MODULE :Risques et catastrophes naturelles
ENSEIGNANT : Docteur SANOU Korotimi
Plan
Chap1: Notions de risques et de catastrophes
CHAPITRE 1: NOTIONS DE RISQUES ET DE CATASTROPHES
I. Définition : De l'alea au risque ; de la vulnérabilité à la résilience
Des millions de personnes sont affectées : des sécheresses, des inondations, des glissements de
terrains, des cyclones, des tremblements de terre, des tsunamis et d'autres risques environnementaux
L'augmentation de la densité de population, la poussée des mégalopoles, la dégradation
environnementale et l'impact du changement climatique conjugué à la pauvreté rendent plus grave
l'impact de ces risques.
Ainsi: la survenue d'une catastrophe dépend de plusieurs facteurs.
L'ALÉA: qui n'est autre que qu'un événement ;
✓ NATUREL : Inondation, tremblements de terre, éruption volcanique etc.
✓ D'origine humaine : rupture de barrage, transport de matière dangereuses: marée noire (est une
catastrophe industrielle et écologique se traduisant par l'écoulement en zone côtière d'une nappe
d'hydrocarbures) etc.
L'aléa ne déclenche pas nécessairement une catastrophe. L’aléa est un élément neutre, il n'est ni
bon ni mauvais, il constitue une menace en présence d'enjeux (humain et matériel).
L'aléa est un évènement menaçant ou une probabilité d'occurrence et d'intensité dans une région
au cours d'une période donnée, d’un phénomène pouvant engendrer les dommages.
L'aléa dépend aussi de la durée et du lieu, l'espace.
L'aléa = un risque lorsque la dimension population rentre en jeu. Lorsque le phénomène peut
atteindre l'homme, en ce moment l'aléa devient un évènement effectif, probable ou potentiel.
Par exemple: il existe un risque de rupture de la digue du barrage, mais un accident notable n'a
eu lieu alors le risque caractérise un évènement identifié mais non réalisable. Toutefois, lorsque la
rupture survient, l'événement peut être qualifié de simple perturbation, d'incident, de fléau ou de
catastrophe.
En ce moment, l'événement peut être nommé, daté, il a une durée de vie, il est circonscrit dans un
espace et à une certaine intensité.
Le risque est probable quand il peut être quantifié (à partir des séries statistiques d'événements
étant déjà produits) ou potentiel c'est à dire non quantifié (absence de données séries statistiques).
Le risque potentiel est un risque dont on ne peut évaluer le temps de retour ni la probabilité de
réapparition, car l'événement ne s'est jamais ou que très rarement produit. Ainsi, un risque peut ne
pas se matérialiser en catastrophe.
LA, CATASTROPHE EST un fait reel: plus souvent un fait extraordinaire, exceptionnel par
rapport à l'expérience et à horizon du quotidian.
Exemple de catastrophe: la sécheresse de 1976, (le tsunami de décembre 2004 dans l'océan indien ou
celui d'octobre 2009 sur l'île de Sumatra), le cyclone Idai de mars 2009 qui a ravagé le Zimbabwe et
le Mozambi que
En plus de l'aléa, la deuxième composante du risque est la Vulnérabilité.
Le risque est défini comme une combinaison de l'aléa et de la vulnérabilité.
L'estimation de la vulnérabilité d'un système prend en compte trois (3) facteurs :
✓ - le niveau d'exposition des éléments à l'événement
✓- leur capacité (ou résistance) et
✓- leur sensibilité
- L'EXPOSITION se définit par la proximité des éléments à la source de l'aléa.
- La résistance est la probabilité qu'un système absorbe ou contrecarre les effets d'une
perturbation sans subir de dégâts. Il peut s'agir de la résistance physique d'infrastructures ( une
inondation qui se heurte à une digue) ou de la résistance physique ou mentale d'un individu ou d'un
groupe d'individus. Ainsi de la résistance découle la sensibilité du système
- La sensibilité est le degré d'endommagement que des personnes et des lieux peuvent connaître.
Ainsi plus les pertes seront importantes, plus la sensibilité sera élevée et vice-versa
Enfin les catastrophes surviennent lorsqu'il y a des personnes exposées à l'aléa. Une
catastrophe affecte tous les domaines d'une société en déclenchant un nombre d'impact sanitaires,
sociaux, environnementaux et économique.
- La résilience fait référence d'une part à la capacité de résistance d'un système face à une
perturbation et d'autre part, la capacité à faire face et à se remettre rapidement d'un aléa, afin
d'atteindre l'état initiale, c'est à dire avant la perturbation.
Une société qui est au moins vulnérable est résiliente
II- LES ZONES DE PRÉDILECTION À L'ALÉA À L'ÉCHELLE DU GLOBE
A l'échelle planétaire, les zones de fortes dangerosités sont celles où se localisent les séismes ou les
volcans, celles qui sont souvent balayées par les cyclones et celles qui sont soumises à la récurrence de
sécheresse
Les volcans et les séismes se concentrent dans des bandes étroites et allongées qui sont de véritables
zones instables à la frontière d'un ensemble de plaques mobiles les unes par rapport aux autres.
Quant aux cyclones, ils ne se manifestent que lorsque les conditions les conditions de la Circulation
Atmosphérique Générale (CAG) sont favorables
II-1) LA CEINTURE PÉRIPACIFIQUE OU CEINTURE DE FEU
La ceinture de feu du Pacifique est un ensemble linéaire de volcans ou une volcanique qui bonde
l'océan Pacifique. Cet alignement de volcans se localise exclusivement sur les côtes ou les îles,
coïncide avec un ensemble de limites de plaques tectoniques et de failles. Ce qui en fait des zones de
fortes sismicité accompagné de tremblements meurtrier ( Séismes de Mexique,)
La ceinture PÉRIPACIFIQUE s'étend de la Chili à l'Alaska et au Japon, elle se poursuit
jusqu'en Indonésie et la Nouvelle Zélande ( Recherche ceinture de feu du Pacifique).
Également qualifié de ceinture de feu , cette zone est le siège d'intense activités volcanique
localisé sur le bord du continent et mer formant des archipels volcaniques ( Aléoutienne en Alaska,
Tonga en Océanie, Mariannes au USA)
Elle concentre les 9/10 des volcans dans le monde.
Les éruptions volcaniques sont dangereuses, de types explosif avec de fréquences nuées ( gros nuage
noir) ardentes tel le volcan de Fuego au Guadeloupe pet Nyragongo à Goma.
Les autres zones actives:
✓ Les petites Antilles, un arc volcanique formé par la Guadeloupe et la Martinique séparant ainsi
l'Atlantique et le Caraïbes
✓ Le Sud de l'Europe est marqué par de nombreux séismes qui frappent périodiquement l'Italie, la
Grèce et la Turquie en affectant par moment les franges Nord du continent africain.
II-2) LE DOMAINE TROPICALE
De part son type de climat, le domaine tropical es sujet aux
- Risques climatique : Inondation et sécheresse
- Risques biologique : Maladies tropicales
Mais en Afrique, l'essentiel des catastrophes résulte de la vulnérabilité humaine et de la situation
économique.
l'Afrique est le continent des catastrophes d'origine humaine, de la famine et des violences urbaines.
CHAPITRE II : TYPOLOGIE DES RISQUES MAJEURS
L'étude des aléas exige ensuite que l'on fasse une distinction entre les aléas premiers, par exemple les
secousses sismiques,et les aléas seconds, ceux qui en découlent : les glissements de terrains
contemporains ou postérieurs au séisme par exemple.
Les Aléas naturels s'organisent donc en systèmes plus ou moins compliqués, plus ou moin durables.
La gamme des aléas telluriques est la même en pays tropical que partout ailleurs dans le monde sauf
leurs conséquences secondes y sont beaucoup plus grave
En revanche les aléas climatiques et les aléas biologiques et encore plus leurs effets seconds, sont tout
à fait spécifiques de la tropicalité.
Certains risques sont immuables à travers le temps. Par contre, leur origine, leur perception et leur
gestion relève du contemporain, car les maix ne sont plus les mêmes. En effet, le SIDA a remplacé la
peste. De nos jours, on assiste à l'émergence de risques propres à notre époque.
On distingue les risques d'origine technologique, naturelle et biologique.
I.) LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
Les risques d'origine technologique regroupent les risques industriels, nucléaires, biologiques, les
risques liés aux transports de matière dangereuse, aux exploitations minières ou souterraines et aux
ruptures de barrages etc .
Ces risques sont donc le plus souvent liés à la fabrication, à l'emploi, au stockage et au transport de
substances dangereuses. Ce sont les moins meurtriers et les moins coûteux, loin derrière les risques
d'origine naturelle.
I-1) LES ACCIDENTS NUCLÉAIRES ET RADIOACTIVITÉS
La radioactivité correspond à l'émission de particules ou rayonnement électromagnétique pa
désintégration de certains atomes instables ( Uranium, Plutonium etc) qui se transforme en éléments
chimiques : la désintégration de l'uranium produit du plomb. Ils sont contenus dans les roches de la
croûte terrestre et sont responsables du rayonnement radioactif naturel.
Exemple :
26 Avril 1986, explosion du facteur n°4 de ka centrale nucléaire de Tchernobyl ( Ukraine) et celui de
Fukushima ( Japon) 2010.
La libération de la dioxyde ( produit chimique, très toxique) suite à l'explosion d'un réacteur à l'usine
chimique à Seveso ( Italie) le 10 juillet 1976
L'accident de l'usine chimique à Bhopal ( Inde, dec 1984) se produit dans l'un des trois réservoirs du
site, de l'eau entre en contact avec de l'isocyanate, provoquant la formation d'un gaz mortel qui se
répand sur la ville.
Double explosion dans la région du port de Beyrouth le 4 août 2020.
I-2) LA MOBILITÉ :LES MARRÉES NOIRES
Les marrées noires sont des développements accidentels de vastes nappes de pétrole. Les grands
complexes pétrochimique ont été le lieu d'accidents meurtriers. Ex: la plate-forme Deepwater
Horizon, de la British Petrolium (BP) qui a explosé avant de sombrer dans le Golf de Mexique 10
avril 2010.
Impacts: 11 morts et l'accident a été circonscrit au bout de 4 années avec une fuite de plus de 4
millions de barils de pétrole brut au fond de la mer qui par la suite jalonnaient les côtes de la Floride,
d'Alabama et du Mississippi avec des dégâts environnementaux considérables.
Chaque année, on estime plus de 6 millions de tonnes la quantité de pétrole brut déversé dans les
eaux marines.
La France a connu deux des plus grands catastrophes du transport pétrolier : 1978 ( 220 000 tonnes)
avec le naufrage de l'Amoco Cadiz et en 1999 avec celui de l''Erika.
Ce type de catastrophes entraine des pollutions marines de grande ampleur qui se diffusent hors des
frontières maritimes.
Ce fut le cas en 2002, lorsque le prestige a coulé avec sa cargaison de fioul aux larges des côtes
espagnoles de Galice.
Collision entre deux Boeing 747 en mars 1977 à l'aéroport de Ténérife faisant 569 morts . Les crashs
d'avions.
Conséquence : les catastrophes technologiques agissent de trois (3) manières :
• Toxiques par la diffusion des toxines que les êtres vivants peuvent respirer, avaler ou toucher.
• Brûlures ou d'asphyxie
• Explosions source de traumatisme
Enjeux sont à trois (3) niveaux :
• Humain : Immédiats ou différés ; toxicité, brûlures, asphyxie, traumatisme
• Économique : Dommages sur les biens : destruction de l'habitat, des ouvrages, du bétail, des
cultures.
• Environnemental: Pollution à court ou moyen terme de l'eau, de l'air, du sol et de la nappe
phréatique avec une diffusion large, la contamination des aliments, des animaux et de l'homme par la
chaîne alimentaire.
II- ) LES RISQUES NATURELS
Les risques d'origine naturels sont plus fréquents mais moins dangereux que les risques biologique
Leurs impacts matériels et économiques sont plus négatifs que les catastrophes technologiques. Cela
set certainement dû à leurs difficles circonscriptions, ils excèdent généralement le cadre local.
Ce type de risque concerne les quatres (4) composantes de la nature : la lithosphère, l'atmosphère,
l'hydrosphère et la biosphère.
II-1) LES RISQUES TELLURIQUES
Les risques issus des lithosphères sont rares, brusques, mais très spectaculaires et redoutés. Il s'agit
des séismes ou tremblements de terre, d'éruption volcanique, de glissement et d'éboulement de
terrain, d'avalanche etc.
Éruption volcanique : sur 550 volcans actifs de par le monde, moins de 30 éruptions apr an sont
véritablement dangereux.
Certain volcan reste endormi pendant des années. Le volcan du mont Saint-Helens s'est réalisé en
mai 1980 faisant 57 victimes alors qu'il était en sommeil depuis 1875.
Les dangers liés aux éruptions volcaniques sont aggravés par la densité de la population le plus
souvent attiré par la fertilité de ces zones.
Comme différents types de risque volcanique : il existe 7 types de risque volcanique : les coulées de
lave, les retombées, les écoulements pyroclastiques ( émissions brutale à grande vitesse produisant
des la es visqueuses), les gaz, les labars ( mot indonésien, coulée boueuse formé d'un mélange de
cendre, ) les glissements de terrain et les tsunamis.
SÉISMES ET TREMB LEMENT DE TERRE
Un séisme se produit en profondeur dans des zones où s'exercent des forces susceptibles de déformer
les roches. Sous une forte pression, les roches atteignent leur point de rupture, ce qui se traduit par
l'apparition brutale de cassures ou de failles, avec une libération soudaine d'énergie sous forme
d'ondes sismiques. Le lieu de cassure est l'hypocentre, foyer du séisme.
Ex: 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7 a fait 23000 0 morts et 300000 blessés en
Haïti, détruisant une grande partie de la ville de port au Prince.
Intensité et magnitude : l'ampleur du séisme est évalué selon son intensité, sa magnitude et ses
conséquences dramatiques sur les régions peuplées.
L'intensité est estimée sur la base d'une échelle conventionnelle, l'échelle macrosismique, d'intensité
variable allant de 1 à 12 degrés. À chaque degré correspond des effets sur la population ou sur les
objets.
Quant à la magnitude, elle est estimée selon l'échelle de Richter, plus fréquemment utilisée, est une
mesure de la puissance d'un séisme calculé à partir de l'amplitude des ondes enregistrer par les
sismographes, d'autant plus grande que l'énergie libérée par le séisme est élevée.
Estimation comparée de l'intensité et de la magnitude ( en degré Richter).
LE RAZ DE MARÉE OU TSUNAMI
Les tsunamis découlent soit d'une éruption volcanique sous -marine (plus lent) soit d'un séisme avec
une vitesse foudroyante (800km/h).
Il se manifeste sous forme de vagues géantes sur les littéraux provoquants d'énormes dégâts. Ainsi,
les vagues ordinaires de 0,50 m atteignent 4 à 20 m de hauteur sur les côtes, cela est très dangereux
pour la navigation, les installations portuaires et les hommes.
Ex:
- Un séisme violent de magnitude supérieur à 9 s'est produit dans l'océan Indien au large de l'île de
Sumatra faisant 230000 morts, le 26 décembre 2004
Un séisme de magnitude 8,9 plus récent le 11 mars 2011, à bouleversé le nord-est du Japon au large
de la région de Sendai, causant des milliers de victimes
II-2) LES RISQUES CLIMATIQUES
Cyclones : Des phénomènes météorologiques d'une extrême importance sous les tropiques. Les
cyclones tropicaux n'affectent pas toute la zone intertropicale. Ils se forment uniquement sur mer,
touchent les îles et les côtes, mais ne pénètrent pas profondément sur les continents. En fonction de
leur fréquence d'apparition, les cyclones tropicaux intéressent le Pacifique, l'océan Indien et le
domaine des Caraïbes.
Lorsque les cyclones abordent les îles ou les littoraux continentaux, leurs vents exercent des
dommages spectaculaires par leur pression et , sous le vent, par leur rafales tourbillonnantes.
<< Dans la liste des cartographes Naturelles, les cyclones tiennent la seconde place, après les
inondations et avant la sécheresse. 20% des dommages enregistrés dans le monde leur sont
imputables, contre 40% et 15% respectivement aux deux autres>> Leborgne.
En 1975, 75 cyclones ont provoqué la mort d'environ 320000 personnes et des dégâts importants en
zone tropicale. Environ 80 cyclones chaque année cause entre 10000 et 20000 décès.
En 1974, Port-Darwin (Australie), fut ravagé à 90% par le cyclone Tracy. Le Mozambique ( 417
morts) et le Zimbabwe (259 morts) ont été affectés par le cyclone Idai en mars 2019 .
Les nuisances sont comparables à celle des tsunamis villes littorales noyées, voies de circulation
coupées, bateaux emportés à l'intérieur des terres, et évidemment des victimes humaines.
Nonobstant ( malgré) les conséquences désastreuses, il est à noter que les cyclones engendrent des
précipitations salutaires pour le monde agricole à un moment ou les pluies sont déficientes.
LES RISQUES D'ORIGINE HYDRIQUE : LES forts apports ou déficit d'eau à l'origine des
inondations ou des sécheresses, ont une dimension zonale. Toutefois, ce sont les variables locales de
surcroît anthropique qui transforment ces risques en catastrophes.
Ex: En effet, les glissements de terrain sont souvent déclenchés par les pluies intenses, mais l'homme
de part ses activités déstabilisent les versants en réduisant le couvert végétal ou en construisant des
routes.
INONDATION : La pluie declenchée par les cyclones ou pas entraine des inondations généralisées.
La dynamique d'une inondation sera différente selon la durée des précipitations, et l'aménagement
des espaces.
Ainsi, l'inondation sera différente en zone rurale ou en zone urbaine.
Ex: De mémoire, l'inondation du 1er Septembre 2009 ?
Quant à la sécheresse, elle affecte de vastes étendues comme la zone sahélienne ou le Nord-Est
brésilien.
De plus, les sécheresses peuvent durer plusieurs années. On en veut pour preuve celle du Sahel qui
s'est étalé sur deux (2) décennies (1968-1986)
La zone a subit un déficit pluviométrique très grave, quasiment continu. La migration des is ohyètes
fut générale passant de 100 à 300 km vers le Sud.
CONSÉQUENCES : Évaporation physique et biologique accélérée, assèchement des nappes
aquifères d'où dessèchement de la végétation, et tarissement des puits et des rivières : un temps le
fleuve Sénégal cesse de couler ...
Par voie de conséquence, éolisation c'est à dire déflation, corrasion salinisation des sols par
remontée de l'humidité, accumulation de sable
Du point de vue humain, la crise fut évidemment catastrophique : perte de 50% des récoltes,
raréfaction du gibier et du bois de chauffage, mort d'une partie du bétail (bovins surtout). D'où
famines, les maladies dues à la déshydratation et à la poussière, mortalité infantile, nécessité
d'émigrer vers les États du Sud présumés moins se secs .
III-) LES RISQUES BIOLOGIQUES
L'homme est exposé à de multiples substances pouvant être dangereux pour l'organisme à
travers l'air qu'il respire, les aliments et l'eau qu'il consomme. Ceci constitue un risque sanitaire non
négligeable.
En un quart (1/4) de siècle une trentaine d'agents pathogènes, d'origine virale ont été identifiés.
Cette situation remet en cause la maîtrise et la fin des épidémies.
III-1) LES MÉTAUX LOURDS
Les métaux lourds ont une double portée : les oligoéléments ( sel minéral) sont indispensables à
l'organisme, contrairement à certains qu'on retrouve facilement dans l'environnement, plomb et
mercure ; très toxique pour l'homme. Leur dangerosité se révèle à travers leur concentration dans la
chaîne alimentaire.
Le plomb peut être présent dans les aliments et les eaux via le système de canalisation ou la peinture.
Son absorption peut avoir pour conséquence certaines maladies telles que :
- Le saturnisme ou intoxication par le plomb : douleurs abdominales et paralysies des avants bras.
-L'anémie : atteinte des globules rouges ;
- Des effets neurotoxiques graves : retard de développement, mémoire affaiblie.
Le Mercure peut passer par les aliments comme le poisson et les coquillages dans lesquels se trouvent
les différentes composantes organiques qui sont à la base de troubles très variés : atteinte nerveuse
pouvant atteindre le fœtus.
III-2) LES MALDIES TROPICALES
Zone à forte chaleur et humide, les conditions climatiques créaient des niches écologiques favorables
à la prolifération des insectes et parasites. Les populations tropicales peuvent souffrir de deux (2)
types de maladies :
D'une part des maladies cosmopolites, ou universelles comme la tuberculose ou la diphtérie et le
SIDA.
D'autre part des maladies spécifiquement tropicales,. Celles dont la liaison avec le milieu est
démontrée : maladies de carences, maladies parasitaires, maladies infectieuses ( bactérienne ou
virale), maladies mycosiques.
LES PESTICIDES
Les insecticides, les pesticides et les fongicides à teneur multiples substances favorisent les effets
mutagènes à l'origine de cancers et de troubles di ers ( lesions cutanées, malformations foetales).
CHAPITRE III : LA PRÉVENTION ET LA GESTION DES RISQUES
Phénomène. Gestion
Catastrophes naturelles :. -------->
brusques. Complexe
La majorité des risques Naturels sont des aléas plus ou moins dangereux qu'il est difficile d'éviter
mais qu'il est possible de maîtriser pour réduire leurs effets.
La gestion des risques naturels permets :
- D'identifier ( observer) le risque de
- L'etudier ( spacialiser/localiser), de
- L'évaluer ( comprendre ) pour prévoir son impact, réfléchir à des solutions techniques ( gérer) pour
limiter les dommages humain, naturel et financier.
I-) LA SURVEILLANCE ET LES SYSTÈMES D'ALERTE : ESTIMATION SCIENTIFIQUE DES
RISQUES (OBSERVER ET SPACIALIS ER)
Connaître la nature de l'aléa, selon son origine, ses caractéristiques, son intensité, sa fréquence, son
incidence spaciale.
L'estimation scientifique du risque à pour objectif de spacialiser, établir la sensibilité de la société.
Cela revient à déterminer le niveau d'exposition d'un territoire aux aléas ( incidence spaciale) ainsi
que la sensibilité de la société (vulnérabilité).
C'est la prévision. En effet, les statiticiens estiment à partir d'événements passés, connus et fiables, la
probabilité qu'un événement de même nature et de même intensité se reproduise. On parle ainsi de
durée de retour de 10,50,100 ans [Link] l'intensité de l'aléa est cartographiée par le biais de courbes
d'isovaleurs.
PRÉVISION D'UN RISQUE TELLURIQUE : LE VOLCAN
La connaissance du passé historique d'un volcan, la mémoire des populations sont primordiales pour
la prévision volcanique.
Les résidus des éruptions antérieurs permettent de déterminer la nature géologique et aussi de mieux
cerner les témoignages et les mouvements volcaniques anciens.
Leur récurrence justifie la mise en place de programme de surveillance de sorte à en percevoir son
éruption probable.
Ainsi, les signes avant-coureurs de paroxysme sont enregistrés et interprétés dans la mesure du
possible.
L'estimation du Risque volcanique conduit : à la délimitation, et à la réalisation de carte des zones à
risque.
LES OBSERVATOIRES VOLCANIQUES :
Ils ont pour rôle la recherche et la surveillance.
Les 1er observatoires datent des années 1900, avec l'observatoire de la montagne Pelée, en
Martinique, construit en 1993 à la suite de l'éruption dévastatrice de 1902.
À l'échelle mondiale, plus de 150 volcans font l'objet d'une surveillance par des observatoires.
LES PHÉNOMÈNES LIÉS À LA MONTÉE DU MAGMA :
La monté se manifeste par des séismes enregistré par des sismographes. Les déformations liées à la
mise en place du magma son signalées par des inclinomètres ; des distances mètres et des
extensometres.
Enfin, l'ascension du magma peut être précédée d'émissions de gaz dont les analyses fournissent de
précieuses informations.
Trois (3) observatoires volcanologiques sont équipés d'un système d'appareil surveillant les volcans
actifs des DOM:
- La Montagne Pelée en Martinique ( l'un des plus actif qui fait 1397 m),
- La Soufrière en Guadeloupe ( l'un des plus instables mesurant 1467 m),
- Le Piton de la Fournaise à la réunion.
II-) LES PLANS DE PRÉVENTIONS : MAÎTRIS E TECHNIQUE (COMPRENDRE)
La maîtrise technique des risques prévoit des actions concrètes en vue de réduire activement les aléas
et protéger les éléments vulnérables. Elle comporte deux (2) niveaux d'interventions : un volet
technique et un volet organisationnel.
- L'INTERVENTION TECHNIQUE : doit permettre de prendre des mesures structurelles et
instructives dans un souci global de prévention : réalisation d'aménagement et d'ouvrages conformes,
organisation de l'espace, planification de l'occupation du sol et de gestion des territoires.
- L'ASPECT ORGANISATIONNEL : est relatif aux dimens ions administratives et juridiques ( codes
sectoriel,codes de l'urbanisme). En cela, les plans de préventions des risques (PPR), les plans
d'occupation des sols (POS) et les plans d'expositions aux risques (PER) sont les instruments qui
légitiment les interventions techniques.
DÉCLARATION DE L'ÉTAT DE CATASTROPHE NATURELLE:
Ainsi, l'état de catastrophe naturelle est une décision des pouvoirs publics et fait l'objet d'un arrêté
interministériel, publié au journal Officiel
ASSURANCE DES CATASTROPHES NATURELLES :
L'absence du dispositif légal est liée à la complexité de l'évaluation des dégâts, d'où la non prise en
compte de l'indemnisation des victimes, totalement démunies en cas de catastrophe.
De nos jours tous les contrats d'assurance comportent une garantie des dommages matériels et des
pertes d'exploitations causées par les catastrophes naturelles.
Le financement des indemnités est assuré en imposant à tous les contrats une prime supplémentaire
contle taux, est fixé par les pouvoirs publics. L'état apporte sa garantie aux assureurs par
l'intermédiaire de la caisse centrale de réassurance
III.) LA PROTECTION DES POPULATIONS : ÉVALUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE LE CAS
DU CONASUR
La protection des populations ou la gestion consiste à faire l'évaluation socio-économique des
dommages pour fournir des éléments d'aide à la décision permettant une meilleure orientation afin
d'améliorer les politiques publiques de gestion des risques vers la sécurisation des populati ons. Cela
nécessite la gestion optimale des ressources et des espaces naturels.
Au Burkina Faso, l'organe habilité à la gestion des risques inhérents aux aléas est le Conseil National
de Secours d'Urgence et de réhabilitation (CONASUR).
Publique à vocation sociales et humanitaire, regroupant les représentants d'une vingtaine de
départements ministériels ;de gouverneurs des régions ;des ONG et la Croix-Rouge.
Dans sa structuration,la présidence du conseil est assurée par le Ministre en charge de l'Action
Sociale et la vice-présidence est assurée par le Ministre de l'Administration du Territoire.
CONASUR dispose d'un secrétariat permanent avec trois (3) directions techniques et un service des
affaires administratives et financières au niveau national.
CONASUR fonctionne avec des structures déconcentrées tels que :
✓ CORESUR à l'échelle régionale,
✓ COPROSUR à l'échelle provinciale
✓CODESUR à l'échelle départementale.
Pour mission le respect des principes généraux de la chaîne de traitement des risques.
MISSION :
- d'assurer le plaidoyer,la mobilisation et le soutien en faveur de la prévention et de la gestion des
secours d'urgence et de réhabilitation ;
- d'assurer la coordination des actions humanitaires ;
- d'adopter les plans et stratégies d'intervention ;
- de veiller à l'intégration des risques de catastrophes dans les olans et programmes de
développement ;
- d'assurer les programmes d'activités et les budgets ;
- d'approuver les rapports annuels d'exécution.
Cependant, la mise en œuvre de ce dispositif est confrontée à des difficultés :
- La méconnaissance de la structure;
- La superposition des compétences et des interventions sur le terrain cas de la gestion du 1er
Septembre ;
- Les insuffisances liées à l'aménagement du territoire ;
- La diffusion, le déficit de communication et le non-respect des règles et des normes.
ÉTUDE DE CAS: RÉSILIENCE URBAINE
Fait référence à la capacité de tout système urbain de résister et de récupérer rapidement de l'impact
généré par des aléas ( chocs ou stress ).
<< Quelle est la différence entre chocs et stress ?>>
I-) Rrévision des théories et concepts
II-) Infrastructures et services de bases résilients
Aléas, Risques ou Chocs: phénomène aigu et soudain qui menace la ville.
On:
- Tremblements de terre ou séisme
- Inondations
- Éruptions volcaniques
- Cyclone ou ouragans
- Épidémies
- Attaques terroristes et conflits aigu
- Accidents industriels
✓
- Taux de chômage élevé
- Système de transport publics inefficace
- Violences endémiques
- Insécurité
- Pénurie alimentaire ou d'eau
Urbanisation non planifiée et vulnérabilité
Les zones à urbanisation non-planifiée cont très vulnérables aux désastres naturels en raison de leur
caractéristiques :
Souvent localisées dans des zones à risque comme des côtes , des berges de rivières, des pentes ou des
plaines inondables.
- Manque de planification et d'organisation
- Hautes densité de population
- Manque d'infrastructures et de services urbains (route, canalisation, systèmes d'égouts, toilettes,
gestion des déchets,ecoles).
- Hauts indices de chômage,de pauvreté et de violence/criminalité.