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Nombres complexes en mathématiques MPSI

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C e n t re d e s c l a s s e s p r é p a r a t o i re s

L yc é e t e c h n i q u e d e M o h a m m e d i a
A n n é e S c o l a i re 2 0 2 0 / 2 0 2 1
Cours de mathématiques
F i l i è re M P S I

Nombres complexes

Casablanca, le 19 octobre 2021


MPSI N o m b re s c o m p l ex e s

Nombres complexes

Ce chapitre a été réalisé conformément au programme de mathématique marocain de la filière MPSI.

Préambule

L’équation x + 5 = 2 a ses coefficients dans N mais pourtant sa solution x = −3 n’est pas un entier naturel. Il faut ici
considérer l’ensemble plus grand Z des entiers relatifs.
p
x+5=2 2x=−3 x 2 = 12 x 2 =− 2
N ,−−−−−→ Z ,−−−−−→ Q ,−−−−−→ R ,−−−−−→ C

De même l’équation 2x = −3 a ses coefficients dans Z mais sa solution x = − 23 est dans l’ensemble plus grand des
p p
rationnels Q. Continuons ainsi, l’équation x 2 = 12 à coefficients dans Q, a ses solutions x 1 = +1/ 2 et x 2 = −1/ 2
p pp
dans l’ensemble
pp des réels R. Ensuite l’équation x 2 = − 2 à ses coefficients dans R et ses solutions x 1 = + i 2 et
x2 = − i 2 dans l’ensemble des nombres complexes C. Ce processus est-il sans fin ? Non ! Les nombres complexes
sont en quelque sorte le bout de la chaîne car nous avons le théorème de d’Alembert-Gauss suivant : « Pour n’importe
quelle équation polynomiale an x n + an−1 x n−1 + · · · + a2 x 2 + a1 x + a0 = 0 où les coefficients ai sont des complexes (ou
bien des réels), alors les solutions x 1 , . . . , x n sont dans l’ensemble des nombres complexes ».

Outre la résolution d’équations, les nombres complexes s’appliquent à la trigonométrie, à la géométrie (comme nous le
verrons dans ce chapitre) mais aussi à l’électronique, à la mécanique quantique, etc.

1. Les nombres complexes

1.1. Ensemble des nombres complexes C

Définition 1.
L’ensemble des nombres complexes, noté C, est l’ensemble des nombres z de la forme :
z = a+ib
avec (a, b) ∈ R2 et i2 = −1.

Remarque.
L’écriture z = a + i b du nombre complexe z s’appelle écriture algébrique (ou cartésienne) de z .

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Interprétation géométrique

iR

a+ib
b

0 1 a R

Cela revient à identifier 1 avec le vecteur (1, 0) de R2 , et i avec le vecteur (0, 1). En général, un nombre complexe
z = a + i b s’identifie au vecteur (a, b) de R2 . Si b = 0, alors z = a est situé sur l’axe des abscisses, que l’on identifie à
R. Dans ce cas on dira que z est réel, et R apparaît comme un sous-ensemble de C, appelé axe réel. Si b 6= 0, z est dit
imaginaire et si b 6= 0 et a = 0, z est dit imaginaire pur.

1.2. Opérations

Si z = a + i b et z 0 = a0 + i b0 sont deux nombres complexes, alors on définit les opérations suivantes :


• addition : (a + i b) + (a0 + i b0 ) = (a + a0 ) + i(b + b0 )
iR
z + z0

z0

i
z

0 1 R

• multiplication : (a+i b)×(a0 +i b0 ) = (aa0 − bb0 )+i(ab0 + ba0 ). On développe en suivant les règles de la multiplication
usuelle avec la convention suivante :
i2 = −1

1.3. Partie réelle et imaginaire

Soit z = a + i b un nombre complexe, sa partie réelle est le réel a et on la note Re(z) ; sa partie imaginaire est le réel
b et on la note Im(z).

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iR

i Im(z) z

Im(z) i

0 1 Re(z) R
Re(z)

Par identification de C à R2 , l’écriture z = Re(z) + i Im(z) est unique :



 Re(z) = Re(z )
0

z = z 0 ⇐⇒ et
Im(z) = Im(z 0 )

En particulier un nombre complexe est réel si et seulement si sa partie imaginaire est nulle. Un nombre complexe est nul
si et et seulement si sa partie réelle et sa partie imaginaire sont nuls.
Exercice d’application.
p
Trouver les nombres complexes z tels que z 2 = 1 + i 3.

Réponse.
Cherchons les nombres complexes z tels que :
p
z 2 = 1 + i 3 (∗)
Posons z = a + i b avec (a, b) ∈ R2 . Alors :
p
(∗) ⇔ (a2 − b2 ) + i(2ab) = 1 + i 3
p
⇔ a2 − b2 = 1 et 2ab = 3 (égalité entre deux nombres complexes)
p
3
⇔ a − b = 1 et b =
2 2
2a
=⇒ 4a4 − 4a2 − 3 = 0
Résolvons cette équation du second degré d’inconnue a2 en utilisant le discriminant :
v
3 t3
a = ⇔a=±
2
2 2
puisque ∆ = 64 et l’autre solution est − 21 < 0. Donc :
 p p   p p  p p p p 
6 2 6 2 6 2 6 2
(a, b) = , , − ,− ⇔z∈ +i ,− −i
2 2 2 2 2 2 2 2
Inversement, ses valeurs de z vérifient l’équation (∗) donc l’ensemble des solutions de l’équation (∗) est :
p p p p 
6 2 6 2
S= +i ,− −i
2 2 2 2

1.4. Calculs
Quelques définitions et calculs sur les nombres complexes.

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λz

z
i

0
1

−z

• L’ opposé de z = a + i b est −z = (−a) + i(−b) = −a − i b.


• La multiplication par un scalaire λ ∈ R : λ · z = (λa) + i(λb).
• L’ inverse : si z 6= 0, il existe un unique z 0 ∈ C tel que zz 0 = 1 (où 1 = 1 + i ×0).
Pour la preuve et le calcul on écrit z = a + i b puis on cherche z 0 = a0 + i b0 tel que zz 0 = 1. Autrement dit
(a + i b)(a0 + i b0 ) = 1. En développant et identifiant les parties réelles et imaginaires on obtient les équations
aa0 − bb0 = 1 (L1 )


ab0 + ba0 = 0 (L2 )


En écrivant aL1 + b L2 (on multiplie la ligne ( L1 ) par a, la ligne ( L2 ) par b et on additionne) et −bL1 + aL2 on en déduit
a
a = a2 +b

a a + b2  = a
 0 2  0
donc
2
b
b0 a2 + b2 = −b b0 = − a2 +b 2

L’inverse de z , noté 1z , est donc


1 a −b a−ib
z0 = = 2 +i 2 = 2 .
z a +b 2 a +b 2 a + b2
• La division : z 0 est le nombre complexe z × z 0 .
z 1

• Propriété d’intégrité : si zz = 0 alors z = 0 ou z 0 = 0.


0
1 n
• Puissances : z 2 = z × z , z n = z × · · · × z (n fois, n ∈ N). Par convention z 0 = 1 et z −n = zn .
1

z =
En générale, on peut énoncer :
Théorème 1.
L’addition ” + ” et la multiplication ” × ” vérifient les propriétés suivantes :
1) Associativité :
z + (z 0 + z 00 ) = (z + z 0 ) + z 00

0 00
∀(z, z , z ) ∈ C , 3
z × (z 0 × z 00 ) = (z × z 0 ) × z 00
2) Commutativité :
z + z0 = z0 + z

∀(z, z 0 ) ∈ C2 ,
z × z0 = z0 × z
3) Élément neutre :
z + 0 = z (0 est l’élément neutre pour l’addition ” + ”)

∀z ∈ C,
z × 1 = z (1 est l’élément neutre pour la muliplication ” × ”)
4) Chaque élément z de C possède un opposé (unique) noté (−z) c’est à dire un élément z 0 vérifiant z + z 0 = 0 et défini
par :
(−z) = (−R e(z)) + i(−I m(z))
5) Chaque élément z de C∗ (= C r {0}) possède un inverse (unique) noté z −1 (ou 1/z ) c’est à dire un élément z 0 vérifiant
z × z 0 = 1 et défini par :
1 a b
= 2 −i 2
z a +b 2 a + b2
avec z = a + i b.
6) Distributivité de la multiplication par rapport à l’addition :
∀(z, z 0 , z 00 ) ∈ C3 , z × (z 0 + z 00 ) = z × z 0 + z × z 00
Dans ce cas, on dit que (C, +, ×) est un corps.

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Proposition 1.
Pour tout z ∈ C différent de 1

1 − z n+1
1 + z + z2 + · · · + z n = .
1−z

La preuve est simple : notons S = 1 + z + z 2 + · · · + z n , alors en développant S · (1 − z) presque tous les termes se
télescopent et l’on trouve S · (1 − z) = 1 − z n+1 .

1.5. Conjugué, module

Le conjugué de z = a + i b est z̄ = a − i b, autrement dit Re(z̄) = Re(z) et Im(z̄) = − Im(z). Le point z̄ est le symétrique
du point z par rapport à l’axe réel.
p
Le module de z = a + i b est le réel positif |z| = a2 + b2 . Comme z × z̄ = (a + i b)(a − i b) = a2 + b2 alors le module
p
vaut aussi |z| = zz̄ .

z z = a+ib
i

0 |z|
b
1

z̄ 0 a

Proposition 2. • z + z 0 = z̄ + z 0 , z̄ = z , zz 0 = z̄z 0
• z = z̄ ⇐⇒ z ∈ R, z = −z̄ ⇐⇒ z ∈ i R
2
• |z| = z × z̄ , |z̄| = |z| = | − z|, |zz 0 | = |z||z 0 |, z =
1 1
|z| (z 6= 0)
• |z| = 0 ⇐⇒ z = 0

Remarque.
Soit z = a + i b ∈ C∗ . L’écriture algébrique de l’inverse de z s’obtient en multipliant par le conjugué z = a − i b comme
suit :
1 a−ib a b
= = 2 −i 2
z (a + i b)(a − i b) a +b 2 a + b2

Exercice d’application.
1+i 2
Déterminer l’écriture algébrique du nombre complexe z = 4+3 i .
1−7 i

2−i +

Réponse.
Écrivons z sous forme algébrique :
2i 1 − 7i −2 1 − 7i −1 − 7 i (1 + 7 i)(4 − 3 i) 25 + 25 i
z= + = + = =− =− = −1 − i
3 − 4i 4 + 3i 4 + 3i 4 + 3i 4 + 3i (4 + 3 i)(4 − 3 i) 25

Exercice 1.
Soit z un nombre complexe de module 1 et différent de 1. Montrer que Z = z+1
z−1 ∈ i R.

Réponse.
On a :
z+1 (z + 1)(z − 1) (z + 1)(z − 1) |z|2 + z − z − 1
Z= = = =
z−1 (z − 1)(z − 1) (z − 1)(z − 1) |z − 1|2

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Or |z| = 1 et z − z = −2 i Im(z) donc :


−2 i Im(z)
Z= ∈ iR
|z − 1|2

Théorème 2 (L’inégalité triangulaire).

|z + z 0 | ¶ |z| + |z 0 |

avec égalité si et seulement si z = 0 ou z 0 = λz où λ ∈ R+ .

z + z0

z0

|z + z 0 |
|z 0 |
z

|z|
0

Avant de faire la preuve voici deux remarques utiles. Soit z = a + i b ∈ C avec a, b ∈ R :


p
• | Re(z)| ¶ |z| (et aussi | Im(z)| ¶ |z|). Cela vient du fait que |a| ¶ a2 + b2 . Noter que pour un réel |a| est à la fois le
module et la valeur absolue.
• z + z̄ = 2 Re(z) et z − z̄ = 2 i Im(z). Preuve : z + z̄ = (a + i b) + (a − i b) = 2a = 2 Re(z).

Démonstration.

Pour la preuve on calcule |z + z 0 |2 :


|z + z 0 |2 z + z 0 (z + z 0 )

=
= zz̄ + z 0 z 0 + zz 0 + z 0 z̄
= |z|2 + |z 0 |2 + 2 Re(z 0 z̄)
¶ |z|2 + |z 0 |2 + 2|z 0 z̄|
¶ |z|2 + |z 0 |2 + 2|zz 0 |
¶ (|z| + |z 0 |)2

D’après ce qui précède on obtient égalité si et seulement si :


 z=0
 
 z=0
Re(z 0 z̄) = |z 0 z̄| ⇔ z 0 z̄ ∈ R+ ⇔ ou ⇔ ou
 0 λ λ
+
z = λ0 z/λ0 = ∈ R+
 0
z = z̄ /λ ∈ R |z|2

Exemple 1.
Dans un parallélogramme, la somme des carrés des diagonales égale la somme des carrés des côtés.

Si les longueurs des côtés sont notées L et ` et les longueurs des diagonales sont D et d alors il s’agit de montrer l’égalité
D2 + d 2 = 2`2 + 2L 2 .

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z + z0
0
|z − z | |z|
L
z0
|z + z | 0 |z 0 |
`
d |z 0 |
` D z

|z|
L 0

Démonstration.
Cela devient simple si l’on considère que notre parallélogramme a pour sommets 0, z , z 0 et le dernier sommet est donc
z + z 0 . La longueur du grand côté est ici |z|, celle du petit côté est |z 0 |. La longueur de la grande diagonale est |z + z 0 |.
Enfin il faut se convaincre que la longueur de la petite diagonale est |z − z 0 |.

2 2
D2 + d 2 = z + z 0 + z − z0 z + z 0 (z + z 0 ) + z − z 0 (z − z 0 )
 
=
= zz̄ + zz 0 + z 0 z̄ + z 0 z 0 + zz̄ − zz 0 − z 0 z̄ + z 0 z 0
2
= 2zz̄ + 2z 0 z 0 = 2 |z|2 + 2 z 0
= 2`2 + 2L 2

Remarque.
Le théorème précédent peut être généralisé à n nombres complexes z1 , · · · , zn comme suit :
|z1 + · · · + zn | ¶ |z1 | + · · · + |zn |

Corollaire 1.

∀(z, z 0 ) ∈ C2 , |z| − |z 0 | ¶ |z − z 0 | ¶ |z| + |z 0 |

Exercice 2. Pn  €P n Š
Soient z1 , · · · , zn des nombres complexes de module 1, On pose Z = k=1 zk k=1
1
zk .
Montrer que Z est un réel tel que |Z| ¶ n2 .

Réponse.
Les zk sont de module 1, donc zk = z1k . Par suite :
‚ n Œ‚ n Œ ‚ n Œ‚ n Œ ‚ n Œ‚ n Œ
X X 1 X X 1 X 1 X
Z = zk = zk = zk = Z
k=1
z
k=1 k k=1
z
k=1 k
z
k=1 k k=1
=⇒ Z ∈R
D’autre part, si on utilise l’inégalité triangulaire on aura :
‚ n Œ‚ n Œ ‚ n Œ ‚ n Œ
X X 1 X X 1
|Z| = zk = zk
k=1
z
k=1 k k=1
z
k=1 k
‚ n Œ‚ n Œ
X X 1
¶ |zk |
k=1
|z |
k=1 k
‚ n Œ‚ n Œ
X X
¶ 1 1 = n2
k=1 k=1
D’où le résultat.

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Exercice d’application.
1. Calculer 1 − 2 i + 1−2
i
i.

2. Écrire sous la forme a + i b les nombres complexes (1 + i)2 , (1 + i)3 , (1 + i)4 , (1 + i)8 .
3. En déduire 1 + (1 + i) + (1 + i)2 + · · · + (1 + i)7 .
4. Soit z ∈ C tel que |1 + i z| = |1 − i z|, montrer que z ∈ R.
5. Montrer que si | Re z| ¶ | Re z 0 | et | Im z| ¶ | Im z 0 | alors |z| ¶ |z 0 |, mais que la réciproque est fausse.
6. Montrer que 1/z̄ = z/ |z|2 (pour z 6= 0).

2. Racines carrées, équation du second degré

2.1. Racines carrées d’un nombre complexe

Pour z ∈ C, une racine carrée est un nombre complexe ω tel que ω2 = z .


p p
Par exemple si x ∈ R+ , on connaît deux racines carrées : x, − x . Autre exemple : les racines carrées de −1 sont i et − i.
Proposition 3.
Soit z un nombre complexe, alors z admet deux racines carrées, ω et −ω.

Attention ! Contrairement au cas réel, il n’y a pas de façon privilégiée de choisir une racine plutôt que l’autre, donc pas
de fonction racine. On ne dira donc jamais « soit ω la racine de z ».
Si z 6= 0 ces deux racines carrées sont distinctes. Si z = 0 alors ω = 0 est une racine double.
Pour z = a + i b nous allons calculer ω et −ω en fonction de a et b.

Démonstration.
Nous écrivons ω = x + i y , nous cherchons x, y tels que ω2 = z .

ω2 = z ⇐⇒ (x + i y)2 = a + i b
x − y2 = a en identifiant parties
 2
⇐⇒
2x y = b et parties imaginaires.

Petite
p astuce ici : nous rajoutons l’équation |ω|2 = |z| (qui se déduit bien sûr de ω2 = z ) qui s’écrit aussi x 2 + y 2 =
a2 + b2 . Nous obtenons des systèmes équivalents aux précédents :
p  pp
1
 x −y =a  2x = pa2 + b2 + a  x = ± p2 p a2 + b2 + a
 2 2
 2 
p
2x y = b ⇐⇒ 2 y 2 = a2 + b2 − a ⇐⇒ y = ± p12 a2 + b2 − a
p
x + y 2 = a2 + b2 2x y = b
 2 
2x y = b
 

Discutons suivant le signe du réel b. Si b ¾ 0, x et y sont de même signe ou nuls (car 2x y = b ¾ 0) donc
1
qp qp ‹
ω = ±p a2 + b2 + a + i a2 + b2 − a ,
2
et si b ¶ 0
1
qp qp ‹
ω = ±p a2 + b2 + a − i a2 + b2 − a .
2 p p
En particulier
p
si b = 0 le résultat dépend dup signe de a, si a ¾ 0, a2 = a et par conséquent ω = ± a, tandis que si
p
a < 0, a2 = −a et donc ω = ± i −a = ± i |a|.

Il n’est pas nécessaire d’apprendre ces formules mais il est indispensable de savoir refaire les calculs.

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Exemple 2. p p
Les racines carrées de i sont + 22 (1 + i) et − 22 (1 + i).
En effet :
ω2 = i ⇐⇒ (x + i y)2 = i
x − y2 = 0
 2
⇐⇒
2x y = 1
Rajoutons la conditions |ω|2 = | i | pour obtenir le système équivalent au précédent :
1
 x = ± p2
  
 x − y =0  2x = 1
2 2 2

2x y = 1 ⇐⇒ 2 y 2 = 1 ⇐⇒ y = ± p12
x + y =1 2x y = 1
 2 2
2x y = 1
 

Les réels x et y sont donc de même signe, nous trouvons bien deux solutions :
1 1 1 1
x +i y = p +i p ou x + i y = − p − i p
2 2 2 2

2.2. Équation du second degré

Proposition 4.
L’équation du second degré az 2 + bz + c = 0, où a, b, c ∈ C et a 6= 0, possède deux solutions z1 , z2 ∈ C éventuellement
confondues.
Soit ∆ = b2 − 4ac le discriminant et δ ∈ C une racine carrée de ∆. Alors les solutions sont

−b + δ −b − δ
z1 = et z2 = .
2a 2a

p
Et si ∆ = 0 alors la solution z = z1 = z2 = −b/2a est unique (elle est dite double). Si on s’autorisait à écrire δ = ∆, on
obtiendrait la même formule que celle que vous connaissez lorsque a, b, c sont réels.
Exemple 3. p
p −1 ± i 3
• z + z + 1 = 0, ∆ = −3, δ = i 3, les solutions sont z =
2
.
2 p
p −1 ± 22 (1 + i) p
• z + z + 4 = 0, ∆ = i, δ = 2 (1 + i), les solutions sont z =
1−i 2
2
= − 12 ± 42 (1 + i).
2
2
• z 2 − (5 − 14i)z − 2(5i + 12) = 0, ∆ = (5i(2 + i)) , les solutions sont : z1 = −2i, z2 = 5 − 12i .
On retrouve aussi le résultat bien connu pour le cas des équations à coefficients réels :
Corollaire 2.
Si les coefficients a, b, c sont réels alors ∆ ∈ R et les solutions sont de trois types :
b
• si ∆ = 0, la racine double est réelle et vaut − ,
p 2a
−b ± ∆
• si ∆ > 0, on a deux solutions réelles ,
2a p
−b ± i −∆
• si ∆ < 0, on a deux solutions complexes, mais non réelles, .
2a

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Démonstration.
On écrit la factorisation
b 2
 
b2
 ‹ ‹
b c c
2
az + bz + c = a z + z + 2
=a z+ − 2+
a a 2a 4a a
‹2 ‹2
∆ δ2
   
b b
= a z+ − 2 =a z+ − 2
2a 4a 2a 4a
δ δ
 ‹ ‹  ‹ ‹
b b
= a z+ − z+ +
2a 2a 2a 2a
−b + δ −b − δ
 ‹ ‹
= a z− z− = a (z − z1 ) (z − z2 )
2a 2a
Donc le binôme s’annule si et seulement si z = z1 ou z = z2 .

Proposition 5.
L’équation az 2 + bz + c = 0 d’inconnue z ∈ C est équivalente au système d’inconnue (z1 , z2 ) ∈ C2 suivant :
z1 + z2 = −b

a
z1 z2 = ac

2.3. Théorème fondamental de l’algèbre

Théorème 3 (d’Alembert–Gauss).
Soit P(z) = an z n + an−1 z n−1 +· · ·+ a1 z + a0 un polynôme à coefficients complexes et de degré n. Alors l’équation P(z) = 0
admet exactement n solutions complexes comptées avec leur multiplicité.
En d’autres termes il existe des nombres complexes z1 , . . . , zn (dont certains sont éventuellement confondus) tels que
P(z) = an (z − z1 ) (z − z2 ) · · · (z − zn ) .

Nous admettons ce théorème.


Exercice d’application.
1. Calculer les racines carrées de − i, 3 − 4 i.
2. Résoudre les équations : z 2 + z − 1 = 0, 2z 2 + (−10 − 10 i)z + 24 − 10 i = 0.
p p p p
3. Résoudre l’équation z 2 + (i − 2)z − i 2, puis l’équation Z 4 + (i − 2)Z 2 − i 2.
4. Montrer que si P(z) = z 2 + bz + c possède pour racines z1 , z2 ∈ C alors z1 + z2 = −b et z1 · z2 = c .
5. Trouver les paires de nombres dont la somme vaut i et le produit 1.
6. Soit P(z) = an z n + an−1 z n−1 + · · · + a0 avec ai ∈ R pour tout i . Montrer que si z est racine de P alors z̄ aussi.

3. Argument et trigonométrie

3.1. Argument

Si z = x + i y est de module 1, alors x 2 + y 2 = |z|2 = 1. Par conséquent le point (x, y) est sur le cercle unité du plan,
et son abscisse x est notée cos θ , son ordonnée y est sin θ , où θ est (une mesure de) l’angle entre l’axe réel et z . Plus
généralement, si z 6= 0, z/|z| est de module 1, et cela amène à :
Définition 2.
Pour tout z ∈ C∗ = C \ {0}, un nombre θ ∈ R tel que z = |z| (cos θ + i sin θ ) est appelé un argument de z et noté
θ = arg(z).

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iR

|z|
i
arg(z)

0 1 R

Cet argument est défini modulo 2π. On peut imposer à cet argument d’être unique si on rajoute la condition θ ∈]−π, +π].
Remarque.

cos θ = cos θ 0

θ ≡ θ 0 (mod 2π) ⇐⇒ ∃k ∈ Z, θ = θ 0 + 2kπ ⇐⇒
sin θ = sin θ 0

Proposition 6.
L’argument satisfait les propriétés suivantes :
• arg (zz 0 ) ≡ arg(z) + arg (z 0 ) (mod 2π)
• arg (z n ) ≡ n arg(z) (mod 2π)
• arg (1/z) ≡ − arg(z) (mod 2π)
• arg(z̄) ≡ − arg z (mod 2π)

Démonstration.

zz 0 |z| (cos θ + i sin θ ) z 0 cos θ 0 + i sin θ 0



=
zz 0 cos θ cos θ 0 − sin θ sin θ 0 + i cos θ sin θ 0 + sin θ cos θ 0

=
zz 0 cos θ + θ 0 + i sin θ + θ 0
 
=
donc arg (zz ) ≡ arg(z)+arg (z 0 ) (mod 2π). On en déduit les deux autres propriétés, dont la deuxième par récurrence.
0

3.2. Formule de Moivre, notation exponentielle


La formule de Moivre est :

(cos θ + i sin θ )n = cos (nθ ) + i sin (nθ )

Démonstration.
Par récurrence, on montre que
(cos θ + i sin θ )n = (cos θ + i sin θ )n−1 × (cos θ + i sin θ )
= (cos ((n − 1) θ ) + i sin ((n − 1) θ )) × (cos θ + i sin θ )
= (cos ((n − 1) θ ) cos θ − sin ((n − 1) θ ) sin θ )
+ i (cos ((n − 1) θ ) sin θ + sin ((n − 1) θ ) cos θ )
= cos nθ + i sin nθ

Nous définissons la notation exponentielle par

ei θ = cos θ + i sin θ

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et donc tout nombre complexe s’écrit

z = ρei θ

où ρ = |z| est le module et θ = arg(z) est un argument.

Avec la notation exponentielle, on peut écrire pour z = ρei θ et z 0 = ρ 0 ei θ


0

zz 0 = ρρ 0 ei θ ei θ = ρρ 0 ei(θ +θ )
 0 0

n n
z = ρei θ =ρ n ei θ = ρ n ei nθ

 n  


 1/z = 1/ ρei θ = ρ1 e− i θ
z̄ = ρe− i θ

n
La formule de Moivre se réduit à l’égalité : ei θ = ei nθ .

Et nous avons aussi : ρei θ = ρ 0 ei θ (avec ρ, ρ 0 > 0) si et seulement si ρ = ρ 0 et θ ≡ θ 0 (mod 2π).


0

3.3. Racines n-ième

Définition 3.
Pour z ∈ C et n ∈ N, une racine n-ième est un nombre ω ∈ C tel que ωn = z . Autrement dit, elles sont les solutions
de l’équation z n = 1 d’inconnue z ∈ C. On note Un leur ensemble.

Proposition 7.
Il y a n racines n-ièmes ω0 , ω1 , . . . , ωn−1 de z = ρei θ , ce sont :
i θ +2 i kπ
ωk = ρ 1/n e n , k = 0, 1, . . . , n − 1

Démonstration.
n
Écrivons z = ρei θ et cherchons ω sous la forme ω = r ei t tel que z = ωn . Nous obtenons donc ρei θ = ωn = r ei t =
r n ei nt . Prenons tout d’abord le module : ρ = ρei θ = r n ei nt = r n et donc r = ρ 1/n (il s’agit ici de nombres réels). Pour
les arguments nous avons ei nt = ei θ et donc nt ≡ θ (mod 2π) (n’oubliez surtout pas le modulo 2π !). Ainsi on résout
1/n i θ +2n i kπ
nt = θ + 2kπ (pour k ∈ Z) et donc t = θn + 2kπ n . Les solutions de l’équation ω = z sont donc les ωk = ρ
n
e . Mais
en fait il n’y a que n solutions distinctes car ωn = ω0 , ωn+1 = ω1 , . . . Ainsi les n solutions sont ω0 , ω1 , . . . , ωn−1 .

Par exemple pour z = 1, on obtient les n racines n-ièmes de l’unité e2 i kπ/n , k = 0, . . . , n − 1 qui forment un groupe
multiplicatif.

i i
j = e2 i π/3 ei π/3

0 1 = e0 −1 = ei π
0 1

j 2 = e4 i π/3 e− i π/3

Racine 3-ième de l’unité (z = 1, n = 3) Racine 3-ième de −1 (z = −1, n = 3)

Les racines 5-ième de l’unité (z = 1, n = 5) forment un pentagone régulier :

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i e2 i π/5

e4 i π/5

0 1

e6 i π/5

e8 i π/5

Remarque.
On peut montrer que :
• la somme des racines n-ièmes de l’unité est nulles (voir TD).
• le polygone formé racines n-ièmes de l’unité est régulier.

3.4. Racines n-ièmes d’un complexe


On peut généraliser la notion de racines n-ièmes de l’unité aux racines n-ièmes d’un nombre complexe a ∈ C. Alors ce
sont les solutions de l’équation z n = a d’inconnue z ∈ C. On note S l’ensemble des solutions de cette équation.
Proposition 8.

{0}, si a = 0
¨
S= ¦p 2kπ+arg(a)
©
|a|e i n / 0 ¶ k ¶ n − 1 , sinon
n

Démonstration.
On se place dans le cas où a 6= 0 et on écrit a = ρei θ , alors :
‚ Œn
z
z =a ⇔
n
p θ
=1
n
ρei n
z
⇔ p θ
∈ Un
n
ρei n
¦p θ
©
⇔ z ∈ n ρei n ωk / 0 ¶ k ¶ n − 1
¦p 2kπ+θ
©
⇔ z ∈ n ρei n / 0 ¶ k ¶ n − 1

3.5. Réduction de a cos x + b sin x :

Dans ce paragraphe, a, b et x désignent des réels tels que (a, b) 6= (0, 0) et il s’agit de réduire l’expression a cos x + b sin x
sous forme de cosinus.
Proposition 9 (Réduction de a cos x + b sin x ).
p
Le nombre complexe a+i b est donc non nul, il existe alors (ρ, θ ) ∈ R+∗ ×[0, 2π[ tel que a+i b = ρe iθ avec ρ = a2 + b2 .
On aura alors :
(a cos x + b sin x) + i(−a sin x + b cos x) = ρe iθ e−i x = ρe i(θ −x)

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Par suite,
a cos x + b sin x = R e ρe i(θ −x) = ρ cos (θ − x)


Exemple 4.
Résolvons l’équation d’inconnue x ∈ R suivante :
(E) cos x + sin x = 1
On a,
p π 
cos x + sin x = 2 cos −x
4
Donc,
p π 
(E) ⇔ 2 cos −x =1
4
π  p2
⇔ cos −x = = cos(π/4)
4 2
π π π π
⇔ −x= [2π] ou − x = − [2π]
4 4 4 4
π
⇔ x = 0 [2π] ou x = [2π]
2
D’où l’ensemble des solutions de l’équation (E) est :
n π o
S = 2kπ, + 2kπ/ k ∈ Z
2

3.6. Applications à la trigonométrie


Voici les formules d’Euler, pour θ ∈ R :

ei θ + e− i θ ei θ − e− i θ
cos θ = , sin θ =
2 2i

Ces formules s’obtiennent facilement en utilisant la définition de la notation exponentielle. Nous les appliquons dans la
suite à deux problèmes : le développement et la linéarisation.

Développement. On exprime sin nθ ou cos nθ en fonction des puissances de cos θ et sin θ .

Méthode : on utilise la formule de Moivre pour écrire cos (nθ ) + i sin (nθ ) = (cos θ + i sin θ )n que l’on développe avec
la formule du binôme de Newton.
Exemple 5.

cos 3θ + i sin 3θ = (cos θ + i sin θ )3


= cos3 θ + 3 i cos2 θ sin θ − 3 cos θ sin2 θ − i sin3 θ
 
= cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ + i 3 cos2 θ sin θ − sin3 θ
En identifiant les parties réelles et imaginaires, on déduit que
cos 3θ = cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ et sin 3θ = 3 cos2 θ sin θ − sin3 θ .

Linéarisation. On exprime cosn θ ou sinn θ en fonction des cos kθ et sin kθ pour k allant de 0 à n.
Šn
ei θ −e− i θ
€
Méthode : avec la formule d’Euler on écrit sinn θ = 2i . On développe à l’aide du binôme de Newton puis on
regroupe les termes par paires conjuguées.

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Exemple 6.

3
ei θ − e− i θ

3
sin θ =
2i
1
(ei θ )3 − 3(ei θ )2 e− i θ + 3ei θ (e− i θ )2 − (e− i θ )3

=
−8 i
1
e3 i θ − 3ei θ + 3e− i θ − e−3 i θ

=
−8 i
1 e3 i θ − e−3 i θ ei θ − e− i θ

= − −3
4 2i 2i
sin 3θ 3 sin θ
= − +
4 4

Exercice d’application.
1. Mettre les nombres suivants sont la forme module-argument (avec la notation exponentielle) : 1, i, −1, − i, 3 i,
p p p
1 + i, 3 − i, 3 − i, p3−i
1
, ( 3 − i)20x x où 20x x est l’année en cours.
2. Calculer les racines 5-ième de i.
p
π π
3. Calculer les racines carrées de 2
3
+ i
2 de deux façons différentes. En déduire les valeurs de cos 12 et sin 12 .
4. Donner sans calcul la valeur de ω0 + ω1 + · · · + ωn−1 , où les ωi sont les racines n-ième de 1.
5. Développer cos(4θ ) ; linéariser cos4 θ ; calculer une primitive de θ 7→ cos4 θ .

4. Nombres complexes et géométrie

On associe bijectivement à tout point M du plan affine R2 de coordonnées (x, y), le nombre complexe z = x + i y appelé
son affixe.

4.1. Équation complexe d’une droite


Soit
ax + b y = c
l’équation réelle d’une droite D : a, b, c sont des nombres réels (a et b n’étant pas tous les deux nuls) d’inconnues
(x, y) ∈ R2 .
Écrivons z = x + i y ∈ C, alors
z + z̄ z − z̄
x= , y= ,
2 2i
donc D a aussi pour équation a(z + z̄) − i b(z − z̄) = 2c ou encore (a − i b)z + (a + i b)z̄ = 2c . Posons ω = a + i b ∈ C∗
et k = 2c ∈ R alors l’équation complexe d’une droite est :

ω̄z + ωz̄ = k

où ω ∈ C∗ et k ∈ R.

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C
r
D
ω

i i

0 1 0 1

4.2. Équation complexe d’un cercle

Soit C (Ω, r) le cercle de centre Ω et de rayon r . C’est l’ensemble des points M tel que dist(Ω, M ) = r . Si l’on note ω
l’affixe de Ω et z l’affixe de M . Nous obtenons :
dist(Ω, M ) = r ⇐⇒ |z − ω| = r ⇐⇒ |z − ω|2 = r 2 ⇐⇒ (z − ω)(z − ω) = r 2
et en développant nous trouvons que l’équation complexe du cercle centré en un point d’affixe ω et de rayon r est :

zz̄ − ω̄z − ωz̄ = r 2 − |ω|2

où ω ∈ C et r ∈ R.

|z−a|
4.3. Équation |z−b| =k

Proposition 10.
Soit A, B deux points du plan et k ∈ R+ . L’ensemble des points M tel que MA
MB = k est
• une droite qui est la médiatrice de [AB], si k = 1,
• un cercle, sinon.

Exemple 7.
Prenons A le point d’affixe +1,B le point d’affixe −1. Voici les figures pour plusieurs valeurs de k.
Par exemple pour k = 2 le point M dessiné vérifie bien M A = 2M B .

B A

1
k=3 k= 3

1
k=2 k= 2

4 3
k= k=
3 k=1 4

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Démonstration.
|z−a|
Si les affixes de A, B, M sont respectivement a, b, z , cela revient à résoudre l’équation |z−b| = k.
|z − a|
= k ⇐⇒ |z − a|2 = k2 |z − b|2
|z − b|
⇐⇒ (z − a)(z − a) = k2 (z − b)(z − b)
⇐⇒ (1 − k2 )zz̄ − z(ā − k2 b̄) − z̄(a − k2 b) + |a|2 − k2 |b|2 = 0
Donc si k = 1, on pose ω = a − k2 b et l’équation obtenue z ω̄ + z̄ω = |a|2 − k2 |b|2 est bien celle d’une droite. Et
2
bien sûr l’ensemble des points qui vérifient M A = M B est la médiatrice de [AB]. Si k 6= 1 on pose ω = a−k
1−k2 alors
b

−|a|2 +k2 |b|2


l’équation obtenue est zz̄ − z ω̄ − z̄ω = 1−k2 . C’est l’équation d’un cercle de centre ω et de rayon r satisfaisant
−|a|2 +k2 |b|2 |a−k2 b|2 −|a|2 +k2 |b|2
r − |ω| =
2 2
1−k2 , soit r =
2
(1−k2 )2 + 1−k2 .

Ces calculs se refont au cas par cas, il n’est pas nécessaire d’apprendre les formules.
Exercice d’application.
1. Calculer l’équation complexe de la droite passant par 1 et i.
2. Calculer l’équation complexe du cercle de centre 1 + 2 i passant par i.
|z − i |
3. Calculer l’équation complexe des solutions de = 1, puis dessiner les solutions.
|z − 1|
|z − i |
4. Même question avec = 2.
|z − 1|

Fin

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