0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues40 pages

Comprendre le Syndrome Coronarien

Le document traite des processus obstructifs en cardiologie, en se concentrant sur le syndrome coronarien, les douleurs angineuses, et les différentes pathologies coronariennes. Il aborde également les techniques de diagnostic comme l'ECG, les traitements tels que la coronarographie et les dérivés nitrés, ainsi que les décisions infirmières à prendre en cas d'urgence. Enfin, il souligne l'importance de la surveillance et des interventions rapides pour éviter des complications graves.

Transféré par

v5fxy5k57f
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues40 pages

Comprendre le Syndrome Coronarien

Le document traite des processus obstructifs en cardiologie, en se concentrant sur le syndrome coronarien, les douleurs angineuses, et les différentes pathologies coronariennes. Il aborde également les techniques de diagnostic comme l'ECG, les traitements tels que la coronarographie et les dérivés nitrés, ainsi que les décisions infirmières à prendre en cas d'urgence. Enfin, il souligne l'importance de la surveillance et des interventions rapides pour éviter des complications graves.

Transféré par

v5fxy5k57f
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PROCESSUS OBSTRUCTIF

Banque de Questions

A. Cardiologie

I. Syndrome coronarien
1. Je comprends le rôle de l’athérosclérose dans le processus de la
maladie coronarienne.
o Très progressive (trentaine d’années)
o Augmente l’épaisseur pariétale artérielle sur plusieurs années
o Processus fortement lié au risque cardiovasculaire
o Obstruction progressive entraînant une sténose
(=rétrécissement)

2. Je sais expliquer le processus de constitution d’une plaque


d’athérome (rôle du cholestérol + facteurs de risque).
- Accumulation de LDL dans le sang (fraction délétère du cholestérol)
- Les macrophages les absorbent et pénètrent dans l’intima, leur
accumulation est chargé de graisse s’organise en amas. Il est
recouvert d’une « chape » fibreuse.
-
Facteurs de risques : Tabac, Alcool, Obésité, Facteurs psychosociaux
(Stress, Trauma…)

3. Je sais expliquer le processus de déclenchement et de cessation


de la douleur.
La douleur angineuse est provoquée par l’ischémie. La douleur disparait
quand les besoins en O2 des cellules cardiaques sont de nouveau
satisfaits.

4. Je sais reconnaitre une douleur angineuse (caractéristiques).


o Localisation : rétrosternale – le patient la localise du plat de la
main
o Description : en barre – impression de « serrement » ou de
« poids posé sur la poitrine »
o Degré : intense (mais ne peut être qu’une gêne)
o Irradiation : dans les épaules – les bras – les poignets – la
mâchoire
o Autre : localisation épigastrique où dorsale ou bien irradiations
seules. Le fait qu’elles apparaissent à l’effort.
5. Je peux différencier chaque pathologie coronarienne (angor
stable ou instable, infarctus ST- ou ST+) et évaluer le degré
d’urgence.

- Angors stables :
o Douleur ne survient qu’à l’effort
o Douleur cède rapidement < 10min au repos où spontanément
où après prise de trinitrine (<1min) (douleur trinitro-sensible)
o ECG au repos souvent normal

- Angor instable :
o La lésion d’athérome va se fissurer et un thrombus va se
former et obstruer d’avantage la lumière de l’artère => SCA
o Le myocarde rentre aussi en ischémie = douleur angineuse
indépendante de l’effort

- Infarctus ST – :
o La douleur survient indépendamment de l’effort
o Elle est transitoire + ou - prolongée (entre 5 à 20min)
o Peut céder au repos et souvent sensible à la prise de trinitrine
o Anomalie ECG possible mais pas de sus-décalage ST
persistant
 Même tableau clinique pour infarctus ST-, la distinction se fait
lors du dosage de la troponine  Urgence, consultation rapide
nécessaire

- Infarctus ST + :
o Douleur est toujours de type angineux
o Douleur spontanée
o Douleur qui ne cède pas au repos, ni à la prise de TNT
o Douleur prolongée (> 20min)
o Élévation significative de la troponine Tc et Ic
o Anomalie ECG avec un sus décalage ST persistant
 Situation critique, URGENCE +++

6. Je peux expliquer la différence entre angine de poitrine (angor)


et infarctus.
Infarctus = foyer de nécrose d’origine ischémique

7. Je peux repérer une anomalie ECG signifiant un SCA.


Angor instable = sus-décalage ST non persistant
Infarctus ST- = sus-décalage ST non persistent
Infarctus ST+ = sus-décalage ST persistent
8. Je sais prendre des décisions infirmières (rôle autonome) après
avoir suspecté un IM.
- Prévenir ou faire prévenir immédiatement le médecin ou le SMUR
interne. C’est une urgence.
- Un soignant doit rester en permanence près de lui
- Dire à Mr X de ne pas se lever (risque de malaise cardiaque) et
vérifier qu’il ait bien compris la consigne
- L’informer avec tact sur la situation
- Il faut faire un ECG pour évaluer le degré du syndrome coronarien et
réaliser un 1er enregistrement
- Laisser l’ECG branché avec visualisation du tracé ou scoper le
patient
- Prévenir l’équipe soignante
- Laisser à jeun en attendant un diagnostic médical
- Risque de complication grave notamment de choc cardiogénique
pouvant conduire au décès. Prendre TA et pouls.
- Surveiller de façon rapprochée l’évolution de la douleur angineuse, à
la moindre modification sur l’ECG, enregistrement du tracé.

9. Je peux expliquer pourquoi le temps est compté et connais les


délais de prise en charge en phase critique.
- Au bout de 20 min, le myocarde évolue vers la nécrose.
- La douleur évolue de l’endocarde vers l’épicarde et sera complète
après 6h d’ischémie
- La réouverture de l’artère doit être réalisée le + vite possible, avant
la 3ème heure généralement

10. Je peux argumenter la pertinence du dosage de la troponine


avec l’infarctus du myocarde.
Lors d’une nécrose myocardique, les cellules cardiaques se lysent et
libèrent dans le sang ce marqueur.

11. Je peux argumenter la surveillance de la PA, de la FC et du


tracé ECG lors d’un épisode critique d’IM diagnostiqué.
- ECG pour évaluer le degré du syndrome coronarien (angor instable,
IDM ST- ou ST+)
- Une nécrose importante notamment côté gauche entraîne une
insuffisance cardiaque, qui va faire baisser la Pa +++
- Pa et Fc pour détecter un éventuel choc cardiogénique

12. Je peux argumenter la PM de levé interdit, de dérivés


nitrés, d’antithrombotiques (anticoagulant – antiagrégant
plaquettaires et fibrinolytiques)

Levé interdit :
On recherche une absence d’effort pour diminuer la consommation en
O2 afin de na pas déclencher à nouveau une ischémie.
3 à 5 jours de lit strict pour lesquels le patient doit éviter de faire des
efforts
Les dérivés nitrés vont vasodilater l’artère et permettre de :
- Reperméabiliser la coronaire et lever l’ischémie
- Limiter la nécrose ou son extension
- Soulager la douleur

Les antithrombotiques vont éviter la formation d’un autre thrombus et


éviter l’extension du caillot existant.
- Héparine (anticoagulant) : agit sur le 2ème temps de la coagulation,
elle freine la combinaison des facteurs de coagulation entre eux.
- Antiagrégant plaquettaire : agit sur le 1er temps de la coagulation
donc sur le risque de formation d’un thrombus. (il est donnée dans le
cadre d’une urgence avant la mise en route de l’héparine)
- Fibrinolytiques : pour détruire le caillot qui obstrue l’artère
coronaire.

13. Je sais utiliser un dérivé nitré en spray et connais les


précautions à prendre.
Avant la 1ère utilisation, sur flacon neuf, actionner plusieurs fois le spray
jusqu’à obtention d’un jet régulier :
- Faire assoir le patient (risque d’hypo TA).
- Prendre la TA, une TA systolique <10 contre indique l’apport de
dérivé nitré
- En sublingual
- Tenir le flacon verticalement
- Mettre l’embout du pulvérisateur le plus près possible de la
bouche
- Pulvériser sur la muqueuse buccale ou sous la langue
- Fermer la bouche immédiatement après pulvérisation
- Attendre quelques secondes avant d’inhaler
- Le soulagement doit avoir lieu dans les 2 à 3min
- Bien attendre 3min
- Si la crise persiste reprendre la TA
- Une deuxième pulvérisation est possible
- Si la crise persiste ne pas renouveler appeler le 15

14. Je connais la technique de pose d’un patch de dérivé nitré.


- Se pose à la même heure
- Avant la pose, noter sur le timbre, date et heure (attention à ne
pas percer)
- Veiller à retirer l’ancien
- Avoir 3 à 4 lieux d’application (risque d’irritation et d’érythème
local)
- Pose à un endroit sain, sec, propre et où la pilosité est rare.
- Sur une partie plane
- Presser le dispositif 10 secondes pour une bonne adhésivité
- Ne pas mettre les doigts sur la partie à coller
- En cas de décollement spontané, recoller un nouveau dispositif
puis retrait à l’heure initialement prévue.
15. Je comprends la fenêtre thérapeutique parfois prescris
pour les patchs de dérivés nitrés.
- Pour éviter ces phénomènes et
- Être obligé pour le médecin d’augmenter les doses pour une même
efficacité
- Un retrait pendant la nuit crée un sevrage de 8h

16. Je sais préparer un PSE de dérivés nitrés (calcul de dose)

17. Je peux expliquer le principe de la coronarographie et les


différents traitements possibles (angioplastie, dilatation par
ballonnet, stent, rotablator…)

La coronarographie est une radiographie des coronaires (rayons X)


- Injection de produit de contraste iodé dans les coronaires pour
repérer un rétrécissement.

L’angioplastie : méthode de revascularisation myocardique.


- Elle consiste à mettre un ballonnet pour dilater l’artère.

Stent : prothèse endocavitaire, mini-ressort (ou tube maillé) que l’on


introduit dans l’artère pour éviter qu’elle se rebouche. Maintient l’artère
ouverte lorsque l’on retire le ballonnet.

Rotablator : système d’athérectomie rotative à haute vitesse

18. Je connais le principe du pontage coronarien.


Consiste à contourner la sténose en réalisant un pont au-dessus de celle-
ci. Cette méthode permet de relier l’aorte à l’artère en aval de la sténose.
II. Électrocardiogramme
1. Je sais poser rigoureusement les pinces et les électrodes
précordiales pour un ECG classique.
V1 = 4ème espace intercostal droit au plus près du sternum
V2 = 4ème espace intercostal gauche, au plus près du sternum
V4 = 5ème espace intercostal + ligne médio-claviculaire
V3 = entre V2 et V4
V5 = 5ème espace intercostal + ligne axillaire antérieure
V6 = 5ème espace intercostal + ligne axillaire moyenne
Pince rouge : poignet droit
Pince noire : cheville droite
Pince jaune : poignet gauche
Pince verte : cheville gauche

2. Je connais le nom des 12 dérivations classiques


V1 – V2 – V3 – V4 – V5 – V6 – D1 – D2 – D3 – AVR – AVL – AVF

3. Je peux aussi réaliser les 6 dérivations supplémentaires


V3R : Symétrique à V3
V4R : Symétrique à V4
V7 : 5ème espace intercostal gauche + ligne axillaire postérieure
V8 : 5ème espace intercostal gauche + ligne verticale passant par la pointe
de l’omoplate
V9 : à mi-chemin entre V8 et la ligne des épineuses
VE : Sous l’apophyse xiphoïde
4. Je sais dessiner un complexe avec les lettres et sais expliquer
chaque onde

5. Je peux aussi expliquer chacune des ondes en lien avec le tissu


nodal
Le secteur V1-V4 explore le septum et paroi du ventricule droit
Le secteur V4-V6 explore le septum et la paroi du ventricule gauche
Les 4 dérivations périphériques permettent d’analyser le cœur selon un
plan frontal
6. Je connais les 2 paramètres d’étalonnage de l’appareil
- Vitesse de défilement : 25mm/sec
- milliVolt : 1mV pour 10mm

7. Je sais comment créer un contact parfait entre la peau et


l’électrode
Avec de l’alcool

8. Je maitrise les règles d’hygiène pour ce soin (mains, matériel)


SHA avant le soin, désinfection du matériel au Surfanios

9. Je sais comment créer les conditions relationnelles pour que


l’ECG soit correct
S’assurer que le patient est présent, prévenu, disponible, informé du but
de l’examen.
Respect de la pudeur.

10. Je sais réaliser une 1ère analyse du tracé que je viens


d’effectuer
- Rythme sinusal
o Régulier ?
o Chaque complexe QRS est-il précédé d’une onde P ?
- Vérifier si la Fc est correcte
- Vérifier la lisibilité des 12 tracés
o Chevauchement, Complexes trop serrés, tracés non rectilignes
- Vérifier le non-parasitage des tracés
- Vérifier la présence de aVR négatif
- Vérifier l’apparition d’anomalies

11. Je sais prévenir ou corriger tout incident qui peux


intervenir pendant l’enregistrement (parasitage…)

Parasitage :
o Éviter une tension musculaire
o Manque de conductivité (mettre alcool)
o Fiches des poignets mal positionnées
o Électrodes précordiales qui se touchent
o Patient qui bouge
o Patient qui parle
o Parkinson  Lui tenir les mains
Tracés illisibles : changer le calibrage en se référant au médecin
Tracés non rectilignes : respiration trop ample
Erreur de branchement : revérifier sinon ECG non fiable

12. Je repère d’éventuelles anomalies et prend des décisions

13. Je sais réaliser le test à l’aimant et connaît son intérêt


Pour voir si le patient possède un pacemaker
Ce test consiste en l’application d’un aimant en regard du boîtier du
stimulateur

14. Je sais comment poser les électrodes à 3, 4 ou 5 fils pour


un monitorage cardiaque (scope)
Se référer au protocole du service

15. Je peux expliquer au patient ce qu’est un holter, un R-Test,


un Reveal
Holter : enregistrement continu de l’électrocardiogramme pendant 24h
voir +
R-Test : enregistrement ECG à la demande, le patient peut lancer le
déclenchement de l’enregistrement
Reveal : holter implantable qui permet l’enregistrement d’un ECG d’une
dérivation avec une autonomie de deux ans en sous cutané. Ne nécessite
aucune électrode intra cardiaque.

16. Je connais l’intérêt de changer régulièrement les patchs


d’un scope
En cas d’intolérance lié aux acrylates contenues dans les colles

17. Je sais adapter la technique ECG en fonction de situations


particulières (situation d’urgence, parkinson, amputation,
œdèmes…)
- Si le patient est amputé, œdèmes, ulcères douloureux, maigre 
mettre des patchs à la place des pinces, pas nécessaire de les
mettre à la même hauteur
- Parkinson  Maintenir les mains
- Troubles respi ou douleurs intenses  attendre le dernier moment
pour allonger la personne où laisser en ½ assit
- Si les transferts ne sont pas supportables  ½ assit (doit rester
exceptionnel)
- Patient très grand (> 190cm) et touche le bout du lit  retirer le
pied du lit

Urgence :
- Avoir très rapidement le tracé ECG
- 6 dérivations en ne mettant que les électrodes périphériques
- Visualiser en direct le tracé
- Enregistrer le tracé surtout si anomalies

I. TVP / EP / OMI
A. Anatomie (UE4 CM 4.1) : Système
veineux

1. Je connais les mécanismes du retour


veineux :
Retour veineux : il s’agit du sang situé dans les veines périphériques
ramenant le sang riche en CO2 vers les veines caves > et < puis oreillette
droite.
Mécanismes de retour veineux :
- Semelle veineuse plantaire ou chasse veineuse
- Les valvules veineuses des membres inférieurs
- La contraction musculaire
- La dépression crée à chaque systole ventriculaire droite

B. Thrombose veineuse profonde (TVP)

TVP = conséquence grave d’un mauvais retour veineux et/ou d’une


insuffisance veineuse qui se traduit par la formation d’un caillot (ou
thrombus) qui bouche la veine

2. Je connais les 3 éléments de la triade de Virchow constitutif d’une


TVP :
o Stase veineuse
o Troubles de l’hémostase
o Altération de la paroi vasculaire

3. Je connais toutes les causes possibles d’une TVP et les argumenter :


o Traumatisme / chirurgie/ accouchement : des facteurs
thrombotiques sont souvent libérés déséquilibrant
l’hémostase. (La chirurgie la + thrombogène est la chirurgie
orthopédique de la hanche ou du genou)
o Alitement / Immobilisation prolongé : manque de contraction
musculaire et chasse veineuse plantaire.
o Cancer : modification du processus de coagulation et obstacles
au retour veineux à cause des adénopathies comprimant des
veines. Certaines chimio accentueraient le risque
thrombotique. +matériel endo veineux (chambre)
o Manque d’appui franc : ralentit le retour veineux
o Longs voyages en avion ou train : non mobilisation des
membre inférieurs, position assise (siège comprime les veines
vêtements trop serré…)
o Sujet âgé (>70ans) : plusieurs états favorisant la stase
(moindre mobilité, + de varices et autres pathologies
cardiovasculaires et énormément d’ATCD de phlébite /
insuffisance cardiaque. Risque 20 x plus élevé qu’avant 40ans)
o Grossesse : la compression utérine peut créer une stase
veineuse en fin de grossesse ainsi qu’un alitement contraint.
L’hyperoestrogénie physiologique entraine une modification de
l’hémostase sur les 3 temps. Créant une hypercoagulabilité
o Insuffisance veineuse : ralentit considérablement le retour
veineux
o Varices :
o Insuffisance cardiaque : elle augmente la pression veineuse en
amont, force d’opposition au retour veineux
o Matériel endo veineux : liée à la présence dans la lumière de la
veine du cathéter qui perfore la veine et peut perturber
localement la circulation veineuse
o Oestroprogestatifs : L’imprégnation hormonale génère une
modification de l’hémostase créant une hypercoagulabilité liée
surtout à la présence d’estrogènes

4. Je suis capable de dépister une TVP :


o Signes inflammatoires locaux : toujours comparer les 2
membres
o Douleur au mollet : majorée par la palpation ; provoquée par la
dorsiflexion du pied (signe de Homans)
o Augmentation de la chaleur locale
o Œdème : diminution du ballottement du mollet
o Érythème : rougeur locale
o Accélération du pouls proportionnelle à la T° (fébricule)
o Signe de Homans
1 seul des signes locaux doit vous faire suspecter une phlébite

5. Je suis capable de prendre des décision IDE dès suspicion d’une TVP
et les argumenter
o Prévenir immédiatement le médecin en raison du risque vital
lié à la complication : embolie pulmonaire
o Interdire au patient de se lever en lui expliquant calmement ce
que vous suspectez
o Vérifier qu’il ait bien compris la consigne
o Informer l’équipe de la situation en insistant sur le respect du
non lever
o Pas d’obligation qu’un soignant reste en permanence auprès
de lui (TVP n’est pas une urgence vitale, ni qu’il soit à jeun)

6. Je peux expliquer l’intérêt d’un dosage des D-Dimères


PDF = produit de dégradation de la fibrine = D. Dimères. Un
dosage des D. Dimères positif indique la présence d’un caillot. + le caillot
est important + les D. Dimères sont augmentées

7. Je peux expliquer l’intérêt d’un échodoppler


- L’échographie permet de visualiser le thrombus veineux
- L’effet doppler permet de montrer la perturbation du flux sanguin
Il associe la technique d’échographie qui utilise les ultrasons afin de
visualiser des tissus, organes ou dans ce cas vaisseaux sanguins. Non
invasif et sans rayons X
Le Doppler étudie la vitesse et la direction des flux de sang dans ces
vaisseaux
L’échodoppler est sans danger pour la santé et se fait fréquemment pour
l’étude des artères du cou (TSA ou troncs supra-aortiques), de l’aorte ou
des artères et veines des membres inférieurs.

8. Je peux expliquer pourquoi le médecin prescrit ou pas un lever non


autorisé
Cela va dépendre du siège du thrombus. Si le praticien estime qu’il n’y
a aucun risque d’embole il autorise le levé précoce. S’il y a le moindre
doute, il va interdire le levé pendant plusieurs jours

9. Je peux expliquer pourquoi le médecin attend un délai de 8 à 10j


avant de refaire une nouvelle échographie
La disparition du thrombus va prendre 8j pour attendre l’action de la
plasmine qui va dégrader la fibrine du caillot.

10. Je peux argumenter la PM d’un anticoagulation après


diagnostic
Cela évite que le thrombus présent ne grossisse et elle évite la
formation d’un autre thrombus.

11. Je suis capable de raisonner cliniquement (trifocal) après


diagnostic d’une TVP et identifier tous les risques encourus par la
personne soignée
o Risque d’embolie pulmonaire
o Risque d’accentuation de la douleur locale
o Risque de non-observance du lit strict
o Risque d’escarre sacrée et talonnière
o Risque de déficit en autosoins
o Risque d’anxiété ou inquiétude

C. Embolie pulmonaire (EP)

Définition : Obstruction d’une artère ou artériole pulmonaire après


migration d’un caillot, souvent issu d’une veine des membres inférieurs

1. Je suis capable de reconnaitre une embolie pulmonaire


o Douleur latéro-thoracique vive augmentée à l’inspiration
profonde, la toux et à la palpation des côtes.
o Dyspnée brutale
o Tachycardie
o Fièvre
o Saturation perturbée
o Cyanose
Risques :
- Détresse respiratoire
- Hémodynamique (état de choc possible)
- Accentuation de la douleur
- Angoisse
PM : scintigraphie pulmonaire : examen d’imagerie obtenu après
administration d’une substance radioactive pour voir l’étendue de l’EP

2. Je peux argumenter la PM de contention veineuse (bas) dans un


contexte de TVP et/ou d’EP
Améliorer le retour veineux et donc prévenir une récidive de TVP

3. Je peux expliquer l’intérêt d’une gazométrie artérielle lors d’un EP


Pour connaitre le taux d’O2 et de CO2 et estimer la gravité de l’embolie

4. Je suis capable de prendre des décisions IDE dès suspicion d’une EP


et de les argumenter
- Prévenir immédiatement le médecin ou le smur interne !
URGENCE !
- Interdire le patient de se lever en lui expliquant calmement ce
que vous suspectez
- Vérifier qu’il ait bien compris la consigne
- Informer l’équipe de la situation
- Un soignant doit rester en permanence auprès de la personne
- Trouver une posture antalgique
- Évaluer la douleur avec une échelle adaptée
- Apporter de l’O2
- Mettre le patient en demi-assit pour favoriser les échanges gazeux
- Surveillance rapprochée de la Fc ; Saturation ; Dyspnée ;
Cyanose ; Fr ; encombrement bronchique ; TA
- Réaliser un ECG
- Assurer une présence relationnelle en lui expliquant ce que vous
faites

D. Œdème des membres inférieurs (OMI)

OMI ≠ AOMI (artériopathie oblitérante des membres inférieurs)

Œdème : infiltration de liquide, d’origine plasmatique, dans les tissus sous-


cutanés
1. Je suis capable de reconnaitre des œdèmes des membres inférieurs
(OMI)
o La peau est blanche, molle
o La peau est très fragile
o Augmentation du volume au niveau de la région œdémateuse
o Non douloureuse (sauf si l’œdème devient chronique)
o Signe du godet présent (la pression du doigt sur l’œdème
laisse une trace persistante, prend du temps pour disparaitre,
on dit que l’œdème prend le godet)
o Augmentation du poids
o Disparition des saillies osseuses

2. Je suis capable de proposer des actions du rôle autonome au regard


des OMI et de les argumenter
o Veiller à une bonne installation : arceau pour éviter la douleur
provoquée par le poids des draps
o Changer les draps régulièrement
o Surélever les pieds du lit (attention si AOMI)
o Assurer les soins d’hygiènes appropriés (peau fragile)
 Éviter les produits agressifs.
 Ne pas frotter
 Espaces interdigitaux (macération, fissure)
 Éviter les démangeaisons ou choc (peau fragile)
 Peser régulièrement (1 fois/j) le patient (même heure /
condition / vêtu de la même façon)

3. Je sais comment surveiller les OMI au quotidien


o La vue
o Mètre ruban peu fiable
o Signe du godet
o Le poids
o Absence d’accumulation d’eau
o Absence de marques ou d’empreintes
B. Pneumologie
I. Sémiologie respiratoire

I.1 L’hypoxie et l’hyperoxie sont des complications de l’oxygénothérapie.


Citez les signes cliniques caractérisant chacune d’elles.
L’hypoxie :
- Baisse des performances intellectuelles
- Troubles de la mémoire
- Lenteur d’idéation
- Perte de connaissance
- Douleur cardiaques possibles
- Troubles cérébraux / aphasie / paralysie (sévère)
L’hyperoxie : crise convulsive, arrêt net quand l’oxygène est stoppé

I.2 Citez les 5 caractéristiques d’une douleur pulmonaire.

- Brutal ou progressif
- Peu d’irradiation
- En coup de poignard, point de côté, déchirure
- Quelques secondes, heures, jours
- Au repos, à l’effort

I.3 Donnez une définition des termes suivant :

- Dyspnée : respiration difficile et pénible


- Polypnée : respiration raide et superficielle
- Bradypnée : ralentissement du rythme respiratoire
- Orthopnée : dyspnée interdisant le décubitus

1.4 Qu’est-ce que l’hippocratisme digital ?


Hypertrophie des pulpes des dernières phalanges des doigts et des orteils
- Incurvation des ongles en « verre de montre »
- Élargissement transversal des extrémités

1.5 Quelles sont les caractéristiques d’une dyspnée ?


Modification du rythme respiratoire des 2 temps de la respiration :
- Mode de survenue
- Circonstances d’apparition
- Type de dyspnée : selon le rythme, temps respiratoire, position de
soulagement, intensité.

1.6 Que devez-vous faire lorsque vous constatez une dyspnée aigue ?
argumentez votre réponse

C’est une urgence : appeler le 15 où le smur interne

1.7 Quel aspect peut avoir une expectoration ?


Séreuse / Muqueuse / Purulente / Sanglante / Mixte, muco-purulente
1.8 Quelles informations caractérisant des expectorations avez-vous
besoin ?
Horaire / Quantité rejetée par jour / Odeur / Spontanée ou provoquée : après l’effort,
un changement de position

1.9 Quelle différence faites-vous entre une hémoptysie et une


hématémèse ?
L’hémoptysie le sang vient des voies respiratoires, l’hématémèse il vient avec un
vomissement (tube digestif)
1.10 Quelles informations caractérisant une toux avez-vous besoin ?
- Aigu ou chronique
- Sèche / Grasse
- Tonalité et rythme
- Circonstances déclenchant la toux
- Mode de survenue et facteurs déclenchant

1.11 Qu’est-ce qu’une cyanose ? Que signifie-t-elle ?


Coloration anormale, violacée de la peau et des muqueuses  Hypoxémie sévère !

II. L’asthme

II.1 A quelle pathologie ces définitions font-elles référence ?

Maladie chronique inflammatoire des voies aériennes associée à une hyperactivité


bronchique se traduisant par des symptômes respiratoires avec souvent un trouble
ventilatoire obstructif réversible : Asthme

Maladie chronique et lentement progressive caractérisée par une diminution non


complètement réversible des débits aériens dans le cadre d’une bronchite chronique
et/ou d’un emphysème : BPCO

II.2 Dans le processus physiopathologique de l’asthme, citez les


conséquences pour les bronches.

- Inflammation de la muqueuse bronchique


- Hypersécrétion d’un mucus épais
- Bronchoconstriction liée à la contraction des muscles lisses bronchiques
entrainent un rétrécissement des bronches

II.3 Citez les signes de l’asthme aigu grave :

Signes de l’asthme aigu grave


Respiratoire Polypnée >30, Tirage sous sternal, difficulté à parler et à
tousser

Hémodynamique Désaturation  Cyanose (SaO2 < 90%)


Épuisement, sueurs
Tachycardie > 120
Neuropsychique Anxiété, agitation

II.4 Quels sont les signes cliniques d’une crise d’asthme aigu ?
- Polypnée > 30
- Désaturation  Cyanose (SaO2 <90%)
- Tirage sous sternal
- Épuisement, sueurs
- Difficultés à parler et à tousser
- Tachycardie > 120
- Anxiété – agitation

II.5 Que faites-vous face à un patient asthmatique ne se sentant pas bien


et gêné pour respirer ? Justifiez votre réponse.
Administration de bronchodilatateurs selon le plan de TTT du patient. Si la
Saturation en O2 est basse, apporter de l’O2. Placer le patient en position assise,
incliné vers l’avent si cela le soulage, desserrez ses vêtements, lui demander de
respirer lentement et profondément. Surveiller l’état général du patient, la sat, la Fr,
les signes de désaturation. 15 où smur interne si son état ne s’améliore pas

II.6 Quels sont les facteurs de risque de l’asthme ?


- Hérédité
- Allergies : domestiques, environnementaux, professionnels, alimentaires
- Pollution : tabac ++
- Intolérance aux produits chimiques, sulfites, médicaments (bétabloquant,
aspirine, AINS…)
- Infections respiratoires virales
- RGO
- Stress
- Obésité

II.7 Qu’est-ce que l’asthme ?


Maladie inflammatoire chronique se manifestant par des crises de dyspnée
réversible liée à une obstruction des voies aériennes. L’obstruction est due à une
hyperactivité musculaires bronchique (bronchospasme), un œdème bronchique
et une hypersécrétion muqueuse.

II.8 Quelle différence faites-vous entre une crise d’asthme et l’AAG (asthme
aigu grave) ?
Contrairement à la crise d’asthme, l’AAG impose une interruption de toute activité et
ne cède pas au TTT habituel. C’est une urgence vitale avec un pronostic vital
engagé. La crise d’asthme est réversible

II.9 Quels sont les signes de gravité de l’AAG (asthme aigu grave) ?
- Polypnée > 30
- Désaturation  Cyanose (SaO2 < 90%)
- Tirage sous sternal
- Épuisement, sueurs
- Difficultés à parler et à tousser
- Tachycardie > 120
- Anxiété – agitation

II.10 Quels sont les objectifs d’éducation auprès d’un patient asthmatique ?
- Connaitre la pathologie (les signes, la durée de la crise, l’existence ou non de
signes de gravité
- Identifier les facteurs de risque
- Connaitre le TTT : but, EI
- Adapter son TTT à la situation clinique
- Effectuer des aérosols, DEP (éventuellement)
- Effectuer une activité physique sans générer de dyspnées
- Lui rappeler qu’il doit toujours avoir sont TTT sur lui
- Qu’il sache vérifier que le flacon soit toujours plein et pas périmé

III. La BPCO

III.1 Les signes cliniques suivants caractérisent la BPCO.

Dyspnée □ Vrai □ Faux


Râles bronchiques □ Vrai □ Faux
Expiration à lèvres pincées □ Vrai □ Faux
Hypertension artérielle □ Vrai □ Faux
Thorax en tonneau □ Vrai □ Faux
DEP < 50% normes habituelles □ Vrai □ Faux
Insuffisance cardiaque droite □ Vrai □ Faux
Fonte musculaire □ Vrai □ Faux
Signes d’hypoxie et/ou d’hypercapnie □ Vrai □ Faux
Pâleur des muqueuses □ Vrai □ Faux
Tirage, □ Vrai □ Faux
Hyperthermie □ Vrai □ Faux
Difficultés à tousser et parler □ Vrai □ Faux

III.2 Pourquoi une oxygénation à 1.5 l/mn et des aérosols sous air sont
prescrit à un patient BPCO ?
Le patient est devenu tolérant à l’hypercapnie et seule l’hypoxie stimule ses centres
nerveux respiratoires. Un apport élevé en oxygène supprimerait cette stimulation, le
malade hypoventile, la PaCO2 augmente, le malade s’endort et s’arrête de respirer.

III.3 Quelles sont les complications à long terme de la BPCO ?


- Insuffisance respiratoire chronique
- Les maladies cardiovasculaires
- Les cancers en particulier le cancer bronchique

III.4 Donner la définition de :

- La bronchite chronique : maladie des bronches en rapport avec une


inflammation chronique

- La BPCO : maladie des bronches en rapport avec une inflammation chronique

- L’hémoptysie : toux avec expectoration de sang

III.5 Quels sont les signes cliniques majeurs caractérisant la BPCO ?


- Dyspnée d’effort +/- toux avec expectorations non purulentes
- Tirage
- Râles bronchiques
- Expiration à lèvres pincées
- Thorax en tonneau
- Fonte musculaire
- Signes d’hypoxie et/ou d’hypercapnie
- Insuffisance cardiaque droite

III.6 Qu’est-ce que la BPCO ?


Maladie des bronches en rapport avec une inflammation chronique

III.7 Quelles sont les conséquences physiopathologiques de la BPCO ?


- Ralentissement sur la statique et la dynamique ventilatoire
- Ralentissement des échanges gazeux
- Retentissement sur l’état général

III.8 Quels conseils pouvez-vous donner à un patient BPCO pour limiter


l’essoufflement ?
- Respecter le TTT et le suivi médical
- Arrêter le tabac
- Se protéger des infections (vaccin contre la grippe)
- Ne pas s’exposer aux polluants
- Éviter la sédentarité, pratiquer une activité physique régulière pour réhabiliter
la fonction respiratoire
- Faire attention aux fortes chaleurs
- Ne pas prendre certains médicaments sans avis médical (antitussifs,
tranquillisants, somnifères, morphiniques ou contenant de la codéine.)

IV. Soins infirmiers

IV.1 Quelles sont les normes des gaz du sang pour un adulte jeune ?

• PaO2 : 83 à 108 mmHg


• PaCO2 : 32 à 45 mmHg
• PH : 7.35 à 7.45
• SAT O2 : > 95%
I. Aérosol :

IV.1.1 Quelles sont les indications d’une aérosolthérapie non


médicamenteuse ?
- Humidification des voies respiratoires (ORL)
- Fluidifier les sécrétions pour favoriser l’expectoration
- Humidifier la muqueuse buccale

IV.1.2 Quelles recommandations en dehors de la technique d’administration,


concernant un aérosol doseur, donnez-vous à un patient afin qu’il ne se
retrouve pas en difficulté au moment de la crise d’asthme et de l’administration
du traitement ? Comment doit-il s’y prendre ?
- Ils doivent toujours avoir leur TTT broncho dilatateur avec eux
- Ils doivent vérifier que les aérosols doseurs ne sont pas vides (eau) où
périmés

IV.1.3 Répondre par vrai ou faux aux affirmations suivantes :

– Les produits huileux peuvent être administrés en aérosol sous air du fait de
l’absence de risque lié à l’incompatibilité corps gras / oxygène.
□ Vrai □ faux

– L'EPPI (Eau Pour Préparation Injectable) peut être administrée en aérosol.


□ Vrai □ faux

– Les médicaments dont le mélange provoque un précipité ne peuvent être


administrés en aérosol.
□ Vrai □ faux

IV.1.4 Quels sont les risques et complications liés à l’administration d’une


thérapeutique par aérosol ?
- Inefficacité si fuite
- Nausées si l’aérosol est réalisé à proximité d’un repas
- Peur, sensation d’étouffement, d’oppression
- Candidose buccale
- Voix rauque (corticoïdes)

IV.1.5 Un patient se plaint de douleurs à type de brûlures au niveau de la


bouche, vous constatez la présence de dépôts blanchâtres au niveau dans la
bouche. Quelle hypothèse émettez-vous face à ces manifestations cliniques ?
Que lui conseillez-vous ?
Candidose buccale  prendre rdv avec le médecin pour TTT, soins de bouche,
bonne hygiène buccale en brossant les dents régulièrement et en utilisant un rince
bouche antiseptique doux, évitez boissons et aliments irritants.

IV.1.6 Que dites-vous à un patient pour l’éduquer sur l’utilisation pratique de


l’aérosol doseur de Seretide ?
IV.1.7 Quels sont les solvants pouvant être utilisés ou non utilisés pour la
dilution d’un aérosol ?

IV.1.8 Quels sont les risques et complications possibles liés à cette technique
d’administration par aérosol nébuliseur ?
- Inefficacité si fuite
- Nausées si l’aérosol est réalisé à proximité d’un repas
- Peur, sensation d’étouffement, d’oppression
- Candidose buccale
- Voix rauque (corticoïde)

IV.1.9 Quel débit d’air allez-vous régler sur le manomètre pour réaliser un
aérosol nébuliseur sous air ? Argumentez votre réponse.
6 à 8 l/min permet la création d’un brouillard et le dépôt des particules au niveau des
bronches. Attention si patient BPCO

II. Oxygénothérapie :

4.2.1 Pour un patient sous oxygénothérapie, citez :

- 5 éléments de surveillance clinique :


o Fr, Sat
o Comportement du patient : signes neurologiques (agitation, confusion
ou somnolence)
o Faciès du patient
o Les sueurs
o Coloration des téguments
o Qualité de respiration

- 3 éléments de surveillance technique :


o Le débit d’O2
o Le positionnement de la sonde (ou des lunettes
o L’absence de fuites au niveau des raccord, de pliure du tuyau

4.2.2 Quelle surveillance infirmière faites-vous au regard de


l’oxygénothérapie d’un patient ?
- Fr, Sat
- Comportement du patient : signes neurologiques (agitation, confusion ou
somnolence)
- Faciès du patient
- Les sueurs
- Coloration des téguments
- Qualité de la respiration
- Vérifier l’état des narines
- Vérifier l’alternance régulière de la sonde
- Demander à la personne de signaler toute sensation anormale comme des
céphalées par exemple

4.2.3 Comment faites vous pour poser une sonde à oxygène ?


- Avec la sonde nasale, évaluer la distance, qui sépare l’aile du nez au lobe de
l’oreille
- Introduire la sonde jusqu’à ce repère
- Au besoin, humidifier la sonde avec du sérum physiologique à l’aide d’une
compresse (vaseline et corps gras interdits)
- En cas de déformation de la cloison nasale ou de polypes, choisir la narine la
plus perméable
- Fixer la sonde sur le nez et la joue ou le front du patient avec le sparadrap,
sans gêner le champ visuel
- Vérifier la bonne position de la sonde. Simultanément, ouvrir et régler le débit
d’O2

III. DEP :

4.3.1 Quels sont les objectifs de la mesure du DEP ?


La mesure deux fois par jour du DEP permet :
- D’évaluer la sévérité de l’asthme et des variations entre les mesures du matin
au soir
- Vérifier l’efficacité du TTT
- Prévoir l’aggravation de l’asthme : baisse du DEP commence avant la survenu
de l’essoufflement

4.3.2 Parmi les objectifs ci-dessous, quels sont ceux du DEP ?

□ mesurer la dyspnée du patient asthmatique


□ évaluer la sévérité de l’asthme
□ vérifier l’efficacité du traitement asthmatique
□ évaluer l’asthénie du patient asthmatique pour prévoir l’aggravation de
l’asthme
□ évaluer l’amélioration de l’hypoxie du patient asthmatique
□ prévoir l’aggravation de l’asthme avant la survenue de l’essoufflement

4.3.3 Afin de pouvoir analyser les résultats des différentes mesures du


débitmètre de pointe (DEP) pour un même patient, quelles mesures de bonnes
pratiques devez vous respectez ?
- Toujours être mesuré avec le même débitmètre
- 2 fois par jours
- Toujours dans la même position

IV. L’ECBC :

4.4.1 Quel est l’intérêt de réaliser un ECBC ?


- Participer à la pose d’un diagnostic microbiologique d’infection respiratoire
basse en isolant et identifiant le (les) micro-organisme(s) responsable(s)
- Déterminer sa (leur) sensibilité aux anti-infectieux, établir un antibiogramme
4.4.2 Quelles peuvent être les raisons d’un ECBC impossible à réaliser ou
ininterprétable ?
- Toux inefficace
- Contamination systématique du prélèvement par la salive et la flore aéro
digestive
- Faible quantité de crachats ne permettant pas un examen cytobactériologique
- Recueil de la salive et non de crachats
- Risque de contamination du soignant (AES) par projection de gouttelettes
contaminées

C. Digestif

SEMIOLOGIE DIGESTIVE

1. Quelles informations caractérisant une douleur abdominale avez-vous


besoin ?
TIMIDFS : Type ; Intensité ; Mode de début et évolution ; Irradiation ; Durée ;
Facteurs déclenchant ; Siège
- Mode de début et évolution
- Siège
- Irradiation
- Type
- Intensité
- Durée
- Facteurs déclenchant

2. Citez 5 caractéristiques d’une douleur abdominale.


- Mode de début et évolution : franc et brutal comme un coup de poignard,
progressif, insidieux, continue, intermittent…
- Siège : Épigastrique, hypocondre droit ou gauche, fosse iliaque, diffus…
- Irradiation : pointe de l’omoplate, dorsale, rétrosternale…
- Type : brûlure, décharge électrique, crampe, torsion, pesanteur…
- Intensité : simple gêne où douleur violente

3. Donnez une définition des termes suivant :

Vomissement : Action de rejeter avec effort le contenu de l’estomac (et


Intestinal) par la bouche suite à des contractions cycliques violentes de la
musculature abdominale, du diaphragme et l’ouverture du cardia. C’est un acte
réflexe et un mécanisme de défense.
Dysphagie : Difficulté ou sensation de gène non douloureuse, d’arrêt
ou d’obstacle à la progression des aliments sur le trajet de l’œsophage. Elle est
déclenchée par la déglutition d’aliments.
Pyrosis : Reflux acide et douloureux en provenance de l’estomac,
pouvant atteindre la bouche. Sensation de brûlure partant du creux de l’estomac en
remontant vers la bouche
Dyspepsie : Mauvaise digestion, douleur ou inconfort épigastrique
Hématémèse : Extériorisation de sang rouge, sous forme de
vomissements, en quantité plus ou moins abondante, fluide ou accompagné de
caillots
Méléna : Émission par l’anus de sang digéré noir et fétide
Rectorragie : Émission de sang rouge par l’anus pouvant être minime
ou très abondante
Météorisme abdominal (où ballonnement) : gonflement de l’abdomen,
apparent ou ressenti, dû à la présence en excès de gaz dans les intestins

4. Quelle différence faites-vous entre nausée et vomissement ?


Les nausées sont un signe subjectif (envie de vomir, précédant ou non les
vomissements) contrairement aux vomissements qui sont un signe objectif.

5. Citez les 4 aspects des vomissements


Alimentaires, Bilieux, Fécaloïdes, Hémorragiques

6. Définissez une hémorragie digestive haute et digestive basse.


Citez un exemple pour chacune d’elle
- Haute : en amont de l’angle duodénojéjunal
- Basses : en aval de l’angle duodénojéjunal

7. Quelles sont les caractéristiques d’une diarrhée en vous appuyant sur la


définition ?
- Selles liquides
- + de 3 fois par jour où + de 300g/j

8. Quelle différence faites-vous entre une hématémèse, une hémoptysie et


une épistaxis ? Argumenter

Hématémèse : vomissement de sang

Hémoptysie : toux remmenant du sang en provenance des voies respiratoires

Épistaxis : hémorragie en provenance des fosses nasales

9. Quelle différence faites-vous entre une ascite, un hémopéritoine et une


péritonite ? Argumenter en vous appuyant sur les définitions
- Ascite : épanchement de liquide dans la cavité abdominale
- Hémopéritonite : épanchement de sang dans la cavité péritonéale
- Péritonite : épanchement purulents (inflammation aiguë du péritoine)

10. Expliquer le Signe de Murphy.


Violente douleur à la palpation profonde de la région sous-costale droite, en
même temps qu’une inspiration profonde du patient
11. Où se situe le point de Mc Burney ?
Dans la fosse iliaque droite
12. Que signifie stéatorrhée ?
Taux de lipides anormalement élevé dans les selles

LA LITHIASE BILIIARE

1. Définissez la lithiase biliaire


Présence dans la vésicule ou dans les voies biliaires d’un ou plusieurs calculs,
formés à partir d’éléments de la bile. Taille d’un grain de sable à celle d’un petit
caillou = calculs biliaires

2. Citez les 2 types de calculs biliaires


Calculs cholestéroliques et pigmentaires

3. Quels sont les facteurs de risque favorisants la formation de calculs


biliaires ?
- Sexe féminin
- Surpoids
- Âge
- Certains médicaments à base d’œstrogène (ex : contraceptifs),
certains médicaments contre le cholestérol (ex : fibrate)
- Maladies gastro intestinales (Crohn, colite ulcéreuse par ex.)
- Diabète
- Perte de poids
- Jeûne

4. Identifiez la pathologie. Lorsqu’une lithiase biliaire :


- Provoque une infection de la vésicule : Cholécystite aigue
- Se bloque dans le canal cholédoque : Angiocholite aigue
- Se bloque dans le canal cystique : Cholécystite aigue
- Se bloque dans le canal de Wirsung : Pancréatite aigue
- Migre sans blocage dans les voies biliaires : cholique hépatique
- Se bloque dans l’intestin : Iléus biliaire

5. A quelles pathologies ces lithiases vésiculaires font - elles référence ?


- Lithiase vésiculaire symptomatique non compliquée : crise de
colique hépatique
- Lithiase vésiculaire symptomatique compliquée :
o Cholécystite aiguë lithiasique
o Angiocholite aiguë
o Pancréatite aiguë

6. Que veut dire lithiase vésiculaire asymptomatique ?


- Présence d’un ou plusieurs calculs
- Asymptomatique
- Recommandations d’abstention thérapeutique si découverte fortuite,
ni TTT, ni surveillance

7. A quoi correspond la douleur de la colique hépatique ?


A la distension des voies biliaires

8. Quelles sont les caractéristiques de la douleur de la colique hépatique ?


- Début : brutal
- Siège hypocondre droit, épigastre
- Type : spasme
- Intensité : intense, mal supporté
- Irradiations : épaule droite, pointe de l’omoplate droite
- Durée : quelques minutes à quelques heures (4 à 6h)
- Souvent post prandial
- Signes associés à la douleur : NV
La douleur colique hépatique peut faire penser à une douleur coronarienne

9. Définissez les pathologies au regard de la présence de calculs dans les


voies biliaires :
- Migration de calcul sans enclavement : Colique hépatique
- Migration compliquée du calcul dans canal cystique : Cholécystite aigue
- Migration compliquée dans le canal cholédoque : Angiocholite
aigue
- Migration compliquée dans le canal de Wirsung : Pancréatite aigue
- Migration dans l’intestin : Iléus biliaire

10. Donner la définition de la cholécystite aigue :


Migration compliquée du calcul dans le canal cystique (taille <5mm)

11. Expliquez la physiopathologie de la cholécystite aigue en vous appuyant


sur la définition

Enclavement d’un calcul dans le canal cystique entrainant une rétention


biliaire en amont du calcul qui favorise l’infection

12. Quels sont les signes cliniques d’une cholécystite aigue ?


Signes fonctionnels :
- Douleur hépatique
- NV alimentaires, puis bilieux
- Fièvre à 38°C, 38°C, pas de frisson
Signes physiques :
- Défense sous costale de l’hypocondre droit
- Signe de Murphy
- Pas d’Ictère

13. En l’absence de traitement, quelles sont les principales complications


de la cholécystite aigue ?
- Perforation, fistule
- Abcès, Péritonite
- Nécrose de la vésicule
Formes graves :
- Cholésistite gangréneuse (germes agressifs anaérobies)
- Cholécystite emphysémateuse (gaz dans la paroi vésiculaire)
- Cholécystite toxique (choc septique)

14. Quelle définition donneriez-vous de l’angiocholite aigue, expliquez la


physiopathologie ?
Infection bactérienne des voies biliaires survenant dans un contexte d’obstacle à
l’écoulement de la bile. Calcul migrant de la vésicule vers le canal cholédoque
empêchant l’évaluation de la bile dans le duodénum.

15. Que veut dire Triade de Charcot ? Expliquez


Douleur à l’hypochondre droit  Fièvre 39,5-40°C frissons intense  Ictère
cholestatique 12 à 48h après

16. Qu’est-ce qu’une cholestase ?


Réduction où l’arrêt du flux biliaire.

17. Quelles enzymes hépatiques sont caractéristiques de la cholestase ?


Les phosphatases alcalines et gamma-GT

18. Quels éléments cliniques peut-on retrouver, lorsqu’il y a une cholestase ?


Ictère, prurit, urinée foncée, selles décolorées

19. Quel est l’objectif prioritaire dans la prise en charge du traitement de


l’angiocholite ?
Retirer le calcul par traitement médico-chirurgical

20. La CholangioPancréatographie Rétrograde Endoscopique (CPRE)


permet le traitement de l’angiocholite. Expliquez comment et pourquoi
- Elle permet d’identifier la cause en visualisant les voies biliaires
(calcul, tumeur, sténose…)
- Élimine l’obstruction (à travers l’endoscope)
- Draine les voies biliaires (pose de stents)

21. Cochez les bonnes réponses

Colique Cholécystit Angiocholite Pancréatite


hépatique e
Douleur X X X X
Fièvre X X X
Ictère X X X
Voie biliaire principale X X X
Bilan hépatique X X X
perturbé

22. Quels conseils pouvez-vous donner à une patiente inquiète de ne plus


avoir sa vésicule après l’opération ?
- Le foie continue à produire la bile
- La personne peut s’alilmenter normalement mais si le problème
existe et se révèle très gênant, certains changements dans
l’alimentation peuvent aider : éviter les aliments gras et épicés,
consommer plus de fibres
L’OCCLUSION

1. Qu’est-ce qu’un syndrome occlusif ?

Interruption ou arrêt du transit intestinal, entre le duodénum et l’anus, correspond


à l’arrêt des matières et des gaz dans un segment de l’intestin grêle ou colon quelle
que soit la cause.

2. Quelles sont les 3 questions à se poser devant un syndrome occlusif ?


- Existe-t-il des signes de gravité ?
- Quel est le niveau anatomique de l’occlusion ?
- Quel est son mécanisme ?

3. Citez les 3 signes cliniques caractérisant l’occlusion intestinale aigüe.


- Douleurs abdominales
- Nausées, vomissements
- Arrêt des matières et des gaz

4. A quoi correspond le carré de l’occlusion ?

3 signes fonctionnels :
- Douleurs abdominales
- Nausées et vomissements
- Arrêt des matières et des gaz
1 signe physique :
- Météorisme abdominale

5. Citez les 2 types d’occlusion intestinale


- Mécanique (obstacle)
- Fonctionnelle (paralysie)
6. Où se situe une occlusion intestinale basse ?
Dans le côlon où le rectum

7. Dans l’occlusion intestinale :


Les mouvements péristaltiques sont efficaces □ Vrai □ Faux
Tout le tube digestif en aval du duodénum peut être concerné □ Vrai □ Faux
L’occlusion mécanique est une paralysie □ Vrai □ Faux
L’occlusion fonctionnelle provoque de violentes coliques □ Vrai □ Faux
Du grêle, les vomissements sont fécaloïdes □ Vrai □ Faux
Du colon, il y a une présence de gaz à l’auscultation □ Vrai □ Faux
Haute, les vomissements sont précoces □ Vrai □ Faux
Basse le météorisme est important □ Vrai □ Faux
Fonctionnelle, le silence abdominal est présent □ Vrai □ Faux
Fonctionnelle est une urgence chirurgicale □ Vrai □ Faux
Du sigmoïde, le météorisme est plus important □ Vrai □ Faux

8. Donnez la définition de :
L’occlusion mécanique par strangulation : Striction de l’intestin mais aussi sa
vascularisation. Dilatation intestinale en amont et ischémie intestinale
L’occlusion mécanique par obstruction : Obstruction de la lumière intestinale par un
obstacle.
L’occlusion fonctionnelle : Paralysie de l’intestin sans obstacle : interruption du
péristaltisme et paralysie de la musculature intestinale

9. Quelles sont les étiologies des :


- Occlusions par strangulation : Bride où adhérence, volvulus, hernie ou
éventration étranglée, invagination intestinale
- Occlusions mécaniques par obstruction :
- Extrinsèques : Tumeur externe qui comprime l’intestin
- Intrinsèques (paroi digestive) : Tumeur, Sténose, Hématome
- Intraluminales : Corps étrangers (fécalome, parasites, bézoards,
calcul biliaire…
- Occlusions intestinales fonctionnelles : Douleurs (occlusion réflexe),
foyer infectieux, foyer inflammatoire, sang, métaboliques ou
endocriniennes, Iatrogènes.

10. Qu'est-ce qu’une occlusion aigue du grêle sur bride ?


Blocage d’une anse grêle par une bride (La bride est une bande de tissu conjonctif
fibreux formant une adhérence entre 2 organes ou 2 tissus, le plus souvent
secondaire à une intervention chirurgicale)

11. Expliquez la physiopathologie d’une occlusion intestinale sur bride


La bride bloque une anse grêle et donne lieu à une occlusion

12. A quoi correspond la « fausse diarrhée » dans le cas d’une occlusion


intestinale aigüe ?
Elle correspond à une diarrhée de vidange trompeuse du à l’affaissement de
l’intestin en aval de l’occlusion. Elle ne présente pas de gaz
13. Quelle principale complication entraine l’occlusion intestinale aigüe ?
Hypovolémie-déshydratation

14. Quelles sont les conséquences locales d’une occlusion intestinale aiguë par
strangulation ?
Lésions graves de nécrose et de perforation
15. Quelles sont les complications graves de l’occlusion intestinale mécanique ?
Nécrose, perforation intestinale, péritonite, déshydratation, choc septique,
insuffisance respiratoire, décès

16. A quoi correspond le 3ème secteur ?


À une diminution de la réabsorption hydrique et électrolytique par l’intestin
(hypovolémie-déshydratation)

17. A quoi correspond le 3ème secteur ? Rayer les termes incorrects :

Œdème de la paroi – Diarrhée – Translocation bactérienne – diminution du


péristaltisme – augmentation du retour veineux – hypersécrétion - accumulation de
liquide et de gaz sous l’obstacle –

18. Comment sont les vomissements dans l’occlusion intestinale basse ?


Tardifs

19. Quels sont les signes cliniques majeurs de la déshydratation ?


Tachycardie, hypoTA, oligurie, plis cutanés persistants, hypotonie des globes
oculaires, soif intense, muqueuses sèches…

20. Quels sont les signes cliniques de gravité à rechercher pour évaluer le
retentissement général de l’occlusion ?
Douleur intense, fièvre, défense abdominale, contracture, tachycardie, hypoTA,
plis cutanés persistants, hypotonie des globes oculaires, oligurie, anurie, marbrures,
dyspnée, polypnée, troubles neurologiques…
LA PANCREATITE

1. Donnez la définition de :
- la pancréatite aigüe (PA) : Inflammation soudaine et brutale du
pancréas. Elle correspond à une autodigestion du pancréas par l’activation des
enzymes pancréatiques
- La pancréatite chronique : Inflammation chronique du pancréas
aboutissant à une fibrose progressive du
parenchyme pancréatique et entrainant, à la longue
une destruction plus ou moins complète de la
glande pancréatique
2. La PA est exclusivement localisée au
pancréas : Vrai ou faux
FAUX (elle peut s’étendre vers les organes voisins)

3. Citez les 2 principales étiologies de la


pancréatite aigue
- Pancréatite aiguë biliaire
- Pancréatite aiguë alcoolique

4. Décrivez les caractéristiques de la douleur abdominale typique de la


Pancréatite
- Épigastrique, début brutal, intense et permanente
- Transfixiante
- Irradiante dans le dos
- Violente
- La toux, des mouvements brusques, une respiration profonde
peuvent aggraver la douleur qui est insupportables
- Résiste aux antalgiques
- Elle apparait souvent à la fin d’un repas copieux avec prise d’alcool
et peut persister pendant plusieurs jours.
- La position assise buste fléchi en avant où en chien de fusil peut
atténuer la douleurs

5. Citez les 3 signes cliniques caractéristiques de la PA


Douleur abdominale typique, Vomissement, Ictère

6. Citez les 2 types de pancréatites et leur forme de gravité


- Pancréatite aiguë : gravité variable allant de l’œdème à la nécrose
- Pancréatite chronique : formes légère allant jusqu’à l’insuffisance
pancréatique

7. Dans sa forme sévère, quelles peuvent être les complications d’une PA ?


Infections, nécrose, pseudo kystes, insuffisance rénale, choc septique, insuffisance
respiratoire, Diabète, Hémorragie

8. Quel est le bilan biologique caractéristique d’une PA :


Dosage de l’Amylase sérique (augmente de manière significative)
9. Son augmentation doit être de combien de fois la normale dans les 48h pour
confirmer le diagnostic de PA.
3 fois la limite supérieure à la normale

10. Quel est le traitement de la PA


- Formes non compliquées : repos alimentaire, aspiration gastrique, antalgiques,
apport hydro-électrolytiques par perfusion important, prévention du DT, ATC préventif
- Formes graves : remplissage vasculaire, antibiothérapie préventive, antalgique +++,
Aspiration du contenu gastrique, nutrition entérale gastrique ou jéjunale
TTT chirurgical : drainage, nécrosectomie

[Link] 2 signes résultant d’une insuffisance pancréatique exocrine


Douleur abdominales, ballonnement, incontinence fécale

11. Quelle est la complication majeure de l’insuffisance pancréatique


endocrine : Dénutrition

SOINS INFIRMIERS

I. Sonde gastrique (SNG)

1. Quelles sont les indications d’une sonde gastrique ?


Aspiration :
- Pathologies digestives
- Soins post opératoire
- Patient intubé
- Vomissement ou nausées
- Diagnostic
Hydratation, alimentation en cas de :
- Apports nutritifs insuffisants
- Troubles de la déglutition et/ou de mastication
- Intervention chirurgicale et/ou affection de la région maxillo-faciale et
ORL

2. Quel est l’objectif principal d’une sonde d’aspiration digestive et dans quels
buts ?
Permettre un accès à la cavité gastrique par l’intermédiaire d’une sonde gastrique
afin d’aspirer le contenu gastrique ou d’alimenter un patient

3. Citez 3 indications d’une sonde d’aspiration digestive ?


Aspiration, Hydratation, Alimentation

4. Quelle sonde d’aspiration gastrique devez-vous prendre pour une aspiration


digestive ? PVC

5. Expliquez les avantages et les inconvénients d’une sonde gastrique en


chlorure de polyvinyle (PVC)
Inconvénients : Le PVC est dégradé par l’acidité gastrique, rigide, inconfortable,
mauvaise tolérance des muqueuses mais se bouche moins. Réactions chimiques
avec les sucs des nutriments.
Avantage : coût peu élevé

6. Expliquez les avantages et les inconvénients d’une sonde gastrique en


silicone (SIL)
Très souple et offre un bon confort pour le patient. Sondage très longue durée
(6semaines)
7. Citez 4 situations particulières où la pose de la sonde gastrique est un acte
médical
- Refus du patient
- Douleur, saignement à l’introduction de la sonde
- Lésions hémorragiques
- Chirurgie récente
- Trauma de base du crâne
- …

8. Que devez-vous vérifier chez le patient avant de poser la sonde


d’aspiration ?
L’absence de traumatisme du nez, déviation de la cloison nasale

9. A quoi sert la seringue de 50 ml lors de la pose de la SNG ?


Vérifier si la sonde est bien placée dans l’estomac en injectant de l’air  Bruit hydro-
aérique

10. Comment installez-vous un patient conscient pour poser la SNG ?


En position assise ou demi assise, tête légèrement fléchie ou en décubitus latéral si
impossible

[Link] pouvez-vous vérifier la perméabilité de la voie nasale ?


Demander au patient de respirer fort par le nez avant de poser la sonde

12.Décrivez comment vous faites pour poser une sonde d’aspiration


naso-gastrique, après avoir expliqué le geste au patient ?
- Installer le patient en postion
- Installer la protection sur le thorax
- SHA, gants, tablier
- Retirer les prothèses dentaires
- Anesthésie locale possible
- Mesure et repérer la distance pointe du nez – oreille – creux de
l’estomac
- Lubrifier l’extrémité
- Introduire la sonde lentement dans la narine en l’orientant vers le
palais perpendiculairement à l’axe de la tête.
- Puis quand la petite butée, demander au patient de pencher le
menton sur la poitrine
- Pousser la sonde en demandant au patient d’avaler sa salive
(donner de l’eau pour aider à déglutir)
- Pousser la sonde jusqu’au repère
13. Lors de la pose de la SNG, que faites-vous :
Si obstacle : changer de narine
Si le patient a des nausées : faire une pause
Si le patient commence à tousser ou à s’étouffer : retirer la sonde qui
pourrait être dans la trachée ou entortiller dans l’arrière gorge, et recommencer après
un petit moment
Si apparition liquide gastrique : la sonde peut être dans l’estomac
Si saignement nasal extériorisé par la bouche : extériorisé par la bouche :
retirer la sonde, comprimer la narine, appeler le médecin

14. Comment faites-vous pour vérifier la position de la sonde


- Injecter rapide de 50ml d’air couplé à une auscultation
- Aspirer avec la seringue (apparition du liquide gastrique)

15. Répondez par vrai ou faux :


L’aspiration par gravité est sans aspiration □ Vrai □ Faux
Avec une prise d’air ouverte □ Vrai □ Faux
Nécessite un manomètre à dépression □ Vrai □ Faux
Un patient sous aspiration peut être levé □ Vrai □ Faux
Le lavage des dents est interdit quand SNG □ Vrai □ Faux

16. Quel type de manomètre allez-vous prendre pour mettre la SNG en aspiration
par dépression ? Argumentez votre réponse.
Manomètre à dépression douce (0 à 250mbar)

17. Quelle dépression allez-vous régler sur le manomètre pour réaliser une
aspiration digestive par aspiration ? Argumentez votre réponse.
Aspiration douce entre -10 et -30mbar, au maximum -40mbar
La prise d’air doit être ouverte pour éviter l’effet ventouse et ulcération de la paroi
digestive.

18. Quelle surveillance infirmière faites-vous chez un patient ayant une SNG en
aspiration ?
- Au niveau buccal : Sécheresse buccale, descuamation de la langue,
mycose
- Au niveau du nez : Fixation non traumatique de la sonde, changement
journalier du sparadrap, mobilisation de la sonde (éviter l’escarre),
surveillance de l’apparition de rougeur
- Au niveau du liquide gastrique : aspect, couleur, quantité, odeur
- Au niveau de la sonde : bon positionnement de la sonde (fixation,
repère, perméabilité)
19. Pour un patient en aspiration digestive, citez 3 éléments de surveillance
technique :
- Surveiller l’étanchéité du dispositif en suivant les tuyaux et en vérifiant
attentivement les raccords
- S’assurer que les tubulures ne soit pas coudées, comprimées où
bouchées
- Le sac de recueil doit également être examiné pour s’assurer qu’il ne
soit pas trop rempli
- S’assurer que la prise d’air n’est pas clampée lorsque l’aspiration est
enclenchée

II. Drain de Kher

1. Où est placé un drain de Kher ? Dans le cholédoque

2. Quel est le but d’un drain de Kher ?

- Éviter une hyperpression dans les voies biliaires


- Diminuer le risque de fuite et de stase biliaire dans le cholédoque

3. Quelle surveillance infirmière faites-vous chez un patient ayant un drain de


Kher ?
D. Urologie
La colique néphrétique est une urgence calcul ≠ caillot

1. Facteurs favorisant la formation d’un calcul :


- Une variation du pH urinaire (acidité ou alcalinité des urines)
- Une stase anormale de l’urine (phénomène de sédimentation)
- Une infection urinaire chronique (présence de germes qui
favorisent la formation de cristaux)
- La variation de la densité de l’urine (urines concentrées et peu
diluées)
- Une augmentation de la concentration urinaire d’un composé
(calcium, oxalate, acide urique…) lié à l’alimentation et nature des
boissons
- Une diminution des apports hydriques

80% des calculs sont à base de calcium contre 10% d’acide urique

2. Signes caractéristiques de la colique néphrétique :


- Hématuries macroscopiques ou microscopique
o Fortuite à la bandelette urinaire pour une autre raison qu’un
calcul :
 Hématurie liée à des petits cristaux qui font saigner les
muqueuses urétrales, vésicale ou urétrale
- ASP où échographie prévue pour une autre raison que le calcul
- Douleur suite à une colique néphrétique

3. Expliquer ce qui provoque la douleur :


Le calcul empêche l’urine de s’écouler vers la vessie, il va se
produire une hyperpression dans l’uretère et le bassinet au-dessus de
l’obstacle. C’est cette hyperpression où dilatation qui va provoquer la
douleur.

4. Argumenter la PM d’antalgique :
Douleur aiguë avec un œdème local, inflammatoire et spasmes
réactionnels
- Restriction hydrique pour diminuer l’hyperpression
- Antalgiques injectables pour agir sur les voies de la douleur
- Anti-inflammatoires injectables pour diminuer l’œdème facilitant
parfois le passage de l’urines à nouveau bien que le calcul soit
toujours là
- Antispasmodiques injectables (Spasfon) pour calmer les contractions
localisées

5. Expliquer le but de la sonde JJ :


C’est une sonde urétrale de drainage (JJ pour sa forme aux deux
extrémités)
6. Expliquer les examens radiologiques permettant de diagnostiquer
un calcul :
ASP où échographie

7. Je suis capable de mettre en œuvre le tamisage des urines :


- Mettre de gants à UU
- La personne utilise un plat bassin où un urinal
- Filtrer les urines avec un tamis (le tamis peut être réalisé avec 2
compresses) dont on croise les mailles où filtre à café où filtre
adapter
- Si présence de calculs après tamisage, les récupérer

8. Expliquer l’intérêt de la restriction hydrique au cours d’une colique


néphrétique :
Pour diminuer l’hyperpression

9. Expliquer ce qu’est l’urétéroscopie et son intérêt


Technique chirurgicale par voie endoscopique permettant la fragmentation
ou l’extraction du calcul (<20mm) dans l’uretère grâce à divers
instruments

10. Expliquer le principe d’une lithotritie extracorporelle


Technique de destruction à distance des calculs grâce à la concentration
vers un point d’ondes de choc. C’est une technique non invasive et non
sanglante pour des calculs d’un diamètre < à 10mm

11. Expliquer à une personne l’intérêt d’une cure de diurèse


Le principe est de diluer les urines afin de limiter le phénomène de
cristallisation. L’objectif est d’augmenter la diurèse par l’augmentation des
apport hydriques.

12. Éduquer une personne à une cure de diurèse : quand boire ?


quoi boire ? quelle quantité ?
- Tous les jours réparti régulièrement sur le nycthémère, avant le
couché et si réveil
- La quantité de besoin doit être adapté à chaque patient
- Le volume des urines doit être supérieur à 2L par 24h
- Au réveil la diurèse doit être au minimum de 300ml
- Boire d’avantage si : effort physique, travail dans atmosphère
surchauffée ou climatisée, pendant les périodes de canicule, lors de
fièvre, si diarrhée et/ou vomissements
- Tous les liquides sont autorisés (éviter alcool, sodas, boissons trop
salées, lait, bière, thé)
- Eau du robinet ou en bouteille (selon pH cf aquamania sur internet)
- 2 verres de jus d’orange ou citron pressé par jour car riche en citrate
13. Je suis capable d’éduquer une personne sur l’ajustement
alimentaire
- Boisson : 2L au moins par jours, réparties / 2 verres de jus d’orange
- Calcium : 800 à 1000mg/J
- Oxalate : éviter les aliments riches en oxalate : chocolat +++
- Sel : 6 à 7g/J = ne pas ajouter de sel à table
- Protéines : pas plus de 1g par kg de poids et par jours
- Acide urique : éviter les aliments riches en purines
- Sucres : éviter bonbons, pâtisserie et sodas
- Lutter contre la sédentarité et l’excès calorique
- Varier l’alimentation, + fibres

Vous aimerez peut-être aussi