100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
17 vues4 pages

Similitudes directes et nombres complexes

Le document traite des transformations du plan à l'aide de nombres complexes, en se concentrant sur les similitudes directes. Il présente des exemples détaillés pour déterminer les éléments caractéristiques de ces transformations, tels que le centre, le rapport et l'angle. Les propriétés des similitudes directes, notamment la conservation de l'alignement et des longueurs, sont également discutées.

Transféré par

kone
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
17 vues4 pages

Similitudes directes et nombres complexes

Le document traite des transformations du plan à l'aide de nombres complexes, en se concentrant sur les similitudes directes. Il présente des exemples détaillés pour déterminer les éléments caractéristiques de ces transformations, tels que le centre, le rapport et l'angle. Les propriétés des similitudes directes, notamment la conservation de l'alignement et des longueurs, sont également discutées.

Transféré par

kone
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Exemple

Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de la transformation F du plan dont l’écriture


complexe est : 𝑧’ = (1 − 𝑖√3)𝑧 + 2.

Solution
L’écriture complexe de F est de la forme : 𝑧’ = 𝑎𝑧 + 𝑏 avec
𝑎 = 1 − 𝑖√3 𝑒𝑡 𝑏 = 2 ; a ∈ ℂ∗ et b∈ ℂ. Donc F est une similitude directe.
𝑎 ≠ 1 , donc F est caractérisée par son centre Ω( 𝜔 ), son rapport k et son angle 𝜃 .
Centre Ω( 𝜔 ) :
2 2 −2𝑖√3
𝜔 = 1−( 1−𝑖 =𝑖 =
√3) √3 3
rapport k :
𝑘 = |𝑎| = |1 − 𝑖√3| =2
Angle 𝜃 : On a 𝜃 =Arg (1 – i√3 ) ,
1
𝑐𝑜𝑠 𝜃 =
2
donc : { √3
𝑠𝑖𝑛 𝜃 = −2
𝜋
donc : 𝜃 = − .
3
−2𝑖√3 𝜋
Conclusion: F est la similitude directe de centre Ω( ), de rapport 2 et d’angle − .
3 3

Propriété
L’écriture complexe de la similitude directe 𝑆 de centre Ω(𝜔), de rapport 𝑘(𝑘 ≠ 1) et d’angle 𝜃 est de la
forme : 𝑧 ′ − 𝜔 = 𝑘𝑒 𝑖𝜃 (𝑧 − 𝜔)

Exemple
Déterminer l’écriture complexe de la similitude directe S de centre A(2 + 3𝑖 ), de
𝜋
rapport √2 et d’angle 4 .
Solution
L’écriture complexe de S est de la forme 𝑧’ = 𝑎𝑧 + 𝑏
𝜋
𝜋
|𝑎|=√2 et Arg (a ) = donc a = √2𝑒 𝑖 4 = 1 + 𝑖.
4
L’écriture complexe de S est de la forme 𝑧’ = (1 + 𝑖)𝑧 + 𝑏 , 𝑏 ∈ ℂ
Déterminons 𝑏 .
S(A) = A ⟺ 2 + 3𝑖 = (1 + 𝑖)(2 + 3𝑖) + 𝑏
⟺ 2 + 3𝑖 = −1 + 5𝑖 + 𝑏
⟺ 𝑏 = 3– 2𝑖.
𝑏
On peut aussi déterminer b par la relation 1−𝑎 = ZA
Donc l’écriture complexe de S est : 𝑧’ = (1 + 𝑖)𝑧 + 3– 2𝑖 .

Association des Professeurs de Mathématiques de la Région de Gbêkê NOMBRES COMPLEXES ET


TRANSFORMATIONS DU PLAN
188
3. Détermination d’une similitude directe
Propriété 1
Soit A, B,C et D quatre points du plan tels que A ≠ B et C ≠ D.
Il existe une unique similitude directe du plan transformant A en C et B en D.

Exemple 1
Dans le plan muni d’un repère orthonormé direct ( O,I,J ), on donne les points A, B ,C et D d’affixes
respectives : −2 – 𝑖 ; 2𝑖 ; 2– 2𝑖 et 1 + 3𝑖.
1. Déterminer l’écriture complexe de la similitude directe S du plan qui transforme A en C et B en D.
2. Déterminer les éléments caractéristiques de S.

Solution
1. L’écriture complexe de S est de la forme 𝒛’ = 𝒂𝒛 + 𝒃 ; 𝒂 ∈ ℂ∗ 𝒆𝒕 𝒃 ∈ ℂ .
S(A) = C ⟺ 2 – 2𝑖 = (−2 − 𝑖)𝑎 + 𝑏
S(B) = D ⟺ 1 + 3𝑖 = 2𝑖𝑎 + 𝑏
( − 2 − 𝑖 )𝑎 + 𝑏 = 2 − 2𝑖
On obtient le système suivant :{
2𝑖𝑎 + 𝑏 = 1 + 3𝑖
La résolution de ce système donne : 𝑎 = 1 + 𝑖 𝑒𝑡 𝑏 = 3 + 𝑖 .
Donc l’écriture complexe de S est : 𝑧’ = (1 + 𝑖)𝑧 + 3 + 𝑖 .

2. Eléments caractéristiques de S :
Notons 𝛺 le centre de S, k son rapport et 𝜃 son angle.
3+𝑖 3+𝑖
𝑧Ω = = = −1 + 3𝑖.
1−( 1+𝑖 ) −𝑖
√2
𝑐𝑜𝑠 𝜃 = 𝜋
2
k = |1 + 𝑖| = √2 On a : { donc : 𝜃 = 4
.
√2
𝑠𝑖𝑛 𝜃 = 2

Propriété 2
Soit Ω, A et A’ trois points du plan tels que A ≠ Ω et A’ ≠ Ω.
Il existe une unique similitude directe du plan de centre Ω qui transforme A en A’.

Exemple
Dans le plan muni d’un repère orthonormé direct ( O,I,J ), on donne les points A, B et C d’affixes
respectives : 2 + 2 𝑖 ; -4 + 2𝑖 ; 2– 𝑖 .
Soit la similitude directe S du plan de centre A qui transforme B en C.
Déterminer les éléments caractéristiques de S.

L’écriture complexe de S est de la forme 𝑧’ = 𝑎𝑧 + 𝑏 ; 𝑎 ∈ ℂ∗ 𝑒𝑡 𝑏 ∈ ℂ .


S(A) = A ⟺ 2 + 2𝑖 = (2 + 2𝑖)𝑎 + 𝑏
S(B) = C ⟺ 2 − 𝑖 = (−4 + 2𝑖)𝑎 + 𝑏

Association des Professeurs de Mathématiques de la Région de Gbêkê NOMBRES COMPLEXES ET


TRANSFORMATIONS DU PLAN
189
( 2 + 2 𝑖 )𝑎 + 𝑏 = 2 + 2𝑖
On obtient le système suivant :{
(−4 + 2𝑖)𝑎 + 𝑏 = 2 − 𝑖
1
La résolution de ce système donne : 𝑎 = 2 𝑖 𝑒𝑡 𝑏 = 3 + 𝑖 .
1
Donc l’écriture complexe de S est : 𝑧’ = 2 𝑖𝑧 + 3 + 𝑖 .

2. Eléments caractéristiques de S :
Le centre de S est A.
Soit k le rapport de S et 𝜃 son angle.
1 1
k = |2 𝑖| = 2.
𝑐𝑜𝑠 𝜃 = 0 𝜋
On a : { donc : 𝜃 = .
𝑠𝑖𝑛 𝜃 = 1 2

Propriété 3
Soit k un nombre réel strictement positif, 𝜃 un nombre réel, A et B deux points du plan.
Il existe une unique similitude directe du plan de rapport k et d’angle 𝜃 transformant A en B.

Exemple
Dans le plan muni d’un repère orthonormé direct ( O,I,J ), on donne les points A et B d’affixes
respectives : 2 𝑖 et 5 + 𝑖 .
𝜋
Soit la similitude directe S du plan de rapport √2 et d’angle − 4 qui transforme A en B.
Déterminer le centre Ω de S.

L’écriture complexe de S est de la forme 𝑧’ = 𝑎𝑧 + 𝑏 ; 𝑎 ∈ ℂ∗ 𝑒𝑡 𝑏 ∈ ℂ .


𝜋 𝜋
On a : a = √2 (𝑐𝑜𝑠 (− 4 ) + 𝑖𝑠𝑖𝑛 (− 4 )) = 1 − 𝑖 . Donc : z’ = (1-i)z + b
S(A) = B ⟺ (1-i)(2i)+ b = 5 + i.
On trouve b = 3-i.
Par suite: z’ = (1-i)z + 3-i.
𝑏 3−𝑖 3−𝑖
On a donc : 𝑧Ω = 1−𝑎 = 1−1+𝑖 = 𝑖
= −1 − 3𝑖 .

4. Similitude directe et configuration


Propriété
■ Toute similitude directe S du plan conserve l’alignement, le parallélisme, l’orthogonalité, le barycentre,
le contact et les angles orientés.
■ Toute similitude directe du plan de rapport 𝑘 :
♦Multiplie les longueurs par 𝑘 et les aires par 𝑘 2 .
♦Transforme une droite en une droite, une demi-droite en une demi-droite, un segment en un
segment, un cercle en un cercle.

Association des Professeurs de Mathématiques de la Région de Gbêkê NOMBRES COMPLEXES ET


TRANSFORMATIONS DU PLAN
190
Remarque
Si S est une similitude directe de rapport k alors S transforme :
− un cercle (C) de centre A et de rayon R en un cercle (C’) de centre S(A) et de rayon kR.
− un cercle (C) de diamètre [AB] en un cercle (C’) de diamètre [A’B’] où A’ = S(A) et B’ = S(B).

Exemple 1
1−𝑖
On désigne par S la similitude directe d’écriture complexe : 𝑧’ = 𝑧 −4+𝑖.
2
1. Déterminer les éléments caractéristiques de S
2. Soit (C) le cercle de centre A(1+i) et de rayon 4 et (C’) son image par S .
Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de (C’) .

1. Notons 𝛺 le centre de S, k son rapport et 𝜃 son angle.


1
√2
𝑐𝑜𝑠 𝜃 = 2
√2
= 2
−4+𝑖 1−𝑖 √2 2 𝜋
𝑧Ω = 1−𝑖 = −3 + 5𝑖. k=| 2
| = 2
. On a : 1 donc : 𝜃 = − 4 .
1−( ) √2
2
𝑠𝑖𝑛 𝜃 = − 2
√2
=− 2
{ 2
2. (C) est le cercle de centre A(1+i) et de rayon 4.
4√2
Donc (C’) est le cercle de centre S(A) et de rayon = 2√2 .
2
1−𝑖 1−𝑖
Notons A’ l’image de A par S. On a : 𝑧𝐴′ = 𝑧 −4+𝑖= (1 + 𝑖) − 4 + 𝑖 = −3 + i.
2 𝐴 2
Ainsi : (C’) est le cercle de centre A’(-3+i) et de rayon 2√2 .

Exemple 2
Dans le plan muni d’un repère orthonormé direct ( O,I,J ), on donne les points A, B ,C et D d’affixes
1 √3 3 √3 3 √3
respectives : 1 ; + 𝑖 ; +𝑖 et − 𝑖 .
2 2 2 2 4 4
1. Démontrer que les points D, A et C sont alignés.
2. Déterminer l’angle θ et le rapport k de la similitude directe s de centre O qui transforme A en C.
3. On note F et G les images par la similitude directe s des points D et C respectivement. Montrer que les
points F, C et G sont alignés.

Solution
𝑧𝐷 −𝑧𝐴 −1−𝑖√3 𝑧𝐷 −𝑧𝐴
1. On a : = = −1. Comme est un réel non nul, les points A, D et C sont alignés.
𝑧𝐶 −𝑧𝐴 1+𝑖√3 𝑧𝐶 −𝑧𝐴
2. L’écriture complexe de s est de la forme 𝑧’ = 𝑎𝑧 + 𝑏 ; 𝑎 ∈ ℂ∗ 𝑒𝑡 𝑏 ∈ ℂ .
s(O) = O ⟺ 0 = 𝑎 × 0 + 𝑏. Donc b = 0.
3 √3 3 √3
s(A) = C ⟺ 2 + 𝑖 2 = 𝑎. Donc l’écriture complexe de s est : 𝑧’ = (2 + 𝑖 2
)𝑧 .
2. k le rapport de s et 𝜃 son angle.
√3
3 √3 𝑐𝑜𝑠 𝜃 = 2 𝜋
k= |2 + 𝑖 2| = √3. On a : { 1
donc : 𝜃 = 6
.
𝑠𝑖𝑛 𝜃 =2
3. On a : s(A) = C, s(D) = F et s(C)= G. Comme les points A, C et D sont alignés alors leurs images
respectives C, G et F sont alignés car s conserve l’alignement.

Association des Professeurs de Mathématiques de la Région de Gbêkê NOMBRES COMPLEXES ET


TRANSFORMATIONS DU PLAN
191

Vous aimerez peut-être aussi