Introduction à la méthodologie de recherche
Introduction à la méthodologie de recherche
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Préface
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CHAPITRE I : LA METHODE DE RECHERCHE : GENERALITES
La recherche scientifique est un processus dynamique ou une démarche rationnelle qui permet
d’examiner des phénomènes, des problèmes à résoudre, et d’obtenir des réponses précises à
partir d’investigations. Ce processus se caractérise par le fait qu’il est systématique et
rigoureux et conduit à l’acquisition de nouvelles connaissances. Les fonctions de la recherche
sont de décrire, d’expliquer, de comprendre, de contrôler, de prédire des faits, des
phénomènes et des conduites.
La rigueur scientifique est guidée par la notion d’objectivité, c’est-à-dire que le chercheur ne
traite que des faits, à l’intérieur d’un canevas défini par la communauté scientifique.
La description
La description consiste à déterminer la nature et les caractéristiques des phénomènes et
parfois à établir les associations entre eux. La description peut constituer l’objectif d’une
recherche : par exemple faire ressortir tous les aspects d’un service, d’un département, d’une
agence ou d’une entreprise.
La description peut aussi constituer le premier stade d’une recherche ; dans ce cas elle peut
exposer les résultats d’une observation ou d’une enquête exploratoire.
Ce niveau doit être soutenu par une méthode rigoureuse et des hypothèses.
La classification
La classification consiste à catégoriser, regrouper, mettre en ordre pour permettre des
comparaisons ou des rapprochements. Les faits observés, étudiés, sont ainsi organisés,
structurés, regroupés sous des rubriques, sous des catégories pour être mieux compris.
L’explication / compréhension
Expliquer, c’est répondre à la question „POURQUOI ? ‟. C’est faire voir comment un
phénomène est né et comment il est ce qu’il est. L’explication consiste à clarifier les relations
entre des phénomènes et à déterminer pourquoi ou dans quelles conditions, tels phénomènes
ou tels événements se produisent.
Les modes d’investigations sont déterminés par les paradigmes de recherche et les objectifs
du chercheur. Ce dernier a le choix entre trois modes d’investigation : l’approche quantitative,
l’approche qualitative et l’approche mixte.
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3.1. L’approche quantitative
Cette approche vise à recueillir des données quantifiables. Elle s’appuie sur des instruments
ou techniques de recherche quantitatives de collecte de données dont en principe la fiabilité et
la validité sont assurées. Elle aboutit à des données chiffrées qui permettent de faire des
analyses descriptives, des tableaux et graphiques, des analyses statistiques de recherche de
liens entre les variables ou facteurs, des analyses de corrélation ou d’association, etc.
Objectif : Les études quantitatives visent à recueillir des données quantifiables et
objectives pour tester des hypothèses, identifier des tendances, mesurer des relations et
produire des généralisations statistiques.
Nature des données : Les données quantitatives sont généralement des chiffres, des
mesures ou des données numériques. Elles sont traitées de manière objective et sont
soumises à des analyses statistiques.
Échantillonnage : Les études quantitatives utilisent souvent des échantillons représentatifs
pour généraliser les résultats à une population plus large. Les méthodes d'échantillonnage
sont souvent basées sur des principes statistiques.
Méthodes de collecte de données : Les méthodes couramment utilisées incluent les
questionnaires, les sondages, les expérimentations contrôlées et l'analyse de données
existantes, entre autres.
Exemple :
• « La consommation des ménages croît avec le revenu » ;
Cette proposition contient les concepts « consommation des ménages », « revenu » et le lien
entre les deux est exprimé par les mots « croît avec ».
Pour rapprocher les propositions théoriques de la réalité, ou pour confronter les hypothèses à
l'observation, il faut opérationnaliser les concepts, c'est-à-dire établir une relation
systématique entre les concepts et la réalité observable, au moyen d'indicateurs. On peut
définir les indicateurs comme des « signes, comportements ou réactions directement
observables par lesquels on repère au niveau de la réalité les dimensions d'un concept »
Opérationnaliser un concept, c'est donc lui associer un ou plusieurs indicateurs qui
permettront de distinguer avec exactitude les variations observées dans la réalité par rapport
au concept. Distinguer les variations, cela veut dire mesurer : l'opérationnalisation d'un
concept conduit donc à la mesure.
3.2. L’approche qualitative
Dans l’approche qualitative, le chercheur part d’une situation concrète comportant un
phénomène particulier qu’il ambitionne de comprendre et non de démontrer, de prouver ou de
contrôler. Il veut donner sens au phénomène à travers ou au-delà de l’observation, de la
description de l’interprétation et de l’appréciation du contexte et du phénomène tel qu’il se
présente.
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Cette méthode recourt à des techniques de recherche qualitatives pour étudier des faits
particuliers (études de cas, observation, entretiens semi-structurés ou non-structurés, etc.). Le
mode qualitatif fournit des données de contenu, et non des données chiffrées.
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CHAPITRE II : LES GRANDES ETAPES DE LA DEMARCHE SCIENTIFIQUE
1. Définition de la démarche scientifique
La démarche scientifique est une procédure rigoureuse qui permet à la science d’avancer. Elle
concerne aussi bien les sciences dures (mathématiques, physique-chimie, biologie, etc.) que
les sciences humaines (sociologie, lettres, histoire, etc.).
Anne-Marie Lavarde, chercheure en psychologie au CNRS, donne une définition de la
démarche scientifique dans le Guide méthodologique de la recherche en psychologie :
‘Il n’y a pas de recherche scientifique sans démarche scientifique. Cette démarche est
caractérisée par des « grandes méthodes d’investigation » qui sont communes à toutes les
sciences. Chaque communauté(s) scientifique(s) les met ainsi en oeuvre en tant que méthodes
académiques appropriées aux objectifs scientifiques visés’ (Lavarde, 2008).
La science permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure. La démarche scientifique
permet d’encadrer les observations et idées des chercheurs. Son objectif est d’aboutir à une
conclusion qui confirmera ou infirmera une hypothèse.
Cette méthode permet donc de vérifier des théories déjà existantes ou de créer de nouvelles
hypothèses à tester. Il s’agit donc d’un système d’évaluation et de vérification du savoir
produit. Pour cela, il faut réaliser des expériences et des tests scientifiques.
2. Les règles de base de la démarche scientifique
Toute démarche scientifique doit suivre plusieurs règles. Parmi elles, quatre règles de base
sont à connaître :
La neutralité : la méthode scientifique ne doit suivre aucun parti, être neutre
politiquement et religieusement. Elle doit être rationnelle et s’intéresser aux phénomènes
observables.
La prise en compte des échecs : toute méthode scientifique qui échoue doit faire l’objet
d’une réflexion, les tests et expériences doivent être reproduites. Si l’échec persiste,
l’hypothèse doit être revue/reformulée/changée.
Le doute : elle suppose de douter de tout ce qui n’a pas encore été prouvé. Dans le
domaine de la science, tout ce qui n’a pas encore été confirmé peut faire l’objet d’un
doute.
L’expérience pratique doit confirmer la théorie : si une idée est testable avec une
expérience scientifique, alors elle respecte la démarche scientifique.
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résultats attendus Suite à des observations, des lectures ou des discussions. Induction et
déduction désignent deux procédures de raisonnement scientifique.
3.1. La démarche inductive
La démarche inductive part d’observations et mène à une hypothèse ou un modèle
scientifique. (Observation --> Hypothèse). Elle Est basée sur généralisation à une classe
d’objets ce qui a été observé sur quelques cas particuliers et consiste à partir de cas singuliers
pour accéder aux énoncés universels.
Figure : La démarche inductive
La méthode inductive est une approche de raisonnement puissante, mais elle comporte
certaines limites et défis à prendre en compte :
Problème de l'induction problématique : Le philosophe David Hume a soulevé la
question de l'induction problématique, soulignant que la généralisation à partir
d'observations limitées peut être non fiable. Par exemple, même si vous avez observé de
nombreux corbeaux noirs, cela ne garantit pas que tous les corbeaux soient noirs. Il peut
toujours y avoir des exceptions non observées.
Conclusions non certaines : Les conclusions tirées par la méthode inductive ne sont
généralement pas certaines, mais plutôt probables. Il est possible que de nouvelles
observations puissent remettre en question les généralisations précédemment formulées.
Besoin de données suffisantes : La méthode inductive nécessite un ensemble de données
suffisamment large et représentatif pour formuler des généralisations significatives. Des
données insuffisantes peuvent conduire à des conclusions erronées.
Biais de confirmation : Les chercheurs peuvent involontairement chercher des preuves
qui confirment leurs hypothèses inductives tout en ignorant ou en sous-estimant des
données contradictoires.
Absence d'explication causale : La méthode inductive peut montrer des relations entre
des événements ou des phénomènes, mais elle ne fournit pas nécessairement
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d'explication causale. Elle peut indiquer que deux variables sont corrélées, mais pas
pourquoi elles le sont.
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Limites de la démarche déductive :
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Objectif : Définir clairement l'objectif de votre étude ou de votre projet. Quel est le
but que vous voulez atteindre ?
Exemple : "L'objectif de notre étude est de déterminer l'impact de la lumière sur la
croissance des plantes."
Hypothèse : L’hypothèse est l’élément central de la démarche scientifique. Elle pose
une question, émet une théorie. Elle n’est pas là pour présupposer un résultat, mais
davantage pour proposer une piste de réponse, afin de résoudre le problème posé par
l’observation. L’hypothèse peut être amenée par une question qui découle
naturellement de l’observation menée plus tôt.
Exemple : "Nous supposons que les plantes exposées à une lumière artificielle auront
une croissance plus rapide que celles exposées à l'obscurité."
Expérience (E) : Concevoir et exécuter une expérience pour tester votre hypothèse.
Cette étape implique la collecte de données et le contrôle des variables.
Exemple : "Nous avons cultivé deux groupes de plantes, l'un sous une lampe à LED
pendant 12 heures par jour et l'autre dans l'obscurité totale. Nous avons mesuré la
hauteur des plantes chaque semaine pendant un mois."
Résultats : Le résultat des expériences doit ensuite être constaté. Si plusieurs tests ont
été effectués, il faut les comparer et vérifier qu’ils aboutissent au même résultat.
Durant cette étape, les résultats peuvent être organisés et présentés sous forme de
tableaux, de graphiques, de schémas ou de textes.
Exemple : "Nos données montrent que les plantes exposées à la lumière artificielle
ont atteint une hauteur moyenne de 15 centimètres après un mois, tandis que celles
dans l'obscurité n'ont atteint qu'une hauteur moyenne de 5 centimètres."
Interprétation : Interpréter les résultats et expliquer ce qu'ils signifient par rapport à
votre hypothèse initiale. Identifiez les tendances, les corrélations ou les relations.
Exemple : "Nos résultats soutiennent notre hypothèse initiale, indiquant que la
lumière artificielle a un effet significatif sur la croissance des plantes."
Conclusion : Résumez les principales découvertes de votre étude et discutez de leurs
implications. Vous pouvez également suggérer des pistes pour de futures recherches.
Exemple : "En conclusion, notre étude démontre que la lumière artificielle favorise la
croissance des plantes. Cette information pourrait être utile pour optimiser les
conditions de croissance en agriculture."
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ou les méthodes de collecte de données, les procédures expérimentales, les analyses
statistiques et tout ce qui concerne la méthodologie de l'étude. L'objectif est de
permettre à d'autres chercheurs de répliquer l'étude.
Résultats : La section des résultats présente les données collectées au cours de
l'étude. Les résultats sont généralement présentés sous forme de tableaux, de
graphiques ou de statistiques descriptives. Cette section doit être objective et ne pas
inclure d'interprétations ou de discussions.
Discussion : La dernière section, la discussion, interprète les résultats et les relie à la
question de recherche ou aux hypothèses énoncées dans l'introduction. Les
implications des résultats sont discutées, les limitations de l'étude sont reconnues, et
des suggestions pour des recherches futures sont souvent présentées.
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CHAPITRE III : PROBLEMATIQUE – QUESTIONS DE RECHERCHE –
HYPOTHESES
1. Spécification de la problématique
La recherche naît toujours de l’existence d’un problème à résoudre, à clarifier. Il y a problème
lorsqu’on ressent la nécessité de combler un écart conscient entre ce qu’on sait et ce qu’on
devrait savoir. Et résoudre un problème, c’est trouver les moyens d’annuler cet écart, de
répondre à une question. Autrement dit, il n’y a pas de recherche là où l’on ne pose pas de
question. Einstein a pu dire que la science est bien moins dans la réponse que dans les
questions que l’on se pose.
La formulation du problème permet de spécifier (la ou) les questions pertinentes par rapport à
l’objet d’étude et de construire cet objet en lui donnant un sens ou en intégrant des faits qui,
pris isolément ou en eux-mêmes, n’ont pas grande signification.
1.1. Choix du thème, du sujet et du problème
Le chercheur commence par laisser naître en lui une idée avec laquelle il “jongle” pour
orienter sa recherche. L’idée peut lui venir d’une observation, de ses expériences personnelles
dans la vie courante ou dans la vie professionnelle, ou des écrits se rapportant au domaine
d’étude, ou d’une insatisfaction par rapport à ce domaine particulier. La connaissance des
travaux existants lui permet de savoir si une recherche est envisageable dans le domaine et
peut lui suggérer le type de question à poser et le sujet précis à étudier empiriquement.
1.2. Définition et présentation de la problématique
Avant de pouvoir choisir une technique d’enquête, de formuler une hypothèse, le chercheur
doit avoir perçu en amont un “problème” à élucider, à étudier par sa recherche. C’est une
étape essentielle du processus de recherche. On élabore donc une problématique après avoir
“cerné ce qui fait problème”.
La problématique relève de la conceptualisation, de la conception, du traitement théorique de
l’objet d’étude. Elle réside dans l’effort de construction, d’agitation d’idées, de pensées, de
théories sures “ce qui fait problème” dans un sujet. Elle concerne un objet de préoccupation
identifié, passé au crible des questions, des objectifs, des hypothèses de recherche, de la
recherche des indicateurs des variables en jeu, objet autour duquel s’articulent des lignes
d’analyse rendant compte de la spécificité du sujet et permettant de le traiter correctement.
Une problématique exprime et explicite les préoccupations en termes de vide à combler, de
manque à gagner par rapport à la connaissance et aux enjeux du sujet. Présenter la
problématique d’une recherche, c’est réellement répondre à la question : en quoi a-t-on besoin
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d’effectuer cette recherche et de connaître ses résultats ? En fait il s’agit de fournir les
éléments pour justifier la recherche en définissant le problème auquel on s’attaque, en disant
où et en quoi consiste le problème.
2. Questions de recherche
Une fois le problème de recherche identifié et formulé dans la forme d’énoncé affirmatif, le
chercheur procède à un retournement (conversion) du problème sous forme d’énoncé
interrogatif écrit au présent de l’indicatif. Il s’agit de soulever et de poser explicitement la
question principale ou centrale et les questions complémentaires (autant que nécessaires pour
compléter et clarifier la principale ou pour exprimer intégralement le problème de recherche).
Les questions permettent d’agiter le problème sous tous les angles ou aspects pour l’expliciter
et mieux l’appréhender. Sans question, il n’y a pas de recherche.
Un exemple clarifiera les concepts de problème et de question générale de recherche. Un
chercheur intéressé au domaine de la planification stratégique note lors de son survol de la
littérature que la plupart des recherches traitant de la planification stratégique au sein des
grandes entreprises concluent en une association positive entre le niveau de planification
stratégique et la performance. Or, ce chercheur connaît plusieurs dirigeants de PME fort
prospères dont les actions apparaissent davantage guidées par l’intuition que par une
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planification à long terme minutieuse. Il semble donc y avoir un écart, une contradiction entre
la théorie suggérée par les recherches antérieures au sein des grandes entreprises et la réalité
constatée par le chercheur. Le problème général de recherche serait donc qu’il ne semble pas
y avoir de relation entre le niveau de planification stratégique remarqué dans les PME et le
niveau de performance de ces dernières. Ce problème pourrait être abordé de plusieurs façons.
Il convient donc de préciser davantage le problème identifié. À cette étape, le chercheur
reformule le problème de recherche sous forme de question.
Dans cet exemple, la question générale de recherche pourrait être : Est-ce que le niveau de
planification stratégique rencontré chez les dirigeants de PME est associé positivement au
rendement de leur entreprise ? La question générale de recherche étant posée, le cadre de la
recherche se trouve en grande partie circonscrit. La question générale donnera lieu à une ou
plusieurs questions spécifiques qui tiendront compte du contexte particulier de la recherche.
Toutefois, avant d’aller plus de l’avant le chercheur doit d’abord décider selon quelle
approche il abordera son sujet.
Comment reconnaître qu’une question de recherche est précise, claire, non confuse et
opérationnelle ?
Il faut la tester en la posant à plusieurs personnes ou groupes de personnes sans
l’interpréter soi-même devant ces personnes.
On recueille les différents avis et on les confronte à la question de recherche.
3. Si les réponses données convergent vers le sens que le chercheur donne à sa
question de recherche alors et seulement alors celle-ci peut être retenue.
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philosophique. Une question de recherche ne devra aborder que l’étude de ce qui
existe, de ce qui est constaté en vue d’une explication.
3. Objectifs de recherche
Les objectifs sont des déclarations affirmatives qui expliquent ce que le chercheur vise,
cherche à atteindre. Ils expriment l’intention générale du chercheur ou le but de la recherche
et spécifient les opérations ou actes que le chercheur devra poser pour atteindre les résultats
escomptés.
L’objectif général : Il indique le but ou l’intention globale visée par la recherche. C’est
un objectif de recherche. Il ne porte pas sur la pertinence ou les conséquences sociales.
Les objectifs opérationnels : Ils précisent l’objectif général en insistant sur les points ou
les aspects du problème étudié et les opérations à mener par le chercheur pour atteindre
l’objectif général formulé. Les objectifs se formulent avec des verbes d’action pouvant
conduire à des observations, tels que : observer, étudier, décrire, définir, énumérer,
vérifier, identifier, construire, mesurer, évaluer, analyser, comparer.
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La vérifiabilité : l’essence d’une hypothèse réside en ce qu’elle peut être vérifiée. Elle
contient des variables observables, mesurables dans la réalité et analysables.
La plausibilité : l’hypothèse doit être plausible, c’est-à-dire qu’elle doit être pertinente
par rapport au phénomène à l’étude.
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effet, elle ne surcharge pas le texte d’informations et ne brise pas le rythme de lecture par ce
mouvement incessant de va-et-vient entre le texte et le bas de page. D’autre part, elle permet
de réserver le bas de page à toutes les notes infrapaginales : explications, renvois internes à
des axes de la recherche menée, remarques, avis, rappels de résultats ou de définitions (nous y
reviendrons un peu plus loin).
2.2. En bas de page
Le bas de page est un espace réservé pour indiquer les sources de toutes les citations que le
chercheur intègre dans son texte.
Cette technique, appelée « la méthode d’Oxford » ou « la méthode traditionnelle », consiste à
indiquer en bas de page les informations bibliographiques concernant chaque document dans
lequel le chercheur puise les idées ou les propos cités.
Chaque citation est signalée au moyen d’un appel de note : un numéro mis entre parenthèses
et placé en exposant, qui sera repris en bas de page pour indiquer la source dont il s’agit. Le
chercheur peut numéroter chaque page seule (par exemple de 1 à 3) ou opter pour une
numérotation continue dans l’ensemble des pages de sa recherche (par exemple de 1 à 80).
Les informations bibliographiques à fournir en bas de page, matériellement séparées du texte
par un trait, sont écrites dans une police de taille plus petite et de type différent par rapport à
celle du texte de rédaction.
Plus complètes que celles fournies dans le cas de la technique auteur-date, ces informations
varient selon le type de document concerné. Nous nous limitons ici à présenter les principaux
cas.
Un ouvrage : Nom de l’auteur (on peut également donner le prénom ou son initiale),
titres-en italique, maison, lieu, date d’édition, page(s) de citation. Il reste possible de
placer la date juste après le nom, ou d’opter pour cet ordre : lieu, maison, date
d’édition.
Exemple : Guidère, Méthodologie de la recherche, Ellipses, Paris, 2004, p. 20
Un article : Nom de l’auteur, titre de l’article entre guillemets, nom de revue en
italique, numéro de la revue, maison, lieu, date d’édition, page(s) de citation.
Un mémoire ou une thèse : Nom du chercheur, intitulé de la recherche en italique, type
de diplôme obtenu et option, université de rattachement, année de soutenance, page(s)
de citation.
Un site web : Nom de l’auteur, l’adresse du site, page de citation (si elle existe) date
de consultation (l’adresse apparaît automatiquement ; il suffit de recopier les
indications telles qu’elles sont fournies : entre guillemets, entre crochets, soulignés ou
pas).
NB. Le chercheur doit être attentif à la source des documents consultés sur l’internet : des
textes de vulgarisation, des textes sans aucun référencement, des textes écrits par des non
spécialistes, des reprises de textes de spécialistes non signalées peuvent être lus sur les sites
web et échangés (partagés) sur les réseaux sociaux et les forums de discussion. Ces
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documents ne sont pas crédibles et leur valeur scientifique est discutable. Il y a même le
risque de se retrouver en situation de plagiat. Ils ne peuvent donc être des références
bibliographiques.
Répétition de la même référence
- Quand la même référence est répétée consécutivement (dans la même page ou dans
deux pages ou plus), on utilise l’adverbe latin Ibidem suivi de la page de citation.
C’est la même règle déjà vue dans le cas de la technique auteur-date.
- Quand la même référence est répétée de façon non consécutive (un auteur est cité à
nouveau, mais après avoir cité un autre auteur ou plus), on rappelle le nom d’auteur
qu’on fait suivre de l’expression Opus cité (Opus, mot latin signifiant ouvrage/oeuvre)
et de la page de citation. Opus cité vient de la locution latine « Opus citatum et dont
l’ablatif (forme ablative : forme exprimant le déplacement, l’éloignement de l’origine)
est l’expression Opere citato.
Donc, cette expression signifie ouvrage/oeuvre déjà cité(e). Elle est abrégée de deux façons :
Op. cit. ou Op. c.
Exemple
Réf 1 : Guidère, Méthodologie de la recherche, Ellipses, Paris, 2004, p. 20Réf 2 : Labère,
Savoir rédiger : le style, Studyrama, Paris, 2002, p.20
Réf 3 : Guidère, op. cit., p. 30
Note : on emploie Ibidem pour renvoyer à l’ouvrage de la note précédente. Mais on emploie
Opus cité pour un renvoi lointain.
Dans le cas d’un article, certains chercheurs utilisent l’expression Loco citato (loc. cit.,
signifiant textuellement à « l’endroit cité précédemment », pour dire dans l’article (déjà) cité.
Cas particuliers
1- Si on cite deux ou plusieurs documents différents du même auteur, écrits la même
année, on fait suivre la date d’une lettre minuscule (a, b, c, d, …) pour préciser de quel
ouvrage il s’agit. La même précision sera apportée dans la liste des références
bibliographiques.
2- Si le document est écrit par deux ou trois auteurs, on mentionne leurs noms selon
l’ordre d’apparition dans le document.
3- Si le document est écrit par plus de trois auteurs, on mentionne le nom du premier
qu’on fait suivre de l’expression et alii (et al.), qui signifie et les autres. Par contre,
dans la liste des références bibliographiques, tous les noms doivent figurer dans
l’ordre d’apparition sur le document.
4- Si le document n’est pas le produit d’un auteur mais d’une institution, d’une
organisation, etc. (MEN, OMS, UNESCO,), on mentionne soit son nom complet, soit
son sigle en lettres majuscules et sans points. Exemple : (MEN, 2004, p.10)
5- Si le document est une traduction, on indique la source en langue originale, qu’on fait
suivre de l’expression traduit par, puis on indique la source en langue de traduction.
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6- Si la traduction d’un mot, d’une expression, d’une phrase ou d’un passage est faite par
le chercheur lui-même, il doit le préciser par l’emploi, entre parenthèses dans le corps
du texte, de l’expression (c’est nous qui traduisons ou notre traduction).
7- S’il s’agit de citer un auteur par le biais d’un autre (citation de seconde main ;
(Nouiri : 127, et d’autres), il faut le préciser en indiquant les deux sources, principale
et secondaire.
Exemple : (Beaud, 1994, p.20 ; cité par Guidère, 2004, p. 53).
9-Si le nom d’éditeur, le lieu et/ou la date d’édition ne sont pas indiqués sur le document, il
faut le signaler ainsi :
-s. éd. : sans éditeur,
-s. l. : sans lieu (latin sine loco),
-s. d. : sans date.
Méthodologie de réalisation de travaux universitaires :
1. Méthodologie de conception d’une fiche de lecture :
La préparation et l’élaboration d’une fiche de lecture passe nécessairement par une bonne
lecture et une bonne compréhension du document sur lequel on veut faire une fiche de lecture.
1.1. Fiche bibliographique :
Une fiche bibliographique est le recueil par écrit des informations générales liées aux
documents lus. Ceci implique de noter sur des fiches une série d’informations spécifiques sur
ces textes. Une fiche bibliographique doit en contenir les informations suivantes :
- L’auteur (ou les auteurs).
- Titre de l’ouvrage (ou titre de l’article et nom de la revue).
- Editeur (ou numéro/Volume/date de la revue) ;
- La collection.
- Date et lieu d’édition.
- Nombre de page.
- Numéros des pages utilisées (si lecture partielle).
- Lieu ou l’ouvrage est disponible.
1.2. Objectifs et étapes d’élaboration d’une fiche de lecture :
A-Objectifs :
La fiche bibliographique ne sert qu’à localiser et garder trace d’un ouvrage lu, par contre une
fiche de lecture doit nous servir à garder des informations écrites portant sur son contenu.
D’une manière très synthétique, une fiche de lecture doit permettre de répondre à trois
questions suivantes :
- Qu’a voulu faire l’auteur (s) ? - Comment a-t-il essayé de le faire ?
- L’a-t-il réellement fait ?
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B- étapes de l’élaboration d’une fiche de lecture :
Trois étapes président à l’élaboration d’une fiche de lecture dite « résumé », à savoir : la
prélecture, la lecture et la rédaction.
La prélecture :
Dans l’élaboration d’une fiche de lecture, la pré-lecture constitue une étape essentielle, car
c’est dans celle-ci qu’il convient de s’en assurer si l’ouvrage (ou toute autres documents)
répond à vos attentes. Plus concrètement, il s’agit de répondre à ces questions : quelles
sont les raisons qui motivent votre lecture ? Quels sont vos centres d’intérêts ? Qu’est-ce
que vous connaissez déjà sur le sujet ? Quelles sont les questions auxquelles vous
cherchez à répondre ? Quels sont les renseignements dont vous avez besoin ?
Lecture de l’ouvrage :
Après la première analyse de l’ouvrage, et selon l’intérêt que vous lui portez, vous pouvez
commencer à faire une lecture complète avec prise de notes, c'est-à-dire il sera question de
résumer certaines parties, ce qui est indispensables pour la rédaction d’une fiche de lecture
qui seule vous permettra d’intégrer, de mémoriser ou encore de faire une critique du texte.
Rédaction de la fiche de lecture :
Les éléments constitutifs qui doivent figurer dans une fiche de lecture :
- Références de l’ouvrage (voire fiche bibliographique)
- Le résumé, comprenant :
1. Présentation de l’auteur.
2. Genre de l’ouvrage (ouvrage scientifique, règlement, texte officiel, roman, mémoire…)
3. Thèmes traités, informations, idées.
4. Résumés de l’ouvrage.
5. Analyse de l’ouvrage.
2. Méthodologie d’élaboration d’un exposé :
La rédaction d’un exposé universitaire passe obligatoirement par trois phases successives : la
phase préparatoire, la phase rédaction et la phase de la présentation orale
2.1. La phase de la préparation de l’exposé :
Pour réussir au mieux son travail d’exposé, il est indispensable de suivre scrupuleusement les
étapes suivantes :
- Bien cerner le sujet traité en lisant plusieurs fois, ressortir les concepts clés et les définir.
- S’interroger sur le sujet en posant les questions suivantes : qui ? quoi ? comment ?où?
pourquoi ? quelles sont les causes ? quelles sont les conséquences ? c’est l’étape de la
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définition du sujet et du cadrage. Et il s’agit aussi de trouver les grandes lignes de votre travail
qui seront structurées sous forme d’un plan.
- Réunir des connaissances sur le sujet ou la collecte d’information : la recherche
bibliographique peut se faire en utilisant différents types de références : livres, articles
scientifiques, des revues spécialisées, internet… Et éventuellement de rédiger les fiches de
lectures de toute la documentation la plus pertinente sur le sujet.
2.2. La phase de la rédaction :
Durant cette phase, il s’agit bien entendu de matérialiser par écrit, en structurant les idées
acquises, durant la phase de préparation suivant le plan préconçu. Ainsi, chaque partie de
l’exposé écrit, doit contenir les éléments suivants :
- L’introduction.
- Le développent.
- La conclusion.
2.3. La phase de la présentation orale :
Pour réussir au mieux la présentation orale d’un exposé, il est indispensable de suivre les
exigences suivantes :
- Sélectionner et choisir les informations qui semblent très utiles.
- Relever le vocabulaire, les concepts non compris.
- Il faut être sûr d’avoir compris ce que l’on va présenter.
- Mettre des termes ou des phases de transitions.
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