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FICHE DE SYNTHESE
TITRE 2 : L’IMPOSITION DU RÉSULTAT DE L’ENTREPRISE
S/TITRE 2 : L’IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS
Chap. 17 – Le régime des plus ou moins values dans les sociétés soumises à l’IS
PLAN DU CHAPITRE.
Introduction
I – Principes
II – Les cessions de titres
III – Le régime fiscal des parts ou actions d’OPCVM
IV – Les immobilisations corporelles et incorporelles
V – Le régime fiscal des plus ou moins-values nettes de l’exercice
INTRODUCTION
Le régime fiscal des plus-values professionnelles dans le cadre des sociétés soumises à l'IS se
distingue très fortement du régime applicable aux entreprises relevant des BIC.
L’essentiel des cessions d’éléments d’actif relève du régime des plus values à court terme.
Cependant, certaines cessions d'éléments d'actif peuvent relever du régime d'imposition des
plus ou moins-values à long terme.
Ce régime d'imposition concerne notamment :
- les cessions de brevets et éléments assimilés, sous conditions ;
- le résultat net des concessions de licences d'exploitation de brevets, d'inventions
brevetables ou de procédés de fabrication.
Ces deux régimes relèvent désormais des règles du Nexus.
- aux cessions de titres de participations ainsi que de parts ou actions de certains fonds
communs de placement à risques (FCPR) remplissant certaines conditions et actions de
sociétés de capital risque (SCR) lorsque ces parts ou actions sont détenues depuis au moins
cinq ans ;
- les cessions de titres de sociétés à prépondérance immobilière (SPI) cotées imposables à
l’impôt sur les sociétés ;
Dès lors, des taux d'imposition spécifiques s’appliquent selon les différents éléments d’actifs.
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I – PRINCIPES
Les plus ou moins-values suivent le régime des plus ou moins-values à CT, quelles que soient
la nature et la durée de détention du bien, excepté pour les titres de participation et les droits de
la propriété industrielle.
Les tableaux ci-dessous résument le type d'imposition auquel sont soumises les différentes
cessions.
(Pour ce 1er tableau, v° le cours ci-après afin de corriger certains éléments).
II – LES CESSIONS DE TITRES
Les cessions de titres relèvent soit du régime des titres de participation, soit de celui du régime
de droit commun.
A – CESSION DES TITRES DE PARTICIPATION (TDP)
1°) Définition fiscale des titres de participation
Les titres de participation comprennent les actions et parts de société qui revêtent ce caractère
sur le plan comptable et les titres considérés comme tels par la loi fiscale. Il faut donc
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préalablement apporter une définition comptable des titres de participation :
- Sont considérés comme des titres de participation revêtant ce caractère sur le plan
comptable, ceux dont la possession durable est estimée utile à l'activité de l'entreprise,
notamment parce qu'elle permet d'exercer une influence sur la société émettrice des titres
ou d'en assurer le contrôle.
Sont, par ailleurs, présumés constituer des titres de participation, sauf preuve contraire, les
parts ou actions acquises par une OPE ou une OPA, et les titres représentant au moins 10 %
du capital de l'entreprise.
- Quant aux titres assimilés aux titres de participation sur le plan fiscal, ils comprennent les
titres acquis en exécution d'une OPA ou OPE par l'entreprise qui en est l'initiatrice ainsi
que les titres ouvrant droit au régime des sociétés mères (article 145 du Code général des
impôts. Pour bénéficier du régime des sociétés mères, les titres doivent représenter au
moins 5 % du capital et être conservés pendant au moins deux ans) et les parts de FCPR
(Fonds communs de placement à risque) et actions de SCR (sociétés de capital-risque)
détenus depuis au moins cinq ans (sinon régime des OPCVM).
v Les critères de distinction au niveau comptable :
CLASSIFICATION COMPTABLE
TITRES DE
Catégories TITRES IMMOBILISES
PLACEMENT
Titres immob.
Sous- Titres immobilisés de Titres immobilisés Valeurs mobilières de
Titres de participation autres que les TIAP
catégories l’activité de portefeuille (droit de créance) placement
(droit de propriété)
Comptes 261 273 271 272 50
Détention à moyen terme Détention durable mais jugée non utile à Titres acquis en vue
Détention durable et utile
dans le but d’obtenir une l’activité de l’entreprise. L’objectif est le d’obtenir un gain à
Critère de à l’entreprise (volonté
rentabilité suffisante sans même mais on distingue droit de propriété brève échéance
classification d’exercer une influence
intervention dans la (plus risqué et droit de vote) et droit de (détention à court
sur la société détenue) (1)
gestion créance (obligation : intérêts…) terme)
(1) On classe dans les TDP les titres acquis par OPA ou OPE ou représentant au moins 10% du capital.
v Les critères de distinction au niveau fiscal :
CLASSIFICATION FISCALE
TITRES DE
Catégories TITRES DE PARTICIPATION
PLACEMENT
Sont considérés comme titres de participation les parts ou actions
classées comme telle au niveau comptable (détention durable pour
classification
Critère de
exercer une influence…) + titres acquis par OPA ou OPE.
Les autres titres que les
En font également partie les titres pouvant bénéficier du régime des
titres de participation.
sociétés mères (détention d’au moins 5% du capital et conservation
pendant au moins 2 ans : critère plus large que le critère de détention
comptable) + parts de FCPR et actions de SCR.
2°) Évaluation des titres de participation
a) L’évaluation de la valeur d’entrée (d’acquisition) des titres
L'évaluation des titres, la détermination et la qualification des plus ou moins-values résultant
des cessions sont identiques au régime applicable aux entreprises soumises aux BIC (v°
chap.11).
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Pour la valeur d’entrée :
- Détermination du prix d’entrée :
• du prix d'achat majoré des frais accessoires d'achat ;
• ou de la valeur d'apport telle qu'elle résulte de l'acte d'apport pour les valeurs apportées.
- Choix entre deux méthodes :
• Règle du « premier entré, premier sorti » (PEPS)
• ou règle du « coût unitaire moyen pondéré » (CUMP)
La méthode du coût moyen pondéré dans le cadre des sociétés soumises à l'IS :
- ne peut pas être appliquée en cas de cession de la totalité d'une ligne de titres de
participation en l'absence de cession partielle antérieure ;
- s'applique fiscalement si elle a été retenue comptablement ;
- ne peut pas avoir pour conséquence de faire apparaître une moins-value à court terme ou
d'en augmenter le montant par rapport à la règle PEPS.
b) Traitement fiscal des frais d'acquisition des titres de participation
Règle fiscale
Depuis la loi de finances pour 2007, l'article 209 VII du code général des impôts (CGI) prévoit
que les frais d’acquisition des titres de participation acquis par une société IS doivent
obligatoirement être incorporés au prix de revient des titres (exclusion de la déduction
immédiate en charges). La société a néanmoins la possibilité de déduire les frais
correspondants de manière échelonnée pendant cinq ans, en constatant un amortissement.
Règle comptable
Sur le plan comptable, la société conserve le choix entre déduction immédiate en charges ou
intégration des frais au prix de revient des titres, avec dans ce cas, un amortissement
dérogatoire à comptabiliser.
v Les frais concernés
Pour l'application de la présente mesure, les frais d'acquisition s'entendent des droits de
mutation, honoraires, commissions et frais d'actes liés à l'acquisition des titres de participation,
quel que soit le mode d'acquisition, notamment par offres publiques d'achat ou d'échange.
Plus précisément, les frais liés à l'acquisition correspondent aux coûts externes directement liés
à l'opération engagés par la société, tels que :
- les frais des conseils : honoraires relatifs à des conseils de nature comptable, juridique,
fiscal, en stratégie et études de marché, en environnement, en ressources humaines ;
- les frais bancaires : honoraires relatifs à des conseils, commissions d'engagement, garanties
de bonne fin de l'opération ;
- les formalités légales et dépenses liées : formalités légales, prospectus, frais d'impression,
redevances des autorités régulatrices et entreprises de marché ;
- les frais de communication et de publicité.
v Modalités d'application
Pour les sociétés soumises à l'IS, les frais d'acquisition des titres de participation doivent
fiscalement être intégrés au coût de revient des titres et peuvent être déduits par voie
d'amortissement sur une période de 5 ans (CGI, art. 209).
Incorporation obligatoire des frais d'acquisition au prix de revient des titres de participation
Les sociétés passibles de l'impôt sur les sociétés doivent obligatoirement incorporer au prix de
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revient des titres de participation, le montant des frais engagés pour leur acquisition.
Ces sociétés ne peuvent plus déduire immédiatement de leur bénéfice imposable les frais
d'acquisition de titres de participation.
L’entreprise opte pour l’amortissement comptable des frais d'acquisition de titres de
participation
La fraction du prix de revient des titres de participation correspondant aux frais d'acquisition
obligatoirement incorporés peut être amortie sur cinq ans à compter de la date d'acquisition des
titres.
Il s'agit d'un amortissement linéaire calculé sur une période de cinq années décomptée à partir
de la date d'acquisition des titres de participation.
Lorsque cette acquisition est réalisée en cours d'exercice, la première annuité est réduite
prorata temporis pour tenir compte de la période écoulée entre l'ouverture de l'exercice et la
date d'acquisition des titres, étant précisé que pour le décompte de cette période, le temps couru
s'apprécie en nombre de jours et que par mesure de simplification, il est considéré qu'un
exercice de douze mois compte 360 jours. La dotation est alors répartie sur l'exercice
d'acquisition et les cinq exercices suivants, la dernière annuité étant également réduite prorata
temporis.
L'amortissement des frais d'acquisition de titres doit respecter, sur le plan fiscal, les mêmes
règles que les amortissements habituels. Il doit ainsi être comptabilisé dans les écritures de
l'entreprise (article 39-1-2° du CGI) à un compte d'amortissement dérogatoire, aucune dotation
technique n'étant autorisée sur le plan comptable en raison, soit de la comptabilisation des frais
en charges, soit du caractère non amortissable des titres de participation lorsque ces frais ont
été activés.
Lorsque les frais d’acquisition sont comptabilisés en amortissements dérogatoires, aucun
ajustement n'est nécessaire au plan fiscal.
Exemple
Une entreprise dont l'exercice coïncide avec l'année civile acquiert des titres de participation le
1 er juillet. Les frais d'acquisition s'élèvent à 1 200 €.
Hypothèse 1 : L'entreprise opte pour un amortissement comptable.
L'amortissement dérogatoire est égal à :
- année N : 1 200 x 20 % x 6/12 = 120 €
- années N+1 à N+4 : 1 200 x 20 % = 240 € par année
- année N+5 : 1 200 x 20 % x 6/12 = 120 €
Aucun ajustement n'est nécessaire au plan fiscal.
L’entreprise opte pour la déduction des frais d'acquisition de titres de participation au plan
comptable
Toutefois, pour les entreprises qui ont exercé ou viendraient à exercer l'option pour la
déduction immédiate des frais d'acquisition de titres au plan comptable, il est admis que la
dotation d'amortissement des frais d'acquisition de titres de participation ne soit pas
comptabilisée dans un compte d'amortissement dérogatoire mais fasse l'objet d'une déduction
extra-comptable, afin d'éviter une double déduction de ces frais pour la détermination du
résultat comptable, et sous réserve que cette déduction soit prise en compte pour la
détermination de la plus-value de cession des titres en cas de cession ultérieure.
Ce choix comptable aura les conséquences suivantes
- une réintégration extra-comptable des frais d'acquisition au bénéfice imposable de
l'exercice d'achat des titres ;
- une déduction extra-comptable au même rythme que les amortissements dérogatoires
calculés dans l'hypothèse a), hors comptabilité (logique, car c’est la seule déduction que le
droit fiscal admet !).
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Exemple (suite)
Hypothèse 2. L'entreprise a opté pour une déduction immédiate des frais d'acquisition des
titres, elle devra
- réintégrer extra-comptablement au bénéfice fiscal N : 1 200 €
- déduire extra-comptablement les mêmes montants et selon le même rythme que les
amortissements dérogatoires vus précédemment.
3°) Détermination des plus ou moins-values de cession des titres de participation
PV ou MV = Prix de vente – valeur d’entrée [Prix d’acquisition + frais d’acquisition]
4°) Qualification des plus ou moins-values de cession des titres de participation
Pour bénéficier du régime des plus ou moins-values à long terme, les titres cédés doivent être
détenus depuis au moins 2 ans (5 ans pour les parts de FCPR et actions de SCR).
5°) Traitement fiscal de la plus-value à long terme sur les titres de participation
a) Calcul de la plus ou moins-value nette
Il convient ici de faire une distinction entre les différents titres de participation selon leur taux
d’imposition (ils ont en effet un taux d’imposition différent -v° infra-) :
- Titres de participation classiques.
- FCPR et SCR
- Sociétés de participation immobilières cotées
Compensation entre les PV et MV sur titres de participation selon leur taux d’imposition
b) Traitement de la plus ou moins-value nette à long-terme selon leur taux d’imposition
v Les PVNLT et MVNLT des TDP imposés à 0 %
La plus-value nette sur les titres de participation définis ci-dessus est une plus ou moins-values
à long terme si les titres détenus ont plus de deux ans.
Elle est exonérée ; elle relève du taux zéro.
L'exonération est conditionnée à la réintégration au résultat imposable d'une quote-part de frais
et charges égale à 12 % du montant brut des plus-values de cession pour les exercices clos à
compter du 31.12.2012 (et non pas 5 % comme mentionné dans le tableau), donc avant
déduction des MVNLT des TDP.
À l'inverse, une moins-value nette à long terme n'est pas déductible du résultat fiscal. Elle doit
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être réintégrée et n’est plus déductible des PVNLT ultérieure.
Exemple
La SA Méar a acquis le 01.10.2013, 20 000 titres de la société XL au prix de 80 €.
Ces titres sont comptabilisés dans un compte de titres de participation.
Les frais d'acquisitions liés à cette acquisition s'élèvent à 7 200 €.
Ces titres sont revendus le 01.05.2016 au prix de 90 € l'action.
Solution
- Détermination du coût d'acquisition
Coût d'acquisition des titres : 20 000 x 80 + 7 200 = 1 607 200 €
- Détermination de la valeur nette fiscale des titres cédés
Amortissement des frais d'acquisition jusqu'à la date de la cession
• 2013 : 7200 x 20 x 3/12 (acheté le 1er octobre) = 360 €
• 2014 : 7200 x 20 % = 1440 €
• 2015 : 7200 x 20 % = 1440 €
• 2016 : 7200 x 20 % x 4/12 (revendu le 1er mai) = 480 €
Total = 3720 €
- Valeur nette fiscale des titres cédés
1 607 200 - 3 720 = 1 603 480 €
- Calcul de la plus-value
Les titres cédés ayant plus de deux ans, la plus-value est qualifiée à long terme et est donc
exonérée.
[90 x 20 000] - 1 603 480 = 196 520 €
L'entreprise doit réintégrer une quote-part de frais et charges égale à 12 % de la plus-value de
cession, soit : 196 520 x 12 % = 23 582,4 €
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
PVLT sur cessions de titres de participation
imposés à 0%.
- Les PVLT relèvent d’une imposition à X
un taux de 0 %. À déduire.
- Réintégrer la quote-part de 12 % sur la X
PV brute des TDP
OU
Opérations Réintégrations Déductions
MVLT sur cessions de titres de
participation imposés à 0%.
- Non déductible. À réintégrer. X
Définitivement non imputables sur les
PVLT ultérieures.
v Les PVNLT et MVNLT des TDP imposés à 15% et 19%
- Il s’agit d’une part, des parts de FCPR et des actions de SCR. Leur PVNLT est imposée au
taux réduit de 15 %.
- Il s’agit par ailleurs, les titres de participations de SPI côtés. Leur PVNLT est imposée au
taux réduit de 19 %.
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Concernant les MVNLT des deux taux, elles sont non déductibles, elles sont donc à réintégrer.
Elles s’imputent sur les PVNLT relevant des taux 19 % ou 15 %, des 10 exercices suivants (en
priorité sur la PVNLT relevant du taux le plus élevé).
Ces moins-values sont traitées ensemble. Une MVLT à 19 % peut s’imputer sur une PVLT
ultérieure à 15 %
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
PVLT sur cessions de titres de participation
imposés à 15%.
- Les PVLT relèvent d’une imposition à X
un taux réduit de 15 %. À déduire.
OU
Opérations Réintégrations Déductions
PVLT sur cessions de titres de participation
imposés à 19%.
- Les PVLT relèvent d’une imposition à X
un taux réduit de 19 %. À déduire.
OU
Opérations Réintégrations Déductions
MVLT sur cessions de titres de
participation imposés à 15 ou 19%.
- Non déductible. À réintégrer. X
S’impute sur les PVLT relevant des taux 19
% ou 15 %, des 10 exercices suivants (en
priorité sur la PVLT relevant du taux le
plus élevé).
Ces moins-values sont traitées ensemble.
Une MVLT à 19 % peut s’imputer sur une
PVLT ultérieure à 15 %
C – TRAITEMENT DES DEPRECIATIONS ET DES REPRISES SUR TITRES DE
PARTICIPATION
Normalement, les dotations aux dépréciations sont normalement déductibles et les reprises
correspondantes sont imposables.
Par exception, les dépréciations des titres de participation relèvent du régime des plus ou moins
values professionnelles :
- les dotations constituent des moins values à long terme et font l’objet d’une réintégration
extra-comptable, ce qui a pour effet d'annuler la charge comptabilisée ;
- les reprises constituent des plus values à long terme et font l’objet d’une déduction extra-
comptable, ce qui a pour effet d'annuler le produit comptabilisé.
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1°) Le régime des dépréciations et reprises sur TDP imposés à 0%
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
PVLT sur reprise des TDP imposés à 0%.
- Imposable au taux 0%. À déduire. X
OU
Opérations Réintégrations Déductions
MVLT sur dépréciation des TDP imposés à
0%.
- Non déductible. À réintégrer. X
Définitivement non imputables sur les
PVNLT ultérieures.
2°) Le régime des dépréciations et reprises sur TDP imposés à 15 ou 19%
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
PVLT sur reprise des TDP imposés à 15%.
- Imposable au taux réduit de 15%. À X
déduire.
OU
Opérations Réintégrations Déductions
PVLT sur reprise des TDP imposés à 19%.
- Imposable au taux réduit de 19%. À X
déduire.
OU
Opérations Réintégrations Déductions
MVLT sur dépréciation des TDP imposés à
15 ou 19%.
- Non déductible. À réintégrer. X
S’impute sur les PVNLT relevant des taux
19 % ou 15 %, des 10 exercices suivants
(en priorité sur la PVNLT relevant du taux
le plus élevé).
Ces moins-values sont traitées ensemble.
Une MVLT à 19 % peut s’imputer sur une
PVLT ultérieure à 15 %
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D – CESSION ET DÉPRÉCIATIONS DES TITRES SOUMISES AU RÉGIME DE
DROIT COMMUN
1°) Le régime des cessions des titres relevant du régime normal
Sont concernés par le régime de droit commun, taux d’imposition normal de l’IS, les titres de
placement et les titres de participation de SPI non cotées.
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
Profits sur cession des titres relevant du
régime normal.
- Normalement imposable. RAF.
OU
Opérations Réintégrations Déductions
Pertes sur cession des titres relevant du
régime normal.
- Normalement déductible. RAF.
2°) Les dépréciations des titres relevant du régime normal
Elles suivent le même régime que les cessions :
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
Dépréciation des titres relevant du régime normal.
- Normalement déductibles. RAF.
OU
Opérations Réintégrations Déductions
Reprises des titres relevant du régime normal.
- Normalement imposables. RAF.
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III – LE RÉGIME FISCAL DES PARTS OU ACTIONS D’OPCVM
A – DÉFINITION D’UN OPCVM
1°) Qu’est ce qu’un OPCVM
OPCVM : Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières
Les OPCVM sont des structures qui permettent la gestion collective de fonds. Les fonds qui
sont à leur disposition sont investis dans des valeurs mobilières. Ces valeurs mobilières
donnent le même droit que des actions à son possesseur, c’est à dire qu’ils donnent une part du
capital de la société émettrice.
2°) Intérêts
Parmi les règles de base de l'investisseur avisé, on trouve au premier plan la constitution d'un
portefeuille équilibré. En effet, il ne faut jamais mettre tous ces « oeufs dans le même panier »
! Néanmoins, le débutant ne peut se constituer un portefeuille sain et équilibré en risques
(souvent par manque de moyens). Ainsi, le néophyte se retrouve avec une position « non
couverte » et très exposée...
L'intérêt des OPCVM est que vous confiez la gestion de votre argent à un organisme spécialisé
dans les placements et les investissements. Ainsi, au lieu de choisir d'investir dans une ou deux
sociétés vous pouvez raisonner en terme de secteurs, en terme de produits (obligations,
monnaies, actions...), en terme de géographie, ou encore d'indices (CAC40, Nasdaq...). En
effet, vous déléguez le choix des titres au gestionnaire en charge de l'OPCVM qui s'occupera
avec professionnalisme de votre placement : optimisation des gains en cas de hausse -
réduction des pertes en cas de baisse.
Il existe différents types d’OPCVM, selon qu’ils portent sur tel ou tel support d’investissement
(action, warrants, obligation, swap, options...), selon leur profil dynamique ou non et aussi
selon le secteur sur lequel ils portent.
SICAV, FCP, FCPE, FCPR, FCPI, FCIMT sont tous des OPCVM.
B - PRINCIPES
Les cessions des parts ou actions d'OPCVM (parts de fonds communs de placement, actions de
SICAV, parts ou actions d'OPCVM étrangers) sont exclues du régime des plus ou moins-
values. Seules sont imposées à l’IS, leur plus ou moins-values latentes éventuellement
constatées sur les parts ou les actions à la clôture de l’exercice.
Toutefois, deux catégories de titres sont exonérées de l'imposition des plus-values latentes :
- les parts ou actions d'OPCVM dont la valeur de l'actif de l'OPCVM est représentée de
façon constante pour 90 % au moins d'actions ;
- les parts de fonds communs de placement à risques si l'entreprise a pris l’engagement de les
conserver pendant au moins 5 ans.
C - MODALITÉS D'IMPOSITION
1°) Détermination des plus-values latentes
À la clôture de chaque exercice, l'entreprise doit comprendre dans ses résultats imposables
l'écart de liquidation (E) constaté entre :
- la valeur liquidative (VL) des titres d'OPCVM à la clôture de l’exercice
- et la valeur liquidative (VL) de ces titres à l'ouverture de l’exercice, ou leur prix
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d'acquisition si les titres ont été acquis au cours de l’exercice.
Des réintégrations et déductions extra-comptables sont alors constatées :
- si VL 31/12/N > VL 1/1/N (ou valeur d’achat) : E > 0 Il s’agit d’un gain latent qui doit être
réintégré fiscalement ;
- si VL 31/12/N < VL 01/01/N (ou valeur d’achat) : E < 0 Il s’agit d’une perte latente qui
doit être déduite fiscale
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
Gain latent d’OPCVM.
- Il est imposable. Il doit donc être réintégré. X
OU
Opérations Réintégrations Déductions
Perte latente d’OPCVM.
- Elle est déductible. Elle doit donc être déduite. X
Exemple
La société Gamma clôture son exercice comptable au 31 décembre. Elle a acheté courant 2011,
100 actions de SICAV à 50 € l’unité.
Les valeurs liquidatives sont les suivantes :
- au 31/12/2011 : 55 €
- au 31/12/2012 : 48 €
Solution
- Au 31/12/2011, la société Gamma a intégré à son résultat imposable l’écart d’évaluation
soit (55 – 50) x 100 = 500 € (réintégration extra-comptable).
- Au 31/12/2012, l’écart d’évaluation s’élève à -700 € soit (48-55) x 100. La société Gamma
doit procéder en 2012 à une déduction extra-comptable pour 700 €.
- En outre en comptabilité, une dépréciation d’un montant de (50-48) x 100 = 200 € a été
constatée en 2012, cette dotation fait l’objet d’une réintégration extra-comptable.
2°) Cession des titres
Le résultat imposable de la cession de ces parts, actions ou droits est déterminé à partir du prix
d'acquisition ou de souscription, corrigé du montant des écarts d'évaluation mentionnés qui ont
été compris dans les résultats imposables.
Doit donc être déduit ou réintégré, l’écart qui a été constaté lors du calcul des ± values
latentes :
- si on a constaté une + value latente, on la déduit extra-comptablement afin de ne pas
l’imposer une seconde fois ;
- si on a constaté une - value latente, on la réintègre extra-comptablement afin de ne pas la
déduire une seconde fois.
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Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
Constatation de PV latente(s) lors de la cession
d’OPCVM.
- La ou les PV latente(s) doi(ven)t être déduites X
afin de ne pas être imposée(s) deux fois.
OU
Opérations Réintégrations Déductions
Constatation de MV latente(s) lors de la cession
d’OPCVM.
- La ou les MV latente(s) doi(ven)t être X
réintégrée(s) afin de ne pas être déduite(s) deux fois.
Au final, il ne s’agit que d’un décalage dans le temps entre la réglementation comptable et
fiscale. Sur l’ensemble des trois années, la somme des réintégrations extra-comptables est
compensée par la somme des déductions extra-comptables.
Exemple (suite)
La société Gamma prévoit de revendre ces titres en 2013.
Au 31/12/2013, lors de la cession, l’effet des écarts d’évaluation constatés en 2011 et en 2012
doit être neutralisé :
- une déduction extra-comptable de 500 € devra être effectuée (annulation de l’écart de
2011),
- une réintégration extra-comptable de 700 € devra être constatée (annulation de l’écart
négatif de 2012),
- une déduction extra-comptable de 200 € devra être réalisée (neutralisation de la reprise
pour dépréciation constatée en comptabilité).
Bien évidemment, on doit ensuite déterminer le montant de la plus-value.
3°) Dépréciations et reprises comptables
Puisque les dotations sont imposables ou déductibles fiscalement, les dotations aux
dépréciations comptables ne sont pas déductibles et les reprises sur dépréciations non
imposables.
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
Dotations aux dépréciations comptables d’OPCVM.
- Elle a déjà été opérée fiscalement. Elle doit donc X
être réintégré.
OU
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Opérations Réintégrations Déductions
Reprises sur dépréciations comptables d’OPCVM.
- Elle a déjà été opérée fiscalement. Elle doit donc X
être déduite.
4°) Obligations déclaratives
Les entreprises sont soumises à deux obligations déclaratives :
- déclaration du montant net des écarts d'évaluation dans une rubrique de la déclaration des
résultats ;
- production d'un état permettant de reconstituer l'historique de la valeur liquidative des titres
d'OPCVM.
III – LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES
A – RÉGIME GENERAL
Pour les entreprises passibles de l'impôt sur les sociétés (IS), les résultats provenant de la
cession de la plupart des éléments d'actif relèvent d'un régime identique à celui applicable aux
bénéfices et pertes d'exploitation. Les plus et moins-values de cession d'éléments d'actif
réalisées par les entreprises soumises à l'IS relèvent en effet du régime des plus ou moins-
values à court terme. Ces plus-values sont hors du champ d'application du régime des plus-
values à long terme (sauf régime particulier des concessions et cessions de brevets et des titres
de participation).
Les plus-values sont comprises dans les résultats imposables au taux normal de l'IS, et les
moins-values s'imputent sur le bénéfice ou contribuent à la formation d'un déficit reportable
dans les conditions de droit commun.
Contrairement au régime des sociétés soumises à l’IR, les plus-values à court terme ne peuvent
pas être étalées sur trois ans, à l’exception des plus-values résultant de l’indemnité d’un sinistre
ou d’une expropriation.
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
MVNCT
- Normalement déductible. Aucune correction
fiscale.
OU
Opérations Réintégrations Déductions
PVNCT sauf PVNCT sur sinistres et expropriation
- Normalement imposable. Aucune correction
fiscale. (aucune option d’étalement).
B – RÉGIME PARTICULIER : L'ÉTALEMENT DE LA PLUS-VALUE RÉSULTANT
DE L'INDEMNISATION D'UN SINISTRE OU D'UNE EXPROPRIATION
1°) Principes
Les plus-values afférentes à des éléments amortissables réalisées suite à une indemnisation
pour sinistre ou pour expropriation, bénéficient pour la totalité de leur montant d'une possibilité
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d'étalement.
2°) Calcul de la durée de l'étalement
Le calcul est similaire au régime développé au chapitre 12 dans le cadre des entreprises
relevant des BIC.
En effet, aux termes de l’article 39 quaterdecies, 1 ter du CGI, les plus-values nettes à court
terme constatées sur des biens amortissables à la suite de la perception d’indemnités
d’assurances ou de l’expropriation d’immeubles figurant à l’actif, peuvent être réparties, par
parts égales, à partir de l’exercice suivant celui de leur réalisation, sur autant d’exercices que
de nombre d’annuités d’amortissements pratiqués sur le bien détruit ou exproprié, sans que
l’étalement puisse excéder quinze ans.
À la différence du régime BIC, une provision pour impôt à payer doit être constituée en
comptabilité, car la charge d'IS est probable et peut être estimée. Elle est égale au :
montant de la PVNCT x taux de l’IS
Cette provision n'est pas déductible du bénéfice imposable car la charge de l’IS n’est pas
déductible fiscalement. Elle doit être réintégrée extra-comptablement. Elle est ensuite déduite
par fraction au cours de la durée d’étalement.
Ce qui est demandé pour l’examen :
Opérations Réintégrations Déductions
PVCT sur sinistre et expropriation.
- en N, possibilité d’étalement sur la durée
d’amortissement pondérée, plafonnée à 15 ans, à partir
de l’exercice suivant celui de la réalisation de la plus-
value :
=> déduction de la PVCT en N ; X
- à partir de N+1 : réintégration de la fraction
d’étalement :
=> Fraction d’étalement = PVNCT sur sinistres X
ou expropriations plafonnée à la PVNCT totale / Réintégration
Durée d’amortissement pondérée par fraction
- En N, Constitution d’une provision pour impôts :
=> PVCT sur sinistres ou expropriations x 25 %
non déductible, à réintégrer ; X
- A partir de N+1, reprise de la provision pour
impôts : X
=> Provision pour impôts / Durée d’étalement Déduction par
Non imposable, à déduire. fraction
C – LES CESSIONS ET CONCESSIONS DE BREVETS
Voir chap.12 : le régime est identique à l’IR et à l’IS.
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IV – LE RÉGIME FISCAL DES PLUS OU MOINS-VALUES NETTES DE
L’EXERCICE
A – DETERMINATION DES PLUS OU MOINS-VALUES NETTES DE L'EXERCICE
L'entreprise détermine en fin d'exercice de façon extra-comptable :
- des plus ou moins-values nettes à long terme résultant de la compensation des plus ou
moins-values à long terme de l'exercice ventilées selon leur taux d'imposition.
- une plus ou moins-value nette à court terme résultant de la compensation des plus ou
moins-values à court terme de l'exercice.
B – RÉGIME FISCAL DE LA PLUS-VALUE OU MOINS-VALUE NETTE A COURT
TERME
La plus ou moins-value nette à court-terme est comptabilisée par le jeu des différentes écritures
comptables constatant les cessions.
Les sociétés soumises à l'IS ne sont pas autorisées (contrairement aux entreprises relevant du
régime des BIC) à étaler leur plus-value nette à court terme sur trois exercices (sauf régime
d'étalement spécifique applicable aux sinistres et expropriations) ; en conséquence, elle est
maintenue dans le résultat imposable dans les conditions et au taux de droit commun. Aucune
régularisation extra-comptable n'est à effectuer.
Les sociétés doivent néanmoins porter leurs plus ou moins-values sur l'imprimé 2059 A.
C – RÉGIME FISCAL DES PLUS-VALUES NETTES A LONG TERME
Les plus-values sont incluses dans le résultat comptable ; elles doivent être déduites extra-
comptablement afin de bénéficier d'une exonération (titres de participation), d'une imposition
réduite au taux de 10 % (brevets), de 15 % (SPCR ou SCR) ou de 19 % pour les SPI cotées.
L'imposition éventuelle au taux réduit est déterminée après imputation des moins-values à long
terme reportables (les conditions d'imputation sont traitées au paragraphe suivant).
Si le résultat fiscal de l'entreprise est déficitaire, l'entreprise peut maintenir la plus-value dans
le résultat ; elle compense euro pour euro le déficit de l'exercice ou des exercices antérieurs.
Ceci ne présente donc aucun intérêt si la plus-value est exonérée.
D – RÉGIME FISCAL DES MOINS-VALUES NETTES À LONG TERME
Les moins-values à long terme figurant dans les comptes de l'entreprise sont incluses dans le
résultat comptable. En cela, elles « masquent » des bénéfices imposables au taux normal
(33,1/3 %). Il est donc nécessaire de les réintégrer pour déterminer le résultat fiscal.
Les moins-values nettes à long terme relevant du taux de 15 % s'imputent sur les plus-values
nettes à long terme relevant du taux de 15 % éventuellement réalisées au cours des 10
exercices suivants. Il en est de même pour les moins-values nettes à long terme à 19 %.
Toutefois, les MVNLT qu’elles soient à 15 ou 19 % peuvent se cumuler et s’imputer sur les
PVNLT ultérieures relevant des taux à 15 % ou 19 %, et ce pendant des 10 exercices suivants
(en priorité sur la PVNLT relevant du taux le plus élevé).
En effet, ces moins-values sont traitées ensemble. Une MVNLT à 19 % peut donc s’imputer
sur une PVNLT ultérieure à 15 %.
Les moins-values à 0 % ne sont ni reportables ni imputables.
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E – SYNTHÈSE DES PLUS-VALUES NETTES
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