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Coût complet et centres d'analyse

Le document traite des différentes méthodes de calcul de coûts, notamment les centres d'analyse, l'ABC, et le coût cible, en mettant l'accent sur le traitement des charges directes et indirectes. Il décrit également le processus d'imputation des coûts aux produits, les méthodes d'évaluation des stocks, et les coûts de production, tout en soulignant l'importance de la concordance entre la comptabilité de gestion et la comptabilité financière. Enfin, il aborde les limites de la méthode des centres d'analyse et introduit la méthode ABC comme une alternative plus adaptée.

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Coût complet et centres d'analyse

Le document traite des différentes méthodes de calcul de coûts, notamment les centres d'analyse, l'ABC, et le coût cible, en mettant l'accent sur le traitement des charges directes et indirectes. Il décrit également le processus d'imputation des coûts aux produits, les méthodes d'évaluation des stocks, et les coûts de production, tout en soulignant l'importance de la concordance entre la comptabilité de gestion et la comptabilité financière. Enfin, il aborde les limites de la méthode des centres d'analyse et introduit la méthode ABC comme une alternative plus adaptée.

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Le coût complet par les centres d'analyse (I)

Les différentes méthodes de calcul de coût:

− Des centres d'analyse


− ABC (Activity Based Costing)
− Coût cible (Target Costing)
− ABM (Activity Based Management)
− UVA (Unité de Valeur Ajoutée)

1. Les charges, éléments constitutifs des coûts


Les charges de la comptabilité financière (CF) subissent des retraitements avant d'être
intégrés dans des coûts en comptabilité de gestion (CG). Ces retraitements ont pour objet
soit:
− D'éliminer certaines charges = charges non incorporables (pas de lien direct avec
l'exploitation)
− D’en substituer certaines = charges calculées: charge d'usage, charges étalées et
charges abonnés
− D’en créer d'autres = élément supplétif: rémunération théorique des capitaux propres
(KP) et rémunération du travail de l'exploitant (non enregistrés en comptabilité financière
mais incorporable en comptabilité de gestion → on rajoute ces éléments)

Charges incorporées en CG = charge de la CF +/- différentes incorporations

2. Le retraitement des charges indirectes

2.1 Distinction CD/CI


Les charges sont directes (CD) lorsque l'on peut les affecter sans ambiguïté et sans calcul
préalable au coût d'un produit ou d'un établissement. Ce sont des charges dont la
destination est connue.
Les charges indirectes (CI) concernent plusieurs produits ou l'ensemble de l'entreprise et
sont traités en centre d'analyse.

2.2 Les centres d’analyses


Un centre d'analyse est un compartiment d'ordre comptable dans lequel sont analysés,
préalablement à leur imputation aux compte des coûts des produits intéressés, les éléments
des charges indirectes.

2.3 Des centres d’analyses aux imputations


Classification des centres d'analyse:
Centre auxiliaire: l'essentiel de leurs œuvres est cédé à d'autres centres

Le coût complet par les centres d'analyse (I) Page 1 sur 29


Centre principaux: l'essentiel de leurs œuvres est imputé au cou et aux coûts de revient des
produits.
Répartition primaire: attribution des charges indirectes au centre principaux et auxiliaires.
Répartition secondaire: cession des œuvres des centres auxiliaires au centre principaux.

Traitement des cessions des prestations des centres auxiliaires:

− Transfert en escalier (application 1)


− Transfert croisé (application 2)
Calcul du coût de l'unité d'œuvres (UO) de chaque centre:
Centre opérationnel Centre de structure
Coût de l’UO = coût du centre d'analyse / Taux de frais = coût du centre d'analyse /
nombre d’UO du centre d'analyse assiette de répartition en euros
(Coût du centre d'analyse = somme de la
répartition secondaire)

Imputation au produit du coût des UO consommées:

Imputation d'un centre d'analyse au coût d'un élément


= coup de l’UO du centre × nombres UO consommé par l'élément étudié
OU
= Taux de frais du centre × part de l'assiette de répartition attribuée à l'élément étudié

Le coût complet par les centres d'analyse (I) Page 2 sur 29


1. Application 1 (2 exemples)
1er exemple:
Centres auxiliaires Centres principaux
CA 1 CA 2 CA 3 CA 4
R primaire 10 15 25 50
CA 1 - 10 5 5
CA 2 - 20 10 10
R secondaire ➀ Ø Ø 40 60
1
Nat UO (AF ) kg MP acheté h MOD
Nb UO ➁ 100 kg 10 h
Coût UO (➀/➁) 0.4 6
1 AF = Assiette de Frais

Pdt A = 60 kg MP +2h MOD


Pdt B = 40kg MP + 8h MOD
Pdt A Pdt B
CA 3 0,4 × 60 = 24 0,4 × 40 = 16
CA 4 6 × 2 = 12 6 × 8 = 48

2e exemple:

Centres auxiliaires Centres principaux


Administration Entretien Usinage Montage Magasin Ventes
R primaire 30 000 6 300 61 600 85 600 22 500 24 000
Centre 5 30 30 10 25
- 30 000 1 500 9 000 9 000 3 000 7 500
administration
Centre entretien 0 - 7 800 4 400 3 400 - -
R secondaire 0 0 75 000 98 000 25 500 31 500

Entretien donne:
220
• 220h à l’usinage → 7 800 × = 4 400
390
170
• 170h au montage → 7 800 × = 3 400
390

2. Application 2 (1 exemple)

Le coût complet par les centres d'analyse (I) Page 3 sur 29


Le coût complet par les centres d'analyse (II)
1. L'organisation générale de la méthode

2. Le coût d'achat des matières achetées


Le coût d'achat représente pour les marchandises et les matières achetées tout ce qu'elles
ont coûté jusqu'au moment où leur mise en stock est réalisée. En retient généralement 4
chips de produits généralisés: les marchandises, les matières premières, les emballages, les
matières et fournitures consommables.
Le coût d'achat est composé d'achat direct et indirect d'approvisionnement.
Les charges directes d'achats sont les achats nets hors taxes, tels qu'ils ressortent des
factures fournisseurs et les frais direct d'achat (transport, droit de douane, …).
Les charges indirectes d'achat sont essentiellement les coûts des centres d'analyse
d'approvisionnement (préparation des achats, réception, contrôle, manutention, …).

3. L’inventaire permanent

3.1 Le principe
L'inventaire permanent des stocks permet de connaître à tout moment en volume et en
valeur les entrées, les sorties et le niveau des stocks. Ces données sont portées sur un
document appelé compte de stock: il indique le stock existant en début de période (stock
initial) ainsi que les mouvements de la période (entrez et sortie) et le stock en fin de période
(stock final).
L'évaluation des entrées se fait pour les matières premières au coût d'achat des matières
achetées et pour les produits finis destinés à la vente au coût de production des produits
finis.
Stock
Stock initial (SI) Sortie valorisée au coût de sortie
Entrée valorisé au coût d'entrée (a) Stock final (SF)

Le coût complet par les centres d'analyse (II) Page 4 sur 29


Différence inventaire (→ Boni) Différence inventaire (→ Mali)
(a) Si MP: Coût d'achat des maths des MP achetés
(a) Si produits intermédiaires ou finis: coût de production des produits fabriqués

3.2 La valorisation des sorties


Il existe différentes méthodes:
− La méthode du coût unitaire moyen pondéré (CUMP):
SI → 10 × 10 = 100
E → 100 × 9 = 900
1000
E → 110 × = 1 000
110
− La méthode du premier entrée premier sorti (PEPS) ou (FIFO): les éléments stockés
sortent du stock sur les éléments les plus anciens
− La méthode du dernier entrée premier sorti (DEPS) ou (LIPO): Les sorties sont
valorisées au coût des dernier lot entré. Cette méthode est interdite par le fisc.
Si aucune méthode n'est précisée dans l'énoncé il faut alors utiliser la méthode du CUMP de
fin de période.

3.3 Inventaire physique et stock finale


A la fin d'une période de calcul, il existe en général des différences entre la valeur des
existants en stock donné par l'inventaire extra comptable et les soldes de comptes des
stocks correspondants de la comptabilité de gestion point les causes de cette différence peut
être de 2 ordres:
− Cause accidentelle: extérieur à l'entreprise (vol, casse, …)
− Cause interne: résultant des méthodes d'évaluation des sorties de stock (erreur de
suivi administrative)
Ces différences sont en général minimes et leur montant viendra soit en augmentation soit
en diminution du résultat analytique virgule on parle de différence d'inventaire.
Si le SF réel < SF théorique = Mali traité comme une sortie fictive
Si le SF réel > SF théorique = Boni traité comme une entrée fictive

4. Le coût de production

4.1 Les produits obtenus dans un cycle de fabrication

Le coût complet par les centres d'analyse (II) Page 5 sur 29


4.2 Les composants du coût de production
Le coût de production est un coût qui intègre outre la consommation des matières
consommées, les charges de production relatives aux produits.
Coût de production = coût des matières utilisées + autre charge de production
Charge direct:

Charge indirecte:

La difficulté de calcul d'un coût de production peut venir d'un cours, de déchets virgule et ou
de sous-produits.

a. Les en-cours de production


Le décalage entre le coût de production de la période (charge d’un mois) et le coût de
production des produits terminés sur la période contrait à respecter la règle suivante:
Coût de production des produits terminés en période N =
Coût de production de la période N (charge du mois N)

Le coût complet par les centres d'analyse (II) Page 6 sur 29


+ Coût de production des encours initiaux (commencez en N-1)
- Coût de production des encours de fin de période (terminés en N+1)

b. Les coûts de production des produits secondaires


La présence de produits secondaires dans un cycle de fabrication peut:
− Soit augmenter les coûts si leur élimination génère des charges supplémentaires
− Soit diminuer les coûts si ces produits sont vendables
Cas des produits résiduels: Le traitement comptable des produits résiduels correspond à l'un
des 2 cas suivants:
− Lorsque les produits résiduels sont perdus, invendables ou inutilisable: le coût de leur
enlèvement major le coût du produit principal
− Lorsque les produits résiduels sont récupérables vendables ou réutilisables: la valeur
de ce coût résiduel vient en déduction du produit principal
Cas des sous-produits: le traitement comptable des sous-produits est le suivant:
− Si sa valeur économique est importante il est traité comme un produit principal
− Si sa valeur économique est faible il est traité comme un produit résiduel irrécupérable

5. Les coûts hors production


Ce sont les couts qui ne peuvent pas être impute qu’au cout de revient des produits vendus.
Il s’agit:
− Du cout de distribution (charges direct de distribution + charges indirect de distribution)
− Quote-part des charges des centres de structure (fonction commune à plusieurs
activités)
Selon le plan comptable général (PCG) les charges d’administration général est de
distribution sont imputées au prorata des couts de production de produits fini vendus.

6. Le coût de revient
Coût de revient = coût de production des produits vendus + coût hors production

7. Résultat analytique
Résultat analytique = CA (HT) - coût de revient

8. Commentaire pour aider le dirigeant dans sa prise de décision


→ Rappel du contexte
→ Objectif
→ Constat que le résultat analytique est positif ou négatif
→ Calculez le résultat global (somme de tous les résultats analytiques) et la part de chacun
des produits dans le résultat global
→ Calculez et commentez le taux de profitabilité
𝑅𝐴
Taux de profitabilité = (en %, 2 chiffres après la virgule)
𝐶𝐴 𝐻𝑇
→ Conclusion (→ Conseil, ce n'est pas parce qu'un produit est déficitaire qu'il faut
abandonner un produit, si ça a MCV est positif)

9. Résultat analytique et concordance

9.1 Principe de concordance

Le coût complet par les centres d'analyse (II) Page 7 sur 29


On considère que la somme des résultats analytiques élémentaires (tous les produits)
correspond au résultat global (ou résultat de la comptabilité de gestion). Ce dernier doit
coïncider avec le résultat de la comptabilité financière (calculez sur la même période). Mais
comme les modes de traitement des charges et des produits sont différents on n'arrive pas
immédiatement à cette coïncidence/concordance.

9.2 Les causes de non-concordance


→ La CG n'a pas traité tous les éléments de la CF, il existe:
des charges non incorporées
des produits non incorporés
→ La CG a traité certaines charges pour un montant différent de celui enregistré par la CF:
charges d'usage au lieu des dotations aux amortissements
charges étalées au lieu des dotations aux provisions
abonnement périodique des charges au lieu des charges périodiques
→ La CG a incorporé des éléments non enregistrés en CF: ce sont des charges supplétives
→ La CG n'a pas incorporé au coût les articles manquant et les articles en surnombre: ce
sont des différences d'inventaire
Tous ces éléments de non-concordance sont appelés « différence de traitement comptable »
leur prise en compte permet d'obtenir l'égalité suivante:
Somme des résultats analytiques élémentaires
+/- Différence de traitement comptable
= Résultat de la CG
= Résultat de la CF

9.3 Les différences de traitement comptables et la concordance


Les différences d’incorporation:
→ Différence d'incorporation sur amortissement et provision
SI charges d'usage < dotation CF  baisse des coûts  hausse du RA 
différences à déduire
Si charges d’usage > dotation CF  hausse des couts  baisse du RA 
différence à ajouter
→ Différence d'incorporation pour éléments supplétifs
Hausse des coûts  baisse du RA  différence à ajouter
→ Différence d'incorporation sur autres charges de la CF
Charges non incorporable  baisse des coûts  hausse du RA  différence à
déduire
Charges abonnées
Si charges abonées < charges réelles CF  baisse des coûts  hausse du RA
 différence à déduire
Si charges abonées > charges réelles CF  hausse des coûts  baisse du RA
 différence à ajouter
→ Différences d'incorporation sur produit
Baisse des produits  baisse du RA  différence à ajouter
Les différences d’inventaire, de cession:
→ Sur stocks
Si boni d’inventaire  hausse des coûts  baisse du RA  différence à ajouter

Le coût complet par les centres d'analyse (II) Page 8 sur 29


Si mali d’inventaire  baisse des coûts  hausse du RA  différence a déduire
→ Sur coûts et taux de frais
Nécessité de les corriger afin de solder les centres d'analyse

Les coûts complets: le modèle à base


d’activités (ABC)
10. La justification de la méthode ABC: les limites de la méthode des centres
d’analyse

1.1 Les coûts de la comptabilité de gestion


Selon P. Lorino, 3 évolutions rendent la méthode des centres d’analyse inadaptée.

 Le renversement de la pyramide des coûts


Jusqu’en 1970, les coûts directs représentaient 90% des coûts totaux et les coûts
directs 10%. Aujourd'hui, les coûts indirects représentent 70% des coûts totaux.
 Les coûts de la main-d'œuvre
La comptabilité analytique se préoccupe essentiellement de la MO (retenue comme
UO principal) alors qu'elle ne représente plus que 10% des coûts totaux et que, en
revanche, la matière en constitue 55% et la structure 35%.
 Les coûts de production
La comptabilité analytique se focalisait essentiellement sur la phase de production
alors qu'aujourd'hui 70 à 90% des coûts sont des coûts de conception et des coûts de
maintenance et de services liés au produit.
Dans ces 3 évolutions, il devient évident que la pertinence des méthodes traditionnelles de
calcul des coûts se réduit puisque ces méthodes se focalisent sur l'analyse et le traitement
de charges de production qui ont fortement perdu de leur importance dans l'ensemble des
charges de l'entreprise et qu'elle répartisse les CI devenus majoritaires sur la base de la
MOD retenue comme UO principale alors même que cette dernière n'est plus explicative des
consommations de ressources.

1.2 Les coûts en dehors du champ de la comptabilité


L'analyse de l'activité d'une entreprise fait apparaître l'existence de coûts non ou
partiellement intégré dans les systèmes de calcul de coûts. Ce sont:

• Le coût d'opportunité (ex: Coût de préjudice commercial)


• Les coûts externes
• Les coûts cachés (ex: les coûts cachés en RH)
• Le concept de coût global: Il consiste à analyser sur le cycle de vie du produit tous
les coûts qui interviennent depuis le coût de conception jusqu'au coût de destruction

Les coûts complets: le modèle à base d’activités Page 9 sur 29


(ABC)
• Les coûts d'impartition: les entreprises ont mené des stratégies d'impartition qui ont
éclaté les unités de production au-delà de l'organisation et multiplier les relations de
partenariat. Faire faire conduit a l'apparition de charges nouvelles:
o Interne et direct comme le coût des transports et de logistique associés
o Interne est souvent indirect comme les coûts de transaction (ex: contrôle pour
assurer la conformité et/ou La qualité des produits et des processus qui sont
difficilement maîtrisables)
o Extérieur à l'entreprise car ce sont des coûts de l'entité associés: jusqu'à
présent, ces coûts étaient hors du champ du CG mais aujourd'hui les
demandait à SI de les intégrer pour un meilleure pilotage de la performance.
On parle aujourd'hui du paradoxe de la productivité: l'amélioration de la productivité ne
passe pas uniquement par la réduction de la MOD. Il faut également améliorer la qualité, la
gestion des stocks et augmenter le rendement de toutes les ressources techniques,
humaines et organisationnelles.

11. La notion de subventionnement


La mise en place d'une méthode de coût par activité permet de diminuer les phénomènes de
subventionnement entre produits, c'est-à-dire l'imputation non justifiée de charges indirectes
sur un produit au profit d'un autre, qui provient essentiellement de la diversité des conditions
de fabrication.
Pour P. Mevellec: « Consommateur d'une activité non intégrer à l'architecture du calcul de
coût de revient subventionne les gros consommateurs de cette même activité ».

12. La méthode des coûts par activité


La méthode de comptabilité à base d'activité ou méthode ABC (Activity Based Costing) A été
développé au EU dans les années 1980.

3.4 Les caractéristiques de la méthode ABC

3.1.1 Les niveaux d'analyse


La méthode ABC distingue 3 niveaux d'analyse:

• Le niveau élémentaire de la tâche


La tâche est le premier niveau dans la description des travaux. Elle ne donne pas lieu
à un calcul de coûts.
• Le niveau intermédiaire de l'activité

Les coûts complets: le modèle à base d’activités Page 10 sur 29


(ABC)
L'activité est définie comme « un ensemble de tâches homogènes caractéristiques
d'un processus de réalisation de la chaîne de valeur et consommateurs de
ressources ».
Le regroupement de certaines tâches dans une activité donnée n'est pertinent que si
les différentes tâches interviennent dans les mêmes proportions pour tous les travaux
réalisés par cette activité.
• Le niveau supérieur du processus
Un processus désigne « un ensemble d'activités reliés entre elles par des flux
d'informations ou de matière significatifs, et qui se combine pour un produit matériel
ou immatériel important et bien défini ».
L'entreprise et vu comme un réseau de processus transversaux. Cette vision
transversale de l'entreprise s'oppose à la structure traditionnelle, cloisonner
verticalement et où l'on recherche à optimiser les coûts. Elle n'est pas compatible
avec les définitions des coûts fonctionnels (coût d'acquisition, de production, de
distribution).

3.1.2 L’évaluation des ressources consommées par les activités


L'analyse à base d'activités repose sur le fait que ce sont les activités qui consomment des
ressources et les produits qui consomment les activités.
L'objectif fondamental de la méthode ABC est d'informer sur les générateurs de coûts
quantifiables. Exemple de générateur de coûts:

• Non quantifiable: niveau de qualité des approvisionnements, niveau de compétence


du personnel, design du produit
• quantifiable: temps de travail, nombre d'interventions, nombre de modifications des
caractéristiques, nombre de références.
Ce n'est qu'en directement que le coût des ressources est incorporé aux produits, par
l'intermédiaire des activités.
On choisit, pour chaque activité, une unité de mesure de l'activité (inducteur d'activité
similaire à l’UO) par l'intermédiaire de laquelle le coût de l'activité est imputé au produit.
Ainsi, les charges qui sont indirectes par rapport aux produits sont directs par rapport aux
activités.
Inducteur de coûts: cause du niveau du coût de l'activité, il se situe très généralement en
amont de l'activité et représente le levier d'actions qui permettra d'améliorer la performance.
Inducteur d'activité: facteur explicatif du niveau de l'activité. Il sert à imputer le coût des
activités au produit.

3.5 La mise en œuvre de la méthode ABC

Le seuil de rentabilité
Le positionnement du calcul des coûts complets est celui du LT et du choix stratégique. Mais,
comme il s'agit de décliner les choix stratégiques en plan opérationnel à moyen et court terme,
le CG Doit proposer des méthodes de calcul de coûts qui répondent aux besoins à CT des
gestionnaires. Dans ce cas, on ne considèrera alors que les coûts variables ou directement
reliés au coût des produits; les méthodes de calcul des coûts seront ici des méthodes de coûts
partiels.

1. Un modèle de comportement des charges

Le seuil de rentabilité Page 11 sur 29


1.1. Le critère de variabilité
On observe 2 grands types de comportements des charges:
Les charges variables ou opérationnelles: elles sont proportionnelles à l'activité
Les charges fixes ou de structures: elles sont indépendantes à l'activité pour une
structure donnée
Remarque: les charges semi variables varient sans être proportionnelles à l'activité (ex: main
d'œuvre).

1.2. Étude des différentes charges


a) Les charges variables CV
Une charge variable est une charge proportionnelle à l'activité de l'entreprise: y = a x
Variation de l’activité
Unitairement les CV sont constants par rapport à l'activité.
b) Les charges fixes CF
Une charge fixe et indépendante du volume de l'activité, pour une structure donnée: y = b
Unitairement les CF son décroissante par rapport à l'activité.
c) Les charges semi variables
Il faut les éclater en une partie variable et une partie fixe de manière à obtenir une fonction
linéaire de la forme: y = ax + b
d) Le coût total
y = ax + b

1.3. Comportement des charges et changements de structure


Alors que les analyses précédentes se situent dans le cadre d'une structure identique, il est
nécessaire de prendre en compte le fait que de nombreux problèmes de prévision font
référence à des changements de structures ou à des choix de structures.
Exemple: augmentation des CF sans modification des CV unitaire, modification des conditions
d'exploitation et baisse des CV unitaire.

2. Le compte de résultat par variabilité ou CR différentiel


Le compte de résultats différentiels (CRD) et un tableau synthétisant les informations sur
les prix, les différentes charges et les marges permettant aux décideurs d'éclairer des
situations de gestion.

2.1. Terminologie et calcul des marges


Résultat: différence entre PV et coût de revient (donc complet)
Marge: différence entre un PV et un coût partiel
MCV: différence entre le CA et l'ensemble des CV nécessaire à l'obtention du produit

CA  p × q (avec q = quantité produite et vendues et p = prix de vente)


- CV  v × q (avec v = CV par produit)
= MCV  (p – v) × q [(p – v) représente la MCV unitaire]
- CF
= Résultat

Taux de CV = (CV / CA) × 100


Taux de MCV = (MCV / CA) × 100
Ne pas confondre taux de charges variables et taux de MCV
Marge brute = CA – CAMV (Coût d'Achat des Marchandises Vendues)

Le seuil de rentabilité Page 12 sur 29


2.2. L'établissement du compte de résultat par variabilité
Application cas MATEX:
L'entreprise MATEX détermine les coûts de sa fabrication à partir de la méthode des coûts variables. Un seul
article est élaboré et vendu.
Le compte de résultat est un extrait du tableau de reclassement des charges relatives au 4 e trimestre de l'année n
vous sont communiqués ci-dessous:
Compte de résultat – 4e trimestre N
Charge d'exploitation Produit d'exploitation
Achat de MP et autre approvisionnement 729 994 Vente de produits finis 2 020 000
Variation des stocks de MP et autres
16 596 Variation de stocks des produits finis 193 700
approvisionnement
Autre charge 1 412 110 Produit des activités annexes (1) 30 000
Solde créditeur 85 000
Total 2 243 700 Total 2 243 700
(1) Ces produits ont atteint des montants sensiblement identiques au cours des trimestres précédents.
hr

Tableau de reclassement des charges – 4e trimestre N


Charge par Charge d'activité (2) Charge de
Total
nature Achat Fabrication Vente structure
… … … … … …
Total 1 412 110 24 206 633 404 304 500 450 000
(2) Charges variables considérées comme proportionnelles aux quantités produites et vendues

Compte de résultats par variabilité


ÉLEMENTS COUT MARGE %
Vente de produits finis 2 020 000 100 %
Achat de matière et autres appro. 729 994
Charges variables d'achat 24 206
+ Variation de stocks des MP et autres appro. 16 596
Coût d'achat des matières premières et appro. utilisés 770 796 - 770 796
Marge brute 1 249 204 62 %
Charges variables de production 633 404
- Production stockée - 193 700
Coût de production variable des produits vendus 1 210 500
Charges variables de distribution 304 500
Coût variable 1 515 000 - 1 515 000 75 %
Marge sur coût variable 505 000 25 %
Charges fixes nettes 420 000
Charges fixes 450 000
- Produit fixe - 30 000
Résultat courant d'exploitation 85 000 42 %

3. Le seuil de rentabilité ou le chiffre d'affaires critique


3.1. Notion de seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité est le chiffre d'affaires pour lequel quand il est atteint, l’entreprise ne
fait ni bénéfice, ni perte, ou le SR représente le CA pour lequel l'entreprise couvre la totalité
de ses charges (CV + CF), et dégage un résultat nul.
𝐶𝐴 × 𝐶𝐹 𝐶𝐹
𝑆𝑅 = 𝑜𝑢
𝑀𝐶𝑉 𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑀𝐶𝑉
3.2. Représentation graphique
Il existe 3 méthodes:
Au seuil de rentabilité: CA = CV + CF (CA = Charge total)
Au seuil de rentabilité: MCV – CF = 0 d’où MCV = CF (la plus courante)
Au seuil de rentabilité: résultat = 0 = MCV - CF
3.3. Les indicateurs du risque d'exploitation

Le seuil de rentabilité Page 13 sur 29


3.3.1. La date du seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité représente le niveau de chiffre d’affaires à partir duquel l’entreprise
commence à faire du bénéfice. En dessous de ce seuil, elle est en perte; au-dessus, elle est
rentable.
Le calcul suivant n'est valable que si l'on suppose une réalisation régulière du CA:
Date du SR = (SR / CA) × 360j
Plus le SR est atteint tôt, plus l'entreprise est en sécurité. La date du SR et donc un premier
indicateur de sécurité.

3.3.2. La marge de sécurité (MS)


MS = CA – SR
Elle représente le montant du CA qui peut être supprimé sans entraîner de perte.
L’indice de sécurité mesure la marge de sécurité de l’entreprise, c’est-à-dire la part du
chiffre d’affaires qui dépasse le seuil de rentabilité. Il indique à quel point l’entreprise peut
supporter une baisse d’activité avant de redevenir déficitaire.
Indice de sécurité (IS) = taux de sécurité = [(CA – SR) / CA] × 100
On appelle aussi marge de sécurité relative = (MS / CA) × 100

3.3.3. L’indice de prélèvement (IP)


Mesure la part du chiffre d’affaires absorbée par les charges fixes. C’est un indicateur de
la rigidité de la structure de coûts : plus il est élevé, plus l’entreprise supporte des charges
fixes importantes, donc plus elle est sensible aux variations d’activité.
L'indice de prélèvement (IP) représente le pourcentage du CA qui couvre les CF.
Plus l'indice est faible, plus le SR est atteint facilement.
IP = (CF / CA) × 100

3.3.4. Le levier opérationnel (ou coefficient de volatilité)


Le levier opérationnel mesure la sensibilité du résultat à la variation du chiffre d’affaires.
Il indique de combien le résultat augmente (ou diminue) quand le chiffre d’affaires varie d’un
certain pourcentage.
Le LO exprime le pourcentage de variation du résultat obtenu par une variation en
pourcentage du CA (exemple: un LO de +2 signifie qu'une augmentation de 10% du CA
entraîne une augmentation de 20% du résultat car ∆R = LO × 10% = 20%).
Il représente l'élasticité du résultat R par rapport au CA.
∆𝑅
𝑀𝐶𝑉 A partir de 5, le risque est
𝐿𝑂 = 𝑅 𝑜𝑢 important (risque pour l’entreprise)
∆𝐶𝐴 𝑅
𝐶𝐴

Conditions fondamentales d'utilisation du LO:


Pour estimer les effets attendus de la baisse du CA sur le résultat:
PV constant et conditions d'exploitation identique tant que les CV unitaires que pour
les CF global
La variation du CA à envisagé ne peut donc provenir que d'une variation des
quantités

3.4. Exemple chiffrées


Une entreprise réalise 1 millions de CA, un taux de CV de 60% et CF de 250 000€.

Le seuil de rentabilité Page 14 sur 29


→ Établir un compte de résultats différentiel et calculer le CR

CA 1 000 000
- CV 600 000 1 000 000 × 250 000 250 000
= MCV 400 000 → 40% 𝑆𝑅 = 𝑜𝑢 = 625 000€
- CF 250 000 400 000 0,4
= Résultat 150 000

→ Calculer les indicateurs du risque d'exploitation


Le seuil de rentabilité fait partie des indicateurs. Définitions des indicateurs choisi et leurs formule, ainsi qu’une
brève interprétation.

Le seuil de rentabilité représente le niveau de chiffre d’affaires à partir duquel l’entreprise


commence à faire du bénéfice. En dessous de ce seuil, elle est en perte; au-dessus, elle est
rentable.
Date du SR = (SR / CA) × 360j = (625 000 / 1 000 000) × 360j = 225j (→ 15 aout)
Ici, le SR est atteint au bout de 225 jours, soit vers le 15 août. Cela signifie qu’à partir de cette
date, l’entreprise couvre ses charges fixes et commence à générer du profit.
L’indice de sécurité mesure la marge de sécurité de l’entreprise, c’est-à-dire la part du chiffre
d’affaires qui dépasse le seuil de rentabilité. Il indique à quel point l’entreprise peut supporter
une baisse d’activité avant de redevenir déficitaire.
Indice de sécurité (IS) = [(CA – SR) / CA] × 100 = [(1 000 000 – 625 000) / 1 000 000] ×
100 = 37.5
Ici, IS = 37,5 %. Cela signifie que l’entreprise peut voir son chiffre d’affaires baisser de 37,5 %
avant d’atteindre son seuil de rentabilité. Plus l’IS est élevé, plus la situation est confortable.
Mesure la part du chiffre d’affaires absorbée par les charges fixes. C’est un indicateur de la
rigidité de la structure de coûts : plus il est élevé, plus l’entreprise supporte des charges fixes
importantes, donc plus elle est sensible aux variations d’activité.
IP = (CF / CA) × 100 = (250 000 / 1 000 000) × 100 = 25
Ici, IP = 25 %. Cela signifie que 25 % du chiffre d’affaires servent à couvrir les charges fixes
de l’entreprise. La structure de coûts est plutôt souple, car la part des charges fixes reste
modérée. En cas de baisse d’activité, l’entreprise peut s’adapter plus facilement, son risque
économique est donc limité.
Le levier opérationnel mesure la sensibilité du résultat à la variation du chiffre d’affaires. Il
indique de combien le résultat augmente (ou diminue) quand le chiffre d’affaires varie d’un
certain pourcentage.
Ici, LO = 2,67. Cela signifie qu’une variation de
∆𝑅 1 % du chiffre d’affaires entraîne une variation
𝑀𝐶𝑉 400 000
𝑳𝑶 = 𝑅 𝑜𝑢 = = 2,67 de 2,67 % du résultat. Plus le levier est élevé,
∆𝐶𝐴 𝑅 150 000
𝐶𝐴 plus l’entreprise est risquée (car ses résultats
varient fortement avec son activité).

3.5. Intérêt du seuil de rentabilité


Le seuil de rentabilité constitue un élément de prévision à court terme en conditions
statiques. Ils déterminent:
Le volume des ventes qui doit être réalisé pour obtenir un bénéfice d'un montant
donné ou pour conserver un bénéfice donné en cas de variation des coûts et de prix
Le volume des ventes qu'il faut réaliser pour s'adapter à une réduction des coûts
Les effets du remplacement des charges variables par des charges fixes

Le seuil de rentabilité Page 15 sur 29


Le volume minimum que doit avoir une commande pour être rentable
Les effets d'un nouvel investissement sur les coûts
La marge de sécurité dont dispose l'entreprise, c'est-à-dire la proportion dans laquelle
elle peut réduire sa production sans cesser d'être rentable

3.6. Critique
La critique pouvant être apportées au seuil de rentabilité en tant qu’instrument de gestion
sont les suivants:
Prix de vente constant
Proportionnalité des CV par rapport au CA, donc rendement constant
Stabilité de la composition des ventes
Structure de production et de distribution identique (CF constant)
Analyse basée sur le CT (court terme)
Le raisonnement développé jusqu'à présent concerne l'entreprise le fabricant qu'un seul
chiffre de produit est réalisant son CA de manière régulière, ce qui ne reflète pas la réalité.

4. Le seuil de rentabilité est les prévisions


4.1. Seuil de rentabilité et modification des conditions d'exploitation
Suite Cas MATEX:
Au cours du 1er trimestre de l'année N+1, L'entreprise MATEX augmente son capital. Cette opération a pour but
de permettre la modernisation de l'outillage et des installations, il a réorganisation des services et ateliers. Une
telle opération devrait se traduire, au cours du 2nd trimestre de l'année N+1, par:
• Un doublement en quantité de la production et des ventes
• Un accroissement de 70% des charges de structure
• Une diminution de 7% du coût variable unitaire des produits vendus
Une baisse de 4% du prix de vente sera appliquée au 1er avril N+1.
Le montant des produits des activités annexes s'établirait sensiblement au même niveau qu au cours du 4 e
trimestre de l'année N.
Toutes ces prévisions sont établies par rapport aux données relatives aux 4e trimestre de l'année N.
Quelle sera le résultat courant au 2nd trimestre ?
CA 3 878 400 (2 020 000 × 2 × 96 %)
- CV 2 817 900 (1 515 000 × 2 × 93 %)
= MCV 1 060 500
- CF 735 000 [(450 000 ×1,7) – 30 000]
= Résultat 325 500

Quel doit être le pourcentage des ventes pour obtenir un résultat courant de 378 525€ ?
Pourcentage d’accroissement des ventes:
Comme MCV – CF = R
Alors MCV = R + CF = 378 525 + 735 000 = 1 113 525 €
Comme taux de MCV = MCV / CA 1 060 500 / 3 878 400
Alors CA = MCV / taux de MCV = 1 113 525 / 0,2734375 = 4 072 320 €
2 020 000 × a × (96/100) = 4 072 320
Donc a = 2,10 ; soit une multiplication par 2,10 (taux d’accroissement de 110 %).

4.2. Les prévisions: applications


Le résultat prévisionnel d'une entreprise pour N+1 est:
• Ventes: 10 000 articles à 500 €
• Charges opérationnelles: 400 € par article
• Charges fixe: 400 000 €
Le résultat est le CA de N sont respectivement de 500 000 € et de 4 500 000 €.
Établir le compte de résultats différentiels
CA 5 000 000 (10 000 × 500)
- CV 4 000 000 (10 000 × 400)
= MCV 1 000 000 [20 % → (1 000 000 / 5 000 000) × 100]

Le seuil de rentabilité Page 16 sur 29


- CF 400 000
= Résultat 600 000

∆𝑅 (600 000 − 500 000)


𝑳𝑶 = 𝑅 = 500 000 = 1,8
∆𝐶𝐴 (5 000 000 − 4 500 000)
𝐶𝐴 4 500 000
𝑀𝐶𝑉
Autre solution: 𝐿𝑂 =
𝑅
En N: 𝑀𝐶𝑉 = 4 500 000 × 2% = 900 000 𝑶𝑼 𝑀𝐶𝑉 = 𝑅 + 𝐶𝐹 = 500 000 + 400 000
900 000
D’où 𝐿𝑂 = = 1,8
500 000

𝐶𝐴1 −𝐶𝐴0 5 000 000−4 500 000


Ce qui signifie que l'augmentation du CA est de 11,11%, 𝐶𝐴0
× 100 =
4 500 000
× 100 = 11,11%.
Alors le résultat augmenterait de 20% (11,11% × 1,8 =20%)

4.3. La détermination d’une solutions optimal


4.3.1. Elasticité simple et élasticité croisé
∆𝑑
𝑑 𝑑𝑒𝑚𝑎𝑛𝑑𝑒
Elasticité prix simple: impacte de la variation des prix sur la demande. = ∆𝑝 𝑝𝑟𝑖𝑥
𝑝
Elasticité prix croisé: impact de la variation du prix du bien sur la demande d’un autre bien.
4.3.2. Effet prix et effet volume
Effet prix: le prix de vents des nouvelles quantités vendu est modifiés, l’effet prix influx sur le
taux de marge, l’accroissement du chiffre d’affaires se retrouve imparti intégralement dans la
marge sur coût variable (MCV).
Effet volume: le prix modifie les comportements du consommateurs. Le niveaux des quantité
vendus varie d’un certain pourcentage sans incidence sur le taux de marge. Cette marge
s’accroit dans les même proportion.
En évalué les conséquence de ces 2 effets, on peut chiffrer la variation de la marge et
obtenir ainsi une basse d’aide à la décision. On peut chercher une formule de calcul, qui
généralisera le phénomène et permettra d’exprimer la variation absolu de la marge sur cout
variable (MCV), en fonction de la variation relative des prix, puis de la maximiser.
4.3.3. Le chiffrage de la solution optimal
Soit:
Q est la demande et ∆q sa variance
P est le prix et ∆p sa variance
L’élasticité de la demande: (∆q/q) / (∆p/p)
Exemple: une société à fait réaliser une étude de marché qui lui donne les informations suivantes:
− Elasticité de la demande -6 dans une formule +/- 5%
− PV 500, CVu 400, quantité vendu 10 000, CF 400 000
L’objectif est de trouvé la variation des prix qui minimise le résultat
Si ∆q/q: variation relative des quantités du taux de variation
Si ∆p/p: variation relative des prix v (taux de variation)
∆𝑞
𝑞 𝑑
𝑒= ∆𝑝 = = −6 𝑑 = −6𝑣
𝑣
𝑝
MCV = CA - CV = (P × Q) – (CVu × Q) = (p – CVu) × Q
Nouveau prix = 500 (1+ v)
Nouvelle quantité = 10 000 (1+d)
Nouvelle quantité = 10 000 × (1+ (-6v))
Nouvelle quantité = 10 000 × (1- 6v)

Le seuil de rentabilité Page 17 sur 29


MCVu = PVu – CVu
MCVu = 500 (1+v) – 400
MCVu = 100 + 500v
MCVtotal = MCVu × quantité
MCVtotal = (100 + 500v) × [10 000 × (1-6v)]
MCVtotal = (100 + 500v) × (10 000 – 60 000v) Résoudre ça revient à trouver v qui annule la dérivé
MCVtotal = - 30 000 000v2 – 1 000 000v + 1 000 000
(MCV)’ = -60 000 000v – 1 000 000 = 0
1 000 000 1
 𝑣=− = −
60 000 000 60
1
D’où les éléments qui donnent le résultat: PV = 500 [1- ( )] = 491,67€
60
1
Soit une baisse du prix de = 0,017
60
1
Quantité vendu = 10 000 [1 - 6 (− )] = 11 000
60
Soit une augmentation de 10%. Le résultat maximum est donc:
(PV – CVu) × quantité vendu - CF
(491,67 – 400) × 11 000 – 400 000 = 608 370€

4.4. Seuil de rentabilité et avenir incertain


4.4.1. La probabilité d’atteindre le seuil de rentabilité
Pour déterminer la probabilité ou de dépasser le SR, il est possible de raisonner en partant
des quantités vendues ou en partant du résultat à atteindre.
Exemple: les ventes espère d’un produit suivent une loi normale:
− De moyenne E(Q) = 5 000
− D’écart-type 𝜎(Q) = 2 500

Prix unitaire: 10€ CV unitaire: 8€ Charge Fixe: 6 000€

Déterminer la probabilité d’atteindre le seuil de rentabilité.


[Link]. En partant des quantité vendues
Il faut déterminer la quantité nécessaire pour atteindre le SR puis, en utilisant la loi de
probabilité de la demande, trouver la probabilité pour que cette quantité soit atteinte ou
dépassée.
Le SR est la quantité Q0 telle que le bénéfice est égal à 0.
𝐶𝐹 6 000
Q0 = = = 3 000
𝑀𝐶𝑉𝑢 10−8

𝑄 ↪ 𝑁 (5 000 ; 2 500)
(3 000 − 5 000)
𝑃(𝑄 > 3 000) = 𝑃 (𝑇 > )
2 500
𝑃(𝑄 > 3 000) = 𝑃(𝑇 > −0,8)
𝑃(𝑄 > 3 000) = 𝑃(𝑇 < 0,8)
𝑃(𝑄 > 3 000) = 0,7881
La probabilité de franchir le SR est donc de 78,81%.
[Link]. En partant du résultat à atteindre
Il faut établir la probabilité pour que le résultat soit strictement positif. Pour cela, il est
nécessaire de formuler la loi de probabilité suivie par le résultat.
Bénéfice moyen (espérance): E(B) = (10 – 8) × 5 000 – 6 000 = 4 000
Ecart-type du bénéfice: 𝜎(B) = (10 – 8) × 2 500 = 5 000
Le bénéfice suit donc une loi normale 𝐵 ↪ 𝑁 (4 000 ; 5 000)

Le seuil de rentabilité Page 18 sur 29


Le SR probabilisé est tel que: P(Q > 3 000) = P(B > 0)
(0 −4 000)
D’où: P(B > 0) = 𝑃 (𝑇 > ) = 𝑃(𝑇 > −0,8 = 𝑃(𝑇 < 0,8 = 0,7881
5 000

4.4.2. La probabilité d’atteindre un résultat donné


Il arrive que l’on se fixe un seuil de résultat au-dessous duquel l’entreprise ne doit
absolument pas descendre sinon elle se trouverait en grande difficulté. Laisser le résultat
s’abaisser en dessous de ce seuil est réputé traduire une situation de ruine.
La probabilité de ruine est la probabilité qu’un seuil fixé arbitrairement ne soit pas atteint. Ce
seuil est soit fixé a priori par le décideur, soit considéré égal au CA critique.
Ex: La probabilité de ruine est ici la probabilité inverse: 1 – 0,7881 =21,19%

5. Le seuil de rentabilité et la gestion


5.1. Le seuil de rentabilité dans les entreprise saisonnière
Les variation saisonnière n’influence pas la valeur du CA critique (car il n’y a pas d’incidence
sur les conditions d’exploitations de l’entreprise) mais elle modifie la date à laquelle la date
du seuil de rentabilité sera atteint.
Exemple guidé:
Soit les CA mensuel d’une entreprise:
Janv. Fev. Mars Avril Mai Juin Juillet Aout Sept. Oct. Nov. Dec.
CA en K€ 600 1 060 500 120 - 260 300 400 160 600 1 000 1 500
Taux de MCV constant: 25%
Charge de structure: 950 000€
Fermeture pour congé en mais

1er solution: Calcul par interpolation linéaire


𝐶𝐹 950 000
SR = 𝑇𝑥 𝑑𝑒 𝑀𝐶𝑉 = 0,25 d’où SR = 3 800 000€
Il faut cumuler le CA mois par mois pour situer la période dans laquelle le SR est atteint:
Janv. Fev. Mars Avril Mai Juin Juillet Aout Sept. Oct. Nov. Dec.
CA
600 1660 2160 2280 2280 2540 2840 3240 3400 4000 5000 6500
cumulé
SR
1er octobre  3 31 octobre  4
400 000
Date du SR: 3 400 4 000 3 400 4 000
600
31j 400 × 31j = 12 400
12 400 / 600 = 20,667 = 21 oct.

2e solution: par méthode graphique


Le SR est atteint lorsque l’on a MCV = CF
Janv. Fev. Mars Avril Mai Juin Juillet Aout Sept. Oct. Nov. Dec.
1 1 1
CA en K€ 600 500 120 - 260 300 400 160 600
060 000 500
MCV 150 265 125 30 - 65 75 100 40 150 250 375
MCV
150 415 540 570 570 635 710 810 850 1000 1250 1625
cumulé
SR
La date est obtenue à l’intersection de la droite représentent les CF et la courbe de MCV tracé point
par point.

Le seuil de rentabilité Page 19 sur 29


1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0

MCV CF

5.2. Le seuil de rentabilité en multi production


5.2.1. Raisonnement sans coefficient d’équivalence
→ Hypothèse 1: absence de contrainte

Elément 𝑥 𝑦
PV unitaire HT 12 10
CV unitaire 7 6
Q produite et vendu 2 000 1 500
CF totaux = 20 000€
12 - 7 10 - 6
MCV total: (5 × 2 000) + (4 × 1 500) = 16 000€
CA total: (12 × 2 000) + (10 × 1 500) = 39 000€
Taux de MCV moyen: (16 000 / 39 000) × 100 = 41,0256%
D’où SR global: (20 000 / 41,0256) × 100 = 48 750€
Comme le taux de MCV est différent par produit (41,67%, 10 000/ 24 000, pour 𝑥 et 40%, 6 000 /
15 000, pour 𝑦), le SR calculé ne peut être retenu que si les proportion du CA restent
identique à celle constaté sur la période soit:
2 000 × 12
o 48 750 × (24 000 / 39 000) = 30 000 pour 𝑥
o 48 750 × (15 000 / 39 000) = 18 750 pour 𝑦
1 500 × 10
Si cette condition n’est pas remplie, 48 750€ ne peut alors pas être considéré comme SR,
car une répartition différente de produit entrainerait un taux de MCV d’une autres valeur.
→ Hypothèse 2: intégration de contrainte

Elément 𝑥 𝑦
PV unitaire HT 12 10
CV unitaire 7 6
Temp de travail 2h 1h
CF = 20 000€
Capacité de travail maxi: 6 000h
Capacité du marché: 5 000𝑦 maxi
Résolution à l’aide d’un programme linéaire
Programme linéaire:
Contrainte de signe: 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 ≥ 0
Contrainte économique: 5𝑥 + 4𝑦 ≥ 20 000 ⟶ 𝑀𝑆𝐶𝑉 ≥ 𝐹𝐹

Le seuil de rentabilité Page 20 sur 29


Contrainte capacité produit: 2𝑥 + 𝑦 ≤ 6 000
Contrainte marché: 𝑦 ≤ 5 000
Fonction économique: 𝑀𝑎𝑥 (5𝑥 + 4𝑦)

5.2.2. Raisonnement avec coefficient d’équivalence


Il est parfois possible de se ramener au cas de la monoproduction et donc de déterminer les
quantités permettent d’atteindre le seuil de rentabilité lorsque les différents produits sont liés
par une relation technique ou commercial qui impose la stabilité de la proportion entre les
différents produits vendues.
Soit par exemple, une entreprise vendant 3 produits, A, B et C vendues dans la proportion
stable de 1A pour 2B et 5C. Considérant alors le produits fictif suivant: D = 1A + 2B + 5C.
La MCVu réalisé sur le produits D est la somme pondéré des MCVu des produits A, B et C
autrement dit, on à cette relation: MCVuD = MCVuA + 2 MCVuB + 5 MCVuC
Nous retrouvons alors le schéma de détermination des quantité à vendre décrit en
monoproduction.
𝐶𝐹
QD = → QA = 1QD
𝑀𝐶𝑉𝑢𝐷
𝐶𝐹
QD = → QB = 2QD
𝑀𝐶𝑉𝑢𝐷
𝐶𝐹
QD = → QC = 5QD
𝑀𝐶𝑉𝑢𝐷

Exemple: une entreprise industrielle fabrique et vend 3 produits P1, P2 et P3.


Eléments P1 P2 P3
Q produite et vendu 800 600 2 000
PV unitaire HT 2,5 5 1,98
CV unitaire 1,375 3,5 1,48
Charge de structure 2 520
MCVu 1,125 1,5 0,5
La production peut être traduite en unité abstraite sur la base de coefficient d’équivalence (traduisant la
combinaison productive).
Unité d’équivalence = 4P1 + 3P2 + 10 P3
D = 4P1 + 3P2 + 10P3

MCVuD = MCVuP1 + 2 MCVuP2 + 5 MCVuP3


MCVuD = 4 × 1,125 + 3 × 1,5 + 10 × 0,5
MCVuD = 4,5 + 4,5 + 5
MCVuD = 14
𝐶𝐹 2 520
QD = = = 180 → QP1 = 4 × 180 =720
𝑀𝐶𝑉𝑢𝐷 14
𝐶𝐹 2 520
QD = = = 180 → QP2 = 3 × 180 = 540
𝑀𝐶𝑉𝑢𝐷 14
𝐶𝐹 2 520
QD = = = 180 → QP3 = 10 × 180 = 1 800
𝑀𝐶𝑉𝑢𝐷 14
Le SR est atteint pour une production de 180 unités d’équivalence.
Conclusion: ce raisonnement n’est valable que si la combinaison productive n’est pas modifier.

Prévision en contexte aléatoire et loi normale


• Notion fondamentale sur les variables aléatoires

Une variable aléatoire est une fonction qui a tout résultat aléatoire d'une épreuve fait
correspondre un nombre réel.

Prévision en contexte aléatoire et loi normale Page 21 sur 29


Exemple 1: on prélève au hasard une marchandise dans un lot et on prélève son poids. Le poids relevé est
aléatoire et il s'exprime par un nombre, c'est donc une variable aléatoire.
Exemple 2: on tire au sort un individu dans une population, et on note la couleur de ses yeux. La couleur de ses
yeux n'est pas une couleur aléatoire, dans la mesure où on n'a pas associé une valeur réelle.
1. Variable aléatoire discrète ou discontinue

Une variable aléatoire est discrète ou discontinue si elle ne peut prendre qu'un nombre fini de
valeurs. Une variable aléatoire discrète, X et définis par la loi de probabilité c'est-à-dire par:
− L'ensemble des valeurs qu'elle peut prendre Xi
− Les probabilités associées Pi
On appelle espérance mathématique la somme pondérée par les probabilités de la variable
aléatoire. Elle représente la valeur moyenne compte tenu des probabilités de la variable
aléatoire. 𝐸(𝑥) = ∑ 𝑥𝑖 ; 𝑝𝑖
La variance est un indicateur de dispersion des valeurs de la variable aléatoire par rapport à
son espérance. 𝑉(𝑋) = 𝐸(𝑥 2 ) − 𝐸(𝑥)2 = ∑ 𝑥𝑖2 𝑝𝑖 − 𝑥̅ 2 2 [E(x)]

L'écart type de X est égale à la racine carrée de la variance. 𝜎(𝑋) = √𝑉(𝑋) . Il est utilisé
pour mesurer l'importance du risque.
𝜎 (𝑋)
Le coefficient de dispersion relative est égal au rapport:
𝐸(𝑋)

Application:
Le gain du joueur est une variable aléatoire X, dans la loi de probabilité la suivante:
xi pi xipi xi2pi 𝐸(𝑋) = 15
0 0,5 0 0 𝑉(𝑋) = 830 − 152 = 605
10 0,2 2 20 𝜎(𝑋) = √605 = 24,60
20 0,15 3 60
50 0,1 5 250 Possibilité de les retrouve sur
100 0,05 5 500 la calculatrice dans statistique
15 830

2. Les variables aléatoires continuent

Une variable aléatoire et continue si elle peut prendre toutes les valeurs réelles (Sur une
intervalle finie ou non).

3. La combinaison linéaire des variables aléatoires

𝐸(𝑎𝑋 + 𝑏) = 𝑎 𝐸(𝑋) + 𝑏
𝐸(𝑋 + 𝑌) = 𝐸(𝑋) + 𝐸(𝑌)
𝐸(𝑋 − 𝑌) = 𝐸(𝑋) − 𝐸(𝑌)
𝑉(𝑎𝑋 + 𝑏) = 𝑎2 𝑉(𝑋)
𝑉(𝑎) = ∅
Si les variables X et Y sont indépendante alors:
𝐸(𝑋 × 𝑌) = 𝐸(𝑋) × 𝐸(𝑌)
𝑉(𝑋 + 𝑌) = 𝑉(𝑋) + 𝑉(𝑌)
𝑉(𝑋 − 𝑌) = 𝑉(𝑋) + 𝑉(𝑌)
• La loi normale (ou loi Gauss)

La loi normale s'intéresse aux variables aléatoires continus.


Une variable aléatoire normale X peut prendre toutes les valeurs comprises dans l'intervalle
]−∞ ; +∞[ .

Prévision en contexte aléatoire et loi normale Page 22 sur 29


Une variable aléatoire continue suit une loi normale si elle dépend d'une grande nombre de
causes indépendantes, dans les effets s'additionne et dont aucune n'est prépondérante
(chacune d'entre elles n'ayant qu'une négligeable sur l'ensemble de l'expérience)
C’est la loi de probabilité la plus utilisée, car elle décrit assez bien les phénomènes liés à des
populations de nombreuses dont les comportements sont de type symétrique.
En contrôle de gestion, la loi normale est très utilisée pour:
− La gestion des ventes: connaître le seuil de rentabilité probable
− La gestion des projets: définir la durée probable de réalisation
− La gestion des stocks: se fixer un stock de sécurité pour assurer un taux de service
− La gestion de la qualité: définir le niveau de risque acceptable à partir d'un échantillon
Une variable aléatoire normale et qu'un caractérisé par 2 paramètres:
− Son espérance que l'on notera par conversion 𝑚
− Son écart-type que l'on notera 𝜎

On la note: 𝑋 → 𝑁(𝑚 ; 𝜎) X = variable aléatoire ; N = loi normal ; 𝑚 = 𝐸(𝑋) ; 𝜎 = 𝜎(𝑋)

Comme les 2 paramètres 𝑚 et 𝜎 Peuvent prendre une infinité de valeurs, on va alors opérer
un changement de variable afin d'obtenir la loi normale centrée réduite qui s'écrit 𝑇 →
𝑥−𝑚
𝑁(0 ; 1) avec t =
𝜎
𝑥−𝑚
𝑃(𝑋 < 𝑥) = 𝑃 (𝑇 < ) = 𝜋(𝑡)
𝜎
L'utilisation de la loi normale centrée réduite permet d'obtenir rapidement les probabilités
cumulées dans la table.
Propriété:
𝑃(𝑇 > 𝑎) = 1 − 𝑃(𝑇 < 𝑎) = 1 − 𝛱(𝑎)
𝑃(𝑇 < −𝑎) = 𝑃(𝑇 > 𝑎) = 1 − 𝛱(𝑎)
𝑃(𝑇 > −𝑎) = 𝑃(𝑇 < 𝑎) = 𝛱(𝑎)
𝑃(𝑎 < 𝑇 < 𝑏) = 𝑃(𝑇 < 𝑏) − 𝑃(𝑇 < 𝑎)
𝑃(−𝑎 < 𝑇 < 𝑎) = 𝑃(𝑇 < 𝑎) − 𝑃(𝑇 < −𝑎) = 𝛱(𝑎) − [1 − 𝛱(𝑎)] = 2𝛱(𝑎) − 1
Application1:
Soit une variable aléatoire qui suit une loi normale de moyenne 500 et d'écart type 60. 𝑋 → 𝑁(500; 60)
Calculez les probabilités suivantes: P(X < 590) ; P(X > 560) ; P(X < 410) ; P(X > 440) ; P(440 < X < 590).

590−500
P(X < 590) = 𝑃 (𝑇 < ) = 𝑃(𝑇 < 1,5) =93,32%
60

560−500
P(X > 560) = 1 − 𝑃(𝑋 < 560) = 1 − 𝑃 (𝑇 < ) = 1 − 𝑃(𝑇 < 1) = 1 − 84,13% =15,87%
60

410−500
P(X < 410) = 𝑃 (𝑇 < ) = 𝑃(𝑇 < −1,5) = 𝑃(𝑇 > 1,5) = 1 − 𝑃(𝑇 < 1,5) = 1 − 93,32% =6,68%
60

440−500
P(X > 440) = 1 − 𝑃(𝑋 < 440) = 1 − 𝑃 (𝑇 < ) = 1 − 𝑃(𝑇 < −1) = 1 − [1 − 𝑃(𝑇 < 1)] = 1 − (1 − 84,13%) =84,13%
60

590−500 440−500
P(440 < X < 590) = 𝑃(𝑋 < 590) − 𝑃(𝑋 < 440) = 𝑃 (𝑇 < ) − 𝑃 (𝑇 < ) = 𝑃(𝑇 < 1,5) − 𝑃(𝑇 < −1) =
60 60
𝑃(𝑇 < 1,5) − [1 − 𝑃(𝑇 < 1)] = 93,32% − 1 − 0,8413 =77,45%

Application 2:
Les ventes mensuelles d'une société suivent une loi normale de paramètres 𝑚 = 1 000 et 𝜎 = 100. 𝑋 → 𝑁(1 000 ; 100)
Déterminer les probabilités de: P(X < 1 100) ; P(X > 1 100) ; P(X < 800) ; P(X > 850).

Prévision en contexte aléatoire et loi normale Page 23 sur 29


1 100−1 000
P(X < 1 100) = 𝑃 (𝑇 < ) = 𝑃(𝑇 < 1) =84,13%
100

1 100−1 000
P(X > 1 100) = 1 − 𝑃(𝑋 < 1 100) = 1 − 𝑃 (𝑇 < ) = 1 − 𝑃(𝑇 < 1) = 1 − 84,13% =15,87%
100

800−1 000
P(X < 800) = 𝑃 (𝑇 < ) = 𝑃(𝑇 < −2) = 𝑃(𝑇 > 2) = 1 − 𝛱(2) = 1 − 0,9772 = 0,0228 =2,28%
100

850−1 000
P(X > 850) = 1 − 𝑃(𝑋 < 850) = 1 − 𝑃 (𝑇 < ) = 1 − 𝑃(𝑇 < −1,5) = 1 − 𝑃(𝑇 > 1,5) = 1 − [1 − 𝛱(1,5)] = 1 −
100
(1 − 0,9332) =93,32%

Application 3:

Si 𝑋 → 𝑁(𝑚 ; 𝜎)

Quelle est la probabilité des intervalles suivantes: [𝑚 − 𝜎 ; 𝑚 + 𝜎] ; [𝑚 − 2𝜎 ; 𝑚 + 2𝜎] ; [𝑚 − 3𝜎 ; 𝑚 + 3𝜎]

𝑃(𝑚 − 𝜎 < 𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 𝑃(𝑋 < 𝑚 + 𝜎) − 𝑃(𝑋 < 𝑚 − 𝜎)


𝑚+𝜎−𝑚 𝑚−𝜎−𝑚
𝑃(𝑚 − 𝜎 < 𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 𝑃 (𝑇 < )− 𝑃(𝑇 < )
𝜎 𝜎
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 𝑃(𝑇 < 1) − 𝑃(𝑇 < −1)
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 84,13% − [1 − 𝑃(𝑇 < 1)]
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 84,13% − 15,87%
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 68,26%

𝑃(𝑚 − 2𝜎 < 𝑋 < 𝑚 + 2𝜎) = 𝑃(𝑋 < 𝑚 + 2𝜎) − 𝑃(𝑋 < 𝑚 − 2𝜎)
𝑚+2𝜎−𝑚 𝑚−2𝜎−𝑚
𝑃(𝑚 − 𝜎 < 𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 𝑃 (𝑇 < ) − 𝑃(𝑇 < )
2𝜎 2𝜎
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 𝑃(𝑇 < 2) − 𝑃(𝑇 < −2)
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 97,72% − [1 − 𝑃(𝑇 < 2)]
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 97,72% − 2,28%
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 95,44%

𝑃(𝑚 − 3𝜎 < 𝑋 < 𝑚 + 3𝜎) = 𝑃(𝑋 < 𝑚 + 3𝜎) − 𝑃(𝑋 < 𝑚 − 3𝜎)
𝑚+3𝜎−𝑚 𝑚−3𝜎−𝑚
𝑃(𝑚 − 𝜎 < 𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 𝑃 (𝑇 < ) − 𝑃(𝑇 < )
3𝜎 3𝜎
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 𝑃(𝑇 < 3) − 𝑃(𝑇 < −3)
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 99,86% − [1 − 𝑃(𝑇 < 3)]
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 99,86% − 0,14%
𝑃(𝑚 − 𝜎 <𝑋 < 𝑚 + 𝜎) = 99,72%

• Les intervalles symétriques

Variable xi Variable ti Probabilité


𝑚 −𝜎 ;𝑚 +𝜎 -1;1 68,27%
𝑚 − 1,96𝜎 ; 𝑚 + 1,96𝜎 - 1,96 ; 1,96 95%
𝑚 − 2𝜎 ; 𝑚 + 2𝜎 -2;2 95,45%
𝑚 − 3𝜎 ; 𝑚 + 3𝜎 -3;3 99,73%

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La programmation linéaire
1. Définition
Il s’agit d’une méthode de recherche opérationnel qui permet de détermine l’optimum d’une
fonction économique en tenant compte de contrainte
La fonction économique est matérialisée par une équation représentative d’une valeur que
l’on cherche à optimiser: résultat ou chiffre d’affaires que l’on cherche à maximiser ou coût
que l’on cherche à minimiser. On utilise généralement l’équation donnant la MCV (Marge sur
Coût Variable) en fonction des quantités produites qui présente l’avantage d’être
proportionnel au quantité vendu, les charges de structure étant une constante indépendante
du programme de production.
Les contraintes qui sont de 3 types sont décrite par des inéquations:
Les contraintes de logique économique: ce sont les contraintes de signe c’est-à-dire
𝑥 ou 𝑦 doivent être positive ou nul.
Les contraintes commerciales: ce sont les possibilités d’absorption limité du marché.
Les contraintes productives: elles ont pour origines l’existence de ressource rare ou
de goulot d’étranglement
Ces programmes sont dits linéaires car la fonction économique est représentée par une
équation de plusieurs variable qui sont toutes du premier degré. De même, les contraintes
sont représentées par des inéquations dans lesquelles les variables sont également du
premier degré.
La résolution du programme linéaire consiste à déterminer la valeur des variable qui rend
optimal c’est-à-dire maximal (MCV et résultat) ou minimal (coût) la fonction économique tout
en respectent les contraintes.

2. Formalisation
Il s’agit de formaliser mathématiquement les problèmes concret c’est-à-dire:
Choisir les inconnus
Définir les contraintes
Définir la fonction économique
Cette présentation est appelée: sous forme de CANONIQUE.
Exemple guidée:
Une entreprise fabrique est vend 2 produits 𝑎 et 𝑏, sur lesquelles elle réalise respectivement
une MCVu de 75€ pour 𝑎 et 100€ pour 𝑏. Elle utilise 2 types de machine, M1 et M2. LA
fabrication de 𝑎 nécessite 1h de machine M1 et 1h de machine M2. La fabrication de 𝑏
nécessite 2h de machine M1 et 1h de machine M2. L’atelier est équipé de 5 M1 et 3M2
pouvant fonctionner chacune 8h/jour.
On cherche le programme quotidien optimal de production.

𝑥 = le nombre de produit 𝑎 fabriqué quotidiennement


Choix des inconnus
𝑦 = le nombre de produit 𝑏 fabriqué quotidiennement
Economique: 𝑥 ≥ 0 et 𝑦 ≥ 0
Définir les contraintes Productive: M1: 𝑥 + 2𝑦 ≤ 40 (5 × 8)
Productive: M2: 𝑥 + 𝑦 ≤ 24 (3 × 8)
Définir la fonction économique 𝑀𝑎𝑥𝑍 = 75𝑥 + 100𝑦

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3. Résolution graphique
Chaque inéquation est satisfaite dans un demi plan limite par la droite d’équation
correspondante. L’ensemble des solutions possibles apparait sous la forme d’un polyèdre.
La fonction économique est représentée par une famille de droite parallèle dont le coefficient
directeur se détermine à partir des coefficient de la fonction économique.
L’optimum se situe sur le sommet du polyèdre pour laquelle la fonction économique passant
par ce point possède l’ordre à l’origine la plus élevé (lorsque maximisation) tout en restant
dans le domaine des solution possibles.
Suite exemple guidée:

𝑥 + 2𝑦 ≤ 40 𝒚 = 𝒂𝒙 + 𝒃
2𝑦 = −𝑥 + 40 40

1 2 Si 𝑥 = 0 Si 𝑦 = 0
𝐷1: 𝑦 = − 𝑥 + 20  𝑦 = 20  𝑥 = 40
2
𝒚 = 𝒂𝒙 + 𝒃
𝑥 + 𝑦 ≤ 24
𝐷2: 𝑦 = −𝑥 + 24 Si 𝑥 = 0 Si 𝑦 = 0
 𝑦 = 24  𝑥 = 24
𝑀𝑎𝑥𝑍 = 75𝑥 + 100𝑦 𝒚 = 𝒂𝒙 + 𝒃
75 Si 𝑥 = 0 Si 𝑦 = −10
𝑍: 𝑦 = − 𝑥
100 𝑦= 0  𝑥 = 13,33

MCV max = 75 × 8 + 100 × 16 = 2 200€

4. L’étude énumérative
Elle consiste à calculer la valeur que prend la fonction économique en chacun des sommet à
retenir celui ou ceux qui correspond à l’optimum.

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5. Exemple MIROCOLO
L’entreprise MIROCOLO fabrique deux produit A et B en utilisant une machine M et deux
matière première P et Q.
Les besoins de M, P et Q pour la production d’une unité de A et d’une unité de B sont
indiqués dans le tableau ci-dessous:
Facteur de production Produit A Produit B
Machine M 0,5h 1h
Matière premier P 1kg 1kg
Matière premier Q 5kg 3kg
La vente d’un article A rapporte à l’entreprise un bénéfice de 30 euro, la vente d’un article B
un bénéfice de 40 euro.
On dispose au plus, chaque jour:
− De 8h de machine M
− De 10kg de matière première P
− De 45 kg de matière première Q
La demande est limitée et toute la production est vendue.
Quelles quantités d’articles A et B faut-il produire pour maximiser le bénéfice de
l’entreprise ?

𝑥 = le nombre de produit 𝐴 fabriqué


Choix des inconnus
𝑦 = le nombre de produit 𝐵 fabriqué
Economique: 𝑥 ≥ 0 et 𝑦 ≥ 0
Productive: M: 0,5𝑥 + 𝑦 ≤ 8
Définir les contraintes
Productive: P: 𝑥 + 𝑦 ≤ 10
Productive: Q: 5𝑥 + 3𝑦 ≤ 45
Définir la fonction économique 𝑀𝑎𝑥𝑍 = 30𝑥 + 40𝑦

𝒚 = 𝒂𝒙 + 𝒃
0,5𝑥 + 𝑦 ≤ 8
𝐷1: 𝑦 = −0,5𝑥 + 8 Si 𝑥 = 0 Si 𝑦 = 0
𝑦= 8  𝑥 = 16
𝒚 = 𝒂𝒙 + 𝒃
𝑥 + 𝑦 ≤ 10
𝐷2: 𝑦 = −𝑥 + 10 Si 𝑥 = 0 Si 𝑦 = 0
 𝑦 = 10  𝑥 = 10
5𝑥 + 3𝑦 ≤ 45 𝒚 = 𝒂𝒙 + 𝒃
45
3𝑦 = −5𝑥 + 45
5 3 Si 𝑥 = 0 Si 𝑦 = 0
𝐷3: 𝑦 = − 𝑥 + 15  𝑦 = 15 𝑥= 9
3
𝑀𝑎𝑥𝑍 = 30𝑥 + 40𝑦 𝒚 = 𝒂𝒙 + 𝒃
30 Si 𝑥 = 0 Si 𝑦 = −10
𝑍: 𝑦 = − 𝑥
40 𝑦= 0  𝑥 = 13,33

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𝑀𝑎𝑥𝑍 = 30 × 4 + 40 × 6 = 360

Sommet 𝑥 𝑦 𝑍 → (Distance entre la droite Z et les points d’intersections)


E 0 0 0
A 0 8 320
B 4 6 360 → Solution optimal
C 7,5 2,5 - → Valeur non entière à écarter
D 9 0 270

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