0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues5 pages

Caractéristiques et culture du blé

C'est le support de notre cours d'agronomie

Transféré par

modiboouonogo905
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues5 pages

Caractéristiques et culture du blé

C'est le support de notre cours d'agronomie

Transféré par

modiboouonogo905
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LE BLE

Genre Triticum 2n = 14 = 28 = 42 ( x = 7)

INTRODUCTION

Le blé, jadis deuxième céréale cultivée dans le monde constitue actuellement la première culture
mondiale tant en superficie qu'en production. Sa production est en croissance continue depuis la
mécanisation des travaux, l'introduction des variétés de plus en plus performantes et l'emploi des
engrais; sa consommation s'étend également à presque tous les pays du monde à travers la confection
du pain. L'essentiel de la production mondiale est concentré dans les pays du Nord où l'on cultive
surtout des blés tendres alors que dans les pays du sud, il s'agit surtout de blés durs.

I. UTILISATION

Le blé est une céréale cultivée pour ses graines utilisées surtout dans l'alimentation humaine. Les
graines peuvent être consommées directement; ou transformées en farine pour la préparation du pain,
de gâteaux, de biscuits, etc. L'aptitude à fournir du bon pain est jugée à travers la valeur boulangère qui
constitue une caractéristique variétale. Les blés durs fournissent des farines moins appréciées pour la
fabrication du pain, en raison surtout de la couleur plus foncée de leur farine. Les pailles sont utilisées
comme fourrages secs.

II. CLASSIFICATION BOTANIQUE

Le blé est une monocotylédone de la famille des graminées, appartenant au genre Triticum (T.),
regroupant de nombreuses espèces qu'on peut classer selon leur garniture chromosomique en trois
grands groupes:

2.1. Groupe à 2n = 14: (Diploïdes), il s'agit de T. monococcum ou Engrain, originaire du Caucase et d'Asie
mineure, dont la culture régresse;

2.2. Groupe à 2n = 28: (Tétraploïdes). Dans ce groupe, on a: T. diccocoïdes (ou blé amidonnier sauvage),
T. dicoccum (ou amidonnier), T. turgidum (ou blé poulard), T. polonicum (ou blé de Pologne), enfin T.
durum (ou blé dur) qui constitue l'essentielle de la production du Mali.

2.3. Groupe à 2n = 42: (Hexaploïdes), ce groupe comprend T. spelta ou épaeautre qui n'est plus cultivé
que par endroit en Russie, en Suisse et en Iran; T. vulgare (ou blé tendre ou froment) qui constitue
l'espèce la plus cultivée dans le monde; enfin T. compactum (ou blé hérisson).

La plante adulte se caractérise par des limbes foliaires à oreillettes velues et à ligule et par un épi blanc,
parfois roux portant de douze à quinze épillets. Chaque épillet parfois aristé, comporte deux ou trois
fleurs fertiles autogames.
- Les blés tendres: Triticum aestivum L. où 2n = 42, dont les grains moulus servent principalement à
fabriquer du pain. Ils sont les plus répandus et occupent une aire de culture très large et ont la
possibilité de sadapter à une large gamme de climat.

- Les blés durs: Triticum durum L., Chez lesquels 2n = 28, les grains sont durs avec une haute teneur en
gluten qui sert à la base de la fabrication des pâtes alimentaires

III. LES TYPES DE CULTURE

Selon la période de mise en culture, on distingue:

4.1. La culture des blés alternatifs: ces blés sont semés à la fin de l'hiver ou au début du printemps; les
rendements peuvent être comparables à ceux obtenus lorsqu'ils sont semés à l'automne. Toutefois, ils
ont perdu tout intérêt depuis que l'on possède les blés de printemps.

4.2. La culture des blés de printemps: ces blés sont semés habituellement fin mars début avril, lorsqu'on
n'a pas pu semer les blés alternatifs. Leur cycle végétatif est beaucoup plus court que celui des autres
types de culture.

4.3. La culture des blés durs: relativement plus sensible au froid que les autres types de culture, ces blés
sont exploités surtout dans les zones méditerranéennes. Son rendement est de 20 à 25% inférieur à
celui des blés d'hiver. Sa couleur plus foncée est variable selon les variétés, et consécutive à la présence
de pigments caroténoïdes.

4.4. La culture des blés d'hiver: de cycle beaucoup plus long, ces blés sont semés vers la mi-octobre pour
être récoltés en juillet. C'est sans doute le type de culture le plus productif.

IV. ECOLOGIE

5.1. La température: Le blé est une culture typique des régions tempérées. Cest pourquoi au Mali la
saison sèche fraîche lui convient parfaitement. Le zéro de végétation du blé est très bas: 0(C; mais il n'en
demeure pas moins que la culture soit très exigeante en chaleur. Ainsi, la somme des températures
pendant le cycle végétatif est estimée à environ 1846-2373(C pour les blés d'automne et 1265-1554(C
pour les blés de printemps. Cette notion présente un grand intérêt lorsque l'on veut procéder à des
introductions de nouvelles variétés. La plante est toutefois assez exigeante en chaleur à la montaison et
un peu moins à la maturation; alors que des températures assez basses sont très favorables aux blés
d'hiver avant cette phase.

5.2. L'eau: La plante craint la sécheresse. On estime en culture d'hiver, les besoins globaux à environ 600
mm d'eau. Le coefficient de transpiration du blé est estimé à 450-550 g d'eau pour élaborer un gramme
de matière sèche.
5.3. L'éclairement: Le blé est sensible aux variations de la longueur du jour qui joue sur le tallage et la
mise à fleur. Une bonne aération permet non seulement un bon développement de la culture, mais
aussi un meilleur contrôle des adventices et des maladies parasitaires

5.4. Les sols: Le blé s'accommode de sols très profonds permettant un bon développement du système
racinaire. Des terres de limon, argilo-siliceuses et argilo-calcaires riches en éléments fertilisants sont
favorables à la culture des blés. Des terres trop lourdes sont à éviter, car trop asphyxiantes pour la
plante.

V. DESCRIPTION BOTANIQUE

Le blé est une plante herbacée à feuilles larges, avec deux stipules finement poilus ne ceinturant pas
totalement la tige, une ligule transparente assez courte appliquée sur la tige.

6.1. Les racines: Le système racinaire est de type fasciculé peu développé, 50% du poids total des racines
se trouvent dans les 25 premiers cm. En terre très profonde, les racines peuvent descendre au dessous
de 1,5 m; mais l'asphyxie est à craindre sur des terres argileuses. Ainsi, il est recommandé en cas de
nécessité de procéder à un drainage.

[Link] tige et les feuilles: La tige ne commence à prendre sa forme qu'au début de la montaison, avant,
la tige télescopée présente des bourgeons axillaires qui donneront des talles reproduisant la structure
de la tige principale. Cette dernière appelée chaume est constituée de nuds à partir desquels partent
des feuilles au nombre de 7 à 8 ou plus. Les feuilles sont pointues et présentent des nervures parallèles
sur la longueur.

3.3. L'inflorescence: c'est un épi, donc les épillets ne portent pas de pédoncule. L'épi comporte une tige
pleine ou rachis coudée et étranglée à intervalles réguliers et portant alternativement à droite et à
gauche un épillet. Chaque épillet contient plusieurs fleurs plus ou moins complètement développées. La
fleur est très petite, et sa fécondation a lieu avant l'épanouissement des anthères; ce qui fait du blé une
plante autogame.

VI. CYCLE VEGETATIF

On admet de diviser le cycle de développement de la plante en 3 phases:

7.1. Phase végétative: elle 'étend du semis à la montaison.


Le grain germe quand il a absorbé environ 25% de son poids, mais, le blé peut absorber jusqu'à 65% de
son poids d'eau. Les téguments se déchirent laissant apparaître la racine principale et le coléoptile qui
finit par être percé par la première feuille. Dès l'apparition des jeunes racines, la plante se nourrit par
elle même. L'optimum de température est d'environ 20(C. Lorsque la première feuille est à demi
développer, elle laisse voir la pointe de la deuxième feuille dont la base est engainée par le coléoptile
jaunissant, à ce moment, la plante compte 5 ou 6 racines. Un peu plus tard, se formera la troisième
feuille, et on peut distinguer par transparence à travers le coléoptile un filament terminé par un
renflement qui va se gonfler de plus en plus pour former le plateau de tallage. Ce dernier s'épaissit en
même temps qu'apparaît la quatrième feuille, et ainsi de suite; le plateau de tallage pouvant être
considéré comme l'empilement des nuds des feuilles formées. A l'aisselle de chaque feuille se développe
un bourgeon axillaire donnant naissance à une tige ou talle. Le tallage qui est une caractéristique
variétale est alors installé. Le port général de la plante est étalé et retombant. L'importance du tallage
dépend des variétés et de la richesse du sol en éléments fertilisants. Lors de la montaison qui suit, le
plateau de tallage va différencier une tige qui s'allongera pour constituer l'amorce de la tige. C'est
pendant cette période que s'organise complètement le bourgeon terminal, ébauche du maître-brin. Les
ébauches de la 6ième ou 7ième feuille recouvrent le bourgeon de l'épi qui se trouve donc au sommet
du plateau de tallage. Ce méristème apical se différencie pour former les structures de l'épi. A ce
moment, des mesures de la photosynthèse indique un ralentissement dans l'élaboration de matière
sèche; comme si la croissance de l'organe végétatif était partiellement inhibée lorsque l'épi amorce une
différenciation fondamentale. Cette phase est particulièrement sensible aux températures d'une part, et
d'autre part à la durée du jour.

7.2. Phase de reproduction: elle va de la montaison à la fécondation. A cette période, certaines talles
vont épier, alors que de nombreuses autres talles n'arriveront pas à épiaison, ou même vont dépérir. Il
s'établit alors une compétition entre les talles-épis et les autres; les premiers absorbant tous les
éléments au détriment des seconds. Certains auteurs pensent même que les réserves des talles
pourraient servir à renforcer la nutrition des talles-épis. La croissance devient très active et la plante est
grande consommatrice en éléments fertilisants surtout azotés; et tout déficit hydrique serait
préjudiciable au rendement.

7.3. Phase de maturation: Elle clôt le cycle de développement de la plante et correspond à


l'accumulation de l'amidon dans le grain. Cet amidon provient de la photosynthèse nette d'une part, et
d'autre part des réserves accumulées pendant les autres phases. Les phénomènes d'échaudage
consécutifs à des coups de chaleur accentués par des vents violents sont à craindre car réduisent la
migration des éléments nutritifs.

VII. TECHNIQUES CULTURALES

8.1. Précédents culturaux: Les meilleurs précédents du blé semblent être la pomme de terre, les
légumineuses à graines, la luzerne, la betterave, les graminées d'une manière générale. Au Mali, le blé
succède souvent au riz dans des aménagements hydro agricoles. L'idéal serait toutefois de placer le blé
après deux plantes sarclées suivies d'un engrais vert enfoui juste avant le semis du blé. Par contre toutes
les céréales peuvent succéder au blé.

8.2. Préparation du sol: Une bonne terre à blé doit être meuble en profondeur et motteuse en surface.
Aussi, un labour moyen donne de très bons résultats (environ 15 cm). En terres battantes imperméables,
un labour un peu plus profond serait mieux indiqué (20 cm); toutefois, il ne convient pas de trop affiner
les sols lourds par un puissant pulvérisage pour éviter le tassement. Si possible un labour
d'enfouissement des chaumes peut procurer de bons rendements. La préparation du lit de semences
doit permettre un bon contact entre le grain et le sol pour favoriser la germination des graines.

8.3. Les semis: Le choix d'une variété nécessite la consultation de stations d'amélioration variétale. Les
semences seront désinfectées. Les dates de semis dépendent du type de culture et les écartements, en
fonction de la taille et du tallage de la variété. On estime en moyenne à 300-330 g de semences par m²,
ce qui correspond à 150-170kg/ha. Avec l'intensification actuelle, les densités de semis vont même
jusqu'à 200 kg de semences par ha. Le semis est généralement effectué en lignes continues (environ 20-
30 cm entre les lignes), ou à la volée dans ce dernier cas, on procède souvent à un hersage du semis. Il
existe deux formes de blé:

- Les formes dhiver semées 50 à 60 jours avant la chute de la neige et dont le cycle varie de 260 à 320
jours;

- Les formes de printemps semées en Mars-Avril et dont le cycle varie de 90 à 120 jours

8.4. Entretien: Avant semis, on doit apporter une fumure de fond de 70 à 80 kg de P2O5, 80 à 100 kg de
potasse; dès fois on apporte du fumier à raison de 10 à 20t/ha. L'apport des engrais de couverture peut
se dérouler en deux étapes: après levée et juste avant montaison. On peut apporter jusqu'à 130 kg
d'azote et 70 kg de P205. Toutefois, un excès d'azote peut favoriser l'échaudage aussi, on apporte
généralement 60 à 80 kg d'azote.

Le désherbage est souvent chimique et permet de conserver un produit de qualité acceptable. Il sera
effectué assez tôt, car à la sortie de l'hiver pour les blés d'hiver, il devient trop tard. En culture
traditionnelle, on exécute deux ou trois sarclages.

Dans certains cas, on traite au C.C.C (cycocel ou chlorure de chloro-choline), un régulateur de croissance
qui réduit l'élongation de la plante et accroît le diamètre, les rendant plus tolérante à la verse. Il permet
par ailleurs, d'augmenter les apports d'éléments azotés.

8.5. La récolte: elle est effectuée dans la plupart des cas à la moissonneuse-batteuse. Dans ce cas, la
maturité doit être totale pour éviter trop de brisures dans les produits. Sinon, on récolte avec des
moissonneuses-lieuses pour effectuer plus tard le battage. La récolte manuelle est pratiquée dans
certains pays. Une fois séchée, la récolte est mise à conserver dans des silos traités.

Vous aimerez peut-être aussi