Chapitre 2 Magnétisme et électromagnétisme.
[Link] à la loi d'Ampère et aux champs magnétiques
Imaginez votre maison en cours de rénovation. Les électriciens travaillent dur pour installer
des fils sur les murs et les plafonds. Vous ne réalisez pas que ces fils ne sont pas seulement
des conduits pour le courant électrique, mais aussi des créateurs de champs magnétiques
invisibles. Comprendre la loi d'Ampère est essentiel pour comprendre comment ces champs
magnétiques sont générés et comment calculer leur ampleur.
[Link] d'Ampère
La loi d'Ampère, du nom du physicien français André-Marie Ampère, est un principe
fondamental de l'électromagnétisme. Il indique que le champ magnétique (B) autour d'un
conducteur porteur de courant est directement proportionnel au courant (I) et inversement
proportionnel à la distance (rayon, r) du conducteur. Mathématiquement, cela s'exprime
comme :
Formule : B = (μ₀ * I) / (2 * π * r)
Où /
μ₀ (mu-zéro) est la perméabilité de l'espace libre, approximativement égale .
−7
4 π . 10 . T . m/ A
I est le courant en ampères (A).
r est la distance du conducteur en mètres (m).
Exemple réel
Disons que vous disposez d'un fil de cuivre transportant un courant de 10 A. Vous souhaitez
trouver le champ magnétique à 0,1 m du fil. En utilisant la formule :
B=(4π x 10-7 T*m/A * 10 A) / (2 * π * 0,1 m) B ≈ 2 x 10-5 T
Remarque : L'unité du champ magnétique (B) est Tesla (T).
Explication des entrées et sorties
Pour calculer avec précision le champ magnétique autour d'un conducteur porteur de
courant, il est crucial de comprendre les entrées et leurs unités :
Perméabilité (μ₀) : Mesurée en T*m/A, généralement une valeur constante pour
l'espace libre (4π x 10-7).
Courant (I) : Mesuré en ampères (A), indique la quantité de courant électrique
circulant à travers le conducteur.
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Rayon (r) : Mesuré en mètres ( m), la distance entre le fil et le point où le champ
magnétique est calculé.
II.1.2. Définition d’un circuit magnétique :
Un circuit magnétique est un circuit réalisé en matériau, liés à des bobines, au travers
duquel circule un flux de champ magnétique. Il peut comprendre un entrefer (petit
espace d'air dans le circuit). Cet entrefer peut être
Fig.1 Circuit magnétique Fig.2 Circuit magnétique avec
entrefer
II.1.3 Champ magnétique :
est généralement créé :
Soit par des enroulements (bobines) serrant le circuit magnétique et
parcourus par un courant électrique.
Soit par des aimants permanents contenus dans le circuit magnétique.
II.1.4. Champ d’excitation magnétique ⃗ ⃗B
H et Induction magnétique ⃗
⃗ H (exprimée en ampére par mètre, A . m ). et
La relation entre le champ magnétique ⃗
−1
l’induction magnétique ⃗B (exprimé en tesla, T), est la propriété du matériau dont lequel le
champ existe.
Il est souvent supposé que la relation est linéaire.
⃗
B=μ . ⃗
H
Dans le vide : ⃗
B=μ0 . ⃗
H
avec μ0=4 π .10−7 SI : la perméabilité magnétique du vide.
Dans le matériau ou milieu magnétique :
Les effets du milieu s'ajoutent à ceux de H pour créer l'induction magnétique B
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telle que :
⃗
B=μ0 . ⃗
H + μ0 . ⃗J Et ⃗J =. ⃗
H
Où est la susceptibilité magnétique du matériau.
Ainsi le champ d’induction résultant peut s’écrire sous la forme
⃗
B=μ0 . μr . ⃗
H
Avec μr la perméabilité relative du matériau μr =1+¿
II.1.5. Classification des matériaux:
On classifiera les matériaux suivant la valeur de leur susceptibilité
magnétique.
<0 Milieux diamagnétiques : 3 est faible et négative. H et J sont donc de
sens contraire. L’aimantation disparait avec le champ.
>0 Milieux paramagnétique : 3 est faible et positive. H et J sont de sens
identique. L’aimantation globale reste faible.
>>0 Milieux ferromagnétiques : est grande. Ces matériaux sont
essentiels pour l’électrotechnique. Ils se basent sur l’utilisation du Fer,
Cobalt, Nickel et leurs alliages.
II.1.6. Courbe de première aimantation et cycle d’hystérésis : Courbes B=f(H)
Ces courbes montrent comment un corps ferromagnétique réagit à l’excitation
magnétique H :
Courbe de première aimantation : la courbe B=f (H ) lorsque le corps
ferromagnétique ne possède aucune aimantation.
Cycle d’hystérésis : courbe B=f (H ) lorsque le corps ferromagnétique possède déjà
une aimantation.
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B(T)
B
Br
Courbe d’Hystérisais
Zone de saturation -Hc Hc
Courbe de première
aimantation
Coude de saturation H (A.m-1)
Zone linéaire H
On définit plusieurs zones dans la courbe B=f (H ) :
Zone linéaire : ⃗B=μ . ⃗
H avec μ constante. zone généralement exploitée pour les
transformateurs et les machines.
Saturation du milieu ferromagnétique : lorsque H devient trop grand, B ne
varie presque plus. Le matériau magnétique est dit saturé. μ n’est plus constant
. B tend vers le champ de saturation BS .
Champ rémanent Br : champ qui subsiste lorsque H=0 (i 1 = 0).
Excitation coercitive H c : excitation nécessaire pour annuler le champ rémanent Br .
Hystérésis : c’est le dédoublement de la caractéristique B(H )du matériau
magnétique. Donc B dépend non seulement de H , mais aussi de l’aimantation
antérieure.
II.1.7. Matériaux Ferromagnétiques Durs et doux
Théorème d’Ampère : La circulation du vecteur ⃗
H le long d’une courbe
fermé (C) quelconque est égale à la somme algébrique des courants
traversant la surface s’appuyant sur le contour(C).
∮C ⃗
Hdl=∑ ± I j
I1
I4 I5
I2
H
Le courant sera pris positivement s’il est dans le sens de la
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normale à la surface (règle du tire-bouchon par
rapport au sens de parcours du contour C).
Exemple1 : H . L=I 1−I 3 + I 4−I 5
Exemple 2 On considère un bobinage de n R
spires réalisé sur un noyau en forme de
tore. L'excitation magnétique est :
H
H . L=n . I
II.1.8. Flux d’induction magnétique :
Le flux du vecteur d’induction magnétique ⃗B à travers une surface fermée (S) est
défini
par : ɸ=B × S
Le flux d’excitation magnétique ɸ s’exprime en Weber (Wb).
II.2. Lois Magnétiques
II.2.1. F.é.m. induite :
Soit un conducteur rectiligne plongé dans un champ
magnétique uniforme et entrainé à la vitesse v. Une
tension électrique apparait entre les deux extrémités du
conducteur.
C’est une « force électromotrice induite » (f.é.m. induite):
|e|=B . l . v
II.2.2. Loi d’induction de Lenz-Faraday :
Dans un circuit électrique qui est le siège d’une variation de flux magnétique, il se crée
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une force électromotrice (f.e.m) induite e.
−dφ
e=
dt
La loi de Faraday donne l'amplitude de la FEM produite et la loi de Lenz renseigne sur le
sens que va prendre
le courant. Selon cette loi, le sens du courant est toujours tel qu'il va s'opposer à la
variation du flux qui lui a donné naissance. Ainsi, tout champ magnétique créé par
un courant induit sera de sens opposé à la variation du champ initial.
II.2.3. Formule de Boucherot :
La force électromotrice dans une bobine est donnée par:
d∅
e=−N
dt
, Si on considère un flux sinusoidal de la forme
∅ (t )=∅ m . sin (ωt)
Alors la valeur efficace de « e » devient:
E=4 , 44 Bmax . S . f
E : valeur efficace de la f.e.m e1 (V) N : nombre de spires de la bobine
f : fréquence (Hz) S : section du circuit magnétique
(m2)
Bmax : valeur max du champ magnétique (Tesla T)
II.2.4. Loi de Laplace
Soit un conducteur électrique parcouru par un courant I, soumis à un champ magnétique
B. Une portion de conducteur de longueur dl est soumise à une force magnétique (force
de Laplace):
⃗
dF =I ⃗
dl ∧ ⃗
B
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La force totale qui s’applique sur le conducteur est égale à la
somme des Forces qui s’appliquent sur chaque portion du
circuit :
F =∑ ⃗
⃗ B=I . l⃗ ∧ ⃗
dF ∧ ⃗ B
Remarque
F ⊥ conducteur
𝐹⊥𝐵
F=|I .l . Bsin ( ⃗l , ⃗
B )|
II.2.5. Reluctance du Circuit Magnétique (sans entrefer)
La bobine permet de créer un champ d’induction.
I
D’après le théorème d’Ampère :
H . L=N . I N Spires
La valeur du champ magnétique est donc :
B
B=μ0 . μr . ¿ donc∋¿ L or ∅ =BS
L μ
L
∅ . =¿
S
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L
O n n o t e R=
μS
∅ R=¿
R : est appelée Reluctance Magnétique d’unité [ H −1 ] .
La Reluctance dans un circuit magnétique est analogue à la résistance dans un circuit
électrique.
Loi d’Ohm magnétique : 𝑅𝜑 = c, e ; F.m.m
II.2.6. Inductance propre d’un circuit
L’inductance d’un circuit est définie par le rapport entre le flux total vu par le bobinage
(composé de N spires) divisé par le courant d’excitation :
∅T N ∅
L= = .I
I I
N .I
Or : ∅ =
R
2
N
Donc : L=
R
Tout comme la réluctance, une inductance peut varier avec l’intensité du champ donc du
courant.
II.2.7. Analogie d’Hopkinson
L’analogie d’Hopkinson est valable pour un circuit magnétique linéaire. C’est
l’analogie entre un circuit magnétique et un circuit électrique.
Loi d’Ohm : U =R . I Loi d’Ohm magnétique : e¿ R . φ
L L
Résistance R=ρ Réluctance R=
S μ.S
Circuit magnétique Circuit électrique
Flux ∅ [web] Courant I [A]
Force magnétique e [Atr] Force électromotrice U[V]
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Réluctance R [ H −1 ] Résistance R []
Exemple d’application de l’analogie par schéma équivalent
II.3. Apparition D’un Courant Induit :
On déplace un aimant au voisinage d’une bobine ou inversement. Si la bobine est reliée à un
ampèremètre, on observe l’apparition d’un courant induit tant que l’aimant est en
déplacement.
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Le phénomène d'induction électromagnétique implique la création par la bobine d’un champ
magnétique induit qui s'oppose à la variation du champ inducteur.
L’apparition d’un phénomène d’induction dans un circuit peut se produire :
II.3.1. Auto-Induction
- Dans un circuit mobile plongé dans un champ stationnaire
- Dans un circuit fixe plongé dans un champ variable
Un circuit filiforme parcouru par un courant d’intensité i crée un
champ magnétique qui lui est propre, proportionnel à i.
Si i varie, B varie, le flux varie = induction. Flux propre : ϕp =Li(t)
L est une constante positive qui dépend des caractéristiques du circuit, appelée inductance.
Son unité est le Henry (H).
Force électromotrice : circuit indéformable, L= Cte
e L di
auto→
(i et eauto en CG).
dt(S)
B
Dans le cas d’un circuit ne comportant pas d’enroulement, le phénomène d’auto-
induction est bien souvent négligeable.
Energie magnétique propre :
II.3.2. Induction Mutuelle
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II.3.3. Flux de mutuelle inductance :
Le flux du champ magnétique B1 à travers le circuit (2) : Φ1-2 =M i1(t)
Le flux du champ magnétique B2 à travers le circuit (1) : Φ2-1 =M i2(t)
M est une constante positive ou négative qui dépend
des caractéristiques des 2 circuits, appelée inductance mutuelle (en Henry).
En général, l’inductance mutuelle de deux circuits n’a de valeur notable que
lorsqu’il s’agit de parties bobinées voisines.
Energie magnétique totale : E
II.3.4. Application : Le transformateur idéal de tension
Un transformateur électrique est un quadripôle constitué de deux enroulements de fils
autour d’un tore de matériau ferromagnétique.
- L’enroulement de gauche, alimenté par une source tension u1(t) et constitué de N1
spires est appelé enroulement primaire.
- L’enroulement de droite, constitué de N2 spires, est appelé enroulement
secondaire.
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- En canalisant les lignes de champ magnétique, le tore ferromagnétique assure le
couplage magnétique entre les deux enroulements.
- Pour un transformateur idéal, on néglige tous les effets résistifs et on suppose que le
couplage magnétique est parfait :
U 20 N 2
= =m
U1 N1
m est appelé rapport de transformation.
II.3.5. Méthode générale :
- Orientation arbitraire du contour délimitant le circuit.
(On choisira souvent une orientation correspondant à celle du champ
appliqué).
- Expression du flux magnétique total à travers la surface orientée délimité
par le circuit.
Si le circuit comporte un enroulement, il faut tenir compte du flux propre !
Si un circuit est à proximité, il faut tenir compte du flux mutuel.
- Calcul de la force électromotrice à l’aide de la loi de Faraday.
- Modélisation électrique (e, R) : la f.é.m. calculée est orientée dans le sens
arbitraire choisi pour le contour, on se met généralement en CG pour le
sens de i.
- Calcul du courant induit à l’aide de la loi des mailles.
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II.3.6. Conclusion
[Link] se synthèse