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Équations d'ondes et solutions progressives

Le document traite des équations d'ondes et de leur propagation, en soulignant leur importance dans divers domaines scientifiques et techniques. Il présente des exemples d'équations d'ondes, de diffusion et de Korteweg-de Vries, ainsi que des solutions d'ondes planes et des relations de dispersion. La dernière partie aborde la dispersion non linéaire et ses effets sur les solutions des équations aux dérivées partielles.

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Équations d'ondes et solutions progressives

Le document traite des équations d'ondes et de leur propagation, en soulignant leur importance dans divers domaines scientifiques et techniques. Il présente des exemples d'équations d'ondes, de diffusion et de Korteweg-de Vries, ainsi que des solutions d'ondes planes et des relations de dispersion. La dernière partie aborde la dispersion non linéaire et ses effets sur les solutions des équations aux dérivées partielles.

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TABLE DES MATIÈRES

Exposé-décembre 2019
ÉQUATION D’ONDE

L’une des parties majeure des équations aux dérivées partielles est la propagation des
ondes ; Notons qu’une onde peut être vu comme un signal reconnaissable qui se transfert
d’une partie à une une autre d’un milieu avec une vitesse de propagation reconnaissable. De
nos jours, il y’a pratiquement aucun domaine de la science ou de l’ingénierie où les phéno-
mènes ondulatoires ne sont pas une partie critique du sujet. Notamment dans la mécanique,
l’acoustique, la physique, la biologie et bien d’autres.

1 Onde en mouvement
La forme la plus simple de l’équation d’une onde mathématique est une fonction de le
forme :
u(x, t) = f (x − ct) . (1)
dans cette relation, nous interprétons la densité u comme la force du signal. à t = 0, l’onde a
la forme f (x), qui est le profil d’onde initial. Ainsi, f (x − ct) représente le profil au temps t,
qui est juste le profil initial traduit en unités spatiales ct. la constante c représente la vitesse
de l’onde . (1) représente évidemment une onde se déplaçant vers la droite de vitesse c . De
même, u(x, r) = f (x+ct) représente une onde de vitesse se déplaçant vers la gauche. ces types
d’ondes se propagent le long des droites x-ct =const (ou x+ct = const) dans l’espace temps.
Une question importante que l’on peut se poser est celle de savoir si une EDP donné peut
propager une telle onde progressive ou, en d’autres termes, s’il existe une solution d’ondes
progressives pour une EDP donné ? Cette question est généralement posée sans égard aux
conditions initiales. De sorte que la vague est supposée avoir existe pour toujours. Toutefois,
les conditions aux limites de la forme :

u(−∞, t) = const; u(+∞, t) = const (2)

peuvent être imposé. Une solution de front d’ondes est une solution onde progressive de la
forme u(x, t) = f (x − ct)(ouf (x + ct)) soumis aux conditions (2) de constance à plus et à

Exposé-décembre 2019
1 Onde en mouvement 3

moins l’infini(par nécessairement la même constante) ; à présent, la fonction f est supposé


avoir un degré de régularité requis défini par l’EDP (C 1 (R), C 2 (R), . . .). Le dispositif de
calcul clé consiste à remplacer la forme u(x,t) = f(x - ct) dans l’EDP et à observer s’il
transforme l’EDP en EDO pour le profil d’onde inconnue f, qui est une fonction d’une seule
variable z = x-ct ; interprété comme une coordonnée mobile. la vitesse c de l’onde n’étant
pas connue. Pour effectuer la substitution, il est nécessaire de calculer comment les dérivées
de u se transforment. Par la règle de chain, on a :

ut = f 0 (z)zt = −cf 0 (z),


ux = f 0 (z)zx = cf 0 (z) .

Pour les dérivés supérieurs, on trouve facilement utt = c2 f 00 (z); uxx = f 00 (z) .
Par conséquent, l’équation générale

ut = G(u, ux , uxx )

Se transforme en
−cf 0 = G(f, f 0 , f 00 ), z ∈ R
Qui est une EDO pour f et l’inconnu vitesse de l’onde c .Si des conditions aux limites

f (−∞) = f0 ; f (+∞) = f1

sont imposées, nous interprétons ce problème de valeur propre non linéaire pour f avec c
comme valeur propre .

Exemple 1: :équation d’onde


utt = c2 uxx
a des solutions qui sont la superposition des ondes progressives droites et gauche.

Exemple 2: : équation de diffusion


l’équation de diffusion ne peut pas se propager des fronts d’onde non constants. Pour vérifier
ce fait, nous substituons u =f(z), ou z=x-ct dans l’équation de diffusion ut = Duxx pour
obtenir l’équation différentielle ordinaire suivante pour le profil d’onde f :

−cf 0 (z) = Df 00 (z), z ∈ R .

Cette équation différentielle linéaire à pour solution générale

f (z) = a + be−cz/D ,

où a et b sont des constantes arbitraires . La seule possibilité pour que f soit constant à plus
l’infini et à moins l’infini est d’exiger b=0. Ainsi, il existe des solutions d’ondes progressives,
mais aucune solution de front d’onde non constante à l’équation de diffusion .

Exposé-décembre 2019
2 Ondes planes 4

Exemple 3: (Equation de Korteweg- deVries) l’équation KDV esgt donnée par :

ut + uux + uxxx = 0 (3)

Cette équation non linéaire admet des solutions d’ondes progressives de différents types . Un
type particulier est le soliton, ou onde solitaire, qui est maintenant dérivé.

Le problème de déterminer si une EDP donnée admet des solutions de front d’onde est
fondamental et il occupe beaucoup d’attention dans les chapitres suivants. La recherche de
ces types de solutions est l’une des méthodes de base dans l’analyse des problèmes non
linéaires .

2 Ondes planes
Un autre type de vague d’intérêt est une onde plane ou un train d’ondes . ces ondes se
déplacent en ondes périodique de la forme

u(x, t) = Acos(kx − ωt), (4)

où A est l’amplitude de l’onde, k le nombre d’onde et ω la fréquence . Le nombre d’onde k


est la mesure du nombre d’oscillations spatiales(pour 2 π unités) observées à un instant fixe,
et la fréquence ω est une mesure du nombre d’oscillations dans le temps(pour 2π unités)
observées à un emplacement spatial fixe . Le nombre λ = 2π/k est la longueur d’onde, et le
nombre P = 2π/ω est la période . La longueur d’onde mesure les distances entre les crêtes
successives, et la période mesure le temps pour observateur situé à une position fixe x pour
voir un motif de répétition . Notez que (4) peut être écrit
ω
u(x, t) = Acosk(x − t),
k
Donc (4) représente une onde progressive de déplaçant vers la droite avec une vitesse c = ωk .
Ce nombre est appelé la vitesse de phase et c’est la vitesse que l’on devrait se déplacer pour
rester sur la crête de l’onde . Pour les calculs, la forme complexe

u(x, t) = Aei(kx−ωt) , (5)

est préféré car les différentiations avec la fonction exponentielle sont plus simples . Une fois
les calculs terminés, on peut utiliser la formule d’Euler exp(iθ) = cosθ + isinθ et prendre les
parties réelles ou imaginaire pour récupérer une solution réelle . La technique de recherche
de solutions d’ondes planes est applicable aux équations linéaires, mais une modification
s’applique à certains problèmes non linéaires . La recherche de solutions d’ondes planes est
une méthodes puissante pour déterminer les propriétés de problèmes linéaires

Exposé-décembre 2019
2 Ondes planes 5

Exemple 4: (Equation de diffusion)


Nous cherchons des solutions de la forme de l’équation (5) à l’équation de diffusion

ut = Duxx . (6)

La substitution de (5) dans (6) donne

ω = −iDk 2 . (7)

L’équation (7) est une condition, appelée relation de dispersion entre la fréquence ω et le
nombre d’onde k qui doit être satisfaite par (5) pour admettre des solutions d’ondes planes .
Ainsi, nous avons déterminé une classe de solutions
2
u(x, t; k) = Aei(−Dk t eikx , k ∈ R (8)

Pour l’équation de diffusion qui dépend d’un arbitraire paramètre k, le nombre d’onde .
Le facteur eikx représente une oscillation spatiale et le facteur Aexp(−Dk 2 t) représente une
amplitude de décroissance . Notez que le taux de décroissance dépend du nombre d’onde k ;
les ondes de longueur d’onde plus courte se désintègrent plus rapidement que les ondes de
longueur d’onde plus longue .

Exemple 5: (Équation dd’onde)


la substitution de (5) dans l’équation d’onde

utt = c2 uxx (9)

avec
ω = ±ck . (10)
Par conséquent, l’équation d’onde admet des solutions de la forme

u(x, t) = Aeik(x±ct) , (11)

Qui sont des ondes sinusoïdale de vitesse de sinusoïdales droite et gauche c .

La technique de recherche de solutions de la forme (5) pour les EDP homogènes linéaires
de la forme
Lu = 0, (12)
où L est un opérateur linéaire à coefficient constant, conduit toujours à une relation reliant
la fréquence ω et le nombre d’onde k de la forme

G(k, ω) = 0 . (13)

Cette condition est appelée la relation de dispersion correspondant à l’EDP (12), et elle
caractérise entièrement les solutions d’ondes planes . Généralement, les EDP linéaires (12)

Exposé-décembre 2019
3 Ondes planes et transformations 6

peuvent être classés en fonction de leur relation de dispersion de la manière suivante . Sup-
posons que (13) puisse être résolu pour ω sous la forme

ω = ω(k) . (14)

L’EDP est dispersif si ω(k) est réel et si ω 00 (k) 6= 0 . Lorsque ω(k) est complexe, l’EDP est
diffusif . L’équation de diffusion à partir de l’exemple ci-dessus a une relation de dispersion
ω = −ik 2 D, qui est complexe ; ainsi, l’équation d’onde classique (8) n’est ni diffusive ni
dispersive selon la classification précédente même si ses solutions sont de type onde, il n’est
pas classé comme dispersif car sa relation de dispersion (voir 11) satisfait ω 00 = 0 . Pour
l’équation d’onde, la vitesse de propagation est c et est indépendante du numéro de l’onde
k . Pour les équations dispersives . la vitesse de propagation, ou la vitesse de phase ω/k
dépend du nombre d’ondes(ou de manière équivalente de la longueur d’onde) . l’équation
d’onde est généralement considérée comme le prototype d’une équation hyperbolique, et le
terme dispersif est réservé aux équations où la vitesse de phase dépend de k .

Exemple 6: (Équation de Schrödinger)


En mécanique quantique, l’équation de Schrödinger pour une particule libre, sous des échelles
appropriées, est
ut = iuxx .
Il est facile de voir que la relation de dispersion est ω = k 2 , de sorte que l’équation de
Schrödinger est dispersive. L’équation de schrödinger n’est ni parabolique ni hyperbolique.

3 Ondes planes et transformations


En utilisant une hypothèse d’onde plane, nous avons déjà construit la classe de solution
2
u(x, t; k) = Aei(−Dk t eikx , k ∈ R pour l’équation de diffusion

ut = Duxx , x ∈ R, t > 0 .

Formellement, en superposant ces solutions, nous obtenons


Z
2
u(x, t) = A(k)e−k Dt eikx dk, (15)
R

Qui peut être vérifiée comme étant une solution à l’équation de diffusion, à condition que
A(k) soit une fonction gentille(par exemple, continue, bornée et intégrable sur R ) . Le fait
d’avoir (15) comme solution ouvre la possibilité de sélectionner la fonction A(k) de sorte
que l’autre conditions (par exemple, une condition initiale) puissent être remplies. Imposons
donc la condition initiale
u(x, 0) = u0 (x) . x ∈ R,

Exposé-décembre 2019
4 Dispersion non linéaire 7

à l’équation de diffusion. de (15) il s’en suit que


Z
u0 (x) = A(k)eikx dk . (16)
R

Nous reconnaissons u0 (x) comme la transformée de Fourier de A(k), et donc A(k) doit être
l’inverse de la transformée de Fourier de la fonction u0 (x) .

4 Dispersion non linéaire


Le but de cette partie est de donner un aperçu de la théorie de base pour l’étude de cer-
taines équations aux dérivées partielles modélisant la propagation d’ondes dans des milieux
faiblement non linéaires et dispersifs.
Nous nous intéresserons donc à des équations de la forme

ut = Lu + f (u) (17)

où u = u(t, x) est à valeur réelles ou complexes, t ∈ R+ et x ∈ Rn ; l’opérateur L sera dit anti-


adjoint ; f est un terme non linéaire, pouvant éventuellement contenir des dérivées(d’ordre
peu élevé) de u. L’équation linéaire sera dit dispersive si les solutions, même bien localisées
en espace initialement , ont tendance à se disperser dans tout l’espace en temps grand.
A titre d’exemple, signalons que l’équation des ondes

utt − c2 uxx = 0, (18)

n’est pas dispersive ; et l’équation de Klein-Gordon

utt − c2 uxx + u = 0, (19)

qui est une équation hyperbolique est quant à elle dispersive.


Une des conséquences mathématiques de la dispersion pour les équations linéaires est la
présence d’effets régularisants locaux, c’est à dire qu’à l’instant t positif, les solutions sont
localement en espaces plus réguliers qu’elles ne le sont à l’instant initial. Pour les équations
non linéaires, ce phénomène pourra se traduire par deux comportements très différents : soit
la non linéarité renforce la dispersion et alors le solutions ont un comportement "linéaires" ;
en particulier, elles tendent vers zéro en norme L∞ . Si par contre, non linéarité et dispersion
se compensent, alors on observe en général des solutions localisées qui se propagent sans
changement de forme, de types d’ondes progressives ou états stationnaires parfois appelés
solitons.
Nous donnons ci-après quelques exemples modèles d’équations dispersives non linéaires.

Exemple 7: i) Équation de type KdV :


Cela concerne des équations qui se mettent en générale sous la forme

∂t u + ∂x M u + ∂x f (u) = 0,

Exposé-décembre 2019
5 Relations Constitutives 8

où x ∈ R, t > 0, u(x, t) est à valeur réelles. M est dit un opérateur différentiel ou


pseudodifférentiel à coefficient constants.
l’exemple modèle est l’équation de Korteweg-de Vries

∂t u + ∂x u + ∂x3 u + ∂x (u2 ) = 0, t ∈ R, x ∈ R,

c’est un modèle de propagation unidirectionnelle pour les ondes longues à la surface


de l’eau, en faible profondeur.
ii) équation de types NLS :
L’exemple type est donné par l’équation de Schrodinger non linéaire

i∂t u + δu + λ|u|2σ u = 0,

où u est une fonction à valeur complexes, t ∈ R, x ∈ Rn , et λ = ±1 . Cette équation


intervient en physique des plasmas, en optique non linéaire(par exemple comme modèle
de propagation dans les fibres optiques) mais également dans le contexte des ondes de
surface, lorsque la profondeur est infinie.

5 Relations Constitutives
Une relation constitutive est une équation additionnelle provenant généralement des suppo-
sitions que l’on fait sur les propriétés physiques du milieu ou du processus étudié. Il en existe
plusieurs types selon les phénomènes et les approximations adoptées.

5.1 La loi de Fick


Laloi de Fick décrit la diffusion de la matière dans un milieu binaire (par exemple un mileu
conducteur de chaleur possédant deux pôles : un froid et l’autre chaud).Elle relie le flux des
matières au grandient de la concentration. Elle a été établie par Adolf Fick en 1855.

Loi de Fick-Loi de conservation En abscence de réaction ou de source (f=0), la loi de


conservation scalaire (20) s’écrit

ut + φx = 0, x ∈ R, t > 0 . (20)

Dans la littérature, on observe, dans plusieurs phénomènes physiques, que la quantité de


matières représentée par sa densité u s’écoulant le long d’une section au point s au temps t
c’est-à-dire le flux de la matière, est proportionnelle au grandient de u 1 . Autrement dit, le
flux vérifie la loi de Fick donnée par la relation

φ = −Dux . (21)
1. On utilise parfois la notation φ(x, t) ∝ ux (x, t)

Exposé-décembre 2019
5 Relations Constitutives 9

La constante positive D est appelée terme de diffusion et l’analyse dimensionnelle donne

longueur2
[D] = .
temps

La relation (??) signifie que u évolue dans le sens contraire de son gradient ux . Par exemple,
si u représente la concentration d’insectes, on observe que ces insectes se déplacent des zones
à forte concentration vers celles à faible concentration. C’est aussi le cas de la chaleur qui
se déplace des points chauds vers les points froids 2 . En combinant les relations (??) et (??),
on obtient une équation aux dérivées patielles parabolique linéaire de second ordre

ut − Duxx = 0, x ∈ R, t > 0 . (22)

Cette dernière relation est connue sous le nom d’équation de diffusion.

Variantes de l’équation de diffusion Supposons que u désigne une densité d’énergie


thermique (énergie par unité de volume) dans un milieu de conducteur, alors,

u = ρCT

où ρ représente la masse volumique, C la chaleur spécifique (c’est l’energie par unité de


masse par dégrée) et T = T (x, t) la température.
La loi de Fick est remplacée par son equivalent-la loi de coduction de chaleur de Fourier,

φ = −kTx (23)

où k désigne la conductivité thermique de la région. Fort de tout celà, on obtient l’équation


de la chaleur
Tt − κTxx = 0
k
où κ = ρC est la diffusivité.
En pratique, on appelle (??) aussi bien équation de diffusion que équation de la chaleur.
En présence d’une source, on obtient une équation de réaction-diffusion. Elle est nonlinéairesi
le terme de réaction f est linéaire par rapport à u. En outre, en fonction de la forme de f ,
on distingue d’autres types d’équations.
Par exemple, en dynamique de la population, u représente la densité de la population et
dépend des variables spaciale et temporelle ; en donnant une forme logistique à la réaction,
on obtient
u
ut − Duxx = ru(1 − )
K
avec r et K des constantes positives représentant respectivement le taux de croissance et la
capacité de charge 3 qui est la taille optimale de la population que les ressources disponibles
2. La seconde loi de thermodynamique peut être lue pour plus d’explications.
3. en anglais carrying capacity

Exposé-décembre 2019
5 Relations Constitutives 10

peuvent continuer à satisfaire. Une telle équation est connue sous le nom d’équation de
Fischer. Ainsi, l’équation de Fischer est une équation de réaction-diffusion avec le terme de
réaction de type logistique. Elle modélise aussi la distribution d’un gêne adventagieux dans
une population donnée. Elle fait partie des équations centrales dans le domaine de la biologie
mathématique.

Remarque 1. En dimension grande, la loi de Fick s’écrit

φ = −D∇u .

5.2 Les équations de Burger


On appelle advection le transport d’une quantité d’un élément donné par le mouvement du
milieu environnent. C’est aussi l’ensemble des mouvements internes qui animent un fluide
et qui impliquent alors le transport des propriétés des parcelles de ce fluide au cours de son
déplacement.
Supposons qu’en plus du terme de diffusion, le flux φ dépende aussi d’un terme d’advection
Q dépendant uniquement de la densité, u de sorte que l’on puisse écrire

φ = −Dux + Q(u) . (24)

La densité u vérifie alors, en combinant (??) et (20)

ut − Duxx + Q(u)x = 0 .
2
Dans le cas particulier où le terme d’advection s’écrit Q(u) = u2 on obtient les équations de
Burger. En abscence de diffusion, on obtient l’équation de Riemann ou l’équation inviscide de
Burger. C’est l’exemple typique d’une équation nonlinéaire modélisant la dynamique des gaz,
du traffic routier ou du mouvement des vagues sur une rivière pendant la période de crue. En
outre, si le terme d’advection est linéaire c’est à dire Q(u) = cu, c > 0 une constante ayant
la dimension de la vitesse, alors, en abscence de diffusion, on obtient l’équation de transport
ou tout simplement l’équation de convection (ou convection-réaction si f 6= 0).
En présence d’une réaction, les équations non homogènes de Burger sont des équations
d’advection-diffusion-réaction.
Achevons cette partie par la présentation de l’équation des milieux poreux.

5.3 Equation des milieux poreux


La porosité est l’ensemble des trous ou vides d’un matériau solide. On veut dans cette par-
tie modéliser (classiquement) le processus d’infiltration d’un liquide ou gaz dans un milieux
poreux.
Considérons un liquide, par exemple l’eau, qui s’inflitre dans le sol avec une densité

Exposé-décembre 2019
6 Problèmes avec conditions : conditions initiales-conditions aux bords 11

ρ = ρ(x, t) . Dans une parcelle de sol, seule une fraction est disponible pour le fluide. Dans
ces conditions, le sol est vu comme un milieu poreux.
Soit κ la porosité dusol c’est à dire la fraction du volume de sol disponible poue l’écoule-
ment du fluide. En utilisant le large box method on obtient,

κρt + (ρv)x = 0

où φ = ρv est le flux de la masse et v le taux du flux volumique. Ici, v et ρ sont les inconnues.
Une approximation, valable pour les écoulements lents, est la loi de Darcy qui s’écrit
µ
v = − (px + gρ)
ν
où p est la pression, g , µ, ν des quantités positives représentant respectivement la pesan-
teur (gravité), la perméabilité et la viscosité du fluide. Ceci donne naissance à l’équation
d’écoulement des eaux :
µ
κρt − (ρpx + gρ2 )x = 0 .
ν
Les inconnues sont alors ρ et p. Par conséquent, il nous faut une autre relation constitutive.
Si le fluide est un gaz alors, on peut négliger la gravité et considérer une équation in-
dépendante du temps pour les gaz de la forme p = p(ρ). En particulier, la loi γ des gaz
s’écrit  γ
p ρ
=
p0 ρ0
avec p0 et ρ0 des constantes strictement positives et γ > 1. D’où la nouvelle équation
α
ρt − (ργ ρx )x = 0
κ
γµp0
avec α = νpγ . C’est l’équation de diffusion appelé équation des milieux poreux et qui est
0
gouvernée par les lois de conservation des masses, loi de Darcy et l’équation des gaz.

6 Problèmes avec conditions : conditions initiales-conditions


aux bords
Nous avons dans la section précédente obtenue différentes formes d’équations aux dérivées
partielles. Seulement, il existe généralement des conditions auxiliaires, obtenues naturelle-
ment ou artificiellement,ceci dans le but d’obtenir un problème admettant une unique solu-
tion.
Un problème est dit bien posé s’il possède une unique solution dépendant continuement
des données initiales. Un exemlpe classique de conditions initiales est le problème de Cauchy
où la condition auxilliaire est posé sur la densité u au temps t = 0. Maintenant, supposons,
par exemple que le problème (20) est donnée pour x > 0. On se demande bien ce qui se
passe en x = [Link] réponse à ce genre de questions aboutie à des conditions auxilliaires dites
conditions aux bords du domaine. Il en existe plusieurs types :

Exposé-décembre 2019
6 Problèmes avec conditions : conditions initiales-conditions aux bords 12

– Condition de Dirichlet : c’est lorsque la condition aux bords est donnée sur u,
– Condition de Neumann : la condition aux bords est donnée sur ux ,
– condition de Robin : la condition est donnée à la fois sur ux et u. On l’appelle aussi
condition mixte.
On peut alors ajouter ce genre de conditions dans un problème de Cauchy pour obtenir
un problème avec conditions initiales et conditions aux bords. Généralement, si l’ordre de
l’équation est k alors il faut (nécessairement) k conditions initiales.
Il est bon de rappeler ici que le choix des données initiales doit être fait de façon réfléchie et
objective en s’assurant toujours que ces données ont une interprétation physique acceptable.

Exposé-décembre 2019
INTRODUCTION

La loi de conservation se donne sous la forme

ut + φx = f (x, t; u) x ∈ R, t > 0 . (25)

Dans cette relation, u représente généralement une densité, φ le flux (car provenant d’un
transport de u à travers une section x) et f le terme de réaction. Les inconnues (ou fonctions
inconnues) sont u et φ. Il apparaît alors qu’il est important d’établir d’autres relations pour
que le problème soit soluble). Aussi, pour déterminer de façon plus précise la solution, il
est important de savoir comment donner les conditions initiales du problème en fonction du
phénomène étudié. Ces deux objectifs constitueront la première partie de notre travail.
La seconde partie quant à elle sera consacrée à l’obtention de l’équation d’ondes et de
quelquesunes de ses variantes.

Exposé-décembre 2019
Modélisation des EDP en science du vivant
Thème : Loi de conservation - Equation
d’ondes

DONFACK KENTSA Elvino


&

KAMBEU YOUMBI Aurelien Vanes


Sous la supervision de :
Pr. TSANOU Berge

Département de Mathématiques-Informatique
Université de Dschang
Cameroun
Novembre 2019.

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