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Méthodologie de recherche pour ONG

Le document présente une méthodologie de recherche scientifique pour les organisations de la société civile, en se concentrant sur la recherche quantitative et ses caractéristiques, ainsi que sur l'analyse des données. Il aborde également l'éthique de la recherche, les fonctions et objectifs de la recherche scientifique, et les étapes clés de la formulation d'une question de recherche. Enfin, il souligne l'importance de respecter les droits des participants et de garantir la confidentialité dans le processus de recherche.

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Méthodologie de recherche pour ONG

Le document présente une méthodologie de recherche scientifique pour les organisations de la société civile, en se concentrant sur la recherche quantitative et ses caractéristiques, ainsi que sur l'analyse des données. Il aborde également l'éthique de la recherche, les fonctions et objectifs de la recherche scientifique, et les étapes clés de la formulation d'une question de recherche. Enfin, il souligne l'importance de respecter les droits des participants et de garantir la confidentialité dans le processus de recherche.

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MÉTHODOLOGIE

DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
POUR LES ORGANISATIONS
DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

Réponses pratiques
à des questions essentielles
5. Qu’est-ce que la recherche quantitative ? 34

Caractéristiques de la recherche quantitative 34


Quelles sont les hypothèses de recherche ? 34
Quels sont les avantages des hypothèses ? 35
L’hypothèse nulle et l’hypothèse alternative 35
Caractéristiques des hypothèses 36
Variable quantitative et variable qualitative 37
Statistiques descriptives ou inférentielles 38

6. Comment analyser les données quantitatives ? 39

Les conditions de la causalité 39

7. Comment la recherche scientifique est-elle 41


rédigée et publiée ?
Déterminer le produit final 41
Méthode scientifique et méthodologique de formulation 41
Respecter les règles de citation, d’attribution 42
et de documentation
Structure du rapport / de la recherche 42

Références 46
FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

2. Qu’est-ce que la recherche


en sciences sociales ?

La recherche scientifique académique repose sur le recours systématique à des méthwodes


et procédures spécifiques pour obtenir des informations ou pour révéler les relations entre
les variables de la société. La recherche scientifique vise à mettre en lumière de nouvelles
informations ou à en vérifier d’anciennes afin d’augmenter ou de vérifier les connaissances.
Par conséquent, la recherche scientifique repose sur l’examen d’hypothèses afin de
comprendre ou d’analyser un phénomène donné au sein de la société.

La connaissance scientifique est une connaissance organisée, soumise à des règles et des
principes méthodologiques, à laquelle nous ne pouvons accéder sans suivre ces principes
et y adhérer. Par conséquent, nous constatons que les connaissances scientifiques diffèrent
dans de nombreux cas des analyses et des idées qui prévalent dans la société car les travaux
de recherche s’efforcent d’approfondir le sujet, de collecter des informations objectives et
de les analyser en dehors des idées préconçues, des analyses étroites et des stéréotypes.

Le sociologue Anthony Giddens (2013 : 38) décrit le processus de recherche en sociologie,


comme dans d’autres sciences, comme « l’art du possible ». Cette description est basée
sur la prise de conscience que la connaissance scientifique est soumise à des barrières
morales et à des conditions d’accès direct à l’information. Toutes les informations ne sont
pas disponibles pour le chercheur ou la chercheuse et toutes les méthodes de recherche
ne sont pas possibles et acceptables au regard du respect de l’éthique de la recherche
scientifique. Par exemple, si le chercheur/la chercheuse s’intéresse aux motifs qui poussent
certaines personnes à se suicider, l’idéal serait de parler à des personnes qui se seraient
suicidées si cela était possible. Or ce n’est pas possible car elles sont mortes. Alors dans
ce cas, le chercheur/la chercheuse recourt à des méthodes alternatives qui peuvent le
rapprocher le plus possible de l’information, telles que des entretiens avec la famille ou les
[Link] du suicide, etc.

4
FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Fonctions et objectifs
de la recherche scientifique
La recherche scientifique peut comporter six fonctions ou objectifs principaux :

• Diagnostic : Le diagnostic est l’une des fonctions les plus importantes de


toute recherche scientifique car la caractérisation de la population étudiée et le
diagnostic du phénomène sur lequel se concentre la recherche est la première
étape, voire la plus importante, de la recherche scientifique.

• Exploration : L’une des fonctions de la recherche scientifique est également de rechercher


des informations, d’explorer des faits et de recueillir des preuves et des données.

• Interprétation : Basée sur le diagnostic et l’exploration, l’interprétation est


le troisième objectif de la recherche scientifique. Déterminer un phénomène ou
un modèle dans la société et rechercher des informations suffisantes pour le
comprendre amènent le chercheur/la chercheuse à fournir une interprétation ou
une analyse précise du phénomène étudié.

• Prévision : La prédiction ou l’extrapolation est la cible de nombreuses études


scientifiques qui surveillent l’évolution temporelle des phénomènes sociaux ou
celles qui étudient les relations entre différents facteurs de la société et l’étendue
de leur influence les uns sur les autres. Dans ces cas, la prévision scientifique est
basée sur l’étude des modèles sociaux et l’observation stricte des phénomènes et
des comportements dans la société.

• Contrôle : En raison de la nature du travail de recherche et de sa capacité à


détecter des modèles sociaux ainsi qu’à prédire sur la base des données et des
informations du groupe d’une manière scientifique précise, le contrôle, la maîtrise
et la planification deviennent des fonctions de base de la recherche scientifique.
• Archivage : Enfin, la sixième fonction de la recherche scientifique est de créer
une banque de données et des archives de données dont d’autres chercheurs
peuvent bénéficier.

Caractéristiques
des connaissances scientifiques
Il existe six caractéristiques de la connaissance scientifique, à savoir :

• L’accumulation : La recherche scientifique ne part pas de zéro mais bénéficie


plutôt de ce qui a été précédemment publié dans son domaine. Elle apporte une
alternative ou une nouveauté, ou encore prouve des connaissances antérieures.
C’est ainsi que les connaissances scientifiques augmentent et s’accumulent avec
chaque nouvelle recherche ajoutée à la littérature scientifique.

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

• Étape de sélection du sujet : La recherche scientifique commence par la


sélection d'un sujet. Habituellement, ce choix résulte d'un intérêt personnel
pour un sujet spécifique, ou d'un changement de société, ou encore de l'intérêt
du bailleur de fonds pour un sujet spécifique, ou enfin de la disponibilité de
nouvelles informations (comme Wikileaks). La motivation pour la recherche peut
avoir une raison politique. Comme le sujet de recherche est d’habitude général
et vaste, il est nécessaire de définir un angle spécifique pour la recherche et de
passer du sujet à la question de la recherche.

• Étape de définition de la question et des hypothèses : La question


et les hypothèses de recherche sont déterminées sur la base de lectures
préalables et d’une réflexion. La question de recherche doit être claire, précise
et il doit être possible d’y répondre. Les hypothèses doivent être spécifiques,
vérifiables et réversibles. Il existe quatre types de questions de recherche : la
question descriptive, la question comparative, la question évolutive et la question
théorique. Plus d’une question peut être incluse dans une recherche.

Types de questions de recherche


Les résultats des filles aux
Qu’est ce qui s’est examens en pays X sont-
Question descriptive
passé ? ils meilleurs que ceux des
garçons ?

Est-ce que cela s’est Cela s’est-il produit


Question comparative
passé ailleurs ? dans d’autres pays ?

Est-ce que cela s’est passé Cela s’est-il produit


Question évolutive
à travers le temps ? avant ?
Pourquoi les résultats
Pourquoi cela s’est-il des filles aux examens
Question théorique
passé ? sont meilleurs que ceux
des garçons ?

• Étape de sélection de la méthode de recherche : Cette étape comprend le


choix de la méthodologie qualitative ou quantitative en fonction de la question posée
ainsi que la répartition des thèmes principaux et sous-thèmes sur des fondements
et des critères clairs., Une structure est construite à ce stade également pour la
recherche et la classification des informations (assignation de titres principaux,
sous-titres et titres partiels : parties, sections, chapitres, branches, etc.).

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

pas inclure les opinions et les points de vue du chercheur/de la chercheuse dans le processus
de recherche qui doit suivre les règles qui lui sont spécifiques. Quant à la subjectivité, c’est
le facteur humain dans l’étude, car le chercheur/la chercheuse est un être humain et a des
tendances personnelles, des croyances et des opinions qui peuvent être une motivation
première pour choisir un sujet de recherche ou pour choisir un cadre théorique d’analyse
et d’interprétation. Par conséquent, les chercheurs/chercheuses s’efforcent de réduire leur
subjectivité et de faire preuve du plus d’objectivité possible pour aborder la question de
recherche mais il reste toujours une marge de subjectivité dans le choix du sujet et la rédaction
de l’étude.

Par conséquent, une distinction peut être faite entre l’objectivité de la méthode de recherche
et l’objectivité de la rédaction de la recherche. L’objectivité de la méthode scientifique est
l’une des caractéristiques les plus importantes et l’une des constantes fondamentales de tout
travail de recherche sérieux qui aspire à présenter de nouvelles connaissances scientifiques.
Quant à la subjectivité de l’écriture, elle se limite au style de l’écrivain.e, aux sujets sur lesquels
il/elle choisit de se concentrer et à la manière d’interpréter les indices et les données. La
subjectivité peut être contrôlée et réduite en clarifiant les limites et en en discutant dans le
cadre de la méthodologie. La possibilité de subjectivité dans la rédaction de l’étude n’exclut
pas que des limites et des méthodes spécifiques soient requises pour la rédaction de la
recherche scientifique qui nécessite l’utilisation d’une terminologie précise et d’analyses
systématiques, en écartant toute pensée et opinion qui ne sont basées sur des données et
analyses scientifiques.

La subjectivité peut être réduite par la présence de plus d’un chercheur dans le projet de
recherche ou en sollicitant l’aide de chercheurs/chercheuses et de collègues afin qu’ils lisent
la recherche et fassent des observations sur la méthode de traitement du sujet et de rédaction
de l’étude. Il est également important que le chercheur ou la chercheuse se forme à toujours
se poser la question inverse : pourquoi pas ? Les efforts fournis par le chercheur/la chercheuse
pour aborder la question sous différents points de vue et de l’extraire du domaine privé, qui
est affecté par ses opinions et ses penchants, peut grandement aider à réduire la subjectivité
et à renforcer l’argumentation et l’analyse du chercheur/de la chercheuse.

Éthique de la recherche scientifique

Le premier objectif de tout.e chercheur/chercheuse est d’obtenir des informations et des données.
Or toutes les méthodes d’obtention d’informations ne sont pas légales et éthiques. L’éthique
de la recherche scientifique exige le respect de la vie privée des [Link] à la recherche, la
préservation de leurs droits et le respect de leurs opinions, ainsi que la préservation de la sécurité
des [Link] et du chercheur/de la chercheuse, et ce à n’importe quel prix ! Il est vrai que

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

• Confidentialité : La question de la vie privée concerne la protection des données que


le chercheur/la chercheuse a collectées pendant la période de recherche. Les données
contiennent de nombreuses informations privées et précises. Le chercheur/la chercheuse
doit garantir la confidentialité des informations et les conserver dans un endroit sûr de
sorte que personne ne puisse y accéder ou y consulter les données. Habituellement, les
informations sont détruites une fois la recherche terminée, surtout si elles contiennent
des informations confidentielles et sensibles.
• Confiance : Le chercheur/la chercheuse doit essayer de construire une relation de
confiance avec les participants à la recherche afin d’obtenir une plus grande coopération
et des résultats plus précis et crédibles. Ainsi, lorsque le/la participant.e fait confiance
au chercheur/à la chercheuse, il/elle est généralement plus généreux/généreuse, franc/
franche et précis.e dans ses réponses et ses informations.
• Consentement : Le chercheur/la chercheuse doit toujours s’assurer d’obtenir le
consentement des [Link] avant de commencer tout travail de recherche sur
le terrain. Le consentement est généralement écrit en demandant au participant/à la
participante de signer une déclaration de consentement pour participer à la recherche.
Cette déclaration comprend une explication claire du but de l’étude et de ce qu’elle exigera
du/de la participant.e. De plus, cette déclaration doit expliquer au/à la participant.e quels
sont ses droits pendant et après l’étude. Le chercheur/la chercheuse ne doit, à aucun
stade de la recherche, utiliser la méthode de l’intimidation pour obtenir des informations
ou pour faire pression sur le/la participant.e pour qu’il/elle ne se retire pas de la recherche.
• Retrait : Le retrait est considéré comme l’un des droits les plus importants des participant.
es à toute recherche scientifique. Le temps que le/la participant.e consacre à la recherche
relève de sa décision personnelle, d’autant plus que la plupart des [Link] à
l’étude sont généralement des volontaires. Le consentement à participer à la recherche
ne garantit pas que le/la participant.e restera jusqu’à la fin et le retrait est un droit que
le chercheur/la chercheuse doit respecter. Par conséquent, il est toujours conseillé au
chercheur/à la chercheuse d’essayer d’atteindre le plus grand nombre possible d’individus
dans l’échantillon en s’assurant que son étude couvre un groupe d’individus suffisant car
il est attendu que certains des [Link] se retireront pendant la recherche.
• Enregistrement audio ou photographie : Le chercheur/la chercheuse n’a pas
le droit d’enregistrer des voix ou de prendre des photos ou des vidéos sans que les
[Link] ne soient informés et consentants. Il n’est pas correct que le chercheur/
la chercheuse demande le consentement du/de la participant.e après avoir terminé
l’enregistrement ou pris la photographie, car l’approbation doit toujours avoir lieu avant
de commencer la recherche.
• Tromperie ou faux espoirs : Dans de nombreux cas, les [Link] à la recherche
pensent que leur participation leur permettra d’améliorer leurs conditions de vie. Par

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

bien supérieur au risque auquel le chercheur/la chercheuse et les [Link] peuvent


être exposé.es. Par conséquent, le sujet de recherche doit être important et lié au conflit,
la recherche doit ajouter des connaissances nouvelles et précieuses et le chercheur/la
chercheuse doit publier ses recherches et utiliser ses résultats dans le plus grand nombre
de plateformes possible.

Il n’est pas recommandé de mener des études qui ne sont pas directement liées au conflit
ou des études d’importance secondaire en raison de la situation sécuritaire critique dans les
zones de conflit. Outre les défis sécuritaires qui s’imposent la plupart du temps au chercheur/à
la chercheuse et son recours à des méthodologies de recherche compatibles avec le danger
et les obstacles, il existe des défis éthiques que le chercheur/la chercheuse doit également
prendre en compte. Or, la plupart du temps, les chercheurs/chercheuses traitent les sociétés
dans lesquelles ils/elles interagissent comme un champ d’informations et d’expériences pour
eux/elles ; ce qui est contraire à l’éthique.

Les gens qui vivent dans des zones de guerre souffrent suffisamment et le chercheur/
la chercheuse ne doit donc pas s’attendre à ce que ses recherches soient intéressantes ou
prioritaires pour eux. Le mécontentement s’exprime souvent à propos des chercheurs/
chercheuses qui viennent collecter des informations et rédiger des études sans maintenir
le contact avec les [Link] des zones qu’ils/elles étudient et sans les informer de la
publication de la recherche ou les aider à utiliser les résultats de la recherche pour améliorer
leurs conditions de vie. Il est par conséquent utile que chaque chercheur/chercheuse se
pose cette question avant de quitter le terrain : qu’est-ce que j’ai fait pour eux/elles ? Les
personnes qui aident pendant la recherche apportent beaucoup au chercheur à la chercheuse
(temps, informations, etc.), mais peu de chercheurs/chercheuses en revanche pensent à ce
qu’ils/elles offrent aux communautés dans lesquelles ils/elles mènent leurs recherches. Ce
sujet devient plus délicat encore en temps de crise parce que les moyens de subsistance ne
sont pas garantis aux populations et que la recherche scientifique devient alors un luxe si elle
ne se traduit par aucun avantage direct et tangible.

De plus, il existe d’autres défis éthiques liés à la santé mentale des personnes participant à
la recherche. Par conséquent, le chercheur la chercheuse doit avoir une vaste expérience des
travaux de recherche sur le terrain et savoir faire face à des cas exceptionnels. Par exemple,
il n’est pas permis au chercheur/à la chercheuse de mener des entretiens avec des personnes
qui ont subi la perte d’un proche ou une blessure qui a causé un handicap, ou encore un
viol ou toute atrocité de guerre, sans la présence d’un.e psychologue. En effet le simple fait
de poser une question au/à la participant.e peut l’exposer à une crise psychologique dont il/
elle se passerait volontiers. Il n’est pas éthique pour le chercheur/la chercheuse de rouvrir des
plaies sans s’assurer qu’elles peuvent être refermées. Il doit s’assurer que la recherche n’ait
pas de répercussions négatives sur les [Link].
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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Le chercheur/la chercheuse ne contrôle Le chercheur/la chercheuse exerce un


aucune des variables contrôle complet sur toutes les variables
liées à la variable dépendante

Biais : Biais :
Biais du chercheur/de la chercheuse Biais de non-réponse
Biais de l’observateur/de l’observatrice Effet de la formulation

Un petit échantillon non représentatif Échantillon représentatif


Il ne peut pas être généralisé Peut être généralisé

Les rapports sont rédigés dans un style analy- Les données sont utilisées dans la rédaction
tique et narratif de rapports, de tableaux et de graphiques

Triangulation

La triangulation dans la recherche scientifique signifie l’utilisation de plus d’une méthodologie


(ou source ou chercheur/chercheuse) au cours du processus de recherche. La triangulation
comprend toutes les informations que le chercheur/la chercheuse a collectées à partir de
différentes sources ou méthodologies pour déterminer la cohérence des preuves entre les
sources d’informations et des données.

Dans de nombreux cas, les données de la méthode quantitative sont insuffisantes à elles
seules pour comprendre certains phénomènes sociaux ou certains de leurs aspects, tels
que les attitudes, les opinions et les valeurs sociales. En effet, ces données n’offrent pas
une compréhension approfondie mais alertent plutôt [Link] chercheurs/chercheuses
sur la nécessité d’utiliser la méthode qualitative en plus de la méthode quantitative étant
donné qu’elle est plus complète et plus approfondie que la vision globale ; ce qui contribue
à la précision de l’analyse. Par conséquent, la combinaison de méthodes quantitatives et
qualitatives est très utile pour une étude plus complète.

L’évaluation du comportement
comparée à celle des attitudes

Il existe une grande différence entre l’étude des situations et l’étude du comportement.
Les attitudes et les opinions sont étudiées au moyen d’entretiens, de questionnaires et
d’enquêtes (questions directes), tandis que le comportement est étudié par l’observation et
la collecte de documents (étude indirecte). Par exemple, les schémas de manifestations dans
la société peuvent être étudiés en observant des manifestations ou en compilant des articles,

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

• Etudier la relation entre plusieurs variables dans une société, comme l’étude de la relation
entre taux de fécondité, classe sociale et zone géographique (urbaine et rurale) dans la
société algérienne.

• Etudier la relation entre plusieurs variables dans des sociétés différentes, comme l’étude
de la relation entre le genre et le revenu par habitant dans les sociétés du Moyen-Orient
et d’Afrique du Nord en comparaison avec les sociétés scandinaves.

La recherche comparative se distingue des autres sur plusieurs aspects. Premièrement, la


recherche comparative aide à accroître la capacité du chercheur/de la chercheuse à fournir des
explications plus solides du phénomène étudié, car ces explications sont basées sur des preuves
recueillies auprès de plusieurs sociétés ou sur une longue période ce qui réduit l’influence des
facteurs de hasard et des biais culturels. Deuxièmement, la recherche comparative renforce
la capacité du chercheur/de la chercheuse à élargir la gamme des variables étudiées qui sont
incluses dans la conception de la recherche. Il/elle utilise à cet effet divers indicateurs tirés de
plus d’une société, tels que les indicateurs qui sont utilisés pour mesurer le statut social et qui
comprennent le revenu et la profession. Dans certains pays, ils incluent également le lieu de
résidence et la lignée familiale. Troisièmement, la recherche comparative permet d’utiliser des
facteurs et des aspects culturels et sociaux de chaque société ; ce qui renforce également le
pouvoir des interprétations et augmente leur résilience face à la critique.

Étude de cas

Contrairement à l’approche comparative, l’étude de cas constitue un type de recherche


scientifique qui se concentre sur une communauté ou un cas. Cette approche fournit au
chercheur/à la chercheuse des données quantitatives et qualitatives sur plusieurs facteurs liés
à des individus, des institutions ou des groupes sociaux dans des situations spécifiques. Ces
données comprennent à la fois des aspects personnels et environnementaux ; ce qui permet
au chercheur/à la chercheuse de mener une description approfondie et détaillée du cas sur
lequel se concentre la recherche. Si le sujet d’étude se consacre aux institutions sociales, alors
chaque institution sociale est considérée comme un cas, tandis que les individus deviennent
de simples parties ou facteurs impliqués dans la formation du cas.

L’étude de cas est un examen approfondi d’une situation ou d’un cas spécifique. L’idée
principale d’une étude de cas est d’étudier un cas de manière détaillée et approfondie, à
travers toutes les méthodes appropriées et disponibles. Il peut y avoir une variété de questions
pour les études de cas, mais l’objectif général reste de parvenir à une compréhension la plus
complète possible du cas social analysé.

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

la chercheuse mène une étude sur les élèves des écoles publiques, la population étudiée
sera définie car il peut obtenir une liste de tous les élèves inscrits à l’école publique. Par
conséquent, le chercheur/la chercheuse doit, dans ce cas, prélever un échantillon aléatoire.

Si la population étudiée n’est pas spécifiée, le chercheur/la chercheuse doit choisir un


échantillon non aléatoire. Cela se produit dans les cas où il est difficile de connaître le nombre
total des membres de la communauté qu’il/elle veut étudier. Par exemple, si le chercheur/
la chercheuse s’intéresse à l’étude du phénomène de l’abus de drogues, il est difficile de
déterminer le nombre de consommateurs de drogues parce que ces listes n’existent pas et
que peu de gens déclarent consommer de la drogue (dans les hôpitaux, par exemple), en
particulier dans les pays qui criminalisent la consommation de drogues. Par conséquent, le
chercheur/la chercheuse ne peut pas choisir un échantillon aléatoire parce que la population
étudiée n’est pas définie et l’accès à celui-ci n’est pas facile. Dans un tel cas, le chercheur/la
chercheuse a recours au choix d’un échantillon non aléatoire parce qu’ils

Aléatoire simple
Homogène et aléatoire
systématique
Définir
l’échantillon
aléatoire
Hétérogène Stratifié
Communauté
étudiée
Accidentel ou
Homogène
par grappes
Indéfini
Echantillon
non aléatoire
Hétérogène Par quotas

• Échantillonnage aléatoire : Les échantillons aléatoires sont ceux dans lesquels


il y a une chance égale pour chaque élément de la population étudiée de faire partie
des unités de l'échantillon. Un échantillon aléatoire est choisi lorsque la population
étudiée est définie et connue et la méthode de sélection est non sélective car les
items sont choisis au hasard en fonction du type d'échantillon, en tenant compte de
l'homogénéité et de l’hétérogénéité dans la communauté.

20
FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Choisissez un type d'échantillonnage pour chacune de ces recherches :

1. Étude sur les [Link] en Syrie A. Aléatoire simple

2. Étude sur les travailleurs/travailleuses du textile B. Aléatoire systémique


enregistré.es dans un syndicat en Egypte

3. Étude sur les é[Link] universitaires au Liban C. Stratifié

4. Étude sur les é[Link] de l’Université libanaise D. Accidentel ou par grappes

5. Étude sur l’homosexualité en Jordanie (comparaison E. Par quotas


hommes/femmes)

1. (D ou E) ; 2. (A ou B) ; 3. (C) ; 4. (A ou B) ; 5. (E)

Étapes d‘examen de l’échantillon

Le processus d’examen des échantillons passe par plusieurs étapes :

1. Définir clairement et précisément la population de l'étude en fonction des caractéristiques


qui distinguent ses membres car cela affecte le nombre de membres de l'échantillon et
la qualité de l'échantillon que le chercheur/la chercheuse doit choisir ;

2. Déterminer les membres de la population d'origine à étudier. Le chercheur/la chercheuse


doit si possible les organiser en tableaux (selon les numéros de série) car cela facilite la
sélection d'un échantillon représentatif de la communauté.

3. Déterminer les variables de l'étude afin de contrôler le plus grand nombre possible de
variables non étudiées.

Déterminer le nombre approprié d'échantillons

Le nombre approprié d'individus dans l'échantillon est déterminé en fonction de


plusieurs critères :

• Homogénéité ou hétérogénéité de la population : Plus l'homogénéité


entre les membres de la population est grande, plus le nombre nécessaire à la
représentation est petit, et vice versa.
22
FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

4. Qu'est-ce que
la recherche qualitative ?

Caractéristiques de la recherche qualitative

Outre le fait de collecter et d'analyser la documentation, la recherche qualitative s'appuie


sur des entretiens ou des observations sur le terrain naturel de la vie sociale quotidienne.

Parmi les caractéristiques de la recherche qualitative figurent les éléments suivants :

• La recherche qualitative accroît notre compréhension de tout phénomène social dont


nous ne savons guère de choses ou corrige notre connaissance de phénomènes sociaux
répandus mais non expliqués avec précision.

• La recherche qualitative permet d'accéder à des informations approfondies difficiles à


exprimer de manière quantitative ou statistique.

• La recherche qualitative se caractérise par une flexibilité et une ouverture aux variables car
les entretiens et les observations ne sont pas codifiés ou standardisés pour tous les cas.

• Dans la recherche qualitative, le chercheur n'a pas de contrôle préalable sur le domaine
de la recherche et les méthodes de collecte d'informations.

Stratégie de recherche
qualitative : une étude de cas

L'étude de cas est l'une des stratégies les plus importantes de la recherche qualitative.
Cette stratégie est basée sur l'exploration et l'examen d'une situation spécifique ou d'un
cas particulier.

L'idée de base dans une étude de cas est d'étudier un cas (ou peut-être plusieurs cas) d'une
manière détaillée et précise, en utilisant tous les moyens appropriés et disponibles.

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

– Un entretien semi-structuré est un entretien non codifié avec des questions ouvertes et
approfondies. Le rôle du chercheur/la chercheuse est alors plus proche de celui d’un.e
régulateur/régulatrice de dialogue que d'un équivalent. Ce type d’entretien permet
au chercheur/à la chercheuse de comprendre la pensée et le comportement du/de la
participant.e sans abandonner les idées préconçues ou les classifications du chercheur/de
la chercheuse, ce qui peut limiter les déclarations et l’interaction du/de la participant.e.

Groupe de discussion (focus group) : Lorsque le chercheur/la chercheuse travaille


lors de l’entrevue avec un groupe de [Link] en même temps, il s’agit d’un groupe
de discussion. Dans ce type d'entretien, le rôle du chercheur/de la chercheuse est de gérer
et de faciliter le dialogue, et sa tâche est d'enregistrer l'interaction qui a lieu entre les
[Link]. Des compétences pour gérer le dialogue et orienter la discussion dans la
direction souhaitée sont alors requises.

Le groupe de discussion peut faire ressortir des aspects du cas étudié qui peuvent ne pas
apparaître dans d'autres types d'entretiens, et ce, grâce à ce qui résulte de l'interaction
entre les opinions des [Link].

Observation : Dans la méthode d'observation, l'étendue de la participation du


chercheur/de la chercheuse avec les membres de l'étude varie selon le type et la nature de
la recherche. L'étude peut adopter l'observation participative, de sorte que le chercheur/ la
chercheuse rejoint le groupe cible et partage sa vie quotidienne. Le chercheur/la chercheuse
peut aussi s'éloigner des [Link] et agir en spectateur/spectatrice pendant la période
de collecte d'informations.

L'observation peut être quantitative et structurée, ou qualitative et non structurée.

– Lors de l’observation quantitative, le chercheur/la chercheuse observe et recueille des


informations numériques grâce à des outils préparés à l’avance (par exemple, le nombre
d'élèves qui interagissent en classe, le nombre de personnes déplacées franchissant les
frontières, le calcul du temps nécessaire pour terminer le passage de la frontière, etc.).

– Quant à l'observation qualitative, elle est moins structurée car le chercheur/la chercheuse
n'utilise pas de classifications et de modèles prédéterminés mais enregistre plutôt ses
observations automatiquement et ouvertement, de sorte qu'il/elle enregistre la réalité
telle qu'elle se produit. L'idée de base ici est que la classification et la description à
laquelle les informations résultant de l'observation sont soumises apparaîtront après la
collecte et l'analyse des informations, plutôt que de figurer dans l'information pendant
le processus d'observation.

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

A) Pensez-vous que les États-Unis devraient permettre une rhétorique anti-démocratique ?

– 21% des réponses sont pour la liberté d'expression

B) Pensez-vous que les États-Unis devraient empêcher la rhétorique anti-démocratique ?

– 39% des réponses sont pour la liberté d'expression

Par conséquent, vous pouvez voir comment le vocabulaire choisi dans nos questions peut
affecter les réponses.

De plus, dans les questionnaires, les chances que nous donnons au répondant/à la
répondante dans les réponses peut influencer son choix. Dans l'exemple ci-dessous, on
voit que dans le premier cas, les probabilités de réponse à la question : Combien d'heures
regardez-vous la télévision par jour ? « Entre une demi-heure et une heure et demie » ;
adressent un message indirect au/à la participant.e, à savoir que ce laps de temps est une
durée en moyenne "normale" passée à regarder la télévision quotidiennement. Dans ce
cas, la plupart des [Link] répondent généralement qu'ils/elles regardent la télévision
tous les jours entre une demi-heure et une heure et demie (réponses du milieu).

Dans le second cas, vous voyez que les possibilités suggèrent que le temps « normal » moyen
passé à regarder la télévision quotidiennement se situe entre une heure et demie et deux
heures et demie. Ici, nous constatons que si le/la participant.e est exposé à ces probabilités
au lieu des probabilités du premier cas, le nombre moyen d'heures quotidiennes passé à
regarder la télévision augmentera automatiquement dans les réponses. Cette augmentation
est précisément due à l'effet de la formulation des probabilités et pas nécessairement à une
augmentation réelle des heures de télévision.

Exemple : Combien d'heures regardez-vous la télévision par jour ?

Possibilités de réponse dans le cas 1 Possibilités de réponse dans le cas 2


o Moins d’une demi-heure o Moins d’une heure et demie

o Entre une heure et une heure et demie o Entre deux heures et deux heures et demie

o Entre une heure et une heure et demie o Entre deux heures et deux heures et demie

o Plus d’une heure et demie o Plus de deux heures et demie

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Exemple : l'ordre dans la succession des réponses

Question 1 Question 2
Comment décririez-vous votre niveau Comment décririez-vous votre niveau
de bonheur général ? de bonheur conjugal ?

Très heureux Très heureux


Heureux Heureux
Pas heureux Pas heureux
Pas heureux du tout Pas heureux du tout

L'effet du chercheur sur les réponses : Enfin, le chercheur/la chercheuse doit


également considérer sa propre influence sur les réponses et essayer de la réduire. On
sait que la présence du chercheur/de la chercheuse a un impact sur la manière dont les
réponses sont choisies et sur la fiabilité des informations collectées car l'apparence du
chercheur/de la chercheuse et la manière dont il/elle se présente peuvent affecter les
réponses et la manière dont les [Link] interagissent avec les questions de recherche.
Les [Link] répondent généralement en fonction de ce qu'ils/elles pensent que le
chercheur/la chercheuse veut entendre, ou encore en fonction de ce qui est socialement
acceptable. Les réponses ne reflètent donc pas nécessairement la vérité. De ce fait, il est
important que le chercheur/la chercheuse essaie de rassurer l’interlocuteur sur le fait qu'il
n'y a pas de jugement de valeur sur les [Link]. De même il doit le convaincre de la
nécessité de donner la réponse la plus proche de la vérité et non de ce qui est forcément
compatible avec les valeurs de la société.

Par exemple, si le sujet de la recherche porte sur les relations sexuelles prénuptiales dans les
sociétés arabes, et que l'équipe de travail compte deux chercheuses, l’une voilée et l'autre
vêtue d'une robe courte, alors il y a une forte probabilité que cela affecte les réponses que
chacune des chercheurs/chercheuses recueillera. La tenue vestimentaire de la chercheuse peut
en effet inciter les participants à répondre dans une direction spécifique pour « satisfaire » la
chercheuse ou pour être en harmonie avec les valeurs dominantes dans la société.

L'analyse des données

La phase de collecte des données recueille généralement une quantité importante et


variée de données, notamment des transcriptions d'entretiens, des notes de terrain et
des commentaires préliminaires, en plus de nombreux documents divers liés au sujet de

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Cette classification consiste à donner un titre ou un nom aux parties qui, selon le
chercheur/la chercheuse, sont significatives dans sa recherche. Les questions de recherche
sont considérées comme un facteur fondamental dans la définition et l'orientation
du système de classification car le chercheur/la chercheuse élabore des questions de
recherche à la lumière des sujets et des facteurs importants de sa recherche.

• Enregistrement des données : Après l'étape de classification, le chercheur/


la chercheuse doit relire les données et enregistrer ses observations après avoir établi
dans son esprit une structure pour ce système de classification. Il procède ainsi après
avoir donné un titre, en fonction du sujet traité aux nombreuses unités de données
dont il/elle dispose et que des points qui représentent des repères aient commencé à
voir le jour, bien que pas totalement clairs au début de leur formation et pas visibles
lors de la collecte initiale des informations.

Ces notes se présentent sous la forme de questions qui mènent à des recherches
plus poussées, que ce soit à partir des informations disponibles ou pour la recherche
d’informations complémentaires. Lesdites notes peuvent revêtir la forme d'enregistrement
des relations entre les catégories qui ont été définies mais qui doivent être vérifiées.

Plus la lecture est répétée, plus la probabilité de découvrir de nouveaux éléments dans
les données est grande. Le chercheur/la chercheuse doit donc lire ses données plusieurs
fois et ne pas se contenter d’une ou deux lectures. Chaque fois qu'il y a de nombreuses
questions sans réponse ou qu'il n'est pas possible de construire un bon système de
classification, cela est un indicateur de la faiblesse de l'échantillon et du besoin de
disposer de plus de données.

• Déterminer les tendances et les modèles : La détermination des tendances et


des modèles est un type de classification mais il s’agit d’un niveau d'abstraction plus élevé.
Par conséquent, certains chercheurs/chercheuses l'appelleront codage axial parce qu'il fait
tourner les catégories sur un seul axe. D'autres le nommeront familles de codage car il
regroupe un certain nombre de catégories dans une même famille. On peut également la
qualifier de classification déductive (par opposition à la classification descriptive).

Une fois la classification ouverte effectuée et les notes placées dessus, les données
classifiées sont relues pour classer à nouveau les catégories sous la forme de modèles
et de tendances à un niveau d’abstraction supérieur à la classification ouverte qui
consiste à attribuer des titres pour les unités d'information.

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

5. Qu'est-ce que
la recherche quantitative ?

Caractéristiques de la recherche quantitative

La recherche quantitative repose sur la collecte et la mise en rapport d'informations et de


faits qui peuvent être quantifiés et mesurés ou de faits sociaux qui peuvent être convertis
en chiffres, statistiques et données graphiques. Ce type de recherche est basé sur la mesure
des opinions à travers une enquête, un questionnaire ou bien la mesure du comportement
par l'observation et la collecte d'informations enregistrées. La recherche quantitative est
particulièrement importante pour les études démographiques ou les études liées au vote et
au comportement politique ou social en général.

Quelles sont les hypothèses de recherche ?

La recherche scientifique quantitative est basée sur les tests d'hypothèses. Une hypothèse est
une supposition, une affirmation ou une prédiction qui décrit la relation possible ou attendue
entre les variables de la recherche. On peut donc dire qu'une hypothèse scientifique est
une explication possible d'une question de recherche qui peut être testée statistiquement.
Habituellement, il existe plusieurs hypothèses dans la recherche scientifique quantitative,
et le chercheur/la chercheuse sélectionne des hypothèses en fonction des informations et
des données collectées. Si l'on suppose, par exemple, que le taux d'échec aux examens
officiels en Algérie a considérablement augmenté cette année et que des chercheurs/
chercheuses ont voulu analyser ce phénomène, les hypothèses peuvent examiner la relation
entre plusieurs variables sur la base des théories et analyses présentées précédemment. Par
exemple, on peut choisir l'effet du nombre d'heures d'étude, la difficulté des examens,
la compétence des professeurs, la situation politique, etc. sur les résultats aux examens.
L’hypothèse comprend généralement deux variables de base (pas plus) :

– La variable indépendante qui est la cause. Par exemple, lors de l'étude des résultats
d'exmens, la variable indépendante peut être le nombre d'heures d'étude.

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

La méthode quantitative consiste à tester l'hypothèse nulle et à essayer de l’infirmer. La


logique scientifique est basée sur l’infirmation des hypothèses, et non sur leur affirmation.
La connaissance scientifique est exacte mais non absolue (il n'y a pas de vérité à 100%
dans la science) car il y a toujours une marge d'erreur dans la recherche scientifique.

Caractéristiques des hypothèses

L'hypothèse devrait être :

• Spécifique : Chaque hypothèse doit être spécifique et tester la relation entre une
variable indépendante et la variable dépendante. Ainsi, les hypothèses scientifiques
ne peuvent pas examiner plus qu’une relation d'une variable à la fois. Par exemple,
l'hypothèse suivante ne peut pas être considérée comme une hypothèse scientifique
car elle n'est pas spécifique et comprend plus d'une variable :

« En raison de leur statut de réfugié.es et de l'importance des appareils électroniques


pour communiquer avec la famille et les amis, les [Link] dépensent aujourd'hui
plus qu'auparavant pour ces appareils. »

Il y a dans cette hypothèse plus d'une variable indépendante (l'effet du statut de refugié.e,
l'importance des appareils électroniques pour la communication) et le libellé n'est ni
spécifique ni précis car l'expression « plus qu’auparavant » est vague et non quantifiable.
• Précise et mesurable : L'hypothèse doit être précise pour décrire la relation entre
la variable dépendante et la variable indépendante. L'utilisation d'expressions inexactes
et pas claires doit être évitée. Par exemple si l'hypothèse est la suivante :

« Les [Link] dépensent beaucoup pour les appareils électroniques. »

Comment « beaucoup » est-il mesuré ? Ici également, il est difficile de mesurer la
variable, car l'hypothèse est imprécise et non scientifiquement mesurable. Il en va de
même pour l'hypothèse suivante :

– Les [Link] dépensent plus en appareils électroniques qu'auparavant.



À quoi correspond « auparavant » ? Est-ce le mois dernier, l'année dernière ou la
dernière décennie ? La réponse peut changer complètement en fonction de la période
de temps que nous adoptons pour désigner le « auparavant », car cette hypothèse
n'est ni claire, ni précise.

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

• La variable qualitative/catégorielle : par exemple, sexe (homme/femme),


nationalité (allemande/française/ britannique), etc.

Il existe deux types de variables qualitatives :

• La variable qualitative nominale : Il s'agit d'une variable qualitative qui n’est


pas hiérarchisée, telles que : le sexe ou la nationalité, car il n'y a pas de hiérarchie ou
d’ordre pyramidal dans ces catégories. Les réponses à la variable nationalité peuvent
donc être présentées comme suit : (Allemand/ Français/Britannique), ou bien (Français/
Britannique / Allemand) sans que cela n’affecte le résultat de la recherche.

• La variable qualitative ordinale : C'est une variable qualitative hiérarchique qui


répond à un ordre pyramidal spécifique. Par exemple, les variables relatives à l'opinion.
Les réponses se présentent comme suit : tout à fait d'accord, d'accord, pas d'accord,
pas du tout d’accord ; et la hiérarchie de ces réponses ne peut pas être modifiée.

Le type de variables affecte les types de statistiques qui peuvent être utilisées dans l'analyse
des données4.

Statistiques descriptives
ou statistiques inférentielles
Il existe deux types de statistiques de base5 :

• Statistiques descriptives : La description peut se faire de différentes manières.


Il y a d’une part la description par l'image (les diagrammes, le dessin avec des points,
les colonnes, les courbes, les secteurs circulaires) et d’autre part la description par
le nombre, c'est-à-dire la description d'un groupe de données en nombres. Cette
description peut aussi s’articuler autour d'une certaine valeur (centralisation) ou être
en désaccord sur une certaine valeur (dispersion).

• Statistiques inférentielles : Elles sont liées au test de l'hypothèse et de la


relation des variables entre elles (causale ou corrélation) et sont basées sur une
analyse de régression.

4 Nous n'entrerons pas ici dans les détails, mais vous pouvez consulter les références suggérées à la fin de ce guide
pour plus d'informations sur les types de statistiques et leur utilisation en sciences sociales.
5 Pour plus d'informations sur les types de statistiques utilisées dans la recherche scientifique, consultez les références
suivantes : Agresti/Finlay (2008), Aron et al. (2010)
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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

• La relation ne doit pas être fictive : Par exemple, on parle beaucoup de la


relation entre la saison (généralement l'hiver) et le taux de suicide. Mais en réalité
cette relation est illusoire, car la variable causale n'est pas la « saison » mais plutôt
la basse température.

• Le résultat doit précéder la cause : La succession dans le temps est un facteur


clé pour déterminer la causalité. Lorsque le phénomène existe avant la cause, la relation
ne peut pas être causale. Par exemple, dire que le confessionalisme est la cause de la
révolution syrienne est une conclusion erronée car il semble que le confessionalisme
est plus un résultat qu'une raison parce qu'il est apparu de manière claire après la
révolution et non avant.

• Pas de cause, pas de résultat : Si le résultat existe sans la présence de la cause,


alors la relation n'est pas causale. Par exemple, s'il y a des taux élevés de suicide en
été, on ne peut pas conclure une causalité entre basse température et suicide, même
si les taux de suicide sont plus élevés en hiver. À la rigueur, on peut dire qu'il y a une
corrélation, mais pas nécessairement une causalité. Il en va de même pour la relation
entre le tabagisme et le cancer du poumon. S'il y a des personnes diagnostiquées avec
un cancer du poumon alors qu'elles ne fument pas ou des personnes qui fument et
n'ont pas développé de cancer, la cause du cancer du poumon ne peut pas être réduite
au tabagisme. Des études peuvent prouver néanmoins une certaine association entre
le tabagisme et le cancer.

• Pas d'alternative : Habituellement, le chercheur/la chercheuse doit essayer


de trouver des alternatives pour expliquer un certain résultat avant de confirmer la
causalité. Par exemple, les [Link] supposent généralement que la raison
pour laquelle les élèves ne réussissent pas bien aux examens est qu'ils n'étudient pas
suffisamment. Cette causalité ne peut toutefois être prouvée que si nous excluons
tous les autres facteurs qui pourraient affecter les résultats de l'examen. Par exemple,
la difficulté de l’examen, l’incapacité de l’enseignant.e à bien expliquer la matière, la
température (le temps trop chaud ou trop froid qui a affecté les performances des
élèves), la situation sécuritaire et politique (si l’examen était dans une zone de guerre
ou une crise avec des réfugié.es, par exemple), etc. Ce n'est que lorsqu'il n'y a pas
d'alternative pour expliquer les mauvais résultats aux examens que nous pouvons dire
qu'il y a une cause entre le temps alloué à la révision et le résultat aux examens.

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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

– Un langage clair ;
– Brièveté et concision ;
– Non-redondance ;
– La capacité d'organiser les informations et les idées et de les présenter de manière logique ;
– Précision, clarté et exactitude loin du flou et de la généralité ;
– Soutenir les idées avec les preuves les plus appropriées ;
– Cohésion et séquence entre les parties, les sections et les éléments du sujet ;
– Forte connexion dans le processus de passage d'un mot à un autre et d'un para
graphe à un autre ;
– Ne pas accepter et croire que les jugements et opinions qui doivent être cités sont des
arguments et des axiomes absolus et définitifs mais toujours considérer que ce ne sont
que des hypothèses qui peuvent être analysées, discutées, critiquées et réfutées.

Respecter les règles de citation,


d'attribution et de documentation
Un certain nombre de règles doivent être respectées lors de la rédaction de la recherche :

– Ne pas accepter que les jugements et opinions qui doivent être cités soient des
arguments et des axiomes absolus et définitifs, mais veiller à ce qu’ils soient toujours
considérés comme de simples hypothèses sujettes à analyse, discussion et critique.
– Tenir à la précision dans le choix de ce qui est cité et prendre au sérieux la sélection
d'échantillons dignes d'être cités dans la recherche scientifique.
– Rechercher l’objectivité dans l'analyse et la formulation de la recherche ou du rapport.
– Éviter les erreurs et les omissions dans le processus de citation.
– Ne pas exagérer ou allonger la citation.

Structure du rapport / de la recherche

Toute recherche scientifique possède une structure que le chercheur doit adopter :
– Page de titre
– Table des matières
– Résumé ou sommaire exécutif
– Introduction
– Revue de la littérature
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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

résume ses idées et l'orientation du sujet de recherche en théorie et définit la question de


recherche, son importance et les objectifs qu'elle vise à atteindre, ainsi que les domaines
de recherche et les hypothèses à tester qu'il/elle s'est fixés. L'introduction est une fonction
essentielle pour préparer l’esprit du lecteur/de la lectrice et fournir la structure de la
recherche. Ainsi, l'introduction convainc le lecteur/la lectrice de continuer ou d'arrêter de
lire la recherche.

L'introduction doit se caractériser ainsi :

– Brièveté (ne pas dépasser 10% de la recherche)


– Précision
– Clarté
– Indication du sujet

L'introduction doit expliquer ce qui suit :

– Le sujet de la recherche
– L'importance et les raisons de la recherche
– La question de recherche
– Les problématiques et hypothèses
– La structure de la recherche

Revue de la littérature : La revue de la littérature est une section essentielle car


elle définit le cadre théorique de la recherche et présente au lecteur/à la lectrice les idées
de base, les hypothèses et les théories avancées sur le sujet de la recherche. Ce passage
permet de connaître et de comprendre les différents avis et recherches sur le sujet. La
revue de la littérature permet de dégager des hypothèses et de déterminer les théories qui
seront examinées dans la recherche. La revue ne doit pas être simplement un résumé des
recherches antérieures, mais plutôt un examen complet, une évaluation et une discussion
des études à la lumière du sujet de recherche présenté dans l'étude.

Parmi les caractéristiques de la revue de la littérature figurent :

– Exhaustivité dans la présentation de toutes les théories sur le sujet ;

– Analyse et discussion, et pas seulement résumer et mentionner ;


– Pensée critique et évaluation des théories avancées ;

– Analyse et mise en rapport.

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‫‪FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG - MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE‬‬

‫‪RÉFÉRENCES‬‬

‫‪Agresti. A / Barbara Finlay (2008) : Statistical Methods for the Social Sciences. 4th Edition. Prentice Hall.‬‬
‫‪Aron, A. / Elliot Coups / Elaine N. Aron (2010) : Statistics for the Behavioral and Social Sciences: A Brief‬‬
‫‪Course. 5th Edition, Pearson.‬‬
‫‪Bryman, A. (2015) : Social Research Methods. Oxford/ Oxford University Press.‬‬
‫‪Cochran, W. G. (2007) : Sampling Techniques. John Wiley & Sons.‬‬
‫‪Dawnie, N.M. / [Link] (1974) : Basic Statistical Methods. New York: Harper and Row.‬‬
‫‪Giddens, A. (2013) : Sociology. 7th Edition. London: Polity.‬‬
‫‪Goodhand, J. (2000) : Research in Conflict Zones: Ethics and Accountability. Forced Migration review,‬‬
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‫‪Hammersley, M. (Ed.). (1993): Social research: Philosophy, Politics and Practice. London : Sage.‬‬
‫‪Homan, R. (1991) : The Ethics of Social Research. Addison-Wesley Longman Ltd.‬‬
‫‪Humphreys, L. (1970) : Tearoom Trade. Society, 7(3).‬‬
‫‪Neuman, L. W. (2011) : Social Research Methodism Qualitative and Quantitative Approaches. 7th‬‬
‫‪Edition. Pearson.‬‬
‫‪Popper, K. (2005) : The Logic of Scientific Discovery. London: Routledge.‬‬
‫‪Wood, E. J. (2006) : The Ethical Challenges of Field Research in Conflict Zones. Qualitative Sociology,‬‬
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‫بدوي‪ ،‬عبد الرمحن (‪ : )1974‬مناجه البحث العيمل‪ .‬ط ‪8‬ز القاهرة ‪ :‬دار الهنظة‪.‬‬
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‫احلسن‪ ،‬إحسان دمحم (‪ : )1986‬األسس العملية ملناجه البحث العيمل‪ .‬ط ‪2‬ز بريوت ‪ :‬دار الطبيعة‪.‬‬
‫عدس‪ ،‬عبد الرمحن وآخرون (‪ : )1992‬البحث العيمل‪ :‬مفهومه‪ ،‬أدواته‪ ،‬وأساليبه‪ ،‬معان ‪ :‬دار جمدوالوي للنرش والتوزيع‪.‬‬
‫شليب‪ ،‬أمحد (‪ : )1988‬كيف تكتب حبثًا أو رسالة‪ :‬دراسة مهنجية‪ .‬ط ‪ ،6‬القاهرة ‪ :‬مكتبة الهنمظة املرصية‪.‬‬
‫العبدن عبد اللطيف دمحم (‪ : )1979‬مناجه البحث العيمل‪ .‬القاهرة ‪ :‬مكتبة الهنظة املرصية‪.‬‬
‫عبد احلق‪ ،‬اكيد (‪ : )1972‬مبادئ يف كتابة البحث العيمل‪ .‬دمشق ‪ :‬دار الفتح‪.‬‬
‫العواملة‪ ،‬نائل (‪ : )1995‬أساليب البحث العيمل‪ .‬معان ‪ :‬جامعة األردنية‪.‬‬
‫اجلوهري‪ ،‬دمحم وعبد اهلل اخلرجبي (‪ : )1982‬طرق البحث اإلجمتايع‪ .‬بريوت ‪ :‬دار الطليعة‪.‬‬
‫مجنة‪ ،‬راما‪ : )2016( .‬دليل تدرييب حول تصممي األحباث الثقافية‪.‬‬
‫كوهــن‪ ،‬لويــس ولورنــس مانيــون (‪ : )1990‬منــاجه البحــث يف العلــوم اإلجمتاعيــة والرتبويــة‪ .‬ترمجــة كوثر حســن كوجك‬
‫وولــم تامــروس عبيــد‪ .‬مراجعــة ســعد لــويب أمحــد‪ .‬القاهــرة ‪ :‬الــدرا العربية‪.‬‬
‫‪46‬‬
MÉTHODOLOGIE
DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
POUR LES ORGANISATIONS
DE LA SOCIÉTÉ CIVILE
Réponses pratiques
à des questions essentielles

• Qu'est-ce que la recherche en sciences sociales ?


• Quelle est la méthodologie de la recherche scientifique ?
• Qu'est-ce que la recherche qualitative ?
• Qu'est-ce que la recherche quantitative ?
• Comment les données quantitatives sont-elles analysées ?
• Comment la recherche scientifique est-elle rédigée et publiée ?

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