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VivAfrik – Actualité
COP16 Biodiversité – interview avec Mamadou Diallo sur les enjeux, attentes et défis pour l’Afrique
Nov 4, 2024
par
Moctar FICOU
dans Climat, Environnement, Interview, Social
La 16e Conférence des Parties (COP16) sur la biodiversité achevée, vendredi 1er 2024 à Cali en Colombie
a rassemblé des représentants de tous les continents pour discuter des solutions à l’effondrement de la
biodiversité mondiale. L’Afrique, avec ses écosystèmes variés et uniques comme les forêts tropicales, les
tourbières et les mangroves, est au cœur de ces discussions. Mamadou Diallo, président du réseau
francophone de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), nous éclaire sur les
attentes des pays africains et les enjeux critiques pour le continent.
Que représente la dégradation de la biodiversité pour le continent africain ?
La dégradation de la biodiversité en Afrique est dramatique à bien des égards. Sur notre continent, des
millions de personnes dépendent directement des ressources naturelles pour leur alimentation, leur
santé, et leurs moyens de subsistance. Lorsque les forêts se dégradent, que les zones humides
disparaissent ou que la faune s’éteint, c’est toute une chaîne de vie et d’équilibre qui s’effondre,
impactant les populations humaines, en particulier les communautés rurales. Cette dégradation expose
aussi les écosystèmes aux aléas climatiques, car des habitats comme les forêts et les tourbières jouent
un rôle crucial dans la régulation du climat.
Quels sont les principaux défis auxquels les pays africains sont confrontés pour la protection de leur
biodiversité ?
Les défis sont nombreux. D’abord, il y a le financement insuffisant. Les pays africains n’ont souvent pas
les moyens de financer la protection de leurs écosystèmes de manière autonome. Ensuite, la pression
des industries extractives – pétrole, mines, bois – reste un problème majeur. Ces industries sont souvent
encouragées par des acteurs extérieurs et exercent des pressions énormes sur les ressources. Un autre
défi crucial est le manque de réglementation stricte et de moyens pour surveiller et appliquer les lois.
Enfin, nous assistons aussi à une acculturation et une marginalisation des populations locales et
autochtones, qui possèdent pourtant des connaissances ancestrales indispensables à la conservation de
la nature.
Que reprochez-vous aux pays du Nord dans cette lutte pour la biodiversité ?
Nous reprochons aux pays du Nord de vouloir exploiter les ressources de l’Afrique avant d’écouter
véritablement nos besoins et nos attentes. Ils veulent extraire nos ressources tout en nous dictant
comment gérer notre biodiversité. Cette attitude est non seulement injuste, mais contre-productive.
L’Afrique a besoin de soutien pour conserver sa biodiversité, pas de pressions pour continuer à exporter
des matières premières à faible valeur ajoutée. Les pays du Nord doivent respecter nos priorités et
contribuer à un financement conséquent et à des transferts de technologie pour que nous puissions
gérer nos ressources de façon durable.
Quelles sont les attentes spécifiques des pays africains pour cette COP16 ?
Les pays africains attendent des engagements fermes sur plusieurs points. Le premier est l’allocation de
fonds substantiels pour la protection de la biodiversité. Il ne s’agit pas seulement de promesses, mais de
financements concrets pour renforcer les aires protégées, soutenir les initiatives locales et développer
des solutions de conservation. Nous demandons également des mécanismes de suivi et de transparence
pour s’assurer que les financements atteignent bien les populations et les projets locaux. Enfin, il est
essentiel que les pays africains puissent conserver la souveraineté sur leurs ressources naturelles et
leurs modèles de développement.
La participation des communautés locales et des peuples autochtones est-elle prise en compte dans les
discussions de cette COP16 ?
C’est un point fondamental. Les communautés locales et les peuples autochtones jouent un rôle central
dans la préservation de la biodiversité. Ils possèdent des savoir-faire et des connaissances écologiques
qui se sont transmis sur plusieurs générations et qui sont adaptés aux écosystèmes locaux. Cependant,
ces populations sont souvent mises de côté dans les décisions. À la COP16, nous espérons que les
discussions et les décisions les incluront davantage et qu’ils bénéficieront du soutien nécessaire pour
continuer à préserver leurs terres et leurs savoirs.
Quels sont les principaux engagements que l’Afrique espère obtenir des autres nations et de la
communauté internationale ?
L’Afrique souhaite obtenir des engagements solides et concrets. Cela inclut des financements
substantiels et durables, des accords de transfert de technologie, et un engagement pour le respect de
la souveraineté des pays africains sur leurs ressources naturelles. Nous espérons également des mesures
pour renforcer les droits des communautés autochtones et locales. Un autre point important est
l’échange de bonnes pratiques et le renforcement de la coopération scientifique pour que les pays
africains puissent renforcer leurs propres capacités de conservation.
Le modèle de développement durable est-il réaliste pour l’Afrique dans le contexte actuel de la crise
climatique et de la perte de biodiversité ?
Il est réaliste, mais à condition que le modèle de développement durable prenne en compte les réalités
africaines. Ce modèle doit intégrer non seulement les objectifs économiques, mais aussi les dimensions
sociale et environnementale. Les pays africains sont vulnérables aux changements climatiques, ce qui
amplifie les défis de la conservation de la biodiversité. Avec des investissements adaptés, une
gouvernance efficace, et une participation accrue des populations locales, l’Afrique peut emprunter un
modèle de développement qui respecte ses écosystèmes et améliore les conditions de vie.
Quels messages souhaitez-vous adresser aux dirigeants mondiaux présents à la COP16 ?
Aux dirigeants mondiaux, je dirais : écoutez-nous, soutenez-nous, et respectez nos priorités. La
biodiversité africaine n’est pas seulement un trésor pour l’Afrique, elle est cruciale pour l’équilibre
écologique mondial. Si l’on veut réellement lutter contre l’effondrement de la biodiversité, il faut des
engagements et des actions fortes de la part des pays du Nord, en commençant par le respect des droits
des pays africains et le soutien financier pour nos programmes de conservation. L’Afrique est prête à
faire sa part, mais elle a besoin de partenaires qui s’engagent honnêtement.
Alors que les rideaux sont tombés sur la COP16, l’interview de Mamadou Diallo a souligné les enjeux
fondamentaux pour le continent africain, notamment obtenir un soutien international juste et adapté,
intégrer les communautés locales dans les décisions, et établir des engagements fermes pour protéger
la biodiversité de l’Afrique. L’avenir de la biodiversité mondiale dépend en grande partie de la manière
dont l’Afrique pourra protéger ses écosystèmes uniques, et les résultats de cette COP16 seront
déterminants pour les décennies à venir.
Moctar FICOU / VivAfrik
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vivafrikLes énergies renouvelables : qu’est-ce que c’est ?
Les énergies renouvelables sont des énergies provenant de sources naturelles qui se renouvellent à un
rythme supérieur à celui de leur consommation. La lumière du soleil et le vent, par exemple, constituent
de telles sources qui se renouvellent constamment. Les sources d’énergie renouvelables sont
abondantes et sont présentes partout autour de nous.
En revanche, les combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) sont des ressources non renouvelables
qui mettent des centaines de millions d’années à se constituer. Les combustibles fossiles, lorsqu’ils sont
brûlés pour produire de l’énergie, provoquent des émissions de gaz à effet de serre nocifs, tels que le
dioxyde de carbone.
La production d’énergie renouvelable génère bien moins d’émissions que la combustion de
combustibles fossiles. Afin de faire face à la crise climatique, il est primordial de passer des combustibles
fossiles, qui sont actuellement à l’origine de la majeure partie des émissions, aux sources d’énergie
renouvelables.
Les énergies renouvelables sont désormais moins chères dans la plupart des pays et permettent de créer
trois fois plus d’emplois que les combustibles fossiles.
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L’utilisation de l’IA dans le domaine de la santé
Le monde se familiarise doucement avec l’Intelligence Artificielle. La technologie IA occupe déjà une
grande place dans le domaine de la santé. Elle assiste les médecins traitants et aide les chercheurs. Elle
facilite la gestion des ressources et des hôpitaux. Elle a contribué à améliorer les services de ce secteur,
de différentes manières. Faisons le point.
Facilitation du diagnostic
Latop médical avec AI
L’IA émet des suggestions de diagnostic en analysant le dossier médical d’un patient. Cela inclut les
symptômes, les antécédents ou les signes de maladie grave. Les outils les plus performants sont même
capables de traiter les images telles que l’IRM ou les radiographies. Cela s’effectue avec grande
précision. Ainsi, ils réduisent les risques d’erreurs humaines, permettant en plus aux médecins
d’identifier plus rapidement les maladies. Les patients reçoivent alors les traitements adéquats sans
tarder.
Personnalisation des traitements médicaux
L’IA est capable d’analyser une quantité importante de données en un temps record. Cela inclut par
exemple les antécédents médicaux ou leurs profils génétiques. C’est ainsi qu’elle peut proposer des
traitements personnalisés pour chaque patient. Cette technologie :
Réduit les risques d’incompatibilité des traitements
Augmente le taux de réussite des traitements
Accélération des recherches dans le domaine de la santé
Les chercheurs exploitent la capacité d’analyse de l’IA, l’utilisant par exemple pour découvrir de
nouveaux médicaments. Les algorithmes identifient des molécules prometteuses. Puis, ils prédisent leur
efficacité, réduisant le temps de développement ainsi que les coûts. C’est très utile en période de
pandémie et en cas d’urgence.
Optimisation du suivi des patients
Il est possible d’intégrer l’IA aux capteurs connectés qui enregistrent des données médicales comme :
Le rythme cardiaque ;
La tension artérielle.
La technologie analyse alors les données en temps réel, avertissant immédiatement le médecin en cas
d’anomalie.
Meilleure gestion des hôpitaux
IA dans le domaine de la santéIci encore, c’est la capacité d’analyse de l’IA qui est mise en évidence.
Cette technologie identifie par exemple les besoins en personnel ou en matériel. Elle peut aussi établir
les plannings du personnel médical. Les meilleurs outils peuvent même prédire l’afflux de patients,
améliorant l’organisation et réduisant les temps d’attente. Par ailleurs, l’IA facilite le processus de
recrutement par les ressources humaines. De même pour le management de l’établissement.
Les limites de l’IA
L’IA a apporté une innovation positive dans le domaine de la santé. Nous l’admettons. Cependant, elle a
ses limites. D’abord, aussi performante qu’elle soit, elle ne remplacera jamais un médecin. D’ailleurs, ses
propositions doivent toujours être examinées par un professionnel. En outre, la protection des données
est cruciale. Les informations médicales doivent rester confidentielles. Enfin, les systèmes doivent être
testés avant leur déploiement, pour éviter les erreurs.
IA dans le domaine de la santé avec Appwapp
Conclusion
L’IA a été développée pour aider les humains à travailler plus efficacement. Alors, pourquoi ne pas
l’exploiter ? Surtout dans le domaine de la santé où la rapidité et la précision sont de mise. Toutefois, il
faut l’utiliser avec prudence. Garder à l’esprit qu’il s’agit d’un outil, qui ne remplace pas le jugement
humain.
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Utilisation de l’IA en soins de santé mentale
La santé mentale est la Grande cause nationale de l’année 2025. Parmi les objectifs définis par le
gouvernement pour cette cause se trouvent la prévention, la détection précoce de la maladie et
l’amélioration de l’accès aux soins. Or, l’IA peut être une aide précieuse pour atteindre ces objectifs.
En effet, il est possible d’utiliser l’IA en soins de santé mentale de manière efficace. Elle peut aider à
poser des diagnostics et prévenir les problèmes de santé psychique. Dans un avenir proche, elle sera en
mesure de suppléer au manque de médecin. Toutefois, l’intelligence artificielle est liée à de nombreux
enjeux, tels que l’éthique ou la protection des données. Aussi, doit-elle être encadrée par l’humain pour
conserver ses bénéfices.
Comment l’IA est-elle utilisée dans les soins de santé mentale ?
Diagnostic des maladies mentales et aide à la décision clinique
L’IA en soins de santé mentale peut aider à poser des diagnostics. En effet, cette dernière est capable de
traiter un très grand nombre de données en provenance de sources diverses. Puis, son rôle est de les
analyser. Cette capacité est utilisée pour aider à la décision clinique.
De plus, l’intelligence artificielle peut identifier les phénotypes numériques liés à une maladie mentale
chez les patients. Ainsi, des cas d’usage sont définis et nourrissent l’IA pour qu’elle puisse détecter les
troubles mentaux.
Prévention des risques de santé mentale
L’IA a aussi un rôle de prévention en repérant les problèmes de santé psychique a un stade précoce.
Certains dispositifs peuvent, par exemple, veiller sur les séniors. C’est, par exemple, le cas d’Emobot, un
robot capable d’analyser les expressions du visage des personnes âgées. Grâce à cette technologie, il est
possible d’anticiper les troubles de l’humeur chez les patients en Ehpad.
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