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Érosion hydrique : mécanismes et formes

Le document traite des processus d'érosion des sols et de l'eau, en se concentrant sur les mécanismes de détachement, transport et sédimentation liés à l'érosion hydrique. Il décrit différentes formes d'érosion, notamment l'érosion en nappe et l'érosion linéaire, ainsi que les conséquences de ces phénomènes sur les paysages et la qualité des sols. Enfin, il aborde les mouvements de masse, tels que les glissements de terrain et les coulées boueuses, qui représentent des risques majeurs pour l'environnement.

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Érosion hydrique : mécanismes et formes

Le document traite des processus d'érosion des sols et de l'eau, en se concentrant sur les mécanismes de détachement, transport et sédimentation liés à l'érosion hydrique. Il décrit différentes formes d'érosion, notamment l'érosion en nappe et l'érosion linéaire, ainsi que les conséquences de ces phénomènes sur les paysages et la qualité des sols. Enfin, il aborde les mouvements de masse, tels que les glissements de terrain et les coulées boueuses, qui représentent des risques majeurs pour l'environnement.

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COURS DE CNSERVATION DES SOLS ET D’EAU

• QUELQUES NOTIONS IMPORTANTES SUR LES BASSINS VERSANTS


a. Lignes de cretes; Lignes de collection des eaux:
b. Lignes de collection des eaux.
c. Courbes de niveaux
d. Altitudes

Lignes de cretes
Chapter 2- Erosion process and establishment of gullies.
2.1. ORIGINE ET MECANISME
2.1.1. Mécanismes conduisant au détachement
1. Le ruissellement
2. Le transport
3. La sédimentation
2.2. FORMES DE L’EROSION HYDRIQUE
2.2.1. L'érosion en nappe ou aréolaire ou laminaire "sheet erosion"
2.2.1. L'érosion linéaire (micro-channel ou Rill Erosion)
Erosion et appauvrissement du sol
- Erosion hydrique
ORIGINE ET MECANISME
• Lorsque la force des précipitations excède la capacité d'absorption du sol,
l'excédent d'eau ruisselle à la surface et descend le long des pentes. Ce
phénomène de transport du sol par le ruissellement (érosion) est appelé
érosion hydrique. L'érosion hydrique comprend deux processus: Le
détachement du sol et son transport. Cependant, les trois étapes par
lesquelles passe l’érosion sont le détachement, le transport et la
sédimentation comme e mon le shema ci-dessous:
a) Détachement du sol
Les principaux mécanismes conduisant au détachement sont :
a. L’humectation par l’effet de l’impact de gouttes de pluies. Quatre
processus peuvent être identifiés comme responsables de la
désagrégation:
L'éclatement, correspondant à la désagrégation par compression de l'air
piégé lors de l'humectation. L'intensité de l'éclatement dépend entre
autres, du volume d'air piégé, donc de la teneur en eau initiale des
agrégats et de leur porosité.
b. Le gonflement différentiel. Ce phénomène intervient suite à l'humectation
et la dessiccation des argiles, entraînant des fissurations dans les agrégats.
L'importance de ce mécanisme dépend en grande partie de la teneur et de la
nature de l’argile des sols.
c. La dispersion physico-chimique. Elle correspond à la réduction des forces
d'attraction entre particules colloïdales lors de l'humectation. Elle dépend de
la taille et la valence des cations (particulièrement du sodium) pouvant lier les
charges négatives dans le sol.
[Link] désagrégation mécanique sous l'impact des gouttes de pluie (=
Détachement par spalsh). L’impact des gouttes de pluie peut fragmenter les
agrégats et surtout détacher les particules de leur surface. Ce mécanisme
intervient en général conjointement aux autres mécanismes cités
précédemment et nécessite une pluie d’une certaine énergie qui est variable
selon les sols. L’énergie cinétique des gouttes n’est plus absorbée mais est
transformée en force de cisaillement qui provoque détachement et splash.
Le ruissellement
L'érosion des sols se développe lorsque les eaux de pluie, ne pouvant plus s'infiltrer

dans le sol, ruissellent sur la parcelle en emportant les particules de terre. Ce refus

du sol d'absorber les eaux en excédent apparaît soit lorsque l'intensité des pluies

est supérieure à l'infiltrabilité de la surface du sol (ruissellement "Hortonien"), soit

lorsque la pluie arrive sur une surface partiellement ou totalement saturée par une

nappe (ruissellement par saturation).


• Ces deux types de ruissellement apparaissent généralement dans des
milieux très différents, bien que l'on observe parfois une combinaison des
deux. Une fois le ruissellement déclenché sur la parcelle, l'érosion peut
prendre différentes formes qui se combinent dans le temps et dans
l'espace pouvant donner naissance soit une érosion diffuse et /ou soit une
érosion concentrée. Il est donc à noter qu’il y a détachement par
ruissellement lorsque la force de friction de l'eau sur les particules du sol
est supérieure à la résistance du sol au cisaillement comme schématisé sur
le graphique suivant
Le transport
Il est dû à la fois aux gouttes d'eau de pluie (par rejaillissement= effet
splash) et aux eaux de ruissellement. Ainsi, le transport est assuré par
ces eaux. Cependant, il est à signaler que le mode de transport par
effet splash est généralement négligeable sauf sur pente forte. Alors
que les eaux de ruissellement sont les plus responsables du transport
des particules du sol détachées. Les modes de transport par
ruissellement sont illustrés sur le graphique ci-dessous :
Modes de transport par ruissellement
La sédimentation
L’agent responsable de la sédimentation est l’eau de ruissellement. Les particules
arrachées du sol se déposent entre le lieu d'origine et l’aval en fonction :
1. de leur dimension
2. de leur densité
3. de la capacité de transport du ruissellement ou du cours d’eau.
• Les particules se déposent dans l'ordre suivant :
• 1. sable
• 2. sable fin
• 3. limon.
• Les argiles et l'humus colloïdal sont généralement transportés jusqu'à
l'embouchure du cours d'eau où il se dépose soit après évaporation de l'eau,
soit après floculation
FORMES DE L’EROSION HYDRIQUE
1. L'ÉROSION EN NAPPE OU ARÉOLAIRE OU LAMINAIRE « SHEET
EROSION »
C'est le stade initial de la dégradation des sols par érosion. Cette érosion en
nappe entraîne la dégradation du sol sur l'ensemble de sa surface,
autrement dit c’est une forme d’érosion diffuse. De ce fait, elle est peu
visible d'une année à l'autre.
Le signe le plus connu de l'érosion en nappe est donc la présence de plages
de couleur claire aux endroits les plus décapés. Egalement, il y a un autre
symptôme de l’érosion en nappe est la remontée des cailloux en surface par
les outils de travail du sol. Les paysans disent que "les cailloux poussent". Il
s'agit en réalité d'une fonte de l'horizon humifère et d'un travail profond du
sol qui remonte en surface les cailloux. Après quelques pluies, les terres
fines sont entraînées par les pluies tandis que les cailloux, trop lourds pour
être emportés, s'accumulent à la surface du sol.
L'importance de l’érosion en nappe dépend à la fois :
- de l'intensité maximale des pluies qui déclenchent le ruissellement,
- de l'énergie des pluies qui détachent les particules susceptibles de migrer,
- de la durée des pluies et/ou de l'humidité avant les pluies.

Lorsqu’il y a l’érosion en nappe, le déplacement des particules se fait


d'abord par effet "splash" à courte distance et ensuite par le ruissellement
en nappe.
La battance des gouttes de pluie envoie des gouttelettes et des particules
dans toutes les directions. En fait, ce n'est qu'après formation des flaques et
débordement de l'eau non infiltrée d'une flaque à l'autre, que naît le
ruissellement en nappe. Celui-ci s'étalant à la surface du sol gardera une
faible vitesse même sur des pentes de 5 à 10 % à cause de la rugosité du sol
(mottes, herbes, feuilles, racines, cailloux, etc...) qui l'empêchent de
dépasser la vitesse limite de 25 cm/seconde.
En illustration de cette forme d'érosion, voici un ensemble de
photos qui montrent clairement comment l'érosion en nappe
se manifeste en plein paysage:
Avec le décapage de
la couche
superficielle du sol et
au cours des temps,
les racines sont plus
exposées en surface.
Ainsi, l'érosion en
nappe peut se
manifester in-situ
comme suit:
L'érosion linéaire (micro-channel ou Rill Erosion)
Lorsque l'intensité des pluies dépasse la capacité d'infiltration de la surface
du sol, il se forme d'abord des flaques; ensuite ces flaques communiquent
par des filets d'eau et lorsque ces filets d'eau ont atteint une certaine
vitesse, 25 cm par seconde d'après Hjulström (1935), ils acquièrent une
énergie propre qui va créer une érosion limitée dans l'espace par des lignes
d'écoulement. Cette énergie n'est plus dispersée sur l'ensemble de la
surface du sol, mais elle se concentre sur des lignes de plus forte pente.
L'érosion linéaire est donc un indice que le ruissellement s'est organisé,
qu'il a pris de la vitesse et acquis une énergie cinétique capable d'entailler
le sol et d'emporter des particules de plus en plus grosses: non seulement
des argiles et des limons comme l'érosion en nappe sélective, mais des
graviers ou des cailloux et même des blocs.
L'érosion linéaire est exprimée par tous les creusements linéaires qui
entaillent la surface du sol suivant diverses formes et dimensions (griffes,
rigoles, ravines, etc.). En fait, L'érosion linéaire apparaît lorsque le
ruissellement en nappe s'organise, il creuse des formes de plus en plus
profondes. On parle de griffes lorsque les petits canaux ont quelques
centimètres de profondeur, de rigoles lorsque les canaux dépassent 10 cm de
profondeur mais sont encore effaçables par les techniques culturales. En
effet, sur un bassin versant ou une parcelle, l'érosion en rigole succède à
l'érosion en nappe par concentration du ruissellement dans les creux. A ce
stade, les rigoles ne convergent pas mais forment des ruisselets parallèles.
Erosion en griffe et en rigole
On parle de nappe ravinante lorsque les creux ne dépassent pas 10 à 20 cm
mais que leur largeur atteint plusieurs mètres et enfin, de ravines lorsque les
creux atteignent plusieurs dizaines de cm (plus de 30 cm) et en particulier,
lorsqu'ils ne sont plus effaçables par les techniques culturales. A l'intérieur des
ravines on peut encore distinguer des petites ravines dont le lit est encore
encombré de végétation herbacée et surtout arbustive et qu'on pourra fixer
rapidement par des méthodes biologiques. Par contre, dans des grandes
ravines qui peuvent s'étaler sur plusieurs kilomètres, le canal central comporte
des blocs rocheux, témoins d'un charriage important et d'une certaine
torrentialité.
Erosion par ravinement
Ces fonds étant mobiles, il n'est plus question de les stabiliser uniquement
par des méthodes biologiques; il sera nécessaire d'utiliser des seuils
cimentés et des méthodes mécaniques coûteuses
Les formes d’incision dues à l’érosion linéaire
Formes Tracé Longueur Largeur Profondeur

Griffe Sinueux <1m < 10 cm 5-6 cm

Rill Rectiligne Centaine de m 10-20 cm 5-10 cm

Rigole Sinueux Dizaine de m 5-70 cm 10- 30 cm

Ravine Peu sinueux Centaine de m 50 cm à 1 m 30-50 cm

Petit ravin Peu signeux Centaine de m 50 cm à 1m 50-200 cm


FORME DES RAVINES
Ravines en forme de V
Elles se trouvent dans un matériau homogène, plus ou moins meuble,
sablo-argileux; argileux, marneux ou schisteux.
Les versants de ces ravines évoluent par altération de la roche: en saison
froide par alternance de gelées et de soleil, en saison chaude, par
alternance de périodes sèches et d'averses.
Ravines en forme de U
Elles s'observent fréquemment dans la nature sur des matériaux
hétérogènes. Soit elles ont un fond constitué de matériaux très
résistants: lors des crues exceptionnelles le canal va donc s'élargir
latéralement par effondrement. Soit, la couche de résistance se trouve
en surface, le ruissellement creuse alors profondément le matériau
jusqu'à atteindre une nappe d'eau temporaire ou permanente qui va
exercer une poussée latérale sur le bas du versant jusqu'à ce que celui-ci
s'effondre (sapement de berges)
Erosion en tunnel (tunneling)
Il existe une troisième forme de ravinement encore plus difficile à traiter:
l'érosion en tunnel (tunneling). Elle peut se développer sur des pentes
faibles, dans un matériau fissuré en surface, soit sur des sols riches en
argiles gonflantes (vertisols, sols bruns tropicaux, etc...), soit sur des
marnes riches en gypse ou en d'autres minéraux solubles (fréquent dans
le bassin méditerranéen) .
L’érosion par ravinement
L’érosion par ravinement est la forme culminante de l’érosion du sol.
Les dégâts causés sont d’autant plus importants que la stabilisation et
la réparation de cette forme d’érosion sont les plus coûteuses de tous
les travaux de lutte contre l’érosion. L'approfondissement des ravines
remonte du bas vers le haut de la pente (érosion régressive). Cette
forme d'érosion peut transformer le paysage en "badlands"
PRESENTATION DE LA SEMAINE

• Rappel sur l’Erosion par Ravinement


• Erosion en masse
• Quantification de l’Erosion Hydrique
2.-L'ÉROSION EN MASSE
Alors que l'érosion en nappe s'attaque à la surface du sol, le ravinement aux
lignes de drainage du versant, les mouvements de masse concernent un
volume à l'intérieur de la couverture pédologique. On attribue à l'érosion en
masse tout déplacement de terre selon des formes non définies, comme les
mouvements de masse, les coulées de boue et les glissements de terrain.
Dans ce cas, seul l'Etat dispose des moyens techniques, financiers et légaux,
pour maîtriser les problèmes de glissement de terrain, souvent
catastrophiques, et pour imposer des restrictions d'usage aux terres
soumises à des risques majeurs de mouvement de masse.
• Les phénomènes de mouvement de masse sont très nombreux dont on
peut citer :
a. Les glissements
b. Coulées boueuses et laves torrentielles
c. Les formes locales : Il s'agit d'éboulements rocheux ou d'effondrements de
versants qui entraînent des glissements localisés.
Les glissements
sont des décollements d'une couche plus ou moins épaisse de sol,
glissant sur un horizon plus compact (souvent de la roche altérée),
servant de plan de glissement. Ce phénomène est très courant sur les
schistes et sur les marnes en voie d'altération. Les glissements se
produisent lorsque la contrainte de cisaillement dépasse la résistance
du sol ou lorsque la limite de plasticité ou de liquidité est atteinte.
GLISSEMENT DE TERRAIN
Coulées boueuses et laves torrentielles : Ce sont des mélanges d'eau et de
terre à haute densité ayant dépassé le point de liquidité et qui emportent à
grande vitesse des masses considérables de boue et de blocs de roches de
taille imposante. Les matériaux fins sont repris ultérieurement par l'érosion
hydrique en nappe ou en rigole, laissant en place une masse de cailloux et de
blocs de taille très hétérogène.
Une lave torrentielle est un mélange de matériaux solides (blocs, graviers,
etc.) transportés par un fluide visqueux (composé de sédiments fins, d'argiles
et d'eau) sous l'action de la gravité et, qui prend naissance dans le réseau de
drainage.
Les formes locales.
Il s'agit d'éboulements rocheux ou d'effondrements de versants qui entraînent des
glissements localisés. Ceux-ci sont très fréquents en tête de ravine: ils entraînent
l'éboulement de la partie supérieure d'une ravine et font progresser la ravine vers le
sommet de la colline par érosion régressive.

En d’autres termes, les éboulements sont des chutes de masses rocheuses et ont des
mouvements rapides, discontinus et brutaux résultant de l'action de la pesanteur et
affectant des matériaux rigides et fracturés tels que calcaires, grès, roches cristallines, ...
Ces chutes se produisent par basculement, rupture de pied, glissement banc sur banc, à
partir de falaises, escarpements rocheux, formations meubles à blocs (moraines par
exemple), blocs provisoirement immobilisés dans une pente.
Les causes et les processus des mouvements
de masse.
La cause des mouvements de masse provient d'une part, du
déséquilibre entre la masse de la couverture pédologique, de
l'eau qui s'y trouve stockée et des végétaux qui la couvrent et
d'autre part, les forces de frottement de ces matériaux sur la
roche altérée en pente sur lequel ils reposent.
Les facteurs des mouvements de masse
-les secousses sismiques, -L'homme peut accélérer la fréquence
- les fissurations suite à l'alternance de ces mouvements de masse en
gel/dégel ou à la dessiccation des modifiant la géométrie externe du
argiles gonflantes, versant (par terrassement,
- l'altération de la roche, creusement d'un talus pour installer
une route ou des habitations,
- l'humectation jusqu'à saturation de
la couverture pédologique, surcharge d'un versant par des
remblais, modification des
- l'humectation du plan de glissement
écoulements naturels, érosion au pied
qui devient savonneux (présence de
limons issus de l'altération des d'un versant par une rivière dont le
micas), des roches présentant des cours est modifié, etc.). La végétation
plans de clivage ou de fracture intervient également.
préférentiels (argillites, marnes,
schistes, roches micassées, gneiss).
4. Erosion hydrographique
C’est une forme d’érosion due à la dissipation de l’énergie de l’eau dans les
lits des cours d’eau et les rivières. L’énergie de ces dernières est capable,
de manière régulière ou accidentelle (lors des inondations) d’emporter une
partie des berges. On appelle ce processus le sapement des berges. Il se
produit également dans les ravins en formation lorsque l’eau du
ruissellement attaque les assises du ravin. Ce type d’érosion est
étroitement lié au volume et à la vitesse de l’eau, qui dépend de la pente
et du débit.
QUANTIFICATION DE L’EROSION HYDRIQUE
Les méthodes utilisées dans Mesures directes
l’évaluation et la cartographie
a.- Mesures topographiques : dont le
de l’érosion (actuelle et/ou
principe se base sur le suivi de
risque) varient en fonction des
l’évolution topographique de la
objectifs, des moyens et des
échelles de travail. La surface du sol, notamment :
quantification peut se faire Mesure par rugosimètre : on estime
par : la variation de la hauteur du sol par
rapport à un plan de référence. Voici
• Mesures directes
un exemple de dispositif de mesure
• Des évaluations indirectes de la rugosité:
Le principe de mesure est comme suit:
- boîte dont le cadre est placé à 90 mm de hauteur au-dessus du plan de
référence
- quatre peignes espacés tous les 150 mm (Dy), dont deux se trouvent sur
le cadre et les deux autres sont localisés ensuite par une translation
contrôlée de la boîte
- chaque peigne à une longueur de 1000 mm et comporte 100 aiguilles
espacées de 10 mm (Dx)
- chaque aiguille fait 200 mm de longueur
- on mesure la partie supérieure dépassant du cadre (Dz, en mm)
Suivi de l’évolution des ravines : on mesure la variation des dimensions de
certaines sections des ravines après chaque évènement pluvieux.
Simulation de pluie : dont l’objectif est de déterminer certaines caractéristiques
hydrodynamiques des sols et ce, à petite échelle et sous diverses conditions de
pluie et de sols.
L'utilisation des simulateurs de pluie présente plusieurs d'avantages puisqu'ils:
• Sont des dispositifs mobiles
• Sont capables de produire à volonté des pluies d’intensité, de hauteur et d’énergie
semblables à celles des pluies naturelles
• permettent de simuler des averses de fréquence rare qui causent le plus de
dégâts
• permettent de raccourcir les temps d’observation sur le terrain.
Pour pouvoir effectuer des simulations de pluie sur le terrain, il est nécessaire de
passer par l'étape de préparer les parcelles de mesure dont voici une illustration.
• Parcelle expérimentale installée dans la région d'oulmès au Maroc pour
l'étude de l'érosion sous matorral.
C'est un simulateur qui a été mis au point par Asseline et Valentin (1979), il
n’arrose que quelques mètres carrés. Il comprend un gicleur fixé sur un
système qui se balance au sommet d'un derrick de 4 m de haut. La variation
de l'angle de balancement permet de simuler des séquences de pluies
d'intensités différentes programmables. Le ruissellement, et sa charge solide
sont mesurés au bas d'une parcelle de 1 m2. Ce dispositif permet de suivre
avec précision, la dynamique de l'infiltration, et de tester la détachabilité de la
surface d'un sol, mais pas l'érosion, car la faible longueur de pente ne permet
pas à l'énergie du ruissellement de s'exprimer. Cette méthode a donné lieu à
de nombreuses applications par les pédologues et les hydrologues dans les
pays tropicaux, tempérés et méditerranéens. Elle exige malgré tout beaucoup
d'eau (100 à 600 litres), du personnel (2 à 4 techniciens entraînés), du matériel
et ne s'applique facilement que sur des pentes de 2 à 30 % et sur des sols dont
l'infiltration est réglée par l'état de surface et non pas par l'engorgement des
horizons profonds.
ÉQUATION UNIVERSELLE DES PERTES EN TERRE
(EUPT)
L’équation universelle des pertes en terre (EUPT, mieux connue par son
abréviation anglaise, USLE) prévoit le taux annuel moyen d’érosion à long terme
sur la pente d’un champ, en fonction de la configuration des pluies, du type de
sol, de la topographie, de l’assolement et des pratiques de gestion des cultures.
L’EUPT prévoit uniquement l’importance des pertes de terre qui résultent des
érosions en nappe ou en rigoles sur une pente simple sans toutefois tenir compte
des pertes de terre supplémentaires qui peuvent être attribuables aux autres
formes d’érosion associées au ravinement, au vent ou au travail du sol.
ÉQUATION UNIVERSELLE DES PERTES EN TERRE
(EUPT)
Elle se definit de la faҫon suivante: A = R x K x LS x C x P.
A exprime les pertes de terre annuelles moyennes possibles à long
terme en tonnes par acre par année. Cette valeur peut ensuite être
comparée aux limites de « pertes de terre tolérables ».
R correspond au facteur de pluie et de ruissellement par secteur
géographique. Plus les précipitations sont intenses et plus elles durent
longtemps, plus grands sont les risques d’érosion.
K représente le facteur d’érodibilité du sol. Il s’agit de la perte de terre
moyenne en tonnes/ acre par unité de superficie pour un sol particulier, dans
un champ travaillé constamment laissé en jachère, qui possède une pente
dont les caractéristiques ont été arbitrairement fixées à 72,6 pi pour la
longueur et à 9 % pour l’inclinaison.

Le facteur K est une mesure de la vulnérabilité des particules de sol au


détachement et au transport par la pluie et le ruissellement. La texture est le
principal facteur qui influence le facteur K, mais la structure, la teneur en
matière organique et la perméabilité du sol ont aussi un rôle à jouer.
LS est le facteur de longueur et d’inclinaison de la pente. Le facteur LS

représente un rapport des pertes de terre sous des conditions données,

aux pertes de terre en un endroit caractérisé par une inclinaison «

standard » de 9 % et une longueur de pente de 72,6 pieds. Plus la pente

est forte et longue, plus élevé est le risque d’érosion. Facteur LS, soit de

l’équation servant au calcul du facteur LS donnée plus bas.


C correspond au facteur de culture (végétation) et de gestion. Ce
facteur sert à déterminer l’efficacité relative des systèmes de gestion du
sol et des cultures en termes de prévention des pertes de terre. Le
facteur C est un ratio qui compare les pertes de terre provenant d’une
terre faisant l’objet d’une culture et d’un système de gestion
spécifiques et les pertes correspondantes dans un champ travaillé
constamment laissé en jachère. On établit le facteur C en multipliant
les éléments « type de culture » et « méthode de travail du sol » qui
sont propres au champ.
P correspond au facteur de pratique de conservation. Il reflète les effets
des pratiques qui réduisent la quantité d’eaux de ruissellement et la
vitesse de ruissellement et qui réduisent de ce fait l’importance de
l’érosion. Le facteur P représente le ratio des pertes de terre associées
à une pratique de conservation aux pertes de terre associées à la
culture en lignes dans le sens de la pente. Les pratiques de
conservation les plus couramment utilisées sont le travail du sol à
contre-pente, la culture suivant les courbes de niveau et la culture en
bandes .
Techniques de conservation de sol
Techniques de conservation de sol
Les differentes formes et degres d’erosion sont en fonction de la pente,
du niveau dans le versant, du sol et de la zone agro-ecologique
Bandes végétales ou rampes vivantes
Étapes de mise en place

1. Identification des pentes;


2. Piquetage en courbes de niveau;
3. Construction d’une mini-terrasse (15-20cm de profondeur, 30-40cm
de large) en contrepente (10%) (fig. 48);
4. Plantation sur la mini-terrasse en 2 ou 3 rangees en quinconce a 10-
15cm (arbustives) ou 5-10cm (herbes)
Entretien:

1. Desherbage;
2. Protection par le paturage des animaux;
3. Replantation des semences ou boutures qui n’ont pas leve;
4. Coupe periodique (elagage):
a. Bandes enherbees : a 10cm du sol (fourrage tendre de qualite)
b. Haies vives : a 30cm du sol quand les plantes sont a 1-1,5m.
Avant la production et la dissemination des grains.
5. Comble regulier des trous dans la bande. Si les trous ne sont pas combles
avant les pluies, le ruissellement sera concentre et les effets erosifs pourront
etre plus graves que sans bande;
6. Placer des residus vegetaux en amont de la structure pour accelerer
l’accumulation de sediment et le formation du terrassement.
Avantages

• Fixation d’azote (avec légumineuses)


• Production (avec des espèces productives)
• Amélioration de la structure du sol (pénétration des racines)
• Effet brise vent (haies vives)
• Peu d’entretien est nécessaire
• Peu couteuse
• Utilisation des matériaux locaux
• Possible pour métayer ou exploitants (pas gros investissement)
INCONVENIENTS
Réduction de l’espace pour les cultures vivrières
Compétition des plantes pour eau et éléments nutritifs
Les Bann manje
• Association d’une bande végétale réalisée avec des espèces d’intérêt
économique et un canal d’infiltration.
• Système traditionnel d’association de cultures établi en contour avec
l’objectif d’améliorer la conservation de l’eau et du sol.
A - Canal: Partie plus riche
car il bénéficie de la couche
arable de l’amont et de
l’humidité apportée

B - Butte: terre qui provient


du creusage et du nettoyage
du canal. Production des
cultures vivrières

C - Rampe Vivante: barrière


pour protéger la butte.
Étapes de mise en place:
1. Identification des pentes;
2. Piquetage en courbes de niveau;
3. Creusage d’un canal de 40-50cm de large et 30-35cm de profondeur
pour capter l’eau et les sediments;
[Link] en place d’une butte de 30-50cm de hauteur et de 50cm de largeur
en aval du canal;
[Link] en place d’une rampe de paille placee a la base de la butte pour
conserver le sol en attendant que la barriere vegetale commence a jouer
son role;
6.A la premiere pluie, on place les cultures:
[Link] le canal : cultures annuelles et pluriannuelles (bananiers, mazombelles, papayers,
malangas)
[Link] la butte: cultures en tubercule (patate, igname, manioc)
[Link] des rampes vivantes
Entretien
1. Desherbage;
2. Protection par le paturage des animaux;
3. Replantation des semences ou boutures qui n’ont pas leve;
4. Curage regulier du canal et de la butte;
5. Coupe periodique (elagage) :
a. Bandes enherbees : a 10cm du sol (fourrage tendre de qualite)
b. Haies vives : a 30cm du sol quand les plants sont a1-1,5m.
Avant la production et la dissemination des grains
6. Comble regulier des trous dans la bande. Si les trous ne sont pas
combles avant les pluies, le ruissellement sera concentre et les effets
erosifs pourront etre plus graves que sans bande;
7. Placer des residus vegetaux en amont de la structure pour accelerer
l’accumulation de sediment et le formation du terrassement.
Avantages
Inconvénients
• Production étalée pour la présence
de cultures à cycles • Compétition des plantes pour
• végétatifs différents eau et éléments nutritifs
• Amélioration de la structure du sol • Réduction de l’espace pour les
(pénétration des racines) cultures vivrières
• Technique couteuse: pour les • Haut niveau d’entretien
propriétaires de la parcelle
• Diminution du niveau d’infestation
de maladies (diversité d’espèces)
Clayonnage et fascinage
Le clayonnage consiste a planter des
courbes de niveau de piquets ou des
pieds d’espece qui rejettent
facilement, entre lesquels on
entrelace horizontalement des
rameaux flexibles appeles clayons.

Le fascinage consiste a attacher des


fagots de branchage derriere des
lignes de piquets disposees en
courbes de niveau.
Le clayonnage et le fascinage sont utilises sur des pentes cultivées mais aussi
comme barrages vivants pour la correction des petites ravines.

Étapes de mise en place:


1. Identification des pentes;
2. Piquetage en courbes de niveau: piquets de 0,8-1m de hauteur et 5-10cm
de diametre plantes chaque 50cm. Enfonces 25-30cm sous le sol et coupes a
30cm au dessus du sol.
3. Autour des piquets, des rameaux fins et flexibles (Gliricidia, jeune bambou,
roseau, etc.) de 1-2m de longueur sont entrelaces et bien serres;
4. Pour le fascinage : une fois que les piquets sont enfonces, une tranchee est
creusee en amont (10cm de profondeur et 30cm de largeur). Les fagots de
35cm de diamètre et de 1,5-2m de longueur, constitues des dechets de
culture comme les tiges de mais et de petit-mil, y sont plantes.
Entretien:
1. Protection par le paturage des animaux;
2. Replantation des piquets (boutures) qui n’ont pas leve;
3. Coupe : a 1m de hauteur couper a 50cm;
4. Comble régulier des trous dans la bande. Si les trous ne sont pas
combles avant les pluies, le ruissellement sera concentre et les effets
érosifs pourront être plus graves que sans bande;
5. Placer des résidus végétaux en amont de la structure pour accélérer
l’accumulation de sédiment et la formation du terrassement.
Avantages Inconvénients
• Utilisation des matériaux locaux • Peu efficaces
• Proche des pratiques • Très sensible à qualité du
traditionnelles (barié pay ou matériel
ramp pay) • Caractère temporaire
Les cordons et les murettes en
pierres sèches
Techniques constituees par
l’utilisation de pierres empilees
sans aucun liant selon les courbes
de niveau. Les cordons mesurent
maximum 30cm de haut alors que
les murettes depassent de 50cm le
niveau du sol en amont. Les
murettes sont generalement
constituees avec des pierres plus
grandes.
Cette technique est recommandee pour les [Link] :
terrains avec grande disponibilite de pierres Les pierres doivent être empilées
en surface. soigneusement. Le choix des pierres est
extrêmement important. Pierres plates,
Étapes de mise en place: anguleuses et grandes (20-25cm maximum).
Les espaces entre les pierres doivent être
1. Identification des pentes; combles avec des pierres plus petites.
2. Piquetage en courbes de niveau;
3. Construction des mini-terrasses : profondeur
variable selon la pente (entre 10-45cm), largeur 5. Amorcer le processus
35cm pour les cordons et 60cm pour les d’atterrissement : placer la terre de
murettes, contre pente de 10%; la mini-terrasse
4. Installation des pierres: en amont;
a. Cordons 6. Planter des rangees de plantes a
Empiler sur la mini-terrasse des pierres de 10-15cm l’aval des ouvrages (herbe elephant,
de diamètre. Les pierres plus grosses seront placées
en bas du cordon. La hauteur du cordon varie de 20- citronnelle, herbe de Guinee, canne
30cm et elle doit être plus ou moins égale a a sucre, etc.)
l’epaisseur de la base.
• Pente du terrain Profondeur de la mini-terrasse

• <15% 10cm

• 30% 25cm

• 60% 45cm

• 15% 15cm

• 45% 35cm
Les terrasses
Le principe du terrassement consiste a remodeler un terrain d’une
pente donnee en une succession de talus a forte pente et des
plateformes a pente faible ou nulle.
Si les terrasses sont construites, elles sont appelees terrasses mécaniques. Si
elles sont le resultat du dépôt successif des sédiments en amont de n’importe
quelle autre structure antierosive, elle sont appelées terrasses progressives. Le
talus n’est pas cultive et peut etre realise en pierre seche ou recouvert de
vegetation herbacee.

Selon la pluviometrie, les terrasses peuvent etre d’absorption ou de diversion. Les


terrasses d’absorption ont une plateforme horizontale delimitee par un bourrelet sur le
bord de l’aval avec l’objectif d’intercepter les eaux de ruisselement et de favoriser leur
infiltration dans le sol . Cette technique s’applique dans des climats dont la
pluviometrie annuelle est inferieure a 1.000mm.

Dans les terrasses de diversion, les plateformes ont une contrepente de 10% orientee
vers l’amont. La contrepente permet d’orienter les eaux en exces vers un canal de
drainage sur le bord en amont de la plateforme . Cette
technique est recommandee pour une pluviometrie >1.000mm de pluie/an.
Types de terrasses
Il existe 4 types de terrasses mecaniques : terrasses intermittentes, terrasses en escalier,
terrasses arboricoles et individuelles.
1.- Terrasses intermittentes :
Caracteristiques: Terrasses étroites entre lesquelles des inter-terrasses avec des cultures vivrières sont
places.
Particularités techniques: Largeur de la plateforme <2m,Pentes<50%, Plantation « filtre » en amont

2.- Terrasses en escalier


Caracteristiques: Succession ininterrompue des terrasses et de talus
Particularités techniques: Largeur de la plateforme 2,5-6m, Pentes<30%, Plantation « filtre »
en amont
3.- Terrasses arboricoles
Caracteritiques: Terrasses étroites intermittentes de moins de 2m de longueur
pour la plantation d’arbres sur des terrains pentus.
Particularités techniques : Largeur de la plateforme <2m, Pentes>50%, Profondeur du
sol>30cm Distance de plantation des plantules en ligne :
- Foresier de 3 m - Citrus, 5.5 m- 7.5 m -Manguier 10 m - Avocatier 7.5 m
• Plantation des herbes en aval
4.- Terrasse individuelles
Caracteritiques: Petites terrasses circulaires (1,5 m de diamètre) disposées selon les
courbes de niveau en quinconce. destinées à recevoir une plante chacun.
Particularités techniques: Pentes>50%, Profondeur du sol<30cm -Distance
de plantation des plantules en ligne:
-Forestier, cacao, café:3m, Citrus: 5,5-7,5m -Manguier: 10m - Avocatier: 7,5m
• Plantation des herbes en aval
Étapes de mise en place:
1. Identification des pentes;
2. Piquetage en courbes de niveau;
3. Identification des terrasses selon les cas;
4. Creusage en amont et creation de la terrasse en aval (10% de
contrepente);
5. Renforcement des talus avec des herbes, des arbres ou des pierres.

Entretien:
1. Protection par le paturage des animaux;
2. Rehabilitation des terrasses au signe de glissement de terrain.
Avantages : Ouvrages durables
Inconvenients
• Trop exigeante en travail et technicité
• Mise en surface de couches profondes des sols moins fertiles :
réduction de rendement
Les canaux de contour
Les canaux de contour sont des fosses cloisonnees creusees dans le sol a une
profondeur de 0,5 - 1 m. Ils sont realises pour forcer l’eau a s’infiltrer dans le
sol et collecter les sediments provenant du haut de la parcelle.
Il est fortement deconseille d’appliquer cette technique en
Haiti en raison d’inconvenients majeurs et surtout si cette
technique n’est pas associee avec d’autres techniques.
L’utilisation irrationnelle des canaux de contour peut
engendrer de serieux glissements de terrain.
Étapes de mise en place:
1. Identification des pentes;
2. Piquetage en courbes de niveau;
3. Creusage des fosses : 0,5-1m de largeur, 0,5-1m de profondeur;
4. Renforcement avec des herbes, des arbres ou des pierres en aval.

Entretien:
1. Protection par le paturage des animaux;
2. Rehabilitation des fosses au signe de glissement de terrain.
• Avantages
Infiltration importante d’eau dans la nappe

• Inconvenients
1. Trop exigeante en travail
2. Ils se bouchent trop rapidement
3. Mise en surface de couches profondes des sols moins fertiles:
réduction de rendement
4. Risque de création de ravines et de glissements de terrain
L’agroforesterie: définition et classification

Agroforesterie: Systèmes d’utilisation des terres dans lesquels des


cultures ligneuses sont cultivées en association avec des cultures
agricoles ou des pâturages, selon un arrangement spatial ou en
rotation dans le temps, et dans lesquels se produisent des interactions
écologiques et économiques entre les éléments ligneux et les autres
elements du systeme.
Pratique A
Jachere Amelioree
Taungya

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