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Gestion des Déchets de Chantier HQSEC

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TRAVAIL PRATIQUE D’HYGIENE, QUALITE ET SECURITE DE CHANTIER (HQSEC)

1. OBJECTIF ;
1.1. Introduction
La gestion des déchets de chantier est devenue un enjeu
incontournable dans le domaine du Bâtiment et des Travaux
Publics (BTP). Elle répond non seulement à des impératifs
environnementaux, mais aussi à des exigences de santé, de
sécurité et de qualité des ouvrages. Sur un chantier, les
activités de construction, de rénovation ou de démolition
génèrent une grande variété de déchets : gravats, béton,
briques, métaux, bois, plastiques, cartons, déchets dangereux
(peintures, solvants, huiles usagées, etc.), mais aussi des
déchets dits « inertes ».
Dans ce contexte, l’approche HQSE (Hygiène, Qualité,
Sécurité, Environnement) constitue un cadre de référence
essentiel. Elle vise à assurer la protection de la santé des
travailleurs, la qualité des ouvrages, la sécurité des
opérations, et la préservation de l’environnement.
Ainsi, les objectifs liés à la gestion des déchets de chantier ne
se limitent pas uniquement à leur évacuation ou à leur
stockage, mais englobent un ensemble d’actions intégrées
qui contribuent à la durabilité et à la performance des projets
de construction.

1.2. Objectifs environnementaux


La dimension environnementale occupe une place centrale
dans la gestion des déchets de chantier. Les principaux
objectifs sont :
a) Réduction de l’impact écologique
La mauvaise gestion des déchets entraîne souvent des dépôts
sauvages, des pollutions des sols, de l’air et des eaux. L’un
des premiers objectifs est donc de réduire cet impact en
favorisant le tri, le recyclage et la valorisation. Par exemple,
les gravats peuvent être réutilisés pour le remblaiement ou le
terrassement, au lieu d’être jetés.

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b) Préservation des ressources naturelles


Chaque tonne de matériaux recyclée équivaut à une
économie en ressources naturelles. Réutiliser le bois, les
métaux, ou recycler le béton contribue à limiter l’exploitation
de carrières, de forêts ou de mines, réduisant ainsi la pression
sur l’environnement.
c) Lutte contre le changement climatique
Le traitement, le transport et l’enfouissement des déchets
sont sources d’émissions de gaz à effet de serre. La
valorisation énergétique (ex. incinération avec récupération
d’énergie) ou le recyclage permettent de réduire l’empreinte
carbone des chantiers.

1.3. Objectifs en matière de santé et d’hygiène (H du


HQSE)
Les déchets de chantier sont susceptibles de causer des
risques sanitaires importants. La gestion adéquate poursuit
donc les objectifs suivants :
 Protéger la santé des travailleurs : limiter
l’exposition aux poussières de ciment, aux fibres
d’amiante, aux solvants toxiques, ou encore aux déchets
contaminés.
 Garantir l’hygiène sur site : éviter l’accumulation de
détritus qui attirent les vecteurs de maladies (rats,
moustiques, cafards).
 Prévenir les maladies professionnelles : réduire les
risques d’intoxications, d’allergies cutanées ou
respiratoires liées aux déchets chimiques.
Un chantier propre et organisé réduit les risques sanitaires et
favorise un meilleur climat de travail.

1.4. Objectifs en matière de sécurité (S du HQSE)

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La présence de déchets non gérés sur un chantier est une


source de danger permanent : glissades, chutes, incendies,
effondrements, blessures par objets tranchants, etc. Les
objectifs sécuritaires incluent donc :
 Réduire les risques d’accidents de travail liés à la
présence de gravats, de clous, de morceaux de verre ou
de ferraille.
 Prévenir les incendies et explosions en isolant les
déchets inflammables (bois, cartons, solvants,
hydrocarbures).
 Assurer une circulation fluide sur le chantier en
évitant les encombrements.
 Mettre en place des filières sûres d’élimination des
déchets dangereux.
Ainsi, la sécurité sur un chantier passe aussi par une gestion
organisée et planifiée des déchets.

1.5. Objectifs liés à la qualité (Q du HQSE)


La qualité d’un chantier ne dépend pas uniquement de la
solidité des ouvrages, mais aussi de la gestion des opérations
annexes. Les déchets mal gérés affectent directement la
performance et la réputation des entreprises de BTP.
Les objectifs en matière de qualité sont :
 Optimiser l’organisation du chantier : un site bien
entretenu favorise la productivité et la fluidité des
travaux.
 Réduire les coûts indirects : limiter les dépenses liées
aux accidents, aux arrêts de chantier, aux pénalités pour
pollution.
 Améliorer l’image de l’entreprise : une société de
BTP respectueuse des règles HQSE inspire confiance
auprès des maîtres d’ouvrage, des partenaires financiers
et des autorités.

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 Contribuer à la durabilité des ouvrages : en


intégrant des matériaux recyclés ou réemployés,
l’entreprise participe à une construction durable.

1.6. Objectifs réglementaires et institutionnels


Un autre objectif clé est le respect des lois et réglementations
en vigueur. Dans de nombreux pays, y compris la République
Démocratique du Congo, la législation impose des règles de
gestion des déchets.
Ces objectifs sont :
 Se conformer aux réglementations nationales
relatives à l’environnement et à la santé publique.
 Anticiper les contrôles et sanctions en respectant
les cahiers des charges et les normes HQSE.
 S’aligner sur les objectifs internationaux (Agenda
2030 pour le développement durable, directives de
l’ONU sur la gestion des déchets, normes ISO).
Dans le cas spécifique de Kinshasa, où la gestion des déchets
est un défi majeur, les chantiers doivent participer activement
à l’effort collectif de propreté urbaine et de protection des
cours d’eau (comme la rivière Makelele envahie de
plastiques).

1.7. Objectifs socio-économiques


La gestion des déchets de chantier ne doit pas être perçue
uniquement comme une contrainte, mais aussi comme une
opportunité :
 Créer des emplois verts dans le tri, le recyclage et la
valorisation.
 Stimuler l’économie circulaire par la réintégration
des matériaux recyclés dans les projets futurs.

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 Favoriser la responsabilité sociétale des


entreprises (RSE), en s’engageant pour des pratiques
respectueuses de l’environnement et de la société.

1.8. Mini-conclusion du premier point


En somme, les objectifs de la gestion des déchets de chantier
dans le cadre HQSE se déclinent en plusieurs dimensions
complémentaires : préserver l’environnement, protéger la
santé et la sécurité des travailleurs, garantir la qualité et la
productivité des chantiers, se conformer aux réglementations,
et contribuer au développement socio-économique.
Ces objectifs traduisent la nécessité d’une approche intégrée,
qui ne réduit pas la gestion des déchets à un simple acte de
collecte ou d’évacuation, mais qui en fait un levier de
performance globale et de durabilité dans le secteur
du BTP.s

2. RISQUES ;
2.1. Introduction
Les chantiers de construction et de travaux publics génèrent
une grande quantité et diversité de déchets : gravats,
plastiques, métaux, bois, déchets dangereux (huiles, solvants,
peintures, amiante, etc.), emballages, boues, etc. La
mauvaise gestion de ces déchets entraîne une multitude de
risques qui touchent à la fois la santé des travailleurs, la
sécurité sur site, l’environnement, la qualité des ouvrages et
la société dans son ensemble.
Dans le cadre HQSE, ces risques doivent être identifiés,
analysés et évalués afin d’adopter des mesures de prévention
adaptées. Ils se déclinent en risques environnementaux,
sanitaires, sécuritaires, économiques et sociaux.

2.2. Risques environnementaux

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Les déchets de chantier sont une source importante de


pollution. Mal gérés, ils contribuent à la dégradation des
écosystèmes naturels.
a) Pollution des sols
Le déversement sauvage de déchets inertes (béton, briques)
ou dangereux (huiles, solvants, hydrocarbures) entraîne une
contamination durable des sols. Cela affecte leur fertilité et
peut rendre les terrains inutilisables pour l’agriculture ou
d’autres usages.
b) Pollution des eaux
Les chantiers sont souvent proches de rivières ou de nappes
phréatiques. En RDC par exemple, beaucoup de déchets
finissent dans les cours d’eau (comme la rivière Makelele ou
la rivière Ndjili à Kinshasa), provoquant une pollution massive.
Les lixiviats issus des déchets chimiques contaminent l’eau
potable et mettent en danger la santé publique.
c) Pollution de l’air
Les poussières de ciment, les fumées issues de la combustion
des plastiques ou des bois traités, et les gaz émis par la
décomposition des déchets organiques affectent directement
la qualité de l’air. Cela accroît l’effet de serre et participe au
réchauffement climatique.
d) Dégradation du paysage et nuisance esthétique
Les dépôts anarchiques de déchets de chantier en bord de
route ou dans des zones résidentielles ternissent l’image de la
ville. Ils dévalorisent les quartiers, découragent les
investisseurs et renforcent le sentiment de malpropreté
urbaine.

2.3. Risques sanitaires et d’hygiène (H du HQSE)


a) Risques pour les travailleurs
Les ouvriers sont exposés quotidiennement aux déchets sur
chantier :

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 Coupures, perforations et blessures par objets


tranchants (clous, éclats de verre, ferraille).
 Intoxications dues à l’inhalation de poussières de ciment,
d’amiante, ou de fumées toxiques.
 Maladies dermatologiques liées au contact avec des
solvants ou produits chimiques.
b) Risques pour les riverains
La population proche des chantiers subit aussi des
conséquences :
 Pollution de l’air entraînant toux, bronchites, asthme.
 Eau contaminée favorisant choléra, typhoïde, hépatite A.
 Prolifération d’insectes et rongeurs attirés par les dépôts
de déchets.
c) Risques de maladies épidémiques
Dans des contextes urbains comme Kinshasa, où la collecte
de déchets reste un défi, les chantiers mal gérés contribuent
à la prolifération des maladies vectorielles (paludisme,
dengue, choléra).

2.4. Risques sécuritaires (S du HQSE)


a) Risques d’accidents de travail
 Glissades et chutes dues à l’encombrement des gravats.
 Effondrement de tas de déchets mal stabilisés.
 Incendies déclenchés par des déchets inflammables
(bois, cartons, solvants).
b) Risques d’explosion
Certains déchets (peintures, solvants, bouteilles de gaz vides)
peuvent exploser sous l’effet de la chaleur ou de la pression,
mettant en danger la vie des ouvriers.
c) Entrave aux secours

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L’accumulation de déchets peut bloquer les issues de secours


ou gêner l’accès des véhicules de lutte contre l’incendie.

2.5. Risques liés à la qualité (Q du HQSE)


a) Retards dans les travaux
Un chantier encombré de déchets est difficile à gérer. Les
engins circulent mal, les ouvriers perdent du temps, et les
délais de livraison sont compromis.
b) Dégradation des ouvrages
Les matériaux recyclés ou réutilisés sans contrôle qualité
peuvent altérer la solidité des structures (béton mal dosé,
bois contaminé, métaux oxydés).
c) Perte de réputation
Un chantier sale et mal organisé ternit l’image de l’entreprise
et diminue ses chances d’obtenir de nouveaux contrats. Les
donneurs d’ordre privilégient les sociétés respectant les
standards HQSE.

2.6. Risques économiques


a) Coûts supplémentaires
 Amendes liées au non-respect des normes
environnementales.
 Dépenses imprévues pour nettoyer ou réparer les dégâts
causés par une mauvaise gestion des déchets.
 Pertes économiques liées aux arrêts de chantier en cas
d’accident ou de pollution grave.
b) Mauvais retour sur investissement
Un projet qui ne respecte pas les normes HQSE perd en
compétitivité et attire moins d’investisseurs. À long terme,
cela affecte la rentabilité globale du secteur.

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2.7. Risques sociaux


a) Conflits avec les communautés locales
Les riverains dénoncent souvent les nuisances des chantiers :
bruit, poussière, pollution, déchets. Ces tensions peuvent
entraîner des manifestations ou des blocages.
b) Atteinte à la responsabilité sociétale
Une entreprise de BTP qui ne gère pas ses déchets
compromet son image sociale et sa responsabilité vis-à-vis
des objectifs de développement durable (ODD).
c) Inégalités sociales
Dans certains cas, les déchets dangereux sont transférés vers
des zones pauvres où les populations vulnérables s’exposent
sans protection (ex. récupération de métaux par des enfants
dans des dépotoirs).

2.8. Étude de cas : Kinshasa et les risques des déchets


de chantier
À Kinshasa, capitale de la RDC, les déchets de chantier sont
souvent abandonnés dans des ravins ou près des rivières.
Cela entraîne :
 L’érosion et l’ensablement des cours d’eau.
 La destruction des infrastructures routières par
obstruction des caniveaux.
 La prolifération des maladies hydriques (choléra,
diarrhées aiguës).
 Des accidents mortels liés à l’effondrement de dépôts
sauvages en saison des pluies.
Cet exemple illustre les conséquences réelles d’une gestion
inadéquate.

2.9. Mini-conclusion du deuxième point

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Les risques liés aux déchets de chantier sont multiples et


interdépendants : ils affectent l’environnement, la santé, la
sécurité, la qualité des projets, l’économie et la société.
Ignorer ces risques, c’est compromettre la durabilité des
chantiers et mettre en danger la vie humaine et les
écosystèmes.
Ainsi, l’identification et l’évaluation des risques doivent être la
première étape avant toute stratégie de gestion des déchets
dans une démarche HQSE.

3. BONNES PRATIQUES ;
3.1. Introduction
La gestion des déchets de chantier représente un défi majeur
pour les entreprises du BTP. Pourtant, il existe un ensemble de
bonnes pratiques permettant de réduire leur impact
environnemental, de garantir la sécurité et la santé des
travailleurs, et d’optimiser la qualité et la rentabilité des
projets.
Ces bonnes pratiques s’inscrivent dans une démarche HQSE
intégrée, et couvrent toutes les étapes du cycle de vie des
déchets : prévention, tri, stockage, transport,
traitement, valorisation et traçabilité.

3.2. Bonnes pratiques environnementales


a) Prévention et réduction à la source
La meilleure gestion des déchets consiste à éviter leur
production. Pour cela :
 Planification du chantier : évaluer les besoins réels en
matériaux afin de limiter les excédents.
 Choix des matériaux durables : privilégier des
produits recyclables (acier, verre, bois certifié, béton
recyclé).

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 Conception éco-responsable : intégrer l’économie


circulaire dès la phase de conception (réutilisation des
coffrages, préfabrication pour limiter les chutes de
béton).
b) Tri sélectif sur le chantier
Mettre en place des bennes de tri différenciées (béton, bois,
plastiques, métaux, déchets dangereux) est essentiel. Cela
facilite le recyclage et évite la contamination des flux de
déchets.
c) Valorisation et recyclage
 Réutiliser les gravats pour le remblaiement.
 Transformer le bois en panneaux agglomérés.
 Recycler les métaux (fer, cuivre, aluminium).
 Valoriser énergétiquement certains déchets (bois,
plastiques non recyclables).

3.3. Bonnes pratiques en matière d’hygiène et santé


(H du HQSE)
a) Mise à disposition d’équipements de protection
individuelle (EPI)
 Masques anti-poussières pour éviter l’inhalation de
particules.
 Gants et chaussures de sécurité pour limiter les
blessures.
 Lunettes de protection contre les projections de
matériaux.
b) Nettoyage régulier du chantier
Un site propre réduit les risques sanitaires et améliore les
conditions de travail. Des équipes doivent être dédiées au
ramassage quotidien des déchets.
c) Formation et sensibilisation des travailleurs

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Organiser des sessions régulières de sensibilisation sur :


 Les risques liés aux déchets dangereux.
 Les bonnes pratiques de tri et de stockage.
 L’importance de l’hygiène personnelle (lavage des
mains, port des EPI).

3.4. Bonnes pratiques sécuritaires (S du HQSE)


a) Organisation et circulation sécurisée
Les zones de stockage des déchets doivent être clairement
délimitées, éloignées des voies de circulation des engins, et
signalées par une signalétique visible.
b) Stockage adapté des déchets dangereux
 Les solvants, huiles et peintures doivent être entreposés
dans des conteneurs étanches.
 Les déchets inflammables doivent être isolés dans des
zones spécifiques, loin des sources de chaleur.
 Les déchets contenant de l’amiante nécessitent des sacs
hermétiques et une élimination par des filières
spécialisées.
c) Prévention des incendies et explosions
 Interdiction de brûler les déchets sur le chantier.
 Installation d’extincteurs dans les zones de stockage.
 Contrôle régulier des équipements électriques pour
éviter les courts-circuits.

3.5. Bonnes pratiques en matière de qualité (Q du


HQSE)
a) Intégration dans le plan de management de la
qualité

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La gestion des déchets doit être prévue dès la rédaction du


plan d’organisation du chantier, avec des procédures claires
et des responsables identifiés.
b) Contrôle de la qualité des matériaux recyclés
Avant d’intégrer des matériaux recyclés dans la construction,
il est nécessaire de vérifier leur conformité aux normes
techniques (ex. granulométrie des gravats recyclés pour
béton).
c) Audit et suivi réguliers
Des contrôles réguliers doivent être effectués pour vérifier la
bonne application des procédures de tri, de stockage et de
transport des déchets.

3.6. Bonnes pratiques réglementaires et


institutionnelles
a) Respect des normes en vigueur
Les chantiers doivent se conformer aux lois locales et
internationales en matière de gestion des déchets. Cela inclut
la loi congolaise sur l’assainissement urbain et les
directives de l’OMS pour la gestion des déchets dangereux.
b) Traçabilité des déchets
Chaque déchet doit avoir une filière d’élimination identifiée et
contrôlée. Des registres doivent être tenus pour garantir la
transparence.
c) Collaboration avec des filières spécialisées
Les entreprises doivent travailler avec des sociétés agréées
pour la collecte, le recyclage ou l’élimination des déchets
dangereux.

3.7. Bonnes pratiques socio-économiques


a) Création d’emplois verts

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Encourager le développement de PME spécialisées dans le tri


et le recyclage des déchets de chantier. Cela crée des emplois
et stimule l’économie locale.
b) Implication des communautés locales
Les riverains peuvent être impliqués dans des programmes de
recyclage ou dans des activités de sensibilisation à l’hygiène
et à l’assainissement.
c) Responsabilité sociétale des entreprises (RSE)
Les entreprises de BTP doivent adopter une démarche de RSE
en intégrant la gestion durable des déchets dans leurs
stratégies. Cela renforce leur image et leur crédibilité.

3.8. Étude de cas : Bonnes pratiques observées dans


certains chantiers
 En Europe : les chantiers certifiés ISO 14001 imposent
un tri rigoureux, la valorisation de plus de 70 % des
déchets, et l’interdiction des dépôts sauvages.
 En Afrique du Sud : les grands projets urbains de
Johannesburg ont intégré des plateformes de recyclage
des gravats directement sur les chantiers.
 En RDC : certains chantiers pilotes à Kinshasa
(notamment des projets financés par la Banque
Mondiale) commencent à exiger un plan de gestion des
déchets comme critère d’éligibilité.

3.9. Mini-conclusion du troisième point


Les bonnes pratiques de gestion des déchets de chantier en
HQSE ne se limitent pas à une simple évacuation. Elles
englobent la prévention, le tri, le stockage sécurisé, le
recyclage, la valorisation et la traçabilité.
En appliquant ces pratiques, les entreprises du BTP
contribuent à réduire les risques environnementaux,

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sanitaires et sécuritaires, tout en améliorant la qualité, la


productivité et l’image de leur organisation.

4. LES NORMES DE REFERENCE EN MATIERE DE


GESTION DES DECHETS DE CHANTIER (HQSE)
4.1. Introduction
La gestion des déchets de chantier ne repose pas seulement
sur la volonté des entreprises de BTP, mais également sur un
cadre normatif et réglementaire. Ce cadre fixe les règles
à respecter pour garantir la sécurité, la qualité, l’hygiène et la
protection de l’environnement.
Les normes jouent un rôle fondamental en :
 Uniformisant les pratiques.
 Garantissant un niveau de qualité minimum.
 Servant de repère pour les contrôles et audits.
 Facilitant l’intégration dans des standards internationaux
de développement durable.
Ces normes peuvent être internationales (ISO, directives
européennes, recommandations de l’ONU), régionales,
ou nationales (RDC et autres pays africains).

4.2. Normes internationales de gestion des déchets de


chantier
a) Les normes ISO
 ISO 14001 : norme internationale de management
environnemental. Elle définit les exigences pour la mise
en place d’un système de gestion environnementale,
incluant la gestion des déchets de chantier. Elle impose
un suivi, une réduction et une valorisation des déchets.
 ISO 45001 : norme sur la santé et sécurité au travail.
Elle oblige les entreprises à identifier les risques liés aux

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déchets (coupures, intoxications, incendies) et à mettre


en place des mesures de prévention.
 ISO 9001 : norme de management de la qualité. Elle
encourage la maîtrise des processus liés à la gestion des
déchets afin d’assurer des chantiers propres et
organisés.
b) Les directives de l’Union Européenne
 Directive 2008/98/CE sur les déchets : elle définit la
hiérarchie des modes de traitement (prévention,
préparation au réemploi, recyclage, valorisation,
élimination).
 Directive 2010/75/UE sur les émissions industrielles :
elle impose des contrôles stricts pour les déchets
dangereux.
c) Recommandations de l’ONU et de l’OMS
 Agenda 2030 des Nations Unies (ODD 11 et 12) :
vise à rendre les villes durables et à promouvoir la
consommation et la production responsables.
 OMS : recommandations sur la gestion des déchets
dangereux (peintures, solvants, amiante) pour limiter les
risques sanitaires.

4.3. Normes africaines et sous-régionales


De plus en plus de pays africains adoptent des cadres
réglementaires pour gérer les déchets de chantier.
 Afrique du Sud : Waste Act (2008) impose le tri à la
source et interdit les dépôts sauvages.
 Maroc : loi 28-00 sur la gestion des déchets solides, qui
oblige les chantiers à mettre en place un plan de
gestion.
 Cameroun : décret n°2012/2809 fixant les modalités de
gestion des déchets dangereux.

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Ces expériences servent de modèle aux autres pays,


notamment la RDC, pour renforcer leur législation.

4.4. Normes et règlements en République


Démocratique du Congo (RDC)
La RDC a amorcé depuis quelques années des réformes pour
améliorer la gestion des déchets, y compris ceux issus des
chantiers.
a) Cadre légal général
 Loi n°11/009 du 09 juillet 2011 relative aux principes
fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement
: impose aux entreprises de prévenir la pollution et de
gérer les déchets qu’elles produisent.
 Décret n°13/015 du 29 mai 2013 portant
réglementation sur l’assainissement et la gestion des
déchets solides.
b) Application dans le BTP
 Obligation pour les entreprises de BTP de disposer d’un
plan de gestion des déchets lors des grands
chantiers.
 Interdiction des dépôts sauvages dans les ravins et cours
d’eau (bien que cette règle soit encore peu respectée à
Kinshasa).
 Collaboration avec les communes et l’Hôtel de Ville pour
l’évacuation des gravats.
c) Institutions impliquées
 Ministère de l’Environnement et Développement
Durable (MEDD) : organe de supervision.
 Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) :
chargée de l’évaluation et du suivi environnemental des
projets.

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 Hôtel de Ville de Kinshasa : responsable de la


propreté urbaine.

4.5. Normes sécuritaires et sanitaires spécifiques


a) Amiante et substances dangereuses
 L’OMS recommande une élimination stricte des déchets
contenant de l’amiante.
 Les peintures au plomb et solvants doivent être collectés
et éliminés via des filières spécialisées.
b) Gestion des déchets infectieux
Certains chantiers (ex. hôpitaux, laboratoires) produisent des
déchets infectieux. Ils doivent être séparés et traités par
incinération contrôlée.
c) Hygiène et sécurité des travailleurs
Les normes exigent :
 Des EPI adaptés.
 Des zones de stockage sécurisées.
 Une sensibilisation continue du personnel.

4.6. Outils et certifications complémentaires


a) Certification HQSE
De nombreuses entreprises adoptent des systèmes de
management intégrés ISO 9001 (qualité) + ISO 14001
(environnement) + ISO 45001 (sécurité).
Cela leur permet d’obtenir des certifications HQSE reconnues
internationalement.
b) BREEAM et LEED
 BREEAM (UK) et LEED (USA) : certifications
environnementales des bâtiments. Elles imposent des

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critères stricts en matière de gestion des déchets de


construction.
c) Outils pratiques
 Plans de gestion des déchets (PGD) : document
obligatoire pour anticiper la collecte, le tri et
l’élimination.
 Audits environnementaux : permettent de vérifier la
conformité du chantier aux normes.

4.7. Étude de cas : Application des normes HQSE en


chantier
a) Exemple en Europe
Un chantier routier en France certifié ISO 14001 a valorisé 80
% de ses déchets (graviers, enrobés bitumineux) et réduit ses
coûts de 20 %.
b) Exemple en Afrique
Au Maroc, un projet de logements sociaux a imposé un plan
de gestion des déchets conforme à la loi 28-00. Résultat : 60
% des matériaux ont été recyclés.
c) Exemple en RDC
Sur certains chantiers de Kinshasa financés par la Banque
Mondiale, un plan de gestion environnementale et sociale
(PGES) est exigé. Ce document intègre la gestion des déchets
de chantier comme critère obligatoire.

4.8. Mini-conclusion du quatrième point


Les normes constituent une boussole indispensable pour
assurer une gestion durable des déchets de chantier. Qu’elles
soient internationales (ISO, UE, ONU), africaines ou nationales
(RDC), elles offrent un cadre structuré qui garantit :
 La protection de l’environnement.

FAIT PAR MUNGU ATEMBIMA Benjamin


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TRAVAIL PRATIQUE D’HYGIENE, QUALITE ET SECURITE DE CHANTIER (HQSEC)

 La sécurité et la santé des travailleurs.


 La qualité et la durabilité des ouvrages.
 Le respect des engagements sociaux et institutionnels.
Sans ces normes, la gestion des déchets de chantier resterait
une démarche empirique et inefficace. Elles permettent aux
entreprises de s’inscrire dans une logique de performance
globale et de développement durable.

FAIT PAR MUNGU ATEMBIMA Benjamin


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