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Introduction à la méthodologie de recherche

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METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

1
Préface

Ce cours d’introduction à la méthodologie de recherche est la construction d’un «objet


scientifique». Il permet à l’étudiant de :
- Explorer un phénomène
- Résoudre un problème
- Questionner ou réfuter des résultats fournis dans des travaux antérieurs ou une thèse
- Expérimenter un nouveau procédé, une nouvelle solution, une nouvelle théorie
- Appliquer une pratique à un phénomène
- De décrire un phénomène
- Expliquer un phénomène
-…
Ou une synthèse de deux ou plusieurs de ces objectifs.
Ce cours qui est essentiel en raison de ses enjeux scientifiques, sociaux, économiques,
politiques et prospectifs demande que l’on en étudie les fondamentaux et la méthode. En effet,
le travail de recherche est une clé aux mains de l’homme qui non seulement ouvre les portes
du changement, de la prospective et de l’innovation, mais également aide à optimiser ses
outils et technique de production et à améliorer ses conditions de vie.
Ce module est l’occasion de visiter et étudier la méthode de réflexion et de présentation d’un
travail de recherche.

2
CHAPITRE I : LA METHODE DE RECHERCHE : GENERALITES

1. Qu’est-ce que la recherche ?

La recherche scientifique est un processus dynamique ou une démarche rationnelle qui permet
d’examiner des phénomènes, des problèmes à résoudre, et d’obtenir des réponses précises à
partir d’investigations. Ce processus se caractérise par le fait qu’il est systématique et
rigoureux et conduit à l’acquisition de nouvelles connaissances. Les fonctions de la recherche
sont de décrire, d’expliquer, de comprendre, de contrôler, de prédire des faits, des
phénomènes et des conduites.
La rigueur scientifique est guidée par la notion d’objectivité, c’est-à-dire que le chercheur ne
traite que des faits, à l’intérieur d’un canevas défini par la communauté scientifique.

2. Les différents niveaux de recherche

Il y a trois niveaux essentiels dans la recherche en sciences sociales et sciences humaines :

 La description
La description consiste à déterminer la nature et les caractéristiques des phénomènes et
parfois à établir les associations entre eux. La description peut constituer l’objectif d’une
recherche : par exemple faire ressortir tous les aspects d’un service, d’un département, d’une
agence ou d’une entreprise.
La description peut aussi constituer le premier stade d’une recherche ; dans ce cas elle peut
exposer les résultats d’une observation ou d’une enquête exploratoire.
Ce niveau doit être soutenu par une méthode rigoureuse et des hypothèses.

 La classification
La classification consiste à catégoriser, regrouper, mettre en ordre pour permettre des
comparaisons ou des rapprochements. Les faits observés, étudiés, sont ainsi organisés,
structurés, regroupés sous des rubriques, sous des catégories pour être mieux compris.

 L’explication / compréhension
Expliquer, c’est répondre à la question „POURQUOI ? ‟. C’est faire voir comment un
phénomène est né et comment il est ce qu’il est. L’explication consiste à clarifier les relations
entre des phénomènes et à déterminer pourquoi ou dans quelles conditions, tels phénomènes
ou tels événements se produisent.

3. Les modes d’investigation

Les modes d’investigations sont déterminés par les paradigmes de recherche et les objectifs
du chercheur. Ce dernier a le choix entre trois modes d’investigation : l’approche quantitative,
l’approche qualitative et l’approche mixte.

3
3.1. L’approche quantitative
Cette approche vise à recueillir des données quantifiables. Elle s’appuie sur des instruments
ou techniques de recherche quantitatives de collecte de données dont en principe la fiabilité et
la validité sont assurées. Elle aboutit à des données chiffrées qui permettent de faire des
analyses descriptives, des tableaux et graphiques, des analyses statistiques de recherche de
liens entre les variables ou facteurs, des analyses de corrélation ou d’association, etc.
 Objectif : Les études quantitatives visent à recueillir des données quantifiables et
objectives pour tester des hypothèses, identifier des tendances, mesurer des relations et
produire des généralisations statistiques.
 Nature des données : Les données quantitatives sont généralement des chiffres, des
mesures ou des données numériques. Elles sont traitées de manière objective et sont
soumises à des analyses statistiques.
 Échantillonnage : Les études quantitatives utilisent souvent des échantillons représentatifs
pour généraliser les résultats à une population plus large. Les méthodes d'échantillonnage
sont souvent basées sur des principes statistiques.
 Méthodes de collecte de données : Les méthodes couramment utilisées incluent les
questionnaires, les sondages, les expérimentations contrôlées et l'analyse de données
existantes, entre autres.
Exemple :
• « La consommation des ménages croît avec le revenu » ;
Cette proposition contient les concepts « consommation des ménages », « revenu » et le lien
entre les deux est exprimé par les mots « croît avec ».
Pour rapprocher les propositions théoriques de la réalité, ou pour confronter les hypothèses à
l'observation, il faut opérationnaliser les concepts, c'est-à-dire établir une relation
systématique entre les concepts et la réalité observable, au moyen d'indicateurs. On peut
définir les indicateurs comme des « signes, comportements ou réactions directement
observables par lesquels on repère au niveau de la réalité les dimensions d'un concept »
Opérationnaliser un concept, c'est donc lui associer un ou plusieurs indicateurs qui
permettront de distinguer avec exactitude les variations observées dans la réalité par rapport
au concept. Distinguer les variations, cela veut dire mesurer : l'opérationnalisation d'un
concept conduit donc à la mesure.
3.2. L’approche qualitative
Dans l’approche qualitative, le chercheur part d’une situation concrète comportant un
phénomène particulier qu’il ambitionne de comprendre et non de démontrer, de prouver ou de
contrôler. Il veut donner sens au phénomène à travers ou au-delà de l’observation, de la
description de l’interprétation et de l’appréciation du contexte et du phénomène tel qu’il se
présente.

4
Cette méthode recourt à des techniques de recherche qualitatives pour étudier des faits
particuliers (études de cas, observation, entretiens semi-structurés ou non-structurés, etc.). Le
mode qualitatif fournit des données de contenu, et non des données chiffrées.

3.3. L’approche mixte


Cette approche est une combinaison des deux précédentes. Elle permet au chercheur de
mobiliser aussi bien les avantages du mode quantitatif que ceux du mode qualitatif. Cette
conduite aide à maitriser le phénomène dans „toutes‟ ses dimensions.
Les deux approches ne s’opposent donc pas. Elles se complètent : L’approche qualitative, par
observation, par entretien, par protocoles (etc.…) permet de récolter énormément
d’informations. Certaines d’entre elles n’étaient pas attendues. Elles font progresser la
recherche. Cependant la durée d’une enquête qualitative limite son recours à des sujets de
recherche pour lesquelles on dispose de peu d’informations. L’enquête qualitative sera choisie
dans une phase exploratoire d’un nouveau sujet de recherche. Elle permet de développer une
théorie et relève donc d’un processus inductif. Cependant ce qui fait la force de l’approche
quantitative (profondeur des entretiens) est source de faiblesses (durée de l’entretien) : on ne
peut interroger qu’une faible partie des individus. La validité externe de la recherche est
questionnable.
L’approche quantitative repose sur un corpus théorique qui permet de poser des hypothèses.
La phase empirique d’une telle recherche se réalise souvent en conduisant une enquête par
questionnaires. Le questionnaire permet d’interroger un beaucoup plus grand nombre
d’individus. Mais le format de l’enquête ne permet de recueillir que les informations relatives
aux questions.

5
CHAPITRE II : LES GRANDES ETAPES DE LA DEMARCHE SCIENTIFIQUE
1. Définition de la démarche scientifique
La démarche scientifique est une procédure rigoureuse qui permet à la science d’avancer. Elle
concerne aussi bien les sciences dures (mathématiques, physique-chimie, biologie, etc.) que
les sciences humaines (sociologie, lettres, histoire, etc.).
Anne-Marie Lavarde, chercheure en psychologie au CNRS, donne une définition de la
démarche scientifique dans le Guide méthodologique de la recherche en psychologie :
‘Il n’y a pas de recherche scientifique sans démarche scientifique. Cette démarche est
caractérisée par des « grandes méthodes d’investigation » qui sont communes à toutes les
sciences. Chaque communauté(s) scientifique(s) les met ainsi en oeuvre en tant que méthodes
académiques appropriées aux objectifs scientifiques visés’ (Lavarde, 2008).
La science permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure. La démarche scientifique
permet d’encadrer les observations et idées des chercheurs. Son objectif est d’aboutir à une
conclusion qui confirmera ou infirmera une hypothèse.
Cette méthode permet donc de vérifier des théories déjà existantes ou de créer de nouvelles
hypothèses à tester. Il s’agit donc d’un système d’évaluation et de vérification du savoir
produit. Pour cela, il faut réaliser des expériences et des tests scientifiques.
2. Les règles de base de la démarche scientifique
Toute démarche scientifique doit suivre plusieurs règles. Parmi elles, quatre règles de base
sont à connaître :
 La neutralité : la méthode scientifique ne doit suivre aucun parti, être neutre
politiquement et religieusement. Elle doit être rationnelle et s’intéresser aux phénomènes
observables.
 La prise en compte des échecs : toute méthode scientifique qui échoue doit faire l’objet
d’une réflexion, les tests et expériences doivent être reproduites. Si l’échec persiste,
l’hypothèse doit être revue/reformulée/changée.
 Le doute : elle suppose de douter de tout ce qui n’a pas encore été prouvé. Dans le
domaine de la science, tout ce qui n’a pas encore été confirmé peut faire l’objet d’un
doute.
 L’expérience pratique doit confirmer la théorie : si une idée est testable avec une
expérience scientifique, alors elle respecte la démarche scientifique.

3. Types de raisonnements scientifiques


La méthode préscientifique : Est basée sur l’émotion (obstination, autorité, Intuition, méthode
empirique) Cependant la méthode scientifique Est basée sur la logique et la raison : Le
raisonnement Inductif : du spécifique au général Le raisonnement déductif : du général au
spécifique Étudier des phénomènes naturels Afin d’en comprendre et d’en expliquer les
causes naturelles. Empirique et hypothético-déductive. Hypothético = hypothèse Déductive =

6
résultats attendus Suite à des observations, des lectures ou des discussions. Induction et
déduction désignent deux procédures de raisonnement scientifique.
3.1. La démarche inductive
La démarche inductive part d’observations et mène à une hypothèse ou un modèle
scientifique. (Observation --> Hypothèse). Elle Est basée sur généralisation à une classe
d’objets ce qui a été observé sur quelques cas particuliers et consiste à partir de cas singuliers
pour accéder aux énoncés universels.
Figure : La démarche inductive

 Caractéristiques de la démarche inductive :

 Observation : La méthode inductive commence par l'observation d'un ensemble de


données spécifiques, de faits ou de phénomènes. Ces observations sont généralement
empiriques, c'est-à-dire basées sur des preuves tangibles ou des expériences.
 Généralisation : Après avoir collecté un ensemble de données, l'inducteur cherche à
identifier des schémas, des tendances ou des régularités dans ces données. L'objectif est
de formuler une généralisation ou une hypothèse générale basée sur les observations
spécifiques. Par exemple, si toutes les observations montrent que "chaque corbeau est
noir", on peut formuler l'hypothèse générale que "tous les corbeaux sont noirs".
 Principe de probabilité : La méthode inductive reconnaît généralement que les
conclusions tirées de l'induction ne sont pas nécessairement certaines, mais plutôt
probables. Les généralisations basées sur des observations spécifiques sont sujettes à
des exceptions possibles, ce qui signifie que les conclusions inductives sont
généralement formulées en termes de probabilité plutôt que de certitude absolue.
 Testabilité : Les généralisations faites par la méthode inductive sont souvent soumises
à des tests empiriques supplémentaires pour vérifier leur validité. Ces tests peuvent
impliquer de nouvelles observations ou des expériences contrôlées pour voir si les
généralisations continuent de se vérifier.
7
 Élaboration progressive : La méthode inductive peut être itérative, ce qui signifie que
de nouvelles observations peuvent conduire à des ajustements ou à des révisions des
généralisations précédemment formulées. Cela permet une amélioration progressive de
la compréhension d'un phénomène ou d'une question.
Exemples :

 Un psychologue pourrait utiliser la méthode inductive pour étudier les habitudes


alimentaires des enfants. En observant un grand échantillon d'enfants, il pourrait
formuler des généralisations sur les types d'aliments que les enfants préfèrent à
différentes étapes de leur développement.
 Un économiste pourrait utiliser la méthode inductive pour étudier les comportements de
consommation. En collectant des données sur les dépenses des ménages, il pourrait
identifier des tendances de dépenses spécifiques et en déduire des modèles de
comportement de consommation.
 Un anthropologue utilisant la méthode inductive pourrait étudier les pratiques culturelles
d'une tribu isolée. En observant et en documentant leurs coutumes, il pourrait formuler
des généralisations sur leur mode de vie et leur système de croyances.
 Une entreprise de marketing pourrait utiliser la méthode inductive pour comprendre les
préférences des consommateurs pour un nouveau produit. En menant des enquêtes et en
analysant les commentaires des clients, elle pourrait tirer des conclusions générales sur
les caractéristiques du produit qui attirent le plus l'attention.

 Limites de la démarche inductive :

La méthode inductive est une approche de raisonnement puissante, mais elle comporte
certaines limites et défis à prendre en compte :
 Problème de l'induction problématique : Le philosophe David Hume a soulevé la
question de l'induction problématique, soulignant que la généralisation à partir
d'observations limitées peut être non fiable. Par exemple, même si vous avez observé de
nombreux corbeaux noirs, cela ne garantit pas que tous les corbeaux soient noirs. Il peut
toujours y avoir des exceptions non observées.
 Conclusions non certaines : Les conclusions tirées par la méthode inductive ne sont
généralement pas certaines, mais plutôt probables. Il est possible que de nouvelles
observations puissent remettre en question les généralisations précédemment formulées.
 Besoin de données suffisantes : La méthode inductive nécessite un ensemble de données
suffisamment large et représentatif pour formuler des généralisations significatives. Des
données insuffisantes peuvent conduire à des conclusions erronées.
 Biais de confirmation : Les chercheurs peuvent involontairement chercher des preuves
qui confirment leurs hypothèses inductives tout en ignorant ou en sous-estimant des
données contradictoires.
 Absence d'explication causale : La méthode inductive peut montrer des relations entre
des événements ou des phénomènes, mais elle ne fournit pas nécessairement

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d'explication causale. Elle peut indiquer que deux variables sont corrélées, mais pas
pourquoi elles le sont.

3.2. La démarche déductive


La démarche déductive part de l’hypothèse pour l’appliquer à un cas d’observations (Figure).
Elle est basée sur la démonstration dont le point de départ est une hypothèse, un modèle ou
une théorie. Cette démarche vise la confrontation d’une théorie ou d’un modèle à la réalité.
(Hypothèse/théorie/modèle --> Réalité).
Figure : La démarche déductive

 Caractéristiques de la démarche déductive :

 Raisonnement logique : La démarche déductive repose sur le raisonnement logique,


où l'on part de principes généraux ou de prémisses pour en déduire des conclusions
spécifiques de manière formelle et rigoureuse.
 Certitude logique : Lorsque les prémisses d'un argument déductif sont vraies et que le
raisonnement est valide, la conclusion est considérée comme certaine. Cela signifie
que si les prémisses sont vraies, la conclusion ne peut pas être fausse.
 Top-down : La démarche déductive est souvent qualifiée de "top-down" car elle
commence par des principes généraux et descend vers des conclusions spécifiques.
Les principes généraux sont les points de départ du raisonnement.
 Précision et rigueur : Les déductions déductives visent à être précises et rigoureuses.
Elles évitent les ambiguïtés et les sauts logiques, et elles sont étayées par des preuves
solides.
Exemples :
 Exemple en économie : Principe général : Si la demande d'un produit augmente (A),
son prix a tendance à augmenter (B). Prémisse spécifique : La demande de téléphones
mobiles a augmenté (A). Conclusion : Par conséquent, les prix des téléphones mobiles
ont augmenté (B).
 Exemple en droit : Principe général : Si une personne commet un vol (A), elle est
passible d'une peine de prison (B). Prémisse spécifique : Jean a commis un vol (A).
Conclusion : Par conséquent, Jean est passible d'une peine de prison (B).

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 Limites de la démarche déductive :

 Dépendance des prémisses : La validité des conclusions déduites dépend entièrement


de la vérité des prémisses. Si les prémisses sont incorrectes ou basées sur des
informations incomplètes, la conclusion sera également incorrecte.
 Absence de créativité : La démarche déductive peut être perçue comme moins créative
que d'autres approches de raisonnement, car elle suit des règles logiques strictes et ne
permet pas nécessairement d'explorer de nouvelles idées ou concepts.
 Non adaptée à la complexité : Dans des situations complexes et mal structurées, il
peut être difficile de déduire des conclusions claires et précises à partir de principes
généraux. La démarche déductive est plus adaptée aux problèmes simples et bien
définis.
 Inflexibilité : Une fois que les prémisses sont établies, la démarche déductive suit un
chemin logique inévitable. Elle peut ne pas être en mesure de tenir compte des
nouvelles informations ou des nuances qui se présentent en cours de route.

4. Comparaison entre la démarche inductive et la démarche déductive

La démarche inductive La démarche déductive


Tester les relations entre deux ou plusieurs Tester des hypothèses, des modèles ou des
évènements pour illustrer un processus théories et les confronter à la réalité
théorique
Utile lorsqu’un sujet ou un problème a été Le point de départ est une hypothèse
peu étudié ou qu’il est difficile de formuler
une hypothèse initiale.
Les hypothèses « aprioristes » sont C’est une démarche qui a pour but
exploratoires : Elles sont formulées dans le l’[Link] démarche inductive, quant à
but de soulever des interrogations. elle est dans son esprit plus descriptive.
Conceptualisation, construction des savoirs. Application du savoir : Elle va du général au
Elle part d’une situation particulière à particulier, de la définition vers ses
résoudre pour aboutir à la définition, la applications pratiques.
propriété, Le théorème.

5. Les étapes d’une bonne démarche scientifique

 La méthode OHERIC : aussi appelée "Objectif, Hypothèse, Expérience, Résultats,


Interprétation et conclusion," est une approche systématique pour mener des expériences
scientifiques ou des projets de recherche. Elle permet de structurer le processus de
manière logique et rigoureuse.

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 Objectif : Définir clairement l'objectif de votre étude ou de votre projet. Quel est le
but que vous voulez atteindre ?
Exemple : "L'objectif de notre étude est de déterminer l'impact de la lumière sur la
croissance des plantes."
 Hypothèse : L’hypothèse est l’élément central de la démarche scientifique. Elle pose
une question, émet une théorie. Elle n’est pas là pour présupposer un résultat, mais
davantage pour proposer une piste de réponse, afin de résoudre le problème posé par
l’observation. L’hypothèse peut être amenée par une question qui découle
naturellement de l’observation menée plus tôt.
Exemple : "Nous supposons que les plantes exposées à une lumière artificielle auront
une croissance plus rapide que celles exposées à l'obscurité."
 Expérience (E) : Concevoir et exécuter une expérience pour tester votre hypothèse.
Cette étape implique la collecte de données et le contrôle des variables.
Exemple : "Nous avons cultivé deux groupes de plantes, l'un sous une lampe à LED
pendant 12 heures par jour et l'autre dans l'obscurité totale. Nous avons mesuré la
hauteur des plantes chaque semaine pendant un mois."
 Résultats : Le résultat des expériences doit ensuite être constaté. Si plusieurs tests ont
été effectués, il faut les comparer et vérifier qu’ils aboutissent au même résultat.
Durant cette étape, les résultats peuvent être organisés et présentés sous forme de
tableaux, de graphiques, de schémas ou de textes.
Exemple : "Nos données montrent que les plantes exposées à la lumière artificielle
ont atteint une hauteur moyenne de 15 centimètres après un mois, tandis que celles
dans l'obscurité n'ont atteint qu'une hauteur moyenne de 5 centimètres."
 Interprétation : Interpréter les résultats et expliquer ce qu'ils signifient par rapport à
votre hypothèse initiale. Identifiez les tendances, les corrélations ou les relations.
Exemple : "Nos résultats soutiennent notre hypothèse initiale, indiquant que la
lumière artificielle a un effet significatif sur la croissance des plantes."
 Conclusion : Résumez les principales découvertes de votre étude et discutez de leurs
implications. Vous pouvez également suggérer des pistes pour de futures recherches.
Exemple : "En conclusion, notre étude démontre que la lumière artificielle favorise la
croissance des plantes. Cette information pourrait être utile pour optimiser les
conditions de croissance en agriculture."

 La méthode IMRAD : La méthode IMRAD est une structure de rapport de recherche


largement utilisée dans le domaine académique et scientifique pour organiser et présenter
des résultats de recherche de manière claire et cohérente. L'acronyme IMRAD représente
les quatre sections principales d'un rapport de recherche :

 Introduction : La première section, l'introduction, fournit un contexte pour la


recherche en présentant le sujet, en exposant le problème de recherche, en expliquant
pourquoi il est important et en énonçant l'objectif de l'étude. Les hypothèses ou les
questions de recherche sont généralement énoncées à la fin de cette section.
 Méthode : La section des méthodes décrit en détail la manière dont l'étude a été
menée. Cela inclut la description des participants ou de l'échantillon, les instruments

11
ou les méthodes de collecte de données, les procédures expérimentales, les analyses
statistiques et tout ce qui concerne la méthodologie de l'étude. L'objectif est de
permettre à d'autres chercheurs de répliquer l'étude.
 Résultats : La section des résultats présente les données collectées au cours de
l'étude. Les résultats sont généralement présentés sous forme de tableaux, de
graphiques ou de statistiques descriptives. Cette section doit être objective et ne pas
inclure d'interprétations ou de discussions.
 Discussion : La dernière section, la discussion, interprète les résultats et les relie à la
question de recherche ou aux hypothèses énoncées dans l'introduction. Les
implications des résultats sont discutées, les limitations de l'étude sont reconnues, et
des suggestions pour des recherches futures sont souvent présentées.

6. Limites de la méthode scientifique


La science ne s’exerce pas dans le monde purement rationnel de la logique. Elle doit aussi
s’appuyer sur une collecte de résultats d’expériences, d’observations et d’exemples.
La vérité scientifique est condamnée à naviguer entre l’imparfaite réalité du monde et la
parfaite construction de l’argumentation logique. Ses résultats ne sont pas une vérité
irréfutable. Les scientifiques poursuivent une quête inlassable et ne se contentent jamais de ce
qu’ils savent.
De plus, la publication des résultats de recherche est une invitation à la critique et à la
vérification de leur exactitude.
La science, a des faiblesses. Des erreurs, et même des fraudes, surviennent. La recherche est
le théâtre parfois d’expériences truquées, de résultats sollicités, de tricherie ou de plagiat des
publications.

12
CHAPITRE III : PROBLEMATIQUE – QUESTIONS DE RECHERCHE –
HYPOTHESES

1. Spécification de la problématique
La recherche naît toujours de l’existence d’un problème à résoudre, à clarifier. Il y a problème
lorsqu’on ressent la nécessité de combler un écart conscient entre ce qu’on sait et ce qu’on
devrait savoir. Et résoudre un problème, c’est trouver les moyens d’annuler cet écart, de
répondre à une question. Autrement dit, il n’y a pas de recherche là où l’on ne pose pas de
question. Einstein a pu dire que la science est bien moins dans la réponse que dans les
questions que l’on se pose.
La formulation du problème permet de spécifier (la ou) les questions pertinentes par rapport à
l’objet d’étude et de construire cet objet en lui donnant un sens ou en intégrant des faits qui,
pris isolément ou en eux-mêmes, n’ont pas grande signification.
1.1. Choix du thème, du sujet et du problème
Le chercheur commence par laisser naître en lui une idée avec laquelle il “jongle” pour
orienter sa recherche. L’idée peut lui venir d’une observation, de ses expériences personnelles
dans la vie courante ou dans la vie professionnelle, ou des écrits se rapportant au domaine
d’étude, ou d’une insatisfaction par rapport à ce domaine particulier. La connaissance des
travaux existants lui permet de savoir si une recherche est envisageable dans le domaine et
peut lui suggérer le type de question à poser et le sujet précis à étudier empiriquement.
1.2. Définition et présentation de la problématique
Avant de pouvoir choisir une technique d’enquête, de formuler une hypothèse, le chercheur
doit avoir perçu en amont un “problème” à élucider, à étudier par sa recherche. C’est une
étape essentielle du processus de recherche. On élabore donc une problématique après avoir
“cerné ce qui fait problème”.
La problématique relève de la conceptualisation, de la conception, du traitement théorique de
l’objet d’étude. Elle réside dans l’effort de construction, d’agitation d’idées, de pensées, de
théories sures “ce qui fait problème” dans un sujet. Elle concerne un objet de préoccupation
identifié, passé au crible des questions, des objectifs, des hypothèses de recherche, de la
recherche des indicateurs des variables en jeu, objet autour duquel s’articulent des lignes
d’analyse rendant compte de la spécificité du sujet et permettant de le traiter correctement.
Une problématique exprime et explicite les préoccupations en termes de vide à combler, de
manque à gagner par rapport à la connaissance et aux enjeux du sujet. Présenter la
problématique d’une recherche, c’est réellement répondre à la question : en quoi a-t-on besoin

13
d’effectuer cette recherche et de connaître ses résultats ? En fait il s’agit de fournir les
éléments pour justifier la recherche en définissant le problème auquel on s’attaque, en disant
où et en quoi consiste le problème.

 Justification du choix du sujet :


 Motivation et intérêt pour le sujet : Il faut amener le sujet, l’introduire, c’est-à-dire
indiquer d’où il sort et comment on en est venu à le choisir parmi tant d’autres du
domaine de recherche. Le chercheur évoque ensuite les motivations qui ont suscité
son intérêt pour le sujet. Toutefois, “son intérêt” doit conduire à l’intérêt “objectif du
sujet”.
 Pertinence scientifique du sujet : Le chercheur exprime la pertinence ou portée
scientifique du sujet en indiquant en quoi ce sujet s’inscrit dans les préoccupations
scientifiques d’autres chercheurs ou simplement a fait l’objet de travaux de
devanciers. On montre en quoi ce sujet contribuera à l’avancement des connaissances.
Le chercheur doit montrer que le sujet est original et d’actualité, surtout sous l’angle
abordé.
 Pertinence sociale du sujet : Il s’agit de montrer en quoi la recherche apporte des
réponses aux préoccupations des décideurs sociaux (directeurs), des hommes
politiques, des praticiens, etc.
 Identification et formulation du problème de recherche (énoncé non interrogatif) :
 Identifier le problème : Il s’agit d’identifier ce qui crée le malaise, l’insatisfaction, “ce
qui fait problème”.
 Formuler le problème : Il s’agit d’exprimer en termes sans équivoque, en énoncé
affirmatif, la situation qui exige qu’une recherche soit menée. C’est montrer, à l’aide
d’une argumentation, que l’exploration empirique du problème est nécessaire,
pertinente, et qu’elle peut contribuer à l’avancement des connaissances.

2. Questions de recherche
Une fois le problème de recherche identifié et formulé dans la forme d’énoncé affirmatif, le
chercheur procède à un retournement (conversion) du problème sous forme d’énoncé
interrogatif écrit au présent de l’indicatif. Il s’agit de soulever et de poser explicitement la
question principale ou centrale et les questions complémentaires (autant que nécessaires pour
compléter et clarifier la principale ou pour exprimer intégralement le problème de recherche).
Les questions permettent d’agiter le problème sous tous les angles ou aspects pour l’expliciter
et mieux l’appréhender. Sans question, il n’y a pas de recherche.
Un exemple clarifiera les concepts de problème et de question générale de recherche. Un
chercheur intéressé au domaine de la planification stratégique note lors de son survol de la
littérature que la plupart des recherches traitant de la planification stratégique au sein des
grandes entreprises concluent en une association positive entre le niveau de planification
stratégique et la performance. Or, ce chercheur connaît plusieurs dirigeants de PME fort
prospères dont les actions apparaissent davantage guidées par l’intuition que par une

14
planification à long terme minutieuse. Il semble donc y avoir un écart, une contradiction entre
la théorie suggérée par les recherches antérieures au sein des grandes entreprises et la réalité
constatée par le chercheur. Le problème général de recherche serait donc qu’il ne semble pas
y avoir de relation entre le niveau de planification stratégique remarqué dans les PME et le
niveau de performance de ces dernières. Ce problème pourrait être abordé de plusieurs façons.
Il convient donc de préciser davantage le problème identifié. À cette étape, le chercheur
reformule le problème de recherche sous forme de question.
Dans cet exemple, la question générale de recherche pourrait être : Est-ce que le niveau de
planification stratégique rencontré chez les dirigeants de PME est associé positivement au
rendement de leur entreprise ? La question générale de recherche étant posée, le cadre de la
recherche se trouve en grande partie circonscrit. La question générale donnera lieu à une ou
plusieurs questions spécifiques qui tiendront compte du contexte particulier de la recherche.
Toutefois, avant d’aller plus de l’avant le chercheur doit d’abord décider selon quelle
approche il abordera son sujet.
 Comment reconnaître qu’une question de recherche est précise, claire, non confuse et
opérationnelle ?
 Il faut la tester en la posant à plusieurs personnes ou groupes de personnes sans
l’interpréter soi-même devant ces personnes.
 On recueille les différents avis et on les confronte à la question de recherche.
 3. Si les réponses données convergent vers le sens que le chercheur donne à sa
question de recherche alors et seulement alors celle-ci peut être retenue.

 Pourquoi la question de recherche joue-t-elle un rôle de fil conducteur ?


 Parce que le thème qu’on s’est donné n’est pas encore en tant que tel un objet de
recherche.
 Parce que la question de recherche va servir plus tard de soubassement à la
formation de l’hypothèse.
En tenant compte de ces deux raisons essentielles, la question de recherche doit avoir les
qualités suivantes :
 La clarté et la précision : cette première qualité suppose que la question de recherche
ne soit ni longue ni ambiguë, ni vague. C’est quelque chose de précis, de lisible et de
cohérent ;
 Il faut que la question de recherche soit réaliste et pratique : cette deuxième qualité
indique que le chercheur en formulant sa question de recherche doit tenir compte d’un
certain nombre de contraintes comme par exemple :
 Son niveau de connaissance et de compétence. Il doit se poser la question
suivante : suis-je suffisamment formé et informé sur le domaine concerné ?
 Les ressources en temps, en moyen matériel et financier : le chercheur doit
résoudre la question de leur disponibilité
 Une question de recherche doit être pertinente : une question de recherche doit éviter
les confusions de domaine de compétences ; elle doit permettre d’éviter par exemple
les questions morales ou les prises de positions religieuses-idéologiques-

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philosophique. Une question de recherche ne devra aborder que l’étude de ce qui
existe, de ce qui est constaté en vue d’une explication.

3. Objectifs de recherche
Les objectifs sont des déclarations affirmatives qui expliquent ce que le chercheur vise,
cherche à atteindre. Ils expriment l’intention générale du chercheur ou le but de la recherche
et spécifient les opérations ou actes que le chercheur devra poser pour atteindre les résultats
escomptés.
 L’objectif général : Il indique le but ou l’intention globale visée par la recherche. C’est
un objectif de recherche. Il ne porte pas sur la pertinence ou les conséquences sociales.

 Les objectifs opérationnels : Ils précisent l’objectif général en insistant sur les points ou
les aspects du problème étudié et les opérations à mener par le chercheur pour atteindre
l’objectif général formulé. Les objectifs se formulent avec des verbes d’action pouvant
conduire à des observations, tels que : observer, étudier, décrire, définir, énumérer,
vérifier, identifier, construire, mesurer, évaluer, analyser, comparer.

4. Formulation des hypothèses


Le problème de recherche explicité par des questions précisent conduisent à faire des
supputations, des propositions, des réponses anticipées aux questions. C’est le sens des
hypothèses.
L’hypothèse est un énoncé affirmatif écrit au présent de l’indicatif, déclarant formellement les
relations prévues entre deux variables ou plus. C’est une supposition ou une prédiction,
fondée sur la logique de la problématique et des objectifs de recherche définis. C’est la
réponse anticipée à la question de recherche posée. La formulation d’une hypothèse implique
la vérification d’une théorie ou précisément de ses propositions. L’hypothèse demande à être
confirmée, à être infirmée ou nuancée par la confrontation des faits.
 Facteurs à prendre en compte dans la formulation des hypothèses :
 L’énoncé de relations : relation entre deux variables, deux phénomènes, deux concepts
ou plus. Cette relation peut être causale (de cause à effet ; par exemple : “ceci cause
cela”, “ceci explique cela”, “ceci a une incidence sur cela”) ou d’association (par
exemple : “ceci a un lien avec cela”, “ceci est en relation avec cela”). Dans la plupart
des hypothèses, on considère deux principaux types de concepts : les causes (ou
facteurs) qui ont des effets (ou des conséquences). Les causes sont aussi nommées
variables indépendantes tandis que les effets, variables dépendantes. Dans une relation
entre deux variables d’une hypothèse, la variable à expliquer, c’est la variable
dépendante, et le facteur explicatif c’est la variable indépendante.
 Le sens de la relation est indiqué par des termes tels que : “moins que”, „plus grand
que”, “différent de”, “positif”, “négatif”, etc.

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 La vérifiabilité : l’essence d’une hypothèse réside en ce qu’elle peut être vérifiée. Elle
contient des variables observables, mesurables dans la réalité et analysables.
 La plausibilité : l’hypothèse doit être plausible, c’est-à-dire qu’elle doit être pertinente
par rapport au phénomène à l’étude.

CHAPITRE IV : LES REFERENCES


Pour que son travail soit accompli en respectant la norme académique, le chercheur est tenu
d’indiquer à chaque fois la (source) référence exacte dans laquelle il puise les propos cités ou
les idées reformulées.
1. Fonctions des références
Le référencement exact et précis de toutes les citations est l’une des règles fondamentales de
la recherche universitaire. Les avantages qu’il présente pour la recherche scientifique sont
nombreux. Il constitue non seulement une protection contre toutes les formes de plagiat,
d’irrégularité, de triche, une protection des droits d’auteurs et de la propriété intellectuelle,
mais aussi une valorisation des travaux d’auteurs cités. D’autre part, il permet au lecteur
d’identifier la source, de retrouver rapidement ou vérifier, en cas de besoin, la provenance et
l’exactitude de toute information puisée dans les documents exploités. Enfin, pour le
chercheur, le référencement est une preuve de probité intellectuelle.
2. Systèmes de références
2.1. Référence dans le corps du texte
Cette technique, appelé également la technique ‘’auteur date’’, ou la ‘’méthode Harvard’’,
consiste à indiquer entre parenthèses trois éléments : le(s) nom(s) d’auteur(s), la date
d’édition, la (les) page(s) de citation. Exemple : (Guidère, 2004, p. 20).
Note : parfois la citation (indirecte notamment) peut concerner deux ou plusieurs pages du
document exploité. Dans ce cas, l’indication de la page de citation varie. Si la citation s’étend
sur deux pages, on utilise la virgule comme signe séparateur entre les numéros de pages. Par
exemple, on écrit : (Guidère, 2004, pp.20, 21) et on lit : pages 20 et 21.
Si la citation s’étend sur plusieurs pages, On mentionne les numéros de la première et de la
dernière page qu’on sépare par le tiret. Par exemple, on écrit : (Guidère, 2004, pp. 20-24) et
on lit : de la page 20 à la page 24.
Quand le chercheur établit la liste des références bibliographiques exploitées, il fournira les
autres informations concernant la source indiquée, selon le système adopté pour confectionner
sa bibliographie. Il s’agit donc, au vu du nombre d’éléments à fournir, de la méthode la plus
facile et la moins contraignante, notamment pour la mise en forme du texte et la lecture. En

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effet, elle ne surcharge pas le texte d’informations et ne brise pas le rythme de lecture par ce
mouvement incessant de va-et-vient entre le texte et le bas de page. D’autre part, elle permet
de réserver le bas de page à toutes les notes infrapaginales : explications, renvois internes à
des axes de la recherche menée, remarques, avis, rappels de résultats ou de définitions (nous y
reviendrons un peu plus loin).
2.2. En bas de page
Le bas de page est un espace réservé pour indiquer les sources de toutes les citations que le
chercheur intègre dans son texte.
Cette technique, appelée « la méthode d’Oxford » ou « la méthode traditionnelle », consiste à
indiquer en bas de page les informations bibliographiques concernant chaque document dans
lequel le chercheur puise les idées ou les propos cités.
Chaque citation est signalée au moyen d’un appel de note : un numéro mis entre parenthèses
et placé en exposant, qui sera repris en bas de page pour indiquer la source dont il s’agit. Le
chercheur peut numéroter chaque page seule (par exemple de 1 à 3) ou opter pour une
numérotation continue dans l’ensemble des pages de sa recherche (par exemple de 1 à 80).
Les informations bibliographiques à fournir en bas de page, matériellement séparées du texte
par un trait, sont écrites dans une police de taille plus petite et de type différent par rapport à
celle du texte de rédaction.
Plus complètes que celles fournies dans le cas de la technique auteur-date, ces informations
varient selon le type de document concerné. Nous nous limitons ici à présenter les principaux
cas.
 Un ouvrage : Nom de l’auteur (on peut également donner le prénom ou son initiale),
titres-en italique, maison, lieu, date d’édition, page(s) de citation. Il reste possible de
placer la date juste après le nom, ou d’opter pour cet ordre : lieu, maison, date
d’édition.
Exemple : Guidère, Méthodologie de la recherche, Ellipses, Paris, 2004, p. 20
 Un article : Nom de l’auteur, titre de l’article entre guillemets, nom de revue en
italique, numéro de la revue, maison, lieu, date d’édition, page(s) de citation.
 Un mémoire ou une thèse : Nom du chercheur, intitulé de la recherche en italique, type
de diplôme obtenu et option, université de rattachement, année de soutenance, page(s)
de citation.
 Un site web : Nom de l’auteur, l’adresse du site, page de citation (si elle existe) date
de consultation (l’adresse apparaît automatiquement ; il suffit de recopier les
indications telles qu’elles sont fournies : entre guillemets, entre crochets, soulignés ou
pas).
NB. Le chercheur doit être attentif à la source des documents consultés sur l’internet : des
textes de vulgarisation, des textes sans aucun référencement, des textes écrits par des non
spécialistes, des reprises de textes de spécialistes non signalées peuvent être lus sur les sites
web et échangés (partagés) sur les réseaux sociaux et les forums de discussion. Ces

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documents ne sont pas crédibles et leur valeur scientifique est discutable. Il y a même le
risque de se retrouver en situation de plagiat. Ils ne peuvent donc être des références
bibliographiques.
Répétition de la même référence
- Quand la même référence est répétée consécutivement (dans la même page ou dans
deux pages ou plus), on utilise l’adverbe latin Ibidem suivi de la page de citation.
C’est la même règle déjà vue dans le cas de la technique auteur-date.
- Quand la même référence est répétée de façon non consécutive (un auteur est cité à
nouveau, mais après avoir cité un autre auteur ou plus), on rappelle le nom d’auteur
qu’on fait suivre de l’expression Opus cité (Opus, mot latin signifiant ouvrage/oeuvre)
et de la page de citation. Opus cité vient de la locution latine « Opus citatum et dont
l’ablatif (forme ablative : forme exprimant le déplacement, l’éloignement de l’origine)
est l’expression Opere citato.
Donc, cette expression signifie ouvrage/oeuvre déjà cité(e). Elle est abrégée de deux façons :
Op. cit. ou Op. c.
Exemple
Réf 1 : Guidère, Méthodologie de la recherche, Ellipses, Paris, 2004, p. 20Réf 2 : Labère,
Savoir rédiger : le style, Studyrama, Paris, 2002, p.20
Réf 3 : Guidère, op. cit., p. 30
Note : on emploie Ibidem pour renvoyer à l’ouvrage de la note précédente. Mais on emploie
Opus cité pour un renvoi lointain.
Dans le cas d’un article, certains chercheurs utilisent l’expression Loco citato (loc. cit.,
signifiant textuellement à « l’endroit cité précédemment », pour dire dans l’article (déjà) cité.
Cas particuliers
1- Si on cite deux ou plusieurs documents différents du même auteur, écrits la même
année, on fait suivre la date d’une lettre minuscule (a, b, c, d, …) pour préciser de quel
ouvrage il s’agit. La même précision sera apportée dans la liste des références
bibliographiques.
2- Si le document est écrit par deux ou trois auteurs, on mentionne leurs noms selon
l’ordre d’apparition dans le document.
3- Si le document est écrit par plus de trois auteurs, on mentionne le nom du premier
qu’on fait suivre de l’expression et alii (et al.), qui signifie et les autres. Par contre,
dans la liste des références bibliographiques, tous les noms doivent figurer dans
l’ordre d’apparition sur le document.
4- Si le document n’est pas le produit d’un auteur mais d’une institution, d’une
organisation, etc. (MEN, OMS, UNESCO,), on mentionne soit son nom complet, soit
son sigle en lettres majuscules et sans points. Exemple : (MEN, 2004, p.10)
5- Si le document est une traduction, on indique la source en langue originale, qu’on fait
suivre de l’expression traduit par, puis on indique la source en langue de traduction.

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6- Si la traduction d’un mot, d’une expression, d’une phrase ou d’un passage est faite par
le chercheur lui-même, il doit le préciser par l’emploi, entre parenthèses dans le corps
du texte, de l’expression (c’est nous qui traduisons ou notre traduction).
7- S’il s’agit de citer un auteur par le biais d’un autre (citation de seconde main ;
(Nouiri : 127, et d’autres), il faut le préciser en indiquant les deux sources, principale
et secondaire.
Exemple : (Beaud, 1994, p.20 ; cité par Guidère, 2004, p. 53).
9-Si le nom d’éditeur, le lieu et/ou la date d’édition ne sont pas indiqués sur le document, il
faut le signaler ainsi :
-s. éd. : sans éditeur,
-s. l. : sans lieu (latin sine loco),
-s. d. : sans date.
Méthodologie de réalisation de travaux universitaires :
1. Méthodologie de conception d’une fiche de lecture :
La préparation et l’élaboration d’une fiche de lecture passe nécessairement par une bonne
lecture et une bonne compréhension du document sur lequel on veut faire une fiche de lecture.
1.1. Fiche bibliographique :
Une fiche bibliographique est le recueil par écrit des informations générales liées aux
documents lus. Ceci implique de noter sur des fiches une série d’informations spécifiques sur
ces textes. Une fiche bibliographique doit en contenir les informations suivantes :
- L’auteur (ou les auteurs).
- Titre de l’ouvrage (ou titre de l’article et nom de la revue).
- Editeur (ou numéro/Volume/date de la revue) ;
- La collection.
- Date et lieu d’édition.
- Nombre de page.
- Numéros des pages utilisées (si lecture partielle).
- Lieu ou l’ouvrage est disponible.
1.2. Objectifs et étapes d’élaboration d’une fiche de lecture :
A-Objectifs :
La fiche bibliographique ne sert qu’à localiser et garder trace d’un ouvrage lu, par contre une
fiche de lecture doit nous servir à garder des informations écrites portant sur son contenu.
D’une manière très synthétique, une fiche de lecture doit permettre de répondre à trois
questions suivantes :
- Qu’a voulu faire l’auteur (s) ? - Comment a-t-il essayé de le faire ?
- L’a-t-il réellement fait ?

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B- étapes de l’élaboration d’une fiche de lecture :
Trois étapes président à l’élaboration d’une fiche de lecture dite « résumé », à savoir : la
prélecture, la lecture et la rédaction.
 La prélecture :
Dans l’élaboration d’une fiche de lecture, la pré-lecture constitue une étape essentielle, car
c’est dans celle-ci qu’il convient de s’en assurer si l’ouvrage (ou toute autres documents)
répond à vos attentes. Plus concrètement, il s’agit de répondre à ces questions : quelles
sont les raisons qui motivent votre lecture ? Quels sont vos centres d’intérêts ? Qu’est-ce
que vous connaissez déjà sur le sujet ? Quelles sont les questions auxquelles vous
cherchez à répondre ? Quels sont les renseignements dont vous avez besoin ?
 Lecture de l’ouvrage :
Après la première analyse de l’ouvrage, et selon l’intérêt que vous lui portez, vous pouvez
commencer à faire une lecture complète avec prise de notes, c'est-à-dire il sera question de
résumer certaines parties, ce qui est indispensables pour la rédaction d’une fiche de lecture
qui seule vous permettra d’intégrer, de mémoriser ou encore de faire une critique du texte.
 Rédaction de la fiche de lecture :
Les éléments constitutifs qui doivent figurer dans une fiche de lecture :
- Références de l’ouvrage (voire fiche bibliographique)
- Le résumé, comprenant :
1. Présentation de l’auteur.
2. Genre de l’ouvrage (ouvrage scientifique, règlement, texte officiel, roman, mémoire…)
3. Thèmes traités, informations, idées.
4. Résumés de l’ouvrage.
5. Analyse de l’ouvrage.
2. Méthodologie d’élaboration d’un exposé :
La rédaction d’un exposé universitaire passe obligatoirement par trois phases successives : la
phase préparatoire, la phase rédaction et la phase de la présentation orale
2.1. La phase de la préparation de l’exposé :
Pour réussir au mieux son travail d’exposé, il est indispensable de suivre scrupuleusement les
étapes suivantes :
- Bien cerner le sujet traité en lisant plusieurs fois, ressortir les concepts clés et les définir.
- S’interroger sur le sujet en posant les questions suivantes : qui ? quoi ? comment ?où?
pourquoi ? quelles sont les causes ? quelles sont les conséquences ? c’est l’étape de la

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définition du sujet et du cadrage. Et il s’agit aussi de trouver les grandes lignes de votre travail
qui seront structurées sous forme d’un plan.
- Réunir des connaissances sur le sujet ou la collecte d’information : la recherche
bibliographique peut se faire en utilisant différents types de références : livres, articles
scientifiques, des revues spécialisées, internet… Et éventuellement de rédiger les fiches de
lectures de toute la documentation la plus pertinente sur le sujet.
2.2. La phase de la rédaction :
Durant cette phase, il s’agit bien entendu de matérialiser par écrit, en structurant les idées
acquises, durant la phase de préparation suivant le plan préconçu. Ainsi, chaque partie de
l’exposé écrit, doit contenir les éléments suivants :
- L’introduction.
- Le développent.
- La conclusion.
2.3. La phase de la présentation orale :
Pour réussir au mieux la présentation orale d’un exposé, il est indispensable de suivre les
exigences suivantes :
- Sélectionner et choisir les informations qui semblent très utiles.
- Relever le vocabulaire, les concepts non compris.
- Il faut être sûr d’avoir compris ce que l’on va présenter.
- Mettre des termes ou des phases de transitions.

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