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Formation en Hygiène Hospitalière 2024

Le document présente un cours sur l'hygiène hospitalière, abordant des concepts clés tels que la santé, l'hygiène et les infections nosocomiales. Il détaille les modes de transmission, la prévention des infections, et les différentes types d'infections (bactériennes, virales, fongiques et parasitaires). L'importance de l'hygiène dans les hôpitaux est soulignée, notamment en raison de la vulnérabilité des patients et de l'émergence de germes résistants.

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Formation en Hygiène Hospitalière 2024

Le document présente un cours sur l'hygiène hospitalière, abordant des concepts clés tels que la santé, l'hygiène et les infections nosocomiales. Il détaille les modes de transmission, la prévention des infections, et les différentes types d'infections (bactériennes, virales, fongiques et parasitaires). L'importance de l'hygiène dans les hôpitaux est soulignée, notamment en raison de la vulnérabilité des patients et de l'émergence de germes résistants.

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Hygiène hospitalière

Présenté par Pr Mustapha KRIM Semestre 1 Master Biomédical


Date : 10/09/2024 2024

Le nucléaire au service du développement humain Session de formation en radioprotection I


Les objectifs du cours

1)Définir des concepts de base :la santé, l’hygiène, l’hygiène hospitalière


et infection nosocomiale
2)Connaître les modes de transmission et les sources d’infection et la
prévention des infections nosocomiales
3)Déterminer la pathogenèse des infections nosocomiales
4)Pratiquer les étapes de l’hygiène des mains
5)Prendre connaissances des éléments de l’hygiène
corporelle ,vestimentaire
6)Décrire les 7 précautions standard en hygiène
7)Définir les accidents avec exposition au sang
8)Avoir des connaissances de base sur la gestion des déchets hospitaliers
et l’hygiène des locaux et l’environnement

Le nucléaire au service du développement humain Session de formation en radioprotection I


De quoi on parle ?
Est-ce qu’il mérite
cette importance ?

Le nucléaire au service du développement humain Session de formation en radioprotection I


I-Définition

LA SANTE : est définie selon l' O.M.S. comme un état complet de bien être physique, social
et mental et ne consiste pas seulement en absence d' une maladie ou d' une infirmité.

L' HYGIENE: est l' ensemble des moyens et pratiques mis en œuvre pour prévenir ou
améliorer l' état de santé d' une collectivité donnée. Du point de vue médical, l' hygiène se
définit comme l' ensemble des moyens et pratiques visant à assurer le bien être physique et
mental de l' individu et à faciliter son adaptation harmonieuse au milieu ambiant

Un HOPITAL : est un établissement public ou privé où sont effectués d' une part
tous les soins médicaux, chirurgicaux ainsi que les accouchements et d' autre part
il héberge certains malades pendant des durées variables. Il est aussi défini comme
un territoire fréquenté par le personnel médical et infirmiers et techniciens de santé
exerçant leur profession ; des malades hospitalisés ou non, des accompagnants et
visiteurs.

Le nucléaire au service du développement humain Session de formation en radioprotection I


⚫Par hygiène hospitalière on entend la
science et l’étude de:
la prévention ( éviter les problèmes..)

le diagnostic ( identification précoce..)

le contrôle ( consigner les causes..)

⚫des risques de santé, en particulier des


infections de malades et du personnel de
santé.

Le nucléaire au service du développement humain Session de formation en radioprotection I


Pourquoi l’hygiène à l’hôpital est une nécessité

l’hôpital est un lieu géographiquement restreint avec une concentration de germes et de sujets
particulièrement sensibles et vulnérables


Donc cette sensibilité et vulnérabilité exigent que l’hygiène soit une préoccupation prioritaire de
l’institution hospitalière


Qui est devenu d’actualité:

Ceci est lié à deux facteurs principaux :

-Le changement de la flore microbienne intra-hospitalière avec l’apparition de germes résistants.

-L’augmentation de la sensibilité des malades à l’infection

Le nucléaire au service du développement humain Session de formation en radioprotection I


Infections nosocomiales
PLAN :
I- Définition :
A- Introduction
B- Données épidémiologiques
1- Principales infections nosocomiales
2- Agents causale

II- Les infections exogènes et endogène


A -Définition
B -Les risques infectieux liées au malade et aux soins
1- états de santé, Hygiène et pratique des soins
2- Transmission interhumaine et facteurs environnementaux
3- Surveillance et gestion des infections, transport du patient
C- Les risques infectieux liées au malade et aux soins

III-conclusion
I-Types d'infections microbiennes
Une infection est une invasion de microorganismes, comme des bactéries, des virus ou des
champignons, dans le corps. Ces agents peuvent provoquer des maladies en perturbant le
fonctionnement normal des cellules et des tissus. Quels aspects de l'infection souhaites-tu
approfondir ?

1. Infections bactériennes :
• Causées par des bactéries, elles peuvent être localisées (comme une infection cutanée)
ou systémiques (comme la pneumonie).
• Exemples : streptocoques, staphylocoques.

2. Infections virales :
• Impliquent des virus, comme le rhume, la grippe ou le VIH.
• Ces infections se propagent souvent par contact direct ou gouttelettes.

3. Infections fongiques :
• Causées par des champignons, elles touchent souvent la peau ou les muqueuses.
• Exemples : candidose, teigne.

4. Infections parasitaires :
• Impliquent des parasites, comme les protozoaires ou les helminthes.
• Exemples : paludisme, giardiase.
1- Infections bactériennes :

Les infections bactériennes sont causées par la multiplication de bactéries pathogènes dans
le corps.
Voici les points essentiels :

Symptômes Diagnostic

Fièvre • Analyses de sang

Inflammation et rougeur • Cultures de prélèvements (selles, urines,

Douleur localisée etc.)

Pus ou écoulement

Traitement
Types courants • Antibiotiques : ciblés selon le type de
[Link] cutanées : abcès, cellulites. bactérie.
[Link] respiratoires : pneumonie, bronchite. • Soins de soutien : hydratation,
[Link] urinaires : cystite, pyélonéphrite. antipyrétiques.
[Link] gastro-intestinales : salmonellose, choléra.

Prévention
• Hygiène rigoureuse
• Vaccination pour certaines infections
(comme la méningite).
2- Infections fongiques :
Les infections fongiques, également appelées mycoses, sont causées par des champignons
pathogènes. Voici un aperçu des points clés concernant ces infections :
Types d'infections fongiques

1. Infections cutanées :
• Mycoses superficielles : telles que la teigne et le pied d'athlète, affectent la peau, les cheveux
• Candidose cutanée : causée par le champignon Candida, provoque des éruptions cutanées.
2. Infections muqueuses :
• Candidose orale (muguet) : affecte la cavité buccale.
• Candidose vaginale : provoque des démangeaisons et des pertes.
3. Infections systémiques :
• Aspergillose : causée par le champignon Aspergillus, pouvant affecter les poumons.
• Cryptococcose : liée à Cryptococcus, souvent chez les personnes immunodéprimées.
Symptômes Diagnostic
• Démangeaisons et rougeurs • Examen clinique
(cutanées) • Prélèvements (écoulements, échantillons de peau,..)
• Écoulement blanc (candidose) • Cultures fongiques
•Traitement
Fièvre et toux (infections systémiques)
Prévention
• Antifongiques : par voie topique (crèmes) ou
• Hygiène personnelle
systémique (comprimés, injections).
• Éviter les environnements
kk• Soins de soutien : maintien d'une bonne hygiène
humides
et straitement des facteurs prédisposants.
• Équilibre du système immunitaire
3- Infections parasitaires :
Les infections parasitaires sont causées par des organismes parasites qui vivent et se
reproduisent dans un hôte. Voici les principaux aspects à connaître :
Diagnostic
Types d'infections parasitaires • Analyses de selles
1. Protozoaires : • Frottis sanguins (pour le
• Giardiase : causée par Giardia lamblia, infecte l'intestin. paludisme)
• Paludisme : causé par des Plasmodium, se transmet par • Examen clinique
Les moustiques.
2. Helminthes (vers) :
• Ascaridiose : causée par le ver rond Ascaris lumbricoides.
• Oxyurose : causée par Enterobius vermicularis, souvent chez
les enfants.
3. Ectoparasites :
• Poux : infestent le cuir chevelu ou le corps. Traitement
• Puces : provoquent des démangeaisons et des • Antiparasitaires : spécifiques selon
éruptions cutanées. le type de parasite.
• Soins de soutien : réhydratation,
Symptômes gestion des symptômes.
• Diarrhée, douleurs abdominales
(protozoaires) Prévention
• Anémie, fatigue (helminthes)
kk • Hygiène alimentaire (laver les fruits et légumes)
s
• Démangeaisons (ectoparasites) • Utilisation de moustiquaires pour prévenir le
paludisme
• Éducation sur les pratiques d'hygiène personnelle
4- Chaîne de transmission de l’infection :

1- L’agent infectieux
C’est un micro-organisme
transmissible. Il peut être une
bactérie, un virus, un champignon, un
parasite ou un prion
Endogène ou exogène
2- Le réservoir ou la source
C’est un usager, travailleur de la santé
ou visiteur pouvant présenter une
infection active,
3- La porte de sortie
C’est la voie par laquelle l’agent
infectieux quitte le réservoir, bien que
tous les réservoirs n'aient pas une
porte de sortie évidente.
4- Le mode de transmission 5- La porte d’entrée
C’est un moyen que prend l’agent C’est la voie par laquelle un agent
infectieux, en partant de la source, infectieux pénètre
pour atteindre l'hôte réceptif dans un hôte
6- L’hôte réceptif
Personne réceptive à l'égard de l'agent infectieux (microorganisme) soit, par exemple, parce
que son système immunitaire est affaibli ou qu’elle ne possède pas les anticorps nécessaires
pour lutter contre l’infection,
Identifier les éléments de la chaîne de transmission : Cas pratique
Objectif : Identifier les différentes étapes de la chaîne de transmission d'une infection
et déterminer comment chaque maillon peut être rompu pour prévenir la propagation de
la maladie.
Contexte : Vous êtes un professionnel de santé dans un hôpital. Un cas de grippe a
été détecté dans votre service. Vous devez identifier les maillons de la chaîne de
transmission de cette infection et proposer des moyens pour les briser.

b) Proposez des moyens concrets pour briser


a) Identifiez les différents maillons de la chaîne de chaque maillon de la chaîne de transmission
transmission dans le cas de la grippe. dans le contexte de votre hôpital.
Agent infectieux : Agent infectieux : Moyens :
Réservoir : Réservoir : Moyens :
Porte de sortie : Porte de sortie : Moyens :
Mode de transmission : Mode de transmission : Moyens :
Porte d'entrée : Porte d'entrée : Moyens :
Hôte susceptible : Hôte susceptible : Moyens :
QCM sur les infections
1. Quelle est la principale cause des infections bactériennes ?
a) Virus
b) Champignons
c) Bactéries
d) Parasites

2. Quel symptôme est souvent associé aux infections virales ?


a) Douleurs abdominales
b) Fièvre et fatigue
c) Éruption cutanée
d) Anémie

3. Quel type d'infection est causé par des champignons ?


a) Rhinite
b) Candidose
c) Malaria
d) Gastro-entérite

4. Les infections parasitaires peuvent être causées par :


a) Uniquement des protozoaires
b) Des bactéries et des champignons
c) Des parasites tels que les vers et les protozoaires
d) Aucun des choix ci-dessus
5. Quel examen est souvent utilisé pour diagnostiquer une infection bactérienne ?
a)Analyse d'urine
b) Culture bactérienne
c) Prélèvement sanguin uniquement
d) Radiographie

Exercice 1 : Définition et types d'infections


1. Définition : Qu'est-ce qu'une infection ? Explique la différence entre une infection virale et
une infection bactérienne.
2. Donne un exemple pour chaque type d'infection suivant :

Infection virale

Infection bactérienne

Infection fongique

Infection parasitaire

Exercice 2 : Transmission des infections


1. Décris trois modes de transmission des infections.
2. Associe le mode de transmission à l'agent infectieux suivant :

Virus de la grippe

Plasmodium (paludisme)

Candida albicans (champignon)

Bactéries des salmonelles
kk
s s
Exercice 3 : Diagnostic et prévention
1. Quels sont les symptômes courants d’une infection bactérienne ? Quels tests permettent
de
la diagnostiquer ?
2. Liste trois mesures de prévention pour éviter les infections, et précise à quelles infections
elles s'appliquent.
Exercice 4 : Traitement des infections
1. Quelles sont les différences entre un antibiotique et un antiviral ?
2. Si une personne souffre d’une infection virale, pourquoi les antibiotiques ne sont-ils pas
efficaces ?
Exercice 5 : Étude de cas
Cas clinique : Un patient présente une fièvre élevée, des douleurs musculaires, et une toux
Sèche. Après une consultation, il est diagnostiqué avec une infection virale.
1. Quel traitement serait approprié pour ce patient ? Justifie ta réponse.
2. Quelles mesures devraient être prises pour éviter la propagation de cette infection ?

Exercice 6 : Vrai ou Faux ?


1. Les antibiotiques peuvent guérir toutes les infections.
2. Un vaccin peut prévenir certaines infections virales.
3. Les infections fongiques ne sont jamais dangereuses pour la santé.
4. L'hygiène des mains est l'une des meilleures façons de prévenir la propagation des
kk infections.
s s
II-Infections nosocomiales
L’infection d’origine hospitalière est un grand sujet de préoccupation. En effet elles ont des
conséquences sur les malades, sur les soigneurs, sur les gestionnaires, sur l’établissement, la
population…).

1-introduction
Les infections nosocomiales, aussi appelées infections associées aux soins (IAS), sont
des infections contractées par un patient au cours de son séjour dans un
établissement de santé. ======= après 28 heures d’hospitalisation
suite d’une prise en charge diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou
éducative d’un patient

liées aux soins ou à l'environnement hospitalier.

2- Définition et caractéristiques

Infection nosocomiale : C'est une infection qui n’était pas présente ni en incubation à
l’admission du patient dans un hôpital ou une structure de soins.

Exemples d'infections nosocomiales : Infections urinaires, infections respiratoires


(pneumonies), infections du site opératoire, septicémies, etc.

Origine : Bactérienne (comme Escherichia coli, Staphylococcus aureus), virale


(comme l’hépatite B), ou fongique (comme les candidoses).
D’où la nécessité de la mise en place de structures, spécialement dédiées à la prévention et à la
gestion du risque infectieux, et qui sont à même de proposer des programmes d’action et mobiliser
tous les acteurs au sein de l’hôpital autour des objectifs d’hygiène hospitalière.

Au Maroc, la prise de conscience de l’importance et de la gravité des


infections nosocomiales est toute récente.
le retard a été enregistré

En l’absence d’une stratégie en matière d’hygiène hospitalière, la LCIN est


loin d’être structurée au niveau de nos établissements hospitaliers.
Ce constat est confirmé, par le rapport du consultant de l’OMS (septembre 2005), qui a relevé
des faiblesses dans le domaine d’hygiène hospitalière au niveau de nos hôpitaux, et qui sont
relatives à l’absence ou la défaillance:


Réglementation précise concernant la lutte contre les infections nosocomiale;

Structures organisationnelles de lutte contre les infections nosocomiales, aussi bien au niveau

central, que régional;

Budget spécifique qui soit accordé à l’hygiène hospitalière et à la lutte contre infections
nosocomiales ;

Profil de professionnels de santé spécialisés en hygiène hospitalière;

Politique globale de la gestion des antibiotiques, ainsi que des Référentiels de bonnes pratiques.

La lutte contre les infections nosocomiales étant une composante majeure de la qualité des
soins, constitue désormais une priorité pour le Ministère de la santé.

les établissements hospitaliers devraient donc s’engager, dans une démarche organisée de
gestion le risque infectieux nosocomial

limiter le risque à son permettre l’amélioration de la


niveau le plus bas qualité et de la Sécurité des
soins
3- Facteurs de risque
Les infections nosocomiales sont influencées par plusieurs facteurs :
A-Facteurs liés aux patients :

Immunodépression : Patients atteints de cancer, VIH, diabète.


Âge : Les patients très jeunes (nouveau-nés) ou très âgés sont plus vulnérables.


Comorbidités : Maladies chroniques qui affaiblissent l’état général du patient.


Utilisation de dispositifs invasifs : Cathéters, sondes urinaires, intubation, etc.

B-Facteurs liés aux pratiques médicales :


Procédures invasives : Chirurgies, cathétérisme, intubation, etc.
Usage de dispositifs médicaux : Cathéters, ventilateurs, sondes.
Antibiothérapie : Une utilisation inappropriée des antibiotiques peut favoriser l'émergence de
résistances bactériennes.
C- Facteurs environnementaux :


Hygiène des mains insuffisante chez le personnel soignant.

Non-respect des protocoles de désinfection des instruments et de stérilisation.

Contamination de l’environnement hospitalier : Surfaces, air, eau.

D- Mécanismes de transmission

Les infections nosocomiales peuvent se propager par plusieurs voies :


[Link] par contact direct : Lorsque les mains des soignants, mal désinfectées,
entrent en contact avec un patient vulnérable.

[Link] par gouttelettes : Lorsqu'un patient tousse ou éternue, les gouttelettes


infectieuses peuvent contaminer un autre patient ou le personnel de santé.

[Link] par l'air : Certaines bactéries ou virus se propagent via des particules
en suspension dans l’air (par exemple la tuberculose).

[Link] par des objets contaminés : Le matériel médical non stérilisé ou mal
désinfecté peut être un vecteur d’infection.
4-Les conséquences des infections nosocomiales :
Pour le malade :

Elles aggravent d’avantage son état de santé (fièvre, douleur, décès…), absentéisme au travail source de
baisse de productivité, surconsommation de médicaments (antibiotiques)
Pour les soignants :

Problèmes de pose de diagnostic à temps, de traitement et de prise en charge.

Pour les gestionnaires :


Surcoût des soins et des actes,

Surconsommation en ressources de l’hôpital (eau, électricité, produits fongibles…)

Dans certains pays développés, la qualité des soins est de plus en plus remise en cause par les médias
avec recours aux tribunaux par les victimes.
Pour l’établissement :

Atteinte de l’image de marque de l’hôpital:



Par l’augmentation de la durée moyenne de séjour (DMS) ,

Par le fait qu’il est inadmissible qu’une personne attrape une infection à l’hôpital quand elle vient
chercher des soins et un soulagement Conditions d’hygiène….
Pour la population :

Perturbation de la famille et des amis du malade


Prolongement des délais d’attente
E-Seuil de significativité (UFC/ml)

Le seuil de significativité, souvent appelé le seuil de détection ou limite de détection, est


une concentration en UFC/ml (Unités Formant Colonie par millilitre) à partir de laquelle une
présence microbienne est jugée significative.
Ce seuil dépend du type d'analyse microbiologique et du contexte dans lequel elle est
réalisée, par exemple dans des analyses alimentaires, cliniques ou environnementales.
Voici des exemples de seuils de significativité en UFC/ml, selon le contexte :

Eau potable : Le seuil est souvent très bas, proche de 1-10 UFC/ml pour les bactéries
totales.


Produits laitiers : En fonction des normes locales, le seuil peut varier, mais il se situe
souvent autour de 10³ à 10⁴ UFC/ml.


Cosmétiques : Pour les produits cosmétiques sans conservateurs, les limites tolérées
varient entre 10² et 10⁴ UFC/ml selon le type de microorganisme.


Échantillons cliniques (ex. : urine) : On utilise un seuil de significativité de 10⁴ à 10⁵
UFC/ml pour détecter une infection urinaire.
Diagnostic
microbiologique
 En l’absence de dispositif endo-urinaire il est fortement
recommandé d’utiliser les mêmes seuils que pour les
infections communautaires (A-III):
 Leucocyturie > 104 UFC/ml
 Bactériurie cf tableau ci dessous

Espèces bactériennes Seuil de significativité


(UFC/ml)
Homme Femme
E. coli, S. saprophyticus ≥ 103 ≥ 103
Entérobactéries autres que E. coli, ≥ 103 ≥ 104
entérocoque, C. urealyticum, P. aeruginosa,
S. aureus

En cas de leucocyturie (présence de globules blancs dans les urines), un seuil de significativité est également utilisé
pour interpréter les résultats d'une analyse d'urine, souvent dans le cadre du diagnostic des infections urinaires.
Exercice 1 : Définition et classification
Question : Classifiez les situations suivantes en "infection nosocomiale" ou "infection
communautaire". Justifiez vos réponses.
[Link] patient admis à l'hôpital pour une opération de la hanche développe une infection urinaire
après la pose d'une sonde urinaire, deux jours après l'intervention.

[Link] personne est admise aux urgences avec des symptômes de grippe contractée dans sa
communauté avant son hospitalisation.

[Link] patient contracte une pneumonie 72 heures après son admission en réanimation pour une
défaillance cardiaque.

[Link] enfant hospitalisé pour une intervention chirurgicale développe une infection au site
opératoire cinq jours après la chirurgie.
Exercice 2 : Facteurs de risque
Question : Parmi les facteurs de risque suivants, identifiez ceux qui peuvent augmenter
les chances de développer une infection nosocomiale. Expliquez pourquoi.
A) Utilisation d'un cathéter veineux central
B) Lavage fréquent des mains par le personnel médical
C) Chirurgie abdominale
D) Administration prolongée d'antibiotiques à large spectre
E) Chambre individuelle pour chaque patient

Exercice 3 : Modes de transmission


Question : Associez les modes de transmission des infections nosocomiales aux
exemples suivants.
A) Transmission par contact B) Transmission aérienne C) Transmission par
dispositifs médicaux
[Link] d'un patient par des germes présents sur les mains d'un soignant.

2.Développement d'une pneumonie chez un patient intubé.

[Link] d'un patient par inhalation de gouttelettes d'un autre patient infecté par
la grippe.
Exercice 4 : Cas clinique
Cas clinique : Un homme de 65 ans, diabétique et admis en unité de soins intensifs après une
chirurgie abdominale, développe une infection au site opératoire trois jours après l'intervention. Il
a également une sonde urinaire en place.
[Link] sont les facteurs de risque présents chez ce patient qui augmentent la probabilité de
développer une infection nosocomiale ?

[Link] mesures préventives pourraient être mises en place pour réduire le risque d'infection ?

[Link] la gestion des antibiotiques pourrait-elle jouer un rôle dans la prévention de


l’infection ?

Exercice 5 : Prévention
Question : Citez trois mesures préventives pour réduire le risque d’infection nosocomiale dans
un hôpital. Expliquez pourquoi elles sont importantes.
Antiseptiques, Désinfectants et Stérilisation
PLAN :
I- Désinfection :
A- Définition: Désinfection & antiseptique
B- La désinfection comporte en général:
1- phase de pré-désinfection
2- phase de désinfection proprement dite

II- Stérilisation:
A -Définition
B - Les procédés les plus courants sont:
1-Le traitement thermique
2-le traitement chimique
3-le traitement par ionisation
C- Le Conditionnement

III-conclusion
Historique
• L’Antisepsie, la désinfection et la stérilisation, tiennent une place prépondérante dans
l’hygiène hospitalière et la lutte contre les infections nosocomiales. L’antisepsie et la
désinfection sont connues depuis l’antiquité, comme la lutte contre le phénomène de
putréfaction grâce aux épices, essences et huiles végétales.

• Les Égyptiens ont utilisés les essences et les huiles contre la putréfaction des
plaies.

• L e s Perses ont utilisé les récipients en cuivre et en argent pour


conserver leur eau potable.

• Hippocrate a utilisé le vinaigre de vin pour soigner les infections cutanées.

• Semmelweis en 1843, a utilisé l’hypochlorite de sodium pour le lavage des mains.


• La stérilisation quand à elle doit son origine à :
 Raymond Chevalier : physicien qui a fabriqué la machine de l’autocalve et
 Louis Pasteur : père de la microbiologie moderne qui a fait progresser les notions
de stérilisation.
1-Définition: Désinfection & antiseptique

2- La désinfection comporte en général:

a- phase de pré-désinfection
b- phase de désinfection proprement
dit

3-Antiseptique
A- Définitions
La désinfection est une opération visant à
prévenir une infection.
Il s'agit donc d'une action préventive,
contrairement à l'antisepsie qui est une action
curative, mais les méthodes d'asepsie et de
désinfection sont similaires .
on parle de désinfection d'une peau saine (par
exemple avant une intervention chirurgicale)
mais d'antisepsie d'une plaie.
A-Définitions :

• La composition
• 1. un ou plusieurs principes actifs : sont les substances responsables
de l'action biologique dans les produits médicaux, y compris les
antiseptiques et les désinfectants.

• 2. un ou plusieurs excipients ou adjuvants :

Les excipients sont des substances inactives ajoutées à une formulation


(Fabrication, la conservation ou l'administration du produit)

Les adjuvants sont des substances ajoutées principalement pour


renforcer ou moduler l'effet d'un principe actif. On les trouve souvent dans
les vaccins ou les produits agrochimiques.
• 3. un solvant
A-Définitions :Les principes actifs

• Les principes actifs

• Classe Exemple
• Agents oxydants Acide peracétique
• Alcools Alcool éthylique
• Aldéhydes Glutaraldéhyde
• Amine Glucoprotamine
• Ammoniums quaternaires Chlorure de benzalkonium
• Biguanide Chlorhexidine
• Composés chlorés Eau de Javel
• Iodophores
• Dérivés phénoliques
• Dérivés des métaux lourds
PEAU SAINE DÉSINFECTION

PEAU LÉSÉE ANTISEPSIE


A-Définitions :

Un antiseptique est utilisé pour éliminer, tuer ou inactiver les


micro-organismes, présents sur la peau ou les muqueuses afin de
:
-Permettre la réalisation de soins aseptiques
-Réduire la transmission des germes de malades par les mains
de soignants ou des patients.
-Traiter les infections locales cutanées.

Un antiseptique est réservé à l’usage externe car il est toxique par


voie générale.
B - Les étapes de La désinfection
B- La désinfection comporte en
général
 une phase de pré-désinfection, qui consiste à enlever les matières
organiques extérieures (par exemple les graisses, peaux mortes) .

 une phase de désinfection proprement dite avec l'emploi d'un désinfectant.

Le désinfectant peut avoir :


 une action d'inhibition de la croissance des micro-organismes, on parle
d'action bactériostatique dans le cas de bactéries : il empêche la
multiplication naturelle des germes .
 une action létale sur les micro-organismes, on parle d'action bactéricide
dans le cas de bactéries : il tue les germes.

 Selon les normes en vigueur, la désinfection doit tuer 99,999 % des germes
ciblés
1- La pré-désinfection
 C’est la première étape de traitement des Dispositifs Médicaux
« souillés ».

 Le but de la pré-désinfection est de diminuer le nombre de micro-


organismes et de faciliter le nettoyage ultérieur.

 Elle a également pour but de protéger le personnel lors de la


manipulation des instruments sales.

 Elle permet également d’éviter la contamination de l’environnement.


A L’issu de l’acte chirurgical
Désinfectants pour les instruments chirurgicaux
Glutaraldéhyde : Puissant biocide utilisé pour la
désinfection des endoscopes et instruments sensibles à la
chaleur. Actif contre les bactéries, virus, champignons et
spores.
Acide peracétique : Efficace à basse température,
souvent utilisé dans les autoclaves spécifiques. Utilisé
pour la désinfection chimique rapide.
Hypochlorite de sodium (eau de Javel) : Concentrations
spécifiques pour la désinfection d'instruments non
la stérilisation des instruments
thermosensibles : Glutaraldéhyde corrosifs.
la désinfection rapide et sans
résidus : Peroxyde d’hydrogène
stabilisé
Le produit qui ne doit pas être utilisé
pour des instruments chirurgicaux
métalliques à cause de son potentiel
corrosif : Hypochlorite de sodium
Vous devez désinfecter un endoscope après une intervention.
Quel désinfectant utilisez-vous et pourquoi ?
Un bloc opératoire utilise de l’hypochlorite de sodium pour
désinfecter des ciseaux chirurgicaux. Quels problèmes cela peut-
il poser ?
Associer les désinfectants à leur usage
Associez chaque désinfectant à son utilisation principale :

1- Acide peracétique : Stérilisation chimique rapide des instruments

2- Ammoniums quaternaires : Nettoyage général des surfaces dans les hôpitaux

3- Glutaraldéhyde : Désinfection des endoscopes

4-Hypochlorite de sodium : Désinfection des surfaces dures


a- Nettoyage
Objectifs : éliminer les salissures, réduire le
nombre de micro-organismes présents sur le
matériel
►Produits utilisés :détergent Désinfectant, respecter
les indications et le temps de contact donnés par
le fabricant en fonction du produit utilisé
►Application des procédés :action chimique et
mécanique : machine, ultrasons, manuelle
(brossage + écouvillonnage)
Nettoyage par les machines à laver
b- Rinçage
Objectifs : éliminer les matières organiques, toute
trace de détergent, éviter les interactions chimiques entre
les produits
►Produits utilisés : eau du réseau
►Application des procédés : systématiquement
après le nettoyage, et avant la désinfection, le
séchage si stérilisation.
c- Séchage
Objectifs : empêche la prolifération microbienne sur les
milieux humides
►Application des procédés : à la machine, à l’air
comprimé , ou avec un essuie-mains à usage unique.

Réalisé avant le stockage en cas de désinfection, et avant


le conditionnement pour la stérilisation.
Pré désinfections

Récupération du bac Rinçage Nettoyage


Contrôle des boites chirurgicales
2- phase de désinfection
proprement dite avec l'emploi
d'un
désinfectant
Les désinfectants& les antiseptiques
 Les désinfectants sont également connus sous le nom d'anti-
bactériens ou biocide où le mot bactérie est un abus de langage
pour désigner tous les micro-organismes (bactéries, virus,
protozoaires).
- Le désinfectant peut avoir trois actions :
 inhibition de la croissance des germes
 action létale (mortelle) sur les germes
 empêcher les germes de recoloniser la surface nettoyée

 Un antiseptique, appelé aussi antibactérien, est une substance


qui tue ou prévient la croissance des bactéries et des virus sur les
surfaces externes du corps. Ils sont à distinguer des antibiotiques,
qui agissent de même à l'intérieur du corps, seulement contre les
bactéries.
Les désinfectants& les antiseptiques

Les antiseptiques et désinfectants sont capables :

1) d’inhiber la croissance des micro-organismes (action bactériostatique,


fongistatique,
Virostatique)

2) d’avoir une activité létale (bactéricide, fongicide, virucide, sporicide)


Certains antiseptiques présentent ces deux modes d’action en fonction de
leur concentration.
Généralement, plus la concentration est élevée, plus l'effet est de type létal
(exception ex:
éthanol 70% plus actif qu'à 96%)

3) d’avoir une rémanence : effet antimicrobien de l’antiseptique persistant


sur la peau (ex: la Chlorexidine)
Les désinfectants & les antiseptiques

On distingue différentes familles d'antiseptiques et de désinfectants en fonction de leur


mode d’action sur la cellule des microorganismes:

Atteinte membranaire,

Coagulation de constituants intracellulaires,

Blocage d'enzymes protéiques.


Les désinfectants & les antiseptiques
Hormis la concentration, différents facteurs peuvent influencer l’activité des
produits:
Temps de contact (activité ↑ avec augmentation du temps de contact)
Température (activité ↑ avec augmentation de la température, mais la
chaleur peut d'autre part dégrader les dérivés de chlore), pH (baisse ou
augmentation d'activité selon les familles)
Liposolubilité (pénétration de la couche cornée)
Présence des matières organiques (sang, pus, sérosités, protéines.) ↓
activité presque de toutes les familles). Elles doivent être éliminées au
maximum avant l'application des ATS. Il existe un schéma général selon la
séquence: nettoyage/rinçage/séchage/antisepsie
Présence de savon (↓ activité des ammoniums quaternaires, de la
chlorhexidine et des produits chlorés)
Autres antagonisme chimiques: les mélanges d'ATS ou de désinfectants
peuvent aboutir à des effets antagonistes ou toxiques (éviter le mélange)
Synergies: certaines associations, préparées à l'avance et étudiées in vivo
et in vitro, se sont relevées synergiques; d'une manière générale,
l'association de l'alcool à un autre ATS est favorable,
Les désinfectants & les antiseptiques
Antiseptiques majeurs : Alcools

L'alcool éthylique (éthanol) et l'alcool isopropylique (isopropanol) sont les alcools les plus largement
utilisés.
Ils peuvent être utilisés à des concentrations allant de 30-90% en solution aqueuse; les
meilleurs résultats sont habituellement obtenus avec l'éthanol à 70% ou isopropanol à 50%.
Propriétés généraux:

L'alcool agit par dénaturation des protéines bactériennes. C'est un processus qui nécessite la
présence d'eau. De ce fait l'alcool absolu (éthanol pur) est peu actif

C'est un ATS de la peau saine (irritant, ne doit pas être appliqué sur les muqueuses, les plaies
ou à proximité des yeux)

ATS bactéricide actifs possède un spectre antibactérien assez large sur les formes végétatives
de presque toutes les espèces bactériennes G+ et G-, tuberculicide (minimum contact 1 à 3
min).Par contre, il est inactif sur les formes sporulées.


Son action antifongique et virucide est plus variable et plus faible (plus actif sur les virus qui
possèdent une enveloppe lipidique que sur les virus nus)

L'alcool est très volatil, par conséquent il est très peu rémanent. Il potentialise l’action d’autres
ATS (Chlorhexidine, iode, ammoniums quaternaires)
Les désinfectants & les antiseptiques
Famille des Biguanides

La Chlorhexidine est l'ATS le plus connu de ce groupe, elle est active sur les bactéries G+ et
sur la plupart des bactéries G-. Par contre son activité est moindre sur les bactéries A.A.R.
(Alcoolo-Acido- Résistantes) et sur les endospores

Exemple de bactéries AAR :

Mycobacterium tuberculosis : Responsable de la tuberculose.


Mycobacterium leprae : Responsable de la lèpre.
Nocardia spp. : Agent d'infections opportunistes chez les immunodéprimés.

Exemple de bactéries sporulantes :

Bacillus :
Bacillus anthracis : Agent de l'anthrax.
Bacillus cereus : Intoxications alimentaires.
Clostridium :
Clostridium botulinum : Botulisme. Intoxications alimentaires
Clostridium tetani : Tétanos.
Clostridium difficile : Infections nosocomiales.
Les désinfectants & les antiseptiques
Elle est obtenue à partir de dicyanamide et d'hexaméthylène diamine. C'est l'association des
deux groupements biguanides qui lui confèrent son activité antimicrobienne.

Elle exerce son action par le biais d'interactions de ses deux groupements biguanides
avec les phospholipides des membranes cellulaires.

Il se produit une modification de la perméabilité des membranes des bactéries vis à vis de
substances inorganiques (ions potassium, acides aminés, nucléotides).

La Chlorhexidine est très rémanente; de ce fait, il n'est pas nécessaire de l'appliquer plus
de deux fois par jour. Les liquides biologiques (sérum, sang, exsudats) n’altèrent pas ses
propriétés.

En raison des propriétés ATS et de sa faible toxicité systémique ou dermique, la Chlorexidine a


été incorporée dans des pommades, des produits pour nettoyer la peau et les plaies (ex:
CICAJET 18 en médecine vétérinaire), des produits pour les trayons, des produits ATS
chirurgicaux (champs opératoires).
Les désinfectants & les antiseptiques
Les désinfectants & les antiseptiques
Classification
On peut classer les antiseptiques par:

1. La famille chimique (halogénés: dérivés iodés, chlorés.)


2. Les indications de l'AMM (antiseptique de la peau saine, peau lésé ou plaie, muqueuse.)
3. Le spectre d'activité

la classification selon le spectre d'activité


1) Les antiseptiques majeurs (bactéricides à large spectre): Alcools, Biguanides, Halogénés.
2) Les antiseptiques à spectre intermédiaire (bactéricides à spectre étroit): Ammoniums
Quaternaires.
3) Les antiseptiques mineurs (bactériostatiques à spectre étroit): Acides, Dérivés métalliques.
4) Les antiseptiques déconseillés (toxicité et effets indésirables importants): dérivés mercuriel
5) Les produits considérés à tort comme antiseptiques: peroxyde d'hydrogène (eau oxygéné),
colorants.
Les désinfectants & les antiseptiques
Les Antiseptiques :

Classification

 Les antiseptiques sont des solutions aqueuses ou alcooliques de


principes actifs appartenant à différentes classes chimiques

 Ne seront étudiés que les antiseptiques qui ont un intérêt médical.


Ils sont regroupés dans six familles.
Les Antiseptiques :

1/-Halogènes chlorés
Soluté de Dakin
• Délai d’action rapide, dès la 1ere mn de contact
• Bactéricide, fongicide, virulicide et sporicide.
• Utilisation : sondage vésical

2/-Halogènes iodés:
• -iode et dérives: Solution Alcoolique: alcool iodé
• -iodophores: Bétadine : antiseptique iodé non alcoolique
• Bactéricide, fongicide, virucide et sporicide
Utilisation :
• -Alcool iodé  injection, prélèvements sanguins, préparation locale
(chirurgie, cathétérisme).
• -Betadine : préparations locales.
Les Antiseptiques
3/-Alcools
L’alcool absolu a un faible pouvoir bactéricide.
Seul l’alcool éthylique à 70° est à usage antiseptique.
Le propanol-2 ou isopropanol entre dans la composition d’autres
antiseptiques: SHA ou comme solvant d’autres ATS qu’il potentialise
(alcool iodée, hexamidine, chlorhexidine)
Bactéricide, fongicide, virucide sur quelques virus.
Utilisation : injection, prélèvements, antisepsie des mains.

4/-Diamidines:
Hexamidine : agent antibactérien cationique (propriétés tensio-actives),
bactériostatique sur les Gram+
Hexomedine transcutanée: Bactéricide sauf sur certaines souches
Gram négatif, fongicide
Utilisation : injection, prélèvements, traitement des infections
dermatologiques
Les Antiseptiques
5/-Biguanides :
solutions moussantes (tensio-actif), acqueuses et alcooliques
Chlorhexidine en solution alcoolique (Hibitane)
Bactéricide (Gram+) moindre sur les Gram-, fongicide (candida
albicans). Une résistance acquise a été décrite
Utilisation : injection, prélèvements, préparations locales.

• 6/-Mercuriels
• Mercryl laurylé, merfène, mercurochrome.
• Bactéricides, sauf certaines souches Gram négatif, fongicide.
• Produit à éviter à l’hôpital, interdit en pédiatrie.
Les Antiseptiques
• Agents oxydants (depuis env.1945)
Eau oxygénée.
Acide paracétique.
Permanganate de potassium.
Bactéricide (Gram +: +++, Gram -: +++, Mycobactéries: ++), sporicide
(Spores: +++), Virucide (Virus: +), fongicide (Champignons: +)
. Inconvénients: Corrosif pour les mé[Link].
• Utilisation : Eau oxygénée: désinfection des plaies.
Acide paracétique: désinfection des, filtres d’hémodialyse.
Permanganate de potassium: désinfection de l’eau
Les Désinfectants

• Un désinfectant est utilisé pour éliminer, ou inactiver les


micro-organismes qui se trouvent sur des supports
inertes : sol, murs , tables , matériel medico-chirurgicale
afin de prévenir les infections Hospitalières.

 Les désinfectants sont destinés à être utilisés


uniquement sur les matières inertes à cause de leur
forte concentration et de leur toxicité.
Les Désinfectants

1/-Dérivés Halogénés

Solutés d’hypochlorite de sodium , extrait de javel (48° chlore) .


utilisée diluée au ¼: berlingot de 250ml dans 750ml d’eau :Eau de
javel (12° de chlore) .

Eau de javel diluée au 1/8 (6° de chlore)(labo)

Bactéricide, sporicide, virucide et fongicide.

Utilisation : Désinfection des sols, sanitaires, excréta, matériel.

Corrosif pour les métaux.


Les Désinfectants
2/-Aldéhydes :A/-Formaldéhydes :

-Formol gazeux , Formol solution à 1% et Lysoformine

Bactéricide(Gram-), virucide(+/- virus nus), fongicide et sporici .de


(temps de contact prolongé),inactif sur les prions.

Utilisation : Désinfection des locaux après nettoyage hors


présence humaine, du matériel, du sol, des surfaces sanitaires, et
instruments ==== Produit toxique.

B/-Glutaraldehyde :

Bactéricide, fongicide, sporicide et virucide (inactif sur les prions)

Utilisation : désinfection par trempage du matériel thermo-


sensible.

Produit irritant : le port de gants est obligatoire.


Les Désinfectants

3/-Biguanides: Chlorhexidine

Solution aqueuse à 0.50%

Solution alcoolique à 0.50%

Hibitane (déjà dilué à 20%)

Bactéricide et fongicide.

Utilisation : pré-désinfection du matériel thersensible,désinfection


des locaux .

======= Produit neurotoxique et allergissant.


Les Désinfectants

4/-Ammoniums quaternaires :

Chlorure de benzalkonium : Sanibon

Bactéricide, fongicide, virucide.

Mais nombreux germes hospitaliers résistants.

Utilisation : Insuffisant seul pour la désinfection. Il est


surtout utilisé comme désodorisant.
EXEMPLES DE CONDITIONNEMENT

ÉOSINE - EAU OXYGÉNÉE BÉTADINE


BAINS DE BOUCHE
SÉRUM PHYSIOLOGIQUE

ALCOOL MODIFIÉ

SOLUTION

BISEPTINE® CHLORHEXIDINE HYDROALCOOLI


QUE
II - La stérilisation
L’état stérile

 L’état stérile ne se voit pas, ne se mesure pas

 La stérilité d’un produit n’est pas négociable, car la


sécurité du malade n’est pas négociable

 Une stérilisation hospitalière peut infecter, voire tuer


beaucoup de monde si elle n’est pas fiable
A- Définition

 La stérilisation est une technique destinée à détruire tout germe


microbien d'une préparation en la portant à haute température,
c'est-à-dire de 100 °C à 180 °C.

Elle a été inventée par Nicolas Appert à la fin du XVIIIe siècle


(appertisation).

L'explication théorique a été fournie par Louis Pasteur au


XIXe siècle.
A- Définition
 La stérilisation est un procédé utilisé dans le domaine bio-industriel
pour détruire les germes viables ou revivifiables, potentiellement
infectieux, des médicaments ou des dispositifs médicaux.

 Par définition, l'état stérile d'un produit se traduit par la probabilité


d'au plus 1 / 1000000 de trouver un germe viable ou revivifiable sur
(ou dans) un produit.

 Le terme STERILE est une notion absolue.


B- Les procédés les plus courants sont

 Le traitement thermique (Pasteurisation, Appertisation,


Tyndallisation ou à la vapeur d'eau : autoclavage)

 le traitement chimique (souvent: l'oxyde d'éthylène)


 le traitement par ionisation (par exposition à un rayonnement
gamma émis notamment par le cobalt-60 de synthèse, ou à un
faisceau d'électrons accélérés).

Ces procédés font l'objet d'importants travaux de normalisation, au


niveau international, afin notamment de définir les règles précises
de leur maîtrise.
1- Le traitement thermique (Pasteurisation,
Appertisation, Tyndallisation ou à la vapeur
d'eau : autoclavage)
Appertisation: La conserve alimentaire

Nicolas APPERT
(1749-1841)
Un stérilisateur d'antenne chirurgicale avancée de la
Première Guerre mondiale

John Tyndall.
(182O – 1893)
Tyndallisation
Est le lien entre maladies infectieuses et Antisepsie,
Désinfection et Stérilisation
Pasteurisation

Louis Pasteur
(1822 – 1895)
2-le traitement chimique
• Structure de l'oxyde d'éthylène= C2H4O
2-le traitement chimique
 L'oxyde d'éthylène gazeux : sert à tuer les bactéries (et leurs
endospores, contrairement à de nombreux autres produits), les
moisissures et les champignons, et c'est pourquoi on l'utilise pour
stériliser des substances que des techniques reposant sur la
chaleur, comme la pasteurisation, pourraient endommager.

 La stérilisation des épices par l'oxyde d'éthylène fut brevetée en


1938 par l'américain Lloyd Hall, et est encore employée de nos
jours.

 On l'utilise aussi dans la stérilisation du matériel médical tel que les


bandages, les sutures, les implants, etc.
Toxicité
 L'oxyde d'éthylène sous forme gazeuse est toxique, et des
surexpositions peuvent causer des maux de tête, s'intensifiant au
fur et à mesure de l'exposition, pouvant même mener à des
convulsions voire au coma.
 C'est aussi un produit irritant pour la peau et les poumons.
 L'exposition répétée augmente également le risque de cataracte.

 L'oxyde d'éthylène est classé cancérogène pour l'homme

 Chez les animaux, l'oxyde d'éthylène peut provoquer de nombreux


effets sur la reproduction, tel que des mutations ou des fausses
couches. Ses effets sur la reproduction humaine n'ayant pas été
étudiés en profondeur .
3-le traitement par ionisation

• Cobalt 60 (isotope radioactif):

 Le Cobalt est un élément chimique, de symbole Co et de numéro


atomique 27 et de masse atomique 59.

 Le cobalt 60 a de nombreuses utilisations comme source de rayons


gamma, en raison de sa demi-vie relativement courte (5,27 ans),
donc plus facile à éliminer en comparaison d'autres isotopes
( radiothérapie )

 on préfère maintenant utiliser des accélérateurs d'électrons .


Toxicité
Chez l'Homme :
Asthme, ou pneumonie chez des travailleurs ayant respiré un air
chargé en cobalt).
Des affections cardiaques chez les anémiques et femmes enceintes
ayant été médicamentés au cobalt.
Chez l'Animale : des anomalies fœtales sont provoquées chez des
animaux exposés en laboratoire à des taux élevés de cobalt lors de
la grossesse.
Il est classé comme "cancérogène possible" par le Centre
international de recherche sur le cancer ; car il provoque un cancer
lorsqu'il est introduit dans un muscle ou sous la peau, mais il ne
semble pas être cancérogène lorsqu'inhalé par animaux exposés
via l'air, la nourriture ou l'eau.
C- Le Conditionnement
Stérilisation / Conditionnement
Paramètres de stérilisation
Stérilisation / déchargement et
stockage
Stérilisation / dispensation
Conclusion 1

Souhaitons nous limiter et contenir les infections


nosocomiales?
Commençons par le moyen le plus simple: avoir
une stérilisation de qualité.
Sinon, combien de morts acceptez-VOUS ?
Conclusion 2

Assurer la sécurité des patients et des


personnes vis-à-vis du risque infectieux
est
une exigence essentielle pour une structure de soins.

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