Analyse de l'intermédiation bancaire
Analyse de l'intermédiation bancaire
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PLAN INTRODUCTIF
1.
INTRODUCTION GENERALE
1. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
2. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
5. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
6. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
7. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
2.
INTRODUCTION GENERALE
1. ETAT DE LA QUESTION
2. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
5. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
6. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
7. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
8. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3.
INTRODUCTION GENERALE
1. MISE EN CONTEXTE
2. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
5. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
6. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
7. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
8. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
Page |3
INTRODUCTION GENERALE
1. PHENOMENE OBSERVE
2. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
5. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
6. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
7. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
8. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4.
INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
2. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
5. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
6. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
7. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
Doctorant : Patrick Tsakala
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Autres :
Ecriture : Times New Roman
Taille : 12
Tabulation : 2 Cm
Interligne : 1,15
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Avant : 6 pt
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Après : 6 pt
Deux façon pour la présentation des auteurs
- Méthode francaise : Insérer une note de bas de page pour la présentation de(s) auteur(s)
- Méthode américaine/ anglo-saxon : Insérer l’auteur où des auteurs dans le texte du travail
Méthode francaise : Insérer une note de bas de page pour la présentation de(s) auteur(s)
L’existence du système financier a pour objectifs de mettre en contact des agents non
financiers ayant une capacité de financement appelés prêteurs avec d'autres agents non
financiers ayant un besoin de financement appelés emprunteurs, afin de réaliser l'équilibre
épargne-investissement. La présence des banques et les autres intermédiaires financiers sur le
marché joue un rôle central dans le fonctionnement de marché, leur rôle ne consiste pas
seulement à mettre en contact les offreurs et les demandeurs, mais à réaliser un équilibre entre
eux et de remédier aux imperfections de marché, la réduction des coûts de transaction,
l’asymétrie d’information, la fourniture de liquidité et la gestion des risques1.
Cependant, un système d’intermédiation bancaire efficace est celui qui s’adapte aux
besoins croissant des clients et qui est capable d’y répondre en mieux. Le système bancaire est
resté figé sur des produits et des instruments financiers classiques qui limitent son efficience.
Cette difficulté de collecte de ressources financières pose le problème de leur affectation. Les
caractéristiques de l’intermédiation bancaire s’apprécient aussi bien par l’importance des
ressources collectées que par la distribution des crédits de manière rationnelle2. On pale
d’intermédiation bancaire pour désigner la fonction remplie par les banques comme
intermédiaires financières. Elle consiste à collecter les disponibilités sous formes d’épargne
(dépôt) au près des agents économiques et à accorder des crédits.
En effet, le système à travers ces intermédiaires, met les agents économiques
excédentaires en ressources (ménages, investisseurs institutionnels) en relation avec ceux qui
sont déficitaires (entreprises, Etat, etc.) l’intermédiation financière consiste donc pour une
banque à collecter des ressources du près des agents on déficit du financement et qui en
manifestent le besoin3. Cette activité consiste la fonction fondamentale des banques
commerciales et se justifie par les imperfections sur le marché des capitaux, l’incohérence entre
les objectifs des agents en capacité de financement d’une part, recherchant généralement d’une
part, des placements à court terme et ceux des agents en déficit de financement, d’une part à
long terme et enfin d’asymétrie d’informations existence sur le marché.
1
Deffains. B et Guigou. J-D, « relations de clientèle et barrière à l’entrée dans l’industrie bancaire », in revue
d’économie politique, n°03, 1997, p.19.
2
Benhalima. A, « Pratique des Techniques bancaires », éditions DAHLAB, 1997, p.26.
3
Tsakala M et Konde K, Gestion du risque de liquidité au sein des banques congolaises. Analyse empirique par le
modèle de MCO, in Revue Africaine Interdisciplinaire n° (82), Vol (01), Mars 2024. ISSN : 2791-1071 (en ligne),
2024.
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Méthode américaine/ anglo-saxon : Insérer l’auteur où des auteurs dans le texte du travail
Comme le dit Ben Naceur (2003), les crédits sont prévus être la principale source de revenus pour les
banques. Ainsi plus le ratio d’intermédiation bancaire est faible, ou le taux d’intermédiation élevé, plus
les marges d’intérêts et de profit des banques sont élevées. Dans ce cas, l’efficience peut augmenter. La
performance des banques est appréhendée par le concept d'efficience, c’est-à-dire l'habileté à
transformer des ressources multiples en services financiers divers (Lesueur et Plane, 1997). Le secteur
privé est très largement financé par des intermédiaires financiers (banques et investisseurs
institutionnels). Néanmoins cette analyse souffre d’une incertitude statistique, en particulier dans la prise
en compte des financements par actions qui demeure faible.
Les travaux d’Allen et Gale (1995) ont clairement mis en lumière qu’un recul du financement par crédit
bancaire ne devait pas nécessairement conduire à conclure à un phénomène de désintermédiation au
profit de la finance directe. Il importe donc de déterminer la nature du processus qui est à l’œuvre dans
les économies en transition : s’orientent-elles vers une finance de marché au détriment des banques ou
connaissent-elles un allongement de la chaîne d’intermédiation tel que celui mis en lumière dans les
économies les plus développées ? La réponse à cette question se trouvera dans le calcul du taux
d’intermédiation moderne. Une analyse théorique « classique » pourrait conclure à une forte progression
du financement direct (par émission d’actions) venant compenser la faiblesse du financement intermédié
(les marchés des titres de dette étant considérés comme des marchés d’intermédiaires financiers)
(Stintzy, 2003). Le financement est ainsi en hausse plus ou moins forte, dans un contexte d’évolution
des émissions d’actions et obligations (finance directe).
Depuis les travaux de Gurley et Shaw (1960) et surtout de Hicks (1975), on a coutume d'opposer les
économies d'endettement et les économies de marchés de capitaux selon que le centre de gravité du
financement de l'économie se trouve plutôt du côté de la finance intermédiée ou au contraire du côté de
la finance directe. Hicks (1975) définit les intermédiaires financiers comme étant « des institutions qui
réalisent l'adéquation quantitative et qualitative entre l'épargne disponible des prêteurs et les besoins de
financement des emprunteurs en apportant une garantie qui repose sur leur notoriété, leur surface
financière et la division des risques à laquelle ils procèdent ». Pour Mishkin et al (2010) les banques, les
compagnies d’assurances, les fonds communs de placement, les sociétés financières et les banques
d’affaires constituent les institutions du système financier.
Avant toutes choses, il faut choisir un thème qui vous plait et sur lequel la rédaction de tonnes
d’articles, d’ouvrages ou d’essais ne vous dérange pas. Le plus tôt votre sujet est défini, le
mieux vous vous porterez. Il est aussi important que le lien avec votre domaine de recherche
soit bien explicite.
grandement de la question que l’on se pose au départ : quel est le rapport entre mes missions,
mes études, et le travail que je veux faire plus tard ? La problématique doit être simple, précise
et vous devez avoir une idée du raisonnement qui peut y répondre.
Les hypothèses sont des réponses possibles à la problématique. Ce sont des pistes d’analyse et
votre raisonnement revient à démontrer qu’elles sont valides/fausses ou expliquer en quoi elles
sont à nuancer.
D. Comment rédiger ?
L’introduction ouvre le débat.
Une fois toutes vos informations réunies, dites-vous bien que vous avez fait le plus gros du
boulot. Il est maintenant temps de rédiger votre travail. Il faut façonner la matière première de
tout ce que vous avez récolté et agencer de façon à ce que ce soit cohérent avec votre
problématique.
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INTRODUCTION GENERALE
1. PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE
Cependant, un système d’intermédiation bancaire efficace est celui qui s’adapte aux
besoins croissant des clients et qui est capable d’y répondre en mieux. Le système bancaire est
resté figé sur des produits et des instruments financiers classiques qui limitent son efficience.
Cette difficulté de collecte de ressources financières pose le problème de leur affectation. Les
caractéristiques de l’intermédiation bancaire s’apprécient aussi bien par l’importance des
ressources collectées que par la distribution des crédits de manière rationnelle5. On pale
4
Deffains. B et Guigou. J-D, « relations de clientèle et barrière à l’entrée dans l’industrie bancaire », revue
d’économie politique n°03, 1997, p.19.
5
Benhalima. A, « Pratique des Techniques bancaires », éditions DAHLAB, 1997, p.26.
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d’intermédiation bancaire pour désigner la fonction remplie par les banques comme
intermédiaires financières. Elle consiste à collecter les disponibilités sous formes d’épargne
(dépôt) auprès des agents économiques et à accorder des crédits.
De ce fait, les banques occupant également une place importante dans l’analyse
Keynésienne partant du constant qu’il faille qu’un système financier organisé avance les
ressources financières nécessaires aux financements de l’investissement. Les banques
deviennent essentielles, puisque ce sont elle qui accorde le crédit et qui se charge de réduire les
risques inhérents à) l’incertitude de l’avenir7.
Par ailleurs, les crises financières de dernières décennies, dont la plus récente
déclenchée en 2007 aux Etats-Unis les conséquences néfastes qu’elle a eues et continue à
engendrer sur les économies de nombreux la forte influence de la finance dans le système
économique. Le système d’intervention financière de la zone CEMAC, de toute l’Afrique noire
francophone est le produit d’une profonde révolution dont l’élément catalyseur est la crise
bancaire de la fin des années 80 (Bonda 2010). Le système financier dans la CEMAC est encore
sous-développé, faiblement diversifiée et largement dominé par le secteur bancaire. Il
comprend le secteur bancaire (qui détient en 2006 plus de 85% des actifs et passifs financiers),
les établissements financiers, les EMF8 et les compagnies d’assurances. Par contre, l’activité
des établissements financiers non bancaires, des EMF et/ou des sociétés d’assurances est très
marginale dans la CEMAC et se développe quasi-exclusivement sur des bases nationales.
6
Tsakala M et Konde K, Gestion du risque de liquidité au sein des banques congolaises. Analyse empirique par le
modèle de MCO, in Revue Africaine Interdisciplinaire n° (82), Vol (01), Mars 2024. ISSN : 2791-1071 (en ligne),
2024.
7
M. HOUNCINE, Développement Financier, croissance économique et réduction de la pauvreté. Ed. Nouveaux
Horizons, Paris, 2011, P. 8.
8
Barajas, Chamir R. Seyed R., Des impulsions différentes, finance et développement, Fonds monétaire
international, Washington, Septembre 2011.
P a g e | 10
En outre, la plupart des indicateurs montrent que la zone CEMAC est une région dont le niveau
de développement financier est faible (Silder et Tunis, 2010).
Une étude récemment menée par le Cabinet publié en 2017, sur la situation du
secteur bancaire en République Démocratique du Congo en 2016 relevé en faible rentabilité
financière du secteur de 1% comparée à celle des banques de l’Union Economique et Monétaire
Ouest-Afrique (UEMOA) qui s’élève à 8,6%. Et une rentabilité de l’actif de 0,1%. Une faible
rentabilité du secteur indique donc une faible création de valeur pour des opérateurs des
capitaux10. Ces chiffres prouvant que les secteurs bancaires congolais ont connu un recueil.
Néanmoins, on remarque que les banques locales semblent être plus performantes et que la
chute du secteur est surtout causée par les banques étrangères exerçant en RDC. Et selon le
rapport publié par Deloitte, ce taux très faible émané des résultats déficitaires réalisés par
plusieurs banques en 2016. Les facteurs externes ayant occasionné cette faible rentabilité
financière du secteur sont les incertitudes politiques, l’environnement économique détérioré
avec la baisse des cours des moteurs premières et une dépréciation de la monnaie.
Rappelons que l’une de décisions financières des entreprises est liée à la gestion de
l’exploitation. Donc, à l’interne de l’entreprise, les cardes dirigeantes, sont censés avoir la
maitrise de certains indicateurs ayant un impact sur la rentabilité financière. En effet, la taille
du secteur par rapport au PIB demeure très limitée ; le ratio de crédit par rapport au PIB était
de 5% en 2018, le niveau d’inclusion financière de la population est également très faible avec
seulement 7% des adultes possédant un compte auprès d’une institution financière, contre
19,3% En Afrique Subsaharienne. On observe également une diminution du ratio de crédits sur
les dépôts à 43% fin 2019 (contre 59% en moyenne entre 2013 et 2018) et un taux de distraite
très élevé (17%), malgré une rentabilité de fond propre appréciée, 7% en 2019.
9
Rapport DELOITTE 2018
10
Rapport DELOITTE 2017
P a g e | 11
2. OBJECTIFS DE L’ETUDE
Ce travail poursuit essentiellement deux types d’objectifs : l’un est général et les
deux autres sont spécifiques.
Dans le cadre de cette étude, notre objectif général consiste à analyser l’impact de
l’intermédiation financière sur la profitabilité des banques commerciales congolaises.
L’objectif général ci-haut est soutenu par deux objectifs spécifiques dont :
3. HYPOTHESES DE RECHERCHE
D’après Pierre Rongere, l’hypothèse est une proposition de réponses aux questions
que l’on se propose l’objet de recherche, formulée en termes d’observation ou d’analyse afin
d’infirmer ou de confirmer cette réponse.11 Afin d’apporter des réponses aux questions que nous
avions posé au niveau de la problématique, nous avons reformulé les hypothèses selon
lesquelles :
- H1. Les activités d’intermédiation financière de Sofibank seraient affectées par les
contraintes réglementaires et économiques du système bancaire congolais ;
- H2. Les compétences et la gestion du risque de Sofibank par les indicateurs tels que le
ratio de liquidité, de solvabilité, les crédits à décaissements et l’inflation seraient les
facteurs clés pour optimiser l’impact de l’intermédiation financière sur leur profitabilité.
11
RONGERE. P., Méthode des sciences sociales, Edition. Dalloz, Paris, 1964.
P a g e | 12
- Sur le plan pratique, cette recherche pourrait aider les responsables politiques et les
régulateurs financiers à mieux comprendre la manière dont l’intermédiation financière
impacte les performances des banques commerciales. Cela pourrait les aider à prendre des
décisions éclairées en ce qui concerne la réglementation et la supervision bancaire ;
- Du point de vue managérial, cette recherche pourrait fournir des informations précieuses aux
dirigeants des banques commerciales congolaises sur l’efficacité de leurs activités
d’intermédiation financière et leur impact sur la rentabilité. Ces informations pourraient les
aider à prendre des décisions stratégiques pour améliorer les performances de leur banque.
5. METHODOLOGIE DE RECHERCHE
- Méthode analytique : elle a été importante car elle permettra d’analyser et d’évaluer les
différentes activités d’intermédiation financière pratiquées par les banques commerciales
congolaises. Cela permettra également d’identifier les facteurs clés et les mécanismes
sous-jacents qui influencent la relation entre l’intermédiation financière et la
profitabilité ;
12
Lututala M (2021). Méthodes et processus de recherche en Sciences Sociales, Notes de cours destinées aux
Apprenants de DEA, edition.2021, Kinshasa, p.56.
P a g e | 13
- Méthode statistique : elle a permis d’analyser de manière quantitative les relations qui
sera utile pour collecter, traiter, présenter, et interpréter les données que nous allons
collecter ;
- Méthode hypothéticodéductive : elle a permis dans la vérification des hypothèses
théoriques sous-tendant la théorie et le recours à l’analyse statistique pouvant nous servir
d’atteindre notre objectif.
Les méthodes ci-haut sont soutenues par les techniques que voici :
6. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
INTRODUCTION GENERALE
Dans le but de renforcer son positionnement sur le marché, une banque peut décider
d’élargir sa gamme de produits et services proposés aux clients. Cette décision entraine une
double conséquence : il y a tout d’abord d’un côté, une augmentation de la rentabilité entrainée
par la diversification et, d’un autre côté, une augmentation parallèle du risque (corrélation
positive existante entre risque et rentabilité). La banque perçoit donc le risque comme un facteur
indissociable de sa politique de développement qui doit être maitrisé à travers une mise en place
d’une stratégie de gestion saine et adapté sous directive de la réglementation en vigueur.
1. ETAT DE LA QUESTION
Il est ici question d’examiner les résultats des recherches antérieures existant dans
ce domaine, afin de situer l’apport du présent travail. Ceci permettra aussi de recueillir les
informations générales utiles pour ce dernier. Ainsi, nous pouvons citer :
mesure du risque de crédit retenu contre la rentabilité des fonds propres (ROE) comme
seule mesure de la performance financière. Les résultats ont confirmé une relation
négative entre les prêts non-performants et la rentabilité.
- Ouedrago et Gouiaa (2022), ont étudié à leur tour, l’impact de la gestion du risque de
crédit sur la performance de huit banques commerciales canadiennes entre 2010 et 2019.
Dans cette étude, ils ont tout d’abord commencé par établir une nette différence entre
d’un côté les banques émergentes et d’un autre, les grandes banques. Les résultats
obtenus ont révélé que la gestion de risque de crédit impact positivement la performance
financière des grandes banques, tandis que les banques émergentes préfèrent avoir une
vision expansionniste en prenant plus de risques.
- Ben-Naceur & Omran (2008), ont examiné l’influence des réglementations bancaires,
de la concentration, du développement financier et institutionnel sur la marge et la
rentabilité des banques commerciales dans les pays du MENA dans la période allant de
1989-2005. Les résultats ont fait comprendre que la capitalisation des banques et le
risque de crédit ont un impact significatif et positif sur la marge nette d’intérêts et la
rentabilité financière des banques commerciales.
- Attar et al, (2014), ont eu eux aussi à analyser l’incidence de la gestion des risques
(crédit, liquidité et opérationnel) sur la performance financière des banques cotées en
bourse de Malaisie. La performance financière est ici mesurée par deux indicateur clés :
le rendement des fonds propre (ROE) et la rentabilité économique (ROA). Les résultats
de l’étude ont fini par démontrer que la gestion du risque de crédit et le risque
opérationnel affectent simultanément la performance financière des banques.
- Achibane & Chakir (2020), ont évalué les principaux facteurs qui agissent sur la
performance financière du secteur bancaire au Maroc. Dans cette étude, la performance
financière est saisie par le rendement des fonds propres (ROE), la rentabilité
économique (ROA) et la marge d’intérêt nette (NIM). D’un autre côté, les variables
explicatives sont : total actif, ratio des prêts non performants, ratio de liquidité, ratio des
dépôts et ratio des dépenses du personnel. Les résultats obtenus démontrent qu’une
augmentation des actifs, des dépôts et des prêts octroyés entraine une augmentation
considérable de la performance, tandis qu’il existe une relation négative entre d’un côté,
les dépenses de fonctionnement, les prêts non performants et d’un autre côté, la
rentabilité.
- Mutombo et al, (2024), a étudié l’incidence de la gestion du risque de crédit sur la
performance financière d’une banque commerciale. La performance financière a été
P a g e | 16
mesuré par des indicateurs tels que le rendement de fond propre (ROE) ; la rentabilité
économique (ROA) et la marge nette d’intérêt (NIM) tandis que le niveau de gestion du
risque de crédit a été quantifié par les indicateurs suivant : ratio des prêts non
performant/capitaux propre (NPLER), ratio de provision pour perte sur créance (PLLR),
ratio des prêts non performants/prêt totaux (NPLLR) et enfin le ratio des prêt sur dépôts
(LDR). En utilisant ensuite un modèle de régression multiple, l’étude a démontré une
relation significative et positive entre gestion de risque de crédit et performance
financière.
2. PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE
Les banques jouent, en effet, un rôle très capital au sein du circuit économique
moderne, rôle consistant à collecter l’épargne des agents à capacité de financement pour ensuite
le redistribuer sous forme de crédit. Ce rôle d’intermédiation qui conditionne à la fois la vie
économique des Etats, des entreprises et des particuliers s’accompagne d’une très grande
responsabilité, celle d'assurer la croissance économique ainsi que la stabilité à travers le crédit
(capital) qui constitue un facteur de production important et un moteur de développement
économique.
13
Lumonansoni, M., Gestion des institutions financière au Congo, Notes de cours, FASEG/UNIKIN, première
licence, 2017-2018, p.14.
P a g e | 17
désormais deux objectifs majeurs : d’un côté, la rentabilité et la performance de leur entreprise
et, d’un autre, la gestion (ou la maîtrise) efficace du risque.
Ainsi donc, face à l’importance cruciale que revêt la gestion du risque de crédit
bancaire, mais aussi, face au secteur bancaire congolais caractérisé non seulement par un faible
taux de bancarisation, mais, aussi et surtout, par une sensible fragilité financière et une
concentration de marché remarquable, entrainant donc une instabilité continuelle, nous nous
sommes posé la question centrale suivante : Quelle relation existe-t-il entre gestion du risque
de crédit et performance financière au sein de la Rawbank SA ?
3. OBJECTIFS DE L’ETUDE
Cette étude poursuit essentiellement deux objectifs : l’un est général et les deux
autres spécifiques.
14
Mutombo, M et al., Incidence de la gestion du risque de crédit sur la performance financière d’une banque
commerciale, édition. JEFM, Kinshasa, 2024, p.3.
15
Chr. Van Liedre., Economie financière et droit commercial, éd. CRP, 2 ème édition, Kinshasa 1999, p.69.
P a g e | 18
Dans le cadre de cette étude, notre objectif général consiste à analyser l’influence
de la gestion de risque de crédit sur la performance financière de la Rawbank SA.
4. HYPOTHESE DE L’ETUDE
Cette étude présente un double intérêt : l’un est managérial et l’autre scientifique.
16
Lututala M (2023). Méthodes et processus de recherche en Sciences Sociales, Notes de cours destinées aux
Apprenants de DEA, edition.2023, Kinshasa, p.56.
P a g e | 19
- Sur le plan managérial, cette étude est judicieuse car elle permet de lieux comprendre
les enjeux clés auxquels la banque est confrontée et d’identifier ainsi les meilleurs
pratiques en matière de gestion du risque de crédit. Les résultats peuvent ensuite être
utilisé par la Rawbank SA ainsi que d’autres institutions financière pour optimiser leurs
pratiques de gestion du risque de crédit ;
- Scientifique, l’intérêt de cette étude est qu’il vient enrichir la littérature sur la gestion
du risque de crédit dans les banques, un facteur déterminant pour assurer la stabilité
bancaire en RDC. Ce document servira donc à d’autres chercheurs ultérieurs dans le
domaine de la gestion.
6. METHODOLOGIE DE RCHERCHE
Pour mener une recherche à bon port et avoir des résultats fiables, la rigueur et la
pertinence de la démarche scientifique doivent reposer sur un choix judicieux et cohérent des
méthodes d'analyse et des techniques de collecte des données afin d'éviter de tâtonnements du
chercheur et réduire la probabilité d'aboutir à des conclusions erronées.
- Méthode descriptive : d’un côté cette méthode permettra de décrire les différents types
de risque de crédit ainsi que les moyens de les maitriser. D’un autre côté, il sera question
de présenter la notion de performance financière ;
- Méthode analytique : elle servira de présenter toutes les informations disponibles sur
la Rawbank SA, afin de pouvoir faire une évaluation d’une part de ses pratiques de
gestion de risque et d’autre part, de ses niveaux de performance historiques.
Une technique de recherche est un moyen pour atteindre un but ou un objectif situé
au niveau des faits, des étapes [Link] méthodes ci-dessus seront appuyées par les
techniques que voici :
17
Mangalu, A. « Méthodologie de Recherche en Sciences Sociales », Cours, Unikin, Faseg, 2016, p.13.
18
Mangalu M., Op. Cit.,13.
P a g e | 20
7. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
Dans le besoin d’aider ceux qui vont nous lire de bien comprendre le but de notre
démarche, la normalisation scientifique oblige qu’une étude soit bien limitée dans le temps et
dans l’espace.
Sur le plan spatial, nous analysons l’impact de la gestion du risque de crédit sur la
performance financière de la Rawbank SA. Du point de vu de la période, notre investigation se
réfère à la période comprise entre 2014 et 2023, soit 10 ans.
Pour atteindre les objectifs assignés, répondre aux questions soulevées dans la
problématique et vérifier les hypothèses posées, nous avons divisé ce présent travail de mémoire
en trois chapitre, hormis l’introduction et la conclusion :
- le premier chapitre traite des considérations générales sur les concepts clés ;
- le deuxième chapitre examine les techniques de couverture des risques et état des
institutions financières congolaises;
- le troisième et dernier chapitre traite de l’approche empirique et discussion des résultats
de l’étude.
P a g e | 21
EXEMPLE SUR UN CHAPITRE
P a g e | 22
Ce présent chapitre est ainsi subdivisé en trois sections dont la première concerne
la revue de littérature, la deuxième parle de l’ouverture commerciale et la troisième se polarise
sur la croissance économique.
Cette section est consacrée à la revue de littérature et, est constitué de deux points.
La première est consacrée à la revue de littérature théorique avec comme objectif d’exposer la
littérature liée avec cette étude et le deuxième décline la revue de littérature empirique.
Dès le 16e siècle, Adam Smith, considéré comme l’un des principaux défenseurs du
libre-échange, a défendu l’idée des avantages absolus dans les transactions de biens et de
services entre les nations. Cette théorie des avantages absolus porte l’idée centrale selon
laquelle chacun des pays doit se spécialiser et assurer la production où il est le meilleur en
matière de gain de productivité. Il a émis l’idée selon laquelle « le commerce international
permet d’éviter la réduction du marché intérieur et favorise son extension »19. De même, il
améliore la division du travail et augmente la productivité. Le commerce extérieur constitue,
donc, une force dynamique capable d’intensifier la capacité et la compétence des travailleurs,
d’encourager les innovations technologiques et l’accumulation du capital. Il permet d’éviter
l’indivisibilité technique et par conséquent la possibilité d’améliorer la croissance économique.
David Ricardo met aussi en avant l’intérêt des échanges internationaux dès le
19eme siècle pour les pays en se basant sur les travaux d’Adam Smith pour aborder la notion
de coûts comparatifs. Selon Ricardo, même si un pays ne dispose d’aucun avantage absolu, il
peut avoir intérêt à se spécialiser et à échanger s’il dispose d’un avantage comparatif. Il a montré
19
Nshwe, A. Théorie de la croissance et des fluctuations économiques. Paris : Dunod, 2016, p.19.
P a g e | 23
à travers la théorie des avantages comparatifs que l’ouverture commerciale d’un pays permettait
à ce dernier d’améliorer son efficience économique et donc d’améliorer son bien-être de la
population et les conditions de vie.
Les auteurs Hecksher, Ohlin & Samuelson ont aussi exprimé leurs points de vue
sur les échanges internationaux. Il s’agit de la théorie des dotations factorielles. Ces
économistes abordent dans le sens de la théorie des avantages comparatifs en cherchant à
expliquer les différences sur les coûts comparatifs entre les pays. Selon ces auteurs, chaque
pays doit s’ouvrir aux échanges et se spécialiser dans les activités productives qui utilisent
largement les facteurs de production (le travail, le capital, la terre) abondants et peu chers et qui
économisent les facteurs de production rares et chers. Cette théorie dite « HOS » explique les
différences des coûts comparatifs à l’origine de la spécialisation par les différences en dotation
des facteurs de production possédés par chaque pays. Cette approche peut être considérée
comme un approfondissement de celle de Ricardo, car David Ricardo limitait son analyse à un
seul facteur de production (le travail), alors que les auteurs du théorème de « HOS » raisonnent
explicitement avec plusieurs facteurs de production (le travail, le capital, la terre). En termes de
gains à l’échange ou plutôt de croissance économique, cela signifie que le libre-échange est
bénéfique pour tous les pays qui y participent, car il engendre une réallocation efficace des
ressources selon l’avantage comparatif et une meilleure utilisation des capacités de production.
Le modèle de croissance exogène, proposé par Solow & Swan, a fondé son
explication dans la croissance économique sur le taux d’épargne (constant) dans le court terme,
et sur le progrès technologique (exogène) dans le long terme. À court terme, l’économie est
supposée être dans une phase de transition. Durant cette phase de transition, les politiques
d’ouverture peuvent jouer un rôle d’accélérateur sur convergence des revenus en agissant
notamment sur le stock de capital. Ce modèle distingue également deux types de trajectoires
(convergence) : la convergence absolue pour les pays qui ont les mêmes caractéristiques et la
convergence conditionnelle pour des pays qui ont des états réguliers différents. Selon cette
trajectoire conditionnelle, les pays pauvres ont des taux de croissance plus élevés que ceux des
pays riches parce qu’ils sont très éloignés de leurs états stationnaires.
l'apprentissage par l'exportation est étudiée de manière approfondie (Erdem & Tybout, 2003;
Melitz, 2003).
Les avantages de l'ouverture des échanges ne sont pas automatiques. Son impact
dépend des conditions propres à chaque pays. La plupart des travaux empiriques soulignent
qu'il existe un lien positif important entre la croissance économique et l'ouverture commerciale
(Edwards, 1998; Ee, 2016; Fosu, 1990; Jouini, 2014; Keho & Grace Wang, 2017; Lee, Ricci &
Rigobon, 2004; Savvides, 1995). Cependant, ces études n'aboutissent pas à des réponses
convaincantes et concluent des relations indifférentes, voire même négatives, entre l’ouverture
commerciale et la croissance économique (Capolupo & Celi, 2008; Musila & Yiheyis, 2015;
Ulaşan, 2015). Dans ce contexte, Pritchett (1996) et Rodriguez & Rodrik (2001) soutiennent
qu'une telle constatation peut être due à des mesures de spécification erronées ou d'ouverture
qui peuvent être liées aux politiques macroéconomiques et à d'autres facteurs principaux tels
que les institutions et la géographie. Des politiques telles que des mesures visant à favoriser la
stabilité macroéconomique et un climat favorable à l'investissement doivent accompagner
l'ouverture des échanges (Newfarmer & Sztajerowska, 2012).
de la valeur ajoutée et à une amélioration de la qualité des produits manufacturés (Elhiraika &
Mbate, 2014; Hausmann, Hwang & Rodrik, 2007; Osakwe, 2007).
Des travaux réalisés au moyen des techniques de cointégration ont aussi montré que
la croissance est tirée par la technologie et induite par l'ouverture commerciale. En effet, les
travaux de Coe et Helpman (1995) sur un échantillon de 22 pays industriels ont montré que la
productivité globale des facteurs (PGF) d'un pays dépend non seulement de son propre stock
de capital en R&D mais aussi de celui de ses partenaires commerciaux et par conséquent de son
degré d'ouverture.
En ce qui concerne les études réalisées sur les pays en développement, on peut
notamment retenir l'article de Sébastien Edward (1998) qui a étudié le lien entre l'ouverture
commerciale et la croissance entre 1980 et 1990. Il a testé la robustesse de neuf (9) mesures de
l'ouverture commerciale sur la croissance de la productivité totale des facteurs. Les mesures
retenues sont entre autres l'indice de Warner Sachs, celui d'Edward Leamers, l'indice de
distorsion commerciale formulée par la fondation Héritage. Il a régressé ces différentes mesures
de l'ouverture, en calculant la moyenne des dix années de productivité totale des facteurs pour
93 pays développés et en voie de développement. Il trouve que six des neuf mesures de
l'ouverture sont statistiquement significatives et ont le signe attendu.
20
Heckscher et Ohlin. Théorie économique de dotation relative en facteurs de production. Paris, Dunod, 1933,
p.13.
P a g e | 27
Outre les travaux théoriques, une abondante littérature empirique s’est développée
depuis les années 70, étudiant la relation ouverture-croissance économique. Certains auteurs
utilisent les volumes commerciaux (exportations, importations) comme proxy de l’ouverture.
L’hypothèse la plus fréquemment testée est celle d’une relation entre la croissance des
exportations et la croissance économique (Balassa, 1978; Ee, 2016; Feder, 1982; Fosu, 1990;
Fosu & Abass, 2019; Hausmann, Hwang & Rodrik, 2007; Michaely, 1977; Nicita & Rollo,
2015; Osakwe, 2007). D’autres auteurs étudient la relation entre le régime commercial d’un
pays et sa croissance économique qui tient compte des caractéristiques de la politique
commerciale, notamment en termes de barrières tarifaires et non tarifaires (Balassa, 1982;
Ramos, 2001). Bien que la littérature précédente ait mis l’accent sur les exportations, elle a
également montré que le commerce (importations et exportations) est important pour le progrès
économique et que l’importation est aussi importante que l’exportation (Burange et al., 2019;
Geda & Seid, 2015; Hanchane & Abdeljabbar, 2004).
D’autres auteurs ont cherché à identifier les canaux par lesquels l’ouverture peut
affecter la croissance économique (Baldwin & Seghezza, 1996; Coe & Helpman, 1995;
Colecchia, 1999; Levine & Renelt, 1992). Ils se sont intéressés essentiellement à l’étude d’une
croissance tirée par l’investissement ou la recherche et induite par l’ouverture. Kim & Lin
(2009) ont constaté que l'ouverture des échanges contribuait à la croissance économique à long
21
Mulenda, D. La gestion de l’intégration des entreprises pour la préservation des écosystèmes naturels, éd. Paris :
Harmattan, 2017, p.16.
P a g e | 28
terme, avec des effets variables selon le niveau de développement économique. Herzer (2013)
a constaté que l'ouverture du commerce avait des effets positifs pour les pays développés et
négatifs pour les pays en développement. L’effet de la libéralisation commerciale sur la
croissance à travers une régression en données transversales de 42 pays d'Afrique subsaharienne
couvrant la période 1980 à 2012 testé par Zahonogo (2017) montre qu'il existe un seuil
commercial en dessous duquel une plus grande ouverture commerciale a des effets bénéfiques
sur la croissance économique et au-dessus duquel l'effet commercial sur la croissance diminue.
Gries & Redlin (2012) ont étudié la dynamique à court et à long terme entre la croissance du
PIB par habitant et le degré d’ouverture pour 158 pays. L’utilisation des tests de cointégration
de panel et les modèles à correction d’erreurs, montrent l’existence d’une relation à effet positif
de long terme entre l’ouverture commerciale et la croissance économique. A l’opposé, les
coefficients de court terme révèlent un effet négatif. Pour tester empiriquement cette relation
Karman et al. (2016) ont eu recours à un échantillon de 20 pays. Leur approche méthodologique
basée sur l’économétrie de Panel avec l’effet fixe et l’effet aléatoire a abouti à l’existence d’une
relation significative entre l’ouverture commerciale et la croissance économique22. Bien que la
théorie économique ait soutenu un aspect de gains, issu du commerce international, et des effets
positifs sur la croissance économique, les évidences empiriques ne sont pas concluantes quant
à l’impact de l’ouverture sur la croissance économique. Fosu (1990) a fondé sa fonction de
production accrue sur l'argument selon lequel l'augmentation des exportations améliorait la
croissance économique dans les pays africains, tandis qu'Ulaşan (2015) utilisait un cadre de
données de panel dynamique pour conclure que les mesures d'ouverture du commerce n'étaient
pas associées de manière significative à la croissance économique. L'ouverture des échanges à
elle seule ne stimule pas la croissance économique. Trejos & Barboza (2015) fournissent de
solides preuves empiriques du fait que l'ouverture des échanges n'est pas le principal moteur du
« miracle » de la croissance économique asiatique.
Des études récentes sur l'Afrique (Menyah, Nazlioglu & Wolde-Rufaelet, 2014) examinent les
liens de causalité entre développement financier, ouverture des échanges et croissance
économique de 21 pays d'Afrique subsaharienne. Leurs résultats montrent un soutien limité à
22
Boussard, J.M. et Delome, H. La régulation des marchés pour le développement. Ed. Paris : Harmattan, 2001,
p.16.
P a g e | 29
l'hypothèse d'une croissance tirée par le commerce pour les pays d'Afrique subsaharienne
étudiés.
Il existe deux importants canaux par lesquels l’ouverture agit sur la croissance : la
technologie et l’investissement.
Dans le chapitre précédent, nous avons vu que les modèles de croissance endogène
ont souligné l’importance de la R&D dans la croissance économique. D’autres parts, nous
savons que cette R&D bénéficie aux partenaires commerciaux à travers les effets de report de
23
Ben David D. (1993), “Equalizing Exchange Trade : Liberalization and Income Convergence”, Quaterly Journal
of Economics, 108, 653-79.
P a g e | 30
technologie ou spillovers24. Cela a été montré par Coe & Helpman10 (1995) dans le cas des
pays industrialisés. Coe, Helpman & Hoffmaister11 (1997) ont abouti au même résultat
concernant les PVD qui sont loin de la frontière technologique et ont conclu qu’un pays en
développement qui libéralise son commerce avec les pays industriels va bénéficier de spillovers
technologiques, ce qui lui permettra d’accroître sa productivité totale des facteurs (PTF) et par
conséquent la croissance de son PIB. Ainsi, il existe plusieurs mécanismes par lesquels
l’ouverture commerciale contribue à ces transferts de technologie du Nord vers le Sud :
- le commerce international offre à un pays la possibilité d’employer une large variété des
biens intermédiaires et d’équipements ce qui améliore la productivité de ses ressources.
De ce fait, l’importation des biens intermédiaires permet à l’ensemble des produits de
bénéficier d’un plus fort contenu en technologie, par le biais des relations input-output.
En outre, l’importation de biens d’équipements à fort contenu technologique favorise
les gains de productivité ;
24
Blundell, R. W. et Bond, S. R. (1998), „„Initial conditions and moment restrictions in dynamic panel data
models‟‟, Journal of Econometrics, 87 (1), 115-143.
P a g e | 31
- enfin, l’investissement sera favorisé par la baisse des prix de biens d’équipements du
fait de la concurrence sur les marchés internationaux.
Ces indicateurs sont traditionnellement les plus utilisés. Ils visent à évaluer
directement le degré d'ouverture d'une économie au commerce extérieur soit en observant le
résultat par un ratio d'ouverture, soit en évaluant directement les mesures de protection mises
en œuvre dans le pays considéré.
Néanmoins, les mesures directes n'apparaissent pas toujours comme les indicateurs
les plus significatifs pour expliquer le volume des échanges d'un pays. Les relevés posent, en
effet, un certain nombre de problèmes d'interprétation. En ce qui concerne les tarifs, la moyenne
25
Reiffers, Y. Economie et finance internationale, édition. Dunod, Paris, 2009, p.18.
P a g e | 32
proposée n'est pas, en général, pondérée par les parts de commerce. L'indicateur favorise donc
les pays qui imposent le plus fortement les quelques produits qu'ils importent en grande quantité
et fait apparaître comme plus fermés les pays qui maintiennent une protection forte sur des
secteurs marginaux.
Pour éviter les conséquences de cette non pondération, d'autres études retiennent la
part des recettes tarifaires dans le PNB (ou dans les importations). Edwards (1992), notamment,
prend en compte le ratio des droits de douane et des subventions à l'exportation sur le volume
total du commerce. Mais il s'agit encore d'un mauvais indicateur du degré d'ouverture puisqu'un
pays complètement fermé et ne percevant donc aucune recette, apparaîtra comme parfaitement
ouvert sur ce critère. A contrario, les pays indiqués comme les plus fermés seront ceux qui
maximisent leurs recettes fiscales (avec des importations peu élastiques aux prix intérieurs)
sans, pour autant, mener nécessairement une politique commerciale fermée.
Ces méthodes visent à apprécier l'ouverture d'un pays par rapport à une "norme"
construite ou constatée dans un pays ou une zone de référence. L'écart entre la valeur constatée
dans un pays et cette norme révèlerait le degré d'ouverture du pays. Les premiers indicateurs
apprécient l'ensemble des distorsions que les interventions publiques sont censées introduire.
Les seconds cherchent à quantifier l'influence de ces politiques sur les seuls flux
commerciaux26.
26
Boussard, J.M. et Delome, H. La régulation des marchés pour le développement. Édition. Paris : Harmattan,
2001, p.36.
27
Edward, S. Le lien entre l’ouverture commerciale et la croissance entre 1980-1990, Paris : Dunod, 1998, p.41.
P a g e | 33
réduction ! Or, le rôle de ces politiques est sans doute loin d'être négligeable dès lors que la
notion de subvention est entendue au sens large et inclut toute mesure fiscale ou réglementaire
qui conduit à modifier le prix relatif des biens échangeables.
Comme nous l'avons vu, les taux d'ouverture ne peuvent prétendre refléter le degré
d'ouverture d'une économie et l'orientation de sa politique commerciale. Des auteurs comme
Leamer (1988) et Guillaumont (1994 ; 2000), notamment, ont proposé de contrôler les flux
d'échange par des variables structurelles indépendantes de la politique commerciale. L'écart
entre le volume constaté du commerce et celui prévu à partir du modèle de référence devient
alors l'indicateur d'ouverture. Si ce résidu, est positif (commerce constaté > commerce prévu)
le pays est considéré comme ouvert et inversement. Cet indicateur est donc incontestablement
meilleur que le simple taux d'ouverture puisqu'il élimine certains des facteurs explicatifs de
l'échange autres que ceux qui relèvent de la politique commerciale.
L'indicateur d'ouverture est alors un indicateur relatif : un pays n'est ouvert (ou
fermé) que relativement à ce qui peut être observé dans l'ensemble des pays pris ensembles18.
On peut admettre que les travaux empiriques qui utilisent cette méthode ne puissent prétendre
conclure que sur l'avantage (ou l'inconvénient) de s'ouvrir davantage (ou moins) que les autres.
Ils ne diront rien sur une relation monotone entre le degré absolu d'ouverture et le taux de
croissance et, a fortiori, ne permettront pas non plus d'établir le degré d'ouverture "optimal"28.
Bien entendu, il est toujours risqué de considérer que d'une part, le résidu n'est pas
aléatoire et qu'il s'explique uniquement par une variable désignée qui n'aurait pu être quantifiée
(à la manière de résidu de Solow pour apprécier le progrès technique.). De plus, la présence
d'un résidu peut s'expliquer par une multitude de données non aléatoires autres que les strictes
variables structurelles prises en compte.
28
Krugman, L. Croissance, échange et monnaie en économie internationale, édition Dunod, Paris, 1985, p.38.
P a g e | 34
consiste à collecter l'épargne des prêteurs ultimes par émission des titres indirects en vue de
financer les emprunteurs ultimes par acquisition des titres primaires.
Ils distinguent entre deux types : Agent financier (AF) et Agent non financier
(ANF). Le critère de distinction, est la nature du titre acquis, soit titre primaire ou titre
secondaire. Les titres primaires ce sont les titres émis ou achetés par les agents non financiers.
Ils sont représentés par : les actions, les obligations, les emprunts par crédits. Quant aux titres
secondaires ce sont ceux émis par les intermédiaires financiers, afin de collecter l’épargne tels
les livrets d’épargne. En se basant sur ce critère de distinction, les deux auteurs distinguent deux
principales catégories d’agents29 :
Les agents financiers, représentés, essentiellement, par les institutions financières ou les
intermédiaires financiers qui émettent, essentiellement, des titres de la dette secondaire
drainée de l’épargne ;
Les agents non financiers qui dépensent de l’argent pour financer les besoins de
consommation et d’investissement. Cette dernière catégorie se subdivise en trois types
d’agents à savoir : les agents ayant des dépenses équivalentes à leurs revenus, les agents
dépensent moins que leurs revenus, dégageant ainsi des excédents d’où l’appellation à
29
Arnaboldi, F et Claeys S. Internet Banking in Europe: a comparative analysis, Research Institute of Applied
Economics, in Working Papers, 2008, p.8.
P a g e | 35
excédents de financement et ils sont structurellement des préteurs. Les agents qui ont
des dépenses supérieures à leurs revenus appelés : agents à déficit de paiement. Ils sont,
alors, structurellement des emprunteurs, émettant des titres de la dette primaire.
Gurley et Shaw n’opèrent pas une distinction entre l’intermédiation financière bancaire et celle
non bancaire. Du fait, que lorsque les banques délivrent de la monnaie, qui est considérée
comme un actif spécifique, ne les rend pas spécifiques. Ils préconisent, alors, une unicité des
intermédiaires financiers, du fait, qu’ils ont la même fonction, qui est l’achat de dettes primaires
et l’émission de dettes secondaires. Ils rejettent, ainsi, l’idée de la spécificité des intermédiaires
30
Alghusin N.S.A. et al. The relationship between e-banking services and profitability. Jordanian Bank as a case,
in International Journal of Economics and Finance; Vol. 9, No. 5; 2017.
P a g e | 36
financiers. Gurley et Shaw ont sans doute présenté l'expression théorique la plus synthétique de
l'intermédiation et leur cadre conceptuel demeure actuel, mais celui-ci a été critiqué.
Par avant, le modèle néoclassique considère que le transfert des ressources entre
agents économiques dépend uniquement et directement du mécanisme des prix. En d’autres
termes les prix représentent une information parfaite, qui est partagé de la même façon par tous
les agents économiques. Ce n’est qu’à partir des années 1960, que des théories sont apparu,
remettant en cause l’hypothèse de l’information parfaite présenté par les néo classiques. Les
premiers fondateurs de la théorie de l’information imparfaite sont : AKERLOF (1970) sur une
base d’étude de marché Américain des voitures d’occasion et ARROW (1963-1971) sur le
marché des assurances. Ils présentent tous les deux une théorie basée sur l’inégalité de
l’information partagé par les agents économiques sur le marché, donc il y a une existence
d’information imparfaite sur le marché, ce que conduit à la défaillance des marchés. En outre,
l’asymétrie d’information peut se présenter comme suite : elle renvoie au fait qu’il y a une partie
qui dispose de plus d’informations que l’autre partie, lors d’une transaction quelconque entre
vendeur et acheteur. Les asymétries d’information sont liées à des situations de conflit ou de
P a g e | 37
divergence d’intérêt, elles apparaissent lorsque certains agents dissimulent des informations
qu’ils sont les seules à connaitre dans l’objectif de maximiser leurs espérances de gain. Donc
l’asymétrie d’information est fondée sur les comportements des agents économiques eux même,
il s’agit d’opportunisme et de rationalité limité.
Dans un marché qui se caractérise par l’incertitude, les agents économiques ont
besoin de posséder des actifs liquides qui doivent avoir deux caractéristiques essentielles : d’une
part, leur valeur doit être stable et sûre, et d’autre part, ces actifs doivent être aussitôt disponibles
pour les échangés contre des biens, des services et des titres. Ainsi, la monnaie constitue le seul
actif qui détient ces deux caractéristiques. Selon la nature de leurs fonctions, les banques créent
la monnaie en réalisant l’assurance de liquidité. Les banques sont les seuls intermédiaires
financiers qui aient la possibilité de transformer leur dette en moyens de paiement généralement
acceptés dans les échanges.
Cette approche a été développée par GURLEY et SHAW qui ont montré comment
l’intermédiation financière est une activité qui produit de la sécurité et de la liquidité. L’activité
d’intermédiaire financier produit de la sécurité par la mutualisation des risques. D’une part, il
est moins risqué pour un épargnant d’être créancier d’un intermédiaire financier possédant une
multitude de débiteurs (et pouvant compenser ainsi l’insolvabilité de quelques-uns d’entre eux
par la solvabilité de tous) que d’être directement créancier d’un nombre forcément restreint de
débiteurs. D’autre part, en regroupant des actifs financiers à risques indépendants,
l’intermédiaire peut réduire le risque par unité d’actif financier.
P a g e | 39
C’est pourquoi le présent chapitre qui se fixe la tâche comporte trois sections ; la
première section s’intéresse à la présentation de la méthode économétrique d’estimation, la
deuxième se focalise plutôt à présenter les différentes variables du modèle et les données sous
étude et enfin la troisième section abordera l’estimation et l’interprétation des résultats.
Les modèles VAR permettent d'analyser les effets d'une politique économique en
général et de la politique fiscale en particulier (impacts de chacune des variables sur les autres)
à travers principalement deux outils :
Ainsi, le modèle VAR relie les variables en se basant sur l’évolution des données
elles-mêmes. Les variables dudit modèle sont agencées dans un vecteur autorégressif d’un ordre
donné, mettant les dites variables dans un cadre relationnel à cause du caractère de ses
différentes parties aléatoires.
La modèle VAR est utilisé dans le cadre de l’analyse des impacts et de causalité.
La particularité majeure de ce type de modélisation est que toutes les variables du modèle sont
endogènes et les erreurs de chaque équation sont corrélées. Le modèle VAR a retenu notre
attention, par ce qu’il est largement utilisé lors des analyses empiriques des effets de la politique
économique en général et de la politique fiscale en particulier. Il nous permettra de mesurer la
direction, l’ampleur, et la durée avec lesquelles l’intermédiation financière à un impact sur la
profitabilité des banques commerciales congolaises.
P a g e | 41
[Link]. Profitabilité
250
200
150
100
50
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
-50
-100
-150
Dans le cadre de l’octroi de crédits aux clients, ils représentent le coût des
ressources que la banque doit mobiliser pour financer les prêts accordés à ses clients. En
d’autres termes, les crédits à décaissements mesurent l’efficacité financière des banques dans
l’allocation de leurs ressources pour générer un revenu grâce à l’intermédiation financière. Ces
crédits peuvent être accordés sous forme de prêts à la consommation, prêts hypothécaires, etc.
800000000
700000000
600000000
500000000
400000000
300000000
200000000
100000000
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Commentaire : les crédits à décaissement de SOFIBANK ont évolué avec une tendance
haussière avec un pic en 2023 et un creux en 2016 sauf en 2022 ou il y a eu un ralentissement
des crédits à décaissements ce qui justifie le ralentissement de l’activité de la banque. Les
crédits à décaissements peuvent avoir un impact positif sur l’intermédiation financière des
banques en stimulant l’activité économique et en augmentant les revenus issus des intérêts
générés. Cependant, ils peuvent également augmenter le risque de défaut si les emprunteurs ne
parviennent pas à rembourser leurs crédits. Ainsi l’intermédiation financière des banques se
réfère à leur rôle de collecte de dépôts et d’octroi de crédits pour financer l’activité économique.
30 27,42
25 23,3
19,9
20
14,83 15
15 14 13,9
10
10
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Commentaire : Il y a une stabilisation de R.O.S entre 2016 à 2023 qui se justifie par le niveau
élevé des dépôts et des clients accordés par la banque et aussi une augmentation des capitaux
permanents due par l'accroissement des dépôts par rapport aux fonds propres de la banque, ce
ratio détermine la capacité à faire face aux éventuels risques liés à ses activités. L'instruction n°
14 de la Banque Centrale du Congo stipule que les banques sont tenues, dans la gestion de leurs
ressources, de respecter un rapport de 10% minimum entre les fonds propres prudentiels et le
total des risques. La variation moyenne est de 17,29 %. La banque a maintenu ce ratio dans les
normes fixées par cette instruction.
P a g e | 44
[Link]. Inflation
L'inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une
augmentation générale et durable des prix. Elle correspond à une augmentation générale des
prix des biens et services dans une économie.
L’inflation peut également avoir des effets sur l’intermédiation financière des
banques. Une inflation élevée peut conduire à une hausse des taux d’intérêt, ce qui peut
entrainer une réduction de la demande de prêts et d’autres produits financiers, ce qui peut
affecter la capacité des banques à intermédier les ressources financières entre les emprunteurs
et les prêteurs. De plus, une inflation élevée peut également affecter la stabilité financière et la
confiance des investisseurs, ce qui peut avoir des répercussions sur l’activité d’intermédiation
financière des banques.
60
51,7
50
39,9
40 35,1
28,4
30 25,5
21,8
20
10,5
10 6,8
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Un ratio de liquidité élevé peut également avoir un impact sur la profitabilité d’une
banque car il réduit le risque de défaut et renforce la confiance des déposants.
140 125,5
116,9 117,6 122
120 111
101,4 105,6
100
100
80
60
40
20
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Cette analyse sert à obtenir les mesures de tendance centrale de chaque variable et
l’allure de la distribution de chacune d’elles (tableau n°8).
P a g e | 46
Cette analyse des caractéristiques des statistiques descriptives nous permet de dégager le
mouvement d’ensemble de chacune des variables sur le long terme indépendamment des
variations de petites échelles.
PBT 1
ROS 0.7045 1
RL 0.3048 0.4995 1
CAD 0.2746 0.0863 0.6036 1
INFL 0.5828 0.4748 0.5230 0.1320 1
Source : l’auteur sur Eviews
La matrice de corrélation ci-dessus montre qu’il existe une forte relation directe entre la
profitabilité et le ratio de solvabilité de (70,45%). De même pour l’inflation et la profitabilité
qui est de l’ordre de (58,28%). Par contre il y a une relation direct mais faible de (30,48%) entre
la profitabilité et le ratio de liquidité. Ainsi pour les crédits à décaissements et la profitabilité il
y une relation positive mais faible qui est de (27,46%). Concernant les crédits à décaissements
et la solvabilité il existe une relation positive mais très faible de l’ordre de (8,63%).
Dans une première étape, un modèle VAR est construit à partir des variables
stationnarisées, en tenant compte du nombre de retard optimal (il s'agit de c e l u i qui minimise
les critères d'information d'Akaike et de Schwarz). Pour vérifier la stationnarité de nos séries,
étape indispensable et conditionnelle à l’étude des séries temporelles ou à l’estimation du VAR,
nous nous sommes servis du test de Dickey-Fuller Augmenté (ADF), sous l’hypothèse que les
séries sont affectées d’une tendance linéaire et que les erreurs sont auto corrélées (le test portant
sur des modèles autorégressifs).
Le test de racine unitaire de Dickey-Fuller dont les résultats sont consignés dans
le tableau (10) ci-dessous nous permet de confirmer la stationnarité de la série ou de la série
différenciée si la statistique ADF(négative) en valeur absolue est supérieure aux valeurs
critiques de Mackinnon (VCM) en valeur absolue, ou la non stationnarité dans le cas contraire.
Ce test est effectué à l’aide du logiciel Eviews 10.
Toutes les variables deviennent stationnaires après la première différence sauf les crédits à
décaissements (CAD), ce qui prouve que nos variables sont cointégrées, donc un choc subit par
l’une des variables se répercute automatiquement aux autres variables.
31
Pour information Trend = tendance, Dérive = constante, s= significatif, ns= non significatif, TS=stationnarité
du type déterministe (trend stationary), DS= stationnarité du type stochastique ou aléatoire (differency stationary),
D= différence, W= extraction du trend.
P a g e | 49
L’estimation d’un modèle VAR demande que l’on choisisse la longueur de retards
dans les équations du modèle. Des choix alternatifs donneront des séries d’innovations
différentes et probablement provoqueront une différence dans la décomposition des variances
et la fonction des réponses impulsionnelles.
Pour déterminer le nombre de retards p, nous allons utiliser les critères d’Akaike et
de Schwartz pour des décalages h allant de 1 à 6. On retient le retard p qui minimise ces critères.
L’ordre 6 est fixé par parcimonie, se référant au décalage qui minimise les critères AKAIKE
(AIC), SCHWARZ (SC) et HANNAN-QUINN (HQ) comme suit :
Au sens de Granger (1969), une variable X cause une autre variable Y, s’il est
mieux de prévoir Y par la connaissance de l’information passée sur X plutôt que Y. Autant dire
que le passé de X améliore la prévision de Y que ne le ferai le passé de cette dernière (Y). A
l’issu de l’étude de causalité reprise en (annexe), on trouve que :
0,06
ROS
CAD
INFL RL
Au préalable, une étude de causalité permettra de mettre en évidence les liens entre
la profitabilité, ratio de solvabilité, ratio de liquidité, crédits à décaissements et l’inflation. La
transmission des chocs entre les cinq variables des banques congolaises particulièrement de
SOFIBANK de 2016m1 à 2023m12 se présentent dans le traitement économétrique suivant en
vue de capter l’ampleur des chocs réciproques. A partir des résultats de la modélisation
VAR(p).32
32
Les valeurs entre crochets correspondent aux valeurs du test de STUDENT des coefficients de régression. De
plus pour chaque cas, la Valeur de R² obtenue indique la qualité pertinente de l’ajustement.
P a g e | 51
DDCAD(-1) -1.92E-07 -1.51E-08 -1.99E-08 -0.294085 -7.34E-09
[-1.39611] [-1.82141] [-2.55036] [-2.83768] [-0.71968]
DINFL(-1) -0.273879 -0.143275 -0.124727 -1304056. 0.862023
[-0.14273] [-1.23525] [-1.14682] [-0.90216] [ 6.06090]
C 0.322974 -0.017009 0.065909 1811770. -0.187506
[ 0.10784] [-0.09396] [ 0.38828] [ 0.80308] [-0.84470]
R-squared 0.099526 0.178519 0.331800 0.319941 0.348699
Taille de l’échantillon (n) 96 96 96 96 96
Source : L’auteur, sur base des estimations sur le logiciel Eviews
Au regard de ces résultats, nous constatons que :
- Les activités d’intermédiation financière au sein de SOFIBANK sont affectées par les
contraintes réglementaires et économiques du système bancaire congolais ;
- Les compétences et la gestion du risque de Sofibank par les indicateurs tels que le ratio
de liquidité, de solvabilité, les crédits à décaissements et l’inflation sont les facteurs clés
pour optimiser l’impact de l’intermédiation financière sur leur profitabilité.
En d'autres termes, la décomposition de variance permet de savoir laquelle des variables produit
le plus d'impact sur les autres. Cette technique nous permettra de mieux cerner l’impact des
chocs de la variable retenue la profitabilité (PBT) à nos variables à nos variables, notamment
ratio de solvabilité, ratio de liquidité, crédits à décaissements et l’inflation.
Nous pouvons constater à travers ce tableau qu’en moyenne, pour un horizon de 10 mois,
98,13% des fluctuations ou variations de la profitabilité est expliquée par ses propres chocs ;
P a g e | 52
0,64% par les chocs du ratio de solvabilité, 1,11% par le ratio de liquidité, 0,43% par les crédits
à décaissements et 1,02 % par les chocs de l’inflation.
Nous pouvons constater à travers ce tableau qu’en moyenne, pour un horizon de 10 mois,
48,13% des crédits à décaissements sont expliqués par la profitabilité ; 16,27% par le ratio de
solvabilité ; 34,89% par le ratio de liquidité ; 0,92% par ses propres chocs et 0,0001% par les
chocs de l’inflation
1.0
0.5
0.0
-0.5
-1.0
-1.5
-1.5 -1.0 -0.5 0.0 0.5 1.0 1.5
Source : L’auteur l’aide du logiciel Eviews10
Ce test stipule que var est stable si tous les points sont situés à l’intérieur du cercle. Comme
tous les points sont à l’intérieur du cercle notre var (1) est stable.
Il y a normalité des erreurs car la probabilité associée à Jarque-Bera est supérieure à 0.05.
P a g e | 56
ENQUETES
Dans le but de vérifie les hypothèses de notre thème de recherche, nous avons utilisé
deux méthodes et plusieurs techniques qui nous a permis de collecter les informations afin de
répondre aux objectifs de l’étude. Dans le cadre de la présente, nous avons recourir à la méthode
analytique et descriptive appuyées par les techniques : documentaire, et d’enquête par
interview.
Pour notre cas, la population cible constitue l’ensemble des PME dirigées par les
entrepreneures de la Ville de Kinshasa.
Pour D’hainaut L., (1986, p.66) l’échantillonnage est une opération qui consiste à
prélever un certain nombre d’éléments (échantillon) dans l’ensemble des éléments à observer
ou à traiter (la population).
Dans le cas de notre travail, nous avons retenu un échantillon de 103 PME dirigées
par les entrepreneures de la Ville de Kinshasa qui se sont montrées disponibles à répondre à
nos questions. Il faut signaler que la taille de l’échantillon se justifie d’une part le fait que pour
les enquêtes concernant le domaine entrepreneurial, déjà un échantillon de taille retenue est
considéré comme le strict minimum (Perrien et al, 1983), d’autre part à cause des contraintes
budgétaires et temporelles.
𝜶 𝟐
𝒁( ) .𝑷.𝑸.𝑵 (𝟏,𝟗𝟔)𝟐 .(𝟎,𝟎𝟓).(𝟎,𝟗𝟓).𝟏𝟕𝟔
𝟐
𝒏𝒐 = (𝑵−𝟏)𝜶𝟐𝟎 +𝒁𝜶⁄𝟐.𝑷.𝑸
=(𝟏𝟕𝟔−𝟏).(𝟎,𝟎𝟓)𝟐 +(𝟏,𝟗𝟔).(𝟎,𝟎𝟓).(𝟎,𝟗𝟓) = 𝟏𝟎𝟐, 𝟓𝟔
Il n’y a pas une population qui porte des virgules nous arrondissons à 103 PME dirigées par les
entrepreneures de la Ville de Kinshasa.
P a g e | 57
Nous avons aussi opté pour l’interview qui nous a servi pour interroger oralement
quelques sujets qui ont bien voulu exprimer leurs idées et positions et afin la technique
documentaire qui nous a permis de consulter certains ouvrages, articles, et autres documents
ayant trait avec notre étude.
1.4. Questionnaire
1.4.1. Notions sur le questionnaire
Selon Giroux Sylvain et Tremblay Ginette « le questionnaire est une technique de
collecte des données qui consiste pour le chercheur à poser de manière identique une même
série de questions à tous les participants d’une recherche lorsqu’il procède à une enquête ou
expérimentation »33.
Pour nous, le questionnaire est une liste des questions posées par l’enquêteur pour
récolter les données auprès des enquêtés afin de vérifier ses hypothèses de travail.
33
Giroux. S et Tremblay. G., Méthodologie des sciences humaines, édition. Pearson Erpi, 3ème édition, Québec,
2009. p.70.
P a g e | 58
terrain en suivant les conseils de JAVEAU C., (1971, p.82) qui prévoit deux modalités dans
l’administration directe ou indirecte.
Le dépouillement des données est une opération qui a pour but d’identifier, de
vérifier, et de classer ces données, afin de pouvoir effectuer des traitements statistiques dans les
meilleures conditions de fiabilité.
Il s’agit dans cette partie d’analysée et de présenter, pour chaque question, les
différentes opinions ou réponses proposées par les sujets enquêtés aux différentes questions. A
la fin de notre enquête, après le dépouillement, et avec le traitement des données par le logiciel
d’analyse statistique « Statistical package for the social science (SPSS) », les résultats obtenus
se présentent ci-après :
P a g e | 59
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête
36 à 45 ans
52,5
26 à 35 ans
18 à 25 ans
16,7 17,5
13,3
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête
Supérieur
et
Universitaire
33,3
Primaire 28,3
26,7
Aucun
8,3
3,3
Tableau 13. Informations sur le secteur d’activité, taille de l’entreprise et les raisons à la
création d’entreprise
Variable Modalités Effectifs Pourcentage
Coiffure 55 53,9
Restauration 15 14,7
Couture 5 4,9
Commerce 10 9,8
Agriculture 6 5,9
Artisanat 7 6,9
Services 4 3,9
Total 102 100
Variable Modalités Effectifs Pourcentage
Le chômage 21 20,6
Présence d’une opportunité 17 16,7
Réalisation de soi 6 5,9
Raisons de la création
Difficulté de faire carrière 12 11,8
de l’entreprise
Seul soutien de la famille 19 18,6
Contribuer aux dépenses familiales 9 8,8
Réaliser un rêve 7 6,9
Autonomie financière 11 10,8
Total 102 100
P a g e | 61
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête
- Pour ce qui concerne le secteur d’activité la majorité des personnes enquêtés sont
dans la coiffure, soit 53,9% contre seulement 14,7% qui sont dans la restauration ;
- Suivant la taille de l’entreprise, les résultats prouvent que la majorité sont de très
petites entreprises qui ont moins de 5 personnes engagés ;
- Quant aux raisons de la création de l’entreprise les résultats prouvent que la majorité
des enquêtés parlent de chômage, soit 20,6%.
Tableau 14. Source de revenu et les moyens pour le lancement de votre activité
Variable Modalités Effectifs Pourcentage
Ma profession 11 10,8
Débrouillardise 9 8,8
Dons/transfert d’argent 14 13,7
Salaire de mon conjoint 17 16,7
Microcrédit 30 29,4
Autre à préciser 21 20,6
Total 102 100
Variable Modalités Effectifs Pourcentage
Tontine 15 14,7
Les moyens
Epargne personnelle 16 15,7
pour le
lancement de Microcrédit (Institution de Microfinance) 29 28,4
votre activité Crédit bancaire (Banque classique 10 9,8
Dons/transfert d’argent 18 17,6
Salaire de mon conjoint 14 13,7
Total 102 100
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête
Concernant la source de revenu et les moyens pour le lancement d’activité les résultats montrent que :
- Pour ce qui concerne la source de revenu les résultats montrent que 29,4% parlent
de microcrédit contre 16,7% parlent de salaire du conjoint ;
- Quant aux moyens pour le lancement de l’activité 14,7% des personnes enquêtées
parlent de tontine.
Tableau 15. Répartition des enquêtés suivant le niveau du capital avant et après
Variable Modalités Effectifs Pourcentage
P a g e | 62
Il ressort de ce tableau portant sur le chiffre d’affaire, le revenu pour couvrir toutes
les charges familiales durant le mois que :
P a g e | 63
Oui 94 92,2
L’Entrepreneuriat est une
solution durable pour lutter
Non 8 7,8
contre la pauvreté
- Pour ce qui concerne la démarcation de l’entreprise face aux concurrents les résultats
prouvent que la majorité, soit 51% parlent de la qualité supérieure ;
- Suivant si l’entrepreneuriat est une solution durable pour lutter contre la pauvreté les
données montrent que la majorité, soit 92,2% avouent ;
- Quant au soutient de l’Etat sur les entrepreneurs Kinois dans la lutte contre la pauvreté,
les résultats montrent que 40,2% parlent que l’Etat puisse intervenir financièrement
pour soutenir leurs activités.
Tableau 18. Répartition des enquêtés suivant leur participation à des programmes de
formation en entrepreneuriat
P a g e | 64
Les résultats du tableau ci-haut portant sur la participation à des programmes de formation en
entrepreneuriat la majorité de personnes enquêtées avouent ne pas participer à ce programme.
Tableau 19. Répartition des enquêtés suivant les pouvoirs publics, les bonnes pratiques et
les avantages de l’entrepreneuriat
Variable Modalité Effectifs Pourcentage
Il ressort de ce tableau portant sur les pouvoirs publics, les bonnes pratiques et les
avantages de l’entrepreneuriat que :
- Pour ce qui concerne si les pouvoirs publics pourraient-ils mieux soutenir les
entrepreneurs Kinois engagés dans la lutte contre la pauvreté les résultats prouvent que
la majorité des enquêtés parlent de la mise en place de dispositifs de finacement
adaptés, soit 51% ;
- Suivant les bonnes pratiques à suivre pour réussir un projet entrepreneurial axé sur la
lutte contre la pauvreté les données montrent que 67,6% parlent de l’éétude de
faisabilité rigoureuse ;
P a g e | 65
Les résultats du tableau ci-haut concernant les défis rencontré dans la distribution des produits
ou services à Kinshasa montre que 52,9% des enquêtés parlent de logistique déficience contre
19,6% qui parlent du coût de transport élevé.
L’analyse bivariée est faite sur base des tableaux croisés pour vérifier s’il y a un
lien entre les variables grâce au test Khi-deux ou le test de contingence sur variables ordinales.
Notons que la méthode d’analyse bivariée va établir une relation entre la variable explicative et
la variable expliquée. C’est pour cette raison que nous avons fait recours au test de Khi-carré
pour évaluer l’existence de cette relation. Dans ce test, il y a deux hypothèses qui sont émises
à savoir :
L’hypothèse nulle (𝐇𝐨 ), selon laquelle les deux variables sous examen (la variable explicative
et la variable expliquée) sont indépendantes ;
L’hypothèse alternative (𝐇𝟏 ), selon laquelle les deux variables sous examen (la variable
explicative et la variable expliquée) sont dépendantes.
Ce test statistique a pour but l’évaluation de la probabilité que l’hypothèse (nulle ou alternative)
soit acceptée ou rejetée. Pour cette étude, nous fixons notre seuil de signification (degré de
confiance) à 5%, c'est-à-dire 95% de chance de ne pas se tromper que l’hypothèse (nulle ou
alternative) soit acceptée ou rejetée. Ainsi, si la probabilité liée au khi-carré est inférieure au
- 𝑯𝒐 : il n’existe pas une relation entre les variables, c'est-à-dire que les variables sont
seuil choisi, ; à 0,05ou 5%, l’hypothèse alternative serait acceptée et l’hypothèse
c'est-à-dire
indépendantes
nulle- ne𝑯serait
𝟏 : ilrejetée.
existe Dans le cas contraire,
une relation entre lesc’est l’inversec'est-à-dire
variables, qui sera faite.
que les variables sont
dépendantes.
Si P <0,05 on accepte 𝑯𝟏 ; Si P>0,05 on accepte 𝑯𝟎
P a g e | 66
Tableau 21. Défis et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs de la Ville de
Kinshasa dans leur lutte contre la pauvreté * les bonnes pratiques à suivre
pour réussir un projet entrepreneurial axé sur la lutte contre la pauvreté
Défis et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs de la Ville de Kinshasa
Variables dans leur lutte contre la pauvreté
Value df Asymp. Sig. (2-sided)
les bonnes Pearson Chi-
pratiques à suivre Square 54,098a 25 ,001
pour réussir un Likelihood Ratio 43,105 25 ,014
projet Linear-by-Linear
entrepreneurial Association 7,539 1 ,006
axé sur la lutte
N of Valid Cases 102
contre la pauvreté
Symmetric Measures
Value Approx. Sig.
Nominal by Contingency
Nominal Coefficient ,579 ,001
N of Valid Cases 102
Source : Elaboré par l’auteur sur base de nos enquêtes
Khi-carré calculé 54,09> khi-carré tabulé « 37,65 (ddl = 25, p=0,000 < 0,05)
Commentaire : les résultats du tableau 11 prouvent une relation significative entre les
variables, c’est-à-dire que ; Le manque d’accès au financement, la corruption et les
infrastructures insuffisantes qui entravent leur capacité à contribuer de manière significative à
la reduction de la pauvreté sont les défis et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs
de la Ville de Kinshasa dans leur lutte contre la pauvreté. De même, le coefficient de
contingence montre que l’ampleur des relations est de l’ordre de 59,7%.
Khi-carré calculé 62,753> khi-carré tabulé « 5,99 (ddl = 25, p=0,000 < 0,05)
Commentaire : les résultats du tableau 10 prouvent une relation significative entre les
variables, c’est-à-dire que ; l’entrepreneuriat a une incidence significative sur la pauvreté à
Kinshasa, car il contribue à la création d’emplois, résoudre les problèmes sociaux tels que
l’accès à l’éducation, à la santé, à l’électricité ou à l’eau potable, qui sont des facteurs clés de
la pauvreté. De même, le coefficient de contingence montre que l’ampleur des relations est de
l’ordre de 61,7%.
Bien souvent le statisticien est amené à mesurer le lien qui existe entre une
variable quantitative (notons Y) et une ou plusieurs variables qualitatives (X1, X2, …,
Xp). La variable Y est appelée variable dépendante ou expliquée ou encore variable de
P a g e | 68
réponse. Les variables qualitatives sont les facteurs ou variables explicatives ou encore
variables indépendantes car non expliquées par le modèle. On parle d’ANOVA 1 lorsque
l’on est en présence d’1 facteur, d’ANOVA 2 en cas de deux facteurs, etc.
- L'ANOVA à 1 facteur (univariée) est généralement utilisée lorsque l'on a une seule
variable indépendante, ou facteur, et que l'objectif est de vérifier des variations, ou
des niveaux différents de ce facteur ont un effet mesurable sur une variable
dépendante.
Dans le cadre de cette étude nous utilisons le test d’ANOVA d’un, deux et trois facteurs
croisés.
qui sont des facteurs clés de la pauvreté, car les probabilités associées au test de Student sont
significatives au seuil de 5%.
Nous avons observé la matrice des corrélations afin d’éliminer les dimensions
individuelles, de chacune des variables étudiées. Nous allons nous assurer que l’analyse en
34
Cibois, P., Principe de l’analyse factorielle, Université de Versai I les Saint-Quentin-nov, 2006.
35
Chavet, M et all., Analyse en facteurs : présentation et comparaison des logiciels, SAS, SPAD et SPSS, in Revue
de Modulad, avril 2008, p.2.
P a g e | 70
ddl 21
Les résultats obtenus pour l’ensemble des items (KMO=0,694; Bartlett=530,290; Sign 0,000)
départ le calcul, nous pouvons constater que notre indice KMO est dans l’intervalle de 0,6 et
0,7, c'est-à-dire que notre indice est moyen, mais aussi significatif départ la signification de
Bartlett. C’est ainsi que nous pouvons dire que nos données peuvent être factorisées.
L’analyse en composantes principales fut décrite par Karl Pearson (1901) dans
le cadre de ses travaux, ils cherchent à préciser, décrire et résumer les informations
P a g e | 71
contenues dans les variables. Cette théorie fût prolongée par Hotelling (1993) et intégrée à
la statistique mathématique. J-P. Benzécri (1976) précise que l’analyse en composantes
principales (ACP), permet de déterminer un tableau basé sur les données
individus/variables. L’analyse en composantes principale repose sur l’hypothèse de départ
précisée par Bouroche et Saporta (1980) que « seul un nombre limité de caractères sont
indépendants et les autres peuvent s’en déduire ».
A la lecture de cette figure chaque facteur est représenté par des variables initiales. Nous
allons donc trouver les variables qui représentent au mieux chaque composante retenue. Les
composantes retenues sont généralement celles sur la courbe se situant proches de 1 c’est-
à-dire entre 0 et 1.
CONCLUSION GENERALE
Notre étude a porté sur l’entrepreneuriat comme outil de lutte contre la pauvreté
dans la ville de Kinshasa : vérification empirique par l’analyse en compasante principale (ACP).
Pour ce faire, nous nous sommes basés sur les hypothèses selon lesquelles : Le
manque d’accès au financement, la corruption et les infrastructures insuffisantes qui entravent
leur capacité à contribuer de manière significative à la reduction de la pauvreté seraient les défis
et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs de la Ville de Kinshasa dans leur lutte
contre la pauvreté ; L’entrepreneuriat aurait une incidence significative sur la pauvreté à
Kinshasa, car il contribuerait à la création d’emplois, résoudre les problèmes sociaux tels que
P a g e | 78
l’accès à l’éducation, à la santé, à l’électricité ou à l’eau potable, qui sont des facteurs clés de
la pauvreté etc.
Pour vérifier ces hypothèses, nous avons recouru aux méthodes : analytique et
statistique ainsi qu’aux techniques : documentaire, économétrique et d’enquête par interview.
Nous avons organisé notre étude en trois chapitres, le premier a parlé sue les considérations sur
les concepts et revue de littérature ; le deuxième chapitre quant à lui a été concentré sur les
modes et mécanismes de financement des PME ; le troisième chapitre a traité de l’analyse
empirique et discussions sur de résultats.
Nous recommandons :
Au niveau des entrepreneurs de la Ville de Kinshasa : ils doivent respecter certaines normes
ou exigences pour qu’elles réussissent dans leurs activités entrepreneuriales notamment :
- Avoir une bonne formation pour bien gérer son activité et maximiser la
chance de réussir en disposant des outils adéquats ;
- Faire une étude minutieuse de la rentabilité du secteur d’activité dans lequel
elles désirent investir ;
- Identifier la demande du marché avant de se lancer dans une activité
entrepreneuriale.
P a g e | 79
Au niveau de l’Etat : l’Etat doit jouer son rôle dans ce domaine en mettant une bonne
politique d’accompagner des entrepreneurs dans leurs activités notamment en :
CONCLUSION GENERALE
Notre étude a porté sur les déterminants du taux d’intérêt débiteur des banques
commerciales congolaises de 2010-2022.
Pour ce faire, nous nous sommes basé sur les hypothèses selon lesquelles : Le taux
directeur de la BCC, la demande de crédit et taux de change affectent positivement le taux
d’intérêt débiteur appliqué par les banques commerciales congolaises ; Les décisions de la
Banque Centrale du Congo ont une incidence positive sur le bien-être de la population
congolaise.
Pour vérifier ces hypothèses, nous avons recouru aux méthodes : analytique,
hypothéticodéductive ainsi qu’aux techniques : documentaire et économétrique. Nous avons
organisé notre étude en trois chapitres, le premier a parlé de généralités sur les concepts et revue
de la littérature ; le deuxième chapitre quant à lui a été concentré au système financier bancaire
congolais ; le troisième et dernier chapitre a traité les déterminants du taux d’intérêt débiteur
des banques commerciales congolaises de 2010-2022.
P a g e | 81
BIBLIOGRAPHIE
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Presses Universitaire de Lyon, Lyon, 1994.
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- Vincent, F. « Le système du micro-crédit, permet-t-il le développement ? », in Revue
Problèmes économiques, n°2666-24 Mai 2000.
UNIVERSITE DE KINSHASA
QUESTIONNAIRE DE L’ENQUETE
Bonjour
Madame, Monsieur, dans le cadre de la présentation de notre travail de fin de cycle en Sciences Economiques et
de Gestion, portant sur : « ENTREPRENEURIAT COMME OUTIL DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE
DANS LA VILLE PROVINCE DE KINSHASA : vérification empirique par l’analyse en compasante principale
(ACP) ». Nous vous invitons à répondre à ces questions qui ne prendront que quelques minutes de votre temps, et
nous tenons à vous remercier pour votre collaboration.
I. IDENTIFICATION DE L’ENQUETE
1 Sexe de l’enquêté [Link] 2. Féminin
2 Age de l’enquêté 1. De 18 à 25 ans 2. De 26 à 35 ans
3. De 36 à 45 ans 4. De 46 à 55 ans
5. De 56 et Plus
3 Etat civil 1. Célibataire 2. Marié(e)
3. Divorcé(e) 4. Veuf (ve)
4 Niveau d’instruction 1. Aucun diplôme 2. Primaire
3. Brevet de formation 4. Secondaire
5. Professionnel 6. Supérieur et Universitaire
5 Secteur d’activité [Link] 2. Restauration 3. Couture 4. Commerce
[Link] 6. Artisanat 7. Services
[Link] à préciser………………………………………….
6 Taille de votre entreprise ? [Link] de 5 personnes 2. 5 à 10 personnes
[Link] de 10 personnes
II. QUESTIONS THEMATIQUES
7 Quelles sont les raisons de la [Link] chômage 2. Présence d’une
création de l’entreprise ? opportunité
3. Réalisation de soi 4. Difficulté de faire carrière
[Link] soutien de la famille
[Link] aux dépenses familiales 7. Réaliser un rêve
8. Autonomie financière
8 Quelle est votre principale [Link] profession 2. Débrouillardise 3. Dons/transfert
source de revenu ? d’argent
[Link] de mon conjoint 5. Microcrédit
6. Autre à préciser …………………………………………
9 Ou avez-vous pris l’argent pour [Link] 2. Epargne personnelle
le lancement de votre activité? [Link]édit (Institution de Microfinance)
[Link]édit bancaire (Banque classique) 5. Dons/transfert
d’argent
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[Link] de mon conjoint 7. Autres (à
préciser)………………
10 Quel était le niveau de votre 1. Moins de 200.000 FC
capital initial (au début de votre 2. 200.000 à 500.000 FC
activité) 3. 500.001 à 1000.000 FC
4. 1000.001 à 2000.000 FC
5. De 2000.001 et plus
Quel était le niveau de votre 1. Moins de 200.000 FC
11 chiffre d’affaire/jour (recettes 2. 200.000 à 500.000 FC
des ventes journalières) 3. 500.001 à 1000.000 FC
4. 1000.001 à 2000.000 FC
5. De 2000.001 et plus
12 Quel est le niveau de votre 1. Moins de 200.000 FC
capital actuel (capital au stade 2. 200.000 à 500.000 FC
actuel de votre activité) 3. 500.001 à 1000.000 FC
4. 1000.001 à 2000.000 FC
5. De 2000.001 et plus
13 Le revenu de votre activité vous 1. Oui
permet -t-il de couvrir toutes les 2. Non
charges familiales durant le
mois ?
14 Quelles sont les principaux défis 1. Concurrence déloyale
auxquels vous êtes confrontés 2. Accès limité sur le marché
en tant qu’entrepreneur ? 3. Infrastructure insuffisantes
4. Autre (à
préciser)…………………………………………
15 De quoi votre entreprise se 1. Innovation produit/service
démarque de vos concurrents ? 2. Qualité supérieure
3. Stratégie marketing
4. Autre (à
préciser) ……………………………………………
16 L’Entrepreneuriat est une 1. Oui
solution durable pour lutter 2. Non
contre la pauvreté ?
17 Comment pensez-vous que le 1. Aide financière
gouvernement pourrait soutenir 2. Formation professionnelle aux entrepreneurs
les entrepreneurs Kinois dans la 3. Simplifications des processus administratifs
lutte contre la pauvreté ? 4. Autre (à
préciser) ……………………………………………
18 Avez-vous déjà participer à des 1. Oui
programmes de formation en 2. Non
entrepreneuriat ?
19 Comment les pouvoirs publics 1. Mise en place de dispositifs de finacement adaptés
pourraient-ils mieux soutenir les 2. Accompagnement personnalisé
entrepreneurs Kinois engagés 3. Simplifications des processus administratifs
dans la lutte contre la pauvreté ? 4. Autre (à
préciser) ……………………………………………
20 Quelles sont les bonnes 1. Etude de faisabilité rigoureuse
pratiques à suivre pour réussir 2. Implication des parties prenantes
un projet entrepreneurial axé sur 3. Suivi et évaluation des impacts sociaux
la lutte contre la pauvreté ? 4. Autre (à
préciser) ……………………………………………
21 Selon vous, quels sont les 1. Création d’emplois durables
avantages de l’entrepreneuriat 2. Développement de nouvelles activités économiques
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sur l’économie de la province de
3. Autre (à
Kinshasa ? préciser) ……………………………………………
22 Quels sont les défis que vous
1. Logistique déficiente
rencontrez dans la distribution
2. Coûts de transports élevés
de vos produits ou services à
3. Concurrence déloyale
Kinshasa ? 4. Autre (à
préciser) ……………………………………
………………………………………….. ……………………………………………..
Signature du représentant Date et lieu
…………………………………………. ………………………………………………
Signature du recenseur/intervieweur Date et lieu
« Merci pour votre collaboration »