La Seconde Guerre Mondiale
Introduction
La Seconde Guerre mondiale, qui a eu lieu de 1939 à 1945, est la guerre la
plus violente et la plus meurtrière de toute l’histoire.
Elle a fait environ 60 millions de morts, dont beaucoup de civils.
Ce conflit n’a pas seulement opposé des armées : c’est aussi une guerre
d’anéantissement marquée par de nombreux crimes de masse qui a aussi
touché les populations dans leur vie quotidienne, à travers les
bombardements, les massacres et les camps.
Avant même le début de la guerre en Europe, cette violence s’était déjà
manifestée, comme lors du massacre de Nankinentre décembre 1937 et
février 1938. L’armée japonaise y a tué et torturé des dizaines de milliers de
civils chinois.
À la fin de la guerre, les armées alliées découvrent avec horreur les camps de
concentration nazis, comme celui de Dora, le 12 avril 1945.
Ces découvertes montrent jusqu’où la guerre a pu aller dans la cruauté et la
déshumanisation.
Problématique :
Comment peut-on expliquer la violence extrême de la Seconde Guerre
mondiale ?
Les protagonistes et les premières phases de la
guerre (1939-1942)
Les victoires de l’axe jusqu’à 1942
La Seconde Guerre mondiale oppose deux grands camps :
• Les forces de l’Axe, composées de l’Allemagne nazie, de l’Italie
fasciste et du Japon impérial.
• Les Alliés, qui regroupent d’abord la France et le Royaume-Uni, puis
à partir de 1941, l’Union soviétique (URSS) et les États-Unis.
Le conflit commence le 1er septembre 1939, lorsque l’Allemagne d’Hitler
envahit la Pologne.
En réponse, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne
le 3 septembre 1939.
Pourtant, entre septembre 1939 et mai 1940, aucune grande bataille n’a lieu
en Europe de l’Ouest : c’est la période appelée la « drôle de guerre », car les
armées se préparent sans vraiment combattre.
Le 10 mai 1940, Hitler lance une offensive rapide, appelée « guerre éclair »
(Blitzkrieg).
Les troupes allemandes contournent les défenses françaises en passant par
la forêt des Ardennes, jugée infranchissable par les généraux français.
La France est vaincue en quelques semaines, et le nord du pays est occupé par
les Allemands.
Ensuite, l’Allemagne tente de vaincre le Royaume-Uni en bombardant
massivement ses villes pendant la bataille d’Angleterre (du 10 juillet au 31
octobre 1940). Mais malgré les attaques, le Royaume-Uni résiste.
Hitler se tourne alors vers l’Est : le 22 juin 1941, il lance l’opération
Barbarossa, c’est-à-dire l’invasion de l’Union soviétique.
Pour les nazis, les peuples slaves et les communistes sont considérés comme
« inférieurs » et doivent être éliminés.
Enfin, le conflit devient vraiment mondial lorsque le 7 décembre 1941,
le Japon attaque la base américaine de Pearl Harbor, à Hawaï.
Le lendemain, les États-Unis entrent en guerre contre le Japon, puis contre
l’Allemagne et l’Italie.
La victoire des alliés 1942-1945
À partir de 1942, la situation se renverse en faveur des Alliés. Les forces de
l’Axe, qui dominaient jusque-là, commencent à reculer sur tous les fronts.
Dans le Pacifique, les États-Unis stoppent l’expansion japonaise lors de
la bataille de Midway, du 4 au 7 juin 1942. Cette victoire marque un
tournant : désormais, les Américains prennent l’avantage et commencent à
reconquérir les îles une par une.
En Europe, la situation change aussi. Entre novembre 1942 et février 1943,
les Soviétiques remportent la bataille de Stalingrad contre l’armée
allemande.
Ce combat très violent se termine par la défaite des nazis, affaiblis par le
froid, le manque de ravitaillement et l’immensité du territoire soviétique.
C’est le début du recul de l’Allemagne.
En novembre 1943, les trois grands chefs alliés
— Staline (URSS), Roosevelt (États-Unis) et Churchill (Royaume-Uni) —
se réunissent à Téhéran. Ils décident de lancer une grande offensive contre
l’Allemagne sur deux fronts.
Le 6 juin 1944, les forces américaines, britanniques et canadiennes
débarquent en Normandie. Dans le même temps, à l’Est,
les Soviétiques lancent l’opération Bagration à partir du 22 juin 1944, pour
repousser les nazis jusqu’en Allemagne.
En avril 1945, l’armée soviétique entre dans Berlin : c’est la bataille de
Berlin (du 16 avril au 2 mai 1945). Le 30 avril, Hitler se suicide, et le 8 mai
1945, l’Allemagne capitule. C’est la fin de la guerre en Europe.
Mais la guerre continue encore en Asie. Pour forcer le Japon à se rendre, les
États-Unis lancent deux bombes atomiques : la première sur Hiroshima le 6
août 1945, et la seconde sur Nagasaki le 9 août 1945.
Le 2 septembre 1945, le Japon capitule à son tour. La Seconde Guerre
mondiale prend fin après six années de combats et des millions de morts à
travers le monde.
Une guerre d’anéantissement
Le début du génocide juifs et Tziganes 39-42
La Seconde Guerre mondiale est une guerre d’anéantissement, c’est-à-dire
une guerre où l’objectif n’est plus seulement de vaincre l’adversaire, mais
de le détruire totalement, sans faire de différence entre civils et militaires.
Cette logique conduit à des crimes de masse, dont le plus important est
le génocide des Juifs d’Europe.
Un génocide correspond à la volonté préméditée d’exterminer un peuple
entier à cause de son origine, de sa religion ou de sa nationalité.
Les nazis considèrent les Juifs comme des ennemis de l’Allemagne et une
menace pour la « pureté » de la race allemande.
Dès leur arrivée en Pologne en 1939, ils isolent les Juifs polonais dans
des ghettos, c’est-à-dire des quartiers fermés entourés de murs, de barbelés
et de gardes. Les conditions de vie y sont épouvantables : la famine,
les maladies comme le typhus, et les exécutions causent la mort de milliers
de personnes.
À partir de 1941, les nazis passent à une extermination plus directe. Dans les
territoires conquis en Union soviétique, ils envoient des Einsatzgruppen,
des unités mobiles d’extermination qui suivent l’armée allemande et ont
pour mission de tuer tous les Juifs, hommes, femmes et enfants.
Ces groupes organisent de véritables massacres de masse, comme celui
de Babi Yar, près de Kiev, où 33 000 Juifs sont tués les 29 et 30 septembre
1941.
En janvier 1942, lors de la conférence de Wannsee, les dirigeants nazis
décident de mettre en œuvre ce qu’ils appellent la « Solution finale », c’est-
à-dire l’extermination totale des Juifs d’Europe.
La solution finale
Pour cela, les nazis construisent des camps d’extermination principalement
en Europe de l’Est, car ces territoires sont déjà sous leur contrôle et éloignés
du regard des autres pays. Le camp le plus meurtrier est Auschwitz-Birkenau,
situé en Pologne.
Les Juifs, mais aussi les Tziganes, les homosexuels, les personnes
handicapées ou encore les opposants politiques, sont arrêtés dans toute
l’Europe. Ils sont entassés dans des wagons sans nourriture ni eau, pour
un voyage qui dure plusieurs jours vers les camps. Beaucoup meurent avant
même d’y arriver, à cause du manque d’air, de la faim ou du froid.
À leur arrivée, les déportés descendent des trains sous les cris et les coups des
soldats SS. Ils sont immédiatement triés :
D’un côté, les personnes jugées aptes à travailler (surtout les hommes jeunes
et en bonne santé).
De l’autre, les femmes, les enfants, les personnes âgées ou malades, qui sont
directement envoyés à la mort.
Ce tri se fait souvent en quelques minutes. Les familles sont séparées
brutalement, sans explication.
Les personnes promises à la mort sont conduites vers les chambres à gaz,
qu’on leur présente comme des douches. Une fois enfermés, un gaz toxique
est diffusé. La mort survient en quelques minutes.
Après cela, des détenus forcés sont obligés de retirer les corps, d’enlever les
dents en or, de raser les cheveux et de les transporter vers les fours
crématoires où ils sont brûlés.
Ces prisonniers, témoins des massacres, sont eux-mêmes régulièrement
exécutés pour qu’ils ne puissent rien raconter.
Ceux qui ne sont pas tués immédiatement deviennent des prisonniers de
travail. Ils sont utilisés dans les usines d’armement ou sur des chantiers pour
l’industrie allemande.
Les conditions de vie sont inhumaines : peu de nourriture, froid, coups,
maladies, travail épuisant. Beaucoup meurent d’épuisement, de faim ou de
maltraitance.
Entre 1941 et 1945, environ 6 millions de Juifs et 250 000 Tziganes sont
exterminés. Le camp d’Auschwitz-Birkenau à lui seul fait plus d’un million
de victimes. Cette organisation industrielle de la mort, menée par un État
moderne, montre jusqu’où a pu aller la violence de la guerre
d’anéantissement.
Conclusion
À la fin de la guerre, quand les nazis comprennent qu’ils vont perdre, ils
cherchent à effacer toute trace de leurs crimes. Beaucoup de camps
d’extermination sont détruits : les chambres à gaz et les fours
crématoires sont dynamités, les corps brûlés et les documents effacés. Les
prisonniers survivants sont souvent forcés d’aider à cette destruction avant
d’être eux-mêmes exécutés.
Malgré ces efforts pour cacher la vérité, les Alliés découvrent les camps en
1945 et révèlent au monde l’ampleur du génocide. Ces images bouleversent la
planète et montrent jusqu’où peut aller la violence humaine lorsqu’elle est
guidée par la haine et le fanatisme.
Cette guerre d’anéantissement laisse des millions de morts, des villes
détruites et un monde profondément marqué. Après 1945, l’humanité prend
peu à peu conscience de la nécessité de protéger la paix, de punir les crimes
contre l’humanité et de préserver la mémoire de ces victimes pour que cela ne
se reproduise jamais.
Face à l’ampleur de cette violence, on peut se demander
Comment préserver la paix dans un monde encore marqué par les divisions et
les violences ?