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Comprendre le Droit Fiscal et ses Sources

Le droit fiscal est une branche juridique régissant l'impôt, qui est un prélèvement obligatoire pour financer les charges publiques. Les sources du droit fiscal incluent des normes écrites comme la constitution et des lois, ainsi que des normes non écrites telles que la jurisprudence. Les principes fondamentaux de l'impôt incluent l'égalité devant l'impôt, la nécessité de l'impôt, et la non-rétroactivité des lois fiscales.

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Comprendre le Droit Fiscal et ses Sources

Le droit fiscal est une branche juridique régissant l'impôt, qui est un prélèvement obligatoire pour financer les charges publiques. Les sources du droit fiscal incluent des normes écrites comme la constitution et des lois, ainsi que des normes non écrites telles que la jurisprudence. Les principes fondamentaux de l'impôt incluent l'égalité devant l'impôt, la nécessité de l'impôt, et la non-rétroactivité des lois fiscales.

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DROIT FISCAL

-Le droit fiscal est une branche de la science fiscale. C’est l’ensemble des règles juridiques
relatives á l’impôt. C’est une matière ayant ses concepts et ses normes propres.

I-INTRODUCTION
L’impôt : est un prélèvement pécuniaire, de caractère obligatoire, effectué en vertu de
prérogatives de puissance publique, á titre définitif, sans contrepartie déterminée, en vue
d’assurer le financement des charges publiques de l’Etat, des collectivités locales et des
établissements publics administratifs.
1-l’impôt est un prélèvement pécuniaire : signifie que l’impôt est prélevé sur une certaine
somme d’argent ou sur une valeur convertie en termes monétaires (impôt sur le revenu(IR),
impôt sur les sociétés(IS)…
2-l’impôt est un prélèvement de caractère obligatoire : l’impôt est le nerf de la puissance
publique. On ne saurait concevoir que les contribuables aient la faculté de déterminer
eux-mêmes le principe de leur imposition, le montant de leurs cotisations et d’en fixer les
modalités de recouvrement.

II-LES SOURCES DU DROIT FISCAL


Le droit fiscal est l’ensemble des règles juridiques relatives á l’impôt. Il tire ses dispositions
de sources formellement écrites et aussi de certaines normes écrites crées par la
jurisprudence financière.

A-LES SOURCES ECRITES DU DROIT FISCAL


1-les sources supra-législatives
a. la constitution : la constitution de 1962 a posé les premiers piliers des finances
publiques modernes en disposant que l’impôt doit être proportionnel avec la faculté
contributive du citoyen. L’article 50 et 51 de la constitution de 1996 prévoit les modalités du
vote de la loi de finances de l’année.
b. les engagements : les traités et les conventions internationales : le Maroc, dans le
préambule de la constitution, réaffirme qu’il souscrit aux principes, droits et obligations
découlant des chartes des organismes internationaux dont il est membre. Dans ce contexte,
deux catégories de conventions et traités internationaux influencent directement la matière
fiscale. D’une part, les conventions fiscales internationales qui visent d’éviter le problème de
la double imposition entre le Maroc et D’autre part, les conventions de libre-échange
instituant des systèmes d’abattement fiscaux et des franchises douanières.
c. la loi organique des finances : dans la hiérarchie des sources juridiques, la loi
organique des finances est située entre la constitution et les lois ordinaires. Elle trouve son
fondement juridique direct dans la constitution (article 50) : ‘’le parlement vote la loi de
finance dans les conditions prévues par une loi organique’’. C’est une loi adoptée selon une
procédure spécifique qui précise les modalités d’organisation et de fonctionnement du
système des finances de l’Etat. Elle représente une sorte de ‘’constitution financière et
fiscale’’.
2-les sources législatives
Globalement, les sources législatives (lois) sont définies selon le critère matériel
dans l’article 46 et selon le critère organique dans l’article 45 de la constitution qui dispose
que ’’la loi est votée par le parlement’’.
a. les lois prises selon la procédure normale: il s’agit de textes qui obéissent aux
règles communes de la procédure législative. Ils relèvent du domaine de la loi, tels qu’il est
prévu par la constitution, ayant soit un caractère fiscal, soit une incidence directe sur la
fiscalité (art 17). L’article 46 de la constitution habilite le parlement á voter des lois-cadres
(loi-cadre concernant la réforme fiscale intervenue en 1984).
b. les lois prises selon des procédures spéciales :
-la matière fiscale issue des lois de finances de l’année :
-la matière législative issue des lois d’habilitation :
-la matière législative issue des décrets-lois :

3-les sources réglementaires


Le gouvernement dispose d’un pouvoir réglementaire autonome en matière fiscale qu’il peut
exercer á travers les décrets (art 61 de la constitution), les arrêtés (arrêtés émis le ministre
chargé des finances le 26 avril 1999 relatif á l’élaboration et á l’exécution des lois des
finances), les textes administratifs d’application á caractère subsidiaire (ensemble de la
réglementation en émanation du pouvoir administratif sous forme de circulaires, notes,
instructions…).
B-LES SOURCES NON ECRITES DU DROIT FISCAL
1-La jurisprudence constitutionnelle
Dans le cadre de la réforme constitutionnel de 1992 a été crée le conseil constitutionnel
chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois. En jouant le rôle ‘’d’interprète’’ de la
loi organique des finances, le juge constitutionnel se veut le gardien du respect des principes
d’une gestion fiscale saine. L’apport du juge constitutionnel marocain demeure vivement
sollicité afin de clarifier davantage la portée et le sens précis de certaines dispositions
fiscales.
1-La jurisprudence administrative
La matière financière ne se limite pas á une législation ou á une réglementation á caractère
strictement fiscal. Elle s’étend aux actes administratifs ayant directement ou indirectement
une incidence fiscale. Le juge administratif ne doit pas s’en tenir á la simple fonction de
‘’dire le droit’’, il est constamment convié á ‘’créer le droit’’ en fonction des cas d’espèce qui
lui sont différés.

III-PRINCIPES VENERABLES DE L’IMPOT


A-LE PRINCIPE D’EGALITE DEVANT L’IMPOT
Ce principe recouvre deux principes : le principe d’égalité devant la loi et le principe de
l’égalité devant les charges publiques. Ce dernier implique l’absence d’immunité fiscale :
prohibition d’un privilège fiscal total et définitif. Plus généralement, le principe d’égalité
devant l’impôt autorise des traitements différents basés sur des différences de situation ou
un motif d’intérêt général. Enfin, le CC a reconnu que des personnes placées dans des
situations différentes ne peuvent être traitées de la même façon sans justification objective et
rationnelle.
B-LE PRINCIPE DE LÉGALITE DE L’IMPOT
Ce principe est issu de l’article 17 de la constitution. C’est la traduction juridique du
principe politique de consentement á l’impôt. Seul le législateur a le pouvoir de créer ou de
supprimer des impôts, qu’il s’agisse d’impôts d’Etat ou des collectivités locales. Ces
dernières disposent d’une marge de manœuvre, mais dans les limites fixées par la loi.
La règle générale est que toutes contributions, no prévues par les lois, et les règlements en
vigueur, ainsi que par la loi de finances annuelle, sont formellement interdites, au risque que
leurs initiateurs d’être poursuivis comme concussionnaires. Seule une disposition de droit
peut faire naitre une obligation juridique á la charge du débiteur de l’Etat. Autrement dit, il
est obligatoire que la créance soit á la fois fondée sur un texte de base et prévue par la loi de
finances.
C-LE PRINCIPE DE NECESSITE DE L’IMPOT
Le principe de nécessité de l’impôt concerne toutes les recettes fiscales, et pas uniquement
celles finançant la force publique ou les charges d’administration. C’est ce principe qui
légitime le contrôle fiscal et la répression de la fraude.

D-LE PRINCIPE DE NON-RETROACTIVITE DE LA LOI FISCALE


NECESSITE
Ce principe n’a valeur constitutionnelle qu’en matière répressive. Dans les autres matières,
la loi peut être rétroactive en se basant sur un motif d’intérêt général.
La rétroactivité en matière pénale peut figurer dans des lois interprétatives qui, sous couvert
d’interprétation, ont pour but d’écarter une jurisprudence contraire á l’interprétation de
l’administration. Trois interdictions de la rétroactivité doivent être relevées : impossibilité
de prévoir des sanctions pour des agissements antérieurs á la nouvelle loi qui n’étaient pas
prévues par la loi ancienne ; la rétroactivité ne saurait préjudicier aux contribuables dont
les droits ont été acquis par une décision de justice ; la rétroactivité ne peut porter atteinte
au droit de propriété. Mais, la rétroactivité peut aussi être favorable au contribuable dans
l’hypothèse de l’application de la loi la plus douce.
E-LE PRINCIPE DE NEUTRALITE DE L’IMPOT
Selon ce principe, le système fiscal doit respecter le choix des individus. Il doit par exemple
demeurer neutre á l’égard des genres. Or, on observe que dans certaines situations, la
neutralité peut être difficile á préserver particulièrement lorsque les gouvernements doivent
tenir compte de la situation économique du pays.

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VI-LES MODES DE CLASSIFICATION DE L’IMPOT


A-L’IMPOT ET LES AUTRES PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES

1-Les impôts : sont des prestations pécuniaires que l’Etat exige, en vertu de sa souveraineté,
des personnes qui sont soumises (ex : l’impôt général sur le revenu, l’impôt sur les sociétés,
l’impôt de patente…). En vue principalement de couvrir ses besoins financiers et sans qu’á
ce paiement corresponde á une contre-prestation déterminée. Les éléments de base sont
donc : une mesure coercitive émanant du pouvoir souverain, un paiement et une prestation
inconditionnelle.

2-Les taxes : font partie des contributions causales. Elles sont des contributions publiques
spéciales que l’Etat exige d’un redevable, soit en échange d’un service rendu ou d’un
avantage procuré a cet administré (ex : taxe sur la valeur ajoutée, taxe d’habitation, taxe
professionnelle, taxe des services communaux…), soit en contrepartie d’une dépense
publique provoquée par lui (taxes administratives ou émoluments administratifs). Les
éléments de base sont donc : une prestation pécuniaire et une prestation conditionnelle.
3-Les taxes parafiscales : la parafiscalité est apparemment une notion moins claire que celle
de l’impôt ou celle de la taxe administrative, même si la doctrine revendique certaines
conditionnalités pour son institution. D’autant plus que le droit fiscal marocain n’en donne
pas une définition précise par rapport aux impôts et par rapport surtout aux taxes
administratives
4-Les produits et les amendes : les produits des amendes sont des créances issues des
condamnations pécuniaires que l’Etat a déclarées á l’encontre de certaines personnes ayant
commis des infractions. Celles-ci peuvent être d’ordre judiciaire ; d’ordre administratif ;
d’ordre fiscal. En tout cas, leur fait générateur c’est la commission d’une infraction ; c’est
aussi la décision prononçant l’amende qui entraine l’exigibilité de celle-ci.
5-Les rémunérations de services rendus et les redevances :
Les rémunérations des services rendus et les redevances, en contrepartie de la mise á
disposition aux citoyens un grand nombre de services plus ou moins collectifs. Certains
d’entre eux sont financés selon le principe d’équivalence Ceci signifie que l’Etat produit le
service, mais le consommateur en décide l’utilisation et paie les seules quantités
consommées. Le rapport entre le cercle des bénéficiaires et des payeurs est dés lors direct.
Les prestations offertes á ce titre par l’Etat peuvent être subdivisées en trois catégories : les
biens ou les services qui résultent d’une production de caractère industriel , les biens
immobiliers de l’état qui sont mis á disposition des particuliers contre paiement d’un
loyer et les services destinés á l’amélioration du capital humain (ex : la santé publique,
l’éducation nationale).

VII- ARCHITECTURE DU SYSTEME FISCAL MAROCAIN OU DE


L’ETAT

I – IMPOTS DIRECTS

1°- Impôt sur le revenu (I.R) : s’applique aux revenus et profits des personnes physiques et
des personnes morales n’ayant pas opté pour l’IS. Les revenus concernés sont : les revenus
salariaux, professionnels, fonciers, agricoles.

2°-Impôt sur les sociétés (I.S) : s’applique aux sociétés de capitaux, établissements publics
et personnes morales qui réalisent des opérations lucratives.

3°-Taxe professionnelle (T.P) : s’applique à toute personne physique ou morale, de


nationalité marocaine ou étrangère qui exerce une activité professionnelle au Maroc.

4°-Taxe d’habitation (T.H) : s’applique aux constructions occupées par leurs propriétaires,
leur conjoint, ascendant ou descendant. Font l’objet d’exonérations permanentes, les
demeures royales, les immeubles appartenant à l’Etat, aux œuvres privées de bienfaisance, à
des Etats étrangers.

5°-Taxe de services communaux (T.S.C) : s’applique aux constructions, matériel, outillage


et moyen de production. Ne sont pas soumis à la TSC, les immeubles appartenant aux partis
politiques, centrales syndicales, Bank Al Maghrib…

II – IMPOTS INDIRECTS
Taxe sur la valeur ajoutée (T.V.A) : s’applique aux activités industrielles, artisanales,
commerciales. Les commerçants sont imposables lorsque le chiffre d’affaires de l’année est
supérieur ou égal à 2.000.000 DH. Font l’objet d’exonérations totales les associations à but
non lucratif et les organismes assimilés énumérés par la loi (l’université Al Akhawayne
d’Ifrane…).

Taxe spéciale annuelle sur les véhicules automobiles (T.S.A.V.A) : s’applique aux
véhicules automobiles immatriculés au Maroc. Elle doit être payée au mois de janvier de
chaque année. Sont exonérés, les véhicules du transport en commun, les véhicules du
Croissant rouge, les véhicules de l’Etat…
Taxe sur les contrats d’assurance : s’applique aux contrats d’assurance passés par les
entreprises d’assurance, ainsi que les actes ayant pour objet la modification ou la résiliation
á l’amiable desdits contrats.

III –AUTRES

1°- Droits d’enregistrement (D.E) : L’enregistrement est une formalité à laquelle sont
soumis les actes et conventions, soit obligatoirement, soit sur option.
2°- Droits de Timbre (D.T) : Il existe 2 catégories de droits de timbre : les droits
proportionnels (taux proportionnels de 0,25 % á 5 %). les droits fixe varient de 1 DH á
1.000DH.

08 Janv. 2025
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La programmation pluriannuelle des finances publiques joue-t-elle un rôle


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Comment l'assimilation de l'ONDAM à une « arme de destruction massive »


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Quels sont les moyens mis en oeuvre par l'État monégasque pour assurer la
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Le calendrier budgétaire est-il adapté ?


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La documentation budgétaire, telle qu'elle est désormais conçue,


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Le rôle et le fonctionnement du Comité des Finances Locales (CFL) dans la


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sujet, précisé que « la mise en place d'une instance permanente de...
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Décret 2023-255 (articles 14 à 54) - Comment les dispositions de ce décret


pourraient rendre encore plus difficile la gestion efficace de l'investissement
public à Madagascar ?
DISSERTATION - 5 PAGES - DROIT DES FINANCES PUBLIQUES
La gestion efficace de l'investissement public est cruciale pour tout pays qui cherche à se développer
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que Madagascar, qui font face à des défis considérables dans ce domaine. Ces pays sont...
16 févr. 2023
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Quel est l'impact La LOLF sur les prérogatives parlementaires en matière


budgétaire ?
DISSERTATION - 5 PAGES - DROIT DES FINANCES PUBLIQUES
La LOLF, ou Loi Organique relative aux Lois de Finances, est une loi française adoptée en 2001 qui a
profondément modifié le système budgétaire de l'État. Son objectif était de moderniser la gestion des
finances publiques, en renforçant la transparence, la responsabilisation et...
02 Mars 2022
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L'autonomie fiscale des collectivités territoriales - En quoi l'autonomie


fiscale n'est-elle pas une garantie de l'autonomie financière de la
collectivité ?
DISSERTATION - 4 PAGES - DROIT DES FINANCES PUBLIQUES
Évoquer les notions d'autonomie fiscale et de collectivités territoriales appelle à rappeler le principe
selon lequel la France est une république indivisible (Article 1 de la Constitution). Les collectivités sont
des personnes morales de droit public en vertu de l'article 72, elles...
Résumé du document
La LOLF, ou Loi Organique relative aux Lois de Finances, est une loi française adoptée en 2001 qui a
profondément modifié le système budgétaire de l'État. Son objectif était de moderniser la gestion des
finances publiques, en renforçant la transparence, la responsabilisation et l'efficacité de l'action
publique. Concrètement, la LOLF a introduit une nouvelle méthode de budgétisation basée sur la
performance et a renforcé le rôle du Parlement dans le contrôle des finances publiques. Elle a
également instauré de nouveaux outils de gestion, tels que la comptabilité analytique et la
programmation pluriannuelle des finances publiques. La LOLF représente donc une réforme majeure
de l'État et de la gestion publique en France, avec pour ambition de moderniser et d'optimiser la
gestion des finances publiques pour un meilleur service rendu aux citoyens. Cette évolution majeure
de la gestion des finances publiques a suscité des questionnements quant à l'impact de la LOLF sur
les prérogatives parlementaires en matière budgétaire.
Extraits
[...] Les limites de l'impact de la LOLF sur les prérogatives parlementaires La LOLF a été conçue
comme un outil pour responsabiliser les gestionnaires publics, en leur fixant des objectifs clairs et en
évaluant leur performance. Toutefois, cette responsabilisation peut parfois être mise à mal par des
impératifs politiques. En effet, les gestionnaires publics peuvent être soumis à des pressions
politiques pour obtenir des résultats à court terme, ce qui peut les amener à privilégier des choix
budgétaires qui ne sont pas en adéquation avec les objectifs fixés par la LOLF. [...]

[...] La responsabilisation des gestionnaires publics est un des objectifs phares de cette réforme. En
effet, la LOLF a instauré une gestion par objectifs, en fixant des objectifs chiffrés à atteindre et en
responsabilisant les gestionnaires pour les atteindre. Cette nouvelle méthode de gestion doit
permettre d'améliorer la qualité des services publics et d'optimiser les dépenses publiques en incitant
les gestionnaires à optimiser les moyens alloués pour atteindre les objectifs fixés. La transparence de
la gestion budgétaire est également un objectif important de la LOLF. [...]

[...] Enfin, la LOLF a renforcé le rôle du Parlement dans le contrôle des finances publiques. Les députés
et sénateurs ont désormais accès à une comptabilité analytique détaillée, qui leur permet de contrôler
plus efficacement l'exécution des dépenses. Ils peuvent également créer une Mission d'évaluation et
de contrôle (MEC) pour examiner les politiques publiques dans le cadre de la discussion budgétaire.
Cette réforme vise à renforcer la transparence et la responsabilité de la gestion publique, en
impliquant davantage le Parlement dans le contrôle de l'action de l'administration. [...]

[...] Malgré les évolutions positives qu'a permises la LOLF dans le renforcement des prérogatives
parlementaires en matière budgétaire, elle a également mis en lumière des limites importantes. En
effet, l'absence de moyens de contrôle et d'expertise technique pour les parlementaires peut limiter
leur capacité à exercer pleinement leur rôle de contrôle budgétaire. Les débats parlementaires sont
souvent très techniques et complexes, et les parlementaires peuvent manquer de connaissances
approfondies dans certains domaines pour mener un contrôle budgétaire efficace. De plus, les
moyens de contrôle des parlementaires, tels que les commissions d'enquête ou les missions
d'information, sont souvent limités dans leur durée et dans leurs pouvoirs d'investigation. [...]

[...] Quel est l'impact La LOLF sur les prérogatives parlementaires en matière budgétaire ? Introduction
La LOLF, ou Loi Organique relative aux Lois de Finances, est une loi française adoptée en 2001 qui a
profondément modifié le système budgétaire de l'État. Son objectif était de moderniser la gestion des
finances publiques, en renforçant la transparence, la responsabilisation et l'efficacité de l'action
publique. Concrètement, la LOLF a introduit une nouvelle méthode de budgétisation basée sur la
performance et a renforcé le rôle du Parlement dans le contrôle des finances publiques. [...]
L'autonomie fiscale des collectivités territoriales - En quoi
l'autonomie fiscale n'est-elle pas une garantie de
l'autonomie financière de la collectivité ?
hèmes abordés
Autonomie fiscale, collectivités territoriales, garantie, autonomie financière, économie, France,
république indivisible, droit public, Conseil constitutionnel, recettes fiscales, TVA Taxe sur la Valeur
Ajoutée, fiscalité, libre administration, indépendance, impôt, fiscalité directe, fiscalité partagée, lien
fiscal et démocratique, fiscalité locale, ressource propre, commune, 2001, 2010, Constitution,
ressource fiscale, taxes, taxe d'habitation, CVAE Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises, 2003

Résumé du document
Évoquer les notions d'autonomie fiscale et de collectivités territoriales appelle à rappeler le principe
selon lequel la France est une république indivisible (Article 1 de la Constitution). Les collectivités sont
des personnes morales de droit public en vertu de l'article 72, elles s'administrent librement, mais
dans les conditions fixées par la loi. Or, la fixation des impositions de toute nature relève du domaine
de la loi (34C). Cela signifie donc que la possibilité pour les collectivités de déterminer le taux,
l'assiette de l'impôt n'est possible que tant que le législateur l'accepte.
Extraits
[...] En effet, qu'il s'agisse d'une recette fiscale propre "directe" ou d'une recette fiscale indirecte. Elle
demeure une "ressource propre". Si l'autonomie fiscale est réduite, elle ne conduit en tout cas pas à
réduire l'autonomie financière au sens des planchers de 2003. L'exemple récent consiste en la
réallocation à la région de la TVA en contrepartie des recettes fiscales qu'elle a perdues. Bien qu'elles
aient une fonction fiscale, mais non pas une autonomie fiscale, les collectivités ont conservé leur ratio
d'autonomie. Par exemple, Charles Guené a pu les calculer. [...]

[...] Il y a une déterritorialisation de l'impôt. La CET matérialise la connexion entre le territoire et l'impôt.
Désormais avec la TVA, peu importe le nombre d'entreprises sur le territoire, il y a une déconnexion
entre la réalité sur le territoire et l'impôt sur le produit fiscal. Les ratios d'autonomie n'ont pas diminué
et même plutôt augmenté. Alors que l'autonomie fiscale s'est effritée. Charles de Courson et
Christophe Jerretie dans une mission Flash en 2018, ont essayé d'identifier les ratios d'autonomie
fiscale. [...]

[...] Une limitation de l'autonomie fiscale par la baisse de ratio d'autonomie fiscale ne conduit pas
nécessairement à un risque de basculer en dessous des seuils constatés en 2003. En quoi
l'autonomie fiscale n'est-elle pas une garantie de l'autonomie financière de la collectivité ? L'autonomie
fiscale est limitée, car elle n'est juridiquement pas garantie, et qu'elle s'exerce dans les limites de la loi,
ce qui conduit à des réformes permettant de la réduire Ce n'est pas un concept juridique qui permet de
garantir l'autonomie fiscale, c'est une réalité politique, un lien fiscal effectif et une imposition de
proximité (II). [...]

[...] A fortiori, si les taux d'autonomie fiscale n'ont pas subi pour la commune de trop fortes
modulations, l'autonomie financière est sauve. Puis, selon le rapport de Charles Guené, le ratio
d'autonomie financière de la commune serait de ce qui demeure toujours plus élevé que le ratio
constaté en 2003 c'est-à-dire : Donc la réforme de la taxe d'habitation ne porte ni formellement ni
substantiellement atteinte à l'autonomie financière de la commune. La Nouvelle-Calédonie : une
autonomie fiscale La situation est particulière, car le dernier référendum en date a conduit au non
s'agissant de l'indépendance. [...]

[...] La préservation de l'autonomie fiscale aurait consisté à remplacer ces fiscalités par d'autres
fiscalités sur lesquelles les collectivités ont un pouvoir de taux. Or, il n'en est rien : soit il y a eu
réallocation des fiscalités (au mieux), soit il y a une compensation de cette fiscalité directe au profit
d'une fiscalité transférée. La réforme de la TH, qui se traduisait par une perte de recettes pour les
communes et pour les départements. Pour compenser, une réallocation du panier des recettes a eu
lieu. [...]
Décret 2023-255 (articles 14 à 54) - Comment les
dispositions de ce décret pourraient rendre encore plus
difficile la gestion efficace de l'investissement public à
Madagascar ?
Thèmes abordés
Investissement public, forces de l'ordre, Madagascar, décret 2023-255, dépenses d'investissement,
partenariat public-privé, partenariat, investissements étrangers, attractivité des investissements

Résumé du document
La gestion efficace de l'investissement public est cruciale pour tout pays qui cherche à se développer
économiquement et socialement. Cela est d'autant plus vrai pour les pays pauvres très endettés tels
que Madagascar, qui font face à des défis considérables dans ce domaine. Ces pays sont souvent
confrontés à des ressources limitées et à des contraintes budgétaires sévères, ce qui rend la gestion
de l'investissement public encore plus critique. Cependant, récemment, un décret controversé a été
adopté à Madagascar, le décret 2023-255, qui a suscité des inquiétudes quant à son impact sur la
gestion efficace de l'investissement public. Ce décret comprend les articles 14 à 54 et a été conçu
pour encadrer les dépenses publiques et rationaliser l'utilisation des fonds publics.
Extraits
[...] Les restrictions sur les investissements étrangers Le décret 2023-255 impose également des
restrictions sur les investissements étrangers en exigeant que toutes les transactions impliquant des
investisseurs étrangers soient approuvées par un comité gouvernemental (articles 33 et 38). Ces
restrictions imposées par le décret 2023-255 peuvent également violer les dispositions de certains
accords internationaux auxquels Madagascar est partie. En effet, Madagascar est signataire de
plusieurs accords internationaux qui visent à encourager et à protéger les investissements étrangers,
tels que la Convention de Washington sur le règlement des différends relatifs aux investissements
entre États et ressortissants d'autres États et l'Accord de libre-échange continental africain. [...]

[...] Les articles 14 à 54 énoncent des dispositions restrictives qui ont un impact négatif sur la gestion
efficace de l'investissement public. Les restrictions sur les dépenses d'investissement Le décret
2023-255 impose des restrictions sur les dépenses d'investissement en exigeant une autorisation
préalable pour toute dépense supérieure à un certain montant. Cette autorisation doit être obtenue
auprès d'un comité central qui est chargé d'examiner les projets d'investissement et de donner son
accord (articles 31 et 41). Cette restriction bureaucratique entraîne des retards considérables dans le
processus de prise de décision et peut décourager les investisseurs potentiels. [...]

[...] Décret 2023-255 (articles 14 à 54) - Comment les dispositions de ce décret pourraient rendre
encore plus difficile la gestion efficace de l'investissement public à Madagascar ? La gestion efficace
de l'investissement public est cruciale pour tout pays qui cherche à se développer économiquement et
socialement. Cela est d'autant plus vrai pour les pays pauvres très endettés tels que Madagascar, qui
font face à des défis considérables dans ce domaine. Ces pays sont souvent confrontés à des
ressources limitées et à des contraintes budgétaires sévères, ce qui rend la gestion de
l'investissement public encore plus critique. [...]

[...] Les effets négatifs du décret sur la gestion efficace de l'investissement public à Madagascar Le
décret 2023-255, en imposant des restrictions restrictives sur les dépenses d'investissement, les
partenariats public-privé et les investissements étrangers, rend encore plus difficile la gestion efficace
de l'investissement public à Madagascar. Les effets sur les délais de réalisation des projets Les
restrictions imposées par le décret 2023-255 entraînent des retards considérables dans le processus
de prise de décision et donc dans la réalisation des projets d'investissement. [...]

[...] En conclusion, le décret 2023-255, qui comprend les articles 14 à 54, adopté par le gouvernement
malgache pour renforcer la réglementation en matière d'investissement public, comporte des
dispositions restrictives qui ont un impact négatif sur la gestion efficace de l'investissement public.
Les restrictions imposées sur les dépenses d'investissement, les partenariats public-privé et les
investissements étrangers peuvent être considérées comme des obstacles à la concurrence et à la
transparence, ainsi qu'une violation des droits fondamentaux tels que le droit à la propriété privée et la
liberté d'entreprendre. [...]
La documentation budgétaire, telle qu'elle est désormais
conçue, contribue-t-elle à une information efficace du
Parlement ?
Thèmes abordés
Documentation budgétaire, budget de l'Etat, politique budgétaire, LFR Loi de Finances Rectificative,
LOLF Loi Organique relative aux Lois de Finances, LFSS Loi de Financement de la Sécurité Sociale,
RESF Rapport Économique Social et Financier, PLF Projet de Loi de Finances, RAP Rapport Annuel de
Performance, article 14 de la DDHC, article 15 de la DDHC, information budgétaire et comptable,
procédure budgétaire européenne, Haut Conseil des Finances Publiques, Direction du Budget

Résumé du document
La documentation budgétaire n'est pas spécifique au seul budget de l'État. Ainsi, les budgets des
collectivités territoriales comptent plusieurs annexes relatives à leur dette, à leurs ETPT ou encore à
leurs immobilisations.​
De même, les PLFSS comptent 10 annexes, incluant, notamment, les programmes de qualité et
d'efficience, ainsi qu'un inventaire des niches fiscales.​
Cette fiche s'inscrira néanmoins dans la stricte perspective de l'élaboration et de l'exécution du budget
de l'État.
xtraits
[...] Dépenses : les projets annuels de performance ou « bleus » budgétaires présentant, par mission et
par programme, les actions, objectifs, résultats obtenus et attendus ; une évaluation des dépenses
fiscales ; la justification de l'évolution des crédits ; l'échéancier des CP associés aux AE ; la répartition
prévisionnelle des emplois rémunérés par l'État, par corps ou métier, et une justification de leur
évolution. Des évaluations de politiques déterminées ou transversales : Les « jaunes » : annexes
informatives portant sur des politiques publiques ciblées, qu'ils analysent dans une perspective
pluriannuelle (ex : la formation professionnelle, l'État actionnaire . ) ; 28 annexés au PLF 2017. Les «
documents de politique transversale » de couleur orange : « focus » sur des politiques intégrées (ex :
la politique immobilière de l'État) ; 19 DPT annexés au PLF 2017. [...]

[...] La LOLF a été précisée par des lois et des règlements, détaillant le contenu des documents
budgétaires qu'elle prescrit. La documentation budgétaire éclaire le Parlement sur le contexte et les
objectifs justifiant les demandes de crédits et l'évolution des recettes Les LFI incluent de nombreuses
annexes orientées vers l'analyse de la performance des politiques publiques et prenant en compte le
cadre budgétaire européen Une analyse économique et financière : Objet du Rapport économique,
social et financier (RESF), dont le tome 1 présente les perspectives économiques et des finances
publiques, complété par un tome 2 fournissant des éléments statistiques. [...]

[...] Elle est remise au moins 5 jours avant le débat à l'Assemblée nationale en 1[ère] lecture. Le Conseil
constitutionnel ne sanctionne toutefois pas les retards de dépôt de documents budgétaires devant
l'Assemblée nationale dès lors que ces retards n'ont pas eu pour effet d'empêcher l'information, en
temps utile, des députés (DC 03/07/1986). Ainsi, les jaunes doivent être déposés devant le Parlement
avant la discussion des opérations auxquelles il se rattachent. Le degré de précision atteint
aujourd'hui par cette documentation budgétaire risque de nuire à son appréhension, à défaut de
sélectivité suffisante Constat : aujourd'hui : plusieurs milliers de pages En conséquence, un mode
d'emploi de lecture des documents budgétaires a été mis en ligne sur le site de la Direction du Budget
: [Link] Mobilisant grandement les services de l'État, l'information du Parlement et du
citoyen, si elle est nécessaire, doit demeurer efficace - et être évaluée à cette fin. [...]

[...] La documentation budgétaire n'est pas une invention récente. Sa pratique a débuté, en effet, dès la
Restauration. Toutefois, elle n'a cessé ensuite de se développer. La LOLF du 1[er] août 2001 puis la
L.O. du 17 décembre 2012 ont accru les exigences légales en la matière. La documentation
budgétaire, telle qu'elle est désormais conçue, contribue-t-elle à une information efficace du Parlement
? [...]

[...] Les LFR et LR sont également complétées d'une documentation budgétaire spécifique. Les lois de
finances rectificatives sont suivies : d'un rapport sur les évolutions de la situation économique et
budgétaire justifiant les dispositions d'une annexe expliquant les modifications de crédit proposés des
tableaux récapitulant mouvements intervenus par voie réglementaire et relatifs aux crédits de l'année
en cours. Les lois de règlement sont complétées par : plusieurs annexes explicatives, par programme
et dotation, sur les écarts par titre entre les prévisions et les crédits demandés. [...]
Est-il nécessaire de modifier la loi organique relative aux
lois de finances ?
Thèmes abordés
LOLF Loi Organique relative aux Lois de Finances, budget de l'Etat, contrôle des finances publiques,
crise financière, crise sanitaire, cybersécurité, transparence de la vie publique, normes budgétaires
internationales

ésumé du document
La loi organique relative aux lois de finances (LOLF) est une loi française adoptée en 2001, et entrée en
vigueur en 2006. Cette loi doit définir l'architecture financière de l'État, elle prévoit des règles
d'adoption du budget. La LOLF est un pilier du système de gestion des finances publiques en France.​
La LOLF va imposer un changement fondamental dans la préparation du budget de l'État, elle a en
effet introduit un budget basé sur des objectifs et des résultats. Ce qui signifie que les crédits
budgétaires sont alloués en fonction des missions et des programmes gouvernementaux, avec des
indicateurs de performance pour évaluer les résultats. Puis, elle renforce la responsabilité des
gestionnaires publics en exigeant qu'ils atteignent les objectifs fixés dans les programmes
budgétaires. Elle va aussi introduire le principe de la gestion en mode « ressource limitative », ainsi, les
crédits alloués ne peuvent pas être dépassés sans autorisation spécifique du Parlement.
Extraits
[...] Cette loi va aussi viser à accroître la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances
publiques, tout en fournissant des informations détaillées sur les dépenses publiques et en exigeant
que les gestionnaires rendent des comptes sur l'atteinte des objectifs fixés. La LOLF a donc
profondément modifié la manière dont la France gère ses finances publiques, en introduisant des
principes de performances, de responsabilité et de transparence. Une réforme de la LOLF avait eu lieu
en 2021, cette réforme avait ajouté une nouvelle catégorie de la loi de finances rectificative. [...]

[...] peut entraîner des inefficacités dans la gestion des ressources financières. - En cas de crise
économique ou de catastrophe > loi organique existante peut manquer de flexibilité pour permettre
une réponse budgétaire rapide et adéquate ? peut compromettre la capacité de l'État à atténuer les
crises. - Si la loi organique en vigueur ne respecte pas les normes budgétaires internationales > peut
avoir des conséquences sur la réputation financière du pays et son accès aux marchés internationaux.
Ces nombreuses lacunes de la loi organique relative aux lois de finance montrent la nécessité de
réformer la LOLF, pour garantir une gestion budgétaire plus transparents, efficace et adaptable aux
enjeux actuels du système financier et de l'économie II. [...]

[...] - Défis liés à la cybersécurité à la protection des données et à la régulation des transaction
numériques > dû à l'avènement des Fintech, qui a perturbé les modèles d'affaires traditionnels du
secteur financier. - Récentes crises sanitaires > nécessité de politiques économiques solides pr
maintenir la stabiloté financière et soutenir la croissance. Les lacunes et insuffisances de la loi
organique en vigueur. - Loi organique actuelle peut présenter des lacunes > entravent la transparence
et la clarté dans la budgétisation = manque de confiance du public et mauvaise reddition de comptes.
[...]

[...] On se demande alors s'il est nécessaire de modifier la loi organique relative aux lois de finances.
Tout d'abord, nous allons analyser l'importance de la réforme de la loi organique relative aux lois de
finances Puis, nous allons ensuite étudier les avantages d'une réforme de la loi organique relative aux
lois de finances (II). I. La nécessité de la réforme de la loi organique relative aux lois de finances Il est
nécessaire de comprendre l'importance de la LOLF, et notamment ses enjeux défis actuels mais aussi
ses failles Les enjeux actuels du système financier - Instabilité des marchés financiers exacerbée par
des facteurs éco, géopolitiques et environnementaux ? [...]

[...] - Réforme visant à renforcer la transparence pourrait contribuer à réduire les opportunités de
corruption en rendant plus difficile la dissimulation des irrégularités financières. - Meilleure
transparence financière peut améliorer la perception internationale du pays en tant que partenaire
commercial et d'investissement fiable. Adaptation aux nouvelles réalités économiques - Loi organique
révisée pourrait intégrer des mécanismes permettant au gouvernement de réagir rapidement aux
crises économiques, en allouant des ressources de manière + souple pour stimuler la reprise
économique. - Réforme pourrait favoriser une gestion plus efficiente des dépenses publiques en
introduisant des incitations à l'économie budgétaire et & l'optimisation des ressources - Loi organique
mise à jour pourrait permettre une allocation plus précise des fonds pour répondre aux besoins
émergents tels que les investissements dans la transition écologique ou la santé publique. [...]
Extraits
[...] Cette loi va aussi viser à accroître la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances
publiques, tout en fournissant des informations détaillées sur les dépenses publiques et en exigeant
que les gestionnaires rendent des comptes sur l'atteinte des objectifs fixés. La LOLF a donc
profondément modifié la manière dont la France gère ses finances publiques, en introduisant des
principes de performances, de responsabilité et de transparence. Une réforme de la LOLF avait eu lieu
en 2021, cette réforme avait ajouté une nouvelle catégorie de la loi de finances rectificative. [...]

[...] peut entraîner des inefficacités dans la gestion des ressources financières. - En cas de crise
économique ou de catastrophe > loi organique existante peut manquer de flexibilité pour permettre
une réponse budgétaire rapide et adéquate ? peut compromettre la capacité de l'État à atténuer les
crises. - Si la loi organique en vigueur ne respecte pas les normes budgétaires internationales > peut
avoir des conséquences sur la réputation financière du pays et son accès aux marchés internationaux.
Ces nombreuses lacunes de la loi organique relative aux lois de finance montrent la nécessité de
réformer la LOLF, pour garantir une gestion budgétaire plus transparents, efficace et adaptable aux
enjeux actuels du système financier et de l'économie II. [...]

[...] - Défis liés à la cybersécurité à la protection des données et à la régulation des transaction
numériques > dû à l'avènement des Fintech, qui a perturbé les modèles d'affaires traditionnels du
secteur financier. - Récentes crises sanitaires > nécessité de politiques économiques solides pr
maintenir la stabiloté financière et soutenir la croissance. Les lacunes et insuffisances de la loi
organique en vigueur. - Loi organique actuelle peut présenter des lacunes > entravent la transparence
et la clarté dans la budgétisation = manque de confiance du public et mauvaise reddition de comptes.
[...]

[...] On se demande alors s'il est nécessaire de modifier la loi organique relative aux lois de finances.
Tout d'abord, nous allons analyser l'importance de la réforme de la loi organique relative aux lois de
finances Puis, nous allons ensuite étudier les avantages d'une réforme de la loi organique relative aux
lois de finances (II). I. La nécessité de la réforme de la loi organique relative aux lois de finances Il est
nécessaire de comprendre l'importance de la LOLF, et notamment ses enjeux défis actuels mais aussi
ses failles Les enjeux actuels du système financier - Instabilité des marchés financiers exacerbée par
des facteurs éco, géopolitiques et environnementaux ? [...]

[...] - Réforme visant à renforcer la transparence pourrait contribuer à réduire les opportunités de
corruption en rendant plus difficile la dissimulation des irrégularités financières. - Meilleure
transparence financière peut améliorer la perception internationale du pays en tant que partenaire
commercial et d'investissement fiable. Adaptation aux nouvelles réalités économiques - Loi organique
révisée pourrait intégrer des mécanismes permettant au gouvernement de réagir rapidement aux
crises économiques, en allouant des ressources de manière + souple pour stimuler la reprise
économique. - Réforme pourrait favoriser une gestion plus efficiente des dépenses publiques en
introduisant des incitations à l'économie budgétaire et & l'optimisation des ressources - Loi organique
mise à jour pourrait permettre une allocation plus précise des fonds pour répondre aux besoins
émergents tels que les investissements dans la transition écologique ou la santé publique. [...]
Dans cet article, il vous est proposé trois (3) exercices corrigés de
Finances Publiques. Il s’agit de dissertations de finances publiques
entièrement corrigées. Ces exos sont successivement libellés :


Sujet 1 : Sujet : La notion de loi de finances

Sujet 2 : La loi de règlement

Sujet 3 : L’autorisation parlementaire : une « compétence rigide et


sanctionnée »

NB : Ces trois (3) sujets sont extraits du manuel “Annales de Finances


Publiques”, qui comprend 29 sujets corrigés. CLIQUEZ ICI pour vous procurer
ce document (PDF).

Sujet 1 : Sujet : La notion de loi de finances

Correction de la dissertation
Selon l’article 1er de la loi n° 1959-249 du 31 décembre 1959, pour chaque
année, les lois de finances déterminent la nature, le montant et l’application des
ressources et des charges de l’Etat compte tenu de la conjoncture économique et
de l’équilibre financier.

Les lois de finance ne concernent que le budget de l’Etat.

On parle de ressources et de charges et non plus seulement de recettes et de


dépenses qui ont un caractère définitif.​
L’équilibre budgétaire n’est plus seulement un équilibre comptable et
économique qui tient compte de la conjoncture économique ; cette loi utilise le
terme ” détermine “, ce qui veut dire que les lois de finances ne se contentent pas
d’autoriser et de prévoir, mais elles peuvent aussi intervenir après l’exécution
des dépenses et des recettes.

À côté des lois de finances, subsiste le budget proprement dit qui n’a plus qu’un
caractère comptable. D’après l’article 3 de la loi du 1959, le budget englobe la
totalité des charges et des ressources de l’Etat dans un compte unique intitulé
budget général. Depuis 1959, il y a 2 budgets : budget général d’équipement
(BGE) et le budget spécial d’investissement et d’équipement (BSIE). On
distingue 3 lois de finances :

– Les lois de finance de l’année ;

– Les lois de finances rectificatives ;

– Les lois de règlement.

1- Les lois de finances de l’année :


Elles prévoient des dépenses et des recettes pour l’année à venir. C’est
l’acte de prévision et d’autorisation qui a un caractère obligatoire pour les
recettes fiscales, mais pas pour les dépenses. Elle doit être votée avant
le 31 décembre.

2- Les lois de finances rectificatives : ​

Elles sont volées en cours d’année pour apporter certains correctifs à la loi de
finances de l’année et d’accroître les crédits.

3- Les lois de règlement : ​

Elles ont pour objet de déterminer à posteriori, les résultats financiers de chaque
année budgétaire.

Quelles sont les différentes étapes dans la préparation de la loi de finance ?​

Il existe deux étapes dans la préparation de la loi de finance : la


prévision des recettes et des dépenses de l’Etat et la détermination de
l’équilibre budgétaire.
I- La prévision des recettes et des dépenses​

A- La prévision des recettes​

La prévision des recettes incombe uniquement au Ministre des


finances et doit être faite d’une manière aussi précise que possible afin
de présenter un budget en équilibre. Pour cela, le ministre de
l’économie et des finances doit éviter de majorer ou de minimiser des
prévisions.

Pour éviter des risques d’arbitraire dans l’évolution des recettes, on a longtemps
préconisé des méthodes d’évaluation automatique.​

Aujourd’hui, toutes ces méthodes sont pour la plupart abandonnées pour des
méthodes à la fois plus précises et souples.

1- Les méthodes d’évaluation automatique

La règle de la pénultième année

Elle prend pour base d’évaluation des recettes, les résultats du dernier exercice
connu. Ainsi, pour établir en 2013 le budget de 2014 on prend pour référence les
recettes de 2012. En général, ce système donne une évaluation insuffisante et se
traduit par une évaluation trop faible des ressources.

De ce fait, il est corrigé par un autre système : le système de majoration.

Dans ce système, on prend pour base d’évaluation le résultat de la pénultième


année à laquelle on ajoute une majoration égale à la moyenne des augmentations
de recettes réalisées au cours des cinq (5) dernières années. Toutes ces méthodes
ne sont valables qu’en période de stabilité économique. Ces méthodes sont pour
la plupart abandonnées pour des méthodes plus souples et précises.

2- Les méthodes d’évaluation directe


Les méthodes d’évaluation directe utilisées aujourd’hui, sont liées aux méthodes
de prévision économique. L’évaluation est faite à partir des comptes de la nation.
Elle est fondée sur le budget économique qui tente de prévoir l’ensemble des
opérations des agents économiques. Les budgets économiques reposent sur une
série d’hypothèses principalement le taux de croissance du PIB et ses
composantes (production, importation), ainsi que les résultats (consommation,
exportation, investissement). Le taux de hausse de prix a également une
importance essentielle.

B- Prévision des dépenses

Les dépenses sont évaluées directement. Le travail est effectué par chaque
ministère en collaboration avec le Ministre des finances en tenant compte des
indications financières liées au plan. Il est déclaré par la direction générale du
budget et des finances. Le cadrage budgétaire présente un tableau d’équilibre qui
met en cohérence des engagements de l’Etat et les ressources mobilisables.

Le cadrage budgétaire est la présentation synthétique du budget qui fixe les


grandes masses de dépenses de l’Etat en tenant compte des priorités
économiques et sociales du gouvernement, ainsi que les engagements intérieurs
d’une part, et d’autre part, les grandes masses de ressources de l’Etat.

Une fois le cadrage budgétaire élaboré, on passe à sa validation. C’est l’étape au


cours de laquelle le gouvernement approuve les choix de dépenses et le niveau
de ressources mobilisable. Cette validation ouvre ainsi la voie à la répartition des
enveloppes entre les ministres, institutions et collectivité décentralisées.

Après la détermination des enveloppes, intervient la lettre de cadrage du Premier


ministre. Elle communique au ministère, institutions et aux collectivités
décentralisées les enveloppes budgétaires qui leur sont allouées. Après la lettre
de cadrage du Premier ministre, intervient la tenue des conférences budgétaires
avec les DAAF (Directeur des Affaires Administratives et Financières). Ces
conférences budgétaires permettent d’examiner les propositions de répartition de
l’enveloppe réalisée par les ministères, institutions et collectivités décentralisées.
Elles ont pour objet :

– de vérifier le respect des orientations données dans la lettre de cadrage du


Premier ministre ;
– de s’assurer que toutes les unités administratives sont dotées y compris les
structures nouvellement créées ;

– de s’assurer de la prise en compte des engagements antérieurs non encore


dénoués;

– de s’assurer que les opérations ponctuelles (achat d’ordinateurs, de


meubles…) de la gestion précédente ne sont pas systématiquement reconduites ;

– d’analyser les justifications des demandes éventuelles de crédit


complémentaire. Après la tenue de la conférence budgétaire, nous avons
l’arbitrage et l’édiction du projet de budget.​

L’adoption du projet de budget par le Conseil des ministres marque la fin


de l’intervention du pouvoir exécutif dans le processus d’élaboration du
budget. Le projet de budget ainsi validé, est transmis à l’Assemblée
Nationale pour son adoption.

II- La détermination de l’équilibre financier​


L’ajustement des recettes et des dépenses pose le problème de
l’équilibre budgétaire. ​

Aujourd’hui, on observe une évolution et un certain assouplissement dans la


règle.

A- La notion classique de l’équilibre budgétaire ​

Le principe de l’équilibre financier signifie que le montant des dépenses


doit être égal à celui des recettes. Ce principe qui traduit l’égalité
mathématique entre les dépenses et les recettes était la règle d’or de la
gestion financière. Ainsi, tout budget devait être présenté en équilibre. ​
Mais, cette règle qui s’impose encore aujourd’hui aux collectivités
décentralisées et aux établissements publics est d’une application moins
rigoureuse en ce qui concerne les dépenses et les recettes dans la
présentation du budget de l’Etat.

Compte tenu de l’évolution des finances publiques liée à celle de l’Etat,


la notion de l’équilibre budgétaire a également subit une
évolution. L’équilibre financier ne signifie plus nécessairement une
égalité mathématique entre les recettes et les dépenses de l’Etat.

B- La notion actuelle / moderne du principe​

L’équilibre budgétaire dépend ici des objectifs et des résultats que l’Etat
veut atteindre dans tel ou tel secteur de la vie socio-économique de la
Nation. On constate à cet égard, que certains budgets présentés et votés
en équilibre peuvent aboutir à un déficit lors de leur exécution. Par
ailleurs, l’équilibre budgétaire peut être artificiel.

Sujet 2 : La loi de règlement

Correction de la dissertation
Les finances publiques de l’Etat sont constituées de l’ensemble des ressources et
des charges se rapportant à ses activités. Si l’élaboration du budget est du ressort
de l’exécutif, son autorisation quant à elle, est de la compétence des
parlementaires qui votent la loi de finances.

Ainsi, selon l’article 1er de la loi organique n° 59-249 du 31 décembre 1959


portant loi de finances : “sont considérés comme loi de finances : la loi de
finance de l’année, la loi rectificative et la loi de règlement “.

La loi de finance de l’année est volée pour une année civile (1er janvier au 31
décembre) et la loi rectificative en cours d’année pour modifier certains
éléments au budget, la loi de règlement quant à elle, doit être analysée au vu de
sa signification (I) et de sa portée (II).

I- La signification de la loi de règlement


L’article 118 de la constitution ivoirienne de 2016 dispose que “l’Assemblée
nationale règle les compte de la nation…”. Il s’ensuit que la loi de règlement est
une loi des comptes qui a pour objet de déterminer à posteriori les résultats
financiers de chaque année budgétaire. C’est aussi une loi bilan car faisant le
point de l’ineffectivité des dépenses et des recettes qui ont été prévues dans le
budget déjà exécuté.

Quelle est la portée d’une telle loi ?

II- La portée de la loi de règlement


La loi de règlement ou ici des comptes, consacre le contrôle parlementaire de
l’exécution comptable du budget. Depuis sa consécration par la loi organique de
1959 en Côte d’Ivoire, aucune loi de règlement n’a pratiquement été votée.

D’ailleurs, que vaut un tel contrôle quand on sait que l’Assemblée nationale
est une boite d’enregistrement avant le sentiment douloureux de son
impuissance ?

Sujet 3 : L’autorisation parlementaire : une « compétence


rigide et sanctionnée »

Correction de la dissertation
Toutes les Lois de Finances sont de la compétence du législatif : c’est en effet le
vote qui confère au budget sa qualité de loi s’imposant à la fois au
Gouvernement qui en à pris l’initiative et aux concitoyens pour qui il est fait.​
Le vote (ou autorisation parlementaire) est d’une haute importance symbolique
notamment au regard de son rôle historique dans la conquête d’institutions
démocratiques.

Le principe démocratique de l’autorisation parlementaire découle de l’article 14


de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui
dispose que ” tous les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par
leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir
librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer le quotient, l’assiette, le
recouvrement, la durée”.

Ainsi, en France, la Constitution de 1791 instaura l’obligation de vote de l’impôt


par le corps législatif. Mais, précisons qu’il est d’abord une décision de
l’Assemblée Nationale, portant sur les recettes et des dépenses de l’Etat. Il est
ensuite un pouvoir donné au Gouvernement d’exécuter les dispositions votées
(c’est-à-dire, percevoir les recettes, régler les dépenses…).

Nous analyserons l’étendue de la compétence exclusive de l’Assemblée


Nationale ainsi que les délais de vote et les sanctions de leur violation (I), avant
de voir les pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement en l’absence de vote
(II).

I- L‘étendue de la compétence exclusive de


l’Assemblée Nationale ainsi que les délais de vote et les
sanctions de leur violation

A- L’étendue de la compétence exclusive de l’Assemblée Nationale


Cette compétence est consacrée par trois (3) articles de la
Constitution (2016) :

– Article 93 : « Le Parlement vote la loi et consent l’impôt ».

– Article 101 : « La Loi fixe les règles concernant l’assiette, le taux et les
modalités de recouvrement des impositions de toute nature. Les Lois de
Finances déterminent les ressources et les charges de l’Etat ».
– Article 111 : « Le Parlement vote le projet de Loi de Finances dans les
conditions déterminées par la Loi organique ».

B- Les délais de vote et les sanctions de leur violation


Les limites de la compétence législative et financière de l’Assemblée
Nationale sont soulignées par l’Article 112 de la Constitution (2016).
En effet, le vote doit se dérouler dans des délais assez stricts dont la violation est
sanctionnée.​
Ainsi, le Parlement doit se prononcer dans les 70 jours qui suivent le dépôt du
Projet de Loi de Finances.

Si son vote n’intervient pas dans ce délai, les dispositions du projet peuvent être
éventuellement mises en vigueur par ordonnance.

Sinon, le Gouvernement saisit pour ratification, l’Assemblée


Nationale convoquée en session extraordinaire, dans un délai de
quinze (15) jours.

Si l’Assemblée n’a pas voté le budget à la fin de cette session extraordinaire, le


budget est établi définitivement par Ordonnance.

Si le Projet de Loi de Finances n’a pu être déposé en temps utile pour être
promulgué avant le début de l’exercice, le Président de la
République demande d’urgence à l’Assemblée Nationale l’autorisation de
reprendre le budget de l’année précédente par “Douzième provisoire”.

II- Les pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement en


l’absence de vote

Ces pouvoirs spéciaux accordés au Gouvernement en l’absence de vote


viennent naturellement en atténuation du pouvoir financier
de l’Assemblée Nationale. On peut citer :
A- Les Ordonnances budgétaires
L’article 112 susmentionné qui constitue l’une des exceptions les flagrantes de
l’autorisation parlementaire.​
L’ordonnance de l’article 75 quant à elle conduit à transformer le pouvoir
d’autorisation en un pouvoir de ratification.​
Cet article dispose en effet que : « Le Président de la République peut,
pour l’exécution de son programme, demande à l’Assemblée Nationale
de prendre par ordonnance, pendant un délai limité, des mesures qui
sont normalement du domaine de la loi ».

B- Les dispositions réglementaires et les dépenses et recettes de trésorerie


1- Les dispositions réglementaires
Elles permettent au Gouvernement de bouleverser profondément les
autorisations parlementaires.​
Elles comprennent d’une part, les crédits évaluatifs, prévisionnels et globaux, les
reports, transferts et virements de crédit et servent à corriger le Budget en cours
d’année.

S’y ajoutent d’autre part, les Services votés (c’est-à-dire près de 90 % des
crédits budgétaires reconduits sans l’avis de l’Assemblée Nationale).

N’étant pas par définition autorisés par la Loi de Finances, tous les
crédits susmentionnés constituent un moyen d’atténuation du pouvoir
budgétaire du Parlement.

2- Les dépenses et recettes de trésorerie


Les moyens qu’emploie le trésor pour assurer l’exécution des Lois de Finances
et équilibrer les entrées et sorties d’argent (bons du Trésor, dépôts des
correspondants, intérêt d’amortissement de la dette publique) sont hors
budget et échappent donc à l’autorisation budgétaire.

En définitive, en comparant les opérations autorisées par la Loi de Finance, et


les couvertures de crédits intervenant en cours d’année (généralement au
moyen de décrets d’avances), on observe aisément dans quelle mesure le
pouvoir d’autorisation du Parlement s’est réduit pratiquement à un pouvoir de
ratification, et ce, au profit d’un accroissement des compétences budgétaires du
Gouvernement.

Voilà, c’est tout pour cet article, vous proposant ces trois (3) exercices
corrigés de finances publiques. Pour aller plus loin,
vous pouvez télécharger le document “annales de Finances
Publiques”, qui comprend 29 sujets d’examen entièrement
corrigés. CLIQUEZ ICI pour vous en procurer maintenant.

Les finances publiques désignent l’ensemble des mécanismes juridiques,


économiques et comptables relatifs à la gestion des ressources et des
dépenses des collectivités publiques (État, collectivités locales, organismes
publics) et des institutions financières publiques. En Afrique, ce domaine
est fortement influencé par les défis du développement économique, la
lutte contre la corruption, la gestion des dettes publiques et la mobilisation
des ressources internes pour financer les politiques publiques. Les
réformes en matière de transparence, de gouvernance et de
décentralisation jouent un rôle clé dans l’évolution des finances publiques
sur le continent.

Section 1 : Principes et cadres juridiques des finances publiques


1.​ Les principes fondamentaux des finances publiques en Afrique.
2.​ La légalité budgétaire et son application dans les systèmes africains.
3.​ Les réformes du cadre juridique des finances publiques en Afrique
francophone.
4.​ Le rôle des constitutions africaines dans la régulation des finances
publiques.
5.​ Les principes de transparence dans la gestion des finances publiques
africaines.
6.​ Les lois de finances en Afrique : élaboration, vote et mise en œuvre.
7.​ Le contrôle parlementaire sur les finances publiques dans les pays
africains.
8.​ Les défis de la mise en œuvre des principes d’équilibre budgétaire en
Afrique.
9.​ L’impact de l’intégration régionale sur les cadres financiers publics
africains.
10.​ L’harmonisation des règles budgétaires au sein des organisations
régionales africaines.
Section 2 : Gestion des ressources publiques
1.​ La mobilisation des ressources internes dans les pays africains.
2.​ Les défis de la fiscalité dans le financement des politiques publiques
africaines.
3.​ La réforme de la fiscalité pétrolière et minière en Afrique.
4.​ L’impact des taxes sur la consommation sur les budgets publics en
Afrique.
5.​ Les enjeux de la lutte contre l’évasion fiscale en Afrique.
6.​ Les fonds souverains et leur gestion en Afrique.
7.​ Le rôle des partenariats public-privé dans la mobilisation des
ressources publiques africaines.
8.​ La diversification des sources de financement des États africains.
9.​ L’évaluation des recettes non fiscales dans les finances publiques
africaines.
10.​ Les impacts de la digitalisation sur la collecte des ressources
publiques.
Section 3 : Gestion des dépenses publiques
1.​ La rationalisation des dépenses publiques dans les pays africains.
2.​ Les défis de l’allocation budgétaire dans les secteurs prioritaires.
3.​ La gestion des subventions publiques en Afrique.
4.​ Les dépenses militaires et leur impact sur les finances publiques
africaines.
5.​ Les politiques de gratuité dans l’éducation et la santé : enjeux
financiers.
6.​ La maîtrise des dépenses publiques dans les pays endettés d’Afrique.
7.​ L’analyse des dépenses publiques liées aux infrastructures en
Afrique.
8.​ Les inefficacités dans les dépenses publiques : causes et solutions.
9.​ Les stratégies d’optimisation des dépenses publiques dans les pays
africains.
10.​ Les impacts des dépenses publiques sur la croissance
économique en Afrique.
Section 4 : Gestion de la dette publique
1.​ La problématique de la soutenabilité de la dette publique en Afrique.
2.​ Les impacts de la dette extérieure sur les finances publiques
africaines.
3.​ Les stratégies de réduction de la dette dans les pays africains.
4.​ L’évolution des emprunts publics en Afrique francophone.
5.​ La dette intérieure et ses défis pour les économies africaines.
6.​ Les initiatives internationales de réduction de la dette en Afrique.
7.​ Les impacts de la gestion de la dette sur les programmes sociaux en
Afrique.
8.​ Le rôle des institutions financières internationales dans la gestion de
la dette publique africaine.
9.​ Les emprunts obligataires et leur rôle dans le financement des
budgets publics africains.
10.​ Les défis liés à la transparence dans la gestion de la dette
publique.
Section 5 : Décentralisation et finances publiques locales
1.​ Les enjeux de la décentralisation financière en Afrique.
2.​ Les mécanismes de financement des collectivités locales africaines.
3.​ Les transferts financiers entre l’État et les collectivités locales en
Afrique.
4.​ L’autonomie financière des collectivités locales africaines : mythe ou
réalité ?
5.​ Les défis de la mobilisation des ressources fiscales locales en
Afrique.
6.​ L’impact des politiques de décentralisation sur les finances publiques
africaines.
7.​ La gestion des budgets locaux dans les collectivités rurales
africaines.
8.​ Les infrastructures publiques locales et leur financement.
9.​ Les stratégies de lutte contre la corruption dans les finances locales
africaines.
10.​ Le rôle des partenariats public-privé dans les projets locaux.
Section 6 : Gouvernance et finances publiques
1.​ La transparence budgétaire dans les pays africains : état des lieux.
2.​ Le rôle des cours des comptes dans le contrôle des finances
publiques africaines.
3.​ Les politiques de lutte contre la corruption dans la gestion des
finances publiques.
4.​ L’efficacité des audits financiers dans les administrations publiques
africaines.
5.​ Les systèmes de gestion intégrée des finances publiques en Afrique.
6.​ Les défis de la bonne gouvernance dans la gestion des finances
publiques.
7.​ Le rôle des citoyens dans la surveillance des budgets publics en
Afrique.
8.​ L’impact de la corruption sur les finances publiques africaines.
9.​ Les réformes institutionnelles pour une meilleure gestion financière
en Afrique.
10.​ Le rôle des institutions internationales dans la promotion de la
gouvernance financière.
Section 7 : Finances publiques et développement durable
1.​ L’intégration des objectifs de développement durable dans les
budgets publics africains.
2.​ Le financement des politiques environnementales dans les pays
africains.
3.​ Les défis de la fiscalité verte en Afrique.
4.​ La mobilisation des ressources pour lutter contre les changements
climatiques en Afrique.
5.​ Les investissements publics dans les énergies renouvelables en
Afrique.
6.​ Les stratégies de financement des projets agricoles durables.
7.​ Le rôle des budgets publics dans la réduction des inégalités en
Afrique.
8.​ Les politiques de financement des villes durables en Afrique.
9.​ Les mécanismes de financement des systèmes de santé publique en
Afrique.
10.​ Les enjeux financiers liés à la gestion de l’eau et des ressources
naturelles.
Section 8 : Études comparatives et analyses régionales
1.​ Comparaison des systèmes de finances publiques en Afrique de
l’Ouest et en Afrique centrale.
2.​ Analyse des lois de finances dans les pays membres de l’UEMOA.
3.​ Les finances publiques en Afrique francophone et anglophone :
points communs et différences.
4.​ Le rôle de la Banque africaine de développement dans les finances
publiques.
5.​ Les spécificités des finances publiques dans les petits États
insulaires africains.
6.​ Les impacts des unions monétaires sur les finances publiques en
Afrique.
7.​ La gestion des excédents budgétaires dans les pays exportateurs de
pétrole.
8.​ Les défis financiers des États fragiles ou en situation post-conflit.
9.​ L’analyse des budgets publics dans les pays de la SADC.
10.​ Les stratégies de financement des infrastructures régionales en
Afrique.
Section 9 : Innovations et perspectives d’avenir
1.​ La digitalisation de la gestion des finances publiques en Afrique.
2.​ Les impacts de la blockchain sur les finances publiques africaines.
3.​ Les innovations dans les systèmes de collecte fiscale en Afrique.
4.​ Les applications de l’intelligence artificielle dans la gestion
budgétaire.
5.​ Les mécanismes financiers pour répondre aux crises humanitaires en
Afrique.
6.​ La transition numérique et ses impacts sur les finances publiques
africaines.
7.​ Les stratégies de financement des startups par les budgets publics.
8.​ L’avenir des finances publiques dans un contexte de globalisation.
9.​ Le rôle des innovations technologiques dans la transparence
financière.
10.​ Les perspectives de financement des politiques d’éducation en
Afrique.
Section 10 : Cas pratiques et études de terrain
●​ La réforme des finances publiques au Sénégal : bilan et perspectives.
●​ La gestion des ressources pétrolières au Nigeria : défis et solutions.
●​ L’impact des politiques budgétaires au Kenya sur la croissance
économique.
●​ La gestion des finances publiques en Afrique du Sud : une analyse
critique.
●​ L’efficacité des audits financiers au Cameroun.
●​ La mobilisation des ressources fiscales au Rwanda : un modèle à
suivre ?
●​ Les budgets publics et la lutte contre la pauvreté au Burkina Faso.
●​ Les réformes des finances publiques en Côte d’Ivoire.
●​ Le financement des infrastructures routières en Éthiopie.
●​ Les impacts de la dette publique sur les politiques sociales au Ghana.

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