tempcolor[rgb]blacktempcolor[rgb]white
EXERCICE
Soient K = R ou C et E un K−espace vectoriel de dimension finie n ≥ 2 et u ∈ L(E) nilpotent tel que
dim(Ker(u)) = 1.
1. Soit k ∈ [[1, n − 1]], on suppose que dim(Ker(uk )) = k.
(a) Vérifier que Im(uk ) est stable par u.
Considérons donc l’endomorphisme
φk : Im(uk ) −→ Im(uk )
x 7−→ u(x)
(b) Montrer que φk n’est pas bijectif, puis en déduire Ker(φk ).
(c) Déterminer Im(φk ), puis dim(Im(uk+1 )).
2. Montrer par récurrence que ∀k ∈ [[1, n]], dim(Ker(uk )) = k.
3. Montrer que l’indice de nilpotence de u est n.
4. En déduire qu’il existe e ∈ E tel que la famille B = (un−1 (e), ..., u(e), e) soit une base de E.
5. Déterminer la matrice de u relativement à la base B.
Application
Soit E est un R−espace vectoriel de dimension 3 et u ∈ L(E) l’endomorphisme canoniquement associé à
la matrice
2 2 −3
A = 5 1 −5
−3 4 0
6. Établir que le polynôme caractéristique de A est χA = (1 − X)3 et en déduire la nilpotence de l’endomor-
phisme u − idE .
7. Déterminer rg(u − idE ) et en déduire l’indice de nilpotence de u − idE .
8. Déterminer une base de Ker((u − id)2 ).
9. Donner une base de E dans laquelle la matrice de u est
1 1 0
T = 0 1 1
0 0 1
Notons P ∈ GL3 (C) tel que A = P T P −1 .
10. Soit N = T − I3 et C(T ) = {M ∈ M3 (R) / M T = T M } l’algèbre des commutants de la matrice T .
(a) Montrer que C(T ) = C(N ).
(b) Déterminer C(T ) et donner sa dimension.
11. Montrer que C(A) = {P M P −1 / M ∈ C(T )}, puis en déduire la dimension de C(A).
12. (a) Déterminer le polynôme minimal πA de A.
(b) En déduire que la famille (I3 , A, A2 ) est libre.
(c) Conclure que C(A) = V ect(I3 , A, A2 ).
13. Montrer que C(A) = K[A] l’algèbre des polynômes en A.
14. Déterminer les droites stables par u.
15. Soit F un plan de E stable par u et uF la restriction de u à F .
(a) Déterminer le polynôme caractéristique χuF de uF .
(b) Montrer que F = Ker((uF − idF )2 ).
(c) En déduire que F = Ker((u − idE )2 ).
1/3
PROBLÈME
Soit n ∈ N∗ , E = Cn le C−espace vectoriel muni de la base canonique B = (e1 , ..., en ) et soit u ∈ L(E) un
endomorphisme de E.
On désigne par χM , le polynôme caractéristique d’une matrice M , par Sp(M ) son spectre dans C et si λ ∈ Sp(M ),
on désigne par Eλ (M ) le sous-espace propre de M associé à la valeur propre λ.
La matrice nulle d’ordre n est notée On .
La matrice identité d’ordre n sera notée In .
Partie I
1. On suppose que u est diagonalisable.
(a) Montrer que u2 = uou est diagonalisable.
(b) Étabir que Ker(u) = Ker(u2 ).
2. On suppose que u2 est diagonalisable.
A-t-on u diagonalisable ?
(indication : on peut considérer l’endomorphisme u de E défini par : u(e1 ) = e2 et u(e2 ) = ... = u(en ) = 0).
3. On suppose dans cette question que u est bijectif, u2 est diagonalisable et que Sp(u2 ) = {λ21 , ..., λ2r }
On se propose de montrer que u est diagonalisable.
(a) Une première méthode :
i. Justifier que ∀k ∈ [[1, r]], on a λk ̸= 0.
ii. Montrer que ∀k ∈ [[1, r]] , Ker(u2 − λ2k idE ) = Ker(u − λk idE ) ⊕ Ker(u + λk idE ).
r
! r
!
M L M
iii. En déduire que E= Ker(u − λk idE ) Ker(u + λk idE ) .
k=1 k=1
iv. Conclure.
(b) Une deuxième méthode :
Notons π le polynôme minimal de u2 et Q = π(X 2 ).
i. Montrer que Q est scindé à racines simples.
ii. Conclure.
Partie II
On A
Soit A ∈ GLn (C) diagonalisable de spectre Sp(A) = {λ21 , ..., λ2r } et B = ∈ M2n (C).
In On
1. Vérifier que B est inversible.
2. Calculer B 2 , puis justifier que B 2 est diagonalisable.
3. En déduire que B est diagonalisable.
4. Déterminer χB en fonction de χA , puis en déduire que Sp(B) = {λ1 , ..., λr } ∪ {−λ1 , ..., −λr }.
x1
5. Soit α ∈ Sp(B) et X = ... .
x2n
αY
(a) Montrer que X ∈ Eα (B) si, et seulement si, ∃Y ∈ Eα2 (A) tel que X = .
Y
(b) Comparer les dimensions de Eα (B) et Eα2 (A).
6. Retrouver que B est diagonalisable.
7. On suppose que A = −In .
Déterminer Sp(B), P ∈ GL2n (C) et D diagonale d’ordre 2n tels que B = P DP −1 .
Partie III
Soit n ∈ N, A ∈ Mn (C). On considère les deux matrices de M2n (C) :
A A A On
U= et V =
On A On A
2/3
1. Soit P un polynôme à coefficients complexes, de polynôme dérivé P ′ .
Calculer U k pour tout k ∈ N, puis en déduire que
P (A) AP ′ (A)
P (U ) =
On P (A)
2. Soit R un polynôme à racines simples à coefficients complexes, annulateur de A.
(a) Montrer que R et R′ sont premiers entre eux.
(b) En déduire que R′ (A) est une matrice inversible.
3. En déduire que si U est diagonalisable, alors A est la matrice nulle.
4. On suppose que U et V sont semblables et on note d = deg(π), où π est le polynôme minimal de A.
(a) Calculer π(V ) et en déduire que π(U ) = 0.
(b) Établir que d.π = Xπ ′ , où π ′ est le polynôme dérivé de π.
(c) En déduire que la matrice A est nilpotente.
Partie IV
On garde les notations de la partie III, et on suppose A est nilpotente d’indice de nilpotence n ≥ 1.
0 O
1 ...
1. Montrer que A est semblable à la matrice J = .
. . . .
. .
O 1 0
2. Déterminer une matrice D diagonale d’ordre n telle que DJ − JD = J.
3. En déduire une matrice carrée H d’ordre n telle que HA − AH = A.
4. Calculer le produit matriciel
In −H A A In H
On In On A On In
5. Conclure que U et V sont semblables.
Partie V
1. Soient E un C−espace vectoriel de dimension finie , f, g ∈ L(E) diagonalisables tel que f og = gof .
Posons Sp(f ) = {λ1 , ..., λp }.
(a) Montrer que pour tout i ∈ [[1, p]] , Eλi (f ) est stable par g.
Notons gi l’endomorphisme de Eλi (f ) induit par g.
(b) Justifier que gi est diagonalisable.
(c) En déduire que f et g sont diagonalisables dans une même base.
(d) Interpréter matriciellement le résultat de la question (c) précédente.
A C
2. Soit M ∈ M2n (C) définie par blocs par M = où A, B, C trois matrices de Mn (C).
On B
On suppose que M est diagonalisable et que AC = CB.
(a) Établir que pour tout polynôme P ∈ C[X], il existe une matrice D ∈ Mn (C) telle que
P (A) D
P (M ) =
On P (B)
(b) Montrer qu’il existe P ∈ C[X] scindé à racines simples vérifiant P (A) = P (B) = 0.
(c) En déduire que les matrices A et B sont diagonalisables.
A On
3. Soit N ∈ M2n (C) définie par blocs par N = .
On B
(a) Montrer que M N = N M .
(b) En déduire qu’il existe une matrice R inversible et deux matrices diagonales D et D′ telles que :
M = R−1 DR et N = R−1 D′ R
On C
(c) En déduire que la matrice est diagonalisable.
On On
4. Montrer que la matrice C est nulle.
3/3