Chapitre 6
Dipôle RC
I. Généralités sur les circuits électriques (Rappel)
Dipôle : On appelle dipôle toute composante électrique possède deux bornes.
Sens de courant électrique : Par convention, le courant électrique circule
toujours de la borne positive (+) vers la borne négative (–) à l’extérieur du
générateur.
Nature du courant électrique : Dans les métaux, le courant électrique est dû au
déplacement des électrons dans le sens contraire de sens conventionnel du
courant électrique c-à-d de la borne négative (–) vers la borne positive (+) à
l’extérieur du générateur.
Convention récepteur – générateur :
•Dans la convention génératrice, la tension et le courant ont le même sens.
•Dans la convention réceptrice, la tension et le courant ont de sens opposés.
Loi d’ohm : La loi d’Ohm est une loi physique
qui lie l’intensité électrique 𝑰 traversant un
𝑼𝑹
conducteur ohmique à la tension électrique 𝑼𝑹
appliquée entre ses bornes, tel que :
𝑼𝑹 = 𝑹 × 𝑰 𝑰 𝑹
𝑹 : est La résistance électrique de ce conducteur
en (𝜴).
L'oscilloscope : C’est un appareil électrique
permettant de visualiser la tension électrique
𝑰
entre les bornes d’un dipôle électrique. 𝑼
Pour visualiser la tension entre les bornes d’un
récepteur électrique sur l’oscilloscope, on Y Masse
branche la borne d’entrée de courant avec
l’entrée Y de l’oscilloscope (borne rouge), et la borne de sortie de courant avec
la masse (borne noire).
II. Le condensateur
❶ Définition et symbole
Le condensateur est un dipôle électrique composé
de deux conducteurs métalliques appelés
armatures, séparés par un matériau isolant
diélectrique.
Son symbole dans le circuit électrique est :
❷ Charge du condensateur
(1) K (2)
Activité 1 :
On réalise le circuit suivant comportant un
condensateur, une diode électroluminescente, LED
un générateur de tension continue, et E A
B
un interrupteur K.
On place l’interrupteur K à la position (1) à un
certain temps, puis on le bascule à la position (2).
Qu’observez – vous ?
•Observation
Lorsqu’on bascule l’interrupteur K à la position (2), la diode électroluminescente
s’allume pendant un certain temps, cela indique qu’un courant électrique apparaît
pendant quelques instants dans le circuit (2).
D’où vient ce courant électrique ?
•Interprétation
Le courant transitoire apparaît dans le
circuit est dû au déplacement des électrons
quand le condensateur est branché avec le q
++++
E u
générateur, c.-à-d. en position (1), ce ---- q
dernier provoque une accumulation
d’électrons sur l’armature B reliée à la
borne (-) du générateur et un défaut
𝑒
d’électrons sur l’armature A.
L’armature A, reliée à la borne (+), se charge positivement (𝒒𝑨 > 𝟎) et
l’armature B se charge négativement (𝒒𝑩 < 𝟎), donc une tension électrique
apparaît entre les armatures : le condensateur se charge.
La charge du condensateur ou la quantité d’électricité emmagasinée dans le
condensateur est la charge de l’armature positive, elle est notée 𝒒, et son unité
est le Coulomb (C) :
𝒒 = 𝒒𝑨 = 𝒒 𝑩
Remarque :
Quand on bascule l’interrupteur K à la position (2), les électrons accumulés sur
l’armature B du condensateur reviennent à leur position d’origine, ce qui
provoque le passage d’un courant électrique dans le circuit (2), et c’est ce qui
conduit à l’allumage de la diode LED. On dit que le condensateur se décharge
dans la diode.
❸ Relation entre l’intensité de courant et la charge du condensateur
L’intensité de courant électrique représente le débit des charges électriques, c’est
à dire la quantité d’électricité reçue par l’armature par unité de temps.
𝒅𝒒 ∶ intensité de courant 𝐴
𝒊= avec ∶
𝒅𝒕 𝑞 ∶ 𝑐harge du condensateur 𝑞 = 𝑞𝐴 (𝐶)
Remarque : Pour une intensité de courant constante, la relation devient :
𝒒
𝑰=
∆𝒕
❹ Relation entre la charge du condensateur et la tension à ses bornes
Activité 2 :
On réalise le montage de la figure 1 composé d’un générateur de courant idéal et
un condensateur de charge 𝒒 reliés en série. Le générateur de courant délivre un
courant d’intensité 𝑰𝟎 = 𝟏 𝒎𝑨.
On ferme l’interrupteur K, et on suit l’évolution de la tension 𝒖𝑪 aux bornes du
condensateur en fonction du temps.
La courbe de la figure 2 donne la variation de 𝒖𝑪 en fonction de 𝒕.
Le condensateur porte les informations suivantes : (𝟏𝟎𝟎𝟎 𝝁𝑭, 𝟏𝟎𝟎 𝑽).
❶ Écrire l’équation de la courbe 𝒖𝑪 = 𝒇(𝒕).
La courbe obtenue est une fonction linéaire qui s’écrit : 𝑢𝐶 = 𝑘. 𝑡
❷ Puisque 𝑰𝟎 est constante, écrire l’expression de la charge 𝒒 en fonction de 𝑰𝟎
et 𝒕.
𝑞 𝑞
On a ∶ 𝐼0 = = donc ∶ 𝑞 = 𝐼0 . 𝑡
∆𝑡 𝑡
❸ Exprimer la charge 𝒒 en fonction de la tension 𝒖𝑪 .
𝑢𝐶
D’après la question 1, on a : 𝑡 = qu’on remplace dans l’expression de la
𝑘
question 2, on aura :
𝐼0 𝐼0
𝑞 = . 𝑢𝐶 On pose ∶ 𝐶 = et on écrit ∶ 𝑞 = 𝐶. 𝑢𝐶
𝑘 𝑘
On appelle 𝐶 capacité du condensateur, son unité est le Farad (𝐹).
Sa valeur :
3
∆𝑢𝐶 20 0 1
𝐼0 10 3
𝑘= = = 1 𝑉. 𝑠 donc ∶ 𝐶 = = = 10 𝐹 = 1000 𝜇𝐹
∆𝑡 20 0 𝑘 1
Conclusion :
La charge aux bornes d’un condensateur est proportionnelle à la tension 𝑢𝐶 à ses
bornes :
𝑞 ∶ charge du condensateur 𝐶
𝒒 = 𝑪. 𝒖𝑪 avec ∶ 𝐶 ∶ capacité du condensateur 𝐹
𝑢𝐶 ∶ tension aux bornes du condensateur (𝑉)
Remarque :
Pour les condensateurs usuels, les valeurs de capacité sont exprimées en sous-
multiples du Farad :
𝟏 𝒎𝑭 = 𝟏𝟎 𝟑 𝑭 ; 𝟏 𝝁𝑭 = 𝟏𝟎 𝟔 𝑭 ; 𝟏 𝒏𝑭 = 𝟏𝟎 𝟗 𝑭 ;
𝟏 𝒑𝑭 = 𝟏𝟎 𝟏𝟐 𝑭
❺ Relation entre l’intensité du courant 𝒊 et la tension 𝒖𝑪
𝑑𝑞 𝑑 𝐶. 𝑢𝐶
On a ∶ = et 𝑞 = 𝐶. 𝑢𝐶 donc ∶ =
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝒅𝒖𝑪
D’où : 𝒊 = 𝑪.
𝒅𝒕
III. Association des condensateurs
❶ Association en série
On considère deux condensateurs de capacités C1 et C2 branchés en série.
Les deux condensateurs et la capacité
équivalente sont traversés par le même
courant électrique, donc : 𝑞 = 𝑞1 = 𝑞2
Selon la loi d’additivité des tensions, on
écrit : 𝑢𝐴𝐵 = 𝑢𝐴𝐷 𝑢𝐷𝐵
𝑞 𝑞1
Avec ∶ 𝑢𝐴𝐵 = ; 𝑢𝐴𝐷 = ;
𝐶 𝐶1
𝑞2
𝑢𝐷𝐵 =
𝐶2
On écrit, alors :
𝑞 𝑞1 𝑞2 𝑞 1 1
= ⇔ =𝑞
𝐶 𝐶1 𝐶2 𝐶 𝐶1 𝐶2
D’où :
𝟏 𝟏 𝟏
=
𝑪 𝑪𝟏 𝑪𝟐
Généralisation :
La capacité du condensateur équivalente à un ensemble de condensateurs de
capacités 𝑪𝟏 , 𝑪𝟐 , …, 𝑪𝑵 branchés en série est :
𝑵
𝟏 𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
= ⋯ =
𝑪 𝑪𝟏 𝑪𝟐 𝑪𝑵 𝑪𝒊
𝒊=𝟏
Remarque : L’association en série des condensateurs permet d’obtenir un
condensateur de capacité plus petite.
❷ Association en parallèle
On considère deux condensateurs de capacités C1 et C2 branchés en parallèle.
D’après loi des nœuds, on a :
= 1 2
Donc :
𝑑𝑞 𝑑𝑞1 𝑑𝑞2
= ⇔
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝑞 𝑑
= (𝑞 𝑞2 )
𝑑𝑡 𝑑𝑡 1
D’où :
𝑞 = 𝑞1 𝑞2
Et puisque :
𝑞1 = 𝐶1 . 𝑢𝐴𝐵 ; 𝑞2 = 𝐶2 . 𝑢𝐴𝐵 ; 𝑞 = 𝐶. 𝑢𝐴𝐵
Alors :
𝐶. 𝑢𝐴𝐵 = 𝐶1 . 𝑢𝐴𝐵 𝐶2 . 𝑢𝐴𝐵 ⇔ 𝐶. 𝑢𝐴𝐵 = 𝐶1 𝐶2 . 𝑢𝐴𝐵
D’où :
𝑪 = 𝑪𝟏 𝑪𝟐
Généralisation :
La capacité du condensateur équivalente à un ensemble de condensateurs de
capacités 𝑪𝟏 , 𝑪𝟐 , …, 𝑪𝑵 branchés en parallèle est :
𝑵
𝑪 = 𝑪𝟏 𝑪𝟐 ⋯ 𝑪𝑵 = 𝑪𝒊
𝒊=𝟏
Remarque : L’association en parallèle des condensateurs permet d’obtenir un
condensateur de capacité plus grande.
IV. Réponsed’undipôleRCàunéchelondetension
❶ Définitions
Un dipôle RC est l’association en série d’un condensateur de capacité 𝐶 et
d’un conducteur ohmique de résistance 𝑅.
Soit le montage suivant :
❷ Réponsed’undipôleRCàunéchelonmontantdetension(Chargedu
condensateur)
a) Equation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝑪
A l’instant 𝒕 = 𝟎, on ferme l’interrupteur K dans la position 1. Le condensateur est
initialement déchargé 𝒖𝒄 𝒕 = 𝟎 = 𝟎.
D’après la loi d’additivité des tensions, on a :
𝑢𝑅 𝑢𝐶 = 𝐸
Et d’après la loi d’Ohm : 𝑢𝑅 = 𝑅.
𝑑𝑞 𝑑𝑢𝐶
On a ∶ = et 𝑞 = 𝐶. 𝑢𝐶 donc ∶ =𝐶
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝑢𝐶
D’où : 𝑢𝑅 = 𝑅𝐶
𝑑𝑡
En remplaçant dans la loi d’additivité des tensions, on trouve l’équation
différentielle vérifiée par la tension 𝑢𝐶 :
𝒅𝒖𝑪
𝑹𝑪 𝒖𝑪 = 𝑬
𝒅𝒕
Remarque :
𝑞 𝑑𝑞
On a ∶ 𝑞 = 𝐶. 𝑢𝐶 𝑐 à 𝑑 𝑢𝐶 = et 𝑢𝑅 = 𝑅 = 𝑅
𝐶 𝑑𝑡
On remplace dans loi d’additivité des tensions, on trouve :
𝑑𝑞 𝑞
𝑅 =𝐸
𝑑𝑡 𝐶
D’où :
𝒅𝒒
𝑹𝑪 𝒒 = 𝑪𝑬
𝒅𝒕
C’est l’équation différentielle vérifiée par la charge 𝑞 du condensateur pendant sa
charge.
Solution de l’équation différentielle:
𝑑𝑢𝐶
La solution de l’équation différentielle 𝑅𝐶 𝑢𝐶 = 𝐸 s’écrit sous la forme :
𝑑𝑡
𝒕
𝒖𝑪 𝒕 = 𝑨 𝑩𝒆 𝝉
𝑨, 𝑩 et 𝝉 sont des constantes à déterminer.
Détermination de 𝑨 et 𝝉 enutilisantl’équationdifférentielle :
𝑡
On a ∶ 𝑢𝐶 𝑡 = 𝐴 𝐵𝑒 𝜏
𝑑𝑢𝐶 𝐵 𝑡
donc ∶ = 𝑒 𝜏
𝑑𝑡 𝜏
On remplace les deux expressions précédentes dans l’équation différentielle :
𝐵 𝑡 𝑡
𝑅𝐶 𝑒 𝜏 𝐴 𝐵𝑒 𝜏 =𝐸
𝜏
𝑡 𝑅𝐶
𝐵𝑒 𝜏 1 =𝐸 𝐴
𝜏
Pour que cette équation soit vérifiée pour tout 𝒕, il faut que :
𝑅𝐶
1=0
𝜏
𝐸 𝐴=0
Donc : 𝝉 = 𝑹𝑪 et 𝑨 = 𝑬
Détermination de 𝑨 en utilisant les conditions initiales :
A l’instant 𝒕 = 𝟎, le condensateur est initialement déchargé, ç-à-d : 𝑢𝐶 𝑡 = 0 = 0
0
Donc : 𝐴 𝐵. 𝑒 𝜏 =0
Alors :
𝐴 𝐵=0
D’où :
𝑩= 𝑨= 𝑬
Finalement, l’expression de la tension 𝑢𝐶 𝑡 s’écrit sous la forme :
𝒕
𝒖𝑪 𝒕 = 𝑬(𝟏 𝒆 𝝉)
c) Expression de la charge 𝒒(𝒕) etdel’intensitédecourant𝒊(𝒕)
Expression de 𝒒(𝒕) Expression de 𝒊(𝒕)
On a : 𝑑𝑞 𝑑𝑢𝑐
On a : (𝑡) = = 𝐶
𝑞 = 𝐶. 𝑢𝑐 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Donc : 1 𝑡 1 𝑡
𝑡 = 𝐶𝐸 𝑒 𝜏 = 𝐶𝐸( 𝑒 𝜏 )
𝒕 𝜏 𝑅𝐶
𝒒(𝒕) = 𝑪𝑬(𝟏 𝒆 𝝉)
Donc :
𝑬 𝒕
𝒊 𝒕 = 𝒆 𝝉
𝑹
❸ Réponsed’undipôleRCàunéchelondescendantdetension(Décharge)
a) Equation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝑪
A l’instant 𝒕 = 𝟎, on ferme l’interrupteur K
dans la position 2. Le condensateur
est initialement chargé 𝒖𝒄 𝒕 = 𝟎 = 𝑬.
D’après la loi d’additivité des tensions, on a :
𝑢𝑅 𝑢𝐶 = 0
Et d’après la loi d’Ohm : 𝑢𝑅 = 𝑅.
𝑑𝑞 𝑑𝑢𝐶
On a ∶ = et 𝑞 = 𝐶. 𝑢𝐶 donc ∶ =𝐶
𝑑𝑡 𝑑𝑡
D’où : 𝑑𝑢𝐶
𝑢𝑅 = 𝑅𝐶
𝑑𝑡
En remplaçant dans la loi d’additivité des tensions, on trouve l’équation
différentielle vérifiée par la tension 𝑢𝐶 :
𝒅𝒖𝑪
𝑹𝑪 𝒖𝑪 = 𝟎
𝒅𝒕
Remarque :
𝑞 𝑑𝑞
On a ∶ 𝑞 = 𝐶. 𝑢𝐶 𝑐 à 𝑑 𝑢𝐶 = et 𝑢𝑅 = 𝑅 = 𝑅
𝐶 𝑑𝑡
On remplace dans loi d’additivité des tensions, on trouve :
𝑑𝑞 𝑞
𝑅 =0
𝑑𝑡 𝐶
D’où :
𝒅𝒒
𝑹𝑪 𝒒=𝟎
𝒅𝒕
C’est l’équation différentielle vérifiée par la charge 𝑞 du condensateur pendant sa
décharge.
Solution de l’équation différentielle :
𝑑𝑢𝐶
La solution de l’équation différentielle 𝑅𝐶 𝑢𝐶 = 0 s’écrit sous la forme :
𝑑𝑡
𝒕
𝒖𝑪 𝒕 = 𝑨𝒆 𝝉
𝑨 et 𝝉 sont des constantes à déterminer.
Détermination de 𝝉 enutilisantl’équationdifférentielle :
𝑡 𝑑𝑢𝐶 𝐴 𝑡
On a ∶ 𝑢𝐶 𝑡 = 𝐴𝑒 𝜏 donc ∶ = 𝑒 𝜏
𝑑𝑡 𝜏
On remplace les deux expressions précédentes dans l’équation différentielle :
𝐴 𝑡 𝑡
𝑅𝐶 𝑒 𝜏 𝐴𝑒 𝜏 =0
𝜏
𝑡 𝑅𝐶
𝐴𝑒 𝜏 1 =0
𝜏
Pour que cette équation soit vérifiée pour tout 𝒕, il faut que :
𝑅𝐶
1=0
𝜏
Donc : 𝝉 = 𝑹𝑪
Détermination de 𝑨 en utilisant les conditions initiales :
A l’instant 𝒕 = 𝟎, le condensateur est initialement chargé, ç-à-d : 𝑢𝐶 𝑡 = 0 = 𝐸
Donc :
0
𝐴𝑒 𝜏 =𝐸
D’où :
𝑨=𝑬
Finalement, l’expression de la tension 𝑢𝐶 𝑡 s’écrit sous la forme :
𝒕
𝒖𝑪 𝒕 = 𝑬𝒆 𝝉
c) Expression de la charge 𝒒(𝒕) etdel’intensitédecourant𝒊(𝒕)
Expression de 𝒒(𝒕) Expression de 𝒊(𝒕)
On a : On a :
𝑞 = 𝐶. 𝑢𝑐 𝑑𝑞 𝑑𝑢𝑐
(𝑡) = =𝐶
Donc : 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝒕 1 𝑡 1 𝑡
𝒒 𝒕 = 𝑪𝑬. 𝒆 𝝉 𝑡 = 𝐶𝐸 𝑒 𝜏 = 𝐶𝐸( 𝑒 𝜏 )
𝜏 𝑅𝐶
𝒕
𝑬
Donc : 𝒊 𝒕 = 𝒆 𝝉
𝑹
❹ Constantedutemps
Définition
La constante du temps d’un dipôle 𝑅𝐶 est la grandeur 𝝉 avec : 𝝉 = 𝑹𝑪
(a) Analyse dimensionnelle de la constante du temps 𝝉
On a : 𝜏 = 𝑅𝐶 donc : 𝜏 = 𝑅 . 𝐶
Pour le conducteur ohmique :
𝑢𝑅 𝑈
𝑢𝑅 = 𝑅 ⇔ 𝑅 = =
𝐼
Pour le condensateur :
𝑑𝑢𝐶 . 𝑡 𝐼. 𝑇
=𝐶 ⇔ 𝐶 = =
𝑑𝑡 𝑢𝐶 𝑈
On obtient :
𝑈 𝐼. 𝑇
𝜏 = ×
𝐼 𝑈
D’où : 𝝉 =𝑻
La constante du temps 𝝉 a une dimension d’un temps, elle s’exprime en
seconde (𝑠).
c) Détermination de la constante de temps
𝒕 𝒕
𝐏𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 ∶ 𝒖𝑪 𝒕 = 𝑬(𝟏 𝒆 𝝉) 𝐏𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐝é𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 ∶ 𝒖𝑪 𝒕 = 𝑬. 𝒆 𝝉
Méthode 1 : Méthode 1 :
A 𝒕 = 𝝉, on a: A 𝒕 = 𝝉, on a: 𝒖𝑪 𝒕 = 𝝉 = 𝑬. 𝒆 𝟏 =
𝒖𝑪 𝒕 = 𝝉 = 𝑬 𝟏 𝒆 𝟏 = 𝟎, 𝟔𝟑. 𝑬 𝟎, 𝟑𝟕. 𝑬
Donc : 𝝉 représente l’abscisse Donc: 𝝉 représente l’abscisse
correspondante à l’ordonnée 𝟎, 𝟔𝟑. 𝑬. correspondante à l’ordonnée 𝟎, 𝟑𝟕. 𝑬.
Méthode 2 : Méthode 2 :
𝝉 est l’abscisse du point d’intersection de 𝝉 est l’abscisse du point d’intersection de
la tangente à la courbe à 𝒕 = 𝟎 avec la la tangente à la courbe à 𝒕 = 𝟎 avec l’axe
droite horizontale 𝒖𝒄 = 𝑬. de temps.
Remarque :
La durée du régime transitoire (la durée de charge ou décharge) est : ∆𝑡 ≈ 5𝜏.
VI. Energie emmagasinée dans un condensateur
𝑑𝑢𝐶
La puissance électrique reçue par le condensateur est : 𝑃𝑒 = 𝑢𝐶 . = 𝐶. 𝑢𝐶 .
𝑑𝑡
Donc :
𝑑 1
𝑃𝑒 = 𝐶𝑢𝐶 2
𝑑𝑡 2
Et puisque :
𝑑𝐸𝑒
𝑃𝑒 =
𝑑𝑡
𝟏
Donc l’énergie emmagasinée dans le condensateur est : 𝑬𝒆 = 𝑪𝒖𝑪 𝟐
𝟐
𝑬𝒆 en joule (𝐽) ; 𝑪 en Farad (𝐹) ; 𝒖𝒄 en Volt (𝑉).
Considérant la relation 𝑞 = 𝐶. 𝑢𝐶 , on trouve :
𝟏 𝟏 𝒒𝟐
𝑬𝒆 = 𝒒 𝒖𝑪 et 𝑬𝒆 =
𝟐 𝟐 𝑪