplémentaires. Dans le même temps, Uber réduit les dépenses des passagers en
les dissuadant d’acheter de nouveaux véhicules ou de rouler autant qu’avant avec leur véhicule
existant.

1.2.1 Flux de dépenses : uber stimule les dépenses des


chauffeurs utilisant son application et des
passagers, tout en réduisant certains frais de
transport

Élargissement du marché des transports : uber génère


des dépenses de loisirs chez les passagers et des frais de
fonctionnement chez les chauffeurs indépendants
utilisant l’application
Uber engendre des dépenses indirectes de consommation pour les passagers à la suite des
déplacements permis, et pour les chauffeurs, qui déboursent une partie de leur chiffre d’affaires
pour pouvoir exercer leur métier. Côté passagers, les sorties rendues possibles par la plateforme
représentent des dépenses supplémentaires. Côté chauffeurs, l’application génère divers frais de
fonctionnement. La consommation des salariés d’Uber n’est pas prise en compte dans cette étude, qui
porte uniquement sur les impacts de l’entreprise sur le marché (voir annexe, [Link]).

- Uber permet aux passagers de réaliser des sorties qu’ils n’auraient pu effectuer si la plateforme
n’avait pas existé. D’après l’ADEME, 4% des trajets effectués en VTC pour des sorties
n’auraient pas pu être réalisés avec un autre mode de transport, ce qui signifie, dans le cas
d’Uber, que 2,5 millions de sorties n’auraient pu avoir lieu en 2019 si l’application n’avait pas
existé27. A raison de 1,86 passager par VTC lors de trajets vers ou depuis des restaurants, des

27
Correspondant au nombre total de trajets en 2019, multiplié par la part de trajets liés aux sorties (35% d’après
l’ADEME), multiplié par la part de trajets liés aux sorties qui n’auraient pu avoir lieu sans l’existence des VTC
(11% d’après l’ADEME).

15
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
cinémas ou des discothèques28, Asterès évalue le nombre de sorties rendues possibles par
l’application à 4,6 millions.

- Uber génère des frais de fonctionnement pour les chauffeurs indépendants, qui voient la
majeure partie de leur chiffre d’affaires directement réinjectée dans l’économie sous forme de
cotisations aux assurances, de carburant, d’entretien de véhicules et de cotisations sociales,
entre autres.

Effet de substitution : les passagers d’uber roulent


moins, achètent moins de véhicules et les taxis
dépensent moins en carburant
En se substituant à d’autres moyens de transport, Uber diminue certaines dépenses indirectes
des passagers et certains frais de fonctionnement pour les chauffeurs de taxis. Du côté clients, la
plateforme réduit leur consommation de nouveaux véhicules et diminue le kilométrage parcouru. Cet
effet est déclaratif et ne mesure pas de façon vérifiable l’impact d’Uber sur la mobilité de ses passagers.
En l’absence de données sur le sujet, il convient de postuler que les changements d’habitudes déclarés
sont réels. Du côté taxis, les dépenses en carburant baissent mécaniquement sous l’effet du report d’une
partie de la clientèle sur Uber29.

- Les trajets en Uber ont un double effet sur l’utilisation de la voiture personnelle par les clients
de la plateforme. D’abord, l’utilisation de l’application se traduit, pour certains, par un
renoncement à l’achat d’un nouveau véhicule30. Plus précisément, l’utilisation d’Uber évite
l’achat d’une voiture particulière à 6% des passagers utilisant l’application et l’achat d’un deux-
roues motorisé à 4% d’entre eux31. Ensuite, chez les passagers disposant déjà d’un véhicule
personnel, Uber fait baisser en moyenne de 336 les kilomètres parcourus chaque année par
personne32. In fine, le temps de circulation baisse de 3,5% en moyenne dans les villes où est
implanté Uber, toutes choses égales par ailleurs33.

28
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 75.
29
Selon l’Ademe, 35% des trajets effectués en VTC et réalisables sur d’autres modes de transports seraient
effectués en taxi.
30
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 85.
31
Nous postulons ici que la part d’usagers d’Uber ayant renoncé à l’achat de véhicules est la même que parmi la
population totale d’usagers de VTC, comme décrite dans « Etude sur les différentes formes de voitures de
transports avec chauffeur (VTC) ».
32
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 98.
33
Xavier Fageda, « Measuring the Impact of Ride‐hailing Firms on Urban Congestion: The Case of Uber in
Europe », Papers in Regional Science, 6 mai 2021, pirs.12607, [Link]

16
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
- Les chauffeurs de taxis voient leurs dépenses de carburant baisser. Si les coûts fixes, comme
les frais d’assurance ou d’entretien de véhicule, ne varient pas, leurs coûts variables, en
particulier de carburant, se réduisent du fait du déport d’une partie de la clientèle vers Uber.

Effet d’induction d’Uber

En l’absence de données sur l’effet d’induction d’Uber, il est impossible de mesurer le nombre de
trajets que crée l’application sur les réseaux de transport en commun, en taxi, etc. La
complémentarité entre l’offre de VTC et la fréquentation des transports en commun est abordée par
la littérature (voir notamment Hall et Pallson, « Is Uber a substitue or complement for public
transit ? », octobre 2018), sans que son effet dans les villes françaises soit vérifié et chiffré. Cette
étude évalue seulement les effets de substitution, en se basant sur l’enquête de l’ADEME, menée
en France auprès de plus de 6 000 usagers de VTC.

1.2.2 Impact socio-économique indirect d’uber : une


stimulation des frais de fonctionnement et du
budget alloué aux sorties

Augmentation des dépenses : uber permet la réinjection


de 645 M€ dans l’économie française et la création de
1 130 emplois indirects chaque année
En rendant possible des sorties pour ses clients et en générant des dépenses pour les chauffeurs
via une création d’activité, Uber stimule leurs dépenses indirectes à hauteur de 645 M€ annuels.
Les clients de la plateforme dépensent 85 M€ en sorties supplémentaires et les chauffeurs 560 M€ en
frais de fonctionnement. Cette création de richesse permet de créer indirectement 1 130 emplois chaque
année, répartis entre les secteurs stimulés par la consommation des clients (580 emplois) et ceux
dynamisés par la consommation des chauffeurs (550) :

- En 2019, les 5 millions de sorties permises par Uber ont généré 85 M€ de chiffre d’affaires et
permis la création de 580 emplois (voir annexe, figure A3). Les sorties permises par Uber créent
270 emplois indirects par an dans la restauration, 190 dans le secteur des débits de boissons et
130 dans l’industrie audiovisuelle, tous trois des secteurs très intensifs en capital humain.

- Le chiffre d’affaires des chauffeurs indépendants utilisation l’application Uber est aux deux-
tiers directement réinjecté dans l’économie sous forme de frais de fonctionnement, ce qui
représente 560 M€ de consommation indirecte et 550 emplois créés34 (voir annexe, figure A4).
Les premières dépenses des chauffeurs vont vers les cotisations sociales (146 M€ par an)35,
l’amortissement de leur véhicule (122 M€ par an) et le carburant (100 M€ par an). Viennent
ensuite des postes de dépenses secondaires : la TVA (60 M€ par an), le paiement de cotisations
assurantielles (50 M€ par an), de frais de comptabilité (24 M€ par an) et d’autres coûts,

34
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 », calculs Asterès.
35
Calculs Asterès partir de données Uber France : « Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 ».

17
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
regroupant notamment les frais de tenue de comptes bancaires et les frais téléphoniques (18
M€ annuels). L’effet indirect d’Uber sur l’emploi dans ces secteurs reste positif mais est moins
fort, puisqu’ils dépendent moins fortement de la main-d’œuvre.

Effet de substitution : chaque année, les clients d’uber


et les chauffeurs de taxis renoncent à 310 M€ de
consommation dans l’économie française, ce qui se
traduit par la destruction de 420 emplois
Le renoncement à l’achat de véhicules des clients d’Uber et la baisse de leur kilométrage
constituent un manque à gagner de 480 M€ pour les secteurs concernés, tandis que l’effet
d’éviction sur les taxis fait baisser leurs dépenses de carburant de 36 M€. Ces baisses des dépenses
se traduisent par une destruction totale de 685 emplois.

- En renonçant à l’achat de voitures et de deux-roues motorisés, les passagers utilisant


l’application Uber évitent de dépenser 215 M€ dans l’économie française chaque année, ce qui
se traduit par une destruction de 405 emplois (voir annexe, figure A5). Le renoncement à l’achat
des véhicules eux-mêmes représente 110 M€ de consommation détruite dans l’économie
française, tandis que les frais connexes associés à ces véhicules non-achetés (carburant,
assurance et entretien) représentent 105 M€ non consommés.

- La baisse de kilométrage parcouru par les passagers chaque année se traduit par 60 M€ de
carburant non achetés supplémentaires, soit 10 emplois détruits (voir annexe, [Link]).

- Les taxis dépensent 36 M€ de moins par an en carburant sous l’effet de la substitution d’une
partie de leur marché par Uber. Ces dépensent évitées se traduisent par la destruction de
seulement 5 emplois par an dans le secteur de la cokéfaction et du raffinage, qui emploie peu
d’actifs (voir annexe, figure A6).

[Link] Impact socio-économique net d’uber : uber crée


indirectement 335 M€ de dépenses annuelles nettes, ce
qui se traduit par une Création de 710 emplois
A travers ses effets indirects, Uber crée 335 M€ de chiffre d’affaires par an. Cela représente 710
emplois chaque année. La plateforme crée davantage de valeur et d’emplois qu’elle n’en détruit (figure
5).

18
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Figure 5. Création et substitution de chiffre d’affaires et d’emplois par Uber via des effets indirects

Nombre
Montant
d’emplois
Chiffre d’affaires annuel et emplois créés par Uber dans les
secteurs des loisirs, de l’entretien de véhicules, de la +645 M€ +1 130
cokéfaction et du raffinage et les secteurs administratifs
Chiffre d’affaires annuel et emplois substitués par Uber
dans les secteurs de la construction automobile, de
-310 M € -420
l’entretien de véhicules, de la cokéfaction et du raffinage et
les secteurs administratifs
TOTAL chiffre d’affaires et emplois créés sur les trajets aux
+335 M€ +710
mêmes horaires
Sources : calculs ASTERES sur données ESANE36et Commissariat général au développement
durable37

1.3 Uber influe sur les autres


dépenses de certains passagers :
une suppression de 340 M€ de
consommation et une
destruction de 1 520 emplois
Uber détruit davantage de consommation induite qu’elle n’en crée. La plateforme génère du pouvoir
d’achat chez les chauffeurs VTC indépendants utilisant son application en leur versant un revenu, mais
elle détourne une partie de la consommation de ses clients.

1.3.1 Flux de pouvoir d’achat : un revenu pour les


chauffeurs, une substitution de postes de
consommation alternatifs pour les clients

Effet sur le pouvoir d’achat : uber libère du pouvoir


d’achat pour les chauffeurs mais détourne une partie
de celui de ses clients

36
« Fiche secteur 4932Z - Transports de voyageurs par taxis − Fiches sectorielles - 2017 | Insee »; « Fiche
secteur 4931Z - Transports urbains et suburbains de voyageurs − Fiches sectorielles - 2017 | Insee », consulté le
3 août 2021, [Link]
37
« Les taxis et VTC en 2017-2019. », 11.

19
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Uber verse aux chauffeurs utilisant son application un revenu supérieur à ce qu’ils auraient
touché s’ils avaient été au chômage. Le montant des indemnités journalières des chauffeurs équivaut
à 64% du leur revenu journalier brut (voir annexe, [Link].) Uber permet donc aux chauffeurs actifs sur
son application de gagner 36% de plus que s’ils avaient été en recherche d’emploi et crée donc du
pouvoir d’achat.

Uber capte une partie du pouvoir d’achat de ses clients, en leur faisant dépenser plus que si la
plateforme n’existait pas. Au montant des courses achetées sur la plateforme viennent s’ajouter les
dépenses de loisirs effectuées lors des sorties permises par Uber. Ces dépenses supplémentaires ne sont
pas compensées par les économies que réalisent les clients en renonçant à l’achat de véhicules
personnels.

Effet sur la consommation : les dépenses


supplémentaires engendrées par uber se substituent en
majorité à d’autres postes de consommation
Plus de la moitié des dépenses effectuées en plus par les clients d’Uber auraient été déboursées
ailleurs si la plateforme n’avait pas existé. Uber crée donc un effet d’éviction sur d’autres dépenses
de consommation. Selon l’estimation d’Asterès basée sur le taux d’épargne par niveau de revenus, 60%
des sommes déboursées en plus par les clients d’Uber par rapport à si la plateforme n’avait pas existé
auraient pu servir à d’autres postes de consommation (voir annexe, figure A7). Les 40% restants
auraient été épargnés par les ménages les plus riches, pour qui une course en Uber s’ajoute, sans se
substituer, à d’autres dépenses de loisirs.

La majorité des revenus des chauffeurs est consommée. En l’absence de données fiables sur le
revenu moyen d’un chauffeur travaillant pour plusieurs plateformes par jour, nous postulons que le taux
d’épargne des chauffeurs Uber est le même que celui du troisième quintile, à savoir 9%38.

1.3.2 Impact socio-économique induit d’uber : un effet


négatif sur la consommation induite

Effet sur le pouvoir d’achat : 115 M€ de revenus


supplémentaires pour les chauffeurs, 680 M€ de pouvoir
d’achat en moins pour les passagers
Chaque année, Uber génère 115 M€ de pouvoir d’achat net pour les chauffeurs VTC actifs sur
son application. Asterès pose l’hypothèse que si la plateforme n’avait pas existé, les chauffeurs
indépendants utilisant l’application Uber auraient touché des indemnités chômage. Ils auraient donc
touché 209 M€, contre 324 M€ de revenus actuellement sur la plateforme39. La différence entre les deux
représente le pouvoir d’achat généré par Uber.

38
« Plus d’épargne chez les plus aisés, plus de dépenses contraintes chez les plus modestes - Insee Première -
1815 », consulté le 10 août 2021, [Link]
39
Calculs Asterès sur données publiques Uber France, voir annexe [Link].

20
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Les passagers utilisant l’application Uber ont un pouvoir d’achat inférieur de 680 M€ par rapport
à si la plateforme n’existait pas. Les effets combinés des dépenses supplémentaires générées par Uber
(voir [Link]), des dépenses générées par les sorties permises par la plateforme (voir [Link]) et le
renoncement à l’achat que permet la plateforme (voir [Link]) ont un effet négatif sur le pouvoir d’achat
des passagers (voir annexe, [Link]).

Effet sur la consommation : uber génère 74 M€ de


consommation chez les chauffeurs et capte 410 M€ de
consommations chez les passagers
Le pouvoir d’achat généré par Uber pour les chauffeurs indépendants utilisant la plateforme leur
permet de consommer 74 M€ par an. Cette consommation permet de créer 480 emplois par an (voir
annexe, [Link]).

Chaque année, les passagers utilisant l’application Uber consomment 410 M€ en moins dans
d’autres secteurs par rapport à si la plateforme n’avait pas existé. Sur chaque euro dépensé en plus
sur la plateforme par les clients par rapport à ce qu’ils auraient consommé si elle n’avait pas existé, 40
centimes auraient été épargnés si Uber n’avait pas existé. Sur les 680 M€ de dépenses supplémentaires
que provoque la plateforme chaque année pour ses passagers, 270 M€ sont donc de l’épargne convertie
en consommation.40. Les 60% restants, soit 410 M€, auraient été consommés dans d’autres secteurs si
Uber n’avait pas existé (voir annexe, [Link])

Impact socio-économique net d’uber : un effet induit


net négatif
La consommation annulée par les effets induits d’Uber atteint 26 M€ par an. Cela équivaut à 1 370
emplois détruits (figure 6). Le taux d’épargne des clients d’Uber étant élevé, la plateforme n’annule
qu’une faible part des dépenses supplémentaires qu’elle induit. Cela explique que les effets induits
d’Uber soient relativement plus faibles que ses effets directs et indirects.

40
« UBER FRANCE SAS (PARIS 3) Chiffre d’affaires, résultat, bilans sur [Link] - 539454942 »,
consulté le 8 novembre 2021, [Link]

21
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Figure 6. Création et annulation de consommation par Uber via des effets induits

Montant Nombre d’emplois


Pouvoir d’achat généré par Uber et emplois
-565 M€
créés correspondants
Pour les chauffeurs + 115 M€
Pour les clients -680 M€
Consommation induite par Uber 74 M€ 480 créés
Pour les chauffeurs 74 M€ 480 créés
Consommation détruite par Uber 410 M€ 2 000 détruits
Pour les clients 410 M€ 2 000 détruits
TOTAL consommation induite et emplois
-340 M€ -1 520
correspondants
Sources : calculs ASTERES sur données ESANE41et Commissariat général au développement durable

41
« Fiche secteur 4932Z - Transports de voyageurs par taxis − Fiches sectorielles - 2017 | Insee »; « Fiche
secteur 4931Z - Transports urbains et suburbains de voyageurs − Fiches sectorielles - 2017 | Insee ».

22
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
2. Uber eats – activité
livraison : une création
de valeur nette, via la
hausse des livraisons et
des ventes

23
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
En 2019, les données publiques permettent d’estimer qu’Uber Eats a effectué 40 millions de livraisons
qui n’auraient pas eu lieu si l’application n’avait pas existé. En cela, elle élargit et améliore le marché
en proposant à un plus grand nombre de clients davantage d’opportunités de livraisons (effet direct).
L’application substitue des repas qui, en son absence, auraient été préparés à domicile à partir
d’ingrédients achetés dans des commerces alimentaires, ou consommés au restaurant. Uber Eats capte
donc du chiffre d’affaires aux grandes et moyennes surfaces et détruit des emplois dans ce secteur (effet
indirect). L’application a un impact sur le pouvoir d’achat des livreurs, à qui elle permet de consommer
plus, et sur celui de ses clients, puisqu’elle transforme une partie de leur épargne en livraisons de repas
(effet induit).

Définition des effets directs, indirects et induits d’UberEats

Effets directs : les effets directs couvrent l’impact d’Uber Eats sur le marché des livraisons. Une
partie des livraisons effectuées par Uber Eats se substitue à celles qui existaient avant son arrivée
en France, tandis que d’autres n’auraient pas eu lieu sans l’existence de la plateforme. Les effets
directs excluent le bilan socio-économique et environnement des repas eux-mêmes, le cœur de
métier de la plateforme se limitant à la livraison de repas et non à leur préparation.

Effets indirects : les effets indirects comprennent l’impact des effets directs sur d’autres secteurs.
Le nombre de repas consommés en France n’augmentant pas sous l’effet d’Uber Eats, tous les repas
achetés sur la plateforme aurait été consommés ailleurs si la plateforme n’avait pas existé. Ils
auraient eu lieu au restaurant ou auraient été préparés à domicile à partir d’ingrédients achetés en
grande ou moyenne surface.

Effets induits : les effets induits d’Uber Eats englobent l’impact du pouvoir d’achat libéré ou capté
par Uber Eats. Les usagers ayant commandé sur Uber Eats dépenseront potentiellement moins
d’ailleurs, tandis que les livreurs et les restaurateurs tirant un revenu de la plateforme pourront
dépenser davantage qu’avant. Les effets induits se répercutent sur l’ensemble des secteurs
concernés par la consommation des clients, des livreurs et des restaurateurs.

24
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
2.1 Uber eats élargit
considérablement le marché de
la livraison de repas : 450 M€ de
chiffre d’affaires supplémentaires
et 14 400 emplois soutenus
Uber Eats a eu un impact positif fort sur le marché de la livraison : l’immense majorité des livraisons
effectuées par l’application sont créées, et non substituées à d’autres acteurs historiques. Cet
élargissement organique a permis à Uber Eats de créer 40 millions de livraisons en 2019.

2.1.1 Flux de livraisons : un élargissement du marché qui


a permis de créer 86% des livraisons réalisées chaque
année par la plateforme

Impact direct : Uber Eats élargit le marché de la


livraison de repas
En 2019, Uber Eats a effectué 47 millions de livraisons de repas. Avant l’essor des plateformes de
livraison instantanée de repas à partir de 2015, 13 millions de livraisons de repas avaient lieu chaque
année en France (voir annexe, [Link]). En quelques années, les plateformes de livraison de repas ont
permis de multiplier par six le nombre de livraisons effectuées chaque année en France.

Uber permet de mettre en relation restaurateurs, commerçants et clients de plusieurs manières :


en livrant des repas aux clients, en livrant leurs courses du quotidien et en servant
d’intermédiaire entre les restaurants et leurs clients via la vente à emporter. L’activité principale,
et la plus connue d’Uber Eats étant la livraison de repas, cette étude s’attachera à analyser l’impact de
ce segment.

Effet de substitution : seules 14% des livraisons


effectuées par Uber Eats sont substituées aux acteurs
préexistants
Une livraison sur 7 effectuées sur l’application est substituée par Uber Eats à un acteur
préexistant. Avant l’arrivée des plateformes de livraisons instantanée de repas en France, la livraison
concernait essentiellement les producteurs de pizza, sushis et les traiteurs42. En postulant que

42
« Panorama de la consommation alimentaire hors domicile. Phase 1.A : Marché français de la consommation
hors domicile » (Gira pour France AgriMer, février 2020), 33,
[Link]
8_FAM-[Link].

25
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
l’intégralité des livraisons préexistantes à l’arrivée des plateformes ont été substituées par ces dernières,
le nombre de livraisons substituées par Uber Eats atteint 7 millions par an (voir annexe, [Link]). Cela
représente 14% du total des livraisons effectuées par la plateforme chaque année. Par ailleurs, depuis
l’arrivée d’Uber Eats, certains acteurs historiques de la livraison ont fait leur entrée sur l’application.

Effet direct net d’Uber Eats : une création nette de 40


millions de livraisons de repas par an
L’impact net d’Uber Eats sur la création de livraisons est largement positif : l’application crée
40 millions de livraisons de repas nettes par an. L’immense majorité des 47 millions de livraisons
effectuées chaque année (chiffres 2019) sont créées (figure 7).

Figure 7. Création et substitution de livraisons par Uber Eats en 2019

Type de livraisons Nombre


Livraisons créées par Uber Eats 40 millions
Livraisons substituées par Uber Eats 7 millions
TOTAL livraisons effectuées par Uber Eats par an 47 millions
Sources : calculs ASTERES sur données publiques Uber France43

2.1.2 Impact socio-économique direct d’Uber Eats : une


création nette de chiffre d’affaires et d’emplois

Impact socio-économique direct : Uber Eats permet à


35 000 personnes d’effectuer des livraisons et génère
525 M€ de chiffre d’affaires pour les livreurs et elle-
même
En 2019, Uber Eats et les 35 000 livreurs indépendants actifs en France44 ont dégagé 525 M€ de
chiffre d’affaires45. Cette somme correspond aux commissions prélevées sur le montant total d’un
panier et de frais de service, puis reversées à Uber Eats et aux livreurs. Le chiffre d’affaires des livreurs,
dont 29%, étaient sans emploi avant d’utiliser l’application46, s’élève à 315 M€ via l’application chaque
année47. Quant à l’application elle-même, qui tire ses revenus des frais de service facturés aux clients
et des commissions prélevées sur le montant du repas, elle génère 210 M€ de CA par an en moyenne48
(voir annexe, figure A10).

43
« UberEats et l’insertion professionnelle » (Uber, novembre 2020).
44
« UberEats et l’insertion professionnelle ».
45
Calculs Asterès sur données publiques, voir annexe [Link]
46
« UberEats et l’insertion professionnelle », 6.
47
Calculs Asterès sur données 6-t.
48
Calculs Asterès sur données 6-t et données publiques, voir annexe [Link].

26
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Effet de substitution : une captation de 76 M€ de
commissions aux acteurs historiques du marché
Chaque année, Uber Eats capte 76 M€ en commissions aux acteurs historiques du secteur.
L’équivalent de 14% des commissions perçues par Uber Eats est substitué aux services de livraisons
historiques (voir [Link]). Nous postulons que le prix des livraisons sur Uber est sensiblement le même
que pour les acteurs historiques de la livraison. Sur les 76 M€ de commissions substituées, 30 M€
reviennent à Uber Eats directement et 45 M€ sont reversés aux livreurs. La substitution par Uber Eats
de ces commissions détruit 620 emplois chaque année (voir les détails en annexe, figure A11).

Effet socio-économique net d’Uber Eats : l’application


permet à 14 400 livreurs en équivalent temps plein de
travailler et élargit le marché de la livraison à
hauteur de 450 M€ annuels
L’impact socio-économique direct d’Uber Eats est positif : Uber Eats crée plus de chiffre
d’affaires sur le marché de la livraison qu’elle n’en détruit et permet à 14 400 personnes en
équivalent temps plein de travailler.

- Uber Eats a un impact social nettement positif : elle permet à 35 000 personnes de travailler,
soit 15 000 en équivalent temps plein (voir annexe, [Link]). Il convient de retrancher à ces
emplois ceux détruits par l’application dans le secteur de la restauration, soit 620 (figure 8).

- L’impact d’Uber Eats sur le secteur de la livraison de repas est nettement positif : l’application
crée davantage de chiffre d’affaires de livraison qu’elle n’en détruit. Les livraisons effectuées
par Uber Eats génèrent 450 M€ de commissions nettes.

Figure 8. Création nette annuelle de commissions et de frais de livraisons par Uber Eats sur une année

Distribution des commissions


perçues par Uber Eats et Emplois créés ou détruits
Montant
substituées aux acteurs par an
historiques du secteur
Commission créée par Uber Eats +525 M€ + 15 000
Commission substituée par Uber
-76 M€ -620
Eats
TOTAL commissions créées par
+450 M€ +14 400
Uber Eats
Sources : calculs ASTERES sur données publiques Uber France49

49
« UberEats et l’insertion professionnelle ».

27
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
2.2 Uber Eats a un impact positif sur
l’activité des restaurants et
négatif, mais moindre, sur les
grandes et moyennes surfaces :
62 M€ de chiffre d’affaires
générés et 1 600 emplois créés
Uber Eats a un effet indirect positif : l’application crée plus de chiffre d’affaires et d’emplois qu’elle
n’en détruit. Elle substitue une partie des repas qu’elle livre aux grandes et moyennes surfaces et
l’autre, aux restaurants. Seulement, en permettant aux restaurants de vendre davantage de repas qu’ils
ne l’auraient fait en son absence, l’application leur fait générer un chiffre d’affaires supplémentaire.
En substituant des repas à des achats en commerces alimentaires, Uber Eats prive le secteur de chiffre
d’affaires et donc de créations d’emplois potentielles.

2.2.1 Flux de repas : un chiffre d’affaires supplémentaire


pour les restaurateurs et les livreurs, du chiffre
d’affaires en moins pour les commerces alimentaires

Élargissement du marché de la livraison de repas : Uber


Eats génère des dépenses pour les livreurs et des
revenus pour les restaurateurs partenaires
En 2019, les clients d’Uber Eats ont commandé 76 millions de repas, pour 47 millions de
livraisons50. Les commandes effectuées sur l’application se traduisent, pour les restaurateurs comme
pour les livreurs, en dépenses supplémentaires.

- Uber Eats stimule les dépenses au restaurant des clients. Les restaurateurs voient donc leur
volume de ventes et leur chiffre d’affaires augmenter.

- Uber Eats stimule les dépenses courantes des livreurs indépendants utilisant son application.
Le secteur de la réparation de biens domestiques est dynamisé sous l’effet des dépenses des
livreurs.

50
Le nombre moyen de repas par panier est estimé à 1,6 (voir annexe, [Link]),

28
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Effet de substitution indirect : Uber Eats élargit le
marché de la restauration et se substitue en partie
aux grandes et moyennes surfaces alimentaires
En l’absence d’Uber Eats, les repas actuellement livrés auraient été consommés au restaurant ou
à domicile et les restaurants proposant des repas à la livraison auraient supporté des coûts de
fonctionnement.

- Si Uber Eats n’existait pas, 30% des dépenses actuellement effectuées sur l’application auraient
été déboursées au restaurant. L’immense majorité, soit 70% des dépenses effectuées sur Uber
Eats chaque année, auraient été employées ailleurs : soit sous forme d’ingrédients achetés en
grande ou moyenne surface, soit épargnées, soit dépensées dans d’autres secteurs. Selon une
étude menée par J. Collison en 202051, 40% des dépenses qu’effectuent les Américains en
services de livraison de repas constituent un élargissement du marché. Cela signifie que sur
$100 dépensés en repas livrés, $60 auraient été dépensés au restaurant si les plateformes de
livraison n’existaient pas. Ce résultat provient de l’analyse de dépenses effectuées en cartes de
crédit dans des restaurants et en ligne aux Etats-Unis, entre 2014 et 2017. Afin de pouvoir
utiliser ces résultats dans le contexte français, ils ont été ajustés au regard des habitudes de
consommation des Français, qui mangent moins de repas fabriqués hors du foyer que les
Américains, et pour qui la restauration rapide représente une part d’estomac moindre (voir
annexe, [Link]).

- Si Uber Eats n’existait pas, les restaurants proposant la livraison auraient effectué des dépenses
de fonctionnement de toute manière. L’absence d’Uber Eats ne conduirait pas à une annulation
de la totalité des dépenses des restaurateurs, qui continueraient leur activité en salle et à
emporter.

Figure 9. Lieu de consommation des repas et montant dépensé si les plateformes de livraison
n’existaient pas, pour 100€ de consommation actuelle sur ces dernières

Lieu de consommation des repas commandés Pour 100€ dépensés en repas livrés, montant
sur Uber Eats si l’application n’avait pas qui aurait été dépensé en l’absence des
existé plateformes
Consommation directe au restaurant 30 €
Sources : Collison , ADEME , ministère de l’Économie54, et calculs ASTERES
52 53

51
Jack Collison, « The Impact of Online Food Delivery Services on Restaurant Sales », printemps 2020,
[Link]
52
Collison.
53
« Brochure Ademe - Graphique - Évolution du taux moyen d’émissions de CO2 en France ».
54
Jean-Jacques Becker, Lionel Arcier, et Jean Cueugniet, « Rapport de la mission sur le déploiement des 2/3
roues motorisés propres » (Conseil général de l’économie et Conseil général de l’environnement et du
développement durable, mars 2018), 14,
[Link]

29
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Effet indirect net : Uber Eats augmente le nombre de
repas vendus par les restaurants, mais pas le nombre
total de repas consommés
Uber Eats démocratise l’accès aux repas préparés au restaurant. L’application ne fait pas
augmenter le nombre de repas consommés en France chaque année, mais augmente la part de ceux
vendus par les restaurants. Si l’application n’existait pas, les Français consommeraient tout autant de
repas. Seulement, ils consommeraient davantage de repas préparés à domicile et moins de repas
provenant de restaurants. Uber Eats augmente donc le marché de la restauration, mais pas le nombre de
repas consommés.

2.2.2 Impact socio-économique indirect d’Uber Eats : unE


STIMULATION DE L’activité des restaurants

Élargissement du marché de la livraison de repas :


700 M€ de chiffre d’affaires pour les restaurateurs,
37 M€ de frais de fonctionnement pour les livreurs
Uber Eats permet aux restaurateurs partenaires de générer 700 M€ de CA annuel, et stimule les
frais de fonctionnement des livreurs à hauteur de 37 M€ par an.

- Chaque année, les clients d’Uber Eats dépensent 700 M€ en repas sur l’application. Cette
somme est reversée sous forme de chiffre d’affaires aux restaurateurs partenaires. Le secteur
peut donc créer 5 750 emplois grâce à Uber Eats chaque année (voir annexe, figure A12).

- En 2019, les livreurs indépendants utilisant l’application Uber Eats ont généré 313 M€ de CA,
dont 12%, soit 37 M€, sont directement réinjectés dans l’économie française sous forme de
frais de fonctionnement (voir annexe, figure A13). Les frais de fonctionnement des livreurs,
une fois reversés dans le reste de l’économie, contribuent à la création de 215 emplois par an.

Effet de substitution : si Uber Eats n’existait pas, les


clients dépenseraient 415 M€ au restaurant et les
livreurs généreraient 45 M€ de chiffre d’affaires
En l’absence de l’application, les clients dépenseraient 415 M€ au restaurant et les livreurs
toucheraient 45 M€ sous forme de chiffre d’affaires.

- Si Uber Eats n’existait pas, les clients actuels de l’application dépenseraient 415 M€ au
restaurant. Près d’un tiers, soit 30% des dépenses actuellement réalisées sur l’application,
auraient été réalisées au restaurant (voir annexe, figure A14). Cela aurait conduit à la création
de 3 420 emplois. Des 810 M€ restants, les clients en dépenseraient 255 M€ sous forme
d’ingrédients achetés en commerce alimentaire. Cela se traduirait par une création de 915
emplois (voir annexe, figure A15).

- Si Uber Eats n’existait pas, les livreurs indépendants ayant recours à l’application auraient
généré 45 M€ de chiffre d’affaires, dont 5 M€ auraient été directement réinjectés dans

30
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
l’économie sous forme de frais de fonctionnement, notamment l’entretien de véhicules, ce qui
aurait généré 30 emplois.

Effet indirect net d’Uber Eats : un effet économique et


social positif
Uber Eats a un impact socio-économique indirect positif. L’application crée plus d’emplois qu’elle
n’en détruit dans la restauration et les secteurs dynamisés par les frais de fonctionnement des livreurs.
Au total, Uber Eats crée indirectement 62 M€ de chiffre d’affaires et 1 600 emplois par an à travers
l’économie.

- L’impact socio-économique indirect d’Uber Eats est positif sur le secteur de la restauration et
négatif sur le secteur de la distribution alimentaire. Plus précisément, en l’absence de
l’application, les clients dépenseraient 285 M€ de moins dans le secteur de la restauration et
255 M€ de plus dans les grandes et moyennes surfaces.

- L’impact économique indirect d’Uber Eats est positif sur les secteurs dynamisés par les frais
de fonctionnement des livreurs. Si l’application n’existait pas, ces secteurs génèreraient 32 M€
de CA en moins, ce qui se traduirait par une destruction de 185 emplois.

Figure 10. Création et substitution de chiffre d’affaires par Uber Eats via des effets indirects

Montant Nombre d’emplois


Chiffre d’affaires annuel et emplois
737 M€ 5 970
indirectement créés par Uber actuellement
CA des restaurateurs 700 M€ 5 750
Dépenses de fonctionnement des livreurs 37 M€ 215
Chiffre d’affaires annuel et emplois créés si
675 M€ 4 370
Uber Eats n’existait pas
CA des restaurateurs 415 M€ 3 420
Dépenses de fonctionnement des livreurs 5 M€ 30
CA des grandes et moyennes surfaces
255 M€ 915
alimentaires
TOTAL chiffre d’affaires et emplois créés +62 M€ + 1 600 emplois
55
Sources : calculs ASTERES sur données ESANE et Commissariat général au développement
durable56

55
« Fiche secteur 4932Z - Transports de voyageurs par taxis − Fiches sectorielles - 2017 | Insee »; « Fiche
secteur 4931Z - Transports urbains et suburbains de voyageurs − Fiches sectorielles - 2017 | Insee ».
56
« Les taxis et VTC en 2017-2019. », 11.

31
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
2.3 Uber Eats détourne une partie
de la consommation des clients :
180 M€ de dépenses captées et 1 200
emplois détruits
Uber Eats crée de la consommation induite. Les revenus que l’application verse aux livreurs génèrent
de la consommation. A l’inverse, l’application capte aussi une partie du pouvoir d’achat de ses clients.
L’effet de création de consommation est plus faible, menant à un impact induit négatif.

2.3.1 Flux de pouvoir d’achat : un revenu supplémentaire


pour les livreurs, une substitution de postes de
consommation alternatifs pour les clients

Effet sur le pouvoir d’achat : Uber Eats libère du


pouvoir d’achat pour les livreurs mais capte une
partie de celui de ses clients
Uber Eats verse aux livreurs utilisant son application un revenu supérieur à ce qu’ils auraient
touché s’ils avaient été au chômage. L’application permet aux livreurs de gagner 52% de plus que
s’ils avaient été en recherche d’emploi et crée donc du pouvoir d’achat (voir annexe, [Link])

Uber Eats capte une partie du pouvoir d’achat de sa clientèle, en lui faisant dépenser plus que si
l’application n’existait pas. Au montant des repas commandés sur l’application viennent s’ajouter des
frais de services et de livraison. Ces dépenses supplémentaires ne sont pas compensées par les
économies que réalisent les clients en commandant des repas moins chers qu’au restaurant.

Effet sur la consommation : les dépenses que crée Uber


Eats chez ses clients se substituent en majorité à
d’autres postes de consommation
La baisse de pouvoir d’achat qu’implique Uber Eats pour ses clients se traduit pour partie en
une baisse de la consommation. La clientèle d’Uber Eats étant par principalement urbaine et par
extension, en moyenne plus aisée que la population française dans son ensemble, elle aurait pu épargner
la moitié de ce qu’elle dépense en repas livrés (voir annexe, [Link]). L’application a donc un effet
d’éviction sur certaines dépenses de consommation.

32
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
2.3.2 Impact socio-économique induit d’Uber Eats : un effet
positif sur la consommation induite

Effet sur le pouvoir d’achat : 144 M€ de revenus


supplémentaires pour les Livreurs, 560 M€ de pouvoir
d’achat en moins pour les clients
Chaque année, Uber Eats génère 144 M€ de revenus supplémentaires pour les livreurs utilisant
son application. Si l’application n’avait pas existé, les livreurs utilisant Uber Eats auraient touché
132 M€ d’indemnités chômage, contre 276 M€ de revenus actuellement sur l’application (voir annexe,
figure A17).

Chaque année, les clients d’Uber Eats dépensent 560 M€ de plus qu’ils ne l’auraient fait si
l’application n’existait pas. Uber Eats, les restaurants et les livreurs captent donc davantage de pouvoir
d’achat auprès de ses clients qu’ils n’en libèrent en réduisant les achats en grande et moyenne surface.

Effet sur la consommation : Uber Eats génère 92 M€ de


consommation induite chez les livreurs et annule
275 M€ de consommation chez les clients
Le pouvoir d’achat généré par Uber Eats pour les livreurs utilisant son application leur permet
de consommer 92 M€ par an. Cette consommation permet de créer 600 emplois par an dans
l’économie française (voir annexe, figure A18).

Uber Eats annule 275 M€ de consommation annuelle chez ses clients. Sur chaque euro dépensé en
plus sur l’application par rapport à si elle n’avait pas existé, 50 centimes auraient été épargnés si Uber
Eats n’avait pas existé. Sur les 560 M€ de dépenses supplémentaires que provoque l’application chaque
année pour ses clients, 275 M€, auraient été consommés dans d’autres secteurs si Uber Eats n’avait pas
existé. Cela aurait conduit à une création de 1 800 emplois (voir annexe, figure A19).

Effet induit net d’Uber Eats : un impact négatif sur la


consommation induite et l’emploi
L’impact induit d’Uber Eats est positif : l’application génère davantage de consommation qu’elle
n’en détruit. Chaque année, l’application génère 370 M€ de consommation, principalement chez ses
clients. Cette dépense supplémentaire représente 410 emplois créés. Simultanément, Uber Eats évite
275 M€ de dépenses chez ses clients. Ces dépenses théoriques auraient permis la création de 1 800
emplois à travers l’économie. Au total, l’application crée 95 M€ de consommation supplémentaire et
détruit 1 090 emplois par an de façon induite (figure 11).

33
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
Figure 11. Création et substitution de chiffre d’affaires par Uber Eats via des effets induits

Montant Nombre d’emplois


Pouvoir d’achat généré par Uber Eats et
-416 M€
emplois créés correspondants
Pour les livreurs + 144 M€
Pour les clients - 560 M€
Consommation induite par Uber Eats +92 M€ 600 créés
Pour les livreurs +92 M€ 600 créés
Consommation détruite par Uber Eats -275 M€ 1 800 détruits
Pour les clients -275 M€ 1 800 détruits
TOTAL consommation induite et emplois
-180 M€ 1 200 détruits
correspondants
Sources : calculs ASTERES sur données ESANE57et INSEE58

3. prospective

57
« Fiche secteur 4932Z - Transports de voyageurs par taxis − Fiches sectorielles - 2017 | Insee »; « Fiche
secteur 4931Z - Transports urbains et suburbains de voyageurs − Fiches sectorielles - 2017 | Insee ».
58
Mikael Beatriz, Thomas Laboureau, et Sylvain Billot, « Quel lien entre pouvoir d’achat et consommation des
ménages en France aujourd’hui ? Une analyse par catégorie des ménages et par fonction de consommation »,
Note de conjoncture (Insee, juin 2019),
[Link]

34
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
3. Conclusion prospective :
Uber, l’écologie, les
territoires et la société

35
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
A l’avenir, Uber et Uber Eats ont un rôle collectif à jouer sur le plan économique mais aussi
écologique, territorial et sociétal. En conduisant une analyse complète des effets économiques d’Uber
et Uber Eats, la présente étude a révélé que l’entreprise était créatrice nette de valeur : en 2019, les deux
activités ont généré 1,2 Md€ de chiffre d’affaires net et 38 960 postes équivalents temps plein dans
l’économie française. Les deux branches d’activité de la plateforme ont logiquement un rôle
économique à jouer en maximisant leur contribution à la richesse collective. Seulement, leur impact ne
se cantonne pas au champ économique. En proposant une offre à succès, Uber comme Uber Eats se
font prescripteurs de comportements et sont capables d’agir plus largement sur la société française. A
travers ses choix stratégiques, économiques et sociaux, l’entreprise porte une responsabilité collective.
A l’heure des dix ans de la présence d’Uber en France, le cabinet Asterès considère que les prochains
défis de l’entreprise ne seront pas tant économiques que sociétaux.

- Le verdissement accéléré des véhicules VTC et des véhicules utilisées par les livreurs
inscrits sur Uber Eats doit faire de l’entreprise un fer de lance de la transition écologique.
Un bilan complet de l’empreinte carbone nette d’Uber pourrait être dressé, dans l’esprit du
bilan économique permis par cette étude. A priori, plusieurs effets concomitants sont à l’œuvre.
D’une part, une baisse des émissions de gaz à effet de serre via la réduction du nombre de
kilomètres parcourus en véhicules personnels, la dissuasion d’acheter un véhicule
supplémentaire et la réduction des embouteillages en ville59. D’autre part, une hausse des
émissions lorsqu’un trajet VTC ou une livraison se substitue au transport en commun, au vélo
ou à la marche à pied. A ce jour, les VTC en circulation sur l’application, qui sont des véhicules
plus récents que le parc automobile français dans son ensemble, émettent moins de gaz à effet
de serre par kilomètre parcouru. Alors que les transports constituent le premier secteur émetteur
de gaz à effet de serre (30% des émissions60) et que la France s’est dotée d’un objectif de
neutralité carbone61, Uber doit encore verdir les véhicules enregistrés sur sa plateforme pour
devenir un allié des politiques publiques de lutte contre le réchauffement climatique par
l’innovation.

- Le déploiement dans les territoires doit accélérer le désenclavement, favoriser le


télétravail et soutenir les restaurants, notamment les indépendants. Les VTC ont largement
participé de la meilleure connectivité de certains territoires urbains puisque, chaque jour, 44%
des trajets Uber arrivaient ou partaient de la banlieue parisienne (données 201662). L’entreprise
permet chaque année 6 millions de trajets impossibles sur d’autres modes de transport et, en
desservant gares et aéroports, contribue à l’intermodalité sans usage de voitures particulières.
Uber Eats, pour sa part, élargit la zone de chalandise des restaurants et augmente leurs ventes :
l’application leur a par exemple permis de conserver une partie de leur activité durant la crise
sanitaire de 2020. Les partenariats annoncés depuis 2020 sur la livraison de courses pourraient
réduire en volume l’effet de substitution indirect que nous avons relevé entre livraison de repas
et achats en grandes et moyennes surfaces alimentaires. De plus, en continuant à se déployer
dans les petites et moyennes agglomérations et en s’étant lancée récemment dans la livraison
de produits non-alimentaires, l’entreprise doit améliorer les transports et livraisons, proposant

59
Fageda, « Measuring the Impact of Ride‐hailing Firms on Urban Congestion ».
60
« La loi d’orientation des mobilités », Ministère de la Transition écologique, consulté le 28 septembre 2021,
[Link]
61
« Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) », Ministère de la Transition écologique, consulté le 28 septembre
2021, [Link]
62
Charles-Antoine Schwerer et Nicolas Bouzou, « Uber : une innovation au service de la croissance » (Asterès,
2016), 4, [Link]
[Link].

36
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
des services plus comparables à ceux dans les grandes métropoles. Entre des services de qualité
et la possibilité de télétravailler, de nouveaux territoires pourront alors accueillir certains actifs
actuellement concentrés dans les métropoles. En offrant plus largement un accès plus simple
aux gares, aéroports et restaurants, Uber et Uber Eats peuvent ainsi participer à un big bang
territorial en cours depuis la pandémie de Covid-19.

- La mise en avant de certains produits et services doit favoriser une consommation


responsable. Les plateformes numériques améliorent l’appariement entre offre et demande, et
le développement de labels, de programmes de fidélité et de réductions pourrait constituer un
outil à vocation sociétale. Concernant Uber Eats, la mise en avant de produits bio, bons pour la
santé, sourcés localement, faits maison ou encore cuisinés par des restaurateurs indépendants
doit pouvoir bénéficier de l’aura de l’application. L’intérêt collectif du numérique réside
notamment dans la capacité pour des TPE ou des innovations d’accéder à moindre coût à de
nouveaux consommateurs. Pour les VTC et les livreurs, la plateforme pourrait mettre plus
spécifiquement en avant ou inciter à avoir recours aux véhicules les plus écologiques. A travers
leurs choix de design, Uber et Uber Eats sont en capacité de soutenir certains modes de
consommation plutôt que d’autres et l’entreprise pourrait se saisir de cette responsabilité.

37
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
bibliographie de L’étude

Beatriz, Mikael, Thomas Laboureau, et Sylvain Billot. « Quel lien entre pouvoir d’achat et
consommation des ménages en France aujourd’hui ? Une analyse par catégorie des ménages et par
fonction de consommation ». Note de conjoncture. Insee, juin 2019.
[Link]

Becker, Jean-Jacques, Lionel Arcier, et Jean Cueugniet. « Rapport de la mission sur le déploiement
des 2/3 roues motorisés propres ». Conseil général de l’économie et Conseil général de
l’environnement et du développement durable, mars 2018.
[Link]

ADEME. « Brochure Ademe - Graphique - Évolution du taux moyen d’émissions de CO2 en


France ». Consulté le 9 juillet 2021. [Link]

Agir pour la transition écologique | ADEME. « Calculer les émissions de carbone de vos trajets ».
Consulté le 28 juillet 2021.
[Link]
trajets.

Collison, Jack. « The Impact of Online Food Delivery Services on Restaurant Sales », printemps
2020. [Link]

Données et études statistiques pour le changement climatique, l’énergie, l’environnement, le


logement et les transports. « Comment les Français se déplacent-ils en 2019 ? Résultats de l’enquête
mobilité des personnes ». Consulté le 9 novembre 2021. [Link]
[Link]/comment-les-francais-se-deplacent-ils-en-2019-resultats-de-lenquete-mobilite-des-
personnes.

« Emploi salarié et non salarié par activité | Insee ». Consulté le 22 juin 2021.
[Link]

« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) ». 6t-bureau de
recherche pour l’ADEME, juin 2016. [Link]
d-une-etude-sur-les-differentes-formes-de-services-de-vehicules-de-transport-avec-chauffeur-du-
[Link].

« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 ». Uber, janvier 2019.
[Link]
+e%CC%81tude+sur+les+revenus+des+chauffeurs+en+[Link].

Fageda, Xavier. « Measuring the Impact of Ride‐hailing Firms on Urban Congestion: The Case of
Uber in Europe ». Papers in Regional Science, 6 mai 2021, pirs.12607.
[Link]

38
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
« Fiche secteur 4931Z - Transports urbains et suburbains de voyageurs − Fiches sectorielles - 2017 |
Insee ». Consulté le 3 août 2021. [Link]

« Fiche secteur 4932Z - Transports de voyageurs par taxis − Fiches sectorielles - 2017 | Insee ».
Consulté le 5 juillet 2021. [Link]

Ministère de la Transition écologique. « La loi d’orientation des mobilités ». Consulté le 28


septembre 2021. [Link]

« La révolution des transports en Ile-de-France. Les mobilités au servicedes Franciliens ». Région Ile-
de-France et Ile-de-France Mobilités, septembre 2017. [Link]
[Link]/mairies/public/assets/2017%2F8%2FLa%20r%C3%A9volution%20des%20transports%2
0en%20Ile-de-France-%20Dossier%20complet%20septembre%[Link].

Landier, Augustin, David Thesmar, et Daniel Szomoru. « Travailler sur une plateforme Internet: une
analyse des chauffeurs utilisant Uber en France », mars 2016. [Link]

« Le coût des déplacements pour les voyageurs ». Bulletin de la Fédération Nationale des
Associations d’Usagers des Transports, no 281 (avril 2020): 1‑12.

« Les taxis et VTC en 2017-2019. » Rapport de l’Observatoire national des transports publics
particuliers de personnes. Commissariat général au développement durable, janvier 2020.
[Link]
[Link].

« Panorama de la consommation alimentaire hors domicile. Phase 1.A : Marché français de la


consommation hors domicile ». Gira pour France AgriMer, février 2020.
[Link]
D%202018_FAM-[Link].

« Plus d’épargne chez les plus aisés, plus de dépenses contraintes chez les plus modestes - Insee
Première - 1815 ». Consulté le 10 août 2021. [Link]

Schwerer, Charles-Antoine, et Nicolas Bouzou. « Uber : une innovation au service de la croissance ».


Asterès, 2016. [Link]
[Link].

Ministère de la Transition écologique. « Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) ». Consulté le 28


septembre 2021. [Link]

« UBER FRANCE SAS (PARIS 3) Chiffre d’affaires, résultat, bilans sur [Link] -
539454942 ». Consulté le 8 novembre 2021. [Link]
[Link].

« UberEats et l’insertion professionnelle ». Uber, novembre 2020.

Île-de-France Mobilités. « Usages et usagers des titres de transport ». Consulté le 4 août 2021.
[Link]

« Usages, usagers et impacts des services de transport avec chauffeur. Enquête auprès des usagers de
l’application Uber ». 6t bureau de recherche pour Uber, septembre 2015.
[Link]
port_chauffeur_uber_8pages_fr.pdf?lm=1496051678.

39
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
CHARTE étHIQUE

Asterès est régulièrement sollicité par des entreprises et des fédérations professionnelles pour intervenir
en amont de leurs activités de lobbying, particulièrement lors des débats d’orientation budgétaire.
Asterès peut donc être amené à réaliser des travaux financés par des donneurs d’ordres et démontrant
l’impact économiquement nocif d’une mesure qui pourrait leur être appliquée.

Dans ce cas, notre démarche répond à une charte éthique stricte. Notre client s’engage à accepter que
les travaux menés par Asterès répondent aux principes intangibles suivants :

- Asterès ne peut s’engager sur les résultats d’une étude avant de l’avoir réalisée. Nous ne
délivrons nos conclusions qu’au terme de nos analyses.
- Nos travaux suivent une méthodologie standard (top down), qui s’appuie sur l’utilisation de
données statistiques publiques, ou conçues par nous-mêmes.
- Si un client souhaite modifier des conclusions de travaux réalisés par Asterès sans une totale
approbation de nos consultants, il devient le seul signataire de l’étude, et n’a plus le droit
d’utiliser la marque Asterès.
- Les consultants d’Asterès ne défendent dans le débat public que des travaux qu’ils ont réalisés
eux-mêmes. En aucun cas ils n’acceptent de se faire le relais de travaux réalisés par d’autres.

Contestations & litiges

Par le présent contrat, la société ASTERES sarl s’engage à mettre en œuvre les moyens pour réaliser les
travaux décrits dans le présent document contractuel. En cas de litige, les parties s’engagent à rechercher
un accord amiable préalablement à toute instance judiciaire. En l’absence de conciliation dans un délai
d’un mois après stipulation du litige par lettre recommandée avec accusé de réception, le litige sera soumis
au Tribunal de Commerce de Paris à la requête de la partie la plus diligente.
Il est entendu entre les parties qu’Asterès intervient en tant que prestataire externe. Asterès ne saurait être
tenue en aucun cas pour responsable des interprétations qui pourraient être données de ses travaux ou de
leurs conséquences. Asterès est en outre tributaire de la qualité des statistiques utilisées, dont elle n’est
pas responsable.

40
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
ASTERES ETUDES & CONSEIL

81 rue Réaumur,

75002 PARIS 01 44 76 89 16

contact@[Link]

41
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022
SOMMAIRE

1. Titre 1

1.1 Titre
Annexe 2
1.2
méthodologique Titre 2

2. Titre 1

2.1 Titre 2
2.2 Titre 2

3. Titre 1

3.1 Titre 2
3.2 Titre 2

4. annexe
Les données utilisées dans cette étude sont issues de bases publiques, de rapports institutionnels, et,
dans une moindre mesure, d’articles scientifiques ou de presse vérifiés.

Uber élargit le secteur des


transports de voyageurs : une
création de 870 M€ de chiffre
d’affaires et le soutien de 25 000
emplois

1.1.1 Flux de passagers : uber rend possible 6 millions de


trajets supplémentaires par an

[Link] Impact direct : Uber permet à ses passagers de réaliser 64


millions de trajets par an
➢ Calcul du nombre de courses effectuées sur Uber en 2019 :

Le nombre de courses effectuées sur Uber est calculé en fonction du CA généré par la plateforme en
2019 et calculé par Asterès (voir annexe, [Link].) et le tarif moyen d’une course en VTC tel que
rapporté par l’ADEME1, s’élevant à 20€. Le nombre de courses effectuées en 2019 sur la plateforme
Uber France s’élève donc à 64 millions, soit 1,3 Md€/20€.

[Link] Effet de substitution directe : chaque année, uber


substitue 58 millions de trajets à d’autres modes de
transport
Dans le cadre d’une enquête quantitative pour l’ADEME menée entre décembre 2015 et mars 2016, 6-
t bureau de recherche a interrogé 6 591 utilisateurs de VTC sur leurs habitudes de déplacement. En
l’absence de données de référence, il n’est pas possible de savoir si cet échantillon, composé de clients
ayant déjà utilisé Uber (88%), Allocab (15%), Chauffeur-Privé (devenu FreeNow, 13%), LeCab (8%),
Heetch (6%) et Snapcar (4%), est représentatif de la population totale des passagers de VTC en France2.
Toutefois, le nombre de personnes interrogées est suffisamment important pour que la marge d’erreur

1
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) » (6t-bureau de recherche
pour l’ADEME, juin 2016), 62, [Link]
les-differentes-formes-de-services-de-vehicules-de-transport-avec-chauffeur-du-point-de-vue-de-l-organisation-
[Link].
2
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) ».

2
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
soit faible et les résultats interprétables en l’état. Nous postulons tout au long de cette étude que la
population des passagers d’Uber est identique à la clientèle des VTC telle que décrite par ce sondage.

Figure A1. Part des déplacements en Uber représentant la plus forte substituabilité avec d’autres
modes de transport, selon l’horaire du déplacement

Part de trajets effectués en


Part de trajets effectués en
Horaire du déplacement Uber et réalisables en
Uber et réalisables en taxi
transports en commun
Entre 8h et 20h 41% 27%
Entre 20h et minuit 47% 21%
Entre minuit et 2h 31% 30%
Entre 2h et 6h 17% 41%
Entre 6h et 8h 33% 32%
Source : 6-t pour l’ADEME ,calculs ASTERES
3

[Link] Impact direct net : uber élargit le marché des


transports en générant 6 millions de trajets par an

1.1.2 Impact socio-économique direct d’uber : une


création nette de chiffre d’affaires et d’emplois
dans le secteur des transports

[Link] Élargissement du marché des transports : uber génère


1,3 md € de chiffre d’affaires annuel
➢ Calcul du chiffre d’affaires généré par Uber en 2019 :

Le chiffre d’affaires d’Uber en 2019 a été calculé à partir de données publiques datant de 2018. En
l’absence de données suffisantes, nous postulons que le chiffre d’affaires d’Uber en 2019 est identique
à celui de 2018. Cette année-là, 28 000 personnes travaillaient sur Uber en tant que chauffeurs VTC
indépendants4. Le chiffre d’affaires horaire médian brut, une fois déduits les frais de service d’Uber,
s’élevait à 24,81€5 en euros 2018, équivalant à 25,06€ en euros 20196. La commission que prélève Uber
sur les courses effectuées via sa plateforme s’élève à 25%7. Nous postulons que chaque chauffeur
indépendant est actif sur la plateforme non pas 27 heures hebdomadaires, ce qui correspond au temps
de connexion médian sur la plateforme8, mais 31 heures hebdomadaires, soit la moyenne entre 27
heures et 35h, le temps de travail légal. En postulant que ces chauffeurs, indépendants, travaillent 47

3
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 103.
4
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 » (Uber, janvier 2019), 2, [Link]
static/France/Uber+-+e%CC%81tude+sur+les+revenus+des+chauffeurs+en+[Link].
5
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 », 5.
6
« Convertisseur franc-euro | Insee », consulté le 8 novembre 2021,
[Link]
7
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 », 4.
8
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 », 8.

3
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
semaines par an, Asterès estime que le chiffre d’affaires généré par Uber France à travers les courses
VTC en 2019 s’élève à 1,3 Md€ en euros 2019. Cette somme correspond à :

𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑢𝑓𝑓𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠 ∗ 𝐶𝐴 ℎ𝑜𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑟 𝑐ℎ𝑎𝑢𝑓𝑓𝑒𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒 ∗


𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 ℎ𝑒𝑏𝑑𝑜𝑚𝑎𝑑𝑎𝑖𝑟𝑒 ∗ 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙é𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙′𝑎𝑛𝑛é𝑒

C’est-à-dire :

28 000 ∗ 31,3€ * 31 *47

[Link] Effet de substitution : si uber n’existait pas, ses clients


actuels dépenseraient 430 M€ sur d’autres modes de
transport
➢ Calcul du nombre d’emplois potentiellement généré par chaque secteur :

Cette estimation provient du rapport nombre d’emplois EQTP/€ de CA calculé par Asterès sur la base
de données ESANE (INSEE). Ainsi, nous avons :

CA total du Nombre d’emplois Nombre d’emplois EQTP par €


Mode de transport
secteur EQTP de chiffre d’affaires
Taxi 3,8 Mds€ HT9 58 10010 0,000015
Transports en 74 25011
7,2 Mds€ HT 0,00001
commun
Voiture personnelle 2,1 Mds€ HT 12 73012 0,000006
Marche ou vélo 2,1 Mds€ HT 12 73013 0,000006
Source : données ESANE, calculs Asterès

Pour calculer le nombre d’emplois potentiellement créés dans chaque secteur, nous multiplions le
nombre d'emplois EQTP par euro de chiffre d’affaires par le chiffre d’affaires hors taxe qu’aurait généré
chaque secteur en l’absence d’Uber. Par mesure de simplicité, nous avons utilisé le secteur de la
réparation et de l’entretien des biens domestiques pour estimer le nombre d’emplois potentiellement
créés si les passagers utilisaient leur voiture personnelle ou roulaient à vélo.

9
« Fiche secteur 4932Z - Transports de voyageurs par taxis − Fiches sectorielles - 2017 | Insee », consulté le 5
juillet 2021, [Link]
10
« Les taxis et VTC en 2017-2019. », Rapport de l’Observatoire national des transports publics particuliers de
personnes (Commissariat général au développement durable, janvier 2020), 11,
[Link]
[Link].
11
« Fiche secteur 4931Z - Transports urbains et suburbains de voyageurs − Fiches sectorielles - 2017 | Insee »,
consulté le 3 août 2021, [Link]
12
« Fiche secteur 952 - Réparation de biens personnels et domestiques − Fiches sectorielles - 2017 | Insee »,
consulté le 18 août 2021, [Link]
13
« Fiche secteur 952 - Réparation de biens personnels et domestiques − Fiches sectorielles - 2017 | Insee ».

4
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
➢ Calcul du nombre théorique d’emplois créés à la suite de la cannibalisation de trajets par Uber :

5 300 emplois auraient théoriquement été détruits dans le secteur du transport de voyageurs en taxis et
260 auraient été supprimés dans le secteur des transports en commun14. 15 emplois seraient
potentiellement créés si les passagers employant aujourd’hui Uber se déplaçaient pour partie en voiture
personnelle. Le report de certains trajets sur la marche à pied ou le vélo pourrait théoriquement créer
15 emplois sur une année.

Figure A2. Création théorique d’emplois à la suite de la cannibalisation de trajets par Uber, selon le
mode de transport, sur une année

Chiffre d’affaires Nombre d’emplois théoriquement


Mode de transport
potentiellement réalisable créés si Uber n’existait pas
Taxi 390 M€ 5 300
Transports en
29 M€ 260
commun
Voiture personnelle 10 M€ 15
Marche ou vélo 3 M€ 15
TOTAL emplois théoriquement
5 590 emplois
créés
Sources : calculs ASTERES sur données ESANE15et Commissariat général au développement durable

[Link] Impact net : uber génère 870 M€ de Chiffre d’affaires


supplémentaires par an sur le secteur des transports et
fait travailler 25 000 personnes en équivalent temps
plein
➢ Calcul du nombre d’emplois en équivalent temps plein généré par Uber :

Uber fait travailler 28 000 chauffeurs indépendants16, qui travaillent en moyenne 31h par semaine
(Asterès fait ici la moyenne entre le temps de connexion médian, soit 27h, et le temps de travail
hebdomadaire légal, soit 35h)17. Nous obtenons le nombre d’emplois en équivalent temps plein en
multipliant le nombre de chauffeurs par le nombre d’heures réalisées chaque semaines et en divisant le
tout par le nombre d’heures légales de travail hebdomadaire, soit (28 000*31)/35 = 24 800. Nous
arrondissons ce nombre à 25 000 pour plus de facilité.

14
Correspondant au chiffre d’affaires cannibalisé par Uber au secteur du transport de voyageurs en taxis (code
4932Z de la NAF) et en transports urbains et suburbains de voyageurs (4931Z), multiplié par le nombre
d’emplois en équivalent temps plein par euro de chiffre d’affaires dans chaque secteur.
15
« Fiche secteur 4932Z - Transports de voyageurs par taxis − Fiches sectorielles - 2017 | Insee »; « Fiche
secteur 4931Z - Transports urbains et suburbains de voyageurs − Fiches sectorielles - 2017 | Insee ».
16
Voir annexe, [Link].
17
Calculs Asterès sur données publiques Uber France : « Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 », 8.

5
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Uber stimule la consommation
des passagers et les dépenses des
chauffeurs : 335 M€ de chiffre
d’affaires supplémentaire et 710
emplois créés

1.2.1 Flux de dépenses : uber stimule les dépenses des


chauffeurs utilisant son application et des
passagers, tout en réduisant certains frais de
transport

[Link] Élargissement du marché des transports : uber génère


des dépenses de loisirs chez les passagers et des frais de
fonctionnement chez les chauffeurs indépendants
utilisant l’application
La présente étude a pour objectif de comptabiliser les effets d’Uber sur le marché. L’impact de
l’entreprise elle-même, notamment via les salaires qu’elle verse à ses employés, n’est pas évalué pour
cette raison.

[Link] Effet de substitution : les passagers d’uber roulent


moins, achètent moins de véhicules et les taxis
dépensent moins en carburant

1.2.2 Impact socio-économique indirect d’uber : une


stimulation des frais de fonctionnement et du
budget alloué aux sorties

[Link] Augmentation des dépenses : uber permet la réinjection


de 645 M€ dans l’économie française et la création de
1 130 emplois chaque année
➢ Calcul du chiffre d’affaires généré par les sorties permises par Uber en 2019 :

Nous postulons que les sorties permises par Uber se répartissent uniformément entre sorties au
restaurant, sorties au cinéma et sorties dans des bars ou des discothèques. Le budget moyen d’une sortie

6
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
est de 18,39€ : il correspond au budget moyen d’une sortie au restaurant18 multiplié par la fréquence de
sortie des Français. Le nombre de sorties permises par Uber en 2019 s’élève à 4,5 millions, soit 4% du
total des trajets réalisés avec Uber19, multiplié par le nombre moyen de passagers par course pour motif
de sortie, soit 1,8620. Le montant de chiffre d’affaires réalisé par chaque secteur grâce aux sorties
permises par Uber s’élève donc à 28 M€, soit (18,39€*4,5 millions de sorties)/3. Le nombre d’emplois
créés par secteur a été calculé par Asterès sur la base de données ESANE (INSEE), en multipliant le
ratio emplois en équivalent temps plein/euro de chiffre d’affaires.

Figure A3. Création de chiffre d’affaires et création d’emplois par les sorties permises par Uber, pour
une année donnée

Montant Nombre d’emplois créés


Chiffre d’affaires annuel et emplois
28 M€ 270
créés par Uber dans la restauration
Chiffre d’affaires annuel et emplois
créés par Uber dans l’industrie du 28 M€ 130
cinéma
Chiffre d’affaires annuel et emplois
créés par Uber dans le débit de 28 M€ 190
boissons
TOTAL chiffre d’affaires cannibalisé
85 M€ 580
sur les trajets aux mêmes horaires
Sources : calculs ASTERES sur données ESANE21 et Commissariat général au développement
durable22

➢ Calcul des dépenses des chauffeurs travaillant avec Uber en 2019 :

Les dépenses des chauffeurs travaillant avec Uber ont été rendues publiques par la plateforme23. Asterès
multiplie le montant horaire de chaque poste de dépense par le nombre d’heures de travail
hebdomadaires et le nombre de semaines travaillées dans l’année. Afin d’obtenir le montant total
dépensé par tous les chauffeurs travaillant avec la plateforme, Asterès multiplie le montant par
chauffeur par le nombre de chauffeurs tel que communiqué par la plateforme, soit 28 00024.

18
« Découvrez les sorties préférées des Français », Challenges, 3 avril 2012,
[Link]
19
Correspondant au nombre total de trajets en 2019, multiplié par la part de trajets liés aux sorties (35% d’après
l’ADEME), multiplié par la part de trajets liés aux sorties qui n’auraient pu avoir lieu sans l’existence des VTC
(11% d’après l’ADEME).
20
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 75.
21
« Fiche secteur 561 - Restaurants et services de restauration mobile − Fiches sectorielles - 2016 | Insee »,
consulté le 4 août 2021, [Link] « Fiche secteur 563 -
Débits de boissons − Fiches sectorielles - 2017 | Insee », consulté le 4 août 2021,
[Link] « Fiche secteur 591 - Activités
cinématographiques, vidéo et de télévision − Fiches sectorielles - 2016 | Insee », consulté le 4 août 2021,
[Link]
22
« Les taxis et VTC en 2017-2019. », 11.
23
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 », 10.
24
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 ».

7
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Figure A4. Répartition annuelle du chiffre d’affaires des chauffeurs et emplois créés

Montant
Nombre
Montant annuel annuel à
Revenu et postes de coûts d’emplois
par chauffeur l’échelle
créés
nationale
Amortissement du véhicule 4 400 € 120 M€ 0
Assurance 1 800 € 50 M€ 140
Carburant 3 600 € 100 M€ 14
Entretien et réparations 1 200 € 35 M€ 205
Comptabilité 860 € 24 M€ 190
TVA nette 2 160 € 60 M€ 0
Charges sociales 5 200 € 146 M€ 0
Autres coûts (compte en banque
professionnel, assurance de responsabilité 650 € 18 M€ 0
civile, forfait téléphonique…)
TOTAL 560 M€ 550
25
Sources : publication Uber , données ESANE, calculs ASTERES

[Link] Effet de substitution : chaque année, les clients d’uber


et les chauffeurs de taxis renoncent à 310 M€ de
consommation dans l’économie française, ce qui se
traduit par la destruction de 420 emplois
➢ Calcul du montant des dépenses non réalisées par les passagers d’Uber en achats de véhicules :

Les dépenses non-réalisées par les passagers d’Uber en véhicules méritent, au vu de la spécificité du
marché automobile, d’être exprimées en consommations non réalisées dans l’économie française.
L’industrie automobile hexagonale est déficitaire : chaque achat de véhicule contribue au déficit
commercial de la France. Chaque année, les passagers d’Uber renoncent à acheter 27 000 voitures26 et
18 000 deux-roues27, ce qui correspond 390 M€ de dépenses évitées pour les consommateurs. Il
convient de retrancher à la valeur des voitures qui auraient été vendues en France en l’absence d’Uber
la fuite de valeur vers l’étranger que ces achats auraient représenté. 1,7 million de voitures particulières
sont produites en France chaque année28 et le prix moyen d’une voiture neuve vendue sur le territoire

25
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 ».
26
Correspondant à la part d’utilisateurs de VTC ayant renoncé, selon l’étude 6-t bureau de recherche pour
l’ADEME, à acheter une voiture particulière, multipliée par le nombre d’utilisateurs d’Uber, divisé par
l’ancienneté moyenne d’un utilisateur sur l’application (estimé à 5 ans par Asterès), divisé par le nombre de
personnes par ménage, soit 2,2 selon l’INSEE.
27
Correspondant à la part d’utilisateurs de VTC ayant renoncé, selon l’étude 6-t bureau de recherche pour
l’ADEME, à acheter un deux-roues, multipliée par le nombre d’utilisateurs d’Uber, divisé par l’ancienneté
moyenne d’un utilisateur sur l’application (estimé à 5 ans par Asterès), divisé par le nombre de personnes par
ménage, soit 2,2 selon l’INSEE.
28
« L’industrie automobile française - analyse et statistiques 2019 » (Comité des constructeurs français
d’automobiles, 2019), [Link]

8
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
est d’environ 26 700€ TTC, soit 21 000€ HT29. Les constructeurs étrangers et français produisent donc
l’équivalent de 35,7 Mds€ de voitures particulières chaque année. La consommation française de
voitures particulières s’élève donc à 35,7 Mds€ + 31 Mds€ - 20 Mds€ = 46,7 Mds€, puisque la France
exporte pour 20 Mds€ et importe pour 31 Mds€ de voitures particulières chaque année30. La proportion
de chiffres d’affaires fuyant vers l’étranger lors de l’achat d’une voiture neuve en France est donc 65%
(soit 31 Mds€/46,7 Mds€). En renonçant à l’achat de voitures et de deux-roues sous l’effet de leur
utilisation de la plateforme, les clients d’Uber évitent donc de dépenser 390 M€, dont 80 M€ de TVA.
Sur les 310 M€ restants, 200 M€ auraient été importés et 110 M€ injectés dans l’économie française.
Ces 110 M€ non dépensés correspondent à 160 emplois, soit 135 liés au renoncement à l’achat de
voitures et 25 liés au renoncement à l’achat de deux-roues motorisés.

Figure A5. Economies réalisées par les passagers d’Uber via la réduction du kilométrage en véhicules
personnels et le renoncement à l’achat de voitures et de deux-roues

Dépense moyenne Consommation Nombre


Poste de dépense en 2019 par évitée dans d’emplois
ménage31 l’économie française détruits
Achat voiture 12 000€ 90 millions € 135
Achat deux-roues
3 450 € 18 millions € 25
motorisés
Carburant, lubrifiants 1 110 € 50 millions € 5
Assurance 672 € 30 millions € 90
Entretien et frais associés 564 € 25 millions € 150
215 millions € 405
32
Sources : INSEE , calculs Asterès

➢ Calcul du montant des dépenses non réalisées par les passagers d’Uber en frais connexes à la
suite de leur renoncement à l’achat de véhicules :

Nous obtenons les montants non dépensés par ménage en assurance, carburant et entretien de véhicule
en multipliant les sommes annuelles moyennes de ces postes de dépenses par le nombre de ménages
renonçant à l’achat. Selon l’Insee33, un ménage dépense en moyenne 1 110€ par an en carburant et
lubrifiant, 672€ en assurance et 564€ en entretien de véhicule et frais associés. Le nombre de ménages
renonçant à l’achat d’une voiture particulière est obtenu en divisant le nombre de passagers d’Uber34
par la part de passagers déclarant avoir renoncé à l’achat d’un véhicule à la suite de leur adoption des
VTC35, divisé à son tour par une ancienneté moyenne estimée sur l’application de 5 ans et par le nombre
de personnes par ménage, soit 2,236. Le nombre de passagers d’Uber renonçant chaque année à l’achat
d’un véhicule s’élève donc à 45 500.

29
« Une voiture neuve coûte en moyenne 26.717 euros en France », BFMTV, consulté le 14 septembre 2021,
[Link]
[Link].
30
« L’industrie automobile française - analyse et statistiques 2019 ».
31
« En 2017, les ménages consacrent 11 % de leur revenu disponible à la voiture - Insee Première - 1855 »,
consulté le 14 juillet 2021, [Link]
32
« En 2017, les ménages consacrent 11 % de leur revenu disponible à la voiture - Insee Première - 1855 ».
33
« En 2017, les ménages consacrent 11 % de leur revenu disponible à la voiture - Insee Première - 1855 ».
34
Données publiques Uber France
35
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) ».
36
« Taille des ménages | Insee », consulté le 22 septembre 2021, [Link]

9
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
➢ Calcul du montant des dépenses de carburant non réalisées par les passagers d’Uber à la suite
de la baisse de leur kilométrage annuel :

Les dépenses non réalisées en carburant correspondent au nombre total de kilomètres parcourus en
moins chaque année par les passagers d’Uber, multiplié par la consommation de carburant routier et le
prix au litre du gazole ou de l’essence SP95, sur données ADEME et Ministère de la transition
écologique37. Chaque année, les passagers d’Uber évitent d’acheter 20 millions de litres d’essence à un
prix moyen de 1,36€/L et 28 millions de litre de gasoil à un prix moyen de 1,26€/L, soit une dépense
détruite équivalente à 62 M€. A raison de 0,0000001 emploi par euro de chiffre d’affaires dans le
secteur de la cokéfaction et du raffinage, ces dépenses non réalisées équivalent à 10 emplois détruits.

➢ Calcul du montant des dépenses de carburant non réalisées par les taxis à la suite de la perte
d’une partie de leur chiffre d’affaires du fait d’Uber :

Le montant des dépenses annuelles non réalisées par les taxis sous l’effet de la substitution par Uber
est le résultat de la multiplication du montant moyen des frais de fonctionnement par course, soit 8,80€38
par le nombre de courses substituées par Uber par an, soit 20,3 millions39, divisé par le poids des
dépenses de carburant sur les dépenses totales de fonctionnement des taxi, soit 20%40. Ce montant est
ensuite traduit en effectifs équivalents temps plein grâce aux données de l’INSEE rapportant à chaque
euro de chiffre d’affaires le nombre d’emplois.

Figure A6. Dépenses non réalisées par les taxis chaque année sous l’effet la cannibalisation d’une
partie de leur marché par Uber

Dépense
Dépenses Nombre
mensuelle
Poste de dépense annuelles non d’emplois
moyenne
réalisées détruits
par taxi41,42
Amortissement voiture 560 € 0€ 0
Assurance 200 € 0€ 0
Carburant, lubrifiants 500 € 36 millions € 5
Charges sociales 150 € 0€ 0
Entretien et frais associés 150 € 0€ 0
Frais divers (y.c. comptabilité et banque) 130 € 0€ 0
36 millions € 5

37
« Prix des produits pétroliers », Ministère de la Transition écologique, consulté le 18 août 2021,
[Link]
38
Soit le montant des consommations intermédiaires du secteur du transport de voyageurs par taxis (4932Z) tel
qu’indiqué par l’INSEE, divisé par le nombre total de courses réalisées par les taxis chaque année (10,7 courses
par jour selon 6-t bureau de recherche, sur 49 semaines par an.
39
Soit le nombre total de courses réalisées en 2019 avec Uber, multiplié par le nombre de courses qui auraient
été possibles en taxi selon les utilisateurs de VTC interrogés par 6-t bureau de recherche pour l’ADEME.
40
« Les conditions de travail des taxis parisiens. Exploitation d’une enquête auprès de 1000 chauffeurs parisiens
et mise en perspective du rôle des taxis dans la mobilité des Parisiens » (6-t bureau de recherche, novembre
2016), 50, [Link]
41
« Les conditions de travail des taxis parisiens. Exploitation d’une enquête auprès de 1000 chauffeurs parisiens
et mise en perspective du rôle des taxis dans la mobilité des Parisiens », 50.
42
« Les conditions de travail des taxis parisiens. Exploitation d’une enquête auprès de 1000 chauffeurs parisiens
et mise en perspective du rôle des taxis dans la mobilité des Parisiens », 50.

10
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Sources : données INSEE43 et 6-t44, calculs Asterès

[Link] Impact socio-économique net d’uber : uber crée


indirectement 335 M€ de dépenses annuelles nettes, ce
qui se traduit par une Création de 710 emplois

Uber influe sur les autres


dépenses de certains passagers :
une suppression de 340 M€ de
consommation et une
destruction de 1 520 emplois

1.3.1 Flux de pouvoir d’achat : un revenu pour les


chauffeurs, une substitution de postes de
consommation alternatifs pour les clients

[Link] Effet sur le pouvoir d’achat : uber libère du pouvoir


d’achat pour les chauffeurs mais détourne une partie
de celui de ses clients
➢ Calcul du chiffre d’affaires des chauffeurs utilisant Uber :

Le chiffre d’affaires des chauffeurs utilisant Uber est calculé à partir de données publiques. Les 28 000
chauffeurs exerçant une activité de VTC sur Uber touchent en moyenne 24,81€ de CA de l’heure45,
qu’il convient de multiplier par leur temps de connexion et le nombre de semaines qu’ils travaillent par
an. Les 28 000 chauffeurs génèrent ainsi chacun 31 500€ de chiffre d’affaires en moyenne par an,
auquel il convient de soustraire leurs charges, détaillées par Uber France dans un rapport public46. Le
chiffre d’affaires total des chauffeurs exerçant sur Uber s’élève donc à 882 M€ en 2019, leurs frais de
fonctionnement à 557 M€ et leurs revenus à 324 M€ (882 M€ - 557 M€ = 324 M€).

43
« En 2017, les ménages consacrent 11 % de leur revenu disponible à la voiture - Insee Première - 1855 ».
44
« Comment préserver les revenus des taxis ? Données inédites », 6t, 9 juin 2016, [Link]
45
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 ».
46
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 ».

11
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
[Link] Effet sur la consommation : les dépenses
supplémentaires engendrées par uber se substituent en
majorité à d’autres postes de consommation
➢ Calcul de la part des dépenses supplémentaires effectuées par les clients d’Uber sur la
plateforme selon qu’elles auraient été consommées ailleurs ou tirées de l’épargne :

En l’absence de données sur les comportements de consommation des passagers de VTC, nous
analysons la part de dépenses compressibles dans la consommation totale des passagers des VTC. Ces
derniers appartiennent pour 60% au trois derniers quintiles de revenus, c’est-à-dire qu’ils vivent dans
des ménages disposant d’au moins 40 000€ de revenu disponible annuel47. Plus les revenus augmentent,
plus les dépenses compressibles, c’est-à-dire facilement arbitrables, sont importantes relativement aux
dépenses totales48.

Nous postulons que les dépenses réalisées par les clients d’Uber appartiennent aux dépenses
compressibles : ces derniers pourraient choisir, dans neuf cas sur dix, d’emprunter d’autres modes de
transports, pour la plupart moins chers). Les clients les moins aisés puisent donc théoriquement sur
leurs dépenses compressibles, puisque le reste de leur revenu est dépensé sur des postes peu ou pas
compressibles. A contrario, les clients d’Uber les plus aisés dépensent théoriquement en courses ce
qu’ils pourraient épargner : leurs consommations compressibles augmentent avec leur consommation
de courses. Il convient donc de considérer que les dépenses sur Uber des clients les moins aisés de la
plateforme se substituent à d’autres types de dépenses, tandis que celles des plus aisés se substituent à
une épargne potentielle. Pour ce faire, nous considérons que les clients d’Uber appartenant aux deux
premiers quintiles (Q1 et Q2) auraient, en l’absence d’Uber, dépensé le montant de leurs courses sur
d’autres postes de consommation ; les clients des deux quintiles de revenus suivants (Q3 et Q4) auraient
dépensé ailleurs la moitié de ce qu’ils dépensent en courses sur Uber, l’autre moitié étant
potentiellement thésaurisable ; les clients les plus aisés, appartenant au dernier quintile (Q5) auraient
pu épargner la totalité du montant de leurs courses en Uber sans que cela ne grève l’ensemble de leur
budget de consommation.

Figure A7. Part des dépenses sur Uber qui auraient été consommées ailleurs, selon le quintile de
revenus des passagers de la plateforme

Part de dépenses
Part des
peu ou pas
Quintile Montant moyen passagers de Part des dépenses sur
compressibles
de du revenu VTC Uber qui auraient été
dans la
revenus annuel49 appartenant consommées ailleurs52
consommation
à ce quintile50
totale51
Q1 10 800-24 000€ 17% 65% 0%

47
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 46.
48
Mikael Beatriz, Thomas Laboureau, et Sylvain Billot, « Quel lien entre pouvoir d’achat et consommation des
ménages en France aujourd’hui ? Une analyse par catégorie des ménages et par fonction de consommation »,
Note de conjoncture (Insee, juin 2019),
[Link]
49
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 47.
50
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 46.
51
Beatriz, Laboureau, et Billot, « Quel lien entre pouvoir d’achat et consommation des ménages en France
aujourd’hui ? Une analyse par catégorie des ménages et par fonction de consommation ».
52
Calculs ASTERES sur données INSEE

12
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Q2 24 000-30 000€ 22% 63% 0%
Q3 30 000-42 000€ 15% 60% 50%
Q4 42 000-54 000€ 25% 55% 50%
Q5 54 000 € et plus 20% 50% 100%
TOTAL 100% 60%
Source : 6-t pour l’ADEME , INSEE , calculs ASTERES
53 54

1.3.2 Impact socio-économique induit d’uber : un effet


négatif sur la consommation induite

[Link] Effet sur le pouvoir d’achat : 115 M€ de revenus


supplémentaires pour les chauffeurs, 680 M€ de
pouvoir d’achat en moins pour les passagers
➢ Calcul du montant des indemnités chômage perçues par les chauffeurs Uber si la plateforme
n’avait pas existé :

Tous les chauffeurs utilisant actuellement l’application n’étaient pas salariés ou en emploi avant de
débuter leur activité sur Uber. Un sondage mené par Harris Interactive pour Uber France55 auprès de
2 284 chauffeurs utilisant Uber issus d’une base de données propriétaire d’Uber montre que 60% étaient
salariés avant de débuter leur activité avec Uber, 23% étaient à leur compte, 6% étaient en intérim, 10%
étaient au chômage et 1% étaient hors de l’emploi (n’avaient encore jamais travaillé, étaient en études
ou en formation). Le montant des allocations de retour à l’emploi qu’ils auraient perçu varie en fonction
de leur statut précédent.

Figure A8. Montant des allocations de retour à l’emploi qu’auraient perçu les chauffeurs utilisant
l’application Uber si la plateforme n’avait pas existé

Montant d’ARE total


Part du salaire perçu sous
perçu par les
Statut Part des chauffeurs forme d’ARE si Uber
chauffeurs si Uber
n’existait pas
n’existait pas
Salarié 60% 72%56 140 M€
Indépendant 23% 4 786,60€57 31 M€
Intérim 6% 72% 14 M€

53
« Etude sur les différentes formes de voitures de transports avec chauffeur (VTC) », 46.
54
« Plus d’épargne chez les plus aisés, plus de dépenses contraintes chez les plus modestes - Insee Première -
1815 », consulté le 10 août 2021, [Link]
55
« Consultation auprès des chauffeurs Uber », Harris Interactive, 26 novembre 2021, [Link]
[Link]/opinion_polls/consultation-aupres-des-chauffeurs-uber/.
56
« Comment est calculée l’allocation chômage ? », Dossier de presse convention 2017 (Unédic, septembre
2017), [Link]
%20Le%20calcul%20de%20l%27allocation_0.pdf.
57
[Link], « L’allocation pour les travailleurs indépendants (ATI) », consulté le 23 novembre 2021,
[Link]
allocations/[Link].

13
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Chômage 10% 72% 24 M€
Pas de revenus 1% 0% -
TOTAL 100% 209 M€
58 59 60
Source : Unédic , Pôle Emploi , Harris Interactive pour Uber France ,, calculs ASTERES

Si Uber n’avait pas existé, les chauffeurs travaillant actuellement avec l’application auraient touché
209 M€ sous forme d’allocations de retour à l’emploi, ce qui correspond à 64% des revenus qu’ils ont
généré en 2019 via la plateforme. Uber leur permet donc de gagner 36% de plus que s’ils avaient été
au chômage.

➢ Calcul du montant du pouvoir d’achat capté par Uber auprès de ses clients :

En 2019, Uber a capté 680 M€ de pouvoir d’achat auprès de ses passagers. Cette somme correspond au
montant des courses sur Uber, qui représentent une consommation supplémentaire de 1,3 Md€ et aux
dépenses effectuées à l’occasion de sorties avec Uber, qui totalisent 85 M€, minorées des économies
réalisées grâce à Uber par rapport à d’autres modes de transport, soit 430 M€ et des économies réalisées
lors du renoncement à l’achat de véhicules et les frais connexes associés, soit 275 M€.

Figure A9. Pouvoir d’achat capté par Uber auprès de ses clients

Effet sur le pouvoir


Dépense
d’achat des clients
Courses sur Uber -1,3 Md€
Courses sur d’autres modes de transport si la plateforme n’existait
+430 M€
pas
Sorties permises par Uber - 85 M€
Economies réalisées en renonçant à l’achat de véhicule et en réduisant
+ 275 M€
leur kilométrage
TOTAL -680 M€
Source : calculs Asterès

[Link] Effet sur la consommation : uber génère 74 M€ de


consommation chez les chauffeurs et capte 410 M€ de
consommations chez les passagers
➢ Calcul du montant du revenu des chauffeurs Uber consommé :

D’après le Modèle d’Impact Asterès, les 115 M€ de revenus bruts supplémentaires que touchent les
chauffeurs d’Uber par rapport à s’ils étaient au chômage sont consommés à 64%, ce qui équivaut à
74 M€ de consommation induite. Cette consommation se traduit, toujours d’après le Modèle d’Impact
Asterès, par la création de 480 emplois.

58
« Comment est calculée l’allocation chômage ? »
59
[Link], « L’allocation pour les travailleurs indépendants (ATI) ».
60
« Consultation auprès des chauffeurs Uber ».

14
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
➢ Calcul du montant de la consommation induite des clients d’Uber :

Afin de calculer la part du ce pouvoir d’achat en moins pour les clients (donc de la consommation
effective en courses sur Uber) qui a été tirée de l’épargne et ce qui aurait été dépensé ailleurs en
l’absence de la plateforme, il convient de multiplier 680 M€ par proportion qui aurait été dépensée
ailleurs, soit 60%. Sur 680 M€ de consommation supplémentaire captée par Uber, 410 M€ auraient
donc été dépensés ailleurs en l’absence de la plateforme et 40%, soit 270 M€ ont été tirés de l’épargne.

[Link] Impact socio-économique net d’uber : un effet induit


net négatif

15
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Uber eats élargit
considérablement le marché de
la livraison de repas : 450 M€ de
chiffre d’affaires supplémentaires
et 14 400 emplois soutenus

2.1.1 flux de livraisons : un élargissement du marché qui


a permis de créer 86% des livraisons réalisées chaque
année par la plateforme

[Link] Impact direct : Uber Eats élargit le marché de la


livraison de repas
➢ Calcul du nombre de livraisons annuelles effectuées par Uber Eats :

En 2019, 35 000 livreurs indépendants travaillaient avec Uber Eats61. En moyenne, un livreur
indépendant de plateforme travaille 5 jours sur 762. Un jour donné, 25 000 personnes travaillent donc
via l’application Uber Eats comme livreurs. Les livreurs des plateformes effectuent en moyenne 18
livraisons par jour et 31% d’entre eux travaillent exclusivement avec Uber Eats63. Le nombre de
livraisons par jour sur Uber Eats est donc de 139 500 (25 000*18*0,31) et le nombre de livraisons
annuelles est donc de 47 millions.

Nous postulons que les établissements qui livraient des repas de façon autonome avant l’arrivée des
plateformes telles que Uber Eats en livrent autant aujourd’hui. Avant l’arrivée sur le marché de la
livraison des plateformes que nous connaissons aujourd’hui, 6 000 restaurants proposaient des repas en
livraison64. En 2019, Uber Eats, qui représente environ la moitié du marché de la livraison de repas65,
livre 47 millions de repas par an. Nous estimons donc le nombre de repas livrés avant l’essor des
plateformes actuelles à ((6 000*47 millions de repas actuellement livrés par Uber Eats)/le nombre de

61
« Uber Eats et l’insertion professionnelle » (Uber, novembre 2020).
62
Laetitia Dablanc et al., « Etude sur les livreurs des plateformes de livraison instantanée du quart nord-est de
Paris » (6t bureau de recherche pour l’Université Gustave Eiffel, la Chaire Logistics City et l’ANR MOBS, 28
avril 2021), [Link]
est_Paris/[Link].
63
Dablanc et al.
64
[Link]
65
« Infographie: Les services de livraison de repas les plus populaires en France », Statista Infographies,
consulté le 15 septembre 2021, [Link]
populaires-en-france/.

16
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
restaurants disponibles sur les plateformes de livraison66))*2. Avant l’arrivée des plateformes actuelles,
le nombre de livraisons par an en France s’élevait donc à 13,7 millions.

[Link] Effet de substitution : seules 14% des livraisons


effectuées par Uber Eats sont substituées aux acteurs
préexistants
Uber Eats représente la moitié du marché de la livraison de repas en France67 ; il convient de conclure
que la moitié des livraisons cannibalisées l’ont été par la plateforme. Ainsi, sur les 14 millions de
livraisons préexistantes à l’arrivée des plateformes actuelles, 7 millions sont cannibalisées par Uber
Eats. Rapportées au nombre total de livraisons, celles cannibalisées par Uber Eats aux acteurs
historiques du secteur représentent 7 millions/47 millions = 14%.

[Link] Effet direct net d’Uber Eats : une création nette de 40


millions de livraisons de repas par an

2.1.2 Impact socio-économique direct d’Uber Eats : une


création nette de chiffre d’affaires et d’emplois

[Link] Impact socio-économique direct : Uber Eats permet à


35 000 personnes d’effectuer des livraisons et génère
525 M€ de chiffre d’affaires pour les livreurs et elle-
même
➢ Calcul du chiffre d’affaires d’Uber Eats :

Le chiffre d’affaires d’Uber Eats est calculé sur la base du nombre de courses quotidiennes et du
montant du panier moyen, issu de données publiques68. Plus précisément, les livreurs d’Uber Eats
effectuent 47 millions de livraisons par an (voir annexe, [Link].). Le montant d’un panier moyen est
estimé à 24€, à partir de données publiques69. Le chiffre d’affaires de la plateforme est donc estimé à
1,2 Md€ en 2019.

66
« La livraison pourrait peser près de 20 % des ventes des restaurants en 2024 », Les Echos, 9 mars 2021,
[Link]
des-restaurants-en-2024-1296495.
67
« Infographie ».
68
Benoît BERTHELOT, « Livreurs, entreprises, restaurants... dans la guerre de la livraison à domicile, qui tire
son épingle du jeu ? », [Link], 22 juillet 2021, [Link]
entreprises-restaurants-dans-la-guerre-de-la-livraison-a-domicile-qui-tire-son-epingle-du-jeu-1410228;
BERTHELOT.
69
BERTHELOT, « Livreurs, entreprises, restaurants... dans la guerre de la livraison à domicile, qui tire son
épingle du jeu ? »; BERTHELOT.

17
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
➢ Calcul du montant des commissions perçues par Uber Eats et montant reversé aux livreurs
sous forme de chiffre d’affaires :

La répartition du chiffre d’affaires tiré d’une commande sur la plateforme est issue de données
publiques70. Ainsi, sur une commande, 57% du montant est perçu par le restaurateur, 26% par le livreur
et 17% par la plateforme.

Figure A10. Création annuelle de commissions et de frais de livraisons par Uber Eats en 2019

Distribution des commissions perçues par Uber


Montant
Eats
Commission conservée par Uber Eats 212 M€
Commission reversée aux livreurs 313 M€
TOTAL livraisons créées par Uber Eats par an 525 M€
Sources : calculs ASTERES sur données publiques Uber France71, 6t72 et Capital73

[Link] Effet de substitution : une captation de 76 M€ de


commissions aux acteurs historiques du marché
En l’absence de données sur les tarifs des livraisons de repas avant l’essor des plateformes actuelles,
nous postulons que les restaurants facturaient la livraison au prix auquel elle est pratiquée aujourd’hui
par les plateformes. Ainsi, le montant des commissions perçues par Uber Eats et substituées aux
plateformes de livraison préexistantes s’élève à 76 M€, soit 0,14*commissions actuellement perçues
par Uber Eats = 0,06*525 millions = 76 millions. Le montant des commissions reversées aux livreurs
et susbstituées par Uber Eats s’élève à 45 M€ et le montant conservé par la plateforme à 31 M€, suivant
la répartition des commissions en 2019 (voir annexe, [Link].). Afin de convertir ces sommes en nombre
d’emplois détruits par Uber Eats, nous multiplions chacune d’entre elle par le nombre d’emplois EQTP
par euro de chiffre d’affaires hors taxe dans le secteur de la restauration, soit 0,00000093 selon
l’INSEE74.

70
BERTHELOT, « Livreurs, entreprises, restaurants... dans la guerre de la livraison à domicile, qui tire son
épingle du jeu ? »
71
« Uber Eats et l’insertion professionnelle ».
72
Dablanc et al., « Etude sur les livreurs des plateformes de livraison instantanée du quart nord-est de Paris ».
73
« Uber Eats et l’insertion professionnelle »; BERTHELOT, « Livreurs, entreprises, restaurants... dans la
guerre de la livraison à domicile, qui tire son épingle du jeu ? »
74
« Fiche secteur 561 - Restaurants et services de restauration mobile − Fiches sectorielles - 2016 | Insee ».

18
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Figure A11. Cannibalisation annuelle de commissions et de frais de livraisons par Uber Eats en 2019

Distribution des commissions perçues par Uber Eats et


Montant Emplois détruits
substituées aux acteurs historiques du secteur
Commission conservée par Uber Eats 31 M€ 250
Commission reversée aux livreurs 45 M€ 370
TOTAL livraisons créées par Uber Eats par an 76 M€ 620
Sources : calculs ASTERES sur données publiques Uber France , 6-t bureau de recherche76, Capital77
75

et ESANE78

[Link] Effet socio-économique net d’Uber Eats : l’application


permet à 14 400 livreurs en équivalent temps plein de
travailler et élargit le marché de la livraison à
hauteur de 450 M€ annuels
Uber Eats fait travailler 35 000 livreurs indépendants, dont la moitié travaille moins de 60h/mois sur
l’application79. Nous postulons que, comme pour l’ensemble des livreurs de repas, la moyenne équivaut
peu ou prou à la médiane80. La moyenne s’établit à 15h/semaine, soit 43% d’un équivalent temps-plein
(=15/35h légales hebdomadaires). Les 35 000 livreurs utilisant l‘application Uber Eats représentent
donc 15 000 équivalents temps plein.

75
« Uber Eats et l’insertion professionnelle ».
76
Dablanc et al., « Etude sur les livreurs des plateformes de livraison instantanée du quart nord-est de Paris ».
77
« Uber Eats et l’insertion professionnelle »; BERTHELOT, « Livreurs, entreprises, restaurants... dans la
guerre de la livraison à domicile, qui tire son épingle du jeu ? »
78
« Fiche secteur 561 - Restaurants et services de restauration mobile − Fiches sectorielles - 2016 | Insee ».
79
« Uber Eats et l’insertion professionnelle ».
80
Dablanc et al., « Etude sur les livreurs des plateformes de livraison instantanée du quart nord-est de Paris ».

19
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Uber eats a un impact positif
sur l’activité des restaurants
et négatif, mais moindre, sur les
grandes et moyennes surfaces :
62 M€ de chiffre d’affaires
générés et 1 600 emplois créés

2.2.1 Flux de repas : un chiffre d’affaires supplémentaire


pour les restaurateurs et les livreurs, du chiffre
d’affaires en moins pour les commerces alimentaires

[Link] Élargissement du marché de la livraison de repas : uber


eats génère des dépenses pour les livreurs et des
revenus pour les restaurateurs partenaires
La présente étude a pour objectif de comptabiliser les effets d’Uber Eats sur le marché. L’impact de
l’entreprise elle-même, notamment via les salaires qu’elle verse à ses employés, n’est pas évalué pour
cette raison.

[Link] Effet de substitution indirect : uber eats élargit le


marché de la restauration et se substitue en partie
aux grandes et moyennes surfaces alimentaires
➢ Calcul de la part des dépenses effectuées sur les plateformes de livraison qui n’auraient pas eu
lieu si ces plateformes n’avaient pas existé :

Selon la littérature, 40% des dépenses qu’effectuent les Américains en services de livraison de repas
n’auraient pas été effectuées en l’absence de plateformes telles que Uber Eats81. La majorité, soit 60%
du montant total dépensé sur ses plateformes, est donc capté aux restaurants dits « en dur ». Il convient
toutefois d’adapter ces proportions aux habitudes des consommateurs français. L’état de l’art nous
indique que les Américains mangent en moyenne deux fois plus souvent en dehors de leur domicile que
les Français. Près du quart, soit 24% des repas consommés chaque année aux Etats-Unis, sont pris à

81
Jack Collison, « The Impact of Online Food Delivery Services on Restaurant Sales », printemps 2020,
[Link]

20
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
l’extérieur82, contre 14% en France83. La probabilité pour qu’un euro dépensé en repas aux Etats-Unis
le soit à l’extérieur du foyer est donc 1,7 fois plus élevée qu’en France. Il convient d’ajuster cette
probabilité de la fréquence de repas pris dans des établissements de restauration rapide aux Etats-Unis,
puisque ce type de repas a plus de chances d’être consommé en livraison qu’en salle. Aux Etats-Unis,
12% des repas consommés quotidiennement sont issus de la restauration rapide84, contre 3% en
France85. Nous ajustons donc à la hausse la probabilité pour qu’un euro dépensé en livraison en France
soit capté aux restaurants. Ainsi, les 60% de dépenses substituées aux restaurants aux Etats-Unis sont
à diviser par 2 si nous voulons appréhender au plus près les habitudes des consommateurs français.
Nous en concluons donc que 30% des sommes dépensées sur les plateformes de livraison en France
sont captées aux restaurants « en dur ».

➢ Conversion de la part des dépenses substituées en nombre de repas annuels livrés par Uber
Eats :

Les clients d’Uber Eats dépensent chaque année 1,2 Md€ sur la plateforme. La répartition de ces
dépenses selon qu’elles sont substituées aux restaurants ou aux grandes et moyennes surfaces, dans
lesquelles les clients se seraient rendus pour acheter les ingrédients de leurs repas, est donc la suivante :

Le prix moyen d’un repas sur Uber Eats étant de 15€ pour le client86, il convient de diviser les dépenses
effectuées par les clients sur Uber Eats et cannibalisées aux restaurants par ce montant pour obtenir le
nombre de repas correspondant. Nous postulons ici que le prix du repas seul moyen proposé sur Uber
Eats, soit 8,60€, aurait été majoré en cas de sortie au restaurant. Nous substituons donc au prix du repas
moyen celui du panier moyen, c’est-à-dire le coût d’un repas, majoré des frais de livraison et de service
facturés au client.

[Link] Effet indirect net : uber eats augmente le nombre de


repas vendus par les restaurants, mais pas le nombre
total de repas consommés

82
« America’s Eating Habits: food away from home », Economic information bulletin (United States
Department of Agriculture, septembre 2018), 59, [Link]
[Link].
83
« Panorama de la consommation alimentaire hors domicile. Phase 1.A : Marché français de la consommation
hors domicile » (Gira pour France AgriMer, février 2020), 10,
[Link]
8_FAM-[Link].
84
Selon une étude menée par les Centers for Disease Control and Prevention, 37% des adultes américains
consomment de la fast-food au moins une fois par jour84. En l’absence de données complémentaires, nous
postulons de manière conservatrice que ces personnes ne consomment qu’une fois par jour de la restauration
rapide. Nous estimons donc à 0.37*0.33 (soit la part d’adultes consommant de la fast-food au moins une fois par
jour multipliée par la part qu’un repas représente sur les trois quotidiens) = 12% la part des repas consommés
dans des établissements de fast-food par un Américain moyen.
85
« Panorama de la consommation alimentaire hors domicile. Phase 1.A : Marché français de la consommation
hors domicile », 10.
86
Soit 24€ le prix d’un panier moyen (voir annexe, [Link].), divisé par le nombre moyen de repas par panier,
estimé à 1,6. Le prix moyen d’un repas commandé en ligne était de 16,50€ en 2021, que nous arrondissons à la
baisse à 16€ en 2019, année de référence pour cette étude. En divisant le chiffre d’affaires annuel d’Uber Eats
calculé par Asterès par ce montant moyen, nous obtenons un total de 76 millions de repas livrés annuellement.
Cela représente une moyenne de 1,6 repas par panier, puisque (76 millions de repas/47 millions de livraisons =
1,6).

21
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
2.2.2 Impact socio-économique indirect d’Uber Eats : une
stimulation de l’activité des restaurants

[Link] Élargissement du marché de la livraison de repas :


700 M€ de chiffre d’affaires pour les restaurateurs,
37 M€ de frais de fonctionnement pour les livreurs
➢ Calcul du chiffre d’affaires des restaurateurs partenaires d’Uber Eats, après prélèvement d’une
commission par la plateforme :

Le CA TTC des restaurateurs vendant leurs repas via Uber Eats est de 700 M€ par an en moyenne87,
auquel il convient de retrancher la TVA afin d’obtenir un CA HT et d’aboutir à un nombre d’emplois
créés dans le secteur par euro de CA HT. Le CA HT du secteur des restaurants et de la restauration
mobile est de 53,3 Mds€ en 2017 et le secteur emploie 486 700 personnes en équivalent temps plein88.
Générer 700 M€ de CA TTC supplémentaire pour le secteur revient à créer 5 750 emplois en EQTP.

Figure A12. Chiffre d’affaires des restaurateurs pour l’intégralité des repas livrés par Uber Eats sur
une année

Nombre de
repas Chiffre d’affaires pour les restaurateurs
consommés partenaires d’Uber Eats, après versement Emplois créés
sur Uber Eats de la commission à la plateforme
par an
76 millions 700 M € 5 750
Sources : Calculs Asterès d’après Collison , données France AgriMer et données ESANE91
89 90

➢ Calcul des frais de fonctionnement des livreurs d’Uber Eats :

En postulant que chaque livreur génère le même chiffre d’affaires quel que soit son mode de transport,
Asterès estime que les livreurs utilisant les services d’Uber Eats dépensent chaque année 37 M€ en frais
de fonctionnement (carburant, assurance, pneumatiques, frais d’entretien et de réparation).

87
Soit le chiffre d’affaires total d’Uber Eats en 2019 multiplié par la part d’un panier perçu par le restaurateur.
88
« Fiche secteur 561 - Restaurants et services de restauration mobile − Fiches sectorielles - 2016 | Insee ».
89
Collison, « The Impact of Online Food Delivery Services on Restaurant Sales ».
90
« Panorama de la consommation alimentaire hors domicile. Phase 1.A : Marché français de la consommation
hors domicile ».
91
« Fiche secteur 561 - Restaurants et services de restauration mobile − Fiches sectorielles - 2016 | Insee ».

22
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Figure A13. Répartition du chiffre d’affaires des livreurs Uber Eats selon leur mode de livraison

Type de
Nombre
véhicule Montant
de livreurs Chiffre d’affaires, frais de
utilisé par annuel tous
par type fonctionnement ou Emplois créés92
les livreurs par
de revenus des livreurs
livreurs mode
véhicule
Uber Eats
Chiffre d’affaires 145 M€ -
93
Vélo 16 240 Frais de fonctionnement 14 M€ 85
Dont revenu du livreur 131 M€ -
Deux- Chiffre d’affaires 113 M€ -
94
roues 12 600 Frais de fonctionnement 15 M€ 90
motorisés Dont revenu du livreur 98 M€ -
Chiffre d’affaires 21 M€ -
95
Voiture 2 310 Frais de fonctionnement 3 M€ 20
Dont revenu du livreur 17 M€ -
Chiffre d’affaires 34 M€ -
96
Trottinette 3 815 Frais de fonctionnement 4 M€ 20
Dont revenu du livreur 30 M€ -
TOTAL 35 000 Chiffre d’affaires total 313 M€ -
Frais de fonctionnement 37 M€ 215
Revenus des livreurs 277 M€ -
97 98 99
Source : calculs Asterès sur données publiques Uber , données 6-t , ESANE , Fédération
nationale des associations d’utilisateurs des transports100, barème kilométrique101

[Link] Effet de substitution : si Uber Eats n’existait pas, les


clients dépenseraient 415 M€ au restaurant et les
livreurs généreraient 45 M€ de chiffre d’affaires
➢ Calcul du chiffre d’affaires des restaurants en 2019 pour le nombre de repas livrés par Uber
Eats, si la plateforme n’avait pas existé :

92
Dans le secteur de la réparation de biens personnels domestiques
93
« Le coût des déplacements pour les voyageurs », Bulletin de la Fédération Nationale des Associations
d’Utilisateurs des Transports, no 281 (avril 2020): 1‑12.
94
« Le barème kilométrique des motos et scooters pour 2020 », LEPARTICULIER, consulté le 2 août 2021,
[Link]
95
« Le coût des déplacements pour les voyageurs ».
96
Nous postulons que les frais de fonctionnement d’une trottinette sont les mêmes que pour un vélo
97
« Etude sur les revenus des chauffeurs en 2018 ».
98
Dablanc et al., « Etude sur les livreurs des plateformes de livraison instantanée du quart nord-est de Paris »,
43.
99
« Fiche secteur 952 - Réparation de biens personnels et domestiques − Fiches sectorielles - 2017 | Insee ».
100
« Le coût des déplacements pour les voyageurs », Bulletin de la Fédération Nationale des Associations
d’Utilisateurs des Transports, no 281 (avril 2020): 1‑12.
101
« Le barème kilométrique des motos et scooters pour 2020 ».

23
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Près d’un tiers, soit 30%, des dépenses réalisées sur la plateforme, aurait été dépensé dans des
restaurants « en dur » si Uber Eats n’avait pas existé. En retenant un prix moyen de repas en salle de
18,90€102 nous obtenons le nombre de repas substitués par la plateforme aux restaurants chaque année,
soit 23 millions (figure A14).

Figure A14. Nombre de repas pris dans des restaurants « en dur » si Uber Eats n’existait pas

Nombre de repas qui Chiffre d’affaires généré par les


Emplois
auraient été servis au restaurateurs si la plateforme
correspondants
restaurant n’existait pas
23 millions 415 M€ 3 420
Sources : Calculs Asterès d’après Collison et données France AgriMer104
103

➢ Calcul du chiffre d’affaires des grandes et moyennes surfaces en 2019 pour le nombre de repas
livrés par Uber Eats, si la plateforme n’avait pas existé :

Parmi les repas livrés par Uber Eats en 2019, 53 millions ont été substitués à des repas préparés à base
d’ingrédients achetés en GMS. Ces 53 millions de repas représentent un manque à gagner de 255 M€
pour ces commerces, puisqu’un repas préparé à domicile revient en moyenne à 4,78€105.

Figure A15. Nombre de repas préparés à domicile à partir d’ingrédients achetés en GMS si Uber Eats
n’existait pas

Nombre de repas qui


auraient été préparés à Chiffre d’affaires généré par les
Emplois
domicile à base d’ingrédients commerces alimentaires si la
correspondants
achetés en grande ou plateforme n’existait pas
moyenne surface
53 millions 255 M€ 915
Sources : Calculs Asterès d’après Collison , France AgriMer107, ESANE108
106

Le nombre d’emplois correspondant au chiffre d’affaires potentiellement généré par chaque secteur
provient du rapport nombre d’emplois EQTP/€ de CA calculé par Asterès sur la base de données
ESANE. Ainsi, nous avons :

Nombre
CA total du Nombre d’emplois EQTP par €
Mode de transport d’emplois
secteur de chiffre d’affaires
EQTP
Restauration 52 Mds€ HT109 490 000110 0,0000095

102
Soit le chiffre d’affaires de la restauration avec service à table, divisé par le nombre de prestations servies en
2018, selon France AgriMer.
103
Collison, « The Impact of Online Food Delivery Services on Restaurant Sales ».
104
« Panorama de la consommation alimentaire hors domicile. Phase 1.A : Marché français de la consommation
hors domicile ».
105
Soit le budget alimentaire à domicile des habitants en France, divisé par le nombre de repas pris à domicile.
106
Collison, « The Impact of Online Food Delivery Services on Restaurant Sales ».
107
« Panorama de la consommation alimentaire hors domicile. Phase 1.A : Marché français de la consommation
hors domicile ».
108
« Fiche secteur 472 - Commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé − Fiches sectorielles - 2016 |
Insee », 47, consulté le 18 août 2021, [Link]
109
« Fiche secteur 561 - Restaurants et services de restauration mobile − Fiches sectorielles - 2016 | Insee ».
110
« Fiche secteur 561 - Restaurants et services de restauration mobile − Fiches sectorielles - 2016 | Insee ».

24
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
Commerce de détail
alimentaire en magasin non 241 Mds€ HT111 650 000112 0,0000027
spécialisé
Sources : Calculs Asterès sur données ESANE113

[Link] Effet indirect net d’Uber Eats : un effet économique et


social positif

Uber eats détourne une partie


de la consommation des
clients : 180 M€ de dépenses
captées et 1 200 emplois détruits

2.3.1 flux de pouvoir d’achat : un revenu supplémentaire


pour les livreurs, une substitution de postes de
consommation alternatifs pour les clients

[Link] effet sur le pouvoir d’achat : Uber Eats libère du


pouvoir d’achat pour les livreurs mais capte une
partie de celui de ses clients

[Link] Effet de sur la consommation : les dépenses que crée


Uber Eats chez ses clients se substituent en majorité à
d’autres postes de consommation
Le taux d’épargne moyen des clients d’Uber Eats est calculé en fonction du niveau de vie médian dans
les 1000 plus grandes communes françaises, puisqu’en l’absence de données précises sur la clientèle
des plateformes de livraison, nous postulons que celle-ci est à l’image des habitants des moyennes et
grandes villes. Nous postulons que le revenu médian est égal au revenu moyen. Selon les calculs
d’Asterès, le revenu médian par ménage dans les 1000 premières communes françaises s’élève à

111
« Fiche secteur 471 - Commerce de détail en magasin non spécialisé − Fiches sectorielles - 2017 | Insee »,
consulté le 17 septembre 2021, [Link]
112
« Fiche secteur 471 - Commerce de détail en magasin non spécialisé − Fiches sectorielles - 2017 | Insee ».
113
« Fiche secteur 561 - Restaurants et services de restauration mobile − Fiches sectorielles - 2016 | Insee »;
« Fiche secteur 472 - Commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé − Fiches sectorielles - 2016 |
Insee ».

25
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
31 260€114. Ce montant correspond à celui du troisième quintile115. Le taux d’épargne moyen de ce
quintile se situe à 10%, selon l’INSEE116. Nous en concluons donc que le taux d’épargne moyen des
clients d’Uber Eats est de 10%. Nous reprenons l’hypothèse développée en [Link] et postulons que
pour le troisième quintile, la moitié des sommes dépensées sur Uber Eats a été tirée de l’épargne.
L’autre moitié aurait été dépensée ailleurs si la plateforme n’avait pas existé.

2.3.2 Impact socio-économique induit d’uber eats : un effet


négatif sur la consommation induite

[Link] Effet sur le pouvoir d’achat : 144 M€ de revenus


supplémentaires pour les Livreurs, 560 M€ de pouvoir
d’achat en moins pour les clients
Figure A16. Revenu des livreurs utilisant l’application Uber Eats

Part de livreurs touchant ce


Fourchette de revenus bruts Revenu
revenu brut117
Moins de 1 000€ par mois 800 € 42%
Entre 1 000 et 1 500 € par
1 250€ par mois 41%
mois
Entre 1 500 et 2 000 € par
1 750 € par mois 13%
mois
Plus de 2 000 € par mois 2 200 € par mois 5%
TOTAL 100 %
Revenu brut mensuel moyen
1 173€
livreurs
Sources : 6-t bureau de recherche pour l’Université Gustave Eiffel, la Chaire Logistics City et l’ANR
MOBS118, calculs ASTERES

➢ Calcul du montant des indemnités chômage perçues par les livreurs utilisant Uber Eats si la
plateforme n’avait pas existé :

Tous les livreurs utilisant actuellement l’application n’étaient pas salariés ou en emploi avant de débuter
leur activité sur Uber Eats. Un sondage mené par Ipsos pour Uber France en juillet 2020119 auprès de

114
Calculs Asterès sur données [Link] « Revenus des Français à la commune - [Link] », consulté le
11 octobre 2021, [Link] « Data INSEE sur
les communes - [Link] », consulté le 11 octobre 2021, [Link]
les-communes/.
115
« Plus d’épargne chez les plus aisés, plus de dépenses contraintes chez les plus modestes - Insee Première -
1815 ».
116
Beatriz, Laboureau, et Billot, « Quel lien entre pouvoir d’achat et consommation des ménages en France
aujourd’hui ? Une analyse par catégorie des ménages et par fonction de consommation », 27.
117
Repourcenté à partir de Dablanc et al., « Etude sur les livreurs des plateformes de livraison instantanée du
quart nord-est de Paris », 43.
118
Dablanc et al., « Etude sur les livreurs des plateformes de livraison instantanée du quart nord-est de Paris ».
119
« Uber Eats et l’insertion professionnelle ».

26
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
35 000 livreurs utilisant Uber Eats montre que 25% étaient salariés avant de débuter leur activité avec
Uber, 10% étaient à leur compte, 4% étaient en intérim, 29% étaient au chômage, 22% étaient étudiants
et 10% étaient en stage d’étude ou autre. Le montant des allocations de retour à l’emploi qu’ils auraient
perçu varie en fonction de leur statut précédent.

Figure A17. Montant des allocations de retour à l’emploi qu’auraient perçu les livreurs utilisant
l’application Uber Eats si la plateforme n’avait pas existé

Montant d’ARE total


Part du salaire perçu sous
perçu par les
Statut Part des livreurs forme d’ARE si Uber Eats
chauffeurs si Uber Eats
n’existait pas
n’existait pas
Salarié 25% 72%120 50 M€
Indépendant 10% 4 786,60€121 17 M€
Intérim 4% 72% 8 M€
Chômage 29% 72% 58 M€
Etudiants 22% 0% -
Stage, autre 10% 0%
TOTAL 100% 132 M€
Sources : calculs Asterès sur données publiques Uber France et Pôle Emploi123
122

Si Uber Eats n’avait pas existé, les livreurs travaillant actuellement avec l’application auraient touché
132 M€ sous forme d’allocations de retour à l’emploi, ce qui correspond à 48% des revenus qu’ils ont
généré en 2019 via la plateforme. Uber Eats leur permet donc de gagner 52% de plus que s’ils avaient
été au chômage.

[Link] Effet sur la consommation : Uber Eats génère 92 M€ de


consommation induite chez les livreurs et annule
275 M€ de consommation chez les clients
Figure A18. Consommation des livreurs d’Uber Eats et emplois créés associés

Consommation des livreurs d’Uber Eats Emplois créés


92 M€ 600
Sources : Modèle d’Impact Asterès

Figure A19. Dépenses de consommation des clients annulées par Uber Eats et emplois détruits associés

Consommation des clients d’Uber Eats Emplois détruits


275 M€ 1 800
Sources : Modèle d’Impact Asterès

120
« Comment est calculée l’allocation chômage ? »
121
[Link], « L’allocation pour les travailleurs indépendants (ATI) ».
122
« Uber Eats et l’insertion professionnelle ».
123
« Comment est calculée l’allocation chômage ? »; [Link], « L’allocation pour les travailleurs
indépendants (ATI) ».

27
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
[Link] Effet induit net d’Uber Eats : un impact négatif sur la
consommation induite et l’emploi

3. prospective

28
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique
bibliographie de l’annexe
« America’s Eating Habits: food away from home ». Economic information bulletin. United States
Department of Agriculture, septembre 2018.
[Link]
Beatriz, Mikael, Thomas Laboureau, et Sylvain Billot. « Quel lien entre pouvoir d’achat et
consommation des ménages en France aujourd’hui ? Une analyse par catégorie des ménages
et par fonction de consommation ». Note de conjoncture. Insee, juin 2019.
[Link]
BERTHELOT, Benoît. « Livreurs, entreprises, restaurants... dans la guerre de la livraison à domicile,
qui tire son épingle du jeu ? » [Link], 22 juillet 2021. [Link]
marches/livreurs-entreprises-restaurants-dans-la-guerre-de-la-livraison-a-domicile-qui-tire-
son-epingle-du-jeu-1410228.
Collison, Jack. « The Impact of Online Food Delivery Services on Restaurant Sales », printemps
2020. [Link]
« Comment est calculée l’allocation chômage ? » Dossier de presse convention 2017. Unédic,
septembre 2017. [Link]
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6t. « Comment préserver les revenus des taxis ? Données inédites », 9 juin 2016. [Link]
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Harris Interactive. « Consultation auprès des chauffeurs Uber », 26 novembre 2021. [Link]
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« Convertisseur franc-euro | Insee ». Consulté le 8 novembre 2021.
[Link]
Dablanc, Laetitia, Anne Aguilera, Camille Krier, François Adoue, et Nicolas Louvet. « Etude sur les
livreurs des plateformes de livraison instantanée du quart nord-est de Paris ». 6t bureau de
recherche pour l’Université Gustave Eiffel, la Chaire Logistics City et l’ANR MOBS, 28
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[Link]
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« Fiche secteur 563 - Débits de boissons − Fiches sectorielles - 2017 | Insee ». Consulté le 4 août
2021. [Link]

29
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« Fiche secteur 591 - Activités cinématographiques, vidéo et de télévision − Fiches sectorielles - 2016
| Insee ». Consulté le 4 août 2021.
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peser-pres-de-20-des-ventes-des-restaurants-en-2024-1296495.
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BFMTV. « Une voiture neuve coûte en moyenne 26.717 euros en France ». Consulté le 14 septembre
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france_AV-[Link].

30
Asterès – L’impact socio-économique d’Uber – janvier 2022 – annexe méthodologique

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