Manon Fournier-Rosec 11/10/2021 20 pages
Odontologie Conservatrice Frederic BUKIET Cours 6
Intérêts de la radiologie en OC/ENDO
Table des matières
INTRODUCTION
I) Définition
A. Objectifs
B. Les règles fondamentales de la projection géométriques en radiologie.
II) Techniques d’imagerie conventionnelle en Odontologie Conservatrice Endodontie (OCE).
A. Le panoramique dentaire
B. Les clichés rétro-alvéolaires (les plus utilisés ++)
1. Renseignements capitaux
2. Appareillage de radiographie intra orale
3. Quand utiliser les clichés rétro alvéolaires ?
4. Sur le plan technique
C. Les clichés rétro-coronaires – clichés « Bite wing »
D. Les clichés occlusaux (très peu utilisés).
E. Les techniques numériques
III) Intérêt de la radiologie en OCE.
A. Panoramique dentaire (Non Systématique)
B. Bite wings (secteur prémolo-molaire droit et gauche)
C. Clichés rétro-alvéolaires de toutes les dents suspectes et/ ou couronnées
D. Cone Beam (tomographie volumique)
Objectifs du cours :
1. Connaître et comprendre les intérêts de la radiographie en OCE.
2. Connaître et comprendre les principales techniques de radiographie en
OCE.
3. Acquérir les bases de l’interprétation radiographique.
Ce qui est en italique, c’est ce que le prof n’a pas dit à l’oral mais qui facilite la compréhension.
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Introduction
La radio a été découverte par Wilhem Conrad en 1895, il l'a définie comme une méthode
d'évaluation anatomique et atraumatique (ironique car pas d’intervention chirurgicalement
mais on sait aujourd’hui que les rayons X ne sont pas atraumatiques car ils engendrent des
irradiations. (A l'époque pas encore la conscience de l’effet néfaste des radiations).
Il a montré qu'un faisceau d'électrons frappant les parois d'un tube à gaz raréfié produit un
nouveau rayonnement : le rayon X.
Il a obtenu le prix Nobel en 1901.
En 1913, Coolidge invente l’appareil capable d’émettre des rayons X de façon reproductible
: le tube radiogène de Coolidge. On a deux électrodes (une anode et une cathode) entre les
quelles il y aura le passage d’un faisceau d’électrons et ces électrons vont être freinés par
les tissus cibles.
Le rayonnement X est un rayonnement électromagnétique.
I) Définition
La radiographie est l'image photographique obtenue sur un film après passage des rayons
X au travers d'un objet (on a une projection 2D d’un objet 3D).
L'image pour être exploitable doit être :
- Précise
- Non déformée (pour effectuer des mesures)
- Avec des dimensions équivalentes de celles de l'objet radiographié
A. Objectifs
Les examens radiographiques permettent de mettre en évidence, de caractériser les
lésions et réaliser le suivi des pathologies. Ils appartiennent aux examens complémentaires
(notion capitale ++). Ils peuvent être argentiques ou numériques (++).
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On commence par de l’observation visuelle qui
donne déjà un certain nombre d’informations.
Ces informations vont être précisées par un
ensemble de tests cliniques : test thermique au
froid (avec la boule de coton sur l’image), test de
percussion (sondage parodontal) ayant pour but
d’établir un diagnostic dentaire mais aussi
parodontal.
Tout un tas de tests vont être appliqués pour essayer d'établir un diagnostic et à ce
stade on n’a toujours pas pris de radio, la radio est bien un examen complémentaire.
ARGENTIQUE :
Processus impliquant l’exposition d’un film et son développement à l’aide de produits
chimiques (révélateur rinçage fixateur rinçage).
A l’époque on avait simplifié les étapes de développement de ces films en
utilisant en particulier des produits dits « monobain » (tous les produits étaient
rassemblés dans un seul flacon).
C'est quelque chose qu’aujourd'hui, globalement, en odontologie, on ne va PLUS
UTILISER. Aujourd'hui on est globalement complètement entré dans l'ère du
numérique.
NUMERIQUE (+ souvent) :
Processus impliquant l’exposition d’un capteur relié à un ordinateur (radiographie
numérique directe).
o Capteur relié à un cordon lui-même relié à l'ordinateur.
o + rapide que l’ERLM
Ou d’une plaque au phosphore (ERLM = Ecran Radio luminescent à Mémoire) numérisée à
l’aide d’un scanner spécifique relié à un ordinateur (radiographie informatisée ou
numérique indirecte).
o Petit capteur complètement libre sans cordon qui sera chargé dans un scanner qui lui-
même sera connecté à un ordinateur pour obtenir l'image directement sur l'écran.
Dans les 2 cas, on doit utiliser un générateur de rayon X pour effectuer l’examen.
Ce sera le même que ce soit numérique ou argentique, ce sont les réglages qui vont différer
+++
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Ne pas oublier que la radiographie conventionnelle est une projection d’une
structure 3D sur une surface en 2D (film support ou capteur).
À partir du moment où on va projeter une structure anatomique tridimensionnelle sur un plan
2D, il va y avoir tout un tas d'imprécisions, d'interprétation radiographiques avec des
possibilités d'erreur. Il y a des phénomènes de superposition des structures anatomiques en
2D ce qui montre les limites de la radiographie conventionnelle en 2 dimensions.
Difficultés de l’interprétation radiographique :
Qualité de l'examen/radio qu’on va réaliser (il faudra donc bien
respecter les règles pour la réalisation de ces clichés).
Comment vont apparaître les différents instruments utilisés.
Comment nous allons pouvoir visualiser les différentes structures
anatomiques auquel nous sommes confrontés (structure dentaire,
tissus durs, tissus parodontaux, la corticale).
Superposition des structures anatomiques dès lors que l'on va
parler de radiographie en 2 dimensions.
- Radio clarté : structure dans les teintes noires/sombres sur le cliché radiographique.
- Radio opacité : structure dans les teintes blanches sur le cliché radiographique.
Plus c’est noir plus c’est radio clair plus c’est blanc plus c’est radio opaque.
Il existe différents niveaux de radio opacité et de radio clarté.
Il faudra connaitre les structures qui sont radio opaques et celles qui sont radio claires.
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B. Les règles fondamentales de la projection géométrique en radiologie
(important+++)
La taille de la source d’émission (foyer = générateur de rayons X) doit être la plus PETITE possible.
La distance entre le foyer et l’objet doit être la plus GRANDE possible (distance entre le
tube radio et la dent) pour limiter les modifications de taille de l’objet.
Lorsque le cône radiographique va se rapprocher donc les traits rouges vont ensuite
se projeter sur le support radiographique on va avoir un agrandissement de la structure
anatomique : déformation. Si on s'éloigne on a un faisceau qui va être moins conique
moins ouvert et moins de déformation.
La distance objet-film (toujours placé derrière l’objet) doit être la plus PETITE possible.
L’objet et le film doivent être PARALLÈLES. (+++)
Le rayonnement doit être PERPENDICULAIRE aux plans du film et de l’objet.
L’objectif est d’obtenir des images de qualité optimale et au plus proche de la réalité (sans déformations).
La distance foyer-objet doit-être la plus grande possible
La distance objet-film doit-être la plus petite possible
Traits rouges
Traits verts
Ici on voit bien que si le générateur est éloigné (rayonnement vert) de l’objet à radiographier (la dent), la
projection de l’objet sur le film sera moins déformée que si on rapproche le générateur (rayonnement
rouge).
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II) Techniques d’imagerie conventionnelle en Odontologie
Conservatrice Endodontie (OCE)
Choix des techniques : (les principales techniques)
Le panoramique dentaire = orthopantomogramme
Clichés retro-alvéolaires LES PLUS UTILISÉS
Clichés retro-coronaires = « bite wing » très important aussi
Les examens / Imagerie 3D : Scanner (quasiment plus utilisé), Con-Beam (++)
A. Le panoramique dentaire (orthopantomogramme)
C’est une technique extra-orale : Le capteur qui
va recevoir le rayonnement n’est pas situé dans la
bouche mais à l’extérieur de celle-ci.
Souvent le premier temps de l'examen radiologique dentaire, c'est un cliché de
débrouillage ou de dépistage.
Avantages : Il permet une vision globale (donc intéressant quand il y a un certain nombre de
problèmes par exemple). MAIS IL NE FAUT PAS LE SYSTEMATISER !
Inconvénient : C'est une technique qui manque de précision++. On ne peut pas l’utiliser si on
veut quelque chose de précis. Il faut le compléter par des techniques intra orales rétro
alvéolaires ou rétro coronaires.
Sur le deuxième cliché on peut observer des restaurations amalgame ou composite, des dents
dépulpées, des éléments prothétiques radio opaque ++ (couronnes, bridges), les sinus maxillaires,
l’os alvéolaire, etc… vision globale +++ mais pas beaucoup de précision
LA TECHNIQUE :
Le sujet est assis ou debout.
Le plan de Francfort (passe par le plancher de l’orbite et par
le méat acoustique externe) est horizontal.
La tête placée dans un système de contention pour éviter le
flou cinétique (permetd’éviter les mouvements du patient) ++
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Schéma que j’ajoute pour rappel
Incisives en bout à bout.
Langue collée au palais.
Le patient ne doit pas déglutir pendant la prise du cliché (15 secondes).
Centre de rotation mobile autour du patient.
Enlever tout objet métallique avant le cliché : bijoux, prothèse amovible, piercing…
Qui pourrait gêner l'interprétation surtout techniques extra orale dont cone beam.
Les prothèses fixes : implant et bridge ne s’enlèvent pas.
B. Les clichés rétro-alvéolaires (++ utilisés)
Doit montrer la dent en intégralité avec les tissus
parodontaux sur une hauteur de 2 mm au-delà des apex.
C’est une technique INTRA ORALE.
On s’occupe d’un groupe de dent.
C'est un examen sur la dent entière. On obtient la dent et
tout son support parodontal.
Cette radio doit montrer l'intégralité de la dent avec les tissus parodontaux (os et
desmodonte) sur une hauteur de 2mm (minimum) au-delà des apex car on a besoin de
définir des lésions . +++
1) RENSEIGNEMENTS CAPITAUX :
Anatomie radiculaire.
Anatomie canalaire (encore plus précis).
Localisation des apex.
Os alvéolaire notamment son intégrité (destruction ou non de l’os).
Lamina dura : os compact situé au niveau des alvéoles dentaires sur lesquelles vont s’intégrer les
fibres du ligament parodontal (= desmodonte). C’est une ligne radio-opaque qui entoure la racine
elle témoigne de la bonne santé du ligament si elle est continue.
Desmodonte : ligament parodontal qui s’insère entre le cément et l’os alvéolaire. Entre
lamina dura et dent. Épaississements desmodontaux si discontinuités de la lamina dura.
Renseignements importants qu’il faudra bien analyser pour pouvoir anticiper au mieux
les difficultés qui peuvent survenir.
Ces clichés sont réalisés en complément ou indépendamment de la radio panoramique. PAS
SYSTÉMATIQUEMENT. On a plus de précision qu'avec le cliché panoramique, ainsi cette radio
peut être utilisée en complément du panoramique.
Les clichés rétro alvéolaires sont extrêmement intéressants pour le dépistage de toutes les
pathologies dentaires ayant une incidence sur le PARODONTE et de toutes les lésions
parodontales.
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2) APPAREILLAGE DE RADIOGRAPHIE INTRA ORALE :
3 parties : 2
1 - Le cône
- Bras articulé : permet de positionner le cône dans 1
2 tous les sens et modifier l’angulations …
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- Télécommande pour les réglages avec cordon 3
extensible pour s’éloigner du patient pour ne pas
être irradié. Importance de respecter la distance
minimale pour le professionnel de santé.
Le « cône » (court ou long) est un localisateur cylindrique ou quadrangulaire porteur d'un
diaphragme de plomb ne laissant passer que la portion du faisceau nécessaire à l'impression
du film.
ATTENTION : Risque d’irradiation du patient à garder en tête. Il faut donc essayer de réaliser le
meilleur cliché pour éviter de réexposer le patient à ce risque en en prenant d’autre. Il existe
des recommandations pour limiter l’exposition du patient, par exemples les femmes enceintes
doivent porter un tablier de plomb.
Les films rétro-alvéolaires argentiques (RA) : PLUS TROP UTILISÉS DE NOS JOURS
De tailles variables 31-41 mm pour rétro-alvéolaires classiques, 22-35mm
pour films pédodontiques (pour les enfants). (Pas de questions à l’examen sur les
dimensions)
Très haute définition
Dans une pochette étanche à la lumière et à la salive
Feuille de plomb dans l'enveloppe pour diminuer l'irradiation secondaire des
tissus situés en arrière du film et pour protéger l'émulsion du rayonnement
secondaire.
Convexité au niveau de la face qui reçoit le rayonnement (utile pour
l'orientation), àmettre côté occlusal. (Face blanche celle qui reçoit le
rayonnement, au niveau occlusal).
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Les dispositifs complémentaires (+++) :
Permettent d’optimiser la qualité des images et de
respecter les règles fondamentales de radiographie.
- Angulateur pour le secteur postérieur (jaune)
- Angulateur rétro alvéolaire pour le secteur
antérieur (bleu)
- Angulateur rétro coronaire (rouge)
Angulateur : permet de positionner le film de façon stable et reproductible pour minimiser les
déformations qui est un support pour le film, fiabilité des images, minimum de déformation.
On a des angulateurs préopératoire ou postopératoire, on en a avec un bloc de morsure.
On a aussi le peropératoire qui est utilisé en endodontie.
3) QUAND UTILISER LES CLICHÉS RÉTRO-ALVÉOLAIRES ?
En Parodontologie : lors de la réalisation d'un bilan rétro-alvéolaire complet (= bilan long cône).
En Endodontie : Diagnostique, évaluation pré, per (pendant) et postopératoire, contrôle de
guérison/suivi.
En dentisterie restauratrice, prothèse : présence de carie, évaluation de restaurations, d’une
reconstitution corono-radiculaire (qui va s’ancrer dans la racine), ou d’une prothèse.
Un bilan radiologique complet (long cône) permet une vision globale avec des clichés précis, on voit
que les radiographies du secteur postérieur sont horizontales et celles du secteur antérieur sont
verticales.
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Lors d’un traitement endodontiques les clichés rétro alvéolaires sont CAPITAUX :
- Clichés préopératoires :
permettent d’analyser de façon
minutieuse la situation initiale
pour anticiper les difficultés qui
peuvent survenir.
- Clichés peropératoires :
permettent le contrôle pendant
le traitement afin de vérifier si
tout va bien. 2 types de clichés :
les « cône en place » (sur la
diapo) et « lime en place »
- Clichés postopératoires :
permettent le suivi du traitement.
Présence de ce qu'on appelle une carie secondaire c'est-à-dire le
développement d’une carie sous la restauration qui est radio
opaque. (Ici une couronne avec une armature métallique très
radio opaque.)
L’analyse préopératoire est de 1ère importance à partir du moment où on va indiquer un traitement car
elle permet d’obtenir un grand nombre d’informations qui vont définir ce traitement.
4) SUR LE PLAN TECHNIQUE :
Il existe 2 techniques pour réaliser un cliché rétroalvéolaire :
o La technique de la BISSECTRICE (elle n’est pas à privilégier)
o La technique des PLANS PARALLELES (meilleure technique mais pas toujours
utilisable)
On va pouvoir aussi modifier la direction du rayon incident :
o Incidence mésio-excentrée : le cône (générateur) est disposé de façon mésiale par rapport
à la dent (l’objet).
o Incidence disto-excentrée : le cône (générateur) est disposé de façon distale par rapport à
la dent (l’objet).
o Incidence orthocentrée : le cône (générateur) est disposé dans l’axe de la dent (l’objet).
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TECHNIQUE DE LA BISSECTRICE :
Le rayon directeur est perpendiculaire à la bissectrice de l'angle formé par le grand axe
de la dent et le plan du film.
Limite les déformations.
C’est la technique de seconde intention car on a des
déformations (quand pas possible d’utiliser la technique
des plans parallèles)
Elle est utilisée ++ au MAXILLAIRE en raison de
l’anatomie de la voute palatine qui peut empêcher de
positionner les films de façon parallèle à la dent.
On obtient les bonnes dimensions de la dent quand on est perpendiculaire à la bissectrice de
l'angle entre l'axe de la dent et du film (schéma). Le film est à l'intérieur de la bouche. Image
avec même dimension.
TECHNIQUE DES PLANS PARALLELES :
A utiliser dès que possible
Film positionné en arrière et parallèlement au grand axe
de dent. Le rayon directeur est perpendiculaire à la dent
et au film.
Éloignement du tube : diminution de la conicité du
faisceau de rayons X et parallélisme.
Projection fidèle à la réalité : limite/élimine les
déformations, dimensions équivalentes à la réalité.
Nécessité d’un angulateur.
2 cas de figure : Par défaut on doit toujours utiliser la technique des plans parallèles mais il y a
des situations sur le plan anatomique chez les patients où il ne sera pas possible d’appliquer cette
technique, en particulier au niveau maxillaire en raison donc de l'anatomie de la voûte palatine
du palais on sera amené à utiliser la technique de la bissectrice.
MODIFICATION DE LA DIRECTION DU RAYON INCIDENT :
• Incidence orthocentrée : NON décalée
Le cône radio est en face de la dent à radiographier.
• Incidence mésio-excentrée ou disto-excentrée : DECALÉE
Le cône radio est en mésial ou distal par rapport à la dent.
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• RÈGLE DE CLARK (important +++) :
Elle sert à discriminer des structures anatomiques qui sont dans le même plan en utilisant des incidences
décalées.
L'objet le plus éloigné du film subit le plus grand déplacement dans le sens du rayonnement
Si l’incidence est mésio-excentrée, la racine ou le canal vestibulaire est plus distal sur le film ou le
capteur/racine ou au canal lingual.
On connait maintenant la limite de l'examen en 2 dimensions, si on radiographie une structure anatomique
avec une partie vestibulaire et une partie palatine qui sont exactement dans le même plan on va avoir une
superposition de ces 2 structures sur le plan.
On ne pourra pas discriminer la structure vestibulaire par rapport à la structure palatine et vice-versa et
donc le fait d'utiliser l’incidence décalée va vous permettre de faire apparaître ces 2 structures sur le plan
du film.
Mais encore faut-il être capable de savoir quelle est la structure vestibulaire et quelle est la structure
palatine : c'est tout l'intérêt justement de cette règle de Clark.
Le film en général est positionné en arrière (derrière la langue) de l'objet anatomique qu’on cherche
à radiographier.
Si on se positionne du côté lingual ou côté palatin (en fonction de l'arcade mandibulaire ou maxillaire) la
structure la plus éloignée du plan du film est la structure vestibulaire.
En incidence orthocentrée (le rayonnement est dans l’axe de le
dent) : sur le film on obtiendra un seul canal qui est en réalité la
superposition des deux canaux vestibulaire et palatin.
En incidence mésio excentré : les structures qui elles sont
situées en position vestibulaire (les + éloignées donc) vont subir
le plus grand déplacement et donc elles vont apparaître en
position distale sur le film par rapport aux structures palatine qui
elles apparaîtront en position médiale. Donc globalement si
l’incidence est mésio excentrée, le canal vestibulaire est plus
distal sur le film par rapport au canal lingual. On obtiendra donc
les 2 canaux sur le film.
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En incidence disto excentrée : c’est l’inverse, le canal vestibulaire
apparaitra en mésial par rapport au canal palatin qui sera plus en
distal. On obtiendra encore les deux canaux sur le film.
Incidence orthocentrée 1 seul canal visible car ils se
superposent.
Incidence décalée 2 canaux. Cette incidence décalée
permet de mieux visualiser la situation.
C. Les clichés rétro-coronaires – clichés « Bite wing »
On les utilisera beaucoup sauf pour les patients édentés.
Nécessité d’un tube radiogène (idem rétro alvéolaire).
Films dentaire ou capteurs en position horizontale avec
fixation d’ailettes en papier, mousse ou utilisation d’un
angulateur spécifique.
Le film ou le capteur est placé en arrière des couronnes
dans le secteur molaires-prémolaires maintenu par une morsure de l’ailette
ou support de l’angulateur.
Le rayon incident est incliné de 5-10° vers le bas par rapport au plan
d'occlusion. Méthode orthogonale donc mesurative.
On ignore volontairement les racines pour donner la priorité aux
COURONNES dentaires, aux rebords alvéolaires et espaces inter-dentaires
(images beaucoup plus précises qu’avec des clichés rétro-alvéolaires). Les
clichés rétro-coronaires ne se focalisent uniquement que sur la portion
coronaire des dents et des tissus parodontaux.
Détection de :
o Caries interproximales même débutantes (pas toujours visibles cliniquement).
o Carie secondaires (ou récurrentes) sous une restauration déjà existante.
o Adaptation marginale d'une restauration coronaire (présence d'un espace ou
d'un joint fermé)
o Niveau et état des septa dentaires (languette d’os au niveau de l’espace
interproximal).
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o Anatomie pulpaire coronaire (volume, pulpolithe, distance plafond-plancher
qui est la hauteur de la chambre pulpaire.)
Visibilité précise des espaces proximaux des molaires et des prémolaires.
D. Spécificité des techniques numériques
Majoritairement utilisées aujourd’hui
Elles permettent un contrôle thérapeutique immédiat ou presque par affichage de l’image sur l'écran
d'ordinateur : utile en endodontie +++.
L'irradiation diminue par diminution du temps d'exposition en comparaison aux techniques
argentiques.
L'appareillage : Un tube dentaire radiogène classique + un capteur numérique ou un capteur au
phosphore ERLM (moins rapide) + un ordinateur avec écran.
Les capteurs numériques sont composés d'un scintillateur transformant le rayon X incident en photon
et au-dessus un capteur CCD photosensible. Ils sont volumineux et donc difficiles à positionner. On a
des outils pour faire varier le contraste et donc augmenter la précision, on a aussi des outils de mesure
pour mesurer la dent.
Le capteur numérique peut être relié directement à un ordinateur dans le cadre de l'écran au
phosphore : ça se présente exactement comme un film argentique il n'y a pas de cordonvous prenez
votre fichier exactement comme vous le feriez avec un film argentique et vousallez ensuite utiliser
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un scanner pour passer votre écran phosphore et ce scanner étant relié à l'ordinateur l'image
apparaîtra sur l’ordinateur.
Soit on utilise :
o Un capteur avec cordon relié
directement à l'ordinateur l'image va
apparaître de façon quasi instantanée
o Un écran au phosphore vous aurez un
petit temps nécessaire pour scanner cet
écran au phosphore et le temps que
l'acquisition de l'image se fasse sur
l'écran de l'ordinateur c'est un petit peu
plus long (mais vous avez également
d'autres avantages comme le fait de ne
pas avoir justement de cordon).
LES AVANTAGES du numérique :
Système écologique qui supprime tous les produits de développement et des films
radiographiques (se posent quand même les problèmes du stockage et de sauvegarde)
Rapidité et ergonomie (plus de développement)
Stockage informatique = gain de place et de temps de recherche (à pondérer)
Dialogue avec le patient favorisé par meilleure visualisation sur l'écran (++)
Manipulation de l'image : agrandissement, contraste, mesure optimisation (attention une
manipulation excessive peut amener à un mauvais diagnostic)
Diminution de l'irradiation
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LES INCONVENIENTS : (mais de moins en moins pertinent comme
argument)
Perte légère de qualité par rapport à l'argentique mais de moins en
moins vrai avec l'évolution de la technologie.
RECOURS A L’IMAGERIE 3D :
L’examen tomodensitométrique (scanner) N’EST PLUS UTILISÉ EN
OCE/ENDO/IMPLANTO ! Il a été remplacé par la technique de tomographie volumique numérisée par
faisceau conique = « cone beam » (beaucoup moins irradiant que le scanner) qui est utilisé de plus en plus
fréquemment en endodontie. On obtint une image en 3 dimensions. Le cone beam n’est pas utilisé en 1ère
intention mais aide au diagnostic et au traitement de situations complexes.
Le patient est assis avec un système de contention. Une rotation unique va se faire et on obtient une
succession de projections latérales. On va obtenir véritablement un volume avec différents types de coupes.
On n'est plus du tout dans l'imagerie en 2D mais dans l’imagerie 3D. On peut naviguer d’une coupe à une
autre dans tous les sens de l’espace.
On a des coupes :
Axiales : on navigue de
coronal en apical
Sagittales : on navigue de
vestibulaire en palatin
Coronales : on navigue de
mésial en distal
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Exemples pour illustrer le recours à l’imagerie en 3D :
On peut visualiser vraiment la forme, la section de la racine. En coupes horizontales on va
pouvoir mettre en évidence des irrégularités du système canalaire ici on a une pathologie péri
radiculaire. On peut analyser la situation à partir de ce volume en 3 dimensions
1ère diapo :
Nous montre qu’à partir d’images combinées on peut anticiper au mieux sur un certain nombre de
difficultés afin de mener à bien le traitement.
2ème diapo :
Comparaison entre un cone beam réalisé avant le traitement et d’un autre réalisé après.
Un an après le traitement l’os s'est reformé on observe une volumineuse zone radio claire.
Il y a des situations où on va pouvoir utiliser une imagerie conventionnelle en 2 dimensions et il
y a des situations où l'imagerie tridimensionnelle sera nécessaire.
Encore une fois cette imagerie tridimensionnelle nous ouvre de nombreuses possibilités maiselle
reste un examen radiographique de 2nde intention après l'utilisation de l'imagerie
conventionnelle en 2 dimensions.
Image d’un « cone beam » que j’ajoute pour illustrer
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III) Synthèse des intérêts de la radiologie en dentisterie
restauratrice – endodontie.
Dans tous les cas l'examen est complémentaire c'est une aide au diagnostic après examen
clinique.
Indispensable à l'établissement d'un plan de traitement cohérent, en complément de
l'examen clinique minutieux.
A. Panoramique dentaire
Examen de débrouillage, pour une vision globale.
NON SYSTÉMATIQUE
Manque de précision
B. Retro-coronaire (secteur postérieur prémolo-molaire droit et gauche)
Systématique
Lésions carieuses inter-proximales débutantes non détectables à l'examen clinique
Objectiver des reprises de caries sous restauration existante (secondaire ou récurrente)
Apprécier l’état du septum alvéolaire, importance de la lamina dura et de l'espace desmodontal.
Rapport pulpe/carie
Mise en évidence de réactions de dentinogenèse.
C. Clichés rétro-alvéolaires de TOUTES les dents suspectes, dépulpées et/ou
couronnées
o PRÉOPÉRATOIRE :
Renseignement sur :
• Aspect du parodonte (lésion périapicale, parodontale)
• Anatomie canalaire (longueur, courbure, obstacle...)
• Diagnostic différentiel des lésions radio claires
• Présence d'ancrages radiculaires
• Qualité des traitements endodontiques existants.
• Fracture radiculaire
• État de l'apex : mature, immature (racine pas complètement formée, ouvert),
résorbé
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o PEROPERATOIRE :
• Clichés soit « lime en place » soit « cône en place »
• Pour contrôler la longueur de travail
• Avec des incidences excentrées pour dissocier les structures anatomiques traitées.
o POSTOPERATOIRE :
• Radio de contrôle immédiatement après le traitement
o SUIVI
• À 6 mois, 12 mois … guérison des pathologies apicales, régénération/réparation
pulpodentinaire, fermeture apicale …
D. Cone Beam (tomographie volumique par faisceau conique)
Pas systématique
Intérêts :
Dépistage de foyers infectieux qui n’apparaissent pas en clichés 2D
Problème de diagnostic
Situations particulières : traumatologie ++
Topographie des lésions radioclaires : pathologie au niveau péri-
apical
Planification thérapeutique et aide au traitement
Suivi
CONCLUSION :
Les examens radiographiques appartiennent aux examens complémentaires.
Les examens 2D présentent des limites++
Importance de l'interprétation radiographique (on le verra en Enseignement Dirigé (ED))
Petite dédicace à mon Cartin
préféré, hâte du prochain
marbrage de gueule
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