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ORGANISATION DES ÉTATS PROGRAMME DES NATIONS UNIES
RIVERAINS DU FLEUVE SÉNÉGAL P OUR LE DÉVELOPPEMfN T
(O. E. R. S.) (P. N. U. D.)
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L 'A LIMI::.NTAT ION ET L'AGRICULTURE (F.A.O.)
--oooooo-
ETUDE HYDRO-AGRICOLE DU BASSIN DU FLEUVE SENEGAL
PROJET AFR-REG-61
::>tE
Delta du Fleuve Sénégal
Etude Hydrogéo~ogique
I ·v. - Dl?~\. IN .AB I T.J I TE
Rapport de :Mission
de
M. AUDIBERT
Saint-Louis, Juin 1970
IV
DRAINABILITE
IV - DRA INABILITE
SmŒAIRE
Pages
1. INTRODUCTION••••••••••• •••••••• 0 ~ 0 ••••••••••••••• 0 •••••••••••• 1
2. SOL Er SOU&-SOL DU DELTA ••••••••••••• ,........................ 3
2.1. Reconnaissance des formations.... . .... .. ... . . . ........... 3
2.2. Lithologie ••••••••••••••••.•••••••••••••.•••• ,....... . ... 6
2.2.1. Les minéraux............ ...................... . ... 6
2.2.2. Les f a ciès••• • ••••••••••••••••••••• • •••••••••••••• 8
2.3. Distribution des faciès•••••••••••••••••••••••••••••••••• 10
2.4. Pédologia .•• o • • • •••••••••••••• • ••••••••••••• • •••••••••••• 12
2.5. Propriétés hydrologiques.............................. . .. 21
2.5.1. Circulation d~s l es couches non saturées
l'infiltration•••••••••••••••·•• • ••••••••••••••••• 21
[Link]. Observat ions diverse s.................... 22
[Link]. l-ie sur e de vitesses d i nfiltration........
1 23
2.5.2. Circulat ion dans les couches [Link]ée s -'
perméabilité••••••••••••••••••••••••••• • •••••••••• 31
3. CRITERES DE DRA TITABILITE. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 37
3.1. Les conditions particulières du delta. . .. ... ............. 37
3.1.1. Le sous-sol••••••• • •••••••••••••••••• •• ••••• • ••••• 37
3.1.2. La couche de surfa ce ••••••••••• • ••••••••• .• •••••••• 38
3.1.3. ~pérun ent ation de Richard-Toll et de
Boundourn-Ouest................... ................. 38
3.2. Définit ion des critères••••• • ••••••••••••••• • •••••••••••• 40
3.2.1. Couche superficiell e •••••••••••••••••••• •• •••• • ••• 40
3.2.2. Couche profonde •••• • •••••••••••••••••••••••••••••• 41
3. 2. 3. Sé:Ll i ni t é . ........................•• o • • • • • • • • • • •••• . 42
- 2 -
4. CARTE DE TJ!:Xlj. URE DU SOUS-SOL (voir planches 1 et 2) • • • • • • • • • • • •
1
43
4.1. Procédé de confect ion••••• • ••••••••••••••••••• • ••••••••••• 43
4.2. Définition des unit é s ••• • •••••• •• •• • •• • ••••••••••••••••••• 45
4.3. Techniques de dra inage et pr i x de r evient........ . ... . .... 51
5. COI·lCLUSIOÏ'l, • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 54
6. BI BLIOGRAPHI E. • • • • • • • . . • • . • • • . • • • • • • • . • • . . . • • • • • . • . . • • • . • • • . • • • 55
1. LISTE DES DOCUIJENTS ANNEXES. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 51
1 - INTRODUCTION
Les terres du "delta" peuvent ~tre divisées grossièrement en
terres légères correspondant aux formations dunaires et terres lourdes
ou "terres basses" correspondant aux formations fluviodel taïques propre:rc_~.
dites. Nous avons décrit précédemment, dan s la partie consacrée à la
géologie, les processus de mis~ en place de ces unités . Seules les terr es
appartenant à l a seconde catégorie ont jusqu' à maintenant ét é considérées
comme susceptibles d ' être mises en va l eur, en raison probablement do l a
plus grende facilité qu'el les présentent pour l ' irrigat ion. L' ét ude qui
suit leur est consacrée, car l'introduction de l 'irrigat ion devra néce3-
sa irement ~tre complétée par un système de drainage, à condition toutefoi s
que l e coüt des travaux de mise en place et d ' entret i en n ' outrepassent
point les b énéfices e scomptables. Ces t erres et leur sous- sol possèdent ,
en effet , des caractères t el s que l'absenc e de dra inage les rendra it t ôt
ou tard inutilisables. La nappe phréatique, très proche de l a surfac e
(1 à 3 rn) et très concentrée en sels, g!t dans des sédiment s a s s ez peu
perméabl es et n ' est smHnise à aucun écoulement nat urel (voir cha pitre
"Hydrogéologie"). Son aliment ation par l os pert es inévitables à t r avers
les couches de surfac e au cours d' éventuell es irrigations peut conduire
à l'asphyxie tout d' abord, à l'empoisonnement ensuite, des racines des
plantes cultivées. De pl us , dans le ca c du "de lt a ", ces pert es sont
néc essaires : l es sol s du " delta", t ou s pl us ou moins sa lés, doivent ~tr (;)
au moins ma int enus à un taux do salure compatible avec la vi c des végé-
t aux, sinon dessa lé s avant l eur mise en cuHure . Et cela ne peut ê t r e
r éalisé que pa r l a percolation d ' une cert a ine quantité d' eau minimal e , à
travers los couches non saturé es , jusqu'à l a surface de l a nappe .
- 2 -
L' excès d ' cau qui parvient a i nsi à l a n appe devr a donc êt r e nécessai-
r ement évacué . Etant donné los perméa bilités - r e l at ivement f a ibles -
·- ct l' hétérogéné it é du r empl issage s é d i mentaire du delta (voir chapitre
" Géolog i e" ) , on ne pou·i; son ger, pour c o f a ire , qu 'à un système clas sique
d o drainage p:1r f o ssés ou drains ent errés don·i; l os profondeurs ct l os
écart œ1Cnts devront v ar i e r suiva nt l es propr iétés du t errain .
Le but d e l ' étu de, dont les r ésult e;ts sont exposé s c i-des sous ,
est donc de t enter un classement des terr e :;; stüvant leur apt itude au
dr n inago ct , pour que c c classement so it év en-~ ucll cmcnt utilisable , d ' en
éta blir l a c a rt e . Nous é t udierons dans une pr emi è r e p-:.r t i c l es s o l s ct
sous- so l s du d e l ta . Les crit è res d e drc in;:.bilité applicabl es à la di st inc-
tion d e s t erre s seront CX"lminés d ·:. ns l :J. deuxième p0.r t i c . Enfin, nous
[Link] en troisième p.-:: r·~ ic l a ca r te ël.c l.-:1 s·~ruc ·~ur c d.u sous- sol
qui , pour êtr e scu lelilcnt qualit :tivc , étflbl H déjà une dist inct ion ent re
l es s urfac es qui J;Jéri"ii ent de s invcst i g ëxè ions p l us approfo ndies e n ma·~iè rc
d e dr a inabili té ct celles qui sont à considérer d ' ores ct déjà conun e inu-
t ilisables pour 1 ' ag-riculture •
•
- 3-
2 - SOL ET [Link] DU DBLTA
Quand un système de dr:ünago art i ficiel apparatt comme l e corol-
•
laire néccssûirc de cultures irriguées , co sont l es car actèr es du sol ct
du sous- so l qui en dét cr minont d ' abord l a possibilité, ensui tc l es mod:::.-
l i té s pra·~ iC}ucs de mise en pl a ce .
Ce s caractères peuvent ~t r c appr éhendés de div er s po i nts de vue .
Coux qui int ér es s ent la t~~inabilité r el èv ent de l a lit hologi e , do l n
pédolog i e , do l a sédimcntologie ou dist r ibut ion d2\ns l ' espace des f ac i ès ,
ct de l ' hydrolog i e ou co~portomcnt à l ' eau. Nou s nous l i mit erons dans c et
examen aux couches l es plus r éc ent es des dépOts dcl taïque2 qui app~r
tienncnt à la fin du derni er cyc le sédimentair e du Qu,-::t crn::ür e
[Link] - ct qui r eposent sur des b;?,ses génér :::.l cment a r g ileus es .
Celles- ci peuvent ôtr e con sidér ées comme l e il1ur des format ions l1Cr méabl os
su sceptibl es d 1 Mrc ut ili sé cil pour conduir e 1' C·).U do drcünago vers des
dra ins artificiels.
• 2. 1. Reconnai ss;mco des formations
Les couches sédililent air es qui nous intéressent sont m-:1i ntcnnnt
b i en connues grâce à un trè s grand nombre de sondages, de profondeur
va riable, effect ués à l 1 occasion d' études di v er ses : il scittbl e que, ,_,.,.lgr é
les nombreuses difficultés que l eur mise en v.:tl our no mnnquc pas d~ sou-
lever, l es t err es du delta aient su scit é de gra nds espoirs .
Les premi è r es descript ions li t hologiques sont fournies par dos
sondages de recherche d ' eau ( Saint- Loui s , 1903, Richard- Tell , Rosso) , des
sondages dest iné s à une c~mpagnc de géophys ique pét rolière, un sondage
pétrolier (Toundou- Bessct) , des s ondageG de r echerche minière (recherche
d ' ilménit e) , mais ell es ne donnent dco rcn sci gnclilcnt s qu ' assez par t i ol o
- 4 -
sur l es couches de surface. En 1964 , l 'étude d'hydrogéologi e confi ée au
BRG!'Il d:ms l e Haut-Del t a décrit l a succession des fac i ès r encontrés d.".ns
t-
près d'une centaine de soncla3es à l a tarièr e pr ofonds de 5 m en moymme .
En 1965, une étude de l a dra inabili té dans l a purtic sénég.'l-
l a i se du &'ut- Delta (régi on de Richard-Tell ct du Diovol) fut r éal isée
par l a SOGETHA. Quelque sept c ont s trous de 4 à 5 rn de profondeur fur ent
areusés . Les coupes ne sont pus fourni es par l e r apport, muis l a cot e des
couches sableuses évent uellement r encontrées ost i ndiquée sur l a ca r te
d 'implant ut ion. Dans l e tcxi;c du rapport , l ' aut eur di st ingue trois
profils- types qui r endent compte dos cas extrêmes ct int or mécli:ür os.
L'IRAT, pour s::'. [Link], a r éali sé un trè s [Link] nombr e do son-
dages da ns l e ~de lt a " : d'une pa rt pour l a recoru1a issancc pédol ogi quc
des "cuvettes" r etenue s potœ l e. cul·cur c du ri z en r a i s on de l eur topogr·J.-
phi c f avorabl e (étude exécutée en 1967) d' aut r e pnr t pour l' é laborac ion
de la carte pédologiquc à 1/50.000e de l a V([Link]ée ct du "delt a" du Sénéga l ,
objet d 'un sou s-cont rat passé avec ln FAO ; enfin l'ét ude exécut ée en
1968-1969 , pour une reconn~i ssanc c serr ée des terres f avorab l es à ln cul -
ture de l a canne à sucre dans l e périmètr e de Richard- Tell uctucllcr;ICnt
cultivé en riz . Le nombre total de c es sondages sc mont e à environ deux
mille ci nq c ents . Ihns le plupa r t d ' ent r e eux , des échant i llons ont été
prélevés à chaque changei!lcnt de t erra in aux fi ns d ' une analyse gr anul a-
métri que, d ' un e mesur e de conductivité él ectrique ct de pH. Les terr.:1i11n
n'ont été décrit s qu' .J.u vu des résultats de l' a nalyse grP-nulomét ri quo , cc
qui g<::.r ant it l'objectivit é de l e. di agnose dans t ous l os cas .
Nalhcurcuscmcnt , [Link] de c es [Link] n ' a dépas s é 1,30 rn en
profondeur ct l e plus souvent 1 m, de s ort e qu 'ils ne nous apport ent que
des r enseignements trè s partiel s sur l e sous-sol.
- 5-
Le travail de l' équipe du pro jet s'est dér oulé de f a it en deux
t emps , Au début des recherches , l a di st inction de deux formc3 géomorpho-
logiques princip:llcs - cuv e·~ tes et fluviodelta.ïquc - o 1 ét .:.i t i mposée pour
plus ieurs r a i sons :
1) l es cuvettes , comme l eur non l' indique , ét .:1.i ont topographiquement pl u :::
basses , donc f acilement inondable s ct difficil es à vidanger ;
2) l'ét ude géomorphologique de l ' équipe de J . TRICART (1964) décriv ~ it
les t err es des cuvet ·~ c s comme étant formées de plusieurs mètrco d ' a r {;il cs
de décantat ion , a lors que l es format ions fluviodelt a ïques éta i ent c on s i -
dérées comme plus l égèr es , donc pl us perméables ;
3) du côté sénéga l ai s au lîlo i ns , l es cuv ettes étai ent r éservées comme
t erres ruué[Link] pour ln culture du r~z.
Ainsi fut - il déc i dé do prospecter syst ématiquement l es plus
• [Link] CJ ù.cn surfa c es occupées pa r lon form:>..·~ ion s fluviodelta ïques : environ
500 trous à l a t arière de 3 à 5 rn de profondeur furent exécutés sel on une
ma ille kilométrique. Cette cnqu~te r év él a une très grande hétérogéné i t é
d o f aciès horizont ;:~.l c ct verticale. Quelques observations f a ites uur l c.; s
cuvet tes semblèr ent :üors montrer que l e sol pouvait n~tr c a rgil eux quo
sur une. épai sseur r éduite ct qu ' ell es pré sentaient une c er taine homogé-
n éi té . On pr océda à un examen approfondi ct syst ématique de s sondages
exécutés ·' lU cour s de 1 ' ét ude dest inée à la SAED ( 1) pnr les éqùipo s de
1 1 IRAT dont l e r apport vcn<[Link] d ' être communiqué .ï.u proj et d ' ét ude hydre-
agricol e .
( 1) 5ociét é d ' Amé[Link] et d 1 Equipement du " Del t a " .
- 6-
Il apparut alors quo l a succcnsion des couches du sous- sol ne
différait pas t ellement lorsqu'on pa ssa it du fl~iodelt aïque à une
cuvette. Aus si une nouvelle campagne de sonda~es ~stémat iques fut-elle
entreprise dans dos zones dé j à prospect ée s par l'IRAT ou encore dans doG
zon es jusqu' ~lor s inexplorées (200 sondages environ) de f açon à r eaon-
nattrc l e sous-sol jusqu'à une profondeur do 5 m. Cette campagne confirme
l ' ab sence do di f f érence f ondamentale entre le fluviodolta ïquc ct l es
cuvet tes . Par ailleurs, truol qucs sondages plus profonds (30 rn), exécutén
nu moyen d 'une sondeuse , permirent d' apprécier l ' épais seur des couches
perméables conductrice s ·.a' cv.,u.
Les diagnos es des f a ciès ont ét é f .:.-.H es pc.r cxrunen à l'oeil nu.
Ell es s ' appuient sur un c ert a in nombre d ' analyses gr-~ulométriques opér ées
au laborat oire du pr oj et . Les coupes de l cnsernbl c de s trous forés par
1
l' é~lipe du Proj et, soit environ 700, n 'ont pas ét é joint es ::'.U r cpport en
r a i son du volum e qu ' elles aura ient occupé, ma i s elles s ont di sponibles
aux archives du Proj et à S~int-Louis •
2 • 2. Lit ho 1ogi c
2.2.1. Les minér aux
La tranche do t erra in qui nous int éresse est uniquement form ée
de sédi ments détr itiques fins dont l es principal es espèces minéra l es s ont ,
par ordr e d ' importance , l os suiv ~nto s :
- le quartz : c'es t do loin l e mi eux r eprésenté . Bion qu'il co i t
diffi cile d' <:'.V<mc or pour co minér:::tl une proportion moyenne [Link] l es ·
sédiments , i l no semble pas qu ' il soit inférieur à 70 ~ · puisqu'il r epr é-
sente l ' essenti el de l' ensembl e sableo gros siers (supéri eur s à 0,20 mm) ,
- 7-
sables fi ns (fra ction compris e entre 0,2 mm ct 0 ,05 mm) , limons gro s s i er s
(fraction comprise ontrc 0 ,05 ot 0,0~ mm), limons fins (fraction compri se
•
entre 20j~ ct 2J*)• Il provient à l' origine de l' érosion des formations
pri maires ct antécambriennes de l a bordure du ba ssin sédimcntc..irc , ct :..1
a. été r epris maintes fois dans des dépôt s tantôt r:1arins, t;;mtôt c onti-
nentaux , en subissant chaque fois 1.m fra ct ionnement plus poussé, de s or-t...
que fina l ement c c sont l es fract i ons "sable fin " ct "limon grossier" qui
dominent .
- l es minér:.:.ux nrgil cux : il s sont en moindre quanti t é qu 1 i l
n 'y pa.r::~.it d' abord, ct b eaucoup d' échantillons appelés "ar gil es" en con-
t i enncnt moins de 50 >•
Pour l es b esoins de l 'étude pédologique de l~ va llée, des
séri es de trois échantillons pr él evés à trois nive::>..ux différents ont f ;.it
l 'obj et d'une analy se minér~logique . Les r ésulta t s qui nous ont été
!
transmis n 'indiquent malheur eusement ni les profondeurs exactes , ni los
cmplacœ1cnts exacts, ni les proportions respect ives. Seuls sont donnés
• le numéro du point à' é cl~tillonnagc, l a coupure de 1~ f euille IGN à
1/200.000e d::ms l aquell e i l sc t rouve ct l'ordre d ' abondance des rainér <:'.u x
à trois niveaux, dont l e dernier ne peut excéder 1,20 rn sous l e sol
puisque los trous !RAT ne dépassent j::unn.i s cette profondeur .
Quoi qu ' il en soit , aucun échantillon n ' a été pris d:-.ns l e
11 dclt::o. " proprement dit. Toutefoi s i l [Link]ît que , depuis Boghé jusqu ' à
fug:::uw., 1' ordr e des minéraux argil eux aux trois prof ondeur s de pr él è-
v ement est invariablement :
• montmorillonite,
• [Link] ,
• illi tc.
- 8 -
Il n'y a aucune raison que los ma:~é riaux déposés dans le "delt ;::."
diffèrent, ~u moins on surfac e , de ceux qu'on trouve on amont , dans la
partie du lit ma jeur qui traverse l e bassin sédimentaire sénégalo-
mauritanien.
Un autr e minéra l argileux dont on n ' a pas tenu compt e dans ces
analyses, est l n. muscovite , visibl e à l'oeil nu en très fines p:üllot t os
plus ou moins abondantes, et qui sc r Mgcnt [Link] les grains de la fr::l.c-
tion sableuse fine ou limon euse grossière. Cc minér::ü cs·~ [Link] dans
l a. mesure où sa pré sence dans un sédiment cntrn!ne une limitat ion do la
perméabilit é .
- les minéraux ferrugineux : il s [Link] ssont assez abondamment
sous différ entes f ormes qui n 1 ont pas f o..H l' objet d 1 [Link]. On rencont r e
souvent, dans l a fra ction sableuse, do nombreux gra i ns ovoïdes, de coul eur
très foncée , qui sont très probablement des gra ins d ' ilménitc ou do r utile
dont on conna.!t p.J.r aill eur s des :.tma.s assez importants sur l es pl ages
• actu el l es de l a côte atlantiqu e ;
- l e gypse ct ln calcite : l e gypse sc trouv e assez fréquemment
à une profondeur d 'un mètre environ sous forme de petits cristaux cara.c-
t éri stiquos , témoins do l'origine ln,gunair c des éédiments. Quant à l a c:: ll-
cite, on l a. rencontre rar ement ct toujour s sous form e de coqui lles de
Gastér opodes ou Lame llibranches [Link] •
.1
2.2 . 2. Les f a ciès
L~ pr opor t i on do ces minér a ux, ma i s surtout de s f r a ct i ons gr~u
lomét riqucs , ne v~ric pas d ' une façon continuo, ct il est possible d ' i s oler
dos f a ciès dont l a composition granulomét rique ct minér a log ique, la cou1eur 7
l a cohésion etc ., ont une [Link] constance d:ms l ' espace . Nous en avons
retenu sept dont l a pr opor tion d'éléments grossi er s vn en décr oi ssant
(voir t 0ble::;.ux 1 à 7) .
- 9-
Les sables francs sont c:[Link]érisés p :tr une proportion d 1 é l émm:·~ 1:"
gr ossiers ( s.::~.blcs gross i ers + sables fins) oxcédnnt 80 ~.; ct une proporL. ::m
d ' é léments fins ( argil e -:- limon fin) inféri eure à 7 ~~.
Les snblcs fins contiennent une proportion de limons gros s i ers
comprise chtrc 15 5: ct 35 ~J ' av co une pro port ion d ' argile ég::üc à 13 %.
Le " f ac iès rubané 11 e été ainsi nommé en r nison de l a succession
de minces lits qu'il présente (que lques millimè tres) , altcr no.t ivcmcnt
s ableux ct lirnoncl)X ct différemment colorés en gris ct j a tmc.
L' ana ly se gr:mulométrique g l obele montre une composition pl u s
fine quo c el l e des s a bles fins , avec un pourcentage d ' a rgile l égèrement
supérieur ( 16 i~) ct moins de sable fin .
L' argile " fluantc" a toujours été r encontr ée à une profondeur
~ 1
telle que c c sédiment est s ::1.t ur6 en onu. Elle correspond à ··1 ' argi l e
•
'B.éflocul éo 1' décrit e p.-.l.r le BRŒii ( 1964) • .Eh f [Link], l a fra ction ~rgil cus c
est comprise entre 15 ct 20 %ct 1:). fraction domi~~to est le l imon
gro ss ier qui dé pas s e en génér e l l es 50 %. Co mé[Link] dans l'c='.u conduit il
une strudurc [Link] cr:10nt thixotropiquc qui lui donne l' app.'lr ence d ' un
liquide.
Les ~rffilcs s abl,cus cs grises à t D..ches ma rron sc distinguent
ass ez ma l , du point de vue gr [Link]ét riquc , du f~ciès précédent .
De plu s , l es proportions des di ffére nt es fra ctions varient .::.ss cz
considérnblement. Il ost poss ible qu ' il s ' ngi ssu ici encore d ' un faciès où
l es d i f férences de couleur correspondent à une composition granulométrique
différente .
- 10 -
Los argiles m.: 1rron ct a r gilcs_griscs à lits marron, faoiès qu ' on
trouve géné r~l omcnt on surf~co, sont très somb l~bles du point d o vue gr ~1u
lométr iquc : 1 1 a r gile y ost comprise entre 30 ct 40 , _: sauf' exception, ot
le limon fin est proche de 15 %, c e qui lais::: e encor e à l'ensemble limon s
gro s sier s ct s [Link] une pr opor t i on gén éral ement supéri eure à 50 ~;.
Ehfin, l e s ~gilc s p l a stiques que l' on r encontre as sez r~r cmont ,
ct toujours en surf-:'..c e , contiennent une proportion d ' argile supérieure à
50 ;·~ ct moins cle 10 1~ do s::.ble.
2.3. Distribution dos [Link]ès
Comme nous l e dis ions plus haut, il ét " it ~&nis depui s longt emps
quo l es t erres du " d.:J lta " corr e spond?.. i cnt a ux divisions géom9rphologique s
majeures , ct qu ' en conséquence cos terres é·i;:ücnt "lourdes" d-; ns l es
" cuvett c s rt ct "légère s" d ·:'..n S le "fluviodcl taïquc " . De plus , on s uppos::-.i t
quo l' ensemble r cpos ~it sur do s f a ciès s~blcux marins , r ésultant do
1 1 é[Link] pa r une mor t r :=msgr essive de [Link] c s éoliens plus .' [Link] .
Ces affirmr~.tions av::~icnt [Link] do poids qu ' elles ont été r opri s es
pi?.r la SOGE1HA d [Link] son r apport d o 1967 où elles sont pourtant en contr::.-
1
diction nvoc l os obscrva.t ions f :-.i te s nu c our s de 1 1 étude ; 1:1. géomprpho-
logie a égal ement servi de support à l ' exécution de l a [Link] pédologique ,
obj et d'un sous-contrat dc.n s le c::tdrc du Projet d ' E~ uclc - Hydroagricole .
Et cop cndt'lrlt , l .'J. pr emièr e crunpagne ela s ond;:tge s entreprise par
l ' équipe du proj et nous o.. nmoné à mct tro en d out e c os idées. Pui s l a
deuxième camp~gne nous a permis d o nouo r endr e compte qu ' i l n'y a pa s do
li on néccssn ire entre l a morphologie a ctuelle ct le sous- s ol .
- 11 -
Pa r aill eurs , on r emarque quo 18. pr cmier o tr;:-.ncho du sol,
d ' épc.i sscur vari abl e , est pr a tiquement t oujours à t cnd;mcc a r gil eus e même
si olle ost r ecouver t e p'"'.rfois de quelques cent imètres d ' un dépôt · éo l i nn
snblo-limonoux.
Aiil,sF l e.. distindion entr e "cuv ct"~ cs " ct "fluviodclta ï qu c" t i ent
[Link] plus à •mc différ vnc e topogr.".phiquc qu' à 1.:\ n.::rèurc du s ol ct elu
sous- sol .
L' anal yse des [Link] c onduit à dist ingu er t r ois t ypes de
sous- sol
1) s ous-sol a r gileux qui sc compose habituellement de
ar gile s de décnntat ion
gri s es ou noi r es 1 rn à 3 rn
a rgil es do mangrove
à cc..t ...c l ay 3 rn à· 5 rn
2) sous-sol sabl eux dont l a coupe-type est
a rgil e s de décnnt [Link]
grises ou noire s o, 3 rn à 1, 5 m
sables ou sables limoneux
ou "f.:1c i è s rubo..né " 2 rn à 8 rn
ar gile flu0nt c (fa cultatif) 2 rn à 3 rn
vas es a r gil euses ou
a r g iles v ertes
3) sous- sol hét érogène .
Cc dernier typo ré sult e do l ' érosion ou du remani ement des c~eux
pr écédents.
- 12 -
~~ discord3nc e que nous avons pu obs erver entre l~ morphologie
ct l e sous- sol n e dei t p::t.s tel l ement étonner . Il est vr;:ü sembla blc en
effet que d"..ns une zone .:'..u ss i instab l e qu 'un delta , l e relief très peu
marqué pui sse , dc..ns cert::ünos conditions d o débit du fl euve, êtr e r .':'..pi-
dcmcnt boul ever sé ou même compl ètement inv ersé. Le peysngc .:~.ctucl n ' 6t-~1t
plus soumis qu ' à des écoul ements très l cn·~s sc trouvc .donc, à notre éche lle ,
appnr e@mcnt st0bil i sé .
2 . 4 . Pédologie
La cartographie pédologiquc du del ta f 0 isant parti e d ' un tr~v •il
confié à un sous- contr<:>.ct [Link] sur 1' ensembl e do l a. v.:~.llé c , notr e propos sc
limi tora ici à un [Link] nombr e de rcrn:1.r qu e s p::-.rticulièr ement [Link] cs
pour la. mi.s e en v nl cur dos torr es .
Tout d ' :~bord , l n p lupo..r t dos sols du dolt:::. sont peu ou même non
évolués : il s' acit en effet de sédiments alluv i a ux déposés à une époque
très récente .
Ils sc caractérisent encore pm- l e f ".it qu' il s conti cnncnt tous
du s ol, quoique en plus ou moins gr.m dc qu.:-.nti té . Cc s el provient de 1 1 c:J.u
emmagasinée ù::~..ns les dépôts l % unnircs qui composent l e sous- sol c'ii qui .
remontent pn.r cr'.p ill ~ri té d.w s l os cou che s superficielles. C' ost une des
r c..isons pour l esque~les los plus fort e s s~lurcs s c trouvent dans l es b~s
fonds où 1.':'.. nappe phréc::.iquc sc trouve l a p lns p rès de l n surf.':'..cc . Une
::mtrc r a ison os ~ qu o l ' onde de crue du fleuve chnsso dcv ~mt oll e, ù p.::r t ir
de Ro s so , une C:''\U do plus on plus sa lé e P'".r l e 111é l .:-.ngo d ' o.~u de: mor ct do
l' cau du fl ouve pcnd~t l ' période d' ét i .~c. Cette onu s c..l é c pénètre p:::.r
l ' ::J.V-1.1 des déf l u ents jusç:u ' ::tux gr;-.ndos cuvcttcs du dol ta. où ol l e s ' év.:~.porc
sur place . Cc pr ocessus ne s c pr oduit plus elu côté sénég.;.l ais , d epuis 1::'.
con struct i on en 1964 d 'une digne périphérique d o prot ect ion.
- 13 -
L'importance du sol e st t oll e que c crt :~incs cuvett e s cultivées
en riz ont é té [Link] d ' [Link] er la végétd ion de l a plante ma lgré l e
m(":.inticn en permanence de l a. subr.10rsion d. ' c.:-.u d ouce .
L:. Jilë:.uv r.' .i s ,; qual i té d e: c es so l s peut ùtr c : .m corc [Link]üN'é c en
d eux circonst ~ccs · :
1) ccrt:üns d ' entre eux sont dired cmcnt issus do dépôt s de
m.:mgrovo ct s ont p:u conséquent sulfatés c..cidcs ;
2) d ' autres sont à clas ser prob:..bl emcnt p::œmi l es sol s a lca lins 1
c ' est-à-dire à complexe a dsorbant sodique. Cos sols sont connus pour l eur
trè s nmuva i sc qu:::.li t é ct on p.J.r t iculior l eur npt i t ude à 1.:.. disper s ion s ou s
l 1 [Link] de 1' irrig1.t ion à l' o.1.u douce .
L:l. derni èr e r cm::[Link] a tr.~ i t à l a pr é dominanc e prob::tblc d0 l <:'.
mont mori lloni t c p"'.rmi l es minéraux a.r g il üux. Cc minér .: .l a l :.. pr opriét é
d ' a bsorber ùc gr:m dc s qu."'.n't ité s d ' crt.u entre se s f euillets lorsqu ' il est
• humid ifi é , confé rMt ::.u sédi ment une gr;mde .î.ptitudc au gonfl ement . Nou o
av ons d' a ill eurs observé une ûl év(":.t ion do 15 à 20 cm du sol d:::.ns un ch'J.@p
cxpérimcnt::ü inondé pcnd.-:n·b <~uo lqucs heures . Co·t; tc propriété est r éver sibl e
ct 1 l ors du de ssèchement, de l n.r ges f ent os de r ctr ."'.i t sc form ent d.:-..ns l e
ma.téri2.u. Ces f cn·i;es [Link] t r ès communes d::m s l e s s ols àu del t a. . Ces f:.it s
s ont extrêmement import :'.Xlt s d::.ns l <1 mesure où le gonfl ement e st un f acteur
limi t "".n t l e. pcrcola.t ion de 1 ' cau à t r .:..v cr s l e s couches à. f ort e pr oport i on
d ' .ï.r~·il c ; inv er s ement , l ' exist enc e de f ontes d o r ctr:..i t p out compens er
parti e ll ement c c déf ::.ut on f :worisant au début l ' infiltrc.t i on d e l ' c::t.u ct
le l e ssiv~~c dos sel s qui ont t endanc e à sc déposer de pr é f ér enc e sur 1:::.
surfo?.c c ct les parois des mottes dét erminées p:::.r l es f ent e s.
- 14 -
TABLEAU 1
Sabl es francs
NO Profondeur Argile Limons Limons Sables Sables
àm fins grossiers fins gro ssiers
%
DA 12 150 - 200 3 0,5 3,5 84,6 7,6
DA 16 130 - 350 6, 5 2,5 1, 2 53, 0 36,0
DA 17 10 - 350 2, 5 2, 5 0, 4 39,1 55: 2
DA 23 30 - 200 4, 0 2, 0 2, 9 62, 7 27, 2
A 25 40 - 200 4,0 0 1,9 68,0 21 ,8
K 1 50 - 400 2 1' 5 8, 4 86, 1 6, 1
K2 200 - 430 1' 5 0,5 2,3 94, 4 0, 3
=
IC 4 120 - 250 2,0 0,5 5,7 90,1 0, 3
K7 100 - 200 3,0 0 5,2 89,9 0, 1
K 10 50 - 200 2,0 0 5, 5 91 , 03 0, 2
VI 66 150 - 220 2 0 3 88 5
VI 69 100 - 300 4 2 2 74 18
AX 1 200 - 300 1,o 2, 5 0,2 52 ,3 44,3
il X 14 200 - 300 0 3,5 0,2 55,8 40, 2
AX 23 180 - 300 0 3, 0 9,7 82 , 7 3, 5
i
AX 37 200 - 500 6,0 2,5 3, 8 63 ,3 22 , 8
- 15 -
TABLEAU 2
Sabl es '' 11 farine"
ou sables fins
NO Profondeur Ar gile Limons Limons [Link] [Link] cs
cm f i ns gro ssiers fins gro ssier s
%
DA 6 80 - 350 5, 5 1 13, 3 77 , 9 o, 1
DA 2 30 - 200 8, 5 2,0 32, 6 55, 8 0, 2
DA 5 50 - 110 12 ,5 3, 5 44, 8 36, 8 1,0
DA 12 30 - 150 5, 5 1,o 8,8 79 , 6 .3 ,5
DA 11 35 - 200 8-o , 2, 5 15 ,.3 62,8 10 ,4
DA 7 60 - 200 5, 5 2, 5 28 , 3 62,6 o, 1
DA 14 50 - 160 6,5 3, 5 41 , 3 46, 5 0,4
VI 43 100 - 200 5 3 17 63 4
VI 45 80 - 220 9 2 18 69
VI 46 200 - 300 10 1 17 71 0, 2
VI 47 150 - 250 6 4 16 73 0, 2
VI 54 70 - 150 8 0,5 18 72 0,4
VI 56 40 - 80 13 5 27 54 2
VI 57 60 - 200 9 3 30 55 2
VI 59 130 - 200 13 9 17 60 0,4
VI 60 50 - 100 10 6 24 59 1
- 16-
TABLEAU 3
"Faciès rubané"
et sables ~ limanaux
NO Profondeur Argile Limons Limons Sabl es [Link] es
cm fins . . grossiers fins gro s s iers
%
D9 60 - 210 13,5 32,5 38,9 33,7 0, 9
DA 5 110 - 250 19, 5 8,5 35,5 34 , 2 0, 9
K4 250 - 500 6, 5 4,5 47 11 39, 8 o, 1
K5 250 - 480 8,o 5, 0 44 ,3 41 , 0 0, 2
K6 200 - 400 6, 5 1, 5 36, 1 54,4 0,4
K 10 200 - 430 10,5 5,0 36,9 46 , 7 o,o
VI 73 200 - 400 12 4 31 49 1
VI 75 200 - 300 15 6 36 42
VI 77 200 - 300 12 5 45 34 1
VI 78 180 - 200 16 8 61 13
VI 79 100 - 200 8 4 15 69 1
VI 103 180 - 240 14 4 28 51
VI 104 100 - 200 7 9 24 55 1
- 17 -
TA1lLEAU 4
Argile "fluante"
NO Profondeur Argile Limons Limons Sables Sables
fins grossiers fins grossi er s
%
(43) 200 - 600 19 11 63 6 0, 5
(44) 200 - 400 16 8 53 21 1
(45) 220 - 350 13 12 63 10 1
200 - 400 14 1 44 33 0, 5
(54) 150 - 500 17 9 se 15 0,4
( 55) 200 - 300 18 7 65 7 1
(57) 200 - 300 18 10 56 11 5
.. (59) 200 - 500 19 10 52 17 0,8
( 60) 100 - 250 20 9 55 15 1
( 61) 100 - 250 20 8 62 9 1
(72) 220 - 400 22 13 58 5 2
(75) 300 - 400 15 8 51 24 1
- 18 -
• TABLEAU 5
Argiles sabl euses
NO Profondeur Argil e Limons Limon s Sabl es Sabl es
cm fins gr oss i er s fins gro s sier s
%
D1 0 - 30 24,5 11 , 0 33, 3 29, 9 0, 1
D"7 0 - 40 31 ,5 14,0 36, 1 15,8 1' 3
D 16 0 - 80 32, 5 9, 0 30, 2 18 , 0 0, 2
D 17 10 - 50 46, 0 14, 5 27 , 2 10,0 1' 3
D 19 0 - 60 37 ,o 23, 0 24 , 0 13, 0 2, 5
D 21 0 - 100 25,0 11,o 26, 1 36,3 0, 9
:.
VI 46 150 - 200 23, 0 10,0 39, 0 27 ,o 1, 0
VI 47 30 - 120 35,0 15,0 36,0 11 , 0 0, 3
VI 48 30 - 50 42 ,0 17,0 22 ,0 13,0 3, 0
VI 49 50 - 75 29, 0 15,0 33, 0 17 ,o 5, 0
VI 56 250 - 350 14 ,0 5, 0 59,0 21 , 0 0, 6
VI 70 40 - 150 20, 0 5, 0 9, 0 47 , 0 16, 0
- 19-
•
TABLEAU 6
Ars:il,es marron et él!giles
_g_rises, à lits mar:r:on
NO Profondeur Argile Limons Limons Sables [Link]
cm fins grossiers fins gross iers
%
VI 66 40 ... 80 25 10 30 31 1
VI 68 60 - 150 30 10 35 16 0,5
VI 75 40- 60 31 17 40 10 0,2
VI 82 40 - 100 34 10 34 29 0,4
XI 90 20 - 50 38 19 21 20 0,3
VI 105 100 - 150 28 15 30 26 0,5
.. VI 43 20 - 40 42 16 17 24 0,1
XI 44 50-. 70 . 31 17 25 25 0,5
VI 45 20 - 80 23 16 30 28 0,9
VI 46 20 - 150 49 19 25 16 0,3
XI 49 0 - 50 56 17 20 6 0,3
VI 54 54- 70 34 17 26 22 0,3
XI 58 20 - 200 48 18 25 1 0,1
VI 60 30- 50 35 19 31 15 0,1
- 20-
TABLEAU 7
Ar~iles plast~
NO Profondeur Argile Limons Limons Sables &lb l es
cm fi us grossiers ffns ·J grossier::
%
D 10 0 - 100 58,0 21 '5 15, 1 3,8 o, 1
D 11 0- 60 59,0 19,5 15,4 4,3 0, 2
D 12 0 - 100 51,5 18,5 23,5 5,3 0 f -")
D 13 0 - 100 49,5 15,5 25,0 7 ,o 1'
D 14 0- 120 58,0 14,0 19,8 5,9 0, 4
..
- 21 -
2.5. Propriétés hydrologiques
Lorsqu'un champ ost irrigué, une p~rtic import.~t c de l' e~u qui
s'infiltre va reconstituer les r éserves du sol ct us surcr 1~ vi c d o 1~
plnnto, t:·.ndis tlUe l e rest e percolcr::. jus qu'à l a surfa ce de l a. n'"'.ppe .
Cet te porte iné[Link] entr c.!no l a nécessité du dr.'"'. inage ; [Link] en même
temps elle est bénéfique puisqu*ello permet le lossivugo dos s el s en
excès ct empêche ~insi leur ~ccumulut ion.
Il nous int éresse donc d o s .....v oir quelles qunnti tés d 1 onu sont
susceptibles do pénétrer d;ns l es sols du 11 d ,:!l ta." d o f açon à [Link] écier 1
a u moins g r ossi èrement, le volume qui o.t teindr ·"t l o. nappe à trnvcrs l e s
couches non saturées du sous-sol.
Pa rvenue a u nivo~u phréatique , l' e~u de percol,t i on t end à
élever c elui-ci ; elle crée donc une ch..,rgo qui engendre 1' écoul ement de
r l a [Link] v er s les drains. [Link] 1.:>. plus ou moins grn..ndo tr.:>. n smissivit é
horizontale de l' a quifère, l' é[Link] aera. plus ou moins r ::!.pide. Il
importe donc égn l cmont de conna îtr e l a V::!.leur do 1::1 permé[Link]'t é ù.u :J')UG- sol
satur é pour pouvoir ·:!.daptcr l'équipement do dra i11:.1gc ::[Link] condition s l oc::l cs .
2. 5.1. [Link] d~s l e s couches non s aturéeg
l'infiltrat i on
Il po.r~!t très difficile d'~pprécicr l e s quentités d' e~u qui
pnrviennont à l a n~ppe à moins d' essais cxpérimcnt ~ux en vra i e gr.~dcur qui
perm ettent de l es ca lcul er à partir des débits dr~inés . On peut tout efois
a' on [Link] une idée à p.:>..rtir d 1 oss::.. is d 'infiltr~:bon, bi en que c eux- ci
dépendent de nombreux f '"'. ct eurs : texture du t [Link], ét~t d 'humidit 0 , ) r e -
portion d e m.~tièr e org:[Link] , etc.
- 22 -
[Link]. Observations diverses
lhns le c,';'. s des terres du "delta ", l ' observat i on d 'un ccr t .:.i::.
nombre de phénomènes naturels donne déjà des indicat ions.
- Lor sque le tcrr~in o subi une longue période de sécheresse ,
de l":r gcs font es de r ctrai t sont visibles on surf:[Link] ct sc prolongent
parfoi s jusqu'à 0,80 m. Cc phénomène n e s c produit ccpend~t quo d~ns les
zones où l a couche de surf~ce cont i ent une f orte pr opor t ion d ' ~rgil e ct
n' e st pa s r ecouver te d ' un dép~t éolien. Nous nvons pu observer quo ces
f entes sc refer ment r apidement (quelques heures) lor sque l e sol est _
inondé. L' i nfil trdion peut donc ê-tre r el at ivement :::.bond:mte pcmd::[Link] l e
temps où les fentes r estent ouv ertes. I l pout arriver quo l es f ont es s c
r emp lissent de limons ou môme de s~bl es fins amenés p~r l e vent : d~ns cc
ens elles cont inuent après l eur f er meture d ' assur er un chcminem0nt pr éf é-
r ent i el. Leur r éouver t ur e commence génér n.l omont 48 h .:.près l' év.:.cuü.tion
.. de l' cau do surfa ce •
Ce phénomène de gonfl ement es t ccrt nincment à mettre en r c l~ti on
nv cc 1::: pr é sence dornin'111.t c de montmorillonitc p:cr mi l es minér aux r:r giloux .
- Dès l es premières pluies, des m~r cs sc for ment dans tout es l os
zones déprimées du "del ta", ct 1 1 cau de ces mo.r os ne semble:.- s ' é liminer que
p::1.r le j eu de l 1 évnpor [Link]. Il ost pr obabl e que, dès 1"1. fcrmuturo clos
fentes de retr:üt , le taux d'infiltration décrôtt r apidement jusqu ' à dcv ..::nir
pr :'..t iquomcnt nul. Un trou à 1::.. t::1rièr e , exécuté à quelques dizain~ · do · cen-
timètres de 1~ l imit e d ' une m~re apr ès l a fin do 1~ saison humide , montr e
qu 'il n ' y ~ :cucunc r cl ::1tion entr e l' c~u de surfac e ct l a n::1ppe que l ' on
trouve h::>.b itucllemont entre 1 m et 1, 5 m.
- 23-
- L'interprétation des mesures effectuées d~s des piézomètres
destinés à observer les fluctuations de 1~ nappe conduit à estimer que
la hnutcur d'cau porcolée d~s les zones inondées ost de l'ordre do 100 mm
au total.
- On a pu observer également une infil tr;:,·tion [Link] lorsqu 1 on
rép~d~it sur lo sol non de l'e~u douce m~is de l'e~u légèrement s~lùo,
d~s le cas de sols oux-rn~cs peu salés. Il ost prob~ble qu'on ~ affaire
ici à des phénomènes complaxos de dispersion ou de floculation des argiles
dus au fnit que les cations du complexe cdsorb~nt sont en m~jorité des
ions Na+ ct P-ig++.
[Link]. Mesure de vitesses d'infiltration
Deux séries de mesures de vitesse d'infiltration sont venues
confirmer cos obsorv~tions.
La première, réalisée p~r le pédologue du projet, en Avril ct
~~i 1969, c'est-à-dire pond~t la saison sèche, a consisté à mesurer 1~
[Link] d'cau infiltrée sous [Link] const~te dans un oylin~o ccn-tr.:'..l,
l'écoulancnt vertic~l étant g~rcnti p~r 1~ marne ch~rgc d'cau ontrotcnuc
dans l'espace onnul~irc compris entre le cylindre central ct un cylindre
concentrique.
On a délibérément éliminé l'effet dos fentes de rctrnit en pro-
voqu-9llt leur fermeture ~v.-mt ·t;oute mesure p.'lr le dévcncmont dos qu::mtités
d'ecu néccss~iros : la vitos•c d'infiltration était p~rfois si rapide qu'il
a.v::1.i t été impossiblo de 1:.:'.. mesurer. D' ~utro par·t, le nombre de fentes
rocoupéos p~r le cylindre pouvnit ~tro une source d'erreur.
- 24-
Ces mesures ont été f~itos sur des sols autant que possible
différon·ts ct à trois profondeurs. Le [Link]:~.u 8 ci-après résume les réaul-
tats obtenus •
...
On remarque que l::l. mise on eau norm~lo {qui correspond a.u rem-
plissage du cylindre intérieur) demonde 7 1 d'cau. Les quan·tités supplé-
ment~ircs correspondent donc au volume infiltré brutalement dans dos
fentes do retr~it. Il appar~t clairement d'ailleurs que lorsque oc volume
ost import~t (points Œ~S- GM II/1, GK 31) l'infiltr~tion p~ 1~ suite
ost très lente. On pout voir encore qu'à une forte proportion d'argile ne
correspondent pns néoessaircmon·~ los v~lours les plus faibles do 1' infil-
tr~tion (point GM II/1, 40-50). Eh f~it, il no semble avoir ~uoun lien
y
entre la grr~ulométrio ct los qu~tités d'cau infiltrées qui restent
toujours faibles.
La série réalisée par nous-m&le no oonocrnc que la. surf:[Link] 1 ct
1~ méthode do cesure a été simplifiée : le double cylindre a été rempli
d'une colonne d'cn.u de 200 mm et los mesures ont été [Link] à nive!1u
variable. Il fnut préciser quo lo problème des fontes do rctr~it ne s'est
pas posé : los mesures ont ou lieu en septembre ot octobre 1969, à une
époque où le sol ct le sous-sol ét.'lient humides, ct pend~t lqquelle on a
encore enregistré dos nvcrsesQ Les résult~ts on sont résumés d~ns le
tnblcau 9·
Los V·~leurs ne semblent ni plus élevées ni plus f~iblos quo
pond~t la snison sèche ; la seule - mais olle ost import.~to - différence
réside d::ms le f!lit quo le remplissage du tube se [Link] s::ms porto [Link].
TABLEAU 8
Point Profondeur Granulométrie Infiltration
cm mm
Argile Limons Limons Sables Sables Mise en ea.u o,s h 5 h 15 h
fins grossiers fins grossiers en litres
%
GM5 0- 20 47 17 24 11 0,2 40 5 30 70
40 - 50 26 9 32 31 1 10 10 50 65
80 - 90 12 4 18 65 1 1 20 150
GM 11/1 0 - 20 62,5 18,5 13 5 0,5 540 5 30 90
40 - 50 58 17 19,2 5 0,2 10 20 40 125
80 - 90 68,5 19,5 9,9 1, 6 0,4 . 8 10 30 55
GM 11/2 40- 50 61 24 11 3 o,a 5 25 40
80 - 90 44 22,5 28,9 3,9 1 8 5 30
GM 11/4 20- 30 36,5 11,5 26 25 0,3 5 10
·so-60 (Sables fins} . 10 65
70 - 80 4,5 0,5 28 66 0,2 25 75 160
Ti 1 5- 20 43 18 19 15 3 1 45 160
30-40 53 16 16 12 2 7 10 30
80 - 90 24,5 10,5 35 27 3 7 35 130
Ti 2 5 -'15 19 7 21 51 0,4 7 10 45 15
40 - 50 22 21 27 29 0,4 5 25 55
80 - 90 12 6 18 63 1 1 10 75
1\)
\.Jl
TABLEAU 8 {suite)
Point Profondeur Granulométrie Infiltration
cm mm
Argile Limons Limons Sablas Sables Mise en eau 0,5 h 5h 15 h
fins grossiers fins grossiers en litres
%
Ti 3 5- 15 28 14 18 37 o,s 7 10 25 400
40 - 50 30 8 32 29 0,2 7 10 40 90
85- 95 23 18 45 15 4 7 10 15
[Link] 15 - 30 48 32 16 3 0,1 10 20 40
40 - 50 36 24 30 9 0,2 1 10 30
80 - 90 28 18 44 9 1,0 1 15 75
GK 31 0 140 110 20
55 5 5 5
DX 27 0 - 20 20 5 15
40 - 50 10 30 175
80 - 90 10 5 65
DX 25 5 - 20 1 5 10
30 - 40 1 70 420.
10 - 80 7 10 170
1\)
0\
•
[Link]':a.U 9
Quantité d'cau infiltrée (en mm) en différents
points du delta après des tGmps variables
temps en 0,5 1 3 5 9 15 21 %d'argile
heure
&te Points
21 ... 10 AX 37 8 13 25 35 59 72 84 27,5
23- 10 AX 23 40 46 51 61 70 75 78 56,5
3- 10 GC 10 54 80 "124 165 200 25
10 - 10 DG4 31 44 70 83 100 116 131 46,5
10 - 10 DG 1 2 3 11 13 19 25 29 19,5
13- 10 'GB 8 33 48 80 107 157 200 ( 240) 11,5
14 - 10 GB 3 11 14 28 33 43 53 62 25
15 - 10 AN 12 6 8 15 20 26 34 41 21,5
15 - 10 AN6 8 12 19"' 23 33 49 58 27
16 - 10 AN 5 6 8 15 20 26 36 44 34
16 - 10 AN 15 10 14 26 36 51 72 98 59
29 - 9 AC 1 16 . 21 37 41 58 24,5
28 - 9 GC1 15 19 25 31 45 63 71 25
26 .... 9 001 17 21 28 35 41 63 77 11,5
25 - 9 DO 17 15 18 27 34 41 31,5
25 - 10 M4 8 14 30 38 51 59 66 36,5
26- 10 llH5 2
1
3 9 11 17 23 23 so,s
26- 10 DH 6 20 30 45 60 82 116 142 50,:5
27 - 10 AL 12 22 29 46 51 19 126 126 39
1\)
-J
TABLEAU 9 .(suite)
temps en o,s 1 . 3 5 9 15 21 %d'argile
heure
Date Points
22 - 10 DX9 14 24 51 73 104 131 157
22- 10 DX 10 10 17 37 52 fJ7 80 91
14 - 10 AP 8 14 20 34 40 '1 64 72
11 - 10 AP 2 25 31 52 65 99 124 154
11 - 10 AP 1 17 27 41 52 76 93 105
23 - 9 DCX 39 56 90 110 139 167 194
17 - 9 :Sd 4 7 8 14. 20 29
12 - 9 l3d3 2 5 9 11 20
5-9 Bd 1 29 45 83 109 145
~
1
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00 .100 ~ 00 6 00
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AH 6
FIG. 3
cu\"1\ulée en .,...,
16 20 JO 40 50 60 ·o '0 YO lOO 4 00 :lOO 4 00 5 60 ( <10 700 1100 900 1000
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l
0 Q 0 0 0 0 0 0 OQ 00 00 00 00 00 OQ oc 00 ooo
Tt...,p
"'~:~t
D~ 6
.. oc l7
(~ OH 4
DH s
"'
.. &
' "
TABLEAU 10
H = atn
Angle de l a n a Ar gile Sable
droite % %
DH 6 31 0,6 1 36 , 5 23
DH 5 31 ,5 0, 6 0, 1 50, 5 4, 8
DH 4 23 0,42 o, 6 50 , 5 5,2
DC 17 22 , 5 0,4 o, 8 31, 5 28, 5
AL 12 22 0,4 1,4 39 10 , 6
DC 1 16 0 , 26 1' 2 17 , 5 49,7
GC 1 15 0,27 1' 1 25 26,3
AN 15 31,5 0, 6 o,s 59 5,3
ANS 24,5 0,46 0, 36 34 29
GB 8 25,5 0,47 2 11 ' 5 70, 8
AC 7 . 24 0, 45 1 24, 5 13, 4
a:a 3 23,5 0 ,44 0, 5 25 37 , 6
Jù'T 6 32 0,6 0,4 27 19, 2
AN 12 22,5 0,4 0,33 21' 5 39,3
AX 23 19, 5· 0,25 3 56, 5 3, 6
GC 10 30 0, 56 2 25 31, 2
DG 4 29-20 0, 55 - 0, 38 1' 7 46, .5 11 ' 2
1!JX 37 32,5 0, 6 0,4 27 , .5 24
DG 1 28,5 0 ,54 0,2 19, 5 6, 9 l.v
0
1
- 31 -
Quant à la possibilité de dessaler des so ls impropres aux cul-
t ures, le problème reste entier et ne ·~ rouv era d 1 élé111ents de réponse que
dans les r é sultats d ' essais en vraie grandeur prévus dans l a cuvet t e de
Boundoum- Ouest : le taux d ' infiltrat ion semble en effet un fadeur limitant
essentiel. On peut espérer cependant que des améliorat ions peuvent être
éventuellement obtenues par des pratiques culturales telles q_ue de s scari-
fications fréquentes , des amendements calciques, etc. 1 mais seule l 1 G..'Cpé-
rimentation pourra l e montrer .
2 . 5.2 . Circulation d<.: ns l es couches sa-turées : perméabilité
Des mesures de p eEméabili té ont déjà été r éalisées dans le 11 del ta"
par la SOGE'I'HA . La méthode utilisée (LEFRLiNC) est trè s discutable dans l a
mesure où elle ne distingue pa s les terrains sat urés de ceux c~i ne le sont
pas. Les valeurs obtenues s ' échelonnent de 0 1 1 à 10 m/j . Le BRŒ!, au moyen
de deux essais de pompage où le débit constant n ' a pu être r éalisé, trouve
une t r ansmi ssivité de 50 m2fj, ce qui semb l e anormal ement é levé .
• La perméabilité est théoriquement une grandeur beaucoup plus
a isée à évaluer puisqu ' elle ne va rie pas, comme l a vitess ê d ' infiltration,
en fonction de multiples facteurs . Nous nous sommes cependant heurt és dcns
no s t ent ac ives de mesures à de nombreuses difficultés prat iques.
Nous avion s envisagé de procéder à un c er tain nombre d ' essais de
débit . Quelques ·i;ent;xt ives nous ont r [Link] conv:'.incu de l 'impossibilité
d ' y paruenir avec le mat éri el modest e et non ada pté dont nous disposions.
La solution eût été de sous-tra iter ces essais à un e société spéc i a lisée
' '
c e genre de travaux demande en effet qu'on puisse s ' édapter r apidement à
une situation loca le t oujours particulière et par conséquent qu ' on possède
une gamme de matériel et l' outillage propres à r épondre aux besoins . Cett e
so lut ion n ' a malheureus ement pa s été retenue .
- 32 -
Qn·4 p~tre ~yeq de proc~der à de~ mosur~s de perméabilité est
. -· ·• . . ' • • •• o
la "méthode du trou à la tarière". Cette méthode, qui donne généralement
d'excellents résultats, possède l'avantage de ne nécessiter qu'un maté-
riel réduit et ·d '3·tre d'application facile. Son principe en est le
suivant : on exécute un trou à la tarière à une profondeur telle que
l'on dépasse de 0,50 m à 1 m la surface libre de la nappe. On laisse
reposer de façon que le niveau d'eau dans le trou soit en équilibre avec
celui de la nappe dans le terrain ( 12 à 24 h). Puis on provoque une
dépression brutale au moyen d 1une soupape. On mesure alors le début de
la remontée de la nappe. Il existe une rola.·tion directe entre la perméa-
bilité horizontale de l'aquifère et la vitesse de remontée :
K=o
avec K : coefficient de Daro,y ; ~ • vitesse de remontée•
~·
Des abaques permettent de dé·l;erminer le coefficient c, qui est
fonction de la distance entre la surface de la nappe au repos et le ~ond
r.
du trou, du rabattement et du reyon du trou.
Cependant, le succès de la méthode dépend d'un certain nombre
de conditions qui, dans le "delta", ne sont réunies qu'exceptionnellement.
Le sous-sol doit [Link] que possible 11 se tenir", c'est-à-dire qu 1 un trou
à la tarière d3ns la zone saturée ne doit pas provoquer d'éboulement.
Lorsque ce n'est pas le cas, on peut utiliser un "captage" provisoire, tel
qu'il laisse librement passer l'eau de l'aquifère et retienne le matériau
de celui-ci. Or, dans le "d~lta", le sous-sol est le plus souvent "boulant"
--.!! et de granulométrie si fine qu'il faut utiliser une crépine à orifices
très peti ta. Nous avons d1l employer une crépine métallique entourée d'une
couche double da voile moustiquaire en ~lon. )lais alors les pe,rticulcs
- 33 -
limoneus es ct argileuses de l ' aquifère colmataient r~pidement l e voil e
et les mesures s'en trouvaient a ltérées . C' est pourquoi, malgré un trè s
grand nombr e d ' es sais, seul un - petit nombre de mesures ont pu ~tre
retenues , comme préscntnnt des garanties suffisantes de va lidité. Parmi
c es mesures, 21 ont été réalisées par S.J . de RAAD à Richard- Tel l , ct
19 pa r nous en divers points du "delta ". On en trouver a les résult ats
dans le t ableau ci- après (tab l eau 11) .
Il est extrômemcnt r are qu'à une certa ine composition granu-
lométrique on puisse f ;1ir c corr espondre une va leur exacte de 1.: >. perméa-
bilité , tant celle- ci est sensible à 1 ~ c~ntinuité de l a dist r ibution , à
l a form e des gr~ins , etc .
Il est fr5quent cepend~t que, globalement , à des échantillons
à dominance granulométrique plus grossière corr esponde une perméabilité
plus gr~de . C' est c c qu ' on observe dans l es mesures obtenues par
.. [Link] de RAAD : les valeur s vont de 11 20 m/j pour des sables fin s à 0,20 m/j
ou moins pour de s argiles limoneus es , cn passant par 0, 50 m/j pour l es
limons.
Eh cc qui concerne nos propres mesures , on peut constater qu ' ~~~
faciès décrits plus h~ut (2 . 2.2.) correspondant à peu prè s les va l eur s
sui v :;.nt cs :
sabl es fr:mcs ( 85 à 95 % de sable et 2 à 6 ~~ d ' argi l e + limon fin)
1, 5 mfj ,
sab les fins ( 60 à 80 %de sabl e et 15 à 25 ~~ d ' ar gile + limon fin)
1 mfj ,
- 34-
- argile "[Link]" ct "faciès rubané" ( 35 à 45 %de [Link] et 27 à 32 ~~~
d'argile + limon fin) : 0,3 m/j.
Il insister cependant sur le caractère indicatif de ces
f~ut
mesures : elles permettent seulement d'"[Link]" la. réalité, et ne
dispenseront en aucun cas do procéder à de nombreuses mesures, suivant
une maille très serrée, dès qu'on envisagera la mise en valeur d'un
périmètre déterminé.
- 35 -
TABLEAU 11
RICHARD - TOLL
..
Terr a in homogène
Nat ure K en mfj Nature Ken mh
Sable f i n 1, 2 Limon argileux o, 37
S..:[Link] e limoneux 1, 0 Limon ar gil eux 0, 30
Limon se-bl oux o, 72 Argile limoneuse 0, 20
Limon sableux o, 72 Ar gile limoneuse 0, 50
Li mon sableux o, 75 Ar g ile limoneuse o, o8
Limon 0, 45 Argile 0, 07
Terr a in hétérogène
Nature K en mfj Nature K en mfj
Argile 20 cm Ar gile 50 cm
Sable. · f in 60 cm Limon sabl eux 20 cm 0, 29
L.1mon -;sableux o, 65
argileux
20 cm
Ar 0ilc 40 cm Argile 55 cm
J.\r gi l e limoneuse 10 cm 0,33 Limon sableux 40 cm 0 , 58
Sable f in 20 cm
Ar t;i le 40 cm Limon 30 cm
Sc".blc fin 20 cm 0, 39 Limon sableux 10 cm 0, 29
Argile 60 cm
Argile • 20 cm Limon 30 cm
Ar ile {limoneuse 10 cm Limon sableux 10 cm 0, 20
g sableuse 0, 58 Limon argileux 10 cm
Argile 60 cm
Sable fin 20 cm
.
1 11non f
ar gileux
sabl eux 45 cm
,..
Ar il c~limoneusc 50 cm
g sableus e 20 cm 0,43
..
Argile 20 cm
- 36-
TABL!lU 11 (suite)
----
:{)ELTA
-
% argile + limon % sabla grossier + sable fin Ken m/j
3..5 94 1.,77
3,5 84 1.72 ..
1,5 93 1,68
5,5 93 1,66
5,5 87 1,64
4,0 93 ··-1·60
4,0 95 l,.56
s,o 94 1j.40
.
6,0 91 ~~40
11 ,o 88 11 36
17 ,.o 62 1,15
s,s 8,6 1,04
21,0 77 1,00
22,5 61 1,00
B,o (i1 0~98
22,5 37 . o,ao
28,0 56 o,65
31,5 18 0,29
46 4 o,os
- 37 -
3 - CRITERES DE DRAINABILITE
Le classement des sols du 11 delta" suivant leur aptitude o.u
dr~inagc nécessite la définition de critères qui tiennent compte des
conditions p~ticulièrcs de la région. Les principales d'entra elles
sont la variabilité granulométrique des couches du sous-sol, la résis-
tance des couches de surface à la percolation des eaux de surface, enfin
ln salure des sols.
3.1. Les conditions particulières du delta
3.1.1. Le soue-sol
La. mise en place d'un réseau de drainage cohérent requiert la
présence dans lo sous-sol d'une couche ou do couchas conductrice {s)
d'eau qui présente {nt) une certaine homogénéité de permé~bilité ct
d'épaisseur. A cet égard nous avons déjà vu quo la sédimentation récente
d.r.-,ns le "delta" montr:.[Link] au contraire une grande hétérogénéité. Il est
toutefois possible d'isoler de gr~des surfaces dont le sous-sol est
composé de strates de granulométrie variable mais suffisamment grossiërc
pour qu'elles soient considérées comme perméables.
Nous avons vu encore qu'aucun phénomène de surface ( géomor-
phologie, couleur apparente sur photos aériennes panchromatiques ou
infrarouges) no permettait de déceler ce type do sous-sol. L'une des
raisons de la prospection s,ystém~tique des couches depuis la surf~ce
jusqu'à 5 m de profondeur fUt l0 recherche do ces couches conductrices.
- 38-
3.1.2. La couoho de surfaoo
Nous avons vu précédemment que ln couche argileuse oppose une
,. grande résistance à l'infiltration et à la percolation. Nous n'avons pu
étudier ces phénomènes d.~s le dét.~il car, d'une [Link] ils é[Link] à
notre compétence, et d 1 nutre part seuls des essais en c~~ps expérimen-
taux peuvent permettre do les :1-ppréhendor. Il ne f:?..it aucun doute
cependant que leur importance est gr~de : en effet l'équilibre de la
concentration on sol du sol est maintenu pŒr le dr~inago ; m~is celui-ci
no pout ~tro assuré que d.~s la mesure où les pertes d'e~u d'irrig~tion
dans le sous-sol sont suffisantes. Il est ~~bituol qu'elles dépüssont
les besoins, m:;'..is on peut sc [Link] s'il en sera de môme d:ms le "delta".
A fortiori la question se pose-t-elle d~s le c~s des terres actuoll~nent
trop s~lées pour accueillir des cultures irriguées et m~e du riz.
Quelques éléments de réponse ont été ~pportés à ce sujet par les essais
do culture de la c::mne à sucre à Richr').l'd-Toll, [Link] on attend da.v::[Link]
des essais prévus dans 1~ cuvette de Boundoum-Ouest.
Nous no s:::.urions trop insister toutefois sur le f~it qulil f·:'..udrn
démontrer l'aptitude do la. couche de surface à transmettre des quantités
..
'\..
d 1 co.u suffisantes pour assurer le lessiv::\ge des sols, av:mt d'envisager
toute mise en place d'un réseau do drcin~e, quelle quo soit par ~illeurs
la tr~smissivité du sous-sol. h~ perméabilité vertic~le du sol risque
d'atre le f~ctour limitatif de 1~ mise en v~lour agricole.
3.1.3. E!périmcntations de Richnrd-Toll et do Boundoum-Ouest
Auouno expérimont~tion n'avait été prévue dans le cadre du projet.
Par chance, le Gouvernement du Sénégal, intéressé par ln culture de la
-" canne à sucre, a confié à 1 1 IRAT la conception et l'exploit~tion d'un dis-
positif expérimental de drninoge et d'irrig~tion instcllé sur 120 hn pré-
lovés d~s 1~ zone dos rizières do Hichard-Toll.
L•IRAT a bien voulu accepter que l'~drogéologue du projet coll~
bore à cette expérimentation.
- 39-
Ufte bOnne entente avec les techniciens chargés da l'étude, ct
les bons rapports entre l'IRAT et le projet ont rendu possible la par-
ticipation de 1 'hydrogéologue du Projet à oe·~to expérience. Un rapport
d'interprétntion sur les fluctuations do 1~ n~ppe ct sur deux expériences
particulières est venu ooncré·~isor cette [Link].
Les 120 ha ont été choisis de telle sorte qu'ile soient repré-
sent:xtifs de 1' ensemble du périmètre rizicole de Richard-Toll quo 1' on
projetait de transformer éventuellement pour la culture de 1~ canne à
sucre. Ils se [Link]ârisent p::~.r une très gr.'"'.ndo hétérogénéité du sol ct
du sous-sol, avec d'import~ntes variations de salurc. On y a inst~llé
des dr:[Link] enterrés à écartements et profondeurs différents sans sc
soucier des changements de terrains qu'ils traversaient.
Des nombreuses observations f::[Link] en 1968 et 1969, il f~ut
retenir :
1) que les dr~dns enterrés n'ont pas fonctionné, à l'exception
de quelques-uns d'entre eux, pr.u- suite d'un [Link] r~pide ;
2) que les grands fossés collecteurs, p~r contre, ont eu un
effet cert~in sur la nappe
3) qu'il y a eu, en général, poroolction d'une partie de l'c~u
d'irrigntion jusqu'à la nappe phréatique. Dans oort~inos parcelles, on a
enregistré à chaque irrig::ttion une l'apide élévc:tion du nivortu phréatique.
Dans d'autres, au oontr~iro, le niveau a très peu varié.
Or la proportion {en superficie) de colles-ci p~r r~pport à
0 celles-là est do l'ordre de 60 %• Les v~riations minim~los ont été ég~lcs
à o, tandis que les m~im~les ont atteint 1 m en 1 h, ce qui, pour une
porosité effic~cc de 2,5 %, correspondrait à une pcrcolntion de 25 mm au
moins. [Link]é l'impossibilité de citer dos chiffres plus précis, étant
donné la mauvaise conception de oc périmètre expérimental, on peut
toutefois dire qu'il est néocssnirc d'~pprofondir los études rclntivas à 1~
[Link] des percolations à [Link] los couches de surf~oeo
-40-
Le dispositif expérimental do Boundoum-Ouest, dont 1~ mise en
place a comn1cncé en Juillet 1969, mais n•~ pu malheureusement ttre te~
miné à temps pour 1 'hivorn;[Link] 1969, ry., été mioux élaboré. L:t. A'l~.lioitr?. -
tion d'un ~vis, présentée par le chef du service des amén~cments do
la SAED ( 1) à 1 1 hydrogéologue, sur los moy ons de récupérer pour la rizi-
culture environ 15.000 ha de terros salées, e~t à l'origine du projcto
L'emplacement a été choisi, ~ut~t pour sa représentativité
globale, que pour 1~ présence d'un matériau perméable d.~s le sous-sol,
qui est uniformément s~blo-limonoux ct recouvert d'une couche argileuse
de surf~cc de 0,40 m. Conçu dès le début pour tester trois éc~rtemcnts
do dr~ins ouverts ct deux profondeurs, le dispositif a été ~élioré
depuis p~r S.J. de RAAD, export en dr~in~~e du Projet, qui doit on
assurer l'cxploit~tion.
Il couvre environ 70 hn. Il est très probnble quo cette expé-
rimentation apporter~ enfin des précisions sur lo mode do circul~tion
de l'onu, et en pnrticulicr sur le comportement de matéri~ux ~gilcux
gonflants et salés soumis à un~ submersion à 1 1 o~u douce ; le pédologue
du Projet sera également in-~ércssé ot suivra 1' évolution de la s::[Link]é.
Los résult~ts pourront être extrapolés éventuellement ~us sur-
faces qui présentent les mames c~ractèrcs de sol ot de sous-sol.
3.2. Définition des critères
3.2.1. Couche superficielle
Dans le cas du "dolto.", le premier facteur qui limite le pro-..
cossus do dr~inagc, nous l'nvons vu, est la résistance des couches de
[Link] à la pcrcol:[Link]. Cc·t·~c résist.~ce ost évidemment croissante avec
( 1) Société d' Aménngcmont et d •Fquipcment du "Del·~a 11 •
- 41-
l'épaisseur et se traduit p:lr un débit d'autant plus faible que ln. couche
est plus ép~isse.
Or, il y ~un débit limite (1 mm/j) en deçà duquel lo bil~ du
sol n'est plus [Link]é pour des sols considérés comme non salés.
P.J. DIELD·~, spécialiste on dr~inago ct consultnnt du projet, av~it
estimé en 1969, faute d'une cxpérimont~tion ~~ote, que la couche ~rgi
leusG do surf~oe ne dcvr~it pns dépasser 1 rn d'ép~issour. Cette v~lcur
correspond sensiblement à 1~ profondeur minimale ~utoriséc do la surface .
libre de lû. n:).ppo, d·:ns des sols irrigués. L~ couche nrgilcusc n 1 ét::mt
donc lo siège quo d 1 écoulements vertio.:.ux, il f.':'.ut que lr: résist::moo à
ces écoulements, proportionnelle à 1 'épaisseur EY~ inversement propor-
tionnelle à la perméabilité vortio~lo (R = D ), no dépnsso p~s des
-y- '
limites r.·:üsonn~bles. Il ost clone évident que l'ép::dsseur doit ttro
d'r·.ut~nt plus f.!\ible quo ln. pcrmécbilité est ello-m&te petite •. Cette
v~lcur dcvr~ s~s doute être précisée suiv~t 1~ localis~tion des p~r
celles à [Link], suiv·:nt l.'l proportion d' -'lrgile de la couche do surf::'..cc,
1~ n~turc du minérnl nrgilcux domin.~t, ln snlurc du sol, L~ plante
cultivée, etc.
~It'..is pour l'inst~.lrt et à l'échelle du "delta•t, on pout elire quo
les torres dont 1~ couche argileuse de surf~cc oxcèda 1 m doivent atrc
considérées comme difficilement draincbles et réservées.
3.2.2. Couche profonde
0 ms que 1' onu a tr.~vcrsé la couche résist~nte, elle pénlttrc [Link]
un m~tériau plus grossier où elle percolc jusqu'~u nivc~u phré~tiquc qui
s'élève. k"'l. chr':[Link] qui on résulJiiG engendre l'écoulement de ln nappe V'lll'S
los dr~inso Cet écoulement ser~ d'[Link]~t plus r~pidc que 1~ ch~rgo sera
-42-
plus forte ct surtout que 1~ tr~smissivité (produit de 1 1 ép~isscur p~r
la pcrmé~bilitê) de l'aquifère sera plus grande •
•
L.'1 v:.l our de lr.!. tr~smi ssi vi té [Link].':l. donc 1' écart omont doo
[Link] puisque le but recherché os·t 1 1 évc..[Link] de l'c~u qui :J. pcrcolé
d~ns un temps donné, soit l'intcrv~lle antre doux irrig~tions. L~ trans-
missivité ost donc le deuxième facteur limit~t : de cc p~rcmètrc en
cffo-~ dépend 1(', proportion de 1' investisso1~1cnt à 1' hectare consC:~.créc .'J.u
dr~.in.~c.
nous :'\Vons ndmis quo le sous-sol ne dcv.-:-..i t p=1.s [Link] une tr::'[Link]-
missivité inférieure à 2 m2/j ; on effet los v~leurs inférieures à ce
chiffre ongcndror'[Link]~t l::l. néccssi té d' écnrtcmcnts do drains tels que, d.'"'ns
les conditions économiques actuclleB, les investissements ser~iont hors
de proportion avec les bénéfices.
,
3.2.3. Salinité
.~
Bien que lü salinité du sol ne soit p~~ à proprement p~rler un
:fé'..ctour de 1~ [Link]é, elle représente un gros h:.:mdic~p pour ln. mise
en v~leur des terres qui présontont, par ailleurs, toutes les conditions
requises pour le [Link]. Compte tenu de cc que nous disions plus h·::ut
à propos de l'infiltr~tion, 1~ possibilité do récupération de ces terres
par dr':[Link] ot lossiv~o pré~lnbles n'est pas une certitude. P~r
~illcurs, il ost nctucllcmont impossible de dire à partir de quelle v~lour
de teneur en sol un sol peut ôtrc considéré comme réoupérnble. L'expéri-
mentation do Boundoum-Oucst apportera cort~incmcnt dos précisions à co .
sujet.
-43-
4 - CARTE Dill TEXTURE W SOUS-SOL ( [Link] planches 1 et 2)
Le classement des terres en fonction des cri·~ères définis
précédemment, quelque imparfaite que soit cette iéfinition, aboutit à
la carte de texture des sols. Elle a été établie à 1/100.000, de façon
qu'elle reste un docU@ent de travail, sans prétendre à la précision
d'une car·l;e détaillée. Il ne s'agit en effe-'tï que d'une carte de recon-
naissance. Les renseignements qu'on y trouvera demru1deront toujours à
~tre vérifiés et précisés lorsqu'on voudra passer à la réalisation : au
moins saura-t-on quelles sont les régions qui méri t en·t une étude appro-
fondie.
De plus elle doit ~tre considérée comme provisoire jusqu'à
ce que les résultats des essais de Boundoum-Ouest permet·t;ent de confir-
mer les critères adoptés.
, 4.1. Procédé de confection
Dans un premier ·~emps, tous les points du ••delta" qui ont fai·l;
l'objet d'une reconnaissance, soit environ 2.000, ont été portés sur le
fond à 1/100.000e et affectés du nombre représentan·t 1' épaisseur de la
couche superficielle argileuseo Les zones où cette épaisseur était supé-
rieure à 100 cm ont été systématiquement éliminées.
La. limite entre zones retenues et zones éliminées passe par
les points correspondant à 100 cm ou à mi-distance entre deux points
affectés de nombres respectivement inférieur e·t supérieur à 100 cm. On
a ainsi déterminé un certain nombre de surfaces fermées. A l'intérieur
de· ces limites on a éga,lemen·~ distingué les zones où 1 'épaisseur de la
couche de surface était au plus égale à 50 cm.
-44-
Dans un deuxième temps, on a recherché les surfaces auxquelles
correspondait un sous-sol dont on peut penser qu 1 il présente a priori une
.. bonne probabilité de transmissivité homogène ; ceci a été apprécié à partir
des analyses [Link]étriques effec t.:uées sur la pluparJii des échantillons
prélevés dans les trous à la tarière.
On a retenu tout d'abord tous les ·~ypes de sous-sol qui entrent
[Link] les catégories "limons". (25 %au plus d 1 argile + limon fin) et
"sables", le reste étant considéré à. priori comme imperméable. JD'autre
part, seuls les points où les couches perméables atteignent au moins 4 rn
d'épaisseur ont été conservés.
Il est apparu alors que les points correspondant aux trous
d'échantillonnage pouvaient se regrouper et déterminer des domaines carac-
térisés par une certaine homogénéité de texture, qu'elle soit constante
sur toute l'épaisseur du sous-sol, ou qu'elle montrec:lèa3variations compa-
rables.
Il ne s'agit là, bien str, que d'une approximation : il reste
en effet que le sous-sol du delta est caractérisé surtout par sa très
grande hétérogénéité et nous insistons sur l'idée qu'il conviendra d 1 ~trc
très prudent avant toute décision de mise en valeur.
Le taux de salure des terres n'a pas été utilisé dans le clas-
sement pour deux raisons essentielles : la première est· que la seule carte!
des [Link] qui ait été donnée ( J. DUBOIS, 1954) ne concerne pas la ·i;otali~;<:j
du "delta" ct n'indique pas les critères de ses distinctions ; la deuxième
vient de la méconnaissance actuelle du seuil de salini·té qui permettra de
oond&aner ou au contraire de récupérer les terres salées. C1 est pourquoi
- 45 -
nous nous sommes cont ent és de r eproduire les limites de J. DUBO I S ct l a
carte de drainabilité séparément, l'expérience per mett.::mt par l a suite
de les '' étalonner".
4.2. Définit ion des unités
Conform ément il ce que nous disions précédemLlent, les unités
ont été définies suiv.::mt la t cx·curc du sous- sol. A l ' intérieur dos
l imites déterminées par l ' épai sseur maximale admise (1 m) de la couche
do surface arg ileuse , nous en avons distingué quatre :
- }3!lité 1 : elle correspond aux surfaces dont l e sous- sol peut être
cons idér é comme trop peu perméable pour quo, ·i;ous l es a utres f a cteurs
étant favor ables , il soit r aisonnable d'on envisager la mi se en v~ lcur
unit é 2 : elle sc r apporte aux zones à sous·- sol limoneux , avec pË"~.rfois
ù.cs passées à t cmdance a r g il euse (" ar g ile fluantc" c·i; " faciès rubané " )
' compensées par ù. ' autros à tendance sab l euse. Ln. pr obabi l i"Cé do [Link]-
rnissivité moyenne y es·c de l'ordre de 2 rn2/j
- ~ité 3 : dans celle- ci ont été cl assés tous l es terra i ns dont le sous-
sol sc compose d 'une succession de deux ou t roi s couches o.l ternativcr.1 cnt
limoncusos et sableuses fines . On peut est i mer la t r [Link] é moy enne
probable à 3 m2/j ;
- unité 4 : elle comprend l on surfaces D. sous- sol COnl!)O sé de sables fin s
ct gross iers , à transmi ssivité moyenne probable comprise entr e 4 ct 5 m2jj .
- 46 -
Les surfaces correspondant il cos unités sont approxima t i vement
les suivantes :
U.1 17.700ha
U.2 33- 300 ha
tf. 3 45. 100 ha
U. 4 . : 28 • 600 ha
Le total des uni tés 2 1 3 et 4, l a pr emi èr e é·~ ant économiquement
à éliminer, r eprésente 107 . 000 ha, soit environ l e 1/ 3 ou le 1/4 de la
superficie ·c otale du "delta!', selon que l' on cons idèr e uniquement le s
.
"t erres basses " ou qu ' à c ell es-ci on ajout e les par·i;ies dunaircs •
Géogr::tphiquomcnt , les zones l es plus favorables sont si'iïuéos
en borclurc des dunes anc i ennes , COii11!1e on pouvait s ' y a tt endre l es
moins f avorable s sc trouvent dans l a. région Sud Est du delta. .
En c c qui concerne l es v ·:l ours de tr ~ nsmi ss ivité que nous pro-
posons, on ne saur.:l it trop souligner qu ' il ne s ' [Link] t l à quo de moy ennes
E,robables ; elles s ont clone assorti es de deux r est ri ction s : l a pr obabi-
lité , non chiffrable , compte tenu du peu de mesures don·~ nous disposons ,
sc r;OJ. pport e G. une appr éciation empirique basée sur la texture . D' aut r o
part on sai t que, dans un f aci ès donné et apparemment homogène , on obs erve
des variations de per méab ilité qui atteignent , voire dépassent 100 %. De
plus, l ' épai sseur des couches , en par t iculier dans un de lta, est bi en
loin d ' être constante. lTous r épétons donc que c es chiffres de tr.::tnsmissi-
vité n ' ont qu ' une valeur indicative ct quo t out projet de mi se en v-l eur ,
quelque limHé qu ' il soit, devra nécessaircï:Jent être pr écédé d 'un e s é ri e
do mesures suivant une "maille serrée". Ccci d ' a illeur s ne pr éscntcr n.
aucune difficulté majeure, dès qu ' on aura résolu l os problèmes pr at iques
d ' applicat ion de la méthode du "trou à l a tariè r e".
- 47 -
Compte t enu de cette remarqua, il n'est pas possible de dir e
.. dès à prés ent quol pourr ait Nre l' ac:1rtement des dr::dns corrospond:mt
a chacune des unités , en supposant r ésolue dans un sens favorable l a
question r el at ive à l a percol ation de l'eau [Link] l a couche argileuse
de surfa c e .
Il est r aisonnabl e ccpcnd::mt de chercher à savoir dans quelle
"fourchc·i;te" de va l eurs on peut espér er que sc pl a cent l es écart cJaents .
Nous avons utilisé pour cela la formule de HOOGHOUDT , qui
décri t la déchartse d'une nappe da ns un système de dr:.'. ins pa r a llè l e s , en
r ég i me permanent . Si c et t e formule ne do i t pas ~tro utilisée en principe
p our l es c ;.l culs de d.r<:.inagc corollaires de projet s d ' irrigo..t ion iden-
tifiés, elle a le {j'rand avantage d ' être t r ès s impl e à manipuler ct de
convenir pa rfaitement à des calculs d ' appro che . funs l e cas qui nous
occupe, son emploi est parfaitement just ifié •
•
.. Ell e s 'exprime de l a f açon suivante
2
1
2 = 8 Kd.h + 4 Kh
q q
L étant l'éca rt ement des drains ,
K l a per méabilité ,
h 1.:>. cha r ge hydrauliqu e on·i;r c l es dr ains ou hnu·~ cur de la ne~.pp c au-dcc sus
du ni veau des drc ins à mi-ch~1in entr e c eux- ci ,
q l .' l [Link] i·cé d 1 ca u percolée parvenant à l u na ppe ,
d 1 1 épai sseur de l a couche équiv : lon·~c de HOOGHOUDT , inférieurt: à
l'épa isseur r éell e de l a couche conduct ric e sous l e nivc.~.u des dr.:'.ins ,
pour tenir compt e des résistanc e s radial es à proximit é des drains .
- 48 -
On voit qu'il est nécessair e de s c fixer de~~ p~ramètrcs : q ot
h. Le pr eraicr est difficil e à choisi r puisqu'il dépend des b esoin s en
..
"lcssiv.:.gc'' ct [Link] du t ;:mx de se l ure du s ol, de l o. [Link] et clc l ' eau
d'irrigat ion, ct bien ent endu do l a per méabilité vort icRl e de 1~ couche
de surfa c e. C'es t pourquoi l e calcul a ét é f <:1it avec trois va l eurs dif-
fér entes :
q1 lC 1 mm/j
q2 = 2 mm/j
q3 = 3 mm/j
Ces chiffres ont été retenus coï.lme corrospondant à des va l eurs
habit u ell es pour dos pro jets d' irrig.~t ion d~s des condü ions compar :::bl os
à cell es du 11
dclt é1. 11 •
On est dav:.mtagc matt r e du deuxième p:.lrMèt r e puisqu ' il dépend
de l a profondeur dea dro..i ns ct de l e. profondeur minimale a dmise de l' cau
souterraine . Compte t enu de l o.. S:.llur o <ic l 2. nnpp c et des dangers dus aux
asc ensi ons cn.p ill a ircs , on pout o..di~ett r o quo dans les co..s l es plus déf a-
vorables, les drains seront placés à 2 1 5 rn, ct dans los co.s l es plus f avo-·
rables à 2 m. fun s l es deux ca s 1 1:->. )_)rofondeur minirna lc autorisé e de l -1.
nappe scr .<1. de 1 m, corrcsvondrmt r cspcdiv ement .à une char ge de 1 1 5 m
ct · 1 m.
L' éven·~ ail dcc pcrméabili tés choisi recouvre l os va leur suiv~mt ::! s
K == 0,50 mfj 0 ,75 ra/j 1m/j
,. 1,25 mfj 1 1 50 m/ j 1175 mfj 2 m/j
2,25 mfj 2 1 50 mfj 2 1 75 m/j 3 m/j
La combinaison de c es différentes v'.' lC\..U'S donne les r é sult:-;!: ::;
résumé s dans l os t ableaux 12 et 13.
- 49 -
TABLEAU 12
ECARTEr:lENTS· APPROXll-;ATIFS EN rn
PROFONDEUR DES DRAINS : 2 rn
K en rnfj q == 1 rnrn/j q = 2 rnrn/j q ·= 3 rnrn/j
0,5 110 75 62
.o , 75 135 96 78
1 ,oo 160 110 90
-· 1 ' 25 180 130 105
·1'50 200 135 110
.1, 75 215 150 125
2,00 230 160 132
2,25 240 172 135
2, 50 255 180 143
2,75 270 190 , 154
3,00 285 200 160
..
--
- 50 -
TABLEAU 13
[Link] APPROXDIATIFS EN m
PROFONDEUR DES DRAI~TS : 2, 5 m
Ken m/j q = 1 mm/j q = 2 mm/j q = 3 mm/j
0,5 134 94 80
0,75 160 115 94
1,oo 193 134 109
1,25 215 152 122
1,50 238 167 134
1, 75 256 180 145
2,00 278 193 157
2,25 194 204 167
2,50 310 215 176
2,75 327 228 187
3,00 340 238 196
- 51 -
Il apparaît ainsi deux choses
a) l ' investissement à l'hect ar e ost trè s élevé : il est pro-
b~ble qu'il s er , it en moyenne de 100.000 F CFA , cc qui ne peut ~tre
just ifié que par dos cultures à haut r endement ;
b) les prix , quoique assez pou différent s , sont en f aveur de
dro..ins ouverts . Cependant d ' [Link] considér::~..·~ions t olles que l a per te on
surface cultivable ct les problèmes d ' entretien pourre i cnt f aire préférer
l es dra ins enterr és , à condit ion t out efois que l es techniques de mis e en
place ct l a na·cure des fil tres soient longuement et soigneusement expéri-
mentées .
C'est pourquoi.; si l ' on décide d ' aménager assez r apidement des
périmètres d ' exploitat ion, mieux vaudra so content er de fossés en pré-
voyant une zone expérimentale de pc·~ i tc dimension où seornt mis au point
los systèmes de dra inage par t uyaux enterrés .
4.3. Techniques de dra inage ct prix do r evient
Le rés eau de drainage devra it être dess iné pour chaque cas par -
ticulier en fonction de l a t opographi e ct des conditions loca l es d ' al i -
mentat i on en eau d ' irrigation ct d'év<lcuation des caux de dr:?..i nage . Il -.:st
c erta in que dans t ous l es cas , ces dernières devront êtr e rel evées par
pompage, l o. cot e du terrain n::[Link] ne pcrmet ·tant p :),S un écoulement gra-
vita ir e .
En cc qui concerne l e t ype de drains à mottre en pl ac e , nous
sommes d ' av i s que pour l es premiers périmètres aménagés on s c contente de
fossés, dont la stabilité sembl e a ssurée av ec de s t a lus à 1/1 .
- 52 -
Les essais de dr~ins enterrés à Richard-Toll ont montré la
difficulté de cette technique . Ils ont été r api dement colmatés par des
éléments fins ct dos oxydes de fer, cc:s dernier s ayant été pr obablement
fixés par des processus biochimiques (bactéries). Les drains enterré s
demandent un très grc..nd soin dans 1.: >. pose, même s ' il s ' agit de tuyaux
en pla stique , l e choix d ' un filtre <:l.p:proprié, ct des nettoyages fré-
quents, au moins au début, avec l es moyens a déquats . Le fossé , plus
rustique, a l ' avantage d ' être moins difficile à mettre en place comme
a entret enir.
Il est difficile cependant de comparer l es prix cur on n ' a
qu 'une s eule expéri ence de pose de drains enterr és au Sénégal et cela ,
sur une surface r estreint e . Les dr a ins étai ent en matière pla stique ct
posés à 1 1 5 rn ct 2,00 rn de profondeur. Les prix pratiqués au mèt r e
l inéaire de dra in po sé ont été r espect ivement de 1. 800 et 2 . 000 F CF~ .
On peut penser que , su~ de grandes surfaces , ces prix dcs-
c ondr~ ient à 1. 200 ct 1. 500 F CFA .
Au contraire, los prix ù.e terrassement prat iqué s sont connus
avec b eaucoup plus do certitude puisque les aménagements rizicoles du
delta ont cu un vo l ur.1e important. On peut compter que des "fossés " ayant
0 1 50 rn de largeur ~u pl afond ct des talus do 1/1 , co~t cnt actuel l ement
750 F CFA /ml,à 1f50 m; do profondeur et ., 1. 250 -·F CFA/ml à 2,00 rn de pr o-
fondeur .
Le t ableau ci- après (t able11u 14) r ésume l es [Link] possi bl es
~ l ' heure actuel l e ; on a t enu compte s eulement des prix corr espondant à
des dra ins à 2 m de profondeur, cc qui semble un mi nimum pour sc ga r êntir
des r emont ées capillaires .
- 53 -
TABLEAU 14
ESTDIATION _APPROCHEE _·w COUT
D' INSTALLATION DE DRA INS
Ecartement Mèt res linéair es Prix en F CFA à l' hectar e
des dr~ine à l ' hectar e
Dra i ns enterrés Drains ouver t s
50 200 300 . 000 250. 000
100 100 150 . 000 125. 000
150 66 99. 000 82._500
200 50 75. 000 62 . 500
250 40 60. 000
300 33 49. 000
- 54 -
5 - COUCLUSION
Nous avons vu au long de ces pages que l es possibilités de
[Link] des t erres ba sses du "dolta.'' sont tri but aires de deux condit ions
d ' une pa rt l a perméabilité des couches de surfac e uniformément argil euses,
d 1 aut r e p:u·~ l r.:. tr.:msmissivi té horizontal e des couches du sous- sol.
La seconde condition sembl e à peu près remplie sur une sur-
f a ce import ante. Cep endant, les vc..leurs de tr::msmissivité sont telles
que l a densité des dra ins sera gr.~de , cc qui entraînera des dépenses
d'invest issement ct d ent r et ien très élevées, compt e tenu des candi t i ons
1
économi ques actuelles. Il appartiendra aux éc onomistes de déterminer si
l e. mise en place de r é s c::mx de dr.:[Link] est actuellement justifiée, en
par·~iculier pour les surfaces qui doivent ê t r e pré[Link] dessal ées
e:r~ qui pend::m t le temps nécessaire à cette opération seront improductives .
~~t à l a premiè r e condition, il ost impossibl e à l' heure
act uelle de sc prononcer. Les [Link] on cours ne sont pas ass0z av.:[Link]
ct il f [Link].r;;-. en u·Gt endr e les résultats . Il est évident que si l es couch
de surface ne sont pns c.:::.publcs de laisser transiter dos quantités d ' onu
suffisantes pour maintenir le sol à un t aux de salure compat ibl e avec l e.
vic dos pl~nt o s , le drainage devient inutile ct les torres devront être
abandonnées. C'est pourquoi nous insistons, on terminant, sur l a néc e ssité
absolue de poursuivre une r echerche active sur co problème. S'il appar aît
fina l ement qu ' il n'y a pe.s de r -:\ison do s'inquié·i;cr, i l f [Link] alors
procéder à des études économiques poussées pour savoir si le dra inngc des
terr es constitue un investissement justifié ou non .
- 55 -
6 - BIBLIOGRAPHIE
B.C . E. o . r.I. , SOGREAH 1 SOGEI'HA : - 1958 - Etude du plan g é nér:ll d ' r.>.raénn.-
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tuyaux ou fo ssés - 1'YROLLES .
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·Pf.'.ri&l - Grenoble .
- 56 -
TRICART J - 1961 - Not ice explicat ive de l a cart e géomorphol ogiquc
du delta du Sénégal.
~1émoire B.R.G.M., n° 43, PARIS.
VAN BEERS N . H.F. J . : - 1964 - ~1éthodc du t rou à l a tarièr e - Terres ct
Eaux n° 44, 4èmc sem. 1964 - 1er trim. 1965 , PP • 16-28 .
VAN BEERS ~1 . vl.F. J. : - 1966 - Quelques nomogrammes pour l e cal cul des
espacement s des dr~ ins- Terres et Eaux n° 47 , 1er sem .,
PP• 2- 20.
- 57 -
7 - LISTE DES JX)[Link] ANNEXES
Dans le texte
- Fig. 1 Courbes d ' in filtrat ion GC 10, AX 23 , DG 4 1 AX 37 1 DG 1
Fig . 2 Courbes d' infi ltrat ion GB 8 , AC 7, GB 3, AN 6, AN 12
- Fig. 3 Courbes d 'infiltration AL 12, DC 1 1 GC 1, AN 15 1 AN5
- Fig. 4 Courbes d ' infiltration DH 6 1 DC 17' DH 4 , DH 5•
Ho r s texte
- Carte de texture du sous- sol à 1/100. 000 (pl anches 1 et 2)
- Caractè res de salinité des sol s du del ta du Sénégal à 1/50. 000c.