REPUBLIQUE DU CAMEROUN FACULTE DES SCIENCES
REPUBLIC OF CAMEROON
FACULTY OF SCIENCE
Peace – work – fatherland
UNIVERSITE DE DSCHANG Departement de physique
UNIVERSITY OF DSCHANG Departement of physics
FONCTIONS HYPERGEOMETRIQUES ET SES
APPLICATIONS EN PHYSQUE
N° Noms et prénoms options Matricules
1 TESSA TCHOMBA Thiery Christian ME
2 BOGNING DONFACK Siyaah ME
3 KAMGA TCHIO Leandre Igor ME
4 TOUANI YAGOUE Kevine Sandra ME
5 KOGUEM NOTUE Jacques Styves ME
Coordonnateur : Dr FOTSO FOTSO
Année 2025/2026
PLAN DE COURS
INTRODUCTION
1. Definition
1.1 Fonction hypergéométrique de Gauss .
1.1.1 Equation hypergéométrique de Gauss.
1.1.2 Relation avec d’autres fonctions
spéciales .
1.1.3 Representation intégrale
1.2 Fonction hypergéométrique confluente .
1.2.1 Relation avec d’autres fonctions
spéciales .
1.2.2 Representation integrale
1.3 Fonctions hypergéométriques generalisees
1.4 Applications des fonctions hypergéométriques en
physique
1.4.1 Mécanique classique : problème de Kepler
en coordonnées paraboliques
1.4.2 Mécanique quantique : equation de
schrodinger pour le potentiel de coulomb
1.5 Exercices d’applications
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION
Les fonctions hypergéométriques, définies par une somme
infinie, constituent une famille de fonctions spéciales d'une
grande importance en mathématiques. Leur flexibilité et
leur capacité à modéliser des phénomènes complexes en
font un outil précieux dans de nombreux domaines de la
physique. Ce travail explorera les bases mathématiques des
fonctions hypergéométriques, en mettant l'accent sur leurs
propriétés et les techniques de manipulation associées.
Nous examinerons ensuite plusieurs applications en
physique, en soulignant les liens entre la structure
mathématique de ces fonctions et les phénomènes
physiques modélisés.
1. définition
Le terme séries hypergéométriques a été introduit par John Wallis
en 1656, et elles ont été étudiées systématiquement pour la
première fois par Gauss en 1812. Les fonctions hypergéométriques
sont introduites comme généralisation de la notion de séries
géométriques. L’utilité des fonctions hypergéométriques réside
dans le fait que presque toutes les fonctions spéciales peuvent être
exprimées en termes de fonctions hypergéométriques. Les
fonctions hypergéométriques ont été utilisées dans une large
gamme de problèmes en mécanique classique et quantique, en
ingénierie et en mathématiques appliquées. En physique, ils sont
très utiles dans les problèmes de forces centrales, par exemple
dans l’étude de l’atome d’hydrogène et de l’oscillateur
harmonique en mécanique quantique.
1.1Fonction hypergéométrique de Gauss
La fonction hypergéométrique de Gauss est la généralisation des
séries géométriques suivantes
(1 – x)-1 =∑∞
𝒓=𝟎 𝒙
𝒓
𝛂 (𝛂 + 𝟏) ...(𝛂 + 𝒓 − 𝟏)
(𝟏 – 𝐱)−𝜶 = ∑∞
𝒓=𝟎 𝒙𝒓
𝒓!
(𝜶)𝒓
= ∑∞
𝒓=𝟎 𝒙𝒓
𝒓!
Ou (α) r est appelle l’indice de Pochhamer et il est de finit par
(𝜶)r = α (α + 1) ... (α + r − 1)
𝚪(𝛂+𝐫)
=
𝚪(𝛂)
(1.1)
r est un entier positif
Une généralisation des sries est donnée par
∞ (𝜶)𝒓 (𝜷)𝒓 𝒙𝒓
2F1 (𝜶, 𝜷, 𝜸, 𝒙) = ∑𝒓=𝟎
(𝜸)𝒓 𝒓!
(1.2)
Ou 2F1 est appelée la fonction hypergéométrique de Gauss.
D’après la définition (1.2), cette fonction converge si |x| < 1 et
diverge si |x| > 1. Pour x = 1 la série (1.2) converge si γ > α + β et
si x = −1 elle converge si γ > α + β − 1.
Il découle directement de la d´finition (1.2) la relation de Symétrie
suivante.
2F1(α, β ; γ ; x) = 2F1(β, α ; γ ; x)
1.1.1 Equation hypergéométrique de Gauss
2F1(α, est une solution de l’équation hypergéométrique
β ; γ ; x)
(appelle aussi équation hypergéométrique de Gauss)
𝒅𝟐 𝒚 𝒅𝒚
x(1−𝒙) 𝒅𝒙𝟐 + {𝜸 − (𝜶 + 𝜷 + 𝟏)𝒙} 𝒅𝒙 − 𝜶𝜷𝒚 = 𝟎 (1.3)
Démonstration :
A l’aide de la méthode de Frobenius, montrons que l’équation
hypergéométrique de Gauss à comme solution finale la fonction
2F1(α, β ; γ ; x).
On a : 𝑦(𝑥 ) = ∑∞
𝑘=0 𝑎𝑘 𝑥
𝑘+𝑟
et
∞
𝑑𝑦
= ∑ (𝑘 + 𝑟)𝑎𝑘 𝑥𝑘+𝑟−1
𝑑𝑥
𝑘=0
∞
𝑑2𝑦
= ∑ (𝑘 + 𝑟)(𝑘 + 𝑟 − 1)𝑎𝑘 𝑥𝑘+𝑟−2
𝑑𝑥 2
𝑘=0
Remplaçons la dérivée première et seconde dans l’équation (1.3) on a :
𝑥(1 − 𝑥) ∑∞𝑘=0(𝑘 + 𝑟)(𝑘 + 𝑟 − 1)𝑎𝑘 𝑥
𝑘+𝑟−2 + {𝛾 − (𝛼 + 𝛽 +
1 )𝑥 } ∑ ∞
𝑘=0(𝑘 + 𝑟)𝑎𝑘 𝑥
𝑘+𝑟−1 − 𝛼𝛽 ∑∞ 𝑎 𝑥𝑘+𝑟 =0
𝑘=0 𝑘
∞
=> ∑ (𝑘 + 𝑟)(𝑘 + 𝑟 − 1 + 𝛾)𝑎𝑘 𝑥𝑘+𝑟−1
𝑘=0
∞
2
+ ∑ {−(𝑘 + 𝑟) − (𝛼 + 𝛽)(𝑘 + 𝑟) − 𝛼𝛽}𝑎𝑘 𝑥𝑘+𝑟 =0
𝑘=0
2
𝑜𝑟−(𝑘 + 𝑟) − (𝛼 + 𝛽)(𝑘 + 𝑟) − 𝛼𝛽 = −(𝑘 + 𝑟 + 𝛼)(𝑘 + 𝑟 + 𝛽)
∞
𝑖𝑒 ∑ (𝑘 + 𝑟)(𝑘 + 𝑟 − 1 + 𝛾)𝑎𝑘 𝑥𝑘+𝑟−1
𝑘=0
∞
+ ∑ −(𝑘 + 𝑟 + 𝛼)(𝑘 + 𝑟 + 𝛽)𝑎𝑘 𝑥𝑘+𝑟 =0
𝑘=0
Posons m=k+1 => k=m-1
Ie ∑∞
𝑘=0(𝑘 + 𝑟)(𝑘 + 𝑟 − 1 + 𝛾 )𝑎𝑘 𝑥
𝑘+𝑟−1
+ ∑∞
𝑚=1 −(𝑚 + 𝑟 +
𝛼 − 1)(𝑚 + 𝑟 + 𝛽 − 1)𝑎𝑚−1 𝑥 𝑚+𝑟−1 = 0
=> 𝑟(𝑟 − 1 + 𝛾 )𝑎0 𝑥 𝑟−1
∞
+ ∑ (𝑘 + 𝑟)(𝑘 + 𝑟 − 1 + 𝛾)𝑎𝑘 𝑥 𝑘+𝑟−1
𝑘=1
∞
− ∑ (𝑚 + 𝑟 + 𝛼 − 1)(𝑚 + 𝑟 + 𝛽
𝑚=1
− 1)𝑎𝑚−1 𝑥 𝑚+𝑟−1 = 0
Les coefficients sont nuls avec 𝑎0 ≠ 0
𝑟(𝑟 − 1 + 𝛾 )𝑎0 = 0
{
(𝑘 + 𝑟)(𝑘 + 𝑟 − 1 + 𝛾 )𝑎𝑘 − (𝑘 + 𝑟 + 𝛼 − 1)(𝑘 + 𝑟 + 𝛽 − 1)𝑎𝑘−1 = 0 𝑘 ≥ 1
𝑟 = 0 𝑜𝑢 𝑟 = 1 − 𝛾
et
(𝑘 + 𝑟 + 𝛼 − 1)(𝑘 + 𝑟 + 𝛽 − 1)𝑎𝑘−1
𝑎𝑘 =
(𝑘 + 𝑟)(𝑘 + 𝑟 − 1 + 𝛾 )
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟 = 0
(𝑘 − 1 + 𝛼 )(𝑘 − 1 + 𝛽 )𝑎𝑘−1
𝑎𝑘 =
𝑘(𝑘 − 1 + 𝛾 )
𝛼𝛽𝑎0
𝑎1 =
𝛾
𝛼 (𝛼 + 1)𝛽 (𝛽 + 1)
𝑎2 = 𝑎0
2𝛾(𝛾 + 1)
𝛼 (𝛼 + 1)(𝛼 + 𝑘 − 1)𝛽 (𝛽 + 1)(𝛽 + 𝑘 − 1)
𝑎𝑘 = 𝑎
𝑘 (𝑘 − 1)(𝑘 − 𝑘 + 1)𝛾 (𝛾 + 1)(𝛾 + 𝑘 − 1) 0
𝛼 (𝛼 + 1)(𝛼 + 𝑘 − 1)𝛽 (𝛽 + 1)(𝛽 + 𝑘 − 1)
𝑎𝑘 = 𝑎
𝑘 (𝑘 − 1)(𝑘 − 𝑘 + 1)𝛾 (𝛾 + 1)(𝛾 + 𝑘 − 1) 0
(𝛼 )𝑘 (𝛽 )𝑘
𝑎𝑘 = 𝑎
𝑘! (𝛾 )𝑘 0
𝑝𝑜𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑎0 = 1
∞
(𝛼 )𝑘 (𝛽 )𝑘 𝑘
𝑦=∑ 𝑥
𝑘! (𝛾 )𝑘
𝑘=0
= 𝟐𝑭𝟏(𝛂, 𝛃 ; 𝛄 ; 𝒙)
1.1.2 Relation avec d’autres fonctions spéciales
1+𝑥
a) Pn(x)= 2F1(-n ; n+1 ; 1 ; )
2
1 1−𝑥
b) Tn(x) = 2F1( −n ;n; ; ) (1.4)
2 2
3 1−𝑥
c) Un(x)=√1 − 𝑥 2 𝑛2F1( −n+1 ;n+1;2 ; 2
)
Demonstration :
On demontre seulement la relation (1.4)(a), pour les autres
relations la preuve est similaire. A partir de la definition
(1.2) on a :
1+𝑥 𝑟
[ ]
1+𝑥
∑∞ (−𝑛)𝑟 (𝑛+1)𝑟 2
2F1(-n ; n+1 ; 1 ; )= 𝑟=0
2 (1)𝑟 𝑟!
On prend n un entier non negatif car le polynôme de
Legendre est defini seulement pour ces valeurs. On a donc
(−n)r = (−n)(−n + 1)(−n + 2)...(−n + r − 1)
= (−1)rn(n − 1)(n − 2)...(n − r + 1)
𝒏!
(−𝟏)𝒓 (𝒏−𝒓)! 𝒔𝒊 𝒓 < 𝒏
={
𝟎 𝒔𝒊 𝒓 > 𝒏 + 𝟏
on a aussi
(n + 1)r = (n + 1)(n + 2)...(n + r)
(𝒏+𝟏)!
= 𝒏!
et
(1)r! = 1.2.3...(1 + r − 1)
= r!
donc
𝟏+𝒙 𝒏! (𝒏+𝒓)! 𝟏 (𝟏−𝒙)𝒓
2F1(-n ; n+1 ; 1 ; )=∑∞ 𝒓
𝒓=𝟎(−𝟏) (𝒏−𝒓)!
𝟐 𝒏! 𝒓! 𝟐𝒓 𝒓!
(𝑛+𝑟)!
=∑∞
𝑟=0 (1 − 𝑥)𝑟
2𝑟 (𝑛−𝑟)!(𝑟!)2
Montrons que cette série est égale a Pn(x), pour cela on va
développer le polynôme de Legendre Pn(x) en série au
voisinage de x = 1. D’apers le theoreme de Taylor, on a
(𝑟) (𝑥−1)𝑟
Pn(x)=∑∞
𝑟=0 𝑃𝑛 (1) (1.5)
𝑟!
où
(r) dr
Pn (1) = P (x)|x =1
dxr n
Pour calculer P(nr)(1) on va dérivé r fois l’expression de la
fonction génératrice du polynôme de Legendre, on obtient
1
(𝑟) 𝑑𝑟 2 )−2
∑∞ 𝑛
𝑟=0 𝑃𝑛 (1) 𝑡 = (
𝑟 1 − 2𝑡𝑥 + 𝑡
𝑑𝑥
𝟏
𝟏 𝟏 𝟏
= (−𝟐𝒕)𝒓 (− ) (− − 𝟏) … . . (− − 𝒓 + 𝟏) (𝟏 − 𝟐𝒕𝒙 + 𝒕𝟐 )−𝟐−𝒓
𝟐 𝟐 𝟐
(𝟐𝒓)! 𝟏
= 𝒕𝒓 (𝟏 − 𝟐𝒕𝒙 + 𝒕𝟐 )−𝟐−𝒓
𝟐𝒓 𝒓!
Posons x = 1, on obtient
∞
(𝑟) (2r)! 1
2 )−2−r
∑ 𝑃𝑛 (1) 𝑡 𝑛 = t r (1 − 2t + t
2r r!
𝑟=0
(2𝑟)!
=𝑡 𝑟 (1 − 𝑡)−1−2𝑟
2𝑟 𝑟!
En utilisant la formule du binôme de Newton pour
(1 − 𝑡)−1−2𝑟 , on a
(2𝑟+𝑠)! 𝑠
(1 − 𝑡)−1−2𝑟 =∑∞
𝑠=0 𝑡
(2𝑟)!𝑠!
Donc
∞ ∞
(2𝑟)! (2𝑟 + 𝑠)! 𝑠
(𝑟)
∑ 𝑃𝑛 (1) 𝑡 𝑛 = 𝑡𝑟 𝑟 ∑ 𝑡
𝑟=0
2 𝑟! 𝑠=0 (2𝑟)! 𝑠!
(2𝑟+𝑠)!
=
1
2𝑟 𝑟!
∑∞
𝑠!𝑠=0𝑡𝑟+𝑠
1 (𝑛+𝑟)! 𝑛
= 𝑟 ∑∞𝑛=𝑟 𝑡
2 𝑟! (𝑛−𝑟)!
Par identification on obtient
1 (𝑛 + 𝑟)!
(𝑟)
𝑃𝑛 (1)
= {2𝑟 𝑟! (𝑛 − 𝑟)! 𝑠𝑖 𝑛 ≥ 𝑟
0 𝑠𝑖 𝑛 < 𝑟
On insère l’expression de P(nr)(1) dans (1.5), il en résulte que
∞ 1 (𝑛+𝑟) ! (𝑥−1)𝑟
𝑃𝑛 (𝑥 ) = ∑𝑟=0 𝑟 (𝑛−𝑟)
2 𝑟! ! 𝑟!
1 (𝑛+𝑟) !
=∑∞
𝑟=0 2𝑟 (𝑟 !)2 (𝑛−𝑟) ! (𝑥 − 1)𝑟
1+𝑥
=2F1(-n ; n+1 ; 1 ;
2
)
Ou la dernière ligne résulte de la définition (1.2).
1.1.3 Représentation intégrale
𝛤(𝛾) 1
2F1(𝛼, 𝛽, 𝛾, 𝑥 )=𝛤(𝛽)𝛤(𝛾−𝛽) ∫0 𝑡𝛽−1 (1 − 𝑡)𝛾−𝛽−1 (1 − 𝑥𝑡)−𝛼 𝑑𝑡
Si 𝛾 > 𝛽 > 0 (1.6)
Démonstration
A partir de la définition de la fonction 2F1 on a
∞ (𝜶)𝒓 (𝜷)𝒓 𝒙𝒓
2F1 (𝜶, 𝜷, 𝜸, 𝒙) = ∑𝒓=𝟎
(𝜸)𝒓 𝒓!
𝛤(𝛼+𝑟) 𝛤(𝛽+𝑟) 𝛤(𝛾) 𝑥𝑟
= ∑∞
𝑟=0 𝛤(𝛼) 𝛤(𝛽) 𝛤(𝛾+𝑟) 𝑟!
𝛤(𝛾) 1 𝛤(𝛾−𝛽)𝛤(𝛽+𝑟) 𝑥 𝑟
=𝛤(𝛼)𝛤(𝛽) 𝛤(𝛾−𝛽) ∑∞
𝑟=0 𝛤(𝛼 − 𝑟) 𝛤(𝛾+𝑟) 𝑟!
𝛤(𝛾) 1 𝑥𝑟
= ∑∞
𝑟=0 𝛤(𝛼 − 𝑟) 𝐵((𝛾 − 𝛽; 𝛽 + 𝑟)
𝛤(𝛼)𝛤(𝛽) 𝛤(𝛾−𝛽) 𝑟!
𝛤(𝛾) 1 1 𝛽+𝑟−1 𝛾−𝛽−1 𝑥𝑟
= ∑∞
𝛤(𝛼)𝛤(𝛽) 𝛤(𝛾−𝛽) 𝑟=0
𝛤(𝛼 − 𝑟) ∫0 𝑡 ( 1 − 𝑡) 𝑑𝑡 𝑟!
1 𝛾−𝛽−1 ∞ 𝛤(𝛼+𝑟) 𝑥𝑟
=𝛤(𝛼)𝛤(𝛽) 𝛤(𝛾−𝛽) ∫0 𝑡𝛽+𝑟−1 (1 − 𝑡)
𝛤(𝛾) 1
∑𝑟=0
𝛤(𝛼) 𝑟!
𝑑𝑡
𝛤(𝛾) 1
2F1(𝛼, 𝛽, 𝛾, 𝑥 )=𝛤(𝛽)𝛤(𝛾−𝛽) ∫0 𝑡𝛽−1 (1 − 𝑡)𝛾−𝛽−1 (1 − 𝑥𝑡)−𝛼
Notons que la dernière égalité est une conséquence de la
formule du binôme de Newton.
1.2 Fonction hypergéométrique confluente
La fonction hypergéométrique confluente (ou fonction de
Kummer) est définie par
(𝜶)𝒓 𝒙𝒓
1F1 (𝜶, 𝜷, 𝒙) = ∑∞
𝒓=𝟎 (1.7)
(𝜷)𝒓 𝒓!
et elle est la solution de l’équation hypergeométrique
confluente
𝒅𝟐 𝒚 𝒅𝒚
𝒙𝟐 + (𝜷 − 𝒙) 𝜶𝒚 = 𝟎 (1.8)
𝒅𝒙𝟐 𝒅𝒙
qui peut être résolu par la méthode de Frobenius. La
fonction hypergéométrique confluente converge pour
toutes les valeurs de x.
1.2.1 Relation avec d’autres fonctions spéciales
𝑚
(𝑛+𝑚)! (1−𝑥 2 ) 2 1−𝑥
a) 𝑃𝑛𝑚 (𝑥 ) = (𝑛−𝑚)! 1F1 (𝑚 − 𝑛, 𝑚 + 𝑛 + 1; )
2𝑚 𝑚! 2
𝑛
𝑒−𝑖𝑥 1
b) 𝐽𝑛 (𝑥) = (2) 1F1 (𝑛 + 1; 2𝑛; 2𝑖𝑥)
𝑛!
(2𝑛)! 1
c) 𝐻2𝑛 (𝑥 ) = (−1)𝑛 1F1 (−𝑛; ; 𝑥2) (1.9)
𝑛! 2
2(2𝑛+1)! 3
d) 𝐻2𝑛+1 (𝑥 ) = (−1)𝑛 𝑥1F1 (−𝑛; ; 𝑥 2 )
𝑛! 2
e) 𝐿𝑛 (𝑥)=1F1 (−𝑛; 1; 𝑥)
𝛤(𝑛+𝑘+1)
f) 𝐿𝑘𝑛 (𝑥 )= 1F1 (−𝑛; 𝑘 + 1; 𝑥)
𝑛!𝛤(𝑘+1)
Démonstration
La preuve des équations Eq. (1.9)(a)-(f) est similaire à celle
de l’Eq. (1.4)(a).
1.2.2 Représentation intégrale
𝛤(𝛽) 1
1F1(𝛼, 𝛽, 𝑥 )=𝛤(𝛼)𝛤(𝛽−𝛼) ∫0 𝑡 𝛼−1 (1 − 𝑡)𝛽−𝛼−1 𝑒 𝑥𝑡 𝑑𝑡 (1.10)
Si 𝛽 > 𝛼 > 0
Démonstration
La preuve est trivial, on refait les mêmes étapes de la
démonstration de la représentation intégrale de la fonction
hypergéométrique de Gauss.
1.3 Fonctions hypergéométriques généralisées
Les fonctions hypergéométriques généralisées notées
mFn(α1,α2,...,αm;β1,β2,...,βn; x) sont définies par :
∞ (𝛼1 )𝑟 (𝛼2 )𝑟 ….(𝛼𝑚 )𝑟 𝑥 𝑟
mFn(α1,α2,...,αm;β1,β2,...,βn;x)=∑𝑟=0 (1.11)
(𝛽1 )𝑟 (𝛽2 )𝑟 …(𝛽𝑛 )𝑟 𝑟!
ou m et n prennent les valeurs 0,1,2,.... Une autre notation
utilisée pour les fonctions hypergéométriques est la
suivante :
𝜶𝟏 ,𝜶𝟐 ,,,,,,,,𝜶𝒎
mFn ( 𝜷 ,𝜷 ,,,,,,,,𝜷 ; 𝒙)
𝟏 𝟐 𝒏
Si m = n + 1, le rayon de convergence de la série mFn est
l’unité. Si m < n + 1, le rayon de convergence est égal à
l’infini.
1.4 Applications des fonctions hypergéométriques en
physique
En physique les fonctions hypergéométriques sont
applicables dans plusieurs branches, notamment dans le
domaine de la Mécanique classique et de la quantique.
1.4.1 Mécanique classique : problème de Kepler en
coordonnées paraboliques
Les fonctions hypergéométriques apparaissent dans la
resolution des mouvements képlériens (problème a deux
corps en 1/r ) lorsqu’on utilise les coordonnées paraboliques.
Ces coordonnées sont particulièrement pour étudier les
orbites paraboliques et hyperboliques.
Exemple :
Considérons une particule de masse m dans un potentiel
𝑘
newtonien 𝑉(𝑟) = − (avec k=GMm). En coordonnées
𝑟
paraboliques (𝜉, 𝜂) définies par :
1
𝑥 = √𝜉𝜂 cos ∅ ; 𝑦 = √𝜉𝜂𝑠𝑖𝑛∅ ; 𝑧 = (𝜉 − 𝜂)
2
′
Avec ξ≥ 0 ; η≥ 0 ; ∅ 𝑙 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝑎𝑧𝑖𝑚𝑢𝑡𝑎𝑙
Montrons que l’équation de Hamilton-Jacobi séparée par la
variable ξ s’écrit :
𝟐
𝒅𝑺𝛏 𝒎𝟐 𝒌 𝜷
( ) = − 𝟐 + 𝒎𝑬
𝒅𝛏 𝛏 𝛏
Ou E est l’Energie totale et 𝛽 une constante de séparation.
En introduisant le changement de variable 𝑢 = √−ξ pour
E<0 . On montre que l’équation différentielle pour la
trajectoire devient une équation hypergéométrique de la
forme :
𝒅𝟐 𝑹 𝒅𝑹
𝒖(1−𝒖) + {𝜸 − (𝜶 + 𝜷 + 𝟏)𝒖} − 𝜶𝜷𝑹 = 𝟎
𝒅𝒖𝟐 𝒅𝒖
Avec 𝛼, 𝛽, 𝛾 des coefficients en fonction de E . lorsque E<0 .
Ainsi une solution de cette équation est :
𝑅(𝑢) = 2F1(𝛼, 𝛽, 1; 𝑥)
1.4.2 Mécanique quantique : Equation de
schrodinger pour le potentiel de Coulomb
En mécanique quantique l’équation radiale de schrodinger
de l’atome d’hydrogène conduit à une équation
différentielle dont les solutions sont des fonctions
hypergéométriques confluentes.
Pour exemple nous avons l’équation radiale de schrodinger
pour un electron dans le potentiel de coulomb
𝑒2
𝑉 (𝑟) = − .
4𝜋𝜀0 𝑟
L’equation radiale de schrodinger est la suivante :
ћ2 𝑑2 𝑢 𝑒2 ћ2 𝑙(𝑙 + 1)
− + [− + ] 𝑢 = 𝐸𝑢
2𝑚 𝑑𝑟 2 4𝜋𝜀0 𝑟 2𝑚𝑟 2
avec 𝑢(𝑟) = 𝑟𝑅 (𝑟),
𝑙 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑛𝑔𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑜𝑟𝑏𝑖𝑡𝑎𝑙𝑒 , 𝑒𝑡 𝐸 <
0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡𝑎𝑡𝑠 𝑙𝑖𝑒𝑠 .
1.5 exercices d’applications
Exercices : Montrer que
1) 2F1(𝛼, 𝛽, 𝛽; 𝑥) = (1 − 𝑥 )−𝛼
ln(1−𝑥)
2) 2F1(1,1; 2; 𝑥) = −
𝑥
Solutions:
1) 2F1(𝛼, 𝛽, 𝛽; 𝑥) = (1 − 𝑥 )−𝛼
(𝛼)𝑟 (𝛽)𝑟 𝑥 𝑟
On a : 2F1(𝛼, 𝛽, 𝛽; 𝑥) = ∑∞
𝑟=0 (𝛽)𝑟 𝑟!
(𝛼)𝑟 𝑥 𝑟
=∑∞
𝑟=0 𝑟!
𝛼(𝛼+1)(𝛼+2)(𝛼+3)(𝛼+4)….(𝛼+𝑟−1)𝑥 𝑟
=∑∞
𝑟=0 𝑟!
(−𝛼)(−𝛼−1)(−𝛼−2)….(−𝛼−𝑟+1)𝑥 𝑟
=∑∞
𝑟=0(−1)
𝑟
𝑟!
=∑∞ 𝑟 −𝛼 𝑟
𝑟=0(−1) 𝐶𝑟 𝑥
=(1 − 𝑥 )−𝛼
ln(1−𝑥)
2) 2F1(1,1; 2; 𝑥) = −
𝑥
on a :
∞ (1)𝑟 (1)𝑟 𝑥 𝑟
2F1(1,1; 2; 𝑥) = ∑𝑟=0
(2 )𝑟 𝑟!
Avec (1)𝑟 = 𝑟! et (2 )𝑟 = (𝑟 + 1)!
𝑟 !𝑟 ! 𝑥 𝑟
=∑∞
𝑟=0 (𝑟+1) ! 𝑟!
1
=∑∞
𝑟=0 (𝑟+1) 𝑥
𝑟
1∞ 𝑥 𝑟+1
= ∑𝑟=0 (𝑟+1)
𝑥
Posons n=r+1
1 𝑥𝑛
2F1(1,1; 2; 𝑥) = ∑∞
𝑛=1
𝑥 𝑛
𝑥𝑛
Or ∑∞
𝑛=1 = −ln (1 − 𝑥)
𝑛
Ainsi
ln(1−𝑥)
2F1(1,1; 2; 𝑥) =−
𝑥
CONCLUSION
En somme, les fonctions hypergéométriques ont une
grande importance en mathématiques et en physique
pour la résolution des problèmes et des équations aux
dérivées partielles . Leur intérêt pour les mathématiques
réside dans le fait que de nombreuses équations (bien
connues) aux dérivées partielles peuvent être renduites à
l’équation hypergéométrique de Gauss par séparation des
variables.
Bibliographie
[1] W. W. Bell, Special Functions for Scientists and Engineers,
Dover Publications (2004).
[2] F. Olver, Asymptotics and Special Functions, A K
Peters/CRC Press (1997).
[3] Wikipedia, les fonctions hypergeometries
[4] Travail en équipe