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Analyse de l'intermédiation bancaire

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Analyse de l'intermédiation bancaire

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Doctorant : Patrick TSAKALA

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PLAN INTRODUCTIF
1.
INTRODUCTION GENERALE
1. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
2. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
5. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
6. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
7. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
2.
INTRODUCTION GENERALE
1. ETAT DE LA QUESTION
2. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
5. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
6. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
7. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
8. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3.
INTRODUCTION GENERALE
1. MISE EN CONTEXTE
2. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
5. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
6. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
7. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
8. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
Page |3
INTRODUCTION GENERALE
1. PHENOMENE OBSERVE
2. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
5. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
6. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
7. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
8. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4.
INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
2. OBJECTIFS DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
3. HYPOTHESES DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
4. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE
5. METHODOLOGIE DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
6. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
7. ANNONCE DU PLAN, CANEVAS, PRESENTATION SOMMAIRE,
SUBDIVISION DU, DE (TRAVAIL, L’ETUDE, RECHERCHE)
Doctorant : Patrick Tsakala
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Autres :
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Après : 6 pt
Deux façon pour la présentation des auteurs

- Méthode francaise : Insérer une note de bas de page pour la présentation de(s) auteur(s)
- Méthode américaine/ anglo-saxon : Insérer l’auteur où des auteurs dans le texte du travail

Méthode francaise : Insérer une note de bas de page pour la présentation de(s) auteur(s)

L’existence du système financier a pour objectifs de mettre en contact des agents non
financiers ayant une capacité de financement appelés prêteurs avec d'autres agents non
financiers ayant un besoin de financement appelés emprunteurs, afin de réaliser l'équilibre
épargne-investissement. La présence des banques et les autres intermédiaires financiers sur le
marché joue un rôle central dans le fonctionnement de marché, leur rôle ne consiste pas
seulement à mettre en contact les offreurs et les demandeurs, mais à réaliser un équilibre entre
eux et de remédier aux imperfections de marché, la réduction des coûts de transaction,
l’asymétrie d’information, la fourniture de liquidité et la gestion des risques1.
Cependant, un système d’intermédiation bancaire efficace est celui qui s’adapte aux
besoins croissant des clients et qui est capable d’y répondre en mieux. Le système bancaire est
resté figé sur des produits et des instruments financiers classiques qui limitent son efficience.
Cette difficulté de collecte de ressources financières pose le problème de leur affectation. Les
caractéristiques de l’intermédiation bancaire s’apprécient aussi bien par l’importance des
ressources collectées que par la distribution des crédits de manière rationnelle2. On pale
d’intermédiation bancaire pour désigner la fonction remplie par les banques comme
intermédiaires financières. Elle consiste à collecter les disponibilités sous formes d’épargne
(dépôt) au près des agents économiques et à accorder des crédits.
En effet, le système à travers ces intermédiaires, met les agents économiques
excédentaires en ressources (ménages, investisseurs institutionnels) en relation avec ceux qui
sont déficitaires (entreprises, Etat, etc.) l’intermédiation financière consiste donc pour une
banque à collecter des ressources du près des agents on déficit du financement et qui en
manifestent le besoin3. Cette activité consiste la fonction fondamentale des banques
commerciales et se justifie par les imperfections sur le marché des capitaux, l’incohérence entre
les objectifs des agents en capacité de financement d’une part, recherchant généralement d’une
part, des placements à court terme et ceux des agents en déficit de financement, d’une part à
long terme et enfin d’asymétrie d’informations existence sur le marché.

1
Deffains. B et Guigou. J-D, « relations de clientèle et barrière à l’entrée dans l’industrie bancaire », in revue
d’économie politique, n°03, 1997, p.19.
2
Benhalima. A, « Pratique des Techniques bancaires », éditions DAHLAB, 1997, p.26.
3
Tsakala M et Konde K, Gestion du risque de liquidité au sein des banques congolaises. Analyse empirique par le
modèle de MCO, in Revue Africaine Interdisciplinaire n° (82), Vol (01), Mars 2024. ISSN : 2791-1071 (en ligne),
2024.
Page |6
Méthode américaine/ anglo-saxon : Insérer l’auteur où des auteurs dans le texte du travail

Comme le dit Ben Naceur (2003), les crédits sont prévus être la principale source de revenus pour les
banques. Ainsi plus le ratio d’intermédiation bancaire est faible, ou le taux d’intermédiation élevé, plus
les marges d’intérêts et de profit des banques sont élevées. Dans ce cas, l’efficience peut augmenter. La
performance des banques est appréhendée par le concept d'efficience, c’est-à-dire l'habileté à
transformer des ressources multiples en services financiers divers (Lesueur et Plane, 1997). Le secteur
privé est très largement financé par des intermédiaires financiers (banques et investisseurs
institutionnels). Néanmoins cette analyse souffre d’une incertitude statistique, en particulier dans la prise
en compte des financements par actions qui demeure faible.
Les travaux d’Allen et Gale (1995) ont clairement mis en lumière qu’un recul du financement par crédit
bancaire ne devait pas nécessairement conduire à conclure à un phénomène de désintermédiation au
profit de la finance directe. Il importe donc de déterminer la nature du processus qui est à l’œuvre dans
les économies en transition : s’orientent-elles vers une finance de marché au détriment des banques ou
connaissent-elles un allongement de la chaîne d’intermédiation tel que celui mis en lumière dans les
économies les plus développées ? La réponse à cette question se trouvera dans le calcul du taux
d’intermédiation moderne. Une analyse théorique « classique » pourrait conclure à une forte progression
du financement direct (par émission d’actions) venant compenser la faiblesse du financement intermédié
(les marchés des titres de dette étant considérés comme des marchés d’intermédiaires financiers)
(Stintzy, 2003). Le financement est ainsi en hausse plus ou moins forte, dans un contexte d’évolution
des émissions d’actions et obligations (finance directe).
Depuis les travaux de Gurley et Shaw (1960) et surtout de Hicks (1975), on a coutume d'opposer les
économies d'endettement et les économies de marchés de capitaux selon que le centre de gravité du
financement de l'économie se trouve plutôt du côté de la finance intermédiée ou au contraire du côté de
la finance directe. Hicks (1975) définit les intermédiaires financiers comme étant « des institutions qui
réalisent l'adéquation quantitative et qualitative entre l'épargne disponible des prêteurs et les besoins de
financement des emprunteurs en apportant une garantie qui repose sur leur notoriété, leur surface
financière et la division des risques à laquelle ils procèdent ». Pour Mishkin et al (2010) les banques, les
compagnies d’assurances, les fonds communs de placement, les sociétés financières et les banques
d’affaires constituent les institutions du système financier.

A. Comment choisir son sujet ?

Avant toutes choses, il faut choisir un thème qui vous plait et sur lequel la rédaction de tonnes
d’articles, d’ouvrages ou d’essais ne vous dérange pas. Le plus tôt votre sujet est défini, le
mieux vous vous porterez. Il est aussi important que le lien avec votre domaine de recherche
soit bien explicite.

B. Comment définir une problématique ?


Une problématique peut évoluer au fil de l’écriture de votre travail, mais vous devez en trouver
une, provisoire, pour donner un angle à vos recherches. La Problématique se rapproche
Page |7

grandement de la question que l’on se pose au départ : quel est le rapport entre mes missions,
mes études, et le travail que je veux faire plus tard ? La problématique doit être simple, précise
et vous devez avoir une idée du raisonnement qui peut y répondre.

C. Quelles sont les hypothèses ?

Les hypothèses sont des réponses possibles à la problématique. Ce sont des pistes d’analyse et
votre raisonnement revient à démontrer qu’elles sont valides/fausses ou expliquer en quoi elles
sont à nuancer.

D. Comment rédiger ?
L’introduction ouvre le débat.
Une fois toutes vos informations réunies, dites-vous bien que vous avez fait le plus gros du
boulot. Il est maintenant temps de rédiger votre travail. Il faut façonner la matière première de
tout ce que vous avez récolté et agencer de façon à ce que ce soit cohérent avec votre
problématique.
Page |8

INTRODUCTION GENERALE

Dans le but d’assurer un bon fonctionnement de l’économie, il est nécessaire de


mettre en place un bon système bancaire, car les deux sont étroitement interdépendants. Le
secteur bancaire est considéré comme l’un des acteurs principaux en matière de financement de
l’économie et sur lequel se base la performance et le développement d’un pays. La banque,
l’épargne et la monnaie constituent les concepts clés dans la finance. Ils ont fait l’objet de
nombreuses analyses par plusieurs économistes. La banque est une institution financière qui
exerce à titre habituel l’activité de collecte de l’épargne du public et de l’octroi de crédit à
l’économie ainsi que la gestion des divers moyens de paiement et de crédit. L’octroi de crédit
est une activité qui permet aux banques commerciales de jouer véritablement leur rôle principal
qui est l’intermédiation financière. C’est pour cette raison que notre recherche sera basée sur
l’activité d’intermédiation financière qui consiste principalement, en la transformation des
dépôts (épargnes) en crédits par des intermédiaires que sont les établissements de crédit parmi
lesquels les banques commerciales. Ces intermédiaires servent d’interface entre les offreurs et
les demandeurs de capitaux.

1. PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE

L’existence du système financier a pour objectifs de mettre en contact des agents


non financiers ayant une capacité de financement appelés prêteurs avec d'autres agents non
financiers ayant un besoin de financement appelés emprunteurs, afin de réaliser l'équilibre
épargne-investissement. La présence des banques et les autres intermédiaires financiers sur le
marché joue un rôle central dans le fonctionnement de marché, leur rôle ne consiste pas
seulement à mettre en contact les offreurs et les demandeurs, mais à réaliser un équilibre entre
eux et de remédier aux imperfections de marché, la réduction des coûts de transaction,
l’asymétrie d’information, la fourniture de liquidité et la gestion des risques4.

Cependant, un système d’intermédiation bancaire efficace est celui qui s’adapte aux
besoins croissant des clients et qui est capable d’y répondre en mieux. Le système bancaire est
resté figé sur des produits et des instruments financiers classiques qui limitent son efficience.
Cette difficulté de collecte de ressources financières pose le problème de leur affectation. Les
caractéristiques de l’intermédiation bancaire s’apprécient aussi bien par l’importance des
ressources collectées que par la distribution des crédits de manière rationnelle5. On pale

4
Deffains. B et Guigou. J-D, « relations de clientèle et barrière à l’entrée dans l’industrie bancaire », revue
d’économie politique n°03, 1997, p.19.
5
Benhalima. A, « Pratique des Techniques bancaires », éditions DAHLAB, 1997, p.26.
Page |9

d’intermédiation bancaire pour désigner la fonction remplie par les banques comme
intermédiaires financières. Elle consiste à collecter les disponibilités sous formes d’épargne
(dépôt) auprès des agents économiques et à accorder des crédits.

En effet, le système à travers ces intermédiaires, met les agents économiques


excédentaires en ressources (ménages, investisseurs institutionnels) en relation avec ceux qui
sont déficitaires (entreprises, Etat, etc.) l’intermédiation financière consiste donc pour une
banque à collecter des ressources du près des agents on déficit du financement et qui en
manifestent le besoin6. Cette activité consiste la fonction fondamentale des banques
commerciales et se justifie par les imperfections sur le marché des capitaux, l’incohérence entre
les objectifs des agents en capacité de financement d’une part, recherchant généralement d’une
part, des placements à court terme et ceux des agents en déficit de financement, d’une part à
long terme et enfin d’asymétrie d’informations existence sur le marché.

De ce fait, les banques occupant également une place importante dans l’analyse
Keynésienne partant du constant qu’il faille qu’un système financier organisé avance les
ressources financières nécessaires aux financements de l’investissement. Les banques
deviennent essentielles, puisque ce sont elle qui accorde le crédit et qui se charge de réduire les
risques inhérents à) l’incertitude de l’avenir7.

Par ailleurs, les crises financières de dernières décennies, dont la plus récente
déclenchée en 2007 aux Etats-Unis les conséquences néfastes qu’elle a eues et continue à
engendrer sur les économies de nombreux la forte influence de la finance dans le système
économique. Le système d’intervention financière de la zone CEMAC, de toute l’Afrique noire
francophone est le produit d’une profonde révolution dont l’élément catalyseur est la crise
bancaire de la fin des années 80 (Bonda 2010). Le système financier dans la CEMAC est encore
sous-développé, faiblement diversifiée et largement dominé par le secteur bancaire. Il
comprend le secteur bancaire (qui détient en 2006 plus de 85% des actifs et passifs financiers),
les établissements financiers, les EMF8 et les compagnies d’assurances. Par contre, l’activité
des établissements financiers non bancaires, des EMF et/ou des sociétés d’assurances est très
marginale dans la CEMAC et se développe quasi-exclusivement sur des bases nationales.

6
Tsakala M et Konde K, Gestion du risque de liquidité au sein des banques congolaises. Analyse empirique par le
modèle de MCO, in Revue Africaine Interdisciplinaire n° (82), Vol (01), Mars 2024. ISSN : 2791-1071 (en ligne),
2024.
7
M. HOUNCINE, Développement Financier, croissance économique et réduction de la pauvreté. Ed. Nouveaux
Horizons, Paris, 2011, P. 8.
8
Barajas, Chamir R. Seyed R., Des impulsions différentes, finance et développement, Fonds monétaire
international, Washington, Septembre 2011.
P a g e | 10

En outre, la plupart des indicateurs montrent que la zone CEMAC est une région dont le niveau
de développement financier est faible (Silder et Tunis, 2010).

En ce qui concerne le secteur bancaire, selon le rapport de la Fédération Bancaire


Française (FBF) publiée en 2014, la rentabilité moyenne du secteur bancaire français était de
5,9%. Le secteur bancaire Américain et le secteur bancaire Européen présentaient
respectivement une rentabilité financière moyenne de 8,1% et 3,3% en 2914. Selon le rapport
numéro 15/263 du fonds monétaire international (FMI) la rentabilité sectorielle moyenne du
secteur bancaire congolais en 2012 et 2013 s’élèverait respectivement à 27,8% et 28,4%. Avec
une rentabilité moyenne estimée à 23,3% en 20149.

Une étude récemment menée par le Cabinet publié en 2017, sur la situation du
secteur bancaire en République Démocratique du Congo en 2016 relevé en faible rentabilité
financière du secteur de 1% comparée à celle des banques de l’Union Economique et Monétaire
Ouest-Afrique (UEMOA) qui s’élève à 8,6%. Et une rentabilité de l’actif de 0,1%. Une faible
rentabilité du secteur indique donc une faible création de valeur pour des opérateurs des
capitaux10. Ces chiffres prouvant que les secteurs bancaires congolais ont connu un recueil.
Néanmoins, on remarque que les banques locales semblent être plus performantes et que la
chute du secteur est surtout causée par les banques étrangères exerçant en RDC. Et selon le
rapport publié par Deloitte, ce taux très faible émané des résultats déficitaires réalisés par
plusieurs banques en 2016. Les facteurs externes ayant occasionné cette faible rentabilité
financière du secteur sont les incertitudes politiques, l’environnement économique détérioré
avec la baisse des cours des moteurs premières et une dépréciation de la monnaie.

Rappelons que l’une de décisions financières des entreprises est liée à la gestion de
l’exploitation. Donc, à l’interne de l’entreprise, les cardes dirigeantes, sont censés avoir la
maitrise de certains indicateurs ayant un impact sur la rentabilité financière. En effet, la taille
du secteur par rapport au PIB demeure très limitée ; le ratio de crédit par rapport au PIB était
de 5% en 2018, le niveau d’inclusion financière de la population est également très faible avec
seulement 7% des adultes possédant un compte auprès d’une institution financière, contre
19,3% En Afrique Subsaharienne. On observe également une diminution du ratio de crédits sur
les dépôts à 43% fin 2019 (contre 59% en moyenne entre 2013 et 2018) et un taux de distraite
très élevé (17%), malgré une rentabilité de fond propre appréciée, 7% en 2019.

9
Rapport DELOITTE 2018
10
Rapport DELOITTE 2017
P a g e | 11

Au regard de tout ce qui précède, ce travail tentera pour ce faire de répondre à la


question principale ci-après : Quel est l’impact de l’intermédiation financière sur la profitabilité
des banques commerciales congolaises ?

A cette question principale s’ajoute deux questions spécifiques : Comment les


activités d’intermédiation financière affectent-elles la rentabilité de Sofibank ? Quels sont les
facteurs qui influencent l’efficacité de l’intermédiation financière au sein de Sofibank ?

2. OBJECTIFS DE L’ETUDE

Ce travail poursuit essentiellement deux types d’objectifs : l’un est général et les
deux autres sont spécifiques.

2.1. Objectif général

Dans le cadre de cette étude, notre objectif général consiste à analyser l’impact de
l’intermédiation financière sur la profitabilité des banques commerciales congolaises.

2.2. Objectifs spécifiques

L’objectif général ci-haut est soutenu par deux objectifs spécifiques dont :

- Evaluer l’impact des activités d’intermédiation financière sur la rentabilité de Sofibank ;


- Analyser les facteurs qui influencent l’efficacité de l’intermédiation financière au sein de
Sofibank.

3. HYPOTHESES DE RECHERCHE

D’après Pierre Rongere, l’hypothèse est une proposition de réponses aux questions
que l’on se propose l’objet de recherche, formulée en termes d’observation ou d’analyse afin
d’infirmer ou de confirmer cette réponse.11 Afin d’apporter des réponses aux questions que nous
avions posé au niveau de la problématique, nous avons reformulé les hypothèses selon
lesquelles :

- H1. Les activités d’intermédiation financière de Sofibank seraient affectées par les
contraintes réglementaires et économiques du système bancaire congolais ;
- H2. Les compétences et la gestion du risque de Sofibank par les indicateurs tels que le
ratio de liquidité, de solvabilité, les crédits à décaissements et l’inflation seraient les
facteurs clés pour optimiser l’impact de l’intermédiation financière sur leur profitabilité.

11
RONGERE. P., Méthode des sciences sociales, Edition. Dalloz, Paris, 1964.
P a g e | 12

4. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE

Ce sujet a été choisi en raison de l’importance de l’intermédiation financière dans


le secteur bancaire congolais et de l’impact potentiel de cette activité sur la rentabilité des
banques congolaises. S’agissant de l’intérêt, le présent travail revêt un triple : scientifique,
pratique et managérial.

- L’intérêt scientifique de cette recherche réside dans la progression des connaissances en


matière d’intermédiation financière et de sa relation avec la profitabilité des banques
commerciales. Les résultats de cette recherche pourraient également être utilisés comme
base pour d’autres études dans le domaine de la finance et de l’économie ;

- Sur le plan pratique, cette recherche pourrait aider les responsables politiques et les
régulateurs financiers à mieux comprendre la manière dont l’intermédiation financière
impacte les performances des banques commerciales. Cela pourrait les aider à prendre des
décisions éclairées en ce qui concerne la réglementation et la supervision bancaire ;

- Du point de vue managérial, cette recherche pourrait fournir des informations précieuses aux
dirigeants des banques commerciales congolaises sur l’efficacité de leurs activités
d’intermédiation financière et leur impact sur la rentabilité. Ces informations pourraient les
aider à prendre des décisions stratégiques pour améliorer les performances de leur banque.

5. METHODOLOGIE DE RECHERCHE

L’élaboration d’un travail scientifique exige pour sa pertinence, l’usage des


méthodes et techniques rigoureuses ainsi qu’un cadre de réflexion clair et bien précis. Pour
LUTUTALA M., « la méthodologie de recherche peut être définie comme étant les étapes et la
démarche à suivre pour atteindre les objectifs de l’étude une fois que ces derniers ont été
formulés12. Pour réaliser ce travail et pour vérifier nos hypothèses, nous allons faire recours aux
méthodes ci-après :

- Méthode analytique : elle a été importante car elle permettra d’analyser et d’évaluer les
différentes activités d’intermédiation financière pratiquées par les banques commerciales
congolaises. Cela permettra également d’identifier les facteurs clés et les mécanismes
sous-jacents qui influencent la relation entre l’intermédiation financière et la
profitabilité ;

12
Lututala M (2021). Méthodes et processus de recherche en Sciences Sociales, Notes de cours destinées aux
Apprenants de DEA, edition.2021, Kinshasa, p.56.
P a g e | 13

- Méthode statistique : elle a permis d’analyser de manière quantitative les relations qui
sera utile pour collecter, traiter, présenter, et interpréter les données que nous allons
collecter ;
- Méthode hypothéticodéductive : elle a permis dans la vérification des hypothèses
théoriques sous-tendant la théorie et le recours à l’analyse statistique pouvant nous servir
d’atteindre notre objectif.

Les méthodes ci-haut sont soutenues par les techniques que voici :

- Technique documentaire : elle a servi de recueillir la documentation nécessaire,


notamment les ouvrages, les rapports, articles scientifiques, mémoires, travaux de fin de
cycle, sites internet ainsi que d’autres documents ayant trait à notre sujet de recherche ;
- Technique économétrique : elle a facilité à effectuer les estimations des paramètres dans
les différentes spécifications du modèle afin d’évaluer l’incidence de l’intermédiation
financière sur la profitabilité des banques commerciales congolaises en recourant à la
modélisation Vectorielle Autorégressive (VAR).

6. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

Par le souci de précision et de concision, pour un domaine scientifique, il est


important de circonscrire cette étude dans les limites de temps et de l’espace bien définis pour
que celle-ci ait une valeur. Dans l'espace, nous analysons l’intermédiation financière et
profitabilité des banques commerciales congolaises particulièrement SOFIBANK. Dans le
temps, elle intègre les variables de la période allant de 2015 à 2022, soit 8 ans.

7. ANNONCE DU PLAN DE TRAVAIL

En plus de l’introduction et la conclusion générale, notre travail de mémoire


comporte également dans son corps trois chapitres dont :

- le premier chapitre porte sur le cadre conceptuel et revue de la littérature ;


- le deuxième chapitre concerne le système bancaire congolais ;
- le troisième et dernier chapitre traitera de l’analyse empirique et discussions des
résultats.
P a g e | 14

INTRODUCTION GENERALE

Dans le but de renforcer son positionnement sur le marché, une banque peut décider
d’élargir sa gamme de produits et services proposés aux clients. Cette décision entraine une
double conséquence : il y a tout d’abord d’un côté, une augmentation de la rentabilité entrainée
par la diversification et, d’un autre côté, une augmentation parallèle du risque (corrélation
positive existante entre risque et rentabilité). La banque perçoit donc le risque comme un facteur
indissociable de sa politique de développement qui doit être maitrisé à travers une mise en place
d’une stratégie de gestion saine et adapté sous directive de la réglementation en vigueur.

1. ETAT DE LA QUESTION

Il est ici question d’examiner les résultats des recherches antérieures existant dans
ce domaine, afin de situer l’apport du présent travail. Ceci permettra aussi de recueillir les
informations générales utiles pour ce dernier. Ainsi, nous pouvons citer :

- Akerlof, Spence et Stiglitz (1970), mettent en place la théorie de de l’asymétrie


d’information pour explique l’origine du risque lié aux opérations de crédit bancaire. La
théorie soutient que, lors d’une négociation de crédit, la partie possédant plus
d’informations sur un élément particulier de la transaction est en mesure de négocier et
des prendre des meilleures décisions sur ladite transaction que l’autre partie. Ce qui
mène les banques à subir une sélection adverse due à leur incapacité à déterminer si les
demandeurs du prêt sont des nouveaux emprunteurs à la recherche d'un financement ou
s’ils sont en fait des anciens emprunteurs défaillants qui ont été rejetés par les autres
banques du secteur.
- Nocco & Stulz (2006), ont montré dans leurs travaux que la gestion des risques a des
effets positifs sur la performance des organisations. La gestion des risques permet une
création de valeur sûre en veillant sur le ratio risque/rentabilité.
- L-Khouri (2011), de son côté analysé l’impact des risques bancaires sur la performance
de 43 banques commerciales opérant dans 6 pays du Conseil de Coopération du Golfe
sur la période allant de 1998-2008. Les différents résultats ont montré que le risque de
crédit, le risque de liquidité et le risque du capital sont les principaux facteurs qui
impactent la performance financière des banques commerciales. En bref, d’après cette
étude : une bonne gestion du risque de crédit affecte positivement la rentabilité bancaire.
- Isanzu (2017), a étudié l’impact de la gestion de crédit sur la performance financière
des banques commerciales Chinoise. Il s’est servi pour cela d’un échantillon de 5
banques Chinoises sur une période allant de 2008-2014 avec plusieurs indicateurs de
P a g e | 15

mesure du risque de crédit retenu contre la rentabilité des fonds propres (ROE) comme
seule mesure de la performance financière. Les résultats ont confirmé une relation
négative entre les prêts non-performants et la rentabilité.
- Ouedrago et Gouiaa (2022), ont étudié à leur tour, l’impact de la gestion du risque de
crédit sur la performance de huit banques commerciales canadiennes entre 2010 et 2019.
Dans cette étude, ils ont tout d’abord commencé par établir une nette différence entre
d’un côté les banques émergentes et d’un autre, les grandes banques. Les résultats
obtenus ont révélé que la gestion de risque de crédit impact positivement la performance
financière des grandes banques, tandis que les banques émergentes préfèrent avoir une
vision expansionniste en prenant plus de risques.
- Ben-Naceur & Omran (2008), ont examiné l’influence des réglementations bancaires,
de la concentration, du développement financier et institutionnel sur la marge et la
rentabilité des banques commerciales dans les pays du MENA dans la période allant de
1989-2005. Les résultats ont fait comprendre que la capitalisation des banques et le
risque de crédit ont un impact significatif et positif sur la marge nette d’intérêts et la
rentabilité financière des banques commerciales.
- Attar et al, (2014), ont eu eux aussi à analyser l’incidence de la gestion des risques
(crédit, liquidité et opérationnel) sur la performance financière des banques cotées en
bourse de Malaisie. La performance financière est ici mesurée par deux indicateur clés :
le rendement des fonds propre (ROE) et la rentabilité économique (ROA). Les résultats
de l’étude ont fini par démontrer que la gestion du risque de crédit et le risque
opérationnel affectent simultanément la performance financière des banques.
- Achibane & Chakir (2020), ont évalué les principaux facteurs qui agissent sur la
performance financière du secteur bancaire au Maroc. Dans cette étude, la performance
financière est saisie par le rendement des fonds propres (ROE), la rentabilité
économique (ROA) et la marge d’intérêt nette (NIM). D’un autre côté, les variables
explicatives sont : total actif, ratio des prêts non performants, ratio de liquidité, ratio des
dépôts et ratio des dépenses du personnel. Les résultats obtenus démontrent qu’une
augmentation des actifs, des dépôts et des prêts octroyés entraine une augmentation
considérable de la performance, tandis qu’il existe une relation négative entre d’un côté,
les dépenses de fonctionnement, les prêts non performants et d’un autre côté, la
rentabilité.
- Mutombo et al, (2024), a étudié l’incidence de la gestion du risque de crédit sur la
performance financière d’une banque commerciale. La performance financière a été
P a g e | 16

mesuré par des indicateurs tels que le rendement de fond propre (ROE) ; la rentabilité
économique (ROA) et la marge nette d’intérêt (NIM) tandis que le niveau de gestion du
risque de crédit a été quantifié par les indicateurs suivant : ratio des prêts non
performant/capitaux propre (NPLER), ratio de provision pour perte sur créance (PLLR),
ratio des prêts non performants/prêt totaux (NPLLR) et enfin le ratio des prêt sur dépôts
(LDR). En utilisant ensuite un modèle de régression multiple, l’étude a démontré une
relation significative et positive entre gestion de risque de crédit et performance
financière.

Ainsi, des nombreuses recherches scientifiques se sont intéressées à expliquer cette


relation existante entre risque et rentabilité financière. Tandis que certaines recherches
soutiennent l’existence d’une relation positive entre ces deux variables, d’autre optent plutôt
pour la présence d’une relation négative entre elles. Quoi que le débat persiste toujours sur la
nature positive ou négative de ladite relation. C’est dans cet état d’esprit que nous avons orienté
notre travail de recherche sur l’impact de la gestion du risque de crédit sur la performance
financière des banques commerciales en RDC : cas de Rawbank SA.

2. PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE

Les banques jouent, en effet, un rôle très capital au sein du circuit économique
moderne, rôle consistant à collecter l’épargne des agents à capacité de financement pour ensuite
le redistribuer sous forme de crédit. Ce rôle d’intermédiation qui conditionne à la fois la vie
économique des Etats, des entreprises et des particuliers s’accompagne d’une très grande
responsabilité, celle d'assurer la croissance économique ainsi que la stabilité à travers le crédit
(capital) qui constitue un facteur de production important et un moteur de développement
économique.

Cependant, au regard de la concurrence de plus en plus croissante observée dans le


secteur, les banques actuelles se trouvent dans l’obligation d’être performante afin d’assurer
leur pérennité à moyen et long terme. Néanmoins, cette poursuite acharnée de performance doit
surtout s’accompagner de prudence car, bien que l’octroi de crédit soit leur principale source
de revenu, il les expose aussi à un grand risque qui peut gravement affecter leur réputation, voir
même les conduire à la faillite ou à la quasi-faillite13. Ainsi donc, les banques poursuivent

13
Lumonansoni, M., Gestion des institutions financière au Congo, Notes de cours, FASEG/UNIKIN, première
licence, 2017-2018, p.14.
P a g e | 17

désormais deux objectifs majeurs : d’un côté, la rentabilité et la performance de leur entreprise
et, d’un autre, la gestion (ou la maîtrise) efficace du risque.

En effet, l’octroi de crédit, bien qu’étant la principale source de revenus des


banques, reste pourtant une activité très risquée avec des effets positifs ou négatif susceptible
d’avoir un impact important sur leur niveau de rentabilité14. Les responsables au sein des
institutions bancaires devraient donc considérer la maitrise du risque, sa gestion, la spécification
dans les activités ainsi que l’anticipation dans la gestion de l’encaisse comme des éléments clés
afin de ne pas compromettre la continuité de leurs activités 15. Et donc, la gestion de risque de
crédit au sein d’une banque nécessite une attention toute particulière, et sa non prise en compte
aura des répercussions telles que : le non-paiement à temps des exigibilités de l’emprunteur à
l’échéance convenue (risque de règlement) ; le non remboursement (total ou partiel) de
l’emprunteur résultant de la détérioration de sa situation financière (risque de contrepartie) ; la
dégradation de la qualité du crédit au fil du temps, ce qui peut se traduire par le passage d’un
emprunteur d’une catégorie de risque à un autre plus élevée (risque de migration) ; l’incapacité
de couverture de l’ensemble des pertes, en cas de défaut, par les garanties obtenues (risque de
garantie) etc.

Ainsi donc, face à l’importance cruciale que revêt la gestion du risque de crédit
bancaire, mais aussi, face au secteur bancaire congolais caractérisé non seulement par un faible
taux de bancarisation, mais, aussi et surtout, par une sensible fragilité financière et une
concentration de marché remarquable, entrainant donc une instabilité continuelle, nous nous
sommes posé la question centrale suivante : Quelle relation existe-t-il entre gestion du risque
de crédit et performance financière au sein de la Rawbank SA ?

De cette question centrale, découle la question spécifique suivante : Quel est


l’impact des pratiques de gestion du risque de crédit mises en œuvre par la Rawbank sur sa
rentabilité financière ?

3. OBJECTIFS DE L’ETUDE

Cette étude poursuit essentiellement deux objectifs : l’un est général et les deux
autres spécifiques.

14
Mutombo, M et al., Incidence de la gestion du risque de crédit sur la performance financière d’une banque
commerciale, édition. JEFM, Kinshasa, 2024, p.3.
15
Chr. Van Liedre., Economie financière et droit commercial, éd. CRP, 2 ème édition, Kinshasa 1999, p.69.
P a g e | 18

3.1. Objectif général

Dans le cadre de cette étude, notre objectif général consiste à analyser l’influence
de la gestion de risque de crédit sur la performance financière de la Rawbank SA.

3.2. Objectif spécifique

En partant de cet objectif général, il sera spécifiquement question d’analyser


l’impact des pratiques de gestion du risque de crédit mises en œuvre par la Rawbank sur sa
rentabilité financière

4. HYPOTHESE DE L’ETUDE

L’identification et la formulation du problème de recherche explicitées par des


questions précises, conduisent à formuler des suppositions et des propositions des réponses
anticipées aux dites questions. Dans le langage courant ce terme évoque la présomption que
l’on peut construire autour d’un problème donné. En plus, d’après Bernard LUTUTALA16 : une
hypothèse est une liaison anticipée entre phénomènes, ou variables d’un concept ; c’est un
projet de réponse au problème de recherche qui se pose. Elle est, en d’autres, une affirmation
portant sur le lien entre plusieurs phénomènes, ou concepts du phénomène, dont on cherche la
vraisemblance ou la fausseté, en le comparant aux faits tels qu’observés sur le terrain.
Puisqu’elle un lien anticipé, l’hypothèse doit nécessairement être vérifiée afin d’être confirmée
ou infirmée.

Au regard des questions de recherche posées dans la problématique de l’étude, nous


partons de l’hypothèse selon laquelle : Les pratiques de gestion du risque de crédit mises en
œuvre par la Rawbank aurait un impact significatif sur sa rentabilité financière.

5. CHOIX DU SUJET ET JUSTIFICATION DU PROBLEME DE RECHERCHE

La gestion du risque de crédit impose aux responsables des institutions financières


à organiser voir à réglementer les possibilités de recouvrements de créances d’une façon
permanente et anticipative si la continuité de l’exploitation des activités financières nécessite
une gestion de risque adéquate et rigoureuse des créances, des différentes mesures de
sécurisations doivent être prises en compte afin d’assurer la pérennité des activités de
l’institution. Voilà ce qui justifie notre choix du sujet.

Cette étude présente un double intérêt : l’un est managérial et l’autre scientifique.

16
Lututala M (2023). Méthodes et processus de recherche en Sciences Sociales, Notes de cours destinées aux
Apprenants de DEA, edition.2023, Kinshasa, p.56.
P a g e | 19

- Sur le plan managérial, cette étude est judicieuse car elle permet de lieux comprendre
les enjeux clés auxquels la banque est confrontée et d’identifier ainsi les meilleurs
pratiques en matière de gestion du risque de crédit. Les résultats peuvent ensuite être
utilisé par la Rawbank SA ainsi que d’autres institutions financière pour optimiser leurs
pratiques de gestion du risque de crédit ;
- Scientifique, l’intérêt de cette étude est qu’il vient enrichir la littérature sur la gestion
du risque de crédit dans les banques, un facteur déterminant pour assurer la stabilité
bancaire en RDC. Ce document servira donc à d’autres chercheurs ultérieurs dans le
domaine de la gestion.

6. METHODOLOGIE DE RCHERCHE

Pour mener une recherche à bon port et avoir des résultats fiables, la rigueur et la
pertinence de la démarche scientifique doivent reposer sur un choix judicieux et cohérent des
méthodes d'analyse et des techniques de collecte des données afin d'éviter de tâtonnements du
chercheur et réduire la probabilité d'aboutir à des conclusions erronées.

6.1. Méthodes utilisées

Une méthode est l’ensemble d’opérations intellectuelles par lesquelles une


discipline cherche à atteindre les objectifs qu’elle poursuit, les vérifie et les démontre.17 Pour
réaliser ce travail et pour vérifier nos hypothèses, nous avons fait recours aux méthodes ci-
après :

- Méthode descriptive : d’un côté cette méthode permettra de décrire les différents types
de risque de crédit ainsi que les moyens de les maitriser. D’un autre côté, il sera question
de présenter la notion de performance financière ;
- Méthode analytique : elle servira de présenter toutes les informations disponibles sur
la Rawbank SA, afin de pouvoir faire une évaluation d’une part de ses pratiques de
gestion de risque et d’autre part, de ses niveaux de performance historiques.

6.2. Techniques utilisées

Une technique de recherche est un moyen pour atteindre un but ou un objectif situé
au niveau des faits, des étapes [Link] méthodes ci-dessus seront appuyées par les
techniques que voici :

17
Mangalu, A. « Méthodologie de Recherche en Sciences Sociales », Cours, Unikin, Faseg, 2016, p.13.
18
Mangalu M., Op. Cit.,13.
P a g e | 20

- Technique documentaire : elle servira à recueillir la documentation nécessaire


(ouvrage, rapports, articles, thèse, mémoire, note de cours, sites internet etc.) pour la
rédaction du présent travail ;
- Technique économétrique : elle aidera quant à elle de vérifier la relation entre les
différentes variables retenus dans le modèle.

7. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

Dans le besoin d’aider ceux qui vont nous lire de bien comprendre le but de notre
démarche, la normalisation scientifique oblige qu’une étude soit bien limitée dans le temps et
dans l’espace.

Sur le plan spatial, nous analysons l’impact de la gestion du risque de crédit sur la
performance financière de la Rawbank SA. Du point de vu de la période, notre investigation se
réfère à la période comprise entre 2014 et 2023, soit 10 ans.

8. PRESENTATION SOMMAIRE DE L’ETUDE

Pour atteindre les objectifs assignés, répondre aux questions soulevées dans la
problématique et vérifier les hypothèses posées, nous avons divisé ce présent travail de mémoire
en trois chapitre, hormis l’introduction et la conclusion :

- le premier chapitre traite des considérations générales sur les concepts clés ;
- le deuxième chapitre examine les techniques de couverture des risques et état des
institutions financières congolaises;
- le troisième et dernier chapitre traite de l’approche empirique et discussion des résultats
de l’étude.
P a g e | 21
EXEMPLE SUR UN CHAPITRE
P a g e | 22

CHAPITRE I. GENERALITES SUR LES CONCEPTS ET REVUE DE LA LITTERATURE

Ce présent chapitre est ainsi subdivisé en trois sections dont la première concerne
la revue de littérature, la deuxième parle de l’ouverture commerciale et la troisième se polarise
sur la croissance économique.

SECTION 1. REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE ET EMPIRIQUE

Cette section est consacrée à la revue de littérature et, est constitué de deux points.
La première est consacrée à la revue de littérature théorique avec comme objectif d’exposer la
littérature liée avec cette étude et le deuxième décline la revue de littérature empirique.

1.1. Revue de la littérature théorique

Dès le 16e siècle, Adam Smith, considéré comme l’un des principaux défenseurs du
libre-échange, a défendu l’idée des avantages absolus dans les transactions de biens et de
services entre les nations. Cette théorie des avantages absolus porte l’idée centrale selon
laquelle chacun des pays doit se spécialiser et assurer la production où il est le meilleur en
matière de gain de productivité. Il a émis l’idée selon laquelle « le commerce international
permet d’éviter la réduction du marché intérieur et favorise son extension »19. De même, il
améliore la division du travail et augmente la productivité. Le commerce extérieur constitue,
donc, une force dynamique capable d’intensifier la capacité et la compétence des travailleurs,
d’encourager les innovations technologiques et l’accumulation du capital. Il permet d’éviter
l’indivisibilité technique et par conséquent la possibilité d’améliorer la croissance économique.

La théorie traditionnelle du commerce prédit des gains de croissance résultant de


l'ouverture au niveau des pays grâce à la spécialisation, aux investissements dans l'innovation,
à l'amélioration de la productivité ou à une meilleure allocation des ressources. Le rôle de la
politique commerciale dans le développement économique a été un sujet de débat essentiel dans
la littérature sur le développement. Le débat autour de la relation entre le commerce et
croissance n'est pas nouveau, et beaucoup de théories se sont développées autour d’elle.

David Ricardo met aussi en avant l’intérêt des échanges internationaux dès le
19eme siècle pour les pays en se basant sur les travaux d’Adam Smith pour aborder la notion
de coûts comparatifs. Selon Ricardo, même si un pays ne dispose d’aucun avantage absolu, il
peut avoir intérêt à se spécialiser et à échanger s’il dispose d’un avantage comparatif. Il a montré

19
Nshwe, A. Théorie de la croissance et des fluctuations économiques. Paris : Dunod, 2016, p.19.
P a g e | 23

à travers la théorie des avantages comparatifs que l’ouverture commerciale d’un pays permettait
à ce dernier d’améliorer son efficience économique et donc d’améliorer son bien-être de la
population et les conditions de vie.

Les auteurs Hecksher, Ohlin & Samuelson ont aussi exprimé leurs points de vue
sur les échanges internationaux. Il s’agit de la théorie des dotations factorielles. Ces
économistes abordent dans le sens de la théorie des avantages comparatifs en cherchant à
expliquer les différences sur les coûts comparatifs entre les pays. Selon ces auteurs, chaque
pays doit s’ouvrir aux échanges et se spécialiser dans les activités productives qui utilisent
largement les facteurs de production (le travail, le capital, la terre) abondants et peu chers et qui
économisent les facteurs de production rares et chers. Cette théorie dite « HOS » explique les
différences des coûts comparatifs à l’origine de la spécialisation par les différences en dotation
des facteurs de production possédés par chaque pays. Cette approche peut être considérée
comme un approfondissement de celle de Ricardo, car David Ricardo limitait son analyse à un
seul facteur de production (le travail), alors que les auteurs du théorème de « HOS » raisonnent
explicitement avec plusieurs facteurs de production (le travail, le capital, la terre). En termes de
gains à l’échange ou plutôt de croissance économique, cela signifie que le libre-échange est
bénéfique pour tous les pays qui y participent, car il engendre une réallocation efficace des
ressources selon l’avantage comparatif et une meilleure utilisation des capacités de production.

Le modèle de croissance exogène, proposé par Solow & Swan, a fondé son
explication dans la croissance économique sur le taux d’épargne (constant) dans le court terme,
et sur le progrès technologique (exogène) dans le long terme. À court terme, l’économie est
supposée être dans une phase de transition. Durant cette phase de transition, les politiques
d’ouverture peuvent jouer un rôle d’accélérateur sur convergence des revenus en agissant
notamment sur le stock de capital. Ce modèle distingue également deux types de trajectoires
(convergence) : la convergence absolue pour les pays qui ont les mêmes caractéristiques et la
convergence conditionnelle pour des pays qui ont des états réguliers différents. Selon cette
trajectoire conditionnelle, les pays pauvres ont des taux de croissance plus élevés que ceux des
pays riches parce qu’ils sont très éloignés de leurs états stationnaires.

Mais du fait de l’incapacité de ces théories à expliquer toutes les dynamiques de


croissance, les modèles de croissance endogène se sont ainsi révélés comme un levier des
limites observées au niveau des modèles néoclassiques. Pour les théoriciens de la croissance
endogène (Romer, 1994), la croissance économique de long terme est une dynamique
cumulative du capital physique, de la croissance de la population, du progrès technique, du
P a g e | 24

processus de l’apprentissage interne et des comportements économiques, du niveau de capital


humain.

La littérature sur la relation entre croissance et commerce international a été


fortement stimulée par l'apparition des modèles de croissance endogène. En fait, alors que dans
le modèle néoclassique, il est difficile de trouver le commerce extérieur et l'ouverture parmi les
facteurs de croissance, en revanche dans les nouvelles théories de la croissance, les travaux de
Grossman & Helpman (1991) et d’Aghion & Howitt (1992), offre un soutien théorique à la
prévision selon laquelle l'ouverture peut affecter la croissance à long terme par divers canaux.

L'ouverture commerciale améliore le transfert de nouvelles technologies, facilitant


le progrès technologique et l'amélioration de la productivité, et que ces avantages dépendent du
degré d'ouverture économique. Selon Zahonogo (2017), ce consensus repose sur l'hypothèse
que le commerce crée des incitations économiques qui stimulent la productivité selon deux
dynamiques : à court terme, le commerce réduit la mauvaise affectation de l'utilisation des
ressources ; à long terme, il facilite le transfert du développement technologique.

L’ouverture commerciale fonctionne comme un mécanisme de transmission du


progrès technologique et des retombées générées par l’amélioration des connaissances dans les
pays partenaires commerciaux. L’accès, par le commerce international, à une grande variété de
biens intermédiaires et de nouveaux produits finaux aura une incidence sur la croissance de la
productivité d’un pays. Les politiques d’ouverture mises en place dans ces pays leur
permettraient non seulement d’exploiter leurs faibles coûts, mais également de produire des
biens imités similaires à ceux des pays développés, ce qui suppose une acquisition de plus de
savoir-faire et un taux d’investissement élevé.

Le commerce et la diffusion technologique réduisent l’effet redondant de la


duplication de la recherche et élargissent la taille du marché sur lequel opère une entreprise ;
cela augmente les loyers de monopole attribués aux innovateurs en encourageant une
production à forte intensité de recherche qui stimule la croissance économique.

Un canal indirect des échanges internationaux se produit par le biais de la


concurrence entre entreprises de pays tournés vers l'extérieur. Ces gains commerciaux
pourraient obliger les entreprises nationales à innover en encourageant une spécialisation qui
n'aurait pas été rentable sur des marchés plus petits. Cette dernière filière prend de l'ampleur
avec une importante littérature micro économétrique dans laquelle l'hypothèse de
P a g e | 25

l'apprentissage par l'exportation est étudiée de manière approfondie (Erdem & Tybout, 2003;
Melitz, 2003).

La nouvelle théorie du commerce international initiée par Krugman (1991) peut se


définir comme une approche des échanges mondiaux mettant l’accent sur deux aspects absents
de la théorie traditionnelle : les rendements croissants et la concurrence imparfaite. Cette «
nouvelle théorie » prolonge en réalité des travaux plus anciens qui avaient aussi pour objectif
d’expliquer les caractéristiques du commerce international contemporain et montre que le libre-
échange peut être source de gains de bien-être et peut améliorer les conditions de vie.

Les modèles commerciaux traditionnels suggèrent que le commerce favorise la


spécialisation via une réallocation efficace de l'emploi, du capital et des ressources entre
secteurs, conformément à l'avantage comparatif d'un pays, mais des modèles théoriques plus
récents suggèrent que le commerce peut faciliter la diversification.

Teignier (2018) montre que les changements de productivité et la réduction des


obstacles au commerce affectent la réallocation sectorielle et, par conséquent, la croissance et
la transformation. En utilisant un cadre d'équilibre général, Dessy, Mbiekop & Pallage (2005)
démontrent également que le commerce peut promouvoir la diversification et la transformation
dans les pays en développement.

Les avantages de l'ouverture des échanges ne sont pas automatiques. Son impact
dépend des conditions propres à chaque pays. La plupart des travaux empiriques soulignent
qu'il existe un lien positif important entre la croissance économique et l'ouverture commerciale
(Edwards, 1998; Ee, 2016; Fosu, 1990; Jouini, 2014; Keho & Grace Wang, 2017; Lee, Ricci &
Rigobon, 2004; Savvides, 1995). Cependant, ces études n'aboutissent pas à des réponses
convaincantes et concluent des relations indifférentes, voire même négatives, entre l’ouverture
commerciale et la croissance économique (Capolupo & Celi, 2008; Musila & Yiheyis, 2015;
Ulaşan, 2015). Dans ce contexte, Pritchett (1996) et Rodriguez & Rodrik (2001) soutiennent
qu'une telle constatation peut être due à des mesures de spécification erronées ou d'ouverture
qui peuvent être liées aux politiques macroéconomiques et à d'autres facteurs principaux tels
que les institutions et la géographie. Des politiques telles que des mesures visant à favoriser la
stabilité macroéconomique et un climat favorable à l'investissement doivent accompagner
l'ouverture des échanges (Newfarmer & Sztajerowska, 2012).

La diversification des exportations est également associée à des fluctuations


réduites des recettes en devises, à une augmentation du PIB et de l'emploi, à une augmentation
P a g e | 26

de la valeur ajoutée et à une amélioration de la qualité des produits manufacturés (Elhiraika &
Mbate, 2014; Hausmann, Hwang & Rodrik, 2007; Osakwe, 2007).

2.2. Revue de la littérature empirique

L'étude économétrique du lien ouverture-croissance a connu également une grande


vogue dans les années 1990. Dollar (1992), Barro et Sala-I-Martin (1995), Sachs et Warner
(1995), Edwards (1998) et Greenaway et al. (1998), en utilisant des régressions en coupe
transversale, ont trouvé que les distorsions dues à l'intervention de l'État au niveau du commerce
menaient à de faibles taux de croissance.

Des travaux réalisés au moyen des techniques de cointégration ont aussi montré que
la croissance est tirée par la technologie et induite par l'ouverture commerciale. En effet, les
travaux de Coe et Helpman (1995) sur un échantillon de 22 pays industriels ont montré que la
productivité globale des facteurs (PGF) d'un pays dépend non seulement de son propre stock
de capital en R&D mais aussi de celui de ses partenaires commerciaux et par conséquent de son
degré d'ouverture.

En ce qui concerne les études réalisées sur les pays en développement, on peut
notamment retenir l'article de Sébastien Edward (1998) qui a étudié le lien entre l'ouverture
commerciale et la croissance entre 1980 et 1990. Il a testé la robustesse de neuf (9) mesures de
l'ouverture commerciale sur la croissance de la productivité totale des facteurs. Les mesures
retenues sont entre autres l'indice de Warner Sachs, celui d'Edward Leamers, l'indice de
distorsion commerciale formulée par la fondation Héritage. Il a régressé ces différentes mesures
de l'ouverture, en calculant la moyenne des dix années de productivité totale des facteurs pour
93 pays développés et en voie de développement. Il trouve que six des neuf mesures de
l'ouverture sont statistiquement significatives et ont le signe attendu.

Conjointement aux développements de la théorie de la croissance, ces problèmes


ont conduit, au milieu des années 90, à modifier la manière dont les régressions transnationales
ont été conçues : l'accent mis sur la croissance des exportations s'est déplacé vers des mesures
plus sophistiquées d'ouverture, incluant des variables politiques et les régressions incluaient des
variables telles que le changement technologique ou le capital humain, identifiées par la
nouvelle théorie de la croissance comme des déterminants importants de la croissance20.

20
Heckscher et Ohlin. Théorie économique de dotation relative en facteurs de production. Paris, Dunod, 1933,
p.13.
P a g e | 27

Outre les travaux théoriques, une abondante littérature empirique s’est développée
depuis les années 70, étudiant la relation ouverture-croissance économique. Certains auteurs
utilisent les volumes commerciaux (exportations, importations) comme proxy de l’ouverture.
L’hypothèse la plus fréquemment testée est celle d’une relation entre la croissance des
exportations et la croissance économique (Balassa, 1978; Ee, 2016; Feder, 1982; Fosu, 1990;
Fosu & Abass, 2019; Hausmann, Hwang & Rodrik, 2007; Michaely, 1977; Nicita & Rollo,
2015; Osakwe, 2007). D’autres auteurs étudient la relation entre le régime commercial d’un
pays et sa croissance économique qui tient compte des caractéristiques de la politique
commerciale, notamment en termes de barrières tarifaires et non tarifaires (Balassa, 1982;
Ramos, 2001). Bien que la littérature précédente ait mis l’accent sur les exportations, elle a
également montré que le commerce (importations et exportations) est important pour le progrès
économique et que l’importation est aussi importante que l’exportation (Burange et al., 2019;
Geda & Seid, 2015; Hanchane & Abdeljabbar, 2004).

Les études aux effets de l’ouverture commerciale sur l’instabilité de la croissance


économique (Combes et al., 2000) et sur la convergence des revenus (Serranito, 2009) ont
montré que même si l’ouverture favorise la convergence des revenus grâce aux transferts de
technologie qu’elle implique, elle n’est pas son unique déterminant. Elle n’est qu’une condition
nécessaire mais non suffisante au processus de rattrapage. Ils ont conclu que l’ouverture
commerciale implique des réformes économiques et une meilleure capacité à gérer les chocs
extérieurs ; ce qui réduit l’instabilité de la croissance économique21. En analysant les effets de
la politique d’ouverture commerciale sur l’instabilité des taux de croissance économique, pour
les pays du moyen orient et d’Afrique du Nord, et en se basant sur un modèle de régression,
Caupin & Saadi-Sedik (2003) concluent à un effet bénéfique de la politique d’ouverture sur la
résilience des pays, qui l’emporte sur l’effet négatif entraîné par l’accroissement de l’exposition
aux chocs extérieurs.

D’autres auteurs ont cherché à identifier les canaux par lesquels l’ouverture peut
affecter la croissance économique (Baldwin & Seghezza, 1996; Coe & Helpman, 1995;
Colecchia, 1999; Levine & Renelt, 1992). Ils se sont intéressés essentiellement à l’étude d’une
croissance tirée par l’investissement ou la recherche et induite par l’ouverture. Kim & Lin
(2009) ont constaté que l'ouverture des échanges contribuait à la croissance économique à long

21
Mulenda, D. La gestion de l’intégration des entreprises pour la préservation des écosystèmes naturels, éd. Paris :
Harmattan, 2017, p.16.
P a g e | 28

terme, avec des effets variables selon le niveau de développement économique. Herzer (2013)
a constaté que l'ouverture du commerce avait des effets positifs pour les pays développés et
négatifs pour les pays en développement. L’effet de la libéralisation commerciale sur la
croissance à travers une régression en données transversales de 42 pays d'Afrique subsaharienne
couvrant la période 1980 à 2012 testé par Zahonogo (2017) montre qu'il existe un seuil
commercial en dessous duquel une plus grande ouverture commerciale a des effets bénéfiques
sur la croissance économique et au-dessus duquel l'effet commercial sur la croissance diminue.

Gries & Redlin (2012) ont étudié la dynamique à court et à long terme entre la croissance du
PIB par habitant et le degré d’ouverture pour 158 pays. L’utilisation des tests de cointégration
de panel et les modèles à correction d’erreurs, montrent l’existence d’une relation à effet positif
de long terme entre l’ouverture commerciale et la croissance économique. A l’opposé, les
coefficients de court terme révèlent un effet négatif. Pour tester empiriquement cette relation
Karman et al. (2016) ont eu recours à un échantillon de 20 pays. Leur approche méthodologique
basée sur l’économétrie de Panel avec l’effet fixe et l’effet aléatoire a abouti à l’existence d’une
relation significative entre l’ouverture commerciale et la croissance économique22. Bien que la
théorie économique ait soutenu un aspect de gains, issu du commerce international, et des effets
positifs sur la croissance économique, les évidences empiriques ne sont pas concluantes quant
à l’impact de l’ouverture sur la croissance économique. Fosu (1990) a fondé sa fonction de
production accrue sur l'argument selon lequel l'augmentation des exportations améliorait la
croissance économique dans les pays africains, tandis qu'Ulaşan (2015) utilisait un cadre de
données de panel dynamique pour conclure que les mesures d'ouverture du commerce n'étaient
pas associées de manière significative à la croissance économique. L'ouverture des échanges à
elle seule ne stimule pas la croissance économique. Trejos & Barboza (2015) fournissent de
solides preuves empiriques du fait que l'ouverture des échanges n'est pas le principal moteur du
« miracle » de la croissance économique asiatique.

Des études récentes sur l'Afrique (Menyah, Nazlioglu & Wolde-Rufaelet, 2014) examinent les
liens de causalité entre développement financier, ouverture des échanges et croissance
économique de 21 pays d'Afrique subsaharienne. Leurs résultats montrent un soutien limité à

22
Boussard, J.M. et Delome, H. La régulation des marchés pour le développement. Ed. Paris : Harmattan, 2001,
p.16.
P a g e | 29

l'hypothèse d'une croissance tirée par le commerce pour les pays d'Afrique subsaharienne
étudiés.

SECTION 2. NOTIONS SUR L’OUVERTURE COMMERCIALE

L'ouverture commerciale est un élément essentiel de l'intégration de toute économie


au marché mondial.

2.1. Définition de l’ouverture commerciale

L’ouverture commerciale est la relation d’une économie avec le reste du monde à


travers le commerce. Aussi, il a été défini comme la capacité de commercer à l’étranger en
tenant compte du niveau de production locale en général, tous les auteurs établissent la relation
entre industrie nationale et commerce extérieur.

Pour Joseph Stiglitz : l’ouverture économique ne se traduit pas seulement par


l’intensité des échanges internationaux. Elle prend aussi en compte la capacité d’accueil des
fermes multinationales étrangères en accordant des avantages notamment fiscaux et
administratifs23.

La notion d’ouverture commerciale est beaucoup plus proche de concept de


libéralisation commerciale externe dans la mesure où un pays ouvert au commerce international
aura tendance à n’opposer que de faibles barrières à la pénétration de son marché. Stiglitz
(2007) précise toutefois que l’ouverture commerciale est la situation ou un pays n’oppose que
de faibles barrières aux importations. Il la distingue de la libéralisation commerciale externe
qui n’est autre que le processus de réduction de ces barrières. L’ouverture commerciale serait
donc le résultat de la libéralisation commerciale externe.

2.2. Canaux de transmission de l’ouverture

Il existe deux importants canaux par lesquels l’ouverture agit sur la croissance : la
technologie et l’investissement.

2.2.1. Canal de la technologie

Dans le chapitre précédent, nous avons vu que les modèles de croissance endogène
ont souligné l’importance de la R&D dans la croissance économique. D’autres parts, nous
savons que cette R&D bénéficie aux partenaires commerciaux à travers les effets de report de

23
Ben David D. (1993), “Equalizing Exchange Trade : Liberalization and Income Convergence”, Quaterly Journal
of Economics, 108, 653-79.
P a g e | 30

technologie ou spillovers24. Cela a été montré par Coe & Helpman10 (1995) dans le cas des
pays industrialisés. Coe, Helpman & Hoffmaister11 (1997) ont abouti au même résultat
concernant les PVD qui sont loin de la frontière technologique et ont conclu qu’un pays en
développement qui libéralise son commerce avec les pays industriels va bénéficier de spillovers
technologiques, ce qui lui permettra d’accroître sa productivité totale des facteurs (PTF) et par
conséquent la croissance de son PIB. Ainsi, il existe plusieurs mécanismes par lesquels
l’ouverture commerciale contribue à ces transferts de technologie du Nord vers le Sud :

- le commerce international offre à un pays la possibilité d’employer une large variété des
biens intermédiaires et d’équipements ce qui améliore la productivité de ses ressources.
De ce fait, l’importation des biens intermédiaires permet à l’ensemble des produits de
bénéficier d’un plus fort contenu en technologie, par le biais des relations input-output.
En outre, l’importation de biens d’équipements à fort contenu technologique favorise
les gains de productivité ;

- le commerce avec l’extérieur ouvre les canaux de communication qui facilite la


transmission des connaissances favorisant l’apprentissage et la mise en place de
nouvelles méthodes de production ainsi qu’une organisation du travail plus efficace ;

- les contacts internationaux permettent d’imiter et de transformer un nombre important


de technologies étrangères. L’exemple le plus cité à ce niveau est celui du Japon et des
pays d’Asie du Sud Est qui montre que cela peut être un élément moteur de la
croissance ;

- enfin, le commerce international peut augmenter la productivité d’un pays en l’incitant


à innover pour rester compétitif et faire face à une concurrence nouvelle sur le marché
domestique et sur les marchés étrangers.

2.2.2. Canal de l’investissement

Les effets positifs de la libéralisation sur l’investissement peuvent être nombreux :

- tout d’abord l’importation de biens intermédiaires à fort contenu technologique va


favoriser la production interne de biens d’équipements ;
- ensuite, l’ouverture va stimuler le développement du secteur des biens échangés qui est
plus intensif en capital que le secteur des biens non échangés ;

24
Blundell, R. W. et Bond, S. R. (1998), „„Initial conditions and moment restrictions in dynamic panel data
models‟‟, Journal of Econometrics, 87 (1), 115-143.
P a g e | 31

- enfin, l’investissement sera favorisé par la baisse des prix de biens d’équipements du
fait de la concurrence sur les marchés internationaux.

Ainsi, la libéralisation des échanges en favorisant l’investissement contribuera à


une plus forte croissance.

2.3. Différentes mesures du degré d’ouverture

La mesure de l’ouverture commerciale est une opération très délicate néanmoins


nous essayons de présenter les différents indicateurs d’évaluations possibles :

2.3.1. Indicateurs d'ouverture absolue

Ces indicateurs sont traditionnellement les plus utilisés. Ils visent à évaluer
directement le degré d'ouverture d'une économie au commerce extérieur soit en observant le
résultat par un ratio d'ouverture, soit en évaluant directement les mesures de protection mises
en œuvre dans le pays considéré.

[Link]. Ratio d'ouverture

Souvent utilisé comme indicateur d’ouverture commerciale, il est calculé à partir


du rapport suivant : (Exportations + Importations)/PIB. Ce dernier est critiquable de la première
vue puisqu’il englobe de manière indifférente l’ensemble des exportations et des importations
y compris celles relatives aux matières premières telles que les hydrocarbures, les minerais et
les différents métaux. Pour pallier à cet inconvénient, nous pouvons calculer un ratio net
d’ouverture qui exclut ces biens primaires des échanges. Le ratio net d’ouverture mesure donc
le degré réel d’intégration d’une économie au commerce international25.

[Link]. Mesure directe

A priori, la méthode qui consiste à saisir directement les mesures restrictives de


politique commerciale paraît mieux cibler l'objet des études. Tel est, par exemple, le cas de
Barro et Lee (1994) qui utilisent les données de la CNUCED pour les barrières tarifaires (tarifs
moyens) et non tarifaires (pourcentage des importations).

Néanmoins, les mesures directes n'apparaissent pas toujours comme les indicateurs
les plus significatifs pour expliquer le volume des échanges d'un pays. Les relevés posent, en
effet, un certain nombre de problèmes d'interprétation. En ce qui concerne les tarifs, la moyenne

25
Reiffers, Y. Economie et finance internationale, édition. Dunod, Paris, 2009, p.18.
P a g e | 32

proposée n'est pas, en général, pondérée par les parts de commerce. L'indicateur favorise donc
les pays qui imposent le plus fortement les quelques produits qu'ils importent en grande quantité
et fait apparaître comme plus fermés les pays qui maintiennent une protection forte sur des
secteurs marginaux.

Pour éviter les conséquences de cette non pondération, d'autres études retiennent la
part des recettes tarifaires dans le PNB (ou dans les importations). Edwards (1992), notamment,
prend en compte le ratio des droits de douane et des subventions à l'exportation sur le volume
total du commerce. Mais il s'agit encore d'un mauvais indicateur du degré d'ouverture puisqu'un
pays complètement fermé et ne percevant donc aucune recette, apparaîtra comme parfaitement
ouvert sur ce critère. A contrario, les pays indiqués comme les plus fermés seront ceux qui
maximisent leurs recettes fiscales (avec des importations peu élastiques aux prix intérieurs)
sans, pour autant, mener nécessairement une politique commerciale fermée.

2.3.2. Indicateurs d'ouverture relative

Ces méthodes visent à apprécier l'ouverture d'un pays par rapport à une "norme"
construite ou constatée dans un pays ou une zone de référence. L'écart entre la valeur constatée
dans un pays et cette norme révèlerait le degré d'ouverture du pays. Les premiers indicateurs
apprécient l'ensemble des distorsions que les interventions publiques sont censées introduire.
Les seconds cherchent à quantifier l'influence de ces politiques sur les seuls flux
commerciaux26.

[Link]. Indices de distorsion

Les indicateurs précédents supposent que l'ouverture et l'accroissement des


échanges vont nécessairement main dans la main. Ce qui est plausible pour les tarifs et les
barrières non tarifaires (avec les réserves que nous avons mentionnées) ne l'est pas
nécessairement pour d'autres instruments de politique commerciale ou de politique industrielle.
Ainsi, une subvention à la production d'un bien exportable et financée par une taxe à la
consommation conduit à augmenter le commerce en agissant à la fois sur l'offre de biens
exportables (qui augmente) et sur la demande (qui diminue). Inversement, un retrait de ces
mesures restrictives conduirait à une rétraction du commerce extérieur27. Dans ce cas, une plus
grande ouverture ne conduit donc pas à une augmentation des flux d'échange mais à une

26
Boussard, J.M. et Delome, H. La régulation des marchés pour le développement. Édition. Paris : Harmattan,
2001, p.36.
27
Edward, S. Le lien entre l’ouverture commerciale et la croissance entre 1980-1990, Paris : Dunod, 1998, p.41.
P a g e | 33

réduction ! Or, le rôle de ces politiques est sans doute loin d'être négligeable dès lors que la
notion de subvention est entendue au sens large et inclut toute mesure fiscale ou réglementaire
qui conduit à modifier le prix relatif des biens échangeables.

[Link]. Evaluation de l'ouverture par les résidus

Comme nous l'avons vu, les taux d'ouverture ne peuvent prétendre refléter le degré
d'ouverture d'une économie et l'orientation de sa politique commerciale. Des auteurs comme
Leamer (1988) et Guillaumont (1994 ; 2000), notamment, ont proposé de contrôler les flux
d'échange par des variables structurelles indépendantes de la politique commerciale. L'écart
entre le volume constaté du commerce et celui prévu à partir du modèle de référence devient
alors l'indicateur d'ouverture. Si ce résidu, est positif (commerce constaté > commerce prévu)
le pays est considéré comme ouvert et inversement. Cet indicateur est donc incontestablement
meilleur que le simple taux d'ouverture puisqu'il élimine certains des facteurs explicatifs de
l'échange autres que ceux qui relèvent de la politique commerciale.

L'indicateur d'ouverture est alors un indicateur relatif : un pays n'est ouvert (ou
fermé) que relativement à ce qui peut être observé dans l'ensemble des pays pris ensembles18.
On peut admettre que les travaux empiriques qui utilisent cette méthode ne puissent prétendre
conclure que sur l'avantage (ou l'inconvénient) de s'ouvrir davantage (ou moins) que les autres.
Ils ne diront rien sur une relation monotone entre le degré absolu d'ouverture et le taux de
croissance et, a fortiori, ne permettront pas non plus d'établir le degré d'ouverture "optimal"28.

Bien entendu, il est toujours risqué de considérer que d'une part, le résidu n'est pas
aléatoire et qu'il s'explique uniquement par une variable désignée qui n'aurait pu être quantifiée
(à la manière de résidu de Solow pour apprécier le progrès technique.). De plus, la présence
d'un résidu peut s'expliquer par une multitude de données non aléatoires autres que les strictes
variables structurelles prises en compte.

SECTION 3. CADRE THEORIQUE DE L’INTERMEDIATION FINANCIERE

La notion d'intermédiation financière a connu une profonde mutation dans le temps


suivant les définitions et les interprétations des théoriciens et des praticiens. En général, les
économistes ont repris la terminologie anglo-saxonne, développée par Gurley et Shaw, à savoir
« Intermédiation », qui est définit comme le processus d'ajustement des besoins et des capacités
de financement par l'intervention d'un agent spécifique, l'intermédiaire financier, dont le rôle

28
Krugman, L. Croissance, échange et monnaie en économie internationale, édition Dunod, Paris, 1985, p.38.
P a g e | 34

consiste à collecter l'épargne des prêteurs ultimes par émission des titres indirects en vue de
financer les emprunteurs ultimes par acquisition des titres primaires.

3.1. Théorie approfondie de l’intermédiation financière (Approche macroéconomique)

La mise en évidence théorique de l'intermédiation financière s'est faite, à la fin des


années cinquante à partir de l'étude d'une économie de marchés financiers. Les travaux de
pionniers de R.W. Gold Smith2 en 1955 et de J.G. Gurley et E.S. Shaw en 1955 et 1956 font
ressortir la montée de l'institutionnalisation du processus de l'intermédiation financière dans
l'économie américaine.

3.1.1. Approche de Gurley et Shaw

Les deux auteurs ont contribué à l’élaboration de la théorie de l’intermédiation


financière, de ce fait, leur travail consisté à développer une théorie de la finance qui inclut la
théorie monétaire et une théorie des institutions financières qui comprend les théories de la
banque. « L’intermédiation financière consiste en l’achat de titres primaires aux emprunteurs
ultimes et l’émission d’une dette indirecte par les préteurs ultimes ».

A. Agents économiques du modèle

Ils distinguent entre deux types : Agent financier (AF) et Agent non financier
(ANF). Le critère de distinction, est la nature du titre acquis, soit titre primaire ou titre
secondaire. Les titres primaires ce sont les titres émis ou achetés par les agents non financiers.
Ils sont représentés par : les actions, les obligations, les emprunts par crédits. Quant aux titres
secondaires ce sont ceux émis par les intermédiaires financiers, afin de collecter l’épargne tels
les livrets d’épargne. En se basant sur ce critère de distinction, les deux auteurs distinguent deux
principales catégories d’agents29 :

 Les agents financiers, représentés, essentiellement, par les institutions financières ou les
intermédiaires financiers qui émettent, essentiellement, des titres de la dette secondaire
drainée de l’épargne ;
 Les agents non financiers qui dépensent de l’argent pour financer les besoins de
consommation et d’investissement. Cette dernière catégorie se subdivise en trois types
d’agents à savoir : les agents ayant des dépenses équivalentes à leurs revenus, les agents
dépensent moins que leurs revenus, dégageant ainsi des excédents d’où l’appellation à

29
Arnaboldi, F et Claeys S. Internet Banking in Europe: a comparative analysis, Research Institute of Applied
Economics, in Working Papers, 2008, p.8.
P a g e | 35

excédents de financement et ils sont structurellement des préteurs. Les agents qui ont
des dépenses supérieures à leurs revenus appelés : agents à déficit de paiement. Ils sont,
alors, structurellement des emprunteurs, émettant des titres de la dette primaire.

B. Distinction entre le financement primaire ou direct, et le financement secondaire ou indirect

Ces deux auteurs sont à l’origine de la distinction de deux formes d’intermédiation


financière : la finance directe et la finance indirecte. La première suppose la confrontation des
offreurs et des demandeurs de capitaux sans intermédiaires financiers, la seconde suppose
l’existence d’un intermédiaire financier qui sert à mettre à la disposition des agents non
financiers les fonds nécessaires au financement de leurs activités et à collecter davantage de
capitaux des épargnants pour assurer la continuité du processus de financement. Selon ces deux
auteurs, cette distinction constitue le fondement de base de la théorie d’intermédiation
financière.

 Le financement primaire ou direct (Les techniques distributives) C’est un mode de


financement qui consiste à transmettre les capacités de financement des agents
excédentaires vers les agents déficitaires. Ce processus se réalise par l’achat de titres de
la dette primaire (actions, obligations,) par les agents non financiers ayant des capacités
de financement. Mais, il faut souligner que ces dettes peuvent être également achetées
par des intermédiaires financiers30 ;

 Le financement secondaire ou indirect (Les techniques d’intermédiation) C’est un mode


de financement dans lequel un intermédiaire financier intervient entre les agents non
financiers à capacité de financement et ceux à besoin de financement. Gurley et Shaw
ont attribué aux intermédiaires financiers une fonction principale, à savoir : « Acheter
des titres primaires aux emprunteurs ultimes et émettre de la dette indirecte pour les
portefeuilles des préteurs ultimes ».

Gurley et Shaw n’opèrent pas une distinction entre l’intermédiation financière bancaire et celle
non bancaire. Du fait, que lorsque les banques délivrent de la monnaie, qui est considérée
comme un actif spécifique, ne les rend pas spécifiques. Ils préconisent, alors, une unicité des
intermédiaires financiers, du fait, qu’ils ont la même fonction, qui est l’achat de dettes primaires
et l’émission de dettes secondaires. Ils rejettent, ainsi, l’idée de la spécificité des intermédiaires

30
Alghusin N.S.A. et al. The relationship between e-banking services and profitability. Jordanian Bank as a case,
in International Journal of Economics and Finance; Vol. 9, No. 5; 2017.
P a g e | 36

financiers. Gurley et Shaw ont sans doute présenté l'expression théorique la plus synthétique de
l'intermédiation et leur cadre conceptuel demeure actuel, mais celui-ci a été critiqué.

3.2.2. Approche microéconomique de l’intermédiation financière

La théorie financière a été développée au départ dans un contexte de marché parfait,


qui suppose en particulier l’absence de coûts de transaction, et des asymétries d’information et
la parfaite divisibilité des actifs. Dans ce contexte, il n’y a aucun motif pour justifier les activités
d’un intermédiaire. Ce n’est qu’à partir des années 1960 que de nombreuses théories
microéconomiques des intermédiaires financiers sont apparue. Ces théories avancé le rôle des
intermédiaires financiers en tant qu’unité économique dans la réduction des imperfections de
marché.

A. Réduction des coûts de transaction

Les agents économiques à excédent de financement désirent placer leur épargne, et


ceux à besoin de financement désirent collecter des capitaux, qui va leurs permettre de financer
leurs besoins, ces deux opérations de placement ou de collecte nécessite des coûts, ces coûts
sont appelés « couts de transaction ». Or, ces coûts de transaction ne sont pas pris en
considération dans les théories classiques, car les économistes classiques considèrent que la
firme à une fonction de production sans mécanisme de coordination interne, c’est à dire sans la
prise en considération des coûts liés aux transactions.

B. Intermédiation financière réduit l'asymétrie de l'information

Par avant, le modèle néoclassique considère que le transfert des ressources entre
agents économiques dépend uniquement et directement du mécanisme des prix. En d’autres
termes les prix représentent une information parfaite, qui est partagé de la même façon par tous
les agents économiques. Ce n’est qu’à partir des années 1960, que des théories sont apparu,
remettant en cause l’hypothèse de l’information parfaite présenté par les néo classiques. Les
premiers fondateurs de la théorie de l’information imparfaite sont : AKERLOF (1970) sur une
base d’étude de marché Américain des voitures d’occasion et ARROW (1963-1971) sur le
marché des assurances. Ils présentent tous les deux une théorie basée sur l’inégalité de
l’information partagé par les agents économiques sur le marché, donc il y a une existence
d’information imparfaite sur le marché, ce que conduit à la défaillance des marchés. En outre,
l’asymétrie d’information peut se présenter comme suite : elle renvoie au fait qu’il y a une partie
qui dispose de plus d’informations que l’autre partie, lors d’une transaction quelconque entre
vendeur et acheteur. Les asymétries d’information sont liées à des situations de conflit ou de
P a g e | 37

divergence d’intérêt, elles apparaissent lorsque certains agents dissimulent des informations
qu’ils sont les seules à connaitre dans l’objectif de maximiser leurs espérances de gain. Donc
l’asymétrie d’information est fondée sur les comportements des agents économiques eux même,
il s’agit d’opportunisme et de rationalité limité.

C. Intermédiation financière et la fourniture de liquidité

Dans un système où règne le marché et l’absence de banques, la fourniture de


liquidité ne peut être assurée en raison de l’absence total de l’information privée sûre et
qu’aucun contrat n’est mis en place entre le préteur et l’emprunteur. Ainsi, l’intervention de la
banque et sa relation directe avec l’épargnant par le biais de contrats peut achever le problème
de sa liquidité (épargnant).

Dans un marché qui se caractérise par l’incertitude, les agents économiques ont
besoin de posséder des actifs liquides qui doivent avoir deux caractéristiques essentielles : d’une
part, leur valeur doit être stable et sûre, et d’autre part, ces actifs doivent être aussitôt disponibles
pour les échangés contre des biens, des services et des titres. Ainsi, la monnaie constitue le seul
actif qui détient ces deux caractéristiques. Selon la nature de leurs fonctions, les banques créent
la monnaie en réalisant l’assurance de liquidité. Les banques sont les seuls intermédiaires
financiers qui aient la possibilité de transformer leur dette en moyens de paiement généralement
acceptés dans les échanges.

L’activité d’intermédiaire financier produit de la crédibilité. La notoriété d’un agent


économique peut ne pas être suffisante pour lui permettre de lever des fonds directement auprès
des prêteurs. La banque, dont c’est le métier et la spécialité, peut suppléer le manque de
notoriété par un travail spécifique d’analyse de solvabilité. Elle peut même aller au-devant de
l’emprunteur et découvrir des opportunités de prêts que l’auto-analyse fondée sur la seule
notoriété-en quelque sorte latente et passive – aurait été impuissante à révéler

D. Intermédiation financière et la gestion des risques

Face à la monté excessive des nouvelles technologies d’information et de


communication (NTIC), les marchés ont peu réduit d’une certaine manière les problèmes
d’asymétrie d’information et des coûts de transactions, face à cette situation le rôle des banques
est remis en cause, les banques ne sont plus sollicitées pour leurs fonctions de réducteurs
d’asymétrie d’information et des coûts de transactions, dans une circonstance où les NTIC se
développe davantage. Mais elles sont sollicitées pour leurs capacités à gérés les risques.
P a g e | 38

Cette approche a été développée par GURLEY et SHAW qui ont montré comment
l’intermédiation financière est une activité qui produit de la sécurité et de la liquidité. L’activité
d’intermédiaire financier produit de la sécurité par la mutualisation des risques. D’une part, il
est moins risqué pour un épargnant d’être créancier d’un intermédiaire financier possédant une
multitude de débiteurs (et pouvant compenser ainsi l’insolvabilité de quelques-uns d’entre eux
par la solvabilité de tous) que d’être directement créancier d’un nombre forcément restreint de
débiteurs. D’autre part, en regroupant des actifs financiers à risques indépendants,
l’intermédiaire peut réduire le risque par unité d’actif financier.
P a g e | 39

EXEMPLE D’UN CHAPITRE SUR LES ANALYSES


P a g e | 40

CHAPITRE III. ANALYSE EMPIRIQUE ET DISCUSSIONS DES RESULTATS


Pour atteindre notre objectif ou apporter des éléments de réponse à notre question
de recherche et nos hypothèses, nous avons privilégié l’approche économétrique, en faisant
recours à la modélisation Vectorielle Autorégressive (VAR). Cette dernière permet de
déterminer le sens de causalité entre les variables sous étude et de saisir les impacts des unes
sur les autres, à travers les fonctions de réponse impulsionnelle.

C’est pourquoi le présent chapitre qui se fixe la tâche comporte trois sections ; la
première section s’intéresse à la présentation de la méthode économétrique d’estimation, la
deuxième se focalise plutôt à présenter les différentes variables du modèle et les données sous
étude et enfin la troisième section abordera l’estimation et l’interprétation des résultats.

3.1. Méthode économétrique d’estimation : VAR (vecteur autorégressif)

Les modèles VAR permettent d'analyser les effets d'une politique économique en
général et de la politique fiscale en particulier (impacts de chacune des variables sur les autres)
à travers principalement deux outils :

- L’analyse des fonctions de réponse impulsionnelle, permettant de mesurer l'impact d'un


choc sur les variables. Elles permettront également de cerner les délais de réactions de
chaque variable à la suite d'un choc sur les autres variables ;

- La décomposition de la variance de l'erreur de prévision de chaque variable par les


autres variables du modèle. Cette approche sera utile pour quantifier les interactions
entre les différentes variables.

Ainsi, le modèle VAR relie les variables en se basant sur l’évolution des données
elles-mêmes. Les variables dudit modèle sont agencées dans un vecteur autorégressif d’un ordre
donné, mettant les dites variables dans un cadre relationnel à cause du caractère de ses
différentes parties aléatoires.

La modèle VAR est utilisé dans le cadre de l’analyse des impacts et de causalité.
La particularité majeure de ce type de modélisation est que toutes les variables du modèle sont
endogènes et les erreurs de chaque équation sont corrélées. Le modèle VAR a retenu notre
attention, par ce qu’il est largement utilisé lors des analyses empiriques des effets de la politique
économique en général et de la politique fiscale en particulier. Il nous permettra de mesurer la
direction, l’ampleur, et la durée avec lesquelles l’intermédiation financière à un impact sur la
profitabilité des banques commerciales congolaises.
P a g e | 41

La modélisation VAR n’échappe pas aux critiques. Néanmoins, ses qualités en


rendent l’utilisation pertinente, notamment pour les économies en développement.

Pour ce faire, un groupe de variables aléatoires temporelles est généré par un


modèle VAR si chacune de ses variables est une fonction linéaire de ses propres valeurs passées
et des valeurs passées des autres variables du groupe, à laquelle s'ajoute un choc aléatoire de
type bruit blanc (ERIC, D. 2004, p.208).

3.1.1. Spécification du modèle

La forme réduite du var peut s’écrire comme suit :

𝐘𝐭 = 𝐀 𝟎 + 𝐀 𝟏 𝐘𝐭−𝟏+𝐀 𝐩 𝐘𝐭−𝐩 +νt, avec 𝑌𝑡 qui représente le vecteur des variables


endogènes, 𝑌𝑡−𝑛 celui des variables endogènes décalées et νt le vecteur des erreurs qui sont
normalement distribuées. Ainsi nous avons retenu l’ordre suivant pour la forme réduite du
VAR(P).

𝒂𝟎𝟏 𝒂𝟏 𝒂𝟏 … 𝒂𝟏 𝒂𝟏𝟏𝟏 𝒂𝟏𝟏𝟐 … 𝒂𝟏𝟏𝟓 𝒀


𝒀𝟏,𝒕 𝟎 𝟏𝟏 𝟏𝟐 𝟏𝟓 𝒀𝟏,𝒕−𝟏 𝒗𝟏,𝒕
[𝒀𝟐,𝒕 ]= 𝒂𝟐 +[ 𝒂𝟏 𝒂𝟏 … 𝒂𝟏 ]+[𝒀𝟐,𝒕−𝟏 ]+[ 𝒂𝟏 𝒂𝟏 … 𝒂𝟏 ] [𝒀𝟏,𝒕−𝟐
𝟐𝟏 𝟐𝟐 𝟐𝟓 𝟐𝟏 𝟐𝟐 𝟐𝟓 𝟐,𝒕−𝟐 ]+[𝒗𝟐,𝒕 ]
.. .. .. ..
. ⋮ 𝟏 𝟏 𝟏 . 𝟏 𝟏 𝟏 . .
𝒀𝟓,𝒕 [𝒂 ] 𝟎 𝒂 𝒂
𝟓𝟏 𝟓𝟐 … 𝒂𝟓𝟓 𝒀𝟓,𝒕−𝟏 𝒂 𝒂
𝟓𝟏 𝟓𝟐 … 𝒂 𝟓𝟓 𝒀𝟓,𝒕−𝟐 𝒗 𝟓,𝒕
𝟓

Où : 𝐃𝐏𝐁𝐓𝐭 =[𝐃𝐑𝐎𝐒𝐭 , 𝐃𝐂𝐑𝐋𝐭 , 𝐃𝐃𝐂𝐀𝐃𝐭 , 𝐃𝐈𝐍𝐅𝐋𝐭 , 𝛎𝐭 𝛎𝐭 ]

𝐴0 : représente le vecteur de constance avec comme dimension (k, 1)


𝐴𝑖𝑗 : sont des coefficients des paramètres à estimer
νt : c’est le terme de l’erreur
3.2. Les variables et données de l’étude

Deux sous-points feront l’objet de ce point, en premier lieu il sera question de la


présentation des variables clefs de l’étude et en deuxième lieu l’analyse des données.

3.2.1. Présentation des variables

[Link]. Profitabilité

La profitabilité d’une banque fait référence à sa capacité à générer des gains et


profits financiers. Elle peut être mesuré à l’aide de divers ratios tels que le rendement des fonds
propres, le ratio d’exploitation, etc. Mathématiquement est égale : (Résultat net /CA).
P a g e | 42

Graphique 1. Evolution sur la profitabilité

250

200

150

100

50

0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
-50

-100

-150

Source : Auteur sur base des données de SOFIBANK


Commentaire : Il ressort du tableau ci-haut, la profitabilité de Sofibank a évolué d’une manière
baissière avec un pic en 2021 et un ralentissement entre 2022 et 2023.

[Link]. Crédits à décaissement


Les crédits à décaissement d’une banque représentent les prêts accordés par la
banque à ses clients et qui sont versés en une seule fois.

Dans le cadre de l’octroi de crédits aux clients, ils représentent le coût des
ressources que la banque doit mobiliser pour financer les prêts accordés à ses clients. En
d’autres termes, les crédits à décaissements mesurent l’efficacité financière des banques dans
l’allocation de leurs ressources pour générer un revenu grâce à l’intermédiation financière. Ces
crédits peuvent être accordés sous forme de prêts à la consommation, prêts hypothécaires, etc.

Graphique 2. Evolution des crédits à décaissement de SOFIBANK

800000000
700000000
600000000
500000000
400000000
300000000
200000000
100000000
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023

Source : Auteur sur base des données de SOFIBANK


P a g e | 43

Commentaire : les crédits à décaissement de SOFIBANK ont évolué avec une tendance
haussière avec un pic en 2023 et un creux en 2016 sauf en 2022 ou il y a eu un ralentissement
des crédits à décaissements ce qui justifie le ralentissement de l’activité de la banque. Les
crédits à décaissements peuvent avoir un impact positif sur l’intermédiation financière des
banques en stimulant l’activité économique et en augmentant les revenus issus des intérêts
générés. Cependant, ils peuvent également augmenter le risque de défaut si les emprunteurs ne
parviennent pas à rembourser leurs crédits. Ainsi l’intermédiation financière des banques se
réfère à leur rôle de collecte de dépôts et d’octroi de crédits pour financer l’activité économique.

[Link]. Ratio de solvabilité

Le ratio de solvabilité d’une banque est un indicateur financier qui mesure la


capacité de la banque à faire face à ses obligations financières à long terme. Il représente le
rapport entre les fonds propres de la banque et ses engagements. Il permet d’évaluer la solidité
financière de la banque et sa capacité à absorber les pertes éventuelles.

Graphique 3. Evolution du ratio de solvabilité de SOFIBANK

30 27,42

25 23,3

19,9
20

14,83 15
15 14 13,9

10
10

0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023

Source : Auteur sur base des données de SOFIBANK

Commentaire : Il y a une stabilisation de R.O.S entre 2016 à 2023 qui se justifie par le niveau
élevé des dépôts et des clients accordés par la banque et aussi une augmentation des capitaux
permanents due par l'accroissement des dépôts par rapport aux fonds propres de la banque, ce
ratio détermine la capacité à faire face aux éventuels risques liés à ses activités. L'instruction n°
14 de la Banque Centrale du Congo stipule que les banques sont tenues, dans la gestion de leurs
ressources, de respecter un rapport de 10% minimum entre les fonds propres prudentiels et le
total des risques. La variation moyenne est de 17,29 %. La banque a maintenu ce ratio dans les
normes fixées par cette instruction.
P a g e | 44

[Link]. Inflation

L'inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une
augmentation générale et durable des prix. Elle correspond à une augmentation générale des
prix des biens et services dans une économie.

L’inflation peut affecter la profitabilité des banques de plusieurs manières. Tout


d’abord, une inflation élevée peut augmenter les coûts de fonctionnement des banques en
générant des augmentations des taux d’intérêt, ce qui peut réduire leur marge nette d’intérêt.
De plus, une inflation élevée peut également diminuer le pouvoir d’achat des consommateurs,
ce qui peut entrainer une baisse de la demande de prêts et d’autres produits financiers, ce qui
peut affecter les revenus des banques.

L’inflation peut également avoir des effets sur l’intermédiation financière des
banques. Une inflation élevée peut conduire à une hausse des taux d’intérêt, ce qui peut
entrainer une réduction de la demande de prêts et d’autres produits financiers, ce qui peut
affecter la capacité des banques à intermédier les ressources financières entre les emprunteurs
et les prêteurs. De plus, une inflation élevée peut également affecter la stabilité financière et la
confiance des investisseurs, ce qui peut avoir des répercussions sur l’activité d’intermédiation
financière des banques.

Graphique 4. Evolution du taux d’inflation

60
51,7
50
39,9
40 35,1
28,4
30 25,5
21,8
20
10,5
10 6,8

0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023

Source : Banque Centrale du Congo


Commentaire : Il ressort du graphique ci-haut, le taux d’inflation a évolué d’une manière
exponentielle avec un pic en 2021. Ce taux a connu un ralentissement au cours des années entre
2022 et 2023.

[Link]. Ratio de ratio de liquidité


P a g e | 45

Le ratio de liquidité d’une banque est un indicateur qui mesure la capacité de la


banque à faire face à ses obligations financières à court terme. Il représente le rapport entre les
actifs liquides de la banque et ses passifs à court terme. Il permet d’évaluer si la banque dispose
suffisamment d’actifs liquides pour répondre à ses besoins de liquidités immédiats.

Un ratio de liquidité élevé peut également avoir un impact sur la profitabilité d’une
banque car il réduit le risque de défaut et renforce la confiance des déposants.

Graphique 5. Evolution de ratio de ratio de liquidité de SOFIBANK

140 125,5
116,9 117,6 122
120 111
101,4 105,6
100
100

80

60

40

20

0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023

Source : Auteur sur base des données de Sofibank


Commentaire : Le ratio de liquidité est traduit par rapport à l'actif réalisable sur le passif
exigible, la banque a ainsi gardé une bonne situation toujours en croissance ce qui traduit
l'équilibre de sa trésorerie. La moyenne est de 112,5%. La politique de la banque est d'être très
liquide afin d'être capable de faire face à toute demande de liquidité de la part des clients. De
plus, la SOFIBANK maintient en permanence un ratio de liquidité à court terme total, en
monnaie locale et en monnaie étrangère supérieur à 100 % suivant l'instruction n°14 de la
Banque Centrale du Congo.

3.2.2. Analyse des caractéristiques des statistiques descriptives et correlation

[Link]. Analyse des caractéristiques des statistiques descriptives

Cette analyse sert à obtenir les mesures de tendance centrale de chaque variable et
l’allure de la distribution de chacune d’elles (tableau n°8).
P a g e | 46

Tableau 1. Elément des statistiques descriptives

Variable Obs Mean Std. Dev. Min Max

PBT 8 14.50237 90.87926 -105.8353 219.7587


ROS 8 17.29375 5.760766 10.00000 27.42000
RL 8 112.5000 9.516452 100.0000 125.5000
CAD 8 4.54E+08 1.84E+08 2.03E+08 7.31E+08
INFL 8 27.46250 14.88978 6.800000 6.800000
Source : l’auteur sur Eviews
Légende : PBT : La profitabilité ; ROS : Ratio de solvabilité ; RL : Ratio de liquidité ; CAD :
Crédits à décaissements ; INFL : Inflation.

Cette analyse des caractéristiques des statistiques descriptives nous permet de dégager le
mouvement d’ensemble de chacune des variables sur le long terme indépendamment des
variations de petites échelles.

- La profitabilité (𝑷𝑩𝑻) a connu une moyenne de 14.50% , et est fortement dispersé


autour de cette moyenne ;
- Le ratio de solvabilité (𝑹𝑶𝑺) a connu une moyenne de 17.29%, ; après avoir atteint un
maximum de 27.42% ; d’où la banque a maintenu ce ratio dans les normes fixées par
l’instruction de la Banque Centrale du Congo ; il a été fortement dispersé au tour de sa
moyenne;
- Le ratio de liquidité (𝑹𝑳) a représenté en moyenne de 112.50% de la profitabilité sur
la période de 2015 à 2022 ; et a été fortement dispersé autour de cette moyenne pendant
la période considérée ; De plus, la SOFIBANK maintient en permanence un ratio de
liquidité à court terme total, en monnaie locale et en monnaie étrangère supérieur à 100
% suivant l'instruction n°14 de la Banque Centrale du Congo ;
- Les crédits à décaissements (𝑪𝑨𝑫) a représenté en moyenne de 4.540 Million de dollars
de la profitabilité sur la période de 2015 à 2022 ; et a été faiblement dispersé autour de
cette moyenne ; ce qui justifie l’augmentation de collecte de dépôts et d’octroi de
crédits dans la période considérée pour financer l’activité économique
- L’Inflation (𝑰𝑵𝑭𝑳) a représenté une moyenne de 27.46% , et est fortement dispersé
autour de cette moyenne.
P a g e | 47

[Link]. Analyse de la correlation

Il a ensuite été procédé à une analyse de corrélation en vue de découvrir la force de


liaison ou le degré d’association entre les variables sous étude, à l’aide de la matrice de
corrélation obtenue grâce à un logiciel d’analyse des données statistiques Excel. La science
économique considère que lorsque deux phénomènes connaissent une évolution commune, on
dit qu’ils sont faiblement ou fortement corrélés.

Ce tableau forme une matrice triangulaire symétrique et reprend chacune des


variables dans les colonnes et les lignes. Il reproduit ainsi deux fois les mêmes résultats, dans
les deux triangles situés au-dessus et en dessous de la diagonale principale composée des
chiffres 1, où sont confrontées des variables identiques.

Tableau 2. Matrice de corrélation

Variables PBT ROS RL CAD INFL

PBT 1
ROS 0.7045 1
RL 0.3048 0.4995 1
CAD 0.2746 0.0863 0.6036 1
INFL 0.5828 0.4748 0.5230 0.1320 1
Source : l’auteur sur Eviews
La matrice de corrélation ci-dessus montre qu’il existe une forte relation directe entre la
profitabilité et le ratio de solvabilité de (70,45%). De même pour l’inflation et la profitabilité
qui est de l’ordre de (58,28%). Par contre il y a une relation direct mais faible de (30,48%) entre
la profitabilité et le ratio de liquidité. Ainsi pour les crédits à décaissements et la profitabilité il
y une relation positive mais faible qui est de (27,46%). Concernant les crédits à décaissements
et la solvabilité il existe une relation positive mais très faible de l’ordre de (8,63%).

3.3. Estimation VAR

L’estimation du Vecteur Auto-Régressif suit cinq étapes que voici :

- l’analyse de la stationnarité des variables ;


- le test de causalité de Granger ;
- la détermination du lag optimal ;
- l’estimation proprement dite du var et
 l’analyse dynamique du var (les réponses impulsionnelles et la décomposition de la
variance).
P a g e | 48

3.3.1. L’analyse de la stationnarité des variables

Dans une première étape, un modèle VAR est construit à partir des variables
stationnarisées, en tenant compte du nombre de retard optimal (il s'agit de c e l u i qui minimise
les critères d'information d'Akaike et de Schwarz). Pour vérifier la stationnarité de nos séries,
étape indispensable et conditionnelle à l’étude des séries temporelles ou à l’estimation du VAR,
nous nous sommes servis du test de Dickey-Fuller Augmenté (ADF), sous l’hypothèse que les
séries sont affectées d’une tendance linéaire et que les erreurs sont auto corrélées (le test portant
sur des modèles autorégressifs).

Le test de racine unitaire de Dickey-Fuller dont les résultats sont consignés dans
le tableau (10) ci-dessous nous permet de confirmer la stationnarité de la série ou de la série
différenciée si la statistique ADF(négative) en valeur absolue est supérieure aux valeurs
critiques de Mackinnon (VCM) en valeur absolue, ou la non stationnarité dans le cas contraire.
Ce test est effectué à l’aide du logiciel Eviews 10.

Tableau 3. synthèse des résultats du test stationnarité31


Variables Trend Dérive Test ADF initial Test ADF stat. Décisi Ordre
on d’intégration

ADF VCM ADF VCM


(5%) (5%) (5%) (5%)

PBT NS NS (-2.4587) (-2.8928) (-6.5264) (-2.8967) DS I(1)


ROS NS NS (-2.5588) (-2.8928) (-6.5556) (-2.8925) DS I(1)
RL NS NS (-1.7882) (-2.8928) (-3.3068) (-2.8928) DS I(1)
CAD NS NS ( 0.2265) (-2.8928) (-10.7216) (-2.8932) DS I(2)
INFL NS NS (-0.9515) (-2.8928) (-3.2778) (-2.8928) DS I(1)
Source : L’auteur sur base du test de stationnarité sur le logiciel Eviews10, annexe.

Toutes les variables deviennent stationnaires après la première différence sauf les crédits à
décaissements (CAD), ce qui prouve que nos variables sont cointégrées, donc un choc subit par
l’une des variables se répercute automatiquement aux autres variables.

4.3.2. Détermination du lag optimal

31
Pour information Trend = tendance, Dérive = constante, s= significatif, ns= non significatif, TS=stationnarité
du type déterministe (trend stationary), DS= stationnarité du type stochastique ou aléatoire (differency stationary),
D= différence, W= extraction du trend.
P a g e | 49

L’estimation d’un modèle VAR demande que l’on choisisse la longueur de retards
dans les équations du modèle. Des choix alternatifs donneront des séries d’innovations
différentes et probablement provoqueront une différence dans la décomposition des variances
et la fonction des réponses impulsionnelles.

Pour déterminer le nombre de retards p, nous allons utiliser les critères d’Akaike et
de Schwartz pour des décalages h allant de 1 à 6. On retient le retard p qui minimise ces critères.
L’ordre 6 est fixé par parcimonie, se référant au décalage qui minimise les critères AKAIKE
(AIC), SCHWARZ (SC) et HANNAN-QUINN (HQ) comme suit :

Tableau 4. Choix du lag optimal


Lag LogL LR FPE AIC SC HQ

0 -2575.031 NA 8.60e+17 55.48455 55.62071 55.53953


1 -1909.037 1246.053* 8.87e+11* 41.69973* 42.51670* 42.02960*
Source : L’auteur sur base du logiciel Eviews10
Dans le cas de ce travail, le retard optimal est de 1. Car deux critères AIC et HQ sont minimisés
au 1ème décalage. Le modèle a estimé est à 1 décalage. De plus, économiquement il est plus
facile d’interpréter un VAR dont le décalage optimal est 1 (soit un trimestre) que celui qui ayant
un décalage plus élevé (KINTAMBU, M. 2004, p.237). Ce qui nous amène à retenir un
processus VAR (1).

4.3.3. Analyse de la causalité au sens de Granger

Au sens de Granger (1969), une variable X cause une autre variable Y, s’il est
mieux de prévoir Y par la connaissance de l’information passée sur X plutôt que Y. Autant dire
que le passé de X améliore la prévision de Y que ne le ferai le passé de cette dernière (Y). A
l’issu de l’étude de causalité reprise en (annexe), on trouve que :

- Le ratio de solvabilité au sein de SOFIBANK cause les crédits à décaissements au sens


de Granger au seuil de 10% mesuré par l’intermédiation financière ; ce qui veut dire
qu’un bon ratio de solvabilité peut inciter les banques à accorder davantage de crédits,
car elles sont mieux en mesure de faire face aux risques associés à ces prêts ;
- L’inflation cause le ratio de solvabilité de SOFIBANK au sens de Granger au seuil de
5% mesuré par sa profitabilité. C’est-à-dire en cas d’inflation élevé, les coûts des
banques augmentent, ce qui pourrait augmenter leur niveau de risque et affecter leur
profitabilité. Cela pourrait entrainer une diminution du ratio de solvabilité des banques ;
P a g e | 50

- Le ratio de liquidité cause les crédits à décaissements de SOFIBANK au sens de Granger


au seuil de 5% mesuré par l’intermédiation financière.

Figure 1 Relation de Causalité entre variables

0,06
ROS
CAD

INFL RL

Source : L’auteur sur base du test de causalité de Granger


4.3.4. Estimation des équations du VAR (1)

Cette étude estime à partir de modèles économétriques de type VAR la relation


entre la gouvernance, la corruption et les recettes fiscales. Les modèles VAR permettront d e
mesurer les i n t e r a c t i o n s e n t r e ces variables.

Au préalable, une étude de causalité permettra de mettre en évidence les liens entre
la profitabilité, ratio de solvabilité, ratio de liquidité, crédits à décaissements et l’inflation. La
transmission des chocs entre les cinq variables des banques congolaises particulièrement de
SOFIBANK de 2016m1 à 2023m12 se présentent dans le traitement économétrique suivant en
vue de capter l’ampleur des chocs réciproques. A partir des résultats de la modélisation
VAR(p).32

Tableau 5. Résultats de l’estimation


Var. endogènes/exogènes DPBT DROS DRL DDCAD DINFL
DPBT(-1) 0.247548 0.000552 -0.000989 -121848.5 -0.008424
[ 1.47948] [ 0.05455] [-0.10430] [-0.96670] [-0.67920]
DROS(-1) 0.980862 0.472511 -0.174012 2074112. -0.845359
[ 0.20153] [ 1.60611] [-0.63080] [ 0.56572] [-2.34336]
DRL(-1) 1.552347 0.109522 0.847851 -4224592. 0.465613
[ 0.39373] [ 0.45954] [ 3.79401] [-1.42238] [ 1.59326]

32
Les valeurs entre crochets correspondent aux valeurs du test de STUDENT des coefficients de régression. De
plus pour chaque cas, la Valeur de R² obtenue indique la qualité pertinente de l’ajustement.
P a g e | 51
DDCAD(-1) -1.92E-07 -1.51E-08 -1.99E-08 -0.294085 -7.34E-09
[-1.39611] [-1.82141] [-2.55036] [-2.83768] [-0.71968]
DINFL(-1) -0.273879 -0.143275 -0.124727 -1304056. 0.862023
[-0.14273] [-1.23525] [-1.14682] [-0.90216] [ 6.06090]
C 0.322974 -0.017009 0.065909 1811770. -0.187506
[ 0.10784] [-0.09396] [ 0.38828] [ 0.80308] [-0.84470]
R-squared 0.099526 0.178519 0.331800 0.319941 0.348699
Taille de l’échantillon (n) 96 96 96 96 96
Source : L’auteur, sur base des estimations sur le logiciel Eviews
Au regard de ces résultats, nous constatons que :
- Les activités d’intermédiation financière au sein de SOFIBANK sont affectées par les
contraintes réglementaires et économiques du système bancaire congolais ;
- Les compétences et la gestion du risque de Sofibank par les indicateurs tels que le ratio
de liquidité, de solvabilité, les crédits à décaissements et l’inflation sont les facteurs clés
pour optimiser l’impact de l’intermédiation financière sur leur profitabilité.

3.3.5. Décomposition de la variance

Les fonctions de réponses impulsionnelles se concentrent sur les effets finals


globaux d'une variable endogène sur une autre. En revanche, l'erreur de prévision de la
décomposition des variances d'une variable permet de savoir quelles forces associées avec une
variable ont des influences majeures sur l'évolution d'une autre variable.

En d'autres termes, la décomposition de variance permet de savoir laquelle des variables produit
le plus d'impact sur les autres. Cette technique nous permettra de mieux cerner l’impact des
chocs de la variable retenue la profitabilité (PBT) à nos variables à nos variables, notamment
ratio de solvabilité, ratio de liquidité, crédits à décaissements et l’inflation.

Tableau 6. Décomposition de la profitabilité

Période S.E. DPBT DROS DRL DDCAD DINFL


1 27.46466 100.0000 0.000000 0.000000 0.000000 0.000000
2 28.31597 99.70773 0.048182 0.216227 0.027853 3.65E-06
3 28.74709 99.00703 0.502030 0.461278 0.029652 1.06E-05
4 28.82620 98.70156 0.619766 0.641840 0.036801 3.11E-05
5 28.89556 98.35017 0.702313 0.905708 0.041744 6.00E-05
6 28.93484 98.11433 0.737144 1.100770 0.047657 9.70E-05
7 28.96506 97.92833 0.759512 1.258692 0.053324 0.000140
8 28.98601 97.79603 0.772779 1.371828 0.059173 0.000187
9 29.00130 97.69899 0.781802 1.453972 0.064999 0.000237
10 29.01227 97.62898 0.787895 1.511983 0.070850 0.000291
Source : L’auteur sur base du logiciel Eviews10

Nous pouvons constater à travers ce tableau qu’en moyenne, pour un horizon de 10 mois,
98,13% des fluctuations ou variations de la profitabilité est expliquée par ses propres chocs ;
P a g e | 52

0,64% par les chocs du ratio de solvabilité, 1,11% par le ratio de liquidité, 0,43% par les crédits
à décaissements et 1,02 % par les chocs de l’inflation.

Tableau 7. Décomposition du ratio de solvabilité

Période S.E. DPBT DROS DRL DDCAD DINFL


1 1.660176 57.70522 42.29478 0.000000 0.000000 0.000000
2 1.724063 56.63214 43.24771 0.000747 0.119134 0.000269
3 1.774390 55.91481 42.63505 1.279569 0.169890 0.000680
4 1.790450 55.25628 42.29272 2.200769 0.248997 0.001232
5 1.804228 54.63610 41.88830 3.155464 0.318293 0.001840
6 1.813049 54.17999 41.59381 3.832278 0.391429 0.002497
7 1.819732 53.83097 41.36223 4.340756 0.462861 0.003183
8 1.824532 53.57475 41.19130 4.695488 0.534569 0.003893
9 1.828116 53.38273 41.06202 4.944946 0.605689 0.004620
10 1.830804 53.23767 40.96365 5.116887 0.676433 0.005361
Source : L’auteur sur base du logiciel Eviews10

De l’observation de ce tableau, nous constatons qu’en moyenne, pour un horizon de 10 mois ;


54,09% de ratio de solvabilité expliqué par la profitabilité ; 41,09% par ses chocs, 4,35% par le
ratio de liquidité, 0,47% par les crédits à décaissements, et 0,003% par les chocs d’inflation.

Tableau 8. Décomposition du ratio du ratio de liquidité

Période S.E. DPBT DROS DRL DDCAD DINFL


1 1.556689 48.21220 35.65286 16.13494 0.000000 0.000000
2 1.647001 44.70201 35.44704 19.68748 0.163243 0.000224
3 1.767213 41.46946 33.21841 25.10315 0.208458 0.000523
4 1.824947 39.37167 31.93958 28.39865 0.289153 0.000946
5 1.871193 37.85684 30.92306 30.86337 0.355308 0.001423
6 1.901651 36.83869 30.24692 32.48555 0.426874 0.001963
7 1.923777 36.12830 29.76770 33.60429 0.497157 0.002549
8 1.939305 35.63436 29.43475 34.35886 0.568856 0.003180
9 1.950474 35.28478 29.19815 34.87233 0.640880 0.003847
10 1.958503 35.03488 29.02868 35.21846 0.713425 0.004546
Source : L’auteur sur base du logiciel Eviews10

De l’observation de ce tableau, nous constatons qu’en moyenne, pour un horizon de 10 mois ;


33,67% de ratio de liquidité est expliqué par la profitabilité ; 31,09% par de ratio de solvabilité ;
27,09% par ses chocs, 0,46% par les crédits à décaissements, et 0,001% par les chocs
d’inflation.

Tableau 9. Décomposition des crédits à décaissements

Période S.E. DPBT DROS DRL DDCAD DINFL


1 20689543 41.84577 16.53138 40.49231 1.130531 0.000000
P a g e | 53

2 24772002 49.82667 16.32148 32.93542 0.916326 0.000108


3 24849942 49.95874 16.26592 32.85090 0.924321 0.000122
4 25024177 49.88888 16.28742 32.90793 0.915630 0.000141
5 25035983 49.84185 16.28084 32.96234 0.914821 0.000151
6 25064720 49.76605 16.27353 33.04719 0.913073 0.000159
7 25077145 49.72088 16.26648 33.10026 0.912223 0.000164
8 25088320 49.68348 16.26074 33.14409 0.911524 0.000169
9 25095528 49.65793 16.25644 33.17439 0.911073 0.000172
10 25100918 49.63913 16.25327 33.19666 0.910756 0.000175
Source : L’auteur sur base du logiciel Eviews10

Nous pouvons constater à travers ce tableau qu’en moyenne, pour un horizon de 10 mois,
48,13% des crédits à décaissements sont expliqués par la profitabilité ; 16,27% par le ratio de
solvabilité ; 34,89% par le ratio de liquidité ; 0,92% par ses propres chocs et 0,0001% par les
chocs de l’inflation

Tableau 10. Décomposition de l’inflation

Période S.E. DPBT DROS DRL DDCAD DINFL


1 2.035724 57.91831 22.53874 18.72744 0.806100 0.009412
2 2.182848 54.49457 21.38549 22.98489 1.120780 0.014269
3 2.221423 53.86785 21.03885 23.52571 1.548531 0.019067
4 2.234233 53.33503 20.81177 23.87992 1.949515 0.023763
5 2.241846 52.99026 20.67068 23.95461 2.356087 0.028368
6 2.248020 52.69959 20.56190 23.95576 2.749876 0.032879
7 2.253462 52.44569 20.46838 23.91128 3.137328 0.037317
8 2.258509 52.21242 20.38266 23.84715 3.516090 0.041684
9 2.263272 51.99360 20.30140 23.77175 3.887267 0.045981
10 2.267831 51.78523 20.22322 23.69074 4.250607 0.050205
Source : L’auteur sur base du logiciel Eviews10

De l’observation de ce tableau, nous constatons qu’en moyenne, pour un horizon de 10 mois,


0,03% des fluctuations ou variations de l’inflation sont expliqués par ses propres chocs ; 53,02%
par les chocs de profitabilité ; 21,03% par les chocs de ratio de solvabilité ; 22,10% par le ratio
de liquidité et ; 2,90% par les crédits à décaissements.

3.3.7. Tests post-estimation du var


Comme tous les linéaires, VAR exige un certains nombres hypothèses qui
doivent être testés après estimation.
P a g e | 54

[Link]. Test de stabilité du var


Inverse Roots of AR Characteristic Polynomial
1.5

1.0

0.5

0.0

-0.5

-1.0

-1.5
-1.5 -1.0 -0.5 0.0 0.5 1.0 1.5
Source : L’auteur l’aide du logiciel Eviews10
Ce test stipule que var est stable si tous les points sont situés à l’intérieur du cercle. Comme
tous les points sont à l’intérieur du cercle notre var (1) est stable.

3.3.7. 2. Test d’autocorrélation du var

Source : L’auteur l’aide du logiciel Eviews10


Ce test montre l’absence d’autocorrélation des erreurs car la probabilité associée au lag un est
significative c’est à dire inférieure à 0.05.
P a g e | 55

3.3.7. 3. Test de normalité des erreurs

Source : L’auteur l’aide du logiciel Eviews10

Il y a normalité des erreurs car la probabilité associée à Jarque-Bera est supérieure à 0.05.
P a g e | 56
ENQUETES

CHAPITRE III. ANALYSE EMPIRIQUE ET DISCUSSIONS DES RESULTATS

Dans le but de vérifie les hypothèses de notre thème de recherche, nous avons utilisé
deux méthodes et plusieurs techniques qui nous a permis de collecter les informations afin de
répondre aux objectifs de l’étude. Dans le cadre de la présente, nous avons recourir à la méthode
analytique et descriptive appuyées par les techniques : documentaire, et d’enquête par
interview.

SECTION 1. METHODOLOGIE DE RECHERCHE


1.1. Identification de la population cible pour l’étude
Selon Lomaliza J., (2003, p.36.) la population est l’ensemble d’habitants d’un pays,
d’une région ou d’une partie donnée du territoire. Nous pouvons dire que la population d’étude
est un ensemble de sujets ou d’objets auxquels s’applique une étude.

Pour notre cas, la population cible constitue l’ensemble des PME dirigées par les
entrepreneures de la Ville de Kinshasa.

1.2. Technique d’échantillonnage et choix de l’échantillon

Pour D’hainaut L., (1986, p.66) l’échantillonnage est une opération qui consiste à
prélever un certain nombre d’éléments (échantillon) dans l’ensemble des éléments à observer
ou à traiter (la population).

Dans le cas de notre travail, nous avons retenu un échantillon de 103 PME dirigées
par les entrepreneures de la Ville de Kinshasa qui se sont montrées disponibles à répondre à
nos questions. Il faut signaler que la taille de l’échantillon se justifie d’une part le fait que pour
les enquêtes concernant le domaine entrepreneurial, déjà un échantillon de taille retenue est
considéré comme le strict minimum (Perrien et al, 1983), d’autre part à cause des contraintes
budgétaires et temporelles.

Nous confirmons la taille de l’échantillon en se basant sur la formule suivante :

𝜶 𝟐
𝒁( ) .𝑷.𝑸.𝑵 (𝟏,𝟗𝟔)𝟐 .(𝟎,𝟎𝟓).(𝟎,𝟗𝟓).𝟏𝟕𝟔
𝟐
𝒏𝒐 = (𝑵−𝟏)𝜶𝟐𝟎 +𝒁𝜶⁄𝟐.𝑷.𝑸
=(𝟏𝟕𝟔−𝟏).(𝟎,𝟎𝟓)𝟐 +(𝟏,𝟗𝟔).(𝟎,𝟎𝟓).(𝟎,𝟗𝟓) = 𝟏𝟎𝟐, 𝟓𝟔

Il n’y a pas une population qui porte des virgules nous arrondissons à 103 PME dirigées par les
entrepreneures de la Ville de Kinshasa.
P a g e | 57

1.3. Techniques de collecte de données


Après avoir décrit la technique par laquelle nous avons extrait l’échantillon de cette
étude, nous allons maintenant parler de la technique utilisée dans la collecte de données. Nous
définissons la technique comme étant un moyen qui permet à un chercheur de récolter les
informations nécessaires pour une étude. En ce qui nous concerne, nous avons opté pour le
questionnaire comme instrument de base, parce que cet outil nous semble le plus adapté non
seulement au thème exploité dans cette recherche mais aussi aux moyens (ressources
matérielles et financières) disponibles et au contexte général du milieu dans lequel cette étude
se réalise.

Nous avons aussi opté pour l’interview qui nous a servi pour interroger oralement
quelques sujets qui ont bien voulu exprimer leurs idées et positions et afin la technique
documentaire qui nous a permis de consulter certains ouvrages, articles, et autres documents
ayant trait avec notre étude.

1.4. Questionnaire
1.4.1. Notions sur le questionnaire
Selon Giroux Sylvain et Tremblay Ginette « le questionnaire est une technique de
collecte des données qui consiste pour le chercheur à poser de manière identique une même
série de questions à tous les participants d’une recherche lorsqu’il procède à une enquête ou
expérimentation »33.

Pour nous, le questionnaire est une liste des questions posées par l’enquêteur pour
récolter les données auprès des enquêtés afin de vérifier ses hypothèses de travail.

1.4.2. Elaboration du questionnaire


Notre questionnaire comporte (16) questions thématiques et (6) questions
d’indentifications des enquêtés. Il faut signaler que nous avons opté pour un questionnaire
fermé et ouvert.

1.4.3. Administration du questionnaire


Nous fallait-il administrer notre instrument en déposant les questionnaires chez les
sujets qui devraient les remplir et remettre les protocoles ? Ou fallait-il lire le questionnaire à
nos sujets et écrire nous-mêmes directement les réponses qu’ils nous donnent ? Devant les deux
modalités d’administration du questionnaire, notre position a été inspirée par la réalité sur le

33
Giroux. S et Tremblay. G., Méthodologie des sciences humaines, édition. Pearson Erpi, 3ème édition, Québec,
2009. p.70.
P a g e | 58

terrain en suivant les conseils de JAVEAU C., (1971, p.82) qui prévoit deux modalités dans
l’administration directe ou indirecte.

Nous avons alors utilisé l’administration indirecte. Cette modalité oblige


l’enquêteur de noter les réponses que lui fournit l’enquêté. Par le fait, que certaines personnes
peuvent éprouvés des difficultés de la langue pour mieux comprendre les questions.

1.5. Dépouillement et analyse de données

1.5.1. Dépouillement de données

Le dépouillement des données est une opération qui a pour but d’identifier, de
vérifier, et de classer ces données, afin de pouvoir effectuer des traitements statistiques dans les
meilleures conditions de fiabilité.

1.5. Analyse de données

De façon plus générale, le terme « traitement de données » renvoie à tout processus


qui convertit des données d’un format à un autre, ce qui devrait s’appeler « conversion de
données » ou encore « encodage de données ». Pour l’encodage de données nous avons utilisé
le logiciel SPSS (version 21). L’analyse de données est un ensemble de méthodes statistiques
appliquées à un jeu de données dans le but d’extraire des informations pertinentes ; cette
extraction est appelée fouille de données. L’objectif est de dégager des tendances, du profil, de
détecter des comportements ou de trouver des liens, des règles. Par rapport à notre étude, nous
allons utiliser l’analyse descriptive. Cette analyse permet de présenter la structure globale de
l’échantillon à l’aide les analyses d’ordre supérieur en passant par l’analyse bivariee et l’analyse
en composante principale.

SECTION 2. RESULTATS PAR L’ANALYSE UNIVARIEE ET BIVARIEE

2.1. Résultats par l’analyse univariée

Il s’agit dans cette partie d’analysée et de présenter, pour chaque question, les
différentes opinions ou réponses proposées par les sujets enquêtés aux différentes questions. A
la fin de notre enquête, après le dépouillement, et avec le traitement des données par le logiciel
d’analyse statistique « Statistical package for the social science (SPSS) », les résultats obtenus
se présentent ci-après :
P a g e | 59

Tableau 11. Répartition des enquêtées suivant leur Tranche d’âge

Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Graphique 6. Répartition des enquêtées suivant leur Tranche d’âge


plus de 45 ans

36 à 45 ans
52,5
26 à 35 ans

18 à 25 ans
16,7 17,5
13,3

De 18 à 25 ans De 26 à 35 ans De 36 à 45 ans plus de 45 ans


Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Commentaire : les résultats du tableau et graphique ci-haut montrent que la majorité de


femmes enquêtées sont âgées de plus de 45ans, soit 52,5% de l’ensemble de l’échantillon
contre 16,7% des femmes qui se trouvent dans l’intervalle de 26 à 35 ans.

Tableau 12. Répartition des enquêtées suivant leur niveau d’instruction

Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Graphique 7. Répartition des enquêtées suivant leur niveau d’instruction


P a g e | 60

Supérieur
et
Universitaire
33,3
Primaire 28,3
26,7

Aucun

8,3
3,3

Aucun Primaire Secondaire Formation Supérieure et


universitaire
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Commentaire : à la lecture du tableau et graphique ci-dessous, il ressort que 3,3% des


femmes sur le total de l’échantillon n’ont aucun niveau d’étude avec seulement 33,3% qui
ont fait le secondaire.

Tableau 13. Informations sur le secteur d’activité, taille de l’entreprise et les raisons à la
création d’entreprise
Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Coiffure 55 53,9
Restauration 15 14,7
Couture 5 4,9
Commerce 10 9,8
Agriculture 6 5,9
Artisanat 7 6,9
Services 4 3,9
Total 102 100
Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Moins de 5 personnes 68 66,7


Taille de l’entreprise
5 à 10 personnes 16 15,7
Plus de 10 personnes 18 17,6
Total 102 100
Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Le chômage 21 20,6
Présence d’une opportunité 17 16,7
Réalisation de soi 6 5,9
Raisons de la création
Difficulté de faire carrière 12 11,8
de l’entreprise
Seul soutien de la famille 19 18,6
Contribuer aux dépenses familiales 9 8,8
Réaliser un rêve 7 6,9
Autonomie financière 11 10,8
Total 102 100
P a g e | 61
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Il ressort de ce tableau portant sur le secteur d’activité, taille de l’entreprise et les


raisons à la création d’entreprise que :

- Pour ce qui concerne le secteur d’activité la majorité des personnes enquêtés sont
dans la coiffure, soit 53,9% contre seulement 14,7% qui sont dans la restauration ;
- Suivant la taille de l’entreprise, les résultats prouvent que la majorité sont de très
petites entreprises qui ont moins de 5 personnes engagés ;
- Quant aux raisons de la création de l’entreprise les résultats prouvent que la majorité
des enquêtés parlent de chômage, soit 20,6%.
Tableau 14. Source de revenu et les moyens pour le lancement de votre activité
Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Ma profession 11 10,8
Débrouillardise 9 8,8
Dons/transfert d’argent 14 13,7
Salaire de mon conjoint 17 16,7
Microcrédit 30 29,4
Autre à préciser 21 20,6
Total 102 100
Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Tontine 15 14,7
Les moyens
Epargne personnelle 16 15,7
pour le
lancement de Microcrédit (Institution de Microfinance) 29 28,4
votre activité Crédit bancaire (Banque classique 10 9,8
Dons/transfert d’argent 18 17,6
Salaire de mon conjoint 14 13,7
Total 102 100
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Concernant la source de revenu et les moyens pour le lancement d’activité les résultats montrent que :

- Pour ce qui concerne la source de revenu les résultats montrent que 29,4% parlent
de microcrédit contre 16,7% parlent de salaire du conjoint ;
- Quant aux moyens pour le lancement de l’activité 14,7% des personnes enquêtées
parlent de tontine.

Tableau 15. Répartition des enquêtés suivant le niveau du capital avant et après
Variable Modalités Effectifs Pourcentage
P a g e | 62

Moins de 200.000 FC 10 9,8


200.000 à 500.000 FC 11 10,8
500.001 à 1.000.000 FC 14 13,7
1.000.001 à 2.000.000 FC 16 15,7
De 2.000.001 et plus 51 50,0
Total 102 100
Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Moins de 200.000 FC 9 8,8

Niveau de 200.000 à 500.000 FC 12 11,8


capital actuel 500.001 à 100.000 FC 9 8,8
1.000.001 à 2.000.000 FC 12 11,8
De 2.000.001 et plus 60 58,8
Total 102 100
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête
A la lecture des résultats des informations sur le niveau du capital avant et après que :
- Pour ce qui concerne le niveau du capital au début des activités les résultats prouvent
que la majorité avait 2.000.001 francs et plus, soit 50% ;
- Suivant le niveau du capital actuel les résultats montrent que la majorité ont 2.000.001
francs et plus, soit 58,8%.
Tableau 16. Répartition des enquêtés le chiffre d’affaire actuel journalier, revenu et défis
Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Moins de 200.000 FC 27 26,5


200.000 à 500.000 FC 39 38,2
500.000 à 1.000.000 FC 13 12,7
1.000.001 à 2.000.000 FC 13 12,7
De 2.000.001 et plus 10 9,8
Total 102 100
Variable Modalités Effectifs Pourcentage
Le revenu de votre
Oui 71 69,6
activité vous permet -t-il
de couvrir toutes les
charges familiales Non 31 30,4
durant le mois
Total 102 100
Variable Modalités Effectifs Pourcentage
Principaux défis Concurrence déloyale 33 32,4
auxquels vous êtes
confrontés en tant Accès limité sur le marché 47 46,1
qu’entrepreneur Infrastructure insuffisantes 22 21,6
Total 102 100
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Il ressort de ce tableau portant sur le chiffre d’affaire, le revenu pour couvrir toutes
les charges familiales durant le mois que :
P a g e | 63

- Pour ce qui concerne le Chiffre d’affaires actuel journalier (ventes journalières)


réaliser, en moyenne, des activités (en francs congolais), les résultats prouvent que la
majorité sont dans le seuil de 200.000 à 500.000 francs, soit 38,2% ;
- Suivant si le revenu couvre toutes les charges familiales durant le mois les résultats
montrent que la majorité, soit 69,6% avouent ;
- Quant aux principaux défis auxquels vous êtes confrontés en tant qu’entrepreneur les
données montrent que 32,4% parlent de la concurrence déloyale.
Tableau 17. Répartition des enquêtés la démarcation de l’entreprise face aux concurrents
et le soutien du gouvernement
Variable Modalité Effectifs Pourcentage

De quoi votre entreprise se Innovation produit/service 34 33,3


démarque de vos Qualité supérieure 52 51,0
concurrents Stratégie marketing 16 15,7
Total 102 100

Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Oui 94 92,2
L’Entrepreneuriat est une
solution durable pour lutter
Non 8 7,8
contre la pauvreté

Total 102 100

Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Comment pensez-vous que Aide financière 41 40,2


le gouvernement pourrait Formation professionnelle aux entrepreneurs 43 42,2
soutenir les entrepreneurs
Kinois dans la lutte contre la Simplifications des processus administratifs 18 17,6
pauvreté
Total 102 100
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Il ressort de ce tableau portant sur la démarcation de l’entreprise face aux


concurrents et le soutien du gouvernement que :

- Pour ce qui concerne la démarcation de l’entreprise face aux concurrents les résultats
prouvent que la majorité, soit 51% parlent de la qualité supérieure ;
- Suivant si l’entrepreneuriat est une solution durable pour lutter contre la pauvreté les
données montrent que la majorité, soit 92,2% avouent ;
- Quant au soutient de l’Etat sur les entrepreneurs Kinois dans la lutte contre la pauvreté,
les résultats montrent que 40,2% parlent que l’Etat puisse intervenir financièrement
pour soutenir leurs activités.
Tableau 18. Répartition des enquêtés suivant leur participation à des programmes de
formation en entrepreneuriat
P a g e | 64

Variable Modalités Effectifs Pourcentage


Participation à des
Oui 14 13,7
programmes de
formation en
Non 88 86,3
entrepreneuriat
Total 33 100
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Les résultats du tableau ci-haut portant sur la participation à des programmes de formation en
entrepreneuriat la majorité de personnes enquêtées avouent ne pas participer à ce programme.

Tableau 19. Répartition des enquêtés suivant les pouvoirs publics, les bonnes pratiques et
les avantages de l’entrepreneuriat
Variable Modalité Effectifs Pourcentage

les pouvoirs publics pourraient- Mise en place de dispositifs de finacement


52 51,0
ils mieux soutenir les adaptés
entrepreneurs Kinois engagés Accompagnement personnalisé 39 38,2
dans la lutte contre la pauvreté Simplifications des processus administratifs 11 10,8
Total 102 100

Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Etude de faisabilité rigoureuse 69 67,6


Les bonnes pratiques à suivre
pour réussir un projet Implication des parties prenantes 18 17,6
entrepreneurial axé sur la lutte
contre la pauvreté Suivi et évaluation des impacts sociaux 15 14,7

Total 102 100

Variable Modalités Effectifs Pourcentage

Les avantages de Création d’emplois durables 72 70,6


l’entrepreneuriat sur l’économie Développement de nouvelles activités
30 29,4
de la province de Kinshasa économiques
Total 102 100
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Il ressort de ce tableau portant sur les pouvoirs publics, les bonnes pratiques et les
avantages de l’entrepreneuriat que :

- Pour ce qui concerne si les pouvoirs publics pourraient-ils mieux soutenir les
entrepreneurs Kinois engagés dans la lutte contre la pauvreté les résultats prouvent que
la majorité des enquêtés parlent de la mise en place de dispositifs de finacement
adaptés, soit 51% ;
- Suivant les bonnes pratiques à suivre pour réussir un projet entrepreneurial axé sur la
lutte contre la pauvreté les données montrent que 67,6% parlent de l’éétude de
faisabilité rigoureuse ;
P a g e | 65

- Quant aux avantages de l’entrepreneuriat sur l’économie de la province de Kinshasa


les résultants prouvent que la majorité parle de la création d’emplois durables, soit
70,6%.
Tableau 20. Répartition des enquêtés suivant les défis rencontré dans la distribution de
des produits ou services à Kinshasa
Variable Modalités Effectifs Pourcentage
Les défis rencontré Logistique déficiente 54 52,9
dans la distribution des
produits ou services à Coût de transport élevé 20 19,6
Kinshasa Concurrence déloyale 28 27,5
Total 33 100
Source : Elaboré par l’auteur sur base des données de notre enquête

Les résultats du tableau ci-haut concernant les défis rencontré dans la distribution des produits
ou services à Kinshasa montre que 52,9% des enquêtés parlent de logistique déficience contre
19,6% qui parlent du coût de transport élevé.

2.2. Résultats par l’analyse bivariee

L’analyse bivariée est faite sur base des tableaux croisés pour vérifier s’il y a un
lien entre les variables grâce au test Khi-deux ou le test de contingence sur variables ordinales.
Notons que la méthode d’analyse bivariée va établir une relation entre la variable explicative et
la variable expliquée. C’est pour cette raison que nous avons fait recours au test de Khi-carré
pour évaluer l’existence de cette relation. Dans ce test, il y a deux hypothèses qui sont émises
à savoir :

L’hypothèse nulle (𝐇𝐨 ), selon laquelle les deux variables sous examen (la variable explicative
et la variable expliquée) sont indépendantes ;

L’hypothèse alternative (𝐇𝟏 ), selon laquelle les deux variables sous examen (la variable
explicative et la variable expliquée) sont dépendantes.

Ce test statistique a pour but l’évaluation de la probabilité que l’hypothèse (nulle ou alternative)
soit acceptée ou rejetée. Pour cette étude, nous fixons notre seuil de signification (degré de
confiance) à 5%, c'est-à-dire 95% de chance de ne pas se tromper que l’hypothèse (nulle ou
alternative) soit acceptée ou rejetée. Ainsi, si la probabilité liée au khi-carré est inférieure au
- 𝑯𝒐 : il n’existe pas une relation entre les variables, c'est-à-dire que les variables sont
seuil choisi, ; à 0,05ou 5%, l’hypothèse alternative serait acceptée et l’hypothèse
c'est-à-dire
indépendantes
nulle- ne𝑯serait
𝟏 : ilrejetée.
existe Dans le cas contraire,
une relation entre lesc’est l’inversec'est-à-dire
variables, qui sera faite.
que les variables sont
dépendantes.
Si P <0,05 on accepte 𝑯𝟏 ; Si P>0,05 on accepte 𝑯𝟎
P a g e | 66

Tableau 21. Défis et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs de la Ville de
Kinshasa dans leur lutte contre la pauvreté * les bonnes pratiques à suivre
pour réussir un projet entrepreneurial axé sur la lutte contre la pauvreté
Défis et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs de la Ville de Kinshasa
Variables dans leur lutte contre la pauvreté
Value df Asymp. Sig. (2-sided)
les bonnes Pearson Chi-
pratiques à suivre Square 54,098a 25 ,001
pour réussir un Likelihood Ratio 43,105 25 ,014
projet Linear-by-Linear
entrepreneurial Association 7,539 1 ,006
axé sur la lutte
N of Valid Cases 102
contre la pauvreté
Symmetric Measures
Value Approx. Sig.
Nominal by Contingency
Nominal Coefficient ,579 ,001
N of Valid Cases 102
Source : Elaboré par l’auteur sur base de nos enquêtes

Khi-carré calculé 54,09> khi-carré tabulé « 37,65 (ddl = 25, p=0,000 < 0,05)
Commentaire : les résultats du tableau 11 prouvent une relation significative entre les
variables, c’est-à-dire que ; Le manque d’accès au financement, la corruption et les
infrastructures insuffisantes qui entravent leur capacité à contribuer de manière significative à
la reduction de la pauvreté sont les défis et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs
de la Ville de Kinshasa dans leur lutte contre la pauvreté. De même, le coefficient de
contingence montre que l’ampleur des relations est de l’ordre de 59,7%.

Tableau 22. Avantages de l’entrepreneuriat sur l’économie de la province de Kinshasa *


Défis que vous rencontrez dans la distribution de vos produits ou services à
Kinshasa
Variables Avantages de l’entrepreneuriat sur l’économie de la province de Kinshasa
Value df Asymp. Sig. (2-sided)
Défis que vous Pearson Chi-
Square 62,753a 2 ,000
rencontrez dans la
distribution de vos Likelihood Ratio 71,833 2 ,000
produits ou Linear-by-Linear
Association ,350 1 ,554
services à
Kinshasa N of Valid Cases 102
P a g e | 67
Symmetric Measures
Value Approx. Sig.
Nominal by Contingency
Nominal Coefficient ,617 ,000
N of Valid Cases 102
Source : Elaboré par l’auteur sur base de nos enquêtes

Khi-carré calculé 62,753> khi-carré tabulé « 5,99 (ddl = 25, p=0,000 < 0,05)
Commentaire : les résultats du tableau 10 prouvent une relation significative entre les
variables, c’est-à-dire que ; l’entrepreneuriat a une incidence significative sur la pauvreté à
Kinshasa, car il contribue à la création d’emplois, résoudre les problèmes sociaux tels que
l’accès à l’éducation, à la santé, à l’électricité ou à l’eau potable, qui sont des facteurs clés de
la pauvreté. De même, le coefficient de contingence montre que l’ampleur des relations est de
l’ordre de 61,7%.

SECTION 3. ANALYSE DE LA VARIANCE ANOVA ET FACTORIELLE


3.1. Analyse de la variance (Anova)
L’analyse de la variance (ANOVA) a pour objectif d’étudier l’influence d’un ou
plusieurs facteurs sur une variable quantitative. Il s'agit de comparer la variance intergroupe
(entre les différents groupes : écart des moyennes des groupes à la moyenne totale) à la
variance intragroupe (somme des fluctuations dans chaque groupe). S'il n'y a pas de
différence entre les groupes, ces deux variances sont (à peu près) égales. Sinon, la variance
intergroupe est nécessairement la plus grande. L’ANOVA se résume à une comparaison
multiple de moyennes de différents échantillons constitués par les différentes modalités des
facteurs. Les conditions d’application du test paramétrique de comparaison de moyennes
s’appliquent donc à nouveau.

L’ANOVA correspond à un modèle linéaire gaussien dans lequel toutes les


variables explicatives (les Xj) sont qualitatives. Dans ce contexte, elles sont appelées
facteurs (d’où le terme de plans factoriels) et leurs modalités sont appelées niveaux. Ces
niveaux sont supposés choisis, fixés, par l’utilisateur, de sorte que l’on parle souvent de
facteurs contrôlés. De son côté, la variable aléatoire réponse Y est toujours quantitative et
supposée gaussienne. L'analyse de variance (analysis of variance ou ANOVA) peut être vue
comme une généralisation du test de Student.

Bien souvent le statisticien est amené à mesurer le lien qui existe entre une
variable quantitative (notons Y) et une ou plusieurs variables qualitatives (X1, X2, …,
Xp). La variable Y est appelée variable dépendante ou expliquée ou encore variable de
P a g e | 68

réponse. Les variables qualitatives sont les facteurs ou variables explicatives ou encore
variables indépendantes car non expliquées par le modèle. On parle d’ANOVA 1 lorsque
l’on est en présence d’1 facteur, d’ANOVA 2 en cas de deux facteurs, etc.

- L'ANOVA à 1 facteur (univariée) est généralement utilisée lorsque l'on a une seule
variable indépendante, ou facteur, et que l'objectif est de vérifier des variations, ou
des niveaux différents de ce facteur ont un effet mesurable sur une variable
dépendante.

- L’ANAOVA à 2 facteurs est généralement employée pour analyser les résultats


d'une expérimentation dans laquelle des individus, ou des unités expérimentales, ont
été exposées, de façon aléatoire (randomisée), à l'une des combinaisons (ou
croisement) des modalités des deux variables catégorielles.

Dans le cadre de cette étude nous utilisons le test d’ANOVA d’un, deux et trois facteurs
croisés.

- Les trois facteurs considérés sont notés F1, F2 et F3 ;


- Le nombre de niveaux de F1 est noté J ;
- Celui de F2 est noté K et celui de F3 est noté L (J ≥ 2 ; K ≥ 2 ; L ≥ 2) ;
- Les niveaux de F1 sont indicés par j, ceux de F2 par k et ceux de F3 par l
- Les trois facteurs étant croisés, on considère les JKL cellules (ou triplets) (j, k, l).

Tableau 23. Test d’ANOVA avec comparaison des moyennes 1


One-Sample Test
Test Value = 0
t df Sig. (2-tailed) Mean 95% Confidence Interval of the
Difference Difference
Lower Upper
Entrepreneuriat est une
solution durable pour lutter 21,103 102 ,000 2,15385 1,9766 2,3311
contre la pauvreté
Avantages de
l’entrepreneuriat sur
l’économie de la province de 30,975 102 ,000 1,96154 1,8534 2,0697
Kinshasa
Source : Elaboré par l’auteur sur base de nos enquêtes

Commentaire : Le test statistique confirme que l’entrepreneuriat a une incidence


significative sur la pauvreté à Kinshasa, car il contribue à la création d’emplois, résoudre les
problèmes sociaux tels que l’accès à l’éducation, à la santé, à l’électricité ou à l’eau potable,
P a g e | 69

qui sont des facteurs clés de la pauvreté, car les probabilités associées au test de Student sont
significatives au seuil de 5%.

Tableau 24. Test d’ANOVA avec comparaison des moyennes 2


One-Sample Test
Test Value = 0
t df Sig. (2- Mean 95% Confidence Interval of
tailed) Difference the Difference
Lower Upper
Défis que vous rencontrez
27,521 103 ,000 2,24038 2,0789 2,4018
dans la distribution de vos
produits ou services à
Kinshasa
Entrepreneuriat comme
18,454 103 ,000 1,76923 1,5791 1,9594
solution durable pour lutter
contre la pauvreté ?
Source : Elaboré par l’auteur sur base de nos enquêtes

Le test statistique confirme que le manque d’accès au financement, la corruption et les


infrastructures insuffisantes qui entravent leur capacité à contribuer de manière significative à
la reduction de la pauvreté sont les défis et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs
de la Ville de Kinshasa dans leur lutte contre la pauvreté, car les probabilités associées au test
de Student sont significatives au seuil de 5%.

3.2. Analyse factorielle

Cibois précise que « l’analyse factorielle consiste à donner une présentation


géométrique qui permet de voir les rapprochements et les oppositions entre les
caractéristiques des individus »34. Il s’agit d’une analyse statistique multivariée, qui permet
d’observer une distribution conjointe de plusieurs variables. Chavent, Kuentz, Saracco
(2007) considèrent que l’analyse factorielle « permet de décrire les variables aléatoires en
fonction d’un sous-jacent commun à toutes les variables et d’un facteur spécifique ou
unique à la variable aléatoire considérée. Elle repose sur différentes hypothèses dont
principalement le non correlation des facteurs communs35.

 Signification de Barlett et de KMO

Nous avons observé la matrice des corrélations afin d’éliminer les dimensions
individuelles, de chacune des variables étudiées. Nous allons nous assurer que l’analyse en

34
Cibois, P., Principe de l’analyse factorielle, Université de Versai I les Saint-Quentin-nov, 2006.
35
Chavet, M et all., Analyse en facteurs : présentation et comparaison des logiciels, SAS, SPAD et SPSS, in Revue
de Modulad, avril 2008, p.2.
P a g e | 70

composantes principales est justifiée et que le test de sphéricité de Barlett confirme le


caractère de factorisation des données dans la mesure où le diagramme de dispersion des
variables présente bien des directions privilégiées.

Le test de sphéricité de Bartlett permet de détecter dans quelle masure la matrice


de correlation observée et calculée diverge significativement de la matrice unité (matrice
théorique), ce test propose une mesure globale qui s’appuie sur une démarche statistique.

L’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) permet de s’assurer que la factorisation des


données est intéressante. La base de cet indice est la matrice de correlation. Pour rappel, cet
indice indique dans quelle proportion les questions retenues forment un ensemble cohérent
et mesurent de manière adéquate un concept. (Malhotra, 2011). La valeur de l’indice KMO
est comprise entre 0 et 1. Pour être conservée dans l’analyse, une variable doit obtenir une
mesure K-M-O dépassant 0.5 (Baillargeon, 2003, Williams, Brown et Onsman, 2010, Le
Moal, 2002, Carricano et Poujol, 2008, Carricano, Poujol et Bartrandias, 2010 ; Malhotra,
2011). Pour juger de l’indice de KMO, on peut utiliser l’échelle suivante : inacceptable en
dessous de 0.5, médiocre entre 0.5 et 0.6, moyen entre 0.6 et 0.7, bien entre 0.7 et 0.8, très
bien entre 0.8 et 0.9 et excellent au-delà de 0.9. (Le Moal, 2002, Baillargeon, 2003). Sur
ce, nous avons calculé le KMO et effectué le test de sphéricité de Bartlett sur l’ensemble de
nos questions retenues.

Tableau 25.Résultat de l’indice de KMO et test de Bartlett


Indice KMO et test de Bartlett

Mesure de précision de l'échantillonnage de Kaiser-Meyer-Olkin. 0,694

Test de sphéricité de Bartlett Khi-deux approximé 530,290

ddl 21

Signification de Bartlett 0,000

Source : auteur sur base des données en SPSS

Les résultats obtenus pour l’ensemble des items (KMO=0,694; Bartlett=530,290; Sign 0,000)
départ le calcul, nous pouvons constater que notre indice KMO est dans l’intervalle de 0,6 et
0,7, c'est-à-dire que notre indice est moyen, mais aussi significatif départ la signification de
Bartlett. C’est ainsi que nous pouvons dire que nos données peuvent être factorisées.

3.2.4. Analyse en composante principale

L’analyse en composantes principales fut décrite par Karl Pearson (1901) dans
le cadre de ses travaux, ils cherchent à préciser, décrire et résumer les informations
P a g e | 71

contenues dans les variables. Cette théorie fût prolongée par Hotelling (1993) et intégrée à
la statistique mathématique. J-P. Benzécri (1976) précise que l’analyse en composantes
principales (ACP), permet de déterminer un tableau basé sur les données
individus/variables. L’analyse en composantes principale repose sur l’hypothèse de départ
précisée par Bouroche et Saporta (1980) que « seul un nombre limité de caractères sont
indépendants et les autres peuvent s’en déduire ».

Le coefficient de correlation linéaire mesure l’intensité de la liaison entre deux


caractères quantitatifs. Il s’agit d’appréhender une représentation dans un espace réduit afin
de mettre en evidence des structures spécifiques au sein des données et d’établir un lien
entre les variables.

a). Nombre de facteurs à retenir

Afin de déterminer le nombre de facteurs à retenir pour notre échantillon, nous


appliquons la règle de Kaiser qui consiste à retenir les facteurs aux valeurs propres
supérieures à 1. Nous avons pu déterminer qu’il y a 7 facteurs dont les valeurs propres sont
supérieures à 1.

Tableau 26. Total Variance Explained


Total Variance Explained

Component Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings

Total % of Cumulative Total % of Cumulative %


Variance % Variance

1 3,605 51,507 51,507 3,605 51,507 51,507

2 1,726 24,657 76,164 1,726 24,657 76,164

3 ,866 12,372 88,536

4 ,338 4,826 93,362

5 ,237 3,387 96,749

6 ,153 2,183 98,931

7 ,075 1,069 100,000

Extraction Method: Principal Component Analysis.


Source : auteur sur base des données en SPSS

Figure 2. Analyse de valeurs propres


P a g e | 72

Source : auteur sur base des données en SPSS

A la lecture de cette figure chaque facteur est représenté par des variables initiales. Nous
allons donc trouver les variables qui représentent au mieux chaque composante retenue. Les
composantes retenues sont généralement celles sur la courbe se situant proches de 1 c’est-
à-dire entre 0 et 1.

b). Nuage des points ou diagramme de dispersion

Un nuage de points est une représentation graphique dans un repère du plan


d'une série statistique à deux variables X et Y. Chaque individu i est représenté par
un point dont les coordonnées sont les valeurs respectives des variables X et Y prises par
l'individu i.
P a g e | 73

Figure [Link] factorielle

Source : auteur sur base des données en SPSS

Commentaire : A la lecture de la figure ci-dessus, les points en dessous de zéro montrent la


zone négative des nuages et au-dessus de zéro la zone positive. C’est-à-dire que la logistique
déficiente, les coûts de transports élevés et la concurrence déloyale sont les défis que rencontre
les entrepreneurs de la Ville de Kinshasa dans la distribution de leurs produits ou services.
P a g e | 74

Figure 3. Nuage entre la motivation et le crédit

Source : auteur, sur base du logiciel SPSS


Commentaire : A la lecture de la figure ci-dessus, les points en dessous de zéro montrent
la zone négative des nuages et au-dessus de zéro la zone positive. Les résultats ci-haut
montrent que manque d’emploi salarié, avoir le niveau de vie élevé et l’accès facile aux
soins de santé, assurer son autonomie et son épanouissement en tant que femme, l’habilité
de prendre en charge les études des enfants, l’Insuffisance du revenu d’époux, Mise en
pratique des connaissances acquises, subvenir aux besoins de la famille sont les facteurs qui
motivent la femme Kinoise à se lancer dans la carrière entrepreneuriale.
P a g e | 75

Figure 4. Nuage entre les obstacles et le credit de la Finca

Source : auteur, sur base du logiciel SPSS


Commentaire : A la lecture de la figure ci-dessus, les points en dessous de zéro montrent
la zone négative des nuages et au-dessus de zéro la zone positive. Les résultats ci-haut
montrent la discrimination de genre, la manque de garanties suffisantes, la manque
d’information sur les options de financement, le taux d'intérêt élevé sont les obstacles que
rencontres souvent les femmes pour être financer à la FINCA.
P a g e | 76

EXEMPLE D’UNE CONCLUSION OU DES CONCLUSIONS


P a g e | 77

CONCLUSION GENERALE

Le chômage est un phénomène très manifeste en Afrique, particulièrement en RDC.


A cet effet, force est de constater que la jeunesse est l’une des couches sociales les plus
vulnérables à ce fléau. Le chômage n’est plus sélectif, c’est-à-dire limité seulement à ceux qui
ont abandonné tôt le chemin de l’école ou qui n’ont jamais intégré le système scolaire. En effet,
le nombre de jeunes diplômés sans emploi, sortant des universités ou des écoles de formation
professionnelle, devient du jour au lendemain astronomique. L’entrepreneurial peut être un
outil efficace dans la lutte contre la pauvreté en offrant des opportunités d’emploi et de revenu
aux populations les plus défavorisées. L’entrepreneuriat peut contribuer à la réduction des
inégalités socioéconomiques en créant de l’emploi et en générant une croissance économique
locale. Les initiatives entrepreneuriales peuvent également aider à renforcer l’accès aux services
financiers pour les populations pauvres, en leur offrant la possibilité d’épargner, d’accéder au
crédit et de développer leur activité economique.

Notre étude a porté sur l’entrepreneuriat comme outil de lutte contre la pauvreté
dans la ville de Kinshasa : vérification empirique par l’analyse en compasante principale (ACP).

A l’issu de la problématique exposée à l’introduction de notre étude, les questions


qui ont guidées notre réflexion ont été reformulées comme suite : Quels sont les défis et
obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs de la Ville de Kinshasa dans leur lutte
contre la pauvreté ? Quel serait l’incidence de l’entrepreneuriat dans la réduction de la pauvreté
à Kinshasa ?

L’objectif général assigné à ce travail était de voir comment l’entrepreneuriat


contribue à la lutte contre la pauvreté en RDC. Et spécifiquement il était question d’identifier les
défis et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs de la Ville de Kinshasa dans leur
lutte contre la pauvreté et analyser l’incidence de l’entrepreneuriat sur la reduction de la
pauvreté à Kinshasa.

Pour ce faire, nous nous sommes basés sur les hypothèses selon lesquelles : Le
manque d’accès au financement, la corruption et les infrastructures insuffisantes qui entravent
leur capacité à contribuer de manière significative à la reduction de la pauvreté seraient les défis
et obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs de la Ville de Kinshasa dans leur lutte
contre la pauvreté ; L’entrepreneuriat aurait une incidence significative sur la pauvreté à
Kinshasa, car il contribuerait à la création d’emplois, résoudre les problèmes sociaux tels que
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l’accès à l’éducation, à la santé, à l’électricité ou à l’eau potable, qui sont des facteurs clés de
la pauvreté etc.

Pour vérifier ces hypothèses, nous avons recouru aux méthodes : analytique et
statistique ainsi qu’aux techniques : documentaire, économétrique et d’enquête par interview.
Nous avons organisé notre étude en trois chapitres, le premier a parlé sue les considérations sur
les concepts et revue de littérature ; le deuxième chapitre quant à lui a été concentré sur les
modes et mécanismes de financement des PME ; le troisième chapitre a traité de l’analyse
empirique et discussions sur de résultats.

Les résultats découlant de l’analyse et interprétation de données sont repris ci-


dessous :

- Le test statistique du tableau 13 confirme que l’entrepreneuriat a une incidence


significative sur la pauvreté à Kinshasa, car il contribue à la création d’emplois, résoudre
les problèmes sociaux tels que l’accès à l’éducation, à la santé, à l’électricité ou à l’eau
potable, qui sont des facteurs clés de la pauvreté, car les probabilités associées au test
de Student sont significatives au seuil de 5% ;
- Le test statistique su tableau 14 confirme que le manque d’accès au financement, la
corruption et les infrastructures insuffisantes qui entravent leur capacité à contribuer de
manière significative à la reduction de la pauvreté sont les défis et obstacles auxquels
sont confrontés les entrepreneurs de la Ville de Kinshasa dans leur lutte contre la
pauvreté, car les probabilités associées au test de Student sont significatives au seuil
de 5%.

Nous recommandons :

Au niveau des entrepreneurs de la Ville de Kinshasa : ils doivent respecter certaines normes
ou exigences pour qu’elles réussissent dans leurs activités entrepreneuriales notamment :

- Avoir une bonne formation pour bien gérer son activité et maximiser la
chance de réussir en disposant des outils adéquats ;
- Faire une étude minutieuse de la rentabilité du secteur d’activité dans lequel
elles désirent investir ;
- Identifier la demande du marché avant de se lancer dans une activité
entrepreneuriale.
P a g e | 79

Au niveau de l’Etat : l’Etat doit jouer son rôle dans ce domaine en mettant une bonne
politique d’accompagner des entrepreneurs dans leurs activités notamment en :

- Créer une structure bancaire étatique s’occupant uniquement des


entrepreneurs désirant s’investir ou soit évoluant déjà dans l’entrepreneuriat
en leur accordant l’accès facile au crédit avec moins des conditions et des
garanties ;
- Organiser des ateliers, conférences et formations de métiers en vue de donner
à toutes les femmes qui sont dans l’entrepreneuriat ou qui souhaitent y entrer
la même chance de réussir dans leurs activités et d’améliorer leur vie sociale.
P a g e | 80

CONCLUSION GENERALE

Le système bancaire joue un rôle important dans le processus de développement


économique des pays en voie de développement, d’autant plus qu’il constitue le centre nerveux
du système financier desdits pays. Les banques assurent l’allocation des ressources disponibles
entre l’ensemble des secteurs productifs et, sont considérées comme le canal quasi unique de
mise en relation des agents en capacité de financement et ceux en besoin de financement, ainsi
que de drainage de l’épargne vers le système productif. Le secteur bancaire, est devenu
également de plus en plus concurrentiel avec des offres aussi diversifiées et abondantes que les
besoins des clients.

Notre étude a porté sur les déterminants du taux d’intérêt débiteur des banques
commerciales congolaises de 2010-2022.

A l’issu de la problématique exposée à l’introduction de notre étude, les questions


qui ont guidé notre réflexion ont été reformulées comme suite : Comment le taux directeur de
la BCC, la demande de crédit et taux de change affectent-ils le taux d’intérêt débiteur appliqué
par les banques commerciales congolaises ? Quelle est l’incidence des décisions de la Banque
Centrale sur le bien-être de la population congolaise ?

L’objectif général assigné à ce travail consistait à analyser les déterminants du taux


d’intérêt débiteur des banques commerciales congolaises et spécifiquement il était question
d’évaluer si le taux directeur de la BCC, la demande de crédit et taux de change affectent-ils le
taux d’intérêt débiteur appliqué par les banques commerciales congolaises et d’analyser
l’incidence des décisions de la Banque Centrale sur le bien-être de la population congolaise.

Pour ce faire, nous nous sommes basé sur les hypothèses selon lesquelles : Le taux
directeur de la BCC, la demande de crédit et taux de change affectent positivement le taux
d’intérêt débiteur appliqué par les banques commerciales congolaises ; Les décisions de la
Banque Centrale du Congo ont une incidence positive sur le bien-être de la population
congolaise.

Pour vérifier ces hypothèses, nous avons recouru aux méthodes : analytique,
hypothéticodéductive ainsi qu’aux techniques : documentaire et économétrique. Nous avons
organisé notre étude en trois chapitres, le premier a parlé de généralités sur les concepts et revue
de la littérature ; le deuxième chapitre quant à lui a été concentré au système financier bancaire
congolais ; le troisième et dernier chapitre a traité les déterminants du taux d’intérêt débiteur
des banques commerciales congolaises de 2010-2022.
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Les résultats découlant de l’analyse et interprétation de données sont repris ci-


dessous :

- A la lecture du tableau 2, il se dégage qu’en moyenne le taux d’intérêt débiteur était


15,82%, son niveau le plus élevé était de 19,22% contre un niveau minimal de 14,16%,
par ailleurs le taux d’intérêt directeur de la BCC était en moyenne de 10,59%, sa valeur
maximale s’est élevée à 22% avec une valeur minimale de 2%, la demande de crédit
était en moyenne de 3765182 en milliard de CDF avec un maximum de 9172815 en
milliard de CDF et le minimum était 862446 en milliard de CDF. Il se dégage qu’en
moyenne le taux d’intérêt débiteur était 15,82%, son niveau le plus élevé était de 19,22%
contre un niveau minimal de 14,16% ;

- Au regard de la matrice de corrélation dans le tableau 3, on note une forte corrélation


directe entre le taux d’intérêt débiteur et le taux débiteur de banques commerciales
congolaises (74%) ; de même on note la corrélation faible et indirecte entre le taux
d’intérêt débiteur et la demande de crédit soit (38%), la faible corrélation indirecte entre
le taux d’intérêt débiteur et le taux de change soit (27,7%), une correlation faible mais
directe entre la demande de crédit et le taux de change soit (3%), une corrélation faible
mais directe entre le taux de change et le taux directeur de la BCC soit, (20,5%) et enfin
il y a une forte correlation directe entre le taux de change et la demande de crédit, soit
(95,6%).

Ainsi « ceteris paribus » :


- Si le taux d’intérêt directeur de la BCC augmente d’1 %, le taux débiteur de banques
commerciales augmente de 0,18% ;
- L’appréciation d’1% du taux de change entraine une baisse de taux d’intérêt débiteur
des banques commerciales 0,002% ;
- Par contre nous observons que le volume de crédit demandé n’a pas d’effet sur le taux
directeur de banques commerciales congolaises car la demande de crédit en RDC n’est
pas nécessairement de fluctuation du taux d’intérêt débiteur appliqués par les banques.
P a g e | 82
EXEMPLE D’UNE BIBLIOGRAPHIE
P a g e | 83

BIBLIOGRAPHIE

I. Ouvrages
- Adams, D et Fitchett, A. Finance informelle dans les pays en développement, Ed.
Presses Universitaire de Lyon, Lyon, 1994.
- Bancel, F. Choix d’investissement, méthodes traditionnelles, édition. Economica, Paris,
1995.
- Conso, P. Gestion financière de l’entreprise, édition, Dunod, Paris, 1987.
- Fayolle, A. Introduction à l’entrepreneuriat, Edition. Dunod, 2004.
- Ginglinger, E. Gestion financière de l’entreprise, édition Dalloz, Paris, 1991.
- Giroux, S et Tremblay, G. Méthodologie des sciences humaines, édition. Pearson Erpi,
3ème édition, Québec, 2009.
- Grawitz, M. Méthodes de recherche en sciences sociales, édition. Dalloz, Paris, 2001.
- Joyala, A. « Des PME et le défi de l’exportation », édition. Presses Interuniversitaires,
Québec, 1996.
- Lututala, M. Méthodes et processus de recherche en Sciences Sociales, Notes de cours
destinées aux Apprenants de DEA, edition.2021, Kinshasa,2021.
- Michel, R. Master Banque de détail, Edition. ESKA, 2010, p.380.
- Mourgues, N. Le choix des investissements dans l’entreprise, édition. Economica, Paris,
1994.
- Pinto, R. Initiation à la recherche sociologique, 4ème édition. Paris, 1997.
- Robert, D et Michael P. Peters : « entrpreneurship : lancer, élaborer et gérer une
entreprise », édition. Economica, Paris,1991.
- Rousselot, P et Verdie, J-F. Gestion de la trésorerie, 2ème édition. Dunod, Paris, 1999.
- Verstraete, T. Histoire d’entreprendre, les réalités d’entrepreneuriat, Edition EMS,
2000.

II. Articles
- Beaudoin, J.-M et Lebel, L. Être entrepreneur autochtone, est-ce bien différent ? Une
perspective du secteur forestier, in Entrepreneurial Practice Review, 1(1), 2009.
- Delattre, M. « Les P.M.E. face aux grandes entreprises », in revue de l’économie et
Statistiques, octobre, n°148, 1982.
- Delbreil, M et LAUDY, J. « Le financement des P.M.E. », in Cahiers Economiques et
Monétaires, Banque de France, n° 26, 1987.
P a g e | 84

- Kakuhi, K. Les méthodes qualitatives et les méthodes quantitatives dans une recherche
en sciences sociales, in parcours et initiatives, n°4, UCG, Mai, 2006.
- Kambamba, D. RDC : Pourquoi tant de pauvreté ? in Le potentiel, n05667, Jeudi 21 juin
2012.
- Laklef, B. « Du projet à la création d’Entreprises et son financement », in Revue DZ
entreprise, n°9, 2013.
- Vincent, F. « Le système du micro-crédit, permet-t-il le développement ? », in Revue
Problèmes économiques, n°2666-24 Mai 2000.

III. Thèses et autres documents

- Chavet, M et al. Analyse en facteurs : présentation et comparaison des logiciels, SAS,


SPAD et SPSS, in Revue de Modulad, avril 2008.
- Cibois, P. Principe de l’analyse factorielle, Université de Versai I les Saint-Quentin-
nov, 2006.
- Gheddache, L. La capacité d’endettement de l’entreprise dans un contexte d’économie
de marché, Mémoire de magister, Université M. Mammeri, Tizi-Ouzou, 2006-007, p.77.
- Lukoki Kapita. Analyse de l'entrepreneuriat sur la réduction de la pauvreté dans la cité
de Kimpese : cas des petits entrepreneurs, p.7.
- Mariam, S. La microfinance : quels liens entre les modèles de financement des
institutions et la qualité des services offerts aux clients, thèse de doctorat à l’université
de Toulouse, 2013.
- Nkoo M. B., Cours d’économie de pays en voie de développement, URKIM, Kinshasa,
2013.
P a g e | 85

EXEMPLE D’UN QUESTIONNAIRE D’ENQUETE


P a g e | 86

UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

B.P 832 KINSHASA

QUESTIONNAIRE DE L’ENQUETE

Bonjour

Madame, Monsieur, dans le cadre de la présentation de notre travail de fin de cycle en Sciences Economiques et
de Gestion, portant sur : « ENTREPRENEURIAT COMME OUTIL DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE
DANS LA VILLE PROVINCE DE KINSHASA : vérification empirique par l’analyse en compasante principale
(ACP) ». Nous vous invitons à répondre à ces questions qui ne prendront que quelques minutes de votre temps, et
nous tenons à vous remercier pour votre collaboration.
I. IDENTIFICATION DE L’ENQUETE
1 Sexe de l’enquêté [Link] 2. Féminin
2 Age de l’enquêté 1. De 18 à 25 ans 2. De 26 à 35 ans
3. De 36 à 45 ans 4. De 46 à 55 ans
5. De 56 et Plus
3 Etat civil 1. Célibataire 2. Marié(e)
3. Divorcé(e) 4. Veuf (ve)
4 Niveau d’instruction 1. Aucun diplôme 2. Primaire
3. Brevet de formation 4. Secondaire
5. Professionnel 6. Supérieur et Universitaire
5 Secteur d’activité [Link] 2. Restauration 3. Couture 4. Commerce
[Link] 6. Artisanat 7. Services
[Link] à préciser………………………………………….
6 Taille de votre entreprise ? [Link] de 5 personnes 2. 5 à 10 personnes
[Link] de 10 personnes
II. QUESTIONS THEMATIQUES
7 Quelles sont les raisons de la [Link] chômage 2. Présence d’une
création de l’entreprise ? opportunité
3. Réalisation de soi 4. Difficulté de faire carrière
[Link] soutien de la famille
[Link] aux dépenses familiales 7. Réaliser un rêve
8. Autonomie financière
8 Quelle est votre principale [Link] profession 2. Débrouillardise 3. Dons/transfert
source de revenu ? d’argent
[Link] de mon conjoint 5. Microcrédit
6. Autre à préciser …………………………………………
9 Ou avez-vous pris l’argent pour [Link] 2. Epargne personnelle
le lancement de votre activité? [Link]édit (Institution de Microfinance)
[Link]édit bancaire (Banque classique) 5. Dons/transfert
d’argent
P a g e | 87
[Link] de mon conjoint 7. Autres (à
préciser)………………
10 Quel était le niveau de votre 1. Moins de 200.000 FC
capital initial (au début de votre 2. 200.000 à 500.000 FC
activité) 3. 500.001 à 1000.000 FC
4. 1000.001 à 2000.000 FC
5. De 2000.001 et plus
Quel était le niveau de votre 1. Moins de 200.000 FC
11 chiffre d’affaire/jour (recettes 2. 200.000 à 500.000 FC
des ventes journalières) 3. 500.001 à 1000.000 FC
4. 1000.001 à 2000.000 FC
5. De 2000.001 et plus
12 Quel est le niveau de votre 1. Moins de 200.000 FC
capital actuel (capital au stade 2. 200.000 à 500.000 FC
actuel de votre activité) 3. 500.001 à 1000.000 FC
4. 1000.001 à 2000.000 FC
5. De 2000.001 et plus
13 Le revenu de votre activité vous 1. Oui
permet -t-il de couvrir toutes les 2. Non
charges familiales durant le
mois ?
14 Quelles sont les principaux défis 1. Concurrence déloyale
auxquels vous êtes confrontés 2. Accès limité sur le marché
en tant qu’entrepreneur ? 3. Infrastructure insuffisantes
4. Autre (à
préciser)…………………………………………
15 De quoi votre entreprise se 1. Innovation produit/service
démarque de vos concurrents ? 2. Qualité supérieure
3. Stratégie marketing
4. Autre (à
préciser) ……………………………………………
16 L’Entrepreneuriat est une 1. Oui
solution durable pour lutter 2. Non
contre la pauvreté ?
17 Comment pensez-vous que le 1. Aide financière
gouvernement pourrait soutenir 2. Formation professionnelle aux entrepreneurs
les entrepreneurs Kinois dans la 3. Simplifications des processus administratifs
lutte contre la pauvreté ? 4. Autre (à
préciser) ……………………………………………
18 Avez-vous déjà participer à des 1. Oui
programmes de formation en 2. Non
entrepreneuriat ?
19 Comment les pouvoirs publics 1. Mise en place de dispositifs de finacement adaptés
pourraient-ils mieux soutenir les 2. Accompagnement personnalisé
entrepreneurs Kinois engagés 3. Simplifications des processus administratifs
dans la lutte contre la pauvreté ? 4. Autre (à
préciser) ……………………………………………
20 Quelles sont les bonnes 1. Etude de faisabilité rigoureuse
pratiques à suivre pour réussir 2. Implication des parties prenantes
un projet entrepreneurial axé sur 3. Suivi et évaluation des impacts sociaux
la lutte contre la pauvreté ? 4. Autre (à
préciser) ……………………………………………
21 Selon vous, quels sont les 1. Création d’emplois durables
avantages de l’entrepreneuriat 2. Développement de nouvelles activités économiques
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sur l’économie de la province de
3. Autre (à
Kinshasa ? préciser) ……………………………………………
22 Quels sont les défis que vous
1. Logistique déficiente
rencontrez dans la distribution
2. Coûts de transports élevés
de vos produits ou services à
3. Concurrence déloyale
Kinshasa ? 4. Autre (à
préciser) ……………………………………
………………………………………….. ……………………………………………..
Signature du représentant Date et lieu
…………………………………………. ………………………………………………
Signature du recenseur/intervieweur Date et lieu
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